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Une suppression de l’ISF qui ne change rien

Une suppression de l’ISF  qui ne change rien

Contrairement la théorie du ruissellement développé par Emmanuel Macron, la suppression de l’impôt sur la fortune n’a pas changé grand-chose quant à l’attractivité du pays et même à la fiscalité.Inversement on peut aussi dire que le totem de la gauche n’influence guère les investissements.
Il est clair que pour évaluer ce genre de mesures les méthodologies sont assez défaillantes dans la mesure où on ne dispose pas ou rarement de périodes de référence permettant de comparer avec ou sans ISF.

En outre contrairement à l’idée répandue, l’impôt sur la fortune ne touche pratiquement pas les très grandes fortunes qui grâce à l’ingénierie fiscale échappent à ce type d’impôt. Ce sont en général les catégories sociales moyennes fortunées qui sont soumis à cette fiscalité.

Un  rapport élaboré par un comité d’experts et supervisé par France Stratégie (un think tank rattaché à Matignon) peine à démontrer les bienfaits pour l’économie tricolore du big bang fiscal visant les contribuables fortunés.

En 2018, lors du remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) et de la création d’un prélèvement forfaitaire unique (« flat tax ») de 30 % sur les revenus du capital (plutôt qu’une imposition au barème progressif), Emmanuel Macron s’était engagé à corriger le tir en fonction des évaluations qui seraient faites.

« L’instauration du prélèvement forfaitaire unique (PFU) n’a pas conduit les entreprises dont les actionnaires ont bénéficié du PFU à connaître une évolution de l’investissement significativement différente de celle des autres. » Une conclusion qui va à l’encontre de l’idée selon laquelle une amélioration de la rentabilité de l’actionnaire après impôt est un levier.

Même s’il ne peut pas le mesurer directement, le rapport souligne toutefois que l’instauration de la « flat tax » « a pu » conduire à une hausse globale de l’investissement des entreprises, notamment dans d’autres sociétés, dans l’immobilier, etc.

 

 

Afghanistan : Les talibans n’ont pas changé

Afghanistan :  Les talibans n’ont pas changé

Fawzia Koofi, ancienne députée afghane, était assignée à résidence à Kaboul depuis la prise de pouvoir des fondamentalistes. Depuis le Qatar, où elle s’est réfugiée, elle répond aux questions du « Monde »(Extrait).

 

Interview

 

L’ex-députée Fawzia Koofi a été l’une des rares femmes de la délégation de l’ancien régime de Kaboul qui négociait avec les talibans à Doha, au Qatar, pendant presque deux ans. Après la chute de Kaboul et la prise de contrôle du pays par les talibans, le 15 août, cette Afghane de 45 ans a été assignée à résidence. Le 1er septembre, le Qatar a obtenu sa libération. Aujourd’hui, depuis Doha, elle appelle la communauté internationale à exercer une pression supplémentaire sur les talibans en conditionnant ses aides à Kaboul

Selon vous, quelle forme prendra le prochain gouvernement taliban qu’ils tardent à annoncer ?

C’est très difficile à prédire. Mais une chose est sûre : les talibans cherchent à avoir la légitimité auprès de la communauté internationale. Si cette dernière demande aux talibans le respect de la liberté d’expression, des droits des femmes, l’accès de ces dernières à la scène politique et leur présence dans l’économie du pays, nous pourrions espérer un système moins strict. Mais les aides internationales à l’Afghanistan doivent être conditionnelles, et les pressions exercées sur les talibans continuelles.

Le processus de paix engagé entre les talibans et Kaboul avait-il une chance d’aboutir ? Ou bien a-t-il été une farce ?

Ce processus aurait pu aboutir. C’est bien pour cela que j’ai négocié avec les talibans à Doha pendant plus d’un an et demi. Même avant ces réunions, je faisais partie des premières personnes ayant entamé des pourparlers avec eux à Moscou. Pour moi, il était important de peser sur ce groupe militaire fondamentaliste, sachant que les talibans ne pouvaient pas se battre à l’infini. Mais les Etats-Unis ont signé l’accord de Doha [lors du mandat de l’ancien président américain Donald Trump], sans le gouvernement afghan et sans les femmes. Cela a donné aux talibans un sentiment de puissance. Joe Biden a également confirmé le retrait des troupes américaines [les dernières ont quitté l’Afghanistan le 30 août]. Voilà pourquoi la paix n’a pas eu lieu.

Quel a été le rôle du président Ashraf Ghani, aujourd’hui en fuite ?

Bien qu’il ait été écarté des négociations entre les Etats-Unis et les talibans, il aurait pu mieux gouverner. Il n’a rien fait contre la corruption.

Les talibans ont-ils changé ?

Par rapport à leur premier règne (1996-2001), ils veulent faire croire qu’ils ont changé. Mais ce changement n’existe qu’au niveau de leurs dirigeants politiques. Eux ont voyagé à l’étranger, en Russie, en Turquie, en Chine, au Kazakhstan et au Qatar. En réalité, les combattants et les commandants talibans qui ne connaissent que la guerre et les armes ne peuvent pas accepter les changements de la société afghane.

Afghanistan : l’abandon américain qui change les équilibres

Afghanistan : l’abandon américain qui change les équilibres

Un article du Wall Street Journal souligne que l’abandon de la pianiste par les Américains bouleverse nombre d’équilibres mondiaux.

 

Quand le gouvernement afghan s’est effondré le 15 août dernier, la Chine a eu du mal à dissimuler sa satisfaction : même si les Etats-Unis ont expliqué que leur départ s’expliquait en grande partie par une volonté d’allouer plus de ressources à la question chinoise, Pékin a jugé que la victoire des talibans était une humiliation pour son principal rival.

Lors d’un point presse, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a évoqué la mort de Zaki Anwari, ce footballeur de 17 ans tombé du train d’atterrissage d’un C-17 américain qui quittait Kaboul. « Le mythe américain est mort, a-t-elle affirmé. Les gens sont de plus en plus nombreux à s’en rendre compte. »

Même son de cloche en Russie, où les médias d’Etat se sont largement réjouis de la situation, tout en redoutant que la débâcle afghane n’ait des conséquences sur les fragiles alliés de Moscou en Asie centrale. « Morale de l’histoire : n’aidez pas les Américains, a tweeté Margarita Simonian, rédactrice en chef de la chaîne de télévision RT. Profiter et se casser, c’est tout ce qu’ils savent faire. »

Mais maintenant que deux décennies de guerre ont pris fin en Afghanistan, la joie malsaine fait place à une interrogation plus objective : quelles seront les conséquences de la guerre et du retrait américain sur l’équilibre des pouvoirs ?

« Le retrait soudain et chaotique des forces américaines d’Afghanistan n’est pas une bonne nouvelle pour la Chine, estime Ma Xiaolin, spécialiste des relations internationales à l’université Zhejiang de Hangzhou, soulignant que l’Amérique continue de l’emporter sur le plan technologique, industriel et militaire. La Chine n’est pas prête à remplacer les Etats-Unis dans la région »

L’incroyable effondrement du gouvernement soutenu par les Etats-Unis a révélé les limites de la puissance militaire de l’Oncle Sam. Les insoutenables scènes de désespoir dans Kaboul ont déçu et attristé un certain nombre d’alliés des Américains, à commencer par les Européens, et considérablement entaché l’image de l’Amérique.

Et même si, officiellement, elles se rengorgent de la faiblesse américaine, la Chine et la Russie semblent tout à fait conscientes que les Etats-Unis ne seront pas les seuls à y laisser des plumes.

Sur le plan de la force militaire pure et de l’activité économique, les Etats-Unis restent la première puissance mondiale. Avec le départ d’Afghanistan, Washington dispose de davantage de ressources à consacrer à sa concurrence stratégique avec la Chine et la Russie, qui veulent redessiner un ordre mondial qui favorise depuis des décennies les intérêts américains et ceux de leurs alliés.

Et contrairement à ces deux pays tout proches de l’Afghanistan, de l’afflux de réfugiés en passant par le terrorisme et le trafic de drogue, les Etats-Unis sont à des milliers de kilomètres des conséquences directes du retour au pouvoir des talibans. La gestion de la question afghane est un problème qui échoit désormais de plus en plus à Moscou, Pékin et leurs alliés régionaux.

« Le retrait soudain et chaotique des forces américaines d’Afghanistan n’est pas une bonne nouvelle pour la Chine, estime Ma Xiaolin, spécialiste des relations internationales à l’université Zhejiang de Hangzhou, soulignant que l’Amérique continue de l’emporter sur le plan technologique, industriel et militaire. La Chine n’est pas prête à remplacer les Etats-Unis dans la région. »

Dimanche, lors d’une conférence téléphonique avec Antony Blinken, le secrétaire d’Etat américain, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré que les Etats-Unis devaient rester impliqués dans le dossier afghan, notamment en aidant le pays à conserver une certaine stabilité et à combattre le terrorisme et la violence, indique un communiqué publié sur le site de la diplomatie chinoise.

Moscou a également exhorté Washington et ses alliés à ne pas s’en aller pour de bon. Zamir Kabulov, envoyé spécial du président Vladimir Poutine pour l’Afghanistan, a ainsi demandé aux pays occidentaux de rouvrir leurs ambassades à Kaboul et de négocier avec les talibans pour reconstruire l’économie. « Cela vaut avant tout pour les pays dont les armées ont été stationnées dans le pays pendant vingt ans et qui ont provoqué le chaos de ces derniers jours », a-t-il affirmé à la télévision russe.

Les universitaires chinois qui conseillent les autorités estiment que les Etats-Unis vont utiliser leurs ressources militaires pour contrer Pékin, notamment dans le Pacifique occidental, et faire preuve de davantage de détermination sur un sujet dont l’importance stratégique est aujourd’hui l’un des rares qui fassent consensus entre les partis.

Lors du discours prononcé en avril dans lequel il annonçait le retrait d’Afghanistan après une guerre qui a coûté des centaines de milliards de dollars et 2 465 vies américaines, le président Biden a justifié sa décision de la façon suivante : « plutôt que nous battre à nouveau contre les talibans, nous devons nous concentrer sur les défis qui nous attendent ». « Il faut consolider la compétitivité américaine face à la concurrence acharnée que livre une Chine de plus en plus volontariste », a-t-il ajouté.

Une décision stratégique

En conservant une toute petite présence militaire (dans le soutien aérien, le renseignement et la logistique, mais sans troupes au sol), les Etats-Unis auraient pu aider la république afghane à repousser les talibans pendant des années, voire des décennies. Mais au lieu d’essuyer une défaite comme celle qu’elle a subie dans les années 1970 au Vietnam, l’Amérique a choisi de s’en aller, quitte à provoquer des remous.

« A Moscou, dans les hautes sphères, on comprend que la machine militaire américaine et les composantes de la supériorité mondiale de l’Amérique ne menaient nulle part, et l’idée de ne pas mener de guerre perpétuelle est une bonne idée, souligne Alexander Gabuev, membre du Carnegie Moscow Center. Oui, la concrétisation a été désastreuse, mais la volonté de concentrer les ressources sur les axes prioritaires, notamment en Asie orientale et en Chine, provoque ici un certain malaise, une certaine inquiétude… et met au jour la démarche stratégique. »

Selon lui, du côté russe, on espère que les conséquences du retrait américain entraîneront un accroissement de la polarisation de la vie politique américaine et porteront préjudice à la relation qu’entretiennent les Etats-Unis et leurs alliés.

Les tensions sont d’ailleurs déjà bien réelles, surtout depuis que Joe Biden a refusé la demande des Européens, qui souhaitaient que les Etats-Unis retardent leur départ pour pouvoir évacuer leurs ressortissants et les réfugiés afghans. Des dizaines de milliers de personnes attendent encore de quitter le pays.

Le Royaume-Uni, le plus fidèle allié des Américains, a lui aussi publiquement critiqué le retrait. Tom Tugendhat, président du comité des affaires étrangères de la Chambre des communes et vétéran de la guerre en Afghanistan, a comparé la débâcle de Kaboul à la crise du canal de Suez en 1956, qui avait révélé les limites de la puissance britannique et précipité le désengagement stratégique du royaume.

« En 1956, tout le monde savait que l’Empire britannique était mort, mais la crise de Suez l’a montré de façon patente. Depuis la présidence de Barack Obama, le mouvement général est au retrait, mais cet épisode a rendu les choses bigrement claires », a-t-il déclaré lors d’un entretien.

Et ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour la Russie et la Chine, selon lui.

« Dans les faits, le mauvais comportement de la Chine et de la Russie n’est possible que parce que le monde est organisé par les Américains, a-t-il estimé. On ne peut être un adolescent turbulent que quand on a un père qui mettra de l’essence dans la voiture quoi qu’il arrive. »

Le retrait américain a aussi fait naître des inquiétudes à Taïwan, le petit Etat insulaire démocratique que Pékin veut remettre dans son giron, par la force s’il le faut. Une loi oblige les États-Unis à aider Taïwan à se défendre. Mais après que des politiciens pro-Pékin ont prévenu qu’il ne faudrait pas compter sur l’aide américaine en cas d’invasion chinoise, la présidente taïwanaise, Tsai Ing-wen, a publié un communiqué affirmant que le pays devait renforcer ses propres capacités.

La majorité des alliés et partenaires des Etats-Unis en Asie pensent désormais que le pays va enfin pouvoir mettre en place le « focus sur l’Asie » promis par l’administration Obama ; destiné à contrer la Chine, il n’a jusqu’à présent pas donné de résultats, l’Afghanistan et le Moyen-Orient occupant les esprits.

« Tout le monde a compris qu’il y avait des leçons à tirer, résume Paul Choi, ancien responsable militaire sud-coréen et conseiller des forces américaines désormais consultant en sécurité à Séoul. Sur une note plus positive, ce que les alliés asiatiques voudraient, c’est plus d’attention, plus de ressources humaines, plus de formation des personnels axées sur cette région plutôt que sur, au hasard, la lutte contre le terrorisme au Moyen-Orient. »

Jen Psaki, porte-parole de la Maison Blanche, a estimé début août que les événements à Kaboul n’ouvraient aucune brèche dans laquelle Moscou ou Pékin pourraient s’engouffrer. « Notre message est très clair : comme le prévoit le Taiwan Relations Agreement, nous serons aux côtés des citoyens de Taïwan, a-t-elle affirmé. Nous sommes aux côtés de nos partenaires qui font l’objet de ce type de propagande de la part de la Russie ou de la Chine, nous tiendrons nos engagements par des actions. »

Si le chaos afghan a, au moins temporairement, miné la crédibilité des Etats-Unis auprès de leurs partenaires et alliés, de Taïwan à Israël en passant par l’Ukraine, ces relations sont fondées sur des engagements bien particuliers qui, contrairement à l’expédition afghane, n’ont pas de date péremption. En outre, Washington martèle depuis l’arrivée de Barack Obama au pouvoir (il y a donc plus de dix ans) sa volonté de quitter l’Afghanistan, même si bon nombre de dirigeants locaux n’y ont pas cru.

Slawomir Debski, directeur de l’institut polonais des affaires internationales, un think tank influent basé à Varsovie, souligne que la situation à Kaboul n’aura que très peu d’influence sur ce qui intéresse son pays : la capacité de l’Amérique et de l’Otan à modérer les ambitions russes.

« Personne, parmi les alliés, n’a critiqué l’administration Biden pour sa décision de quitter le pays, c’est la mise en œuvre catastrophique qui a été critiquée, explique-t-il. Mais cela ne change rien au fondement des relations : notre alliance avec les Américains est suffisamment ancienne pour que l’on sache qu’ils font des erreurs facilement évitables. »

En 2001, les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan parce que les talibans, qui dirigeaient le pays à l’époque, avaient accueilli Oussama ben Laden et d’autres responsables d’Al-Qaïda qui avaient fomenté les attentats du 11 Septembre. Depuis, d’autres groupes islamistes, dont le très radical Etat islamique (Daech), se sont établis ailleurs dans le monde, du Mozambique aux Philippines en passant par l’Afrique de l’Ouest.

L’Afghanistan, où Daech a perpétré jeudi dernier un attentat qui a coûté la vie à 200 Afghans et 13 soldats américains, partage un petit morceau de zone montagneuse avec la Chine et une frontière aussi longue que poreuse avec le Tadjikistan et d’autres pays d’Asie centrale par lesquels passent des millions de travailleurs migrants qui se rendent en Russie.

Lors de récentes visites en Russie et en Chine, les responsables talibans ont assuré à leurs hôtes qu’ils empêcheraient les terroristes internationaux de s’installer dans leur pays.

« Pour le moment, les talibans ont le bon discours : ils ne laisseront pas leur territoire servir de base à des activités terroristes ciblant le Xinjiang à l’est ou l’Asie centrale au Nord, indique Andrey Kortunov, directeur général du Russian International Affairs Council, un think tank moscovite qui conseille le gouvernement. Mais ce ne sont que des mots… pour le moment, il y a beaucoup plus de questions que de réponses. »

Pour la Chine, le principal enjeu est la présence de militants ouïghours du mouvement islamique du Turkestan oriental et de son successeur, le Parti islamique du Turkestan. Les Nations unies estiment que quelque 500 militants ouïghours se trouvent en Afghanistan, essentiellement dans la région du Badakhshan, au nord-est du pays.

Hanif Atmar, ministre des Affaires étrangères du gouvernement déchu, a déclaré dans un entretien début août que le déploiement de ces militants, dont certains sont revenus en Afghanistan après avoir combattu en Syrie, faisait partie des raisons qui expliquent l’offensive éclair des talibans dans le nord du pays. Le porte-parole des talibans, Suhail Shaheen, ainsi que d’autres hauts responsables, ont expliqué que les nouveaux patrons du pays ne se mêleraient pas des affaires internes de la Chine.

Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, a évoqué la question avec le mollah Abdul Ghani Baradar, chef du bureau politique des talibans, quand les deux hommes se sont rencontrés en Chine fin juillet. A l’issue de la réunion, Pékin a indiqué avoir clairement exposé ses exigences, et demandé aux talibans de rompre les liens avec toutes les organisations terroristes et de prendre des mesures fortes contre le mouvement islamique du Turkestan oriental.

Même si elle veut absolument réussir là où les Etats-Unis ont échoué, la Chine ne souhaite pas s’ingérer dans la vie politique afghane ni prendre le risque de financer ad vitam aeternam un Etat afghan en faillite. De fait, la force militaire chinoise n’a pas beaucoup d’expérience en dehors du territoire national.

La Russie, qui a beaucoup souffert en Afghanistan, marche elle aussi sur des œufs. « L’Afghanistan est un pays à part, souligne Fiodor Loukianov, directeur du conseil russe de politique étrangère et de défense. Il a montré à de nombreuses reprises qu’y mener de grandes manœuvres ne profite à personne. »

Wang Huiyao, président du Center for China and Globalization, un think tank pékinois, et conseiller du Conseil des affaires de l’État, évoque l’exemple du Vietnam, théâtre d’une défaite cuisante pour les Etats-Unis et désormais partenaire important du pays en Asie.

« Il s’est passé la même chose quand les Américains sont partis du Vietnam en 1975 : les gens ont dit que le pays allait tomber dans le giron des Chinois ou des Russes, rappelle Wang Huiyao. Regardez ce qu’il est devenu. »

Vivian Salama a contribué à cet article

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

FMI : Une innovation pour les pays pauvres qui ne change rien

 FMI : Une innovation pour les pays pauvres qui ne change rien

Le FMI a  approuvé une allocation de droits de tirages spéciaux (DTS) de 650 milliards de dollars. Des droits de tirage qui peuvent se transformer le moment venu en prêt à taux zéro. Bref ,toujours des prêts.Un dispositif normalement destiné à aider les pays pauvres surtout l’occasion de la crise sanitaire

Les pays émergents et les pays en développement, y compris ceux à faible revenu, recevront 275 milliards de dollars de la nouvelle allocation, et les pays les plus pauvres, seulement 4 % du total (26 milliards de dollars), alors que ce sont eux qui en ont le plus besoin.

L’Afrique recevra seulement 33 milliards de dollars de l’allocation de DTS, alors qle FMIE estime que 285 milliards de dollars seront nécessaires d’ici à 2025 pour répondre à la pandémie sur ce continent.

Paradoxalement,, les États-Unis obtiendront 113 milliards de dollars, la France 27 milliards.

Pour surmonter ce paradoxe, il serait envisagé de  de créer un nouveau fonds qui prêterait à taux bas et à très long terme sur des sujets spécifiques comme l’écologie, l’éducation et la santé. La France est pour, les États-Unis sont favorables, mais d’autres pays au G7 et au G20 attendent de voir en détail les propositions du FMI afin notamment de neutraliser le coût pour les prêteurs que sont en fait les pays riches.

De toute manière, tous les dispositifs nouveaux envisagés se limitent à des prêts que nombre de pays pauvres ne pourront rembourser.

 

Levée des brevets : Macron change de position !

Levée des brevets : Macron change de position !

 

Jusque-là Macron mais aussi bien d’autres s’étaient opposés à la levée des brevets concernant les vaccins Covid. Cela avec une argumentation très spécieuse qui cachait mal la protection des intérêts des laboratoires pharmaceutiques.

 

L’argument principal était de considérer que la levée des brevets n’ augmenterait pas la production vaccinale notamment en Afrique qui ne dispose pas d’unités de production. En Afrique sans doute mais nombre de laboratoires y compris en France seraient capables de les produire. Les lieux de production pourraient être ainsi multipliés au moins par 10 ou 20.

 

Les lobbys y compris certains économistes soutiennent la position des laboratoires pharmaceutiques qui s’opposent à cette levée des brevets dont Biden propose qu’elle soit provisoire, soit le temps nécessaire à la vaccination d’une grande partie de la population mondiale. Les laboratoires auront tout loisir de réaliser des profits ultérieurement puisque la vaccination( ou équivalent) deviendra vraisemblablement annuelle et la levée des brevets supprimée.

 

En fait Biden a pris tout le monde de court et Macron s’est vite aligné pour ne pas paraître rétrograde. «Il s’agit d’une crise sanitaire mondiale, et les circonstances extraordinaires de la pandémie de Covid-19 appellent à des mesures extraordinaires», a déclaré la représentante américaine au Commerce, Katherine Tai, dans un communiqué.

 

«L’administration croit fermement aux protections de la propriété intellectuelle, mais pour mettre fin à cette pandémie, elle soutient la levée de ces protections pour les vaccins contre le Covid-19», a justifié Katherine Tai, précisant que Washington participait «activement» aux négociations menées à l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) pour permettre la levée de ces brevets. Washington a souligné mercredi l’urgence à «fournir le plus de vaccins sûrs et efficaces au plus grand nombre».

Un confinement qui ne change pas grand-chose

Un confinement qui ne change pas grand-chose

 

C’est ce que pense en substance Karine Lacombe , infectiologue et cheffe du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine (AP-HP) de Paris . Elle a considéré dimanche que les « mesures de freinage » prises par l’exécutif ne seraient probablement pas suffisantes.

« Ces nouvelles mesures de confinement interrogent beaucoup par rapport à ce qu’il existait déjà auparavant », a-t-elle jugé sur le plateau de BFMTV ce dimanche.

« Il y a eu une recherche de compromis entre les obligations sanitaires et les acceptations sociales, économiques. Est-ce le bon compromis? On ne sait pas, on va voir. On est sur un plateau extrêmement haut (…) Est ce que ça va suffire, on en doute, sauf si on augmente de manière considérable la couverture vaccinale dans les semaines à venir », a expliqué la scientifique.

« On voit bien, avec le grand nombre de personnes contaminées, plus de 25.000 par jour, qu’on n’est pas du tout dans la maîtrise de la contamination. Le fait d’avoir accepté de rester sur un plateau haut montre qu’on n’a pas gagné cette bataille, on n’a pas affronté le virus comme il l’aurait fallu sur le plan des nouvelles contaminations », a-t-elle regretté.

Par ailleurs, l’infectiologue a estimé que ces nouvelles mesures, qui ont pris effet ce week-end, devraient durer plus que quatre semaines.

« Certainement plus de quatre semaines. Dans le ‘au moins’ on peut envisager deux semaines supplémentaires. La variable de la vaccination on la maîtrise mal, il y a une vraie incidence sur la dynamique de l’épidémie. A l’AP-HP, 37% des soignants sont vaccinés, mais on voit déjà un infléchissement de la courbe des personnes contaminées », a-t-elle conclu.

Gouvernement Algérie: on change sans changer !

  • Gouvernement Algérie: on change sans changer !

 

  • Devant les risques de résurgence du Hirak en Algérie le président Tebboune  semblait avoir pris trois mesures radicales : le changement de gouvernement, la libération des prisonniers d’opinion et de nouvelles élections.
  • Pour ce qui concerne d’éventuelles conséquences des élections, il faudra bien évidemment attendre. Par contre comme souvent en Algérie, le président vient de changer un gouvernement qui ne change rien mais simplement redistribue les cartes entre à peu près les mêmes. Témoin le premier Ministre qui reste à son poste  ainsi que les détenteurs des ministères régaliens, selon la liste publiée par la présidence de la République.
  • Sont partants le ministre de l’Energie, Abdelamadjid Attar, chargé d’une rente pétrolière sur le déclin, et son collègue de l’Industrie, Ferhat Aït Ali, qui paie sa gestion du dossier de la relance de l’industrie automobile. Les ministres des Ressources en eau, du Tourisme, de l’Environnement et des Travaux publics quittent également le gouvernement. Comme d’habitude le président se retrouve coincé entre les vieilles forces du FLN et de l’armée.
  • À noter en France des manifestations de protestation contre l’immobilisme en Algérie.

« Vaccin : les priorités ont changé »

« Vaccin : les priorités ont changé »

Un papier intéressant d’un lecteur du Monde qui évoque le changement de priorité du gouvernement

 

 

« Les premiers critères d’accès au vaccin étaient : vacciner en premier ceux et celles dont l’âge ou la comorbidité due à des maladies chroniques les mèneraient directement en réanimation puis au cimetière. Il se trouve que je fais partie de cette population (immunodéprimée par chimiothérapie pour cancer chronicisé, bronchite chronique et âge) et mène une vie normale avec/malgré ces comorbidités. Les médecins traitants étant possiblement associés, le mien disait que j’étais très prioritaire dans sa patientèle.

J’espérais donc faire partie des premiers et premières vaccinés. Aujourd’hui les choses ont changé. Le personnel médical est passé devant, et l’on voit tous ces actifs – indispensables certes et valides (ils travaillent) – de plus de cinquante ans et en pleine forme être vaccinés pour protéger les autres (!). Et d’y ajouter aujourd’hui les pompiers et aides à domicile…

Les médecins traitants, seuls à connaître vraiment les patient(e)s à risque n’ont rien reçu, pas une info, pas une consigne. C’est la CPAM qui gère ! Nous, les très fragiles vivant à domicile, n’existons plus. Nous ferons dans le meilleur des cas, si nous sommes encore en vie, partie du deuxième rideau (février ? Mars ?). Nous, les plus fragiles, devront continuer cette vie de reclus(e) quand toute sortie est un risque.

Après tout, ce n’est qu’une question de patience, de vie enfermée (depuis le mois de mars 2020) à accepter, de continuer l’éloignement des proches, d’endurer cet isolement morbide, de vivre avec ses petits et grands bobos sans rien dire, car tout le monde est devenu prioritaire.

Et chance encore d’être là, vivants. Surtout, surtout pas de panique, mais si vous sortez, c’est quand même à vos risques et périls. Alors, l’hospitalisation qui menace vous renverra chez vous. Continuez, ne baissez pas les bras, forgez-vous une santé morale de fer, dans vos solitudes et abandons.

Geneviève Blaise, Pau

Coronavirus et chloroquine : le gouvernement change encore de position

Coronavirus et  chloroquine : le gouvernement change encore de position

 

Il n’y a pas 24 heures, le gouvernement et nombre de chapeaux à plumes du monde médical très complaisants vis-à-vis du pouvoir et surtout jaloux du Pr Didier Raoult de Marseille ne cessaient de critiquer l’utilisation de la chloroquine. Sous couvert de méthodologi,e les pouvoirs publics et ces sommités très courtisanes interdisaient même l’utilisation de la  chloroquine (nivaquine)  tant que des résultats scientifiquement mieux prouvés ne seraient pas disponibles. La vérité c’est que nous sommes sans doute dans une situation de quasi guerre qui implique de rompre avec les procédures habituelles. En effet pour le Coronavirus on ne dispose d’aucun traitement. On soigne,  heureusement souvent avec succès, certaines conséquences  notamment pulmonaires mais encore une fois, il n’y a aucun traitement qui s’attaque directement aux Coronavirus. Or le professeur Le Pr Didier Raoult , lui, recommande l’utilisation de la chloroquine, pire il utilise. En outre, il fait ce que condamne aussi le gouvernement; à savoir, il pratique un dépistage massif. Heureusement dans dans le monde médical tout le monde ne rejoint pas le corporatisme des chapeaux à plumes et l’ignorance du gouvernement. Face à la pression de certains praticiens et aussi de l’opinion publique le gouvernement vient de se contredire. 

Olivier Véran, le ministre de la Santé est revenu sur sa position, la prescription de la chloroquine est donc possible à l’hôpital, si le médecin le juge utile, sans attendre les résultats des essais cliniques en cours. C’est ce qu’indique le décret publié jeudi au Journal officiel. Il précise que «l’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le Covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile».

Mais à quel moment de la maladie faudrait-il administrer la chloroquine? En début de traitement, ou quand la maladie devient grave? Le Pr Didier Raoult qui défend à l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection un protocole basé sur cette molécule, a posé la question dans une vidéo publiée le 25 mars. «Sur le plan thérapeutique, explique-t-il, ce que l’on est en train de voir c’est que les malades au moment où ils ont une infection respiratoire, où ils entrent en réanimation, ils n’ont presque plus de virus et souvent on n’arrive même plus à le cultiver, c’est donc trop tard pour traiter le germe par des antiviraux.» Une façon polie de prédire l’échec du vaste essai européen Discovery qui va, entre autres, tester la chloroquine, puisque cet essai s’adresse à des patients gravement atteints. La méthode scientifique n’en est pas moins défendue par les plus hautes autorités scientifiques morales du pays.


Dans un communiqué commun publié le même jour intitulé «Primum non nocere» (Avant tout ne pas nuire), l’Académie de médecine, qui a constitué un groupe Covid, et l’Académie des sciences, prenaient elles aussi position après avoir rappelé que «face à la pandémie de Covid-19 dont la progression rapide entraîne une morbidité et une mortalité élevée nous ne disposons pas à ce jour de traitement médicamenteux avéré de l’infection.» Pour les deux académies, «dans ce contexte, il est nécessaire de rappeler que l’utilisation d’un nouveau traitement, fût-il fondé sur une molécule déjà employée en médecine depuis plus de 70 ans, doit se conformer à une méthodologie scientifiquement établie qui fait appel à des règles codifiées.»

La difficulté pour réaliser un essai clinique concernant des malades infectés mais qui ne sont pas dans un état grave vient de la faible proportion de patients qui sont destinés à s’aggraver. Pour démontrer un effet statistiquement significatif, il faut donc beaucoup de participants au départ pour avoir à la fin de l’étude un groupe suffisant de malades gravement atteints. Un essai chinois qui vient d’être publié dans le Journal of Zhejiang University l’illustre bien. Il ne portait que sur 30 patients avec un Covid-19 confirmé et n’a pas pu démontrer d’intérêt de l’hydroxychloroquine par rapport au placebo, car tous ont eu une évolution favorable.

Pourtant, la proposition du Pr Raoult de tester la chloroquine assez tôt dans la maladie repose sur un rationnel. «La première ligne de défense, l’immunité innée, repose sur les cellules agressées, capables non seulement d’alerter le système immunitaire pour qu’il orchestre sa réponse globale, mais, de plus, un groupe de cellules immunitaires particulières (cellules dendritiques) produisent de l’interféron aux propriétés antivirales avérées», explique le Pr Éric Vivier, professeur d’immunologie et coordinateur du cluster Marseille Immunopole. Selon le Pr Raoult, c’est à ce moment-là que la chloroquine pourrait être utile, comme d’ailleurs les antiviraux testés dans les essais. «Dans un deuxième temps seulement se produit une réponse immunitaire plus puissante, explique le Pr Vivier. Au bout d’une semaine environ on voit apparaître des anticorps neutralisants qui permettent de confirmer l’infection.»

Sahel: rien n’a changé !

Sahel: rien n’a changé  !

 

 

Le chef d’état-major des armées s’est récemment exprimé avec « lucidité » au Sénat, alors que la menace d’un « califat territorial » a resurgi, sept ans après le début de l’intervention militaire française

 

 

Deux mois après le sommet du G5 Sahel à Pau, la situation militaire sur le terrain est marquée par une accentuation de la pression mise sur les « groupes armés terroristes ». Ainsi, selon l’état-major des armées, le Groupement tactique désert « Altor », armée par la Légion étrangère, et l’armée nigérienne ont « neutralisé près d’une dizaine de combattants armés et détruit plusieurs motos » fin février. A Paris, l’audition au Sénat du général Lecointre, chef d’état-major des armées, vient d’être rendue publique.

Pour l’armée française au Mali, c’est retour à la case départ. Plus de sept ans après le début de son intervention, en janvier 2013, le chef d’état-major des armées François Lecointre constate « une similitude forte entre la situation actuelle et celle qui avait vu la mise en place de [l’opération] Serval en 2012-2013. » De cette « lucidité » – le mot est de lui – le général Lecointre en a fait preuve lors de son audition par les sénateurs, début février et qui vient seulement d’être rendue publique.

Le constat est accablant. Comme on le voit également en Afghanistan, en Libye ou en Irak, il traduit l’incapacité des interventions occidentales à apporter des solutions politiques « justes et durables » depuis une génération. Certes, les armées occidentales, fortes de leur supériorité technologique, y remportent des succès tactiques et portent des coups à ceux qui sont décrits comme des « terroristes ». Cela a un coût : 45 militaires – dont 24 par accident – sont morts au Sahel et des dizaines d’autres (le chiffre n’est pas public) grièvement blessés. Pour les finances publiques, cette intervention s’élève déjà à environ 5 milliards. Et « nous nous trouvons dans une situation comparable à celle d’il y a sept ans », reconnaît le chef d’état-major des armées.

En convoquant à Pau, le 13 janvier dernier, les cinq chefs d’Etat du Sahel pour un sommet de « clarification », Emmanuel Macron a tenté de sortir de l’impasse. Deux mois plus tard, l’entourage du chef de l’Etat explique que « tout est sur la table, y compris notre retrait. A Pau, nous nous sommes donnés six mois à l’issue desquels on examinera la situation pour voir si on fait évoluer notre posture. Et si les conditions [souhaitées à l’Elysée – ndlr] ne sont pas réunies, on en fera moins ». Rendez-vous donc à la mi-juillet, pour un nouveau point de situation et d’éventuelles décisions.

Continuité. Déjà, indique-t-on à la Présidence, « la continuité de notre engagement n’est pas la continuité de l’existant ». La France a déjà envoyé 600 hommes, essentiellement issus de la Légion étrangère, en renfort, ce qui porte les effectifs de Barkhane à 5 100 hommes, auxquels il faut ajouter les forces spéciales de la Task Force Sabre, dont l’effectif (sans doute de l’ordre de 300) est secret.

Surtout, Paris a revu ses ambitions à la baisse. Terminées les grandes envolées lyriques sur « un théâtre d’opération grand comme l’Europe ». L’action est désormais concentrée sur la région du Liptako-Gourma, celle des trois frontières (Mali, Niger, Burkina). Elle n’en reste pas moins vaste comme la moitié de la France. Face à une multitude de « groupes armés terroristes » opérant au Sahel, le sommet de Pau a opté pour une stratégie de « priorisation » de l’effort militaire contre l’un d’entre eux, l’EIGS (Etat Islamique dans le Grand Sahara) qui a prêté allégeance à Daech en 2016.

Guérilla. Selon le général Lecointre, l’EIGS pourrait « reconstituer un califat territorial » dans la région des trois frontières », à l’image de ce que d’autres groupes djihadistes étaient parvenus à faire dans le Nord du Mali en 2012. Les combattants de l’EIGS sont des « enfants du pays qui bénéficient de la complicité d’une partie importante de la population », explique le chef d’état-major. Leur capacité militaire ? Ils sont « capables de mobiliser de l’ordre d’une centaine » de combattants « à moto », ajoute l’officier. Dit autrement, ces « terroristes » sont en réalité une rébellion essentiellement locale pratiquant la guérilla. Cette situation rend très difficile la collecte de renseignement humain, d’où l’accent mis sur les moyens techniques.

Ceux-ci dépendent pour une part importante du soutien américain. Or, celui-ci pourrait être réduit, voire retiré. « Cela grèverait nos capacités d’action », reconnaît le général Lecointre. A Washington, un débat oppose le président Trump, qui souhaite un retrait, aux militaires partisans de rester avec les Français. « La discussion continue et si la tendance est plutôt positive, il faut rester vigilant », indique-t-on à l’Elysée. Les Etats-Unis fournissent des ravitailleurs en vol, du transport stratégique et surtout de l’ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance) en particulier avec des drones. Or, ces derniers moyens « ne sont pas substituables dans l’immédiat. »

Reste la question des armées locales et du rôle des Etats de la région. « Notre optimisme a été déçu », avoue le général Lecointre, car « Barkhane n’a pas été accompagné d’un retour de l’appareil d’Etat ni de la refonte efficace des forces armées. » A l’Elysée, on pointe du doigt le Mali et le Burkina Faso, qui ne seraient pas d’aussi « bons élèves » que la Mauritanie. Cela tombe d’autant plus mal que ce sont justement les deux pays, avec le Niger, sur lesquels la France compte le plus pour « systématiser les actions conjointes » et « reprendre le contrôle du terrain perdu ».

Coronavirus : une période d’incubation de 27 jours qui change tout

Coronavirus : une période d’incubation de 27 jours qui change tout  

 

 

Jusque-là on  pensait que la période d’occupation été de l’ordre de 14 jours, ce qui est déjà considérable dans la mesure où le virus est difficilement détectable sauf analyse très approfondie. On vient d’apprendre cependant que cette période aurait même atteint près d’un mois. Un mois pendant lequel une personne infectée pourra être le plus souvent considérée comme saine et qui risque de répandre l’épidémie. Toute la politique de prévention doit donc être reconsidérée en fonction de cette découverte d’une aussi longue période d’incubation.

La seule solution consiste à confiner le maximum de populations susceptibles d’avoir été un jour directement ou indirectement en contact avec des personnes ayant fréquenté d’autres personnes infectées. L’OMS a raison de lancer un cri d’alarme car l’ampleur et la vitesse de propagation du virus risque de ne laisser aucun pays à l’abri. Pour l’instant on a autorisé la mobilité des personnes y compris en provenance de la Chine ce qui constitue évidemment une erreur stratégique grave.- En effet, un septuagénaire chinois du Hubei a contracté le coronavirus apparu à la fin de l’année dernière dans cette province de Chine mais n’en a développé les symptômes que 27 jours plus tard, ont annoncé samedi les autorités locales.

La communauté scientifique estimait jusqu’à présent que la période d’incubation du covid-19 était de 14 jours.

Une incubation plus longue, durant laquelle un individu porteur du virus peut être contaminant sans en avoir conscience, pourrait compliquer les efforts engagés pour contenir la propagation de l’épidémie qui a fait jusqu’à présent plus de 2.300 décès en Chine et à l’étranger.

D’après le gouvernement provincial du Hubei, l’homme en question, âgé de 70 ans, a été en contact avec sa sœur, malade, le 24 janvier. Il a été pris de fièvre le 20 février et la présence du virus dans son organisme a été détectée le lendemain.

Aires naturelles protégées de Macron : ça ne change rien !

Aires naturelles protégées de Macron : ça ne change rien !

Lors de son déplacement moment au Mont-Blanc, Macron a voulu donner un coup de peinture verte à sa politique Sa principale annonce a consisté à déclarer qu’il fallait procéder à l’augmentation de la surface globale d’aires protégées avec un objectif de 30 %. Le problème, c’est qu’on est déjà à ce chiffre. !

 

La surface d’aires protégées terrestres est déjà de 29,5% -( celle concernant les aires maritimes est de 23,5%). Notons aussi que les différents plans et autres statuts de zones protégées sont régulièrement bousculés par des révisions des PLU qui autorisent de nouvelles destructions de zones protégées très sensibles. Il y a aussi d’autres dimensions environnementales : « En Europe, la biodiversité s’effondre même au sein des réserves naturelles, constate François Letourneux, vice-président du comité français de l’Union internationale pour la conversation de la nature (UICN). C’est une chose de protéger la nature dans une zone déterminée, mais si on ne cesse pas, par exemple, l’usage de pesticides au nom de l’intensification agricole à quelques kilomètres de cette zone, ça ne sert à rien. »

Les associations réclament notamment la reconstitution de corridors écologiques entre les aires protégées, afin que la biodiversité puisse circuler. « La nature n’est pas immobile, ajoute François Letourneux. Si on l’enferme, elle se meurt. »

« Attention à ne pas opposer nature extraordinaire et nature ordinaire, prévient toutefois Christophe Lépine, président de la Fédération des conservatoires d’espaces naturels. Il faut protéger les deux : la nature est partout, même dans les zones urbanisées. »

La Fédération des parcs naturels régionaux pointe, elle, un sujet juridique. Les compétences juridiques des parcs restent très limitées : par exemple, ils n’ont qu’un avis consultatif concernant les délivrances d’autorisations d’urbanisme. Bref des annonces de Macron à usage surtout électoral puisque d’une part les surfaces protégées ne vont guère progresser quantitativement, que la question environnementale ne peut être limitée à des « zones indiennes »et qu’on ne se prive pas de modifier les zones sensibles avec la modification des PLU et autres documents d’urbanisme et d’aménagement.

Un accord Chine Etats-Unis qui ne change rien

Un accord Chine Etats-Unis qui ne change rien

 

Non seulement l’accord  commercial Chine États-Unis ne change pas grand-chose,- il s’agit davantage d’une trêve que d’un accord- mais en plus il perpétue en quelque sorte le modèle étatique pervers de la Chine. Pour résumer, les nouvelles augmentations de droits de douane américain envisagés seront figées en échange d’une promesse bien illusoire d’achat par la Chine de davantage  de biens américains et d’une petite ouverture pour les capitaux étrangers . Jean-François Dufour, Directeur de la société de conseil DCA Chine-Analyse et éditeur de la newsletter « The China Industrial Monitor » explique que cet accord est même dangereux car il valide en quelque sorte le modèle chinois (tribune au  Monde)

Tribune. L’administration Trump a engagé une guerre commerciale contre la Chine en 2018 avec pour objectif d’obtenir des réformes structurelles du modèle économique chinois. A l’arrivée, avec l’accord de « Phase 1 » entre Washington et Pékin, signé le 15 janvier 2020, c’est exactement l’inverse qui se produit : l’administration américaine prend acte d’un système chinois de commerce administré, pour en tirer profit.

L’inclusion dans cette démarche des produits manufacturés, en plus des biens agricoles et énergétiques, constitue la grande innovation de cet accord – et elle impactera les entreprises d’une Europe qui doit en tirer les conséquences. Le document de 96 pages (annexes comprises) signé par le président Donald Trump et le vice-premier ministre Liu He le 15 janvier, aborde dans ses premiers chapitres des questions structurelles – la protection de la propriété intellectuelle et les transferts de technologies. Mais il reste sur ce plan au niveau des affirmations de principes, renvoyant à plus tard d’éventuels mécanismes concrets d’application.

L’accord rentre dans le concret, et dans des mesures à prendre à brève échéance, sur la question des services financiers. Sur ce point, malgré les apparences, les « concessions » faites par la Chine sont à son avantage.

Les possibilités étendues pour les entreprises américaines de pénétrer le marché financier chinois – y compris avec l’établissement de sociétés de gestion d’actifs (Assets Management Corporations) chargées de racheter des créances douteuses – va dans le sens des objectifs chinois, qui cherchent à multiplier les sources de financement pour soulager un secteur bancaire national profondément déstabilisé par ces prêts non performants. »

Violences à Chanteloup-les-Vignes: la rénovation urbaine n’a rien changé ?

Violences à  Chanteloup-les-Vignes:  la rénovation urbaine n’a rien changé ?

 

La petite ville de 10 000 habitants qui fut un temps le symbole de la dégradation des banlieues a encore été victime de violences en dépit des énormes efforts effectués en matière de rénovation urbaine. certes cette rénovation urbaine n’a pas été totalement utile, elle a notamment permis un meilleur mixage sociologique avec la venue de nouvelles populations. D’une certaine manière, la sécurité a même été améliorée mais reste une poche de résistance de petits voyous prêts à tout pour que la police n’entrave  pas leur trafic de drogue et qui s’attaquent  ainsi aux symboles de la république comme l’école. La preuve sans doute il ne suffit pas de remettre à niveau de confort le béton mais qu’il faut également articuler politique de sécurité, développement économique et justice exemplaire. Trafic de drogue, violence, chômage interagissent  sur une partie de la population certes minoritaire mais qui installe la terreur y compris maintenant avec la destruction d’équipements publics et des attaques de la police. Pourtant la ville des Yvelines est l’une des premières à avoir bénéficié du programme de rénovation urbaine lancé en 2003 par le ministre de la Ville, Jean-Louis Borloo. Un Jean Louis Borloo qui a proposé depuis à Macon un plan global de remise en ordre et en dynamique des banlieues mais que le président de la république a écarté avec brutalité tout autant que par inconscience des enjeux que par la volonté d’écarter Borloo qui pourrait un jour lui faire de l’ombre. Certains chiffres reflètent cette embellie. La dette de la ville est passée de plus de 10,8 millions d’euros en 2009 à 5,5 millions en 2017 tandis que la taxe foncière n’a augmenté que de 15% de 2000 à 2014. En 2016, selon l’INSEE, le taux de propriétaires atteint 42%.

Mais d’autres chiffres montrent une réalité beaucoup plus clairsemée: le revenu médian en 2016 n’était que de 17.594 euros en 2016 (contre 20.809 euros dans toute la France et même 25.824 euros dans les Yvelines) avec un taux de chômage de 19,6% (plus de deux fois la moyenne nationale).

La destruction du groupe scolaire Roland Dorgelès est un symbole de cette persistance de la délinquance qui subsiste. En 2014, l’école a été incendiée par des trafiquants au motif que des policiers utilisaient l’établissement comme poste d’observation pour surveiller des trafics de drogue. En 2018, le groupe scolaire a de nouveau été incendié. Cette fois-ci, il sera rasé, a annoncé la maire Catherine Arenou, rappelant qu’un projet de «cité éducative» était prévu «depuis des années». Programmé dans le cadre du nouveau «plan de rénovation urbaine» d’un coût prévisionnel total de 43 millions d’euros, il devrait voir le jour d’ici 2022 ou 2023.

Quant aux violences avec les forces de l’ordre, elles sont régulières. Deux exemples récents: lors de la soirée d’Halloween, une quarantaine de personnes ont agressé au moyen de tirs de mortiers d’artifices des policiers qui ont dû répliquer avec des tirs de flash-ball et des jets de grenades incapacitantes. Le 28 septembre, des pompiers ont fait l’objet de jets de projectiles. Ils intervenaient pour secourir un homme d’une cinquantaine d’années, blessé au visage par deux individus qui tentaient de lui voler son téléphone portable.

Négociation union européenne États-Unis : le refus isolé de la France ne change rien


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Le nom de la France à l’ouverture de négociations entre les États-Unis et la France ne constitue pas un obstacle. D’abord l’opposition française est très isolée au sein de l’union européenne ensuite la plupart des pays européens ont compris que Macron posait là un acte à caractère électoral. En effet après avoir été partisan d’un accord commercial avec les États-Unis, Macron fait volte-face sans doute en raison de la proximité des élections européennes. Macron a d’abord milité pour cet accord, ensuite il a adouci sa position en demandant que l’agriculture en soit exclue, enfin en perdition dans les sondages, Macron se voit maintenant contraint de voter contre l’ouverture des négociations La France votera contre l’ouverture de négociations commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Cela en prétextant un contexte de menaces commerciales répétées de Donald Trump et de la sortie annoncée des Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat “La France ne veut pas de guerre commerciale ou de tension avec les Etats-Unis” mais ne peut rompre son engagement de lutter contre le changement climatique et juge que céder aux pressions américaines n’est pas une bonne idée, a insisté la source, jugeant probable que la France soit le seul pays européen à s’opposer à l’ouverture des négociations. Les Européens ont convenu provisoirement jeudi d’ouvrir officiellement ces négociations, une décision censée détendre les relations entre les deux premiers blocs économiques de la planète. La décision doit être maintenant soumise à l’approbation de chaque pays à l’échelon ministériel. Les ministres de l’Agriculture de l’UE se rencontreront lundi à Bruxelles. L’opposition de la France sera notifiée jeudi soir aux autorités européennes. Elle n’empêchera pas l’ouverture des négociations, si les Etats-Unis le souhaitent également, la décision se prenant côté européen à la majorité qualifiée. La Commission européenne, qui coordonne la politique commerciale de l’Union, a sollicité deux mandats de négociation, le premier en vue de réduire les droits sur les biens industriels et le second destiné à aider les entreprises à prouver que leurs produits sont conformes aux normes de l’UE ou à celles des Etats-Unis. La France s’opposera aux deux mandats, a-t-on précisé. Le président américain avait accepté en juillet de surseoir à l’imposition de droits de douane punitifs sur les voitures importées de l’Union européenne. Toutefois, des droits de douane continuent de s’appliquer sur l’acier et l’aluminium importés de l’Union et Donald Trump a menacé mardi d’imposer des droits de douane sur 11 milliards de dollars de produits européens, arguant de l’impact négatif des subventions européennes accordées à Airbus.“Nous ne sommes jamais rentrés dans l’idée qu’il fallait faire montre de faiblesse pour s’attirer les faveurs de monsieur Trump”, a poursuivi la source. “L’idée que, par des concessions, en cédant à la pression, on améliorera notre situation vis-à-vis des Etats-Unis n’est pas une bonne idée.”“Nous disons que, dans le contexte de menaces commerciales, encore ces derniers jours avec Boeing-Airbus, on ne va pas récompenser les Etats-Unis”, a-t-elle encore déclaré. La vérité n’est sans doute pas d’ordre commercial mais politique. Macron cherche à regagner une popularité perdue qui à prendre à revers ses propres orientations et à s’isoler au sein de l’Europe.

Découverte : L’homo sapiens n’était pas la seule espèce, ça ne change pas aujourd’hui !

Découverte : L’homo sapiens n’était pas la seule espèce, ça ne change pas aujourd’hui !

On vient d’apprendre que l’homo sapiens n’était pas la seule espèce humaine. Une équipe pluridisciplinaire internationale a découvert une nouvelle espèce humaine, baptisée Homo luzonensis, lors de fouilles effectuées dans la grotte de Callao, située sur l’île de Luçon, dans le nord des Philippines. Plusieurs espèces humaines ont donc cohabité. C’est encore le cas aujourd’hui, les descendants de l’homo sapiens ont également des concurrents. Pour schématiser à outrance,  on pourrait considérer qu’il y a ceux qui réfléchissent et ceux qui récitent. La première catégorie de l’espèce humaine actuelle tente de réfléchir, s’interroge, doute, évolue dans son jugement. L’autre catégorie se contente de répéter les chansons à la mode. Or comme le disait Coco Chanel la mode par définition est destinée à devenir démodée. Ce qui se passe aussi dans les champs sociaux économiques où les théories les plus supportées sont parfois remises en cause. Ainsi par exemple on explique maintenant que le tout petit regain de croissance de la France en 2019 provient des mesures prises en faveur des gilets jaunes et plus généralement de la consommation. De quoi remettre en cause les théories qui condamnent par avance le devenir économique du pays si on lâche sur le pouvoir d’achat. En vérité, la question est toujours plus complexe que les apparentes convictions théoriques car tout dépend de qui bénéficie de ce pouvoir d’achat et de la manière dont il utilise. Autre exemple la fameuse théorie de la taxe carbone qui constituerait un signal prix pour dissuader l’utilisateur de l’automobile de prendre  son véhicule. Une vieille théorie des économistes qui ont récupéré l’écologie pour la monétariser. On pourrait bien mettre le litre  de carburant à deux euros que ça n’empêchera pas les automobilistes de zones délaissées par les transports en commun d’utiliser leur voiture. C’est à travers l’offre technique et les normes qu’on peut changer la situation et non avec une taxe idiote qui au surplus ne va pas en direction des investissements destinés à protéger l’environnement. On pourrait multiplier les exemples de ces théories fumeuses qui naissent chez de pseudos experts et sont reprises bêtement par les technocrates et les politiques. La Métropolisation  à outrance pour lutter contre la concurrence internationale est aussi une de ces théories tordues. Résultat on a à la fois une crise immobilière qui va exploser, parallèlement une désertification du territoire. Pour peu qu’on ajoute deux ou trois expressions anglaises pour justifier la pertinence d’une théorie, alors on touche le Graal de la catégorie concurrente de l’Homo sapiens. Exemple faire de la France une START nation ! Une expression qui ne signifie strictement rien mais tellement moderne !

 

L’homo sapiens n’était pas la seule espèce, ça ne change pas aujourd’hui !

L’homo sapiens n’était pas la seule espèce, ça ne change pas aujourd’hui !

On vient d’apprendre que l’homo sapiens n’était pas la seule espèce humaine. Une équipe pluridisciplinaire internationale a découvert une nouvelle espèce humaine, baptisée Homo luzonensis, lors de fouilles effectuées dans la grotte de Callao, située sur l’île de Luçon, dans le nord des Philippines. Plusieurs espèces humaines ont donc cohabité. C’est encore le cas aujourd’hui, les descendants de l’homo sapiens ont également des concurrents. Pour schématiser à outrance,  on pourrait considérer qu’il y a ceux qui réfléchissent et ceux qui récitent. La première catégorie de l’espèce humaine actuelle tente de réfléchir, s’interroge, doute, évolue dans son jugement. L’autre catégorie se contente de répéter les chansons à la mode. Or comme le disait Coco Chanel la mode par définition est destinée à devenir démodée. Ce qui se passe aussi dans les champs sociaux économiques où les théories les plus supportées sont parfois remises en cause. Ainsi par exemple on explique maintenant que le tout petit regain de croissance de la France en 2019 provient des mesures prises en faveur des gilets jaunes et plus généralement de la consommation. De quoi remettre en cause les théories qui condamnent par avance le devenir économique du pays si on lâche sur le pouvoir d’achat. En vérité, la question est toujours plus complexe que les apparentes convictions théoriques car tout dépend de qui bénéficie de ce pouvoir d’achat et de la manière dont il utilise. Autre exemple la fameuse théorie de la taxe carbone qui constituerait un signal prix pour dissuader l’utilisateur de l’automobile de prendre  son véhicule. Une vieille théorie des économistes qui ont récupéré l’écologie pour la monétariser. On pourrait bien mettre le litre  de carburant à deux euros que ça n’empêchera pas les automobilistes de zones délaissées par les transports en commun d’utiliser leur voiture. C’est à travers l’offre technique et les normes qu’on peut changer la situation et non avec une taxe idiote qui au surplus ne va pas en direction des investissements destinés à protéger l’environnement. On pourrait multiplier les exemples de ces théories fumeuses qui naissent chez de pseudos experts et sont reprises bêtement par les technocrates et les politiques. La Métropolisation  à outrance pour lutter contre la concurrence internationale est aussi une de ces théories tordues. Résultat on a à la fois une crise immobilière qui va exploser, parallèlement une désertification du territoire. Pour peu qu’on ajoute deux ou trois expressions anglaises pour justifier la pertinence d’une théorie, alors on touche le Graal de la catégorie concurrente de l’Homo sapiens. Exemple faire de la France une START nation ! Une expression qui ne signifie strictement rien mais tellement moderne !

 

Royaume-Uni : un report « limité » du Brexit voté qui ne change rien

Royaume-Uni : un report « limité » du Brexit voté qui ne change rien

Les Britanniques ont voté pour le principe d’un report limité du Brexit. Mais un report qui ne clarifie guère la situation. La question fondamentale est de savoir si la Grande-Bretagne veut ou non demeurer dans l’union économique ; Si la Grande-Bretagne va se résoudre à organiser un nouveau référendum ou de nouvelles élections. Le problème, c’est que les Britanniques sont complètement englués dans leurs contradictions. Pour résumer il voudrait quitter l’union économique mais continuer de bénéficier de ses avantages en matière notamment d’échanges commerciaux mais sans se soumettre aux règles communautaires. Des conditions inacceptables pour l’union économique qui attend vainement une clarification de la posture britannique. Pour gagner du temps, Theresa May va soumettre au vote du Parlement, le 12 mars au plus tard, la version modifiée de l’accord de divorce qu’elle aura pu obtenir de Bruxelles. La première mouture de cet accord avait été massivement rejetée en janvier par les députés. Si cette nouvelle version est également recalée, la Première ministre demandera le 13 mars aux élus s’ils veulent sortir de l’UE sans accord. Et en cas de refus, elle leur soumettra le 14 mars une proposition de report « limité » du Brexit.  La vraie solution serait évidemment de reporter par exemple de deux à trois ans l’éventualité d’un Brexit. Le temps nécessaire pour que la conjoncture politique évolue en Grande-Bretagne. Mais pour l’instant cette  propositions de report prolongé est inacceptable outre-manche où l’on redoute en même temps les effets d’un Brexit dur dans les conséquences serait assez dramatique pour le Royaume-Uni mais aussi pour l’Europe même si c’est  dans une moindre mesure. En Allemagne par exemple un break site dur pourrait entraîner un affaiblissement du PIB de l’ordre de 0,5 % et autour de 0,3 % en France. Mais pour reporter le Brexit, il faudra que les pays de l’UE donnent leur accord à l’unanimité. Le président français, Emmanuel Macron, s’est dit mercredi prêt à examiner une telle demande « si elle est justifiée »« Nous ne pourrons en aucun cas accepter une extension sans une perspective claire sur l’objectif poursuivi », a-t-il prévenu, rappelant que l’accord de retrait ne pourrait pas être renégocié. Même son de cloche du côté de Michel Barnier, négociateur européen sur le Brexit. Ce dernier a estimé qu’un éventuel report serait possible, à condition que les Britanniques expliquent à quoi ils veulent employer le temps supplémentaire alloué.

Macron : un c’est « c’est moi » qui ne change rien

Macron : un c’est « c’est moi »   qui ne change rien

 

Poussé par l’opinion publique, par les médias et l’opposition Macron a été contraint de commencer la contre offensive à sa manière : de façon monarchique avec ses fameux : moi, je, moi, je. Par vraiment uen défense, un aveu en mettant en avant sa personne monarchique qui  n’a pu dissimiler que c’est bien lui qui a en fait décider de la faiblesse de la sanction à l’égard de Benalla. En fait un véritable aveu que la mansuétude vis à bis de Benalla n’est due qu’aux relations particulières qu’il entretenait avec l’intéressé depuis la campagne électorale. «La République exemplaire n’empêche pas les erreurs. S’ils cherchent un responsable, c’est moi et moi seul! Qu’ils viennent me chercher, a asséné le chef de l’État devant les députés LaREM. C’est moi qui ai fait confiance à Alexandre Benalla. C’est moi qui ai confirmé la sanction». » Qu’ils viennent me chercher «  une expression de défi assez inapproprié » et qui n’a pas beaucoup de sens. Macron tente de jouer les gros bras alors qu’il est en fait en position de faiblesse. Une réaction de gamin blessé dans une cour d’école plutôt que celle d’un chef d’Etat.

 

Attention aux risques de taux de change (Sébastien Oum)

Attention aux risques de taux de change (Sébastien Oum)

Dans la Tribune, Sébastien Oum, Président-fondateur d’Ambriva, services et solutions de change attire l’attention sur les risques de taux de change. Un point de vue intéressant dans une période ou les devises sont un peu bousculées.

Un ne entreprise engagée dans des transactions en devises étrangères, est exposée à un risque dont ses dirigeants n’ont pas pleinement conscience : le risque de change. Lors de l’émission ou de la réception d’un paiement en devises étrangères, une opération de conversion est nécessaire : l’opération de change. Or, tout comme les actions d’entreprise cotées en bourse, les monnaies ont leur propre marché : le marché des changes. Le taux de change retenu pour une opération de conversion dépend donc du  »prix » (i.e. de la cotation) proposé sur le marché des changes. Ce marché des changes étant soumis à la loi de l’offre et de la demande, ses variations peuvent être particulièrement soudaines et extrêmement fortes. Dans certains cas, la cotation obtenue sera meilleure qu’anticipée et favorable à l’entreprise, dans d’autres cas en revanche, elle sera nettement défavorable. Le risque de change, c’est l’éventualité qu’une variation des taux de change affecte négativement l’entreprise. D’ailleurs, pour être tout à fait précis, il n’existe pas un mais plusieurs risques de change que nous allons passer en revue. D’après les données d’une étude Deloitte, 56% des entreprises manquent de visibilité sur leur exposition aux risques de change…

 Le risque de change transactionnel concerne l’entreprise si elle vend ou achète, dans une devise étrangère. Dans ce cas, le taux de change retenu lors de l’opération de change (cours effectif) peut être différent du cours comptabilisé lors de l’émission ou de la réception de la facture (cours comptable).

.Le risque de change consolidation Groupe concerne l’entreprise si elle regroupe les bilans de filiales étrangères en un bilan national consolidé. Cette fois-ci ce sont les revenus réalisés par les filiales qui peuvent être affectés par les mouvements du marché des changes lors de leur rapatriement vers la maison-mère.

.Enfin, le risque de change économique concerne l’entreprise si les variations du marché des changes affectent le pouvoir d’achat des clients (secteur touristique par exemple), ou si elles ont un impact sur sa compétitivité vis-à-vis de ses concurrents.

De bonnes pratiques permettent de se prémunir de ces trois risques de change, le plus souvent en ayant recours à des produits financiers capables de vous protéger des variations du marché des changes sans tomber dans la spéculation. Appelées politiques de change, ces bonnes pratiques permettent aux entreprises d’éviter simplement des risques méconnus bien que potentiellement mortels.

Par Sébastien Oum, Président-fondateur d’Ambriva, services et solutions de change

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