Archive pour le Tag 'chances'

Egalité des chances : non aux quotas

Egalité des chances : non aux quotas

 

Afin de réduire les inégalités sociales et territoriales d’accès aux filières d’excellence, Bixente Etcheçaharreta et Cyprien Canivenc, responsables de la fédération nationale Des territoires aux grandes écoles (DTGE), plaident, dans une tribune au « Monde », pour un meilleur accès à l’information, pour un soutien financier des étudiants, ainsi que pour le développement d’une offre de proximité.

Tribune.

 

La publication récente d’une série de rapports et de données statistiques révèle de façon inédite la profondeur des inégalités d’accès aux filières sélectives de l’enseignement supérieur français.

Si la dimension sociale de ces inégalités d’accès a été maintes fois évoquée, l’étude publiée mi-janvier par un collectif de chercheurs de l’Institut des politiques publiques (IPP) apporte un éclairage inédit sur les inégalités territoriales.

On y apprend ainsi qu’en 2016-2017, 17 % des lycées généraux et technologiques fournissaient à eux seuls la moitié des effectifs des grandes écoles, ou encore que les élèves parisiens ont une probabilité presque trois fois plus élevée d’accéder à une grande école que les élèves non franciliens. Le recrutement des grandes écoles est demeuré peu ou prou autant inégalitaire tout au long de la décennie écoulée.

Autocensure

Les publications scientifiques comme l’expérience associative convergent sur un constat a priori contre-intuitif, qu’il est essentiel d’appréhender pour pouvoir répondre aux déséquilibres observés : les résultats scolaires n’expliquent pas les écarts d’orientations entre jeunes favorisés et modestes, entre enfants des métropoles et provinciaux.

Les jeunes attendent que cette égalité des chances soit effective, c’est-à-dire que les choix d’orientation soient insensibles à la situation financière ou à l’origine géographique des individus

L’essentiel se joue ailleurs : dans l’autocensure, l’asymétrie d’accès à l’information et les fragilités financières, qui contraignent les aspirations et freinent les ambitions. Combien de jeunes s’empêchent de candidater aux filières d’excellence en se disant « ce n’est pas fait pour moi » ?

La révélation de l’ampleur des inégalités dans l’accès aux grandes écoles crée un sentiment d’urgence bien légitime. L’enjeu est éminemment social – faire vivre une société plurielle où chacun a sa chance –, mais il est aussi économique. Tous les territoires ont besoin d’un tissu dense de compétences, de capital humain pour que leurs PME réalisent les sauts technologiques et réussissent leur adaptation aux marchés internationaux, essentiels pour pérenniser l’activité et l’emploi local.

Ainsi, un débat sur l’utilisation de quotas sur critères sociaux ou géographiques émerge peu à peu en France. Notre conviction : ce débat, superficiel, ne s’intéresse pas aux racines de l’inégalité d’accès aux filières sélectives qui sont profondément ancrées dans notre société.

«Les chances du bloc populaire contre Macron» (Jérôme Sainte-Marie)

«les chances  du bloc populaire contre  Macron» (Jérôme Sainte-Marie)

Jérôme Ste marie est un des rares prévisionnistes à ne plus exclure la victoire d’un bloc populiste en raison de la détestation de Macron. ( interview le Figaro)

Dans votre nouvel essai, «Bloc contre bloc», vous appliquez une grille de lecture marxiste au clivage politique français. Même la gauche n’ose plus se référer à Marx. En quoi est-il pertinent pour comprendre notre époque? Le marxisme doit-il être confondu avec le léninisme?

Jérôme SAINTE-MARIE. - Je suis depuis longtemps passionné par le Karl Marx sociologue et historien, même si, bien entendu, toute référence à son œuvre est compliquée par l’usage qui en a été fait par des régimes politiques disparus en Europe depuis une trentaine d’années. Le léninisme ne fut pourtant qu’une des interprétations possibles, et il existe une autre tradition marxiste de respect du suffrage universel et des libertés individuelles, par exemple chez les sociaux-démocrates allemands. Je crois très utile à la compréhension de notre époque tout ce que dit Marx sur l’articulation entre forces sociales et représentations politiques.

Selon un ­sondage IFOP pour le JDD,  Macron est crédité de 27 à 28% d’intentions de vote et Marine Le Pen en réunirait 28 %, en hausse de près de 7 points. »Cette enquête sacre la nouvelle bipartition du champ ­politique », souligne ­Frédéric ­Dabi, directeur général adjoint de ­l’IFOP. Les partisans de Mélenchon soutiendraient massivement Le Pen au second tour.   Élu avec  66 % en 2017, Macron ne l’emporterait cette fois qu’avec  55 %. « Cela sonne comme un avertissement pour ceux qui considèrent qu’en 2022, ce ­serait automatiquement gagné pour le ­président sortant face à ­Marine Le Pen », souligne Dabi.

Selon ce sondage, la candidate RN ­bénéficierait au second tour d’un soutien massif des partisans de ­Jean-Luc ­Mélenchon : 63 % des électeurs LFI aux européennes voteraient Le Pen.

 

Curieusement la dynamique qui a toujours permis aux candidat de triompher du Front national semble s’inverser. Jusque là on votait moins pour le projet du candidat opposé au FN que par rejet des Le Pen; cette fois, pourrait bien voter  front national moins par adhésion aux thèse du RN-FN que par rejet de Macron.

Macron et l’Europe : du réchauffé qui a peu de chances d’aboutir

Macron et l’Europe : du réchauffé qui a peu de chances d’aboutir

 

Sentant sans doute que les élections européennes ne lui seraient pas forcément favorables, le président Macron semble avoir écrit en vitesse sur un coin de table ses engagements pour l’Europe. Pendant longtemps en effet les sondages ont donné une avance à la république en marche dont le score tournait autour de 25 % tandis que le rassemblement national se situait en seconde position autour de 20 %. Mais les récents sondages montrent maintenant que la formation en marche et le rassemblement national se tienne dans un mouchoir de poche. En outre ces sondages sont à prendre avec des pincettes dans la mesure où le taux d’abstention pourrait avoisiner les 60 %. Du coup, le président français a utilisé la technique de la lettre parue dans la plupart des grands pays européens. Médiatiquement une technique qui marche mais sans doute dont on aura oublié le contenu d’ici quelques semaines ou quelques mois. En effet Macon sort surtout du réchauffé comme d’abord la préférence européenne. Une préférence européenne qui nécessairement impose des mesures de restriction aux importations hors Europe. Une orientation qui aura des difficultés à être acceptée par l’Allemagne, un des premiers pays exportateurs au monde et qui n’a pas l’intention de se ratatiner à l’intérieur de l’Europe. Témoin par exemple les réticences de l’Allemagne à appliquer une taxe sur les GAFA par crainte de mesure de représailles sur ses exportations automobiles aux États-Unis. Macron aborde  avec aussi l’énorme environnemental, la fiscalité mais précisément l’union économique a passé des traités avec des zones économiques qui dans ces deux domaines affichent de fortes distorsions avec l’Europe.  Parmi les autres mesures, Macron propose d’investir dans les technologies de rupture comme l’intelligence artificielle. Une proposition qui mérite intérêt mais qu’il serait plus efficace si elle était rapidement mise en œuvre par quelque grand pays européen à l’exemple de l’exceptionnel succès d’Airbus. Pour équilibrer ses orientations économiques Macron propose une harmonisation sociale une sorte de bouclier intégrant rémunération et protection dans un objectif social mais aussi l’égalité des conditions de concurrence. Il propose notamment un salaire minimum qui a bien peu de chances d’être retenu. Au total des propositions déjà faites qui sentent le réchauffé et reprises surtout à des fins électorales car elles ont peu de chances d’être soutenues par un nombre suffisant de pays partenaires. Enfin et surtout Macon sera aussi jugé à l’aune de son action actuelle sur l’Europe. Or dans ce domaine, c’est le grand précipice entre des orientations fracassantes et la réalité. Aujourd’hui l’Europe est presque paralysée par les différends dans le couple que constituent la France et l’Allemagne.

 




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