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Ligue des champions -Manchester : une défaite qui peut même faire disparaître le PSG

Ligue des champions -Manchester : une défaite qui peut même faire disparaître le PSG

 

La défaite du PSG face à Manchester n’est pas seulement  lamentable, elle met aussi en cause l’avenir du club qui pour la troisième année contigüe consécutive se fait éliminer  en huitième de finale et qui court en vain depuis 7 ans après la coupe des champions.  Médiatiquement le PSG se veut un grand club européen mais il est encore loin d’atteindre le statut des grands clubs espagnols, anglais ou allemands. Certes le PSG est capable d’exploits mais sur la durée sa faiblesse est récurrente. Ce qui manque au club c’est d’une véritable mentalité de champion. Psychologiquement ce club a toujours été trop fragile ; Dans les moments importants, il a trop souvent craqué. Peut-être l’environnement parisien n’est-il pas idéal pour préparer les joueurs aux plus grandes échéances. Pour schématiser à outrance, le PSG est un club à prétention européenne mais qui jusque-là se caractérise surtout par des victoires  sur des équipes de seconde zone du championnat national. À ce manque de mentalité de guerrier, s’ajoute aussi des défaillances récurrentes notamment de la défense. Pourtant le PSG ne manque pas de moyens financiers, c’est même l’un des clubs les mieux dotés grâce à l’argent du Qatar. Mais le Qatar ne soutiendra pas longtemps une équipe incapable de réellement émerger au plan européen. Avec cette défaite inadmissible, l’avenir du PSG pourrait être en cause d’autant que certains joueurs pourraient avoir la tentation de rejoindre les vrais grands clubs européens (Neymar, Mbappé, d’autres).Le PSG devra de toute façon vendre des joueurs pour rééquilibrer ses comptes après cette défaite.  Les faiblesses du PSG sont récurrentes ; une trop grande fragilité de la défense et des attaquants qui jouent à la baballe avec une possession proche de 80 % mais qui ne marque pas. Bref la tare historique  du PSG. Peut-être serait-il aussi nécessaire que le PSG se dote d’un président et d’un staff  qui connaissent  un peu le football et qui impulse cette mentalité de guerrier qui manque tellement à cette équipe de stars médiatiques mais footballistiquement trop impuissants. Et peu attachés au maillot.  

Coca-Cola : champions de l’évasion fiscale

Coca-Cola : champions de l’évasion fiscale

 

Coca-Cola fait ce que font nombreux de multinationales à savoir internaliser les charges dans les pays à forte fiscalité et externaliser les bénéfices dans des paradis fiscaux. La société mère matraque ces filiales qui font le travail et place ses profits dans une île paradisiaque du point de vue fiscal en tout cas. En plus une société fictive qui matériellement est constituée par une boîte à lettre ! Une manière efficace d’échapper au fisc des pays où le coca est produit et consommé, aussi au Fisc américain. Lorsque vous achetez une bouteille de Coca-Cola, vous ne vous doutez pas que votre argent va suivre un circuit financier complexe, passant dans plusieurs paradis fiscaux, pour atterrir finalement aux îles Caïmans… C’est pourtant ce qui se passe. Et c’est probablement pour tirer cela au clair que le fisc français a effectué jeudi dernier un raid spectaculaire dans la filiale française chargée du marketing (Coca-Cola Services France SAS) mais aussi chez celle chargée de la mise en bouteille (Coca-Cola Entreprise SAS). Car il faut savoir que, dans la plupart des pays, The Coca-Cola Company se contente d’exploiter la recette, les marques, et de fabriquer un concentré de la boisson. Ce concentré est ensuite vendu à des embouteilleurs, qui y ajoutent de l’eau gazeuse afin d’obtenir le breuvage final. Ainsi, The Coca-Cola Company conserve l’essentiel de la valeur et donc de la marge. Sa marge opérationnelle tourne autour de 20%. Les embouteilleurs sont bien moins rentables, et payent donc bien moins d’impôts. Ainsi, Coca-Cola Enterprises Inc, l’embouteilleur qui couvre la plupart des pays européens (France, Grande-Bretagne…), réalise une marge opérationnelle de 12%. Et l’embouteilleur français, Coca-Cola Entreprise SAS, ne génère que 4,5% de marge d’exploitation, ce qui lui permet de limiter au minimum le montant du virement envoyé au fisc au titre de l’impôt sur les sociétés  The Coca-Cola Company ne garde pas seulement la valeur pour elle, mais s’arrange aussi pour la mettre à l’abri dans un paradis fiscal. Précisément, dans la plupart des pays d’Europe et d’Afrique, le concentré est vendu aux embouteilleurs par Atlantic Industries Ltd, une filiale immatriculée aux îles Caïmans. Ou alors par European Refreshments Ltd, une société irlandaise détenue à 99% par la filiale aux Caïmans. L’embouteilleur français n’indique pas dans ses comptes à qui il achète le concentré, et, quand on lui pose la question, refuse de répondre. Mais les choses sont claires chez l’embouteilleur britannique, qui fait partie du même groupe: les comptes indiquent que le concentré est bien acheté à ces filiales basées aux îles Caïmans et en Irlande. Ces achats représentent même 44% des charges d’exploitation. Mais ce n’est pas tout. Une fois ces profits remontés aux îles Caïmans, The Coca-Cola Company évite bien évidemment de les rapatrier aux États-Unis. À défaut, il lui faudrait céder 35% de ces bénéfices au fisc américain. En 2004, le géant d’Atlanta a juste profité d’une fenêtre de tir très favorable. À l’époque, le président George W. Bush avait autorisé les multinationales américaines à rapatrier leurs profits, en les taxant à seulement 5,25%. The Coca-Cola Company en avait profité pour rapatrier 7,5 milliards de dollars, dont 6 milliards en provenance de paradis fiscaux. Selon un rapport du congrès américain, « la quasi-totalité des bénéfices rapatriés provenait d’une filiale aux îles Caïmans, sans aucun employé, et dont la fonction principale, selon les propres mots de Coca-Cola, est de fournir une isolation juridique par rapport à ses actifs américains ». En effet, la filiale aux îles Caïmans est en réalité une simple boîte aux lettres hébergée chez un cabinet spécialisé, M&C Corporate Services. Faute d’être rapatrié, le tas d’or amassé off shore ne cesse de grossir. Ainsi, à fin 2015, les profits dormant hors des États-Unis s’élevaient à 32 milliards de dollars, soit un manque à gagner de 11 milliards de dollars pour le fisc américain. Mais que peut alors faire Coca-Cola de ce tas d’or? D’une part, militer encore et toujours pour les rapatrier aux États-Unis sans payer d’impôts. Le roi des boissons gazeuses participe ainsi à un lobby, la Lift Coalition, qui demande à ce que Washington cesse d’imposer les bénéfices réalisés hors des États-Unis. Hélas, Barack Obama a toujours refusé d’accéder à cette demande… En attendant, The Coca-Cola Company se sert de cet argent pour investir hors des États-Unis. Ainsi, de nombreuses entreprises rachetées à l’international l’ont été via la filiale aux îles Caïmans, ou sa filiale irlandaise. C’est notamment le cas du britannique Innocent, du russe Nidan, du sud-africain Shanduka, du chinois Huiyuan (rachat finalement abandonné), de l’américain Keurig Green Mountain, et des participations dans plusieurs embouteilleurs (l’européen Coca-Cola European Partners plc, le grec Coca-Cola HBC, ou le mexicain Coca-Cola Femsa). Ce montage d’optimisation a fini par énerver le fisc américain. Il y a un an, il a notifié un redressement fiscal de 3,3 milliards de dollars à The Coca-Cola Company portant sur les années 2007 à 2009. Le redressement porte « sur le prix de transfert à l’étranger de la licence de certains bien immatériels utilisés pour la production, la distribution, la vente, le marketing et la promotion », indiquent les comptes. En clair, la vente du concentré et le droit d’utiliser la marque… Un redressement contesté par la société, qui explique que ce prix de transfert avait été approuvé par le fisc américain en 1987. Mais ce n’est pas tout. The Coca-Cola Company a aussi passé des accords avec plusieurs pays (Brésil, Costa Rica, Singapour, Swaziland) pour payer moins d’impôts en échange d’investissements sur place, ce qui lui a permis d’économiser 223 millions de dollars d’impôts en 2015. Et, au-delà des îles Caïmans, The Coca-Cola Company adore les paradis fiscaux. On trouve ainsi moult filiales immatriculées au Luxembourg, à Guernesey, à Chypre, aux îles Vierges britanniques… La maison-mère elle-même, The Coca-Cola Company, bien que basée à Atlanta en Géorgie, est en réalité immatriculée au Delaware, le paradis fiscal interne des États-Unis. L’embouteilleur grec Coca-Cola HBC a son siège en Suisse, dans le canton de Zug, dont la fiscalité est particulièrement avantageuse. De plus, il y a un an, les embouteilleurs européens ont décidé de fusionner, et à cette occasion de déplacer leur siège social d’Atlanta à Londres pour des raisons fiscales. Ce qui évitera de rapatrier aux États-Unis 1,8 milliard de dollars de bénéfices stockés off shore

 

(avec BFM)

Les Français champions du monde du pessimisme

Les Français champions du monde du pessimisme

 

Selon une  étude mondiale réalisée par le Pew Research Center des Etats-Unis, les Français sont les plus pessimistes quand il s’agit de savoir si la génération des enfants vivra mieux que celle des parents. Il n’y a que 14% des Français à être optimistes sur ce point, record mondial, juste devant les Italiens (15%), et pas loin des Japonais (18%). A l’opposé, c’est évidemment dans les pays émergents, tirés par des croissances fortes ces dernières années et une logique de « rattrapage » par rapport aux pays industrialisés, que l’on trouve les plus forts taux d’optimisme :

  • 91% chez les Vietnamiens,
  • 88% chez les Chinois malgré le ralentissement de la croissance et quelques autres soucis,
  • et même 84% chez les Nigérians pourtant en proie aux horreurs des djihadistes de Boko Haram.

Le différentiel entre la France et ses partenaires est spectaculaire : 21 points de pessimisme en plus par rapport au taux médian de ce groupe de pays, près de 30 points de plus par rapport à l’Allemagne, et 20 par rapport à l’Italie. Chez les jeunes français de moins de 25 ans, le pessimisme est moins important mais cependant en tête du palmarès européen. Ce que démontre le baromètre d’opinion de la Drees. 44% des moins de 25 ans estiment que leur situation est moins bonne que celles de leurs parents au même âge. Un taux assez élevé mais qui reste plus faible que celui des 25-49 ans. Pour cette tranche d’âge, le sentiment de « déclassement intergénérationnel » est en effet partagé par plus de la moitié des personnes. Et comment les jeunes adultes Français perçoivent-ils leur avenir? Les moins de 30 ans se déclarent à 66% optimistes pour l’avenir selon le baromètre d’opinion de la Drees. C’est plus que les 30 à 59 ans qui, eux, ne sont que 52% à se déclarer optimistes. Mais cette perception de l’avenir diffère chez les jeunes selon le niveau de formation: les élèves ou étudiants, ainsi que les jeunes en emploi possédant un diplôme du supérieur se montrent plus optimistes sur leur avenir que les moins diplômés ou que les jeunes au chômage. Reste que si les jeunes Français sont plus optimistes que leurs aînés, les 18-29 ans français sont les moins optimistes en Europe.

 

Les Français champions du pessimisme et ….de l’apéro

Les Français champions du pessimisme et ….de l’apéro

Il n’y a pas lieu de ce désespérer, certes l’industrie fout le camp, le chômage explose les déficits menacent partout mais les Français champions du pessimisme sont aussi les champions de l’apéro. Les jeunes sont particulièrement pessimiste i.  Selon une  étude mondiale réalisée par le Pew Research Center des Etats-Unis, les Français sont les plus pessimistes quand il s’agit de savoir si la génération des enfants vivra mieux que celle des parents. Il n’y a que 14% des Français à être optimistes sur ce point, record mondial, juste devant les Italiens (15%), et pas loin des Japonais (18%). A l’opposé, c’est évidemment dans les pays émergents, tirés par des croissances fortes ces dernières années et une logique de « rattrapage » par rapport aux pays industrialisés, que l’on trouve les plus forts taux d’optimisme :

  • 91% chez les Vietnamiens,
  • 88% chez les Chinois malgré le ralentissement de la croissance et quelques autres soucis,
  • et même 84% chez les Nigérians pourtant en proie aux horreurs des djihadistes de Boko Haram.

Le différentiel entre la France et ses partenaires est spectaculaire : 21 points de pessimisme en plus par rapport au taux médian de ce groupe de pays, près de 30 points de plus par rapport à l’Allemagne, et 20 par rapport à l’Italie. Chez les jeunes français de moins de 25 ans, le pessimisme est moins important mais cependant en tête du palmarès européen. Ce que démontre le baromètre d’opinion de la Drees. 44% des moins de 25 ans estiment que leur situation est moins bonne que celles de leurs parents au même âge. Un taux assez élevé mais qui reste plus faible que celui des 25-49 ans. Pour cette tranche d’âge, le sentiment de « déclassement intergénérationnel » est en effet partagé par plus de la moitié des personnes. Et comment les jeunes adultes Français perçoivent-ils leur avenir? Les moins de 30 ans se déclarent à 66% optimistes pour l’avenir selon le baromètre d’opinion de la Drees. C’est plus que les 30 à 59 ans qui, eux, ne sont que 52% à se déclarer optimistes. Mais cette perception de l’avenir diffère chez les jeunes selon le niveau de formation: les élèves ou étudiants, ainsi que les jeunes en emploi possédant un diplôme du supérieur se montrent plus optimistes sur leur avenir que les moins diplômés ou que les jeunes au chômage. Reste que si les jeunes Français sont plus optimistes que leurs aînés, les 18-29 ans français sont les moins optimistes en Europe.  Selon l’étude Les Français et l’apéritif, publiée par l’Institut français d’opinion publique (IFOP) en juin 2013, la France est entre pour l’apéro. . Pour les Français, c’est un moment qui contribue au vivre-ensemble. 71% estiment que tout le monde parle et personne ne doit être laissé de côté. Huit sondés sur dix pensent que c’est un bon moyen de rencontrer de nouvelles personnes. Et un moment pendant lequel on ne se prend pas la tête. En 2010, 38% des Français disaient ne jamais boire de vin. Ce chiffre est descendu à 33% en 2015 selon les résultats de l’étude menée par FranceAgrimer. «Aujourd’hui, on ouvre une bouteille à l’apéritif et on continue de la boire pendant le repas. D’ailleurs, on remarque que de plus en plus, les apéritifs deviennent dînatoires. Il y a de quoi grignoter et ensuite on mange une planche de fromage ou de charcuterie», analyse Olivier Thiénot, le fondateur de l’Ecole du vin à Paris. Blancs et rosés sont les plus consommés selon les chiffres de France Agrimer. «Il y a un effet de saison avec le rosé, qui est plutôt consommé l’été lorsqu’il fait chaud», poursuit-il. Mais peu importe les saisons, les Français n’attendent pas le soleil pour trinquer ensemble (toujours avec modération). Du coup on pourrait conseiller aux candidats de 2017 de remplir le vide s’est sidéral de leur programme en rendant obligatoire l’apéro. De quoi relancer à la fois la viticulture, l’industrie chimique (la viticulture est la production qui utilise le plus de produits chimiques), l’industrie du verre et de la table, l’industrie pharmaceutique (pour réparer les lendemains de cuite), bref la croissance donc la résolution du problème du chômage.

Pessimisme : les Français champions du monde, pourquoi?

Pessimisme : les Français champions du monde, pourquoi?

 

Dans le palmarès mondial qui évalue les situations dans différents domaines socio économiques la France figure souvent en bas de tableau. Mais pour le pessimisme, la France est champion du monde. Pas étonnant si la France est l’un des plus gros consommateurs d’anti dépresseurs. En cause évidemment un climat particulièrement délétère tant sur le plan social, économique, sociétal. Ne parlons pas de l’environnement politique proche du degré zéro dans tous les domaines.  Les incertitudes sont plus fortes en France qu’ailleurs ; une des raisons fondamentales tient au fait que les évolutions structurelles sont effectuées avec 25 ou 30 ans de retard. Nous sommes en 2016 et nous allons peut-être faire des réformes qu’il était nécessaire d’engager en 1980. Exemple le poids de l’administration, la formation des élites, plus généralement le système éducatif, la fiscalité, la décentralisation, la démocratie, les politiques industrielles, la régulation. Conséquence : une croissance trop faible et un chômage de masse. La faute sans doute aux élites notamment politiques mais tout autant aux Français eux-mêmes un peu schizophrènes qui souhaitent  tout et le contraire. Exemple davantage de liberté socioéconomique avec la conservation d’un système étatique ou encore moins de chômage mais en travaillant moins. . D’après une étude menée par la banque ING, les Français sont donc toujours aussi pessimistes sur leur avenir. Au contraire des Allemands, des Polonais et des Espagnols. Aux deux questions « pensez-vous que votre niveau de vie s’est amélioré sur les cinq dernières années » et « pensez-vous que votre niveau de vie s’améliorera sur les cinq prochaines années », ils ont majoritairement répondu par la négative avec une différence de plus de 20 points par rapport à ceux qui ont répondu positivement, soit le plus gros écart des 13 pays étudiés. Une situation qui tranche avec le reste de l’Europe. D’après l’étude menée par ING auprès de 13.000 personnes, plus d’un tiers (37%) des Européens sont optimistes quant à leur niveau de vie futur, alors que « seulement » 23% se montrent pessimistes, soit un solde positif de 14%. Pour Mark Cliffe, économiste en chef chez ING, « les gens qui ont connu des difficultés au cours des cinq dernières années s’attendent à ce que cela continue à l’avenir ». Selon l’étude, les attentes futures des gens reflètent fortement leurs sentiments passés. Ainsi, 60% de ceux qui ont senti une amélioration de leur niveau de vie durant les cinq dernières années sont optimistes quant à leur avenir. À l’inverse, plus de la moitié (53%) des personnes interrogées, qui ont eu le sentiment de voir leurs conditions de vie se détériorer, estiment que leurs perspectives risquent de s’assombrir. Les résultats de cette étude sont en revanche très contrastés dans le reste des pays étudiés. Les Italiens et les Belges, en proie à des difficultés économiques, sont alarmistes quant à l’évolution de leur niveau de vie. Tout le contraire des Allemands et des Américains, dont les perspectives de croissance sont au beau fixe.  Seule exception de cette étude: les Espagnols. Durement touchés par la crise en zone euro et par le chômage de masse, ils sont désormais très optimistes sur leur avenir avec un solde positif de plus de 50 points, équivalent à celui des Chinois et des Turcs (48%).

Les Français champions du temps libre

Les Français champions du temps libre

 

 

Travailler de moins en moins, l’idéal sans doute sauf qu’il faut tenir compte de l’environnement international et que faute de compétitivité la France compte entre sept à 8 millions de chômeurs et des déficits chronique partout. Les Français détiennent bel et bien le record du temps disponible pour leurs loisirs. L’OCDE, qui a publié ses nouvelles données sur son indice du bien-être pour 2015, l’assure: aucun autre pays développé ne fait mieux que la France en termes de temps «consacré aux loisirs et aux activités personnelles».  «Historiquement et culturellement, les Français ont une appétence pour le temps disponible, notamment parce que l’offre disponible de loisirs est très étoffée, notamment l’offre publique de loisirs», note Christophe Chaptal de Chanteloup, expert en stratégie. En effet, la France est également championne du monde des dépenses publiques pour la culture et les loisirs, confirme une étude de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII) L’OCDE ne prend ici en compte que les personnes qui exercent une activité à temps plein. Donc ces chiffres ne tiennent pas compte des étudiants, des chômeurs ou des femmes au foyer par exemple. Dans le temps disponible global, il y a le temps de sommeil (les Français font partie des plus gros dormeurs avec environ 8h30 de sommeil par jour), ou le temps passé pour manger (là encore, la France est championne avec plus de deux heures par jour) mais aussi le temps consacré à ce que l’OCDE appelle le «travail domestique» c’est-à-dire les tâches ménagères, ou la garde de ses enfants. En réalité, «le temps disponible correspond au résidu du temps de travail», résume Romina Boarini, responsable de l’Unité Bien-être à la direction des statistiques de l’OCDE.  Très friands de leur temps libre, les Français sont pour autant productifs. Certes, la France est l’un des pays où l’on travaille le moins en Europe, mais sur le front de l’efficacité des salariés, l’Hexagone se classe quatrième mondial en termes de productivité horaire du travail. Le problème c’est qu’il n’y a pas assez de français qui travaillent !




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