Archive pour le Tag 'chaleur'

Climat : record de chaleur aussi en octobre dans le monde

Climat : record de chaleur aussi en octobre dans le monde

Le mois d’octobre 2023 a été le plus chaud jamais enregistré sur Terre et l’année 2023 aura également battu des records. Avec 15,3°C en moyenne, il a fait 0,85°C de plus que lors d’un mois d’octobre normal (calculé sur la moyenne des températures d’octobre de 1991 à 2020). C’est, de loin, la plus importante anomalie positive mesurée pour un mois d’octobre (un bond de +0,4°C par rapport à la détentrice du record en octobre 2019) et la deuxième anomalie la plus importante jamais mesurée tous mois confondus, après septembre 2023 (+0,9°C).

C’est surtout le cinquième mois d’affilée à battre le record de chaleur pour sa saison. Le mois de juillet 2023 avait même battu le record absolu du mois le plus chaud sur Terre. Depuis, la température moyenne sur la planète est quasiment chaque jour au-dessus du record pour la date. Octobre 2023 était même 1,7°C plus chaud qu’un mois d’octobre à l’ère préindustrielle (1850-1900), avant que les émissions de gaz à effets de serre produits par l’activité humaine et responsables du réchauffement climatique ne s’emballent.

La température moyenne de la surface de la mer n’a, elle aussi, jamais été aussi élevée qu’en ce mois d’octobre, avec 20,79°C. Quant à la banquise de l’Antarctique, elle est 11% moins étendue que la normale à cette période de l’année ; -12% pour l’Arctique.

Habillement : pouvoir d’achat et chaleur diminuent nettement les achats

Habillement : pouvoir d’achat et chaleur diminuent nettement les achats

Selon le Panel Retail de l’Alliance du Commerce qui mesure le niveau de ventes auprès de 60 enseignes d’habillement représentant plus de 10.000 magasins, le chiffre d’affaires du secteur de l’habillement s’est contracté de 15,6% en septembre par rapport au même mois de 2022.

Une forte baisse de la consommation d’habillement qui concerne tous les segments de marché (homme, femme, enfant, chaussures…) et tous les niveaux de gamme (de l’entrée de gamme au premium), précise l’Alliance du Commerce.

En septembre, les clients se sont moins rendus en magasin avec une fréquentation en baisse de 13,8% par rapport au même mois de 2022, ont moins acheté en ligne (-11%) et ont moins dépensé quand ils ont consenti à s’équiper (-2% pour le panier moyen).

Pour l’Alliance du Commerce, c’est la conjonction de plusieurs phénomènes qui explique cette situation.

« Ce mois de septembre, le plus chaud jamais observé en métropole d’après Météo France, avec des températures moyennes très largement au-dessus des normales (+3,6°C), n’a pas incité à acheter la collection automne-hiver actuellement en vente », précise l’Alliance du Commerce.

Ensuite, la confiance émoussée des ménages en cette rentrée qui appréhendent la situation économique future en ce qui concerne leur pouvoir d’achat et le chômage. Après une remontée entre mars et août, la confiance des ménages mesurée par l’Insee a de nouveau fléchi en septembre.

Des pompes à chaleur surtout chinoises

Des pompes à chaleur surtout chinoises

Macron hier a fixé l’objectif d’un million de pompes à chaleur à installer d’ici 2027. Le seul problème c’est que la grande majorité de ces pompes contiennent des éléments chinois ou sont entièrement construites en Chine. Le chef de l’État a décidé de ce délai de 2027 pour espérer qu’une industrie française produise de manière significative ce mode de chauffage.

Se pose aussi la question de la disponibilité de l’électricité en période de pointe.

Dans une étude, l’UFC-Que Choisir s’interroge : « GRDF a calculé que [l'interdiction des nouvelles chaudières à gaz] augmentera fortement la pointe électrique en hiver et nécessitera 10 gigawatts de plus en 2035, soit l’équivalent de 10 réacteurs nucléaires supplémentaires », affirment les auteurs.

« Or, le premier EPR n’est toujours pas en service et aucun autre ne pourra l’être avant 2035, voire 2040. Quant aux énergies renouvelables, elles sont tellement mal-aimées en France qu’elles s’y développent trop lentement pour combler les nouveaux besoins. Pour couronner le tout, notre parc nucléaire a connu de grosses déconvenues l’hiver dernier et il vieillit », poursuivent-ils.

« On pourra faire face à la pointe de demande d’électricité si EDF optimise son parc nucléaire [comme demandé récemment par le gouvernement, ndlr] pour atteindre 350 térawattheures (TWh) dès 2025, mais aussi en doublant le volume d’énergies renouvelables, et en activant la sobriété et l’efficacité », explique un porte-parole de RTE.

L’autre objection majeure et la nationalité des pompes à chaleur en grande majorité importée de Chine. les pompes à chaleur seraient « très massivement importées de Chine », a affirmé Claire Waysand, directrice générale adjointe d’Engie. Une critique largement reprise, y compris au-delà du secteur gazier.

Fin 2024, l’Europe devrait produire autour de 2 millions d’unités par an. « Entre 5,5 et 6 milliards d’euros sont actuellement investis pour augmenter les capacités de production sur le continent », souligne l’Afpac.

Les PAC air/air, souvent bien moins chères et optimisées davantage pour le rafraîchissement, sont fabriquées à 60% sur le Vieux continent, notamment en Italie, Espagne, République tchèque, Allemagne ou Slovénie, selon les chiffres d’Uniclima. « Il y a eu un virage clair dès 2004, après la fameuse canicule de 2003 qui a entraîné des ruptures de stock », précise François Deroche, président de l’Afpac.

Une question se pose néanmoins sur le compresseur, un élément indispensable de la PAC pour transformer les calories prélevées dans l’environnement (air, eau, terre) en chaleur. « Aujourd’hui, la fabrication de ce composant reste majoritairement non européenne », admet-on à l’Afpac.

Il n’empêche que, là aussi, les industriels s’activent face à l’explosion de la demande, comme en République tchèque où un site de production de compresseurs a récemment vu le jour.

Une question se pose quand même à savoir la compétitivité des pompes à chaleur fabriquée en France et en Europe. Les BAC chinoises étant assez souvent plus compétitives comme pour les voitures électriques.

Nouvelle vague de chaleur

Nouvelle vague de chaleur


De nouvelles vagues de chaleur pourraient t permettre d’atteindre encore des records de canicule pour cette période de l’année. Certaines régions pourraient même atteindre jusqu’à 40°. En tout cas, toute la France dépassera largement les 30°.

Lundi, le mercure dépassera les 30°C sur la quasi-totalité de l’Hexagone dans l’après-midi. Les maximales seront comprises entre 32 à 35°C dans le Sud, avec des pointes allant jusqu’à 37 ou 38°C par endroits, notamment en Nouvelle-Aquitaine.

Cette vague de chaleur tardive devrait durer une grande partie de la semaine prochaine, « en s’exportant progressivement au Nord et à l’Est », ajoute l’institut météorologique. « Aucun véritable rafraîchissement n’est entrevu avant au moins le week-end prochain », explique également Météo-France. La nuit, les températures seront également élevées, avec des seuils de canicule frôlés.

Conséquences du réchauffement climatique, les vagues de chaleur tardives pourraient en tout cas se multiplier d’ici 2050.

Chaleur au travail : les droits des salariés

Chaleur au travail : les droits des salariés

Globalement le plan canicule du gouvernement comporte peu de mesures globales et concrètes. Il s’agit surtout d’un recueil de quelques recommandations surtout vis-à-vis des personnes âgées. On n’y traite encore moyen des questions de température au travail.

LE PLAN 2023 DE GESTION DES VAGUES DE CHALEUR

Le plan du ministère de la Transition écologique présenté le 8 juin 2023 contient un axe relatif aux travailleurs et aux entreprises avec 2 actions principales :

L’action 11 annonce la création d’un guide à destination des entreprises concernant les travaux simples réalisables pour améliorer la température dans les bureaux. Le guide contiendra des informations sur le coût des travaux, leur durée et les éventuelles aides existantes.
L’action 12 annonce un renforcement des contrôles de l’inspection du travail lors des vagues de chaleur : « une attention particulière devra être portée aux activités exposant davantage les travailleurs au risque de chaleur, telles que les activités en extérieur (BTP, travaux agricoles), mais aussi la restauration, la boulangerie, les pressings…».

Au-delà de ces recommandations du plan canicule de 2023, l’employeur a tout d’abord une obligation générale en matière de santé et de sécurité lui imposant de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs (mesures de prévention, information et mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. Mais l’employeur est également tenu d’adapter ces mesures en cas de changement de circonstances, telles que l’apparition de fortes chaleurs par exemple.

Ensuite, le Code du travail consacre plusieurs articles précisant les obligations de l’employeur en la matière. Ce dernier doit notamment :

- mettre à la disposition des travailleurs de l’eau potable et fraîche pour la boisson : l’employeur détermine l’emplacement des postes de distribution des boissons à proximité des postes de travail et dans un endroit remplissant toutes les conditions d’hygiène et de conservation. Lorsque des conditions particulières de travail amènent les salariés à se désaltérer fréquemment, l’employeur doit leur mettre à disposition au moins une boisson non alcoolisée ;

- dans les locaux fermés, l’employeur doit veiller à ce que l’air soit renouvelé et ventilé afin d’éviter les élévations exagérées de température .

Si le Code du travail ne donne pas d’indication précise sur les températures maximales au-delà desquelles vous pouvez vous arrêter de travailler, l’INRS et la CNAMTS sont venus faire quelques recommandations.
Ainsi, il est précisé que le travail par forte chaleur, et notamment au-dessus de 33°C, présente des dangers pour la santé des travailleurs. Des mesures préventives simples et efficaces permettent de remédier aux effets de la chaleur :
- travailler de préférence aux heures les moins chaudes,
- effectuer une rotation des tâches avec les postes les moins exposés,
- augmenter la fréquence des pauses,
- limiter le travail physique,
- installer des sources d’eau fraîche à proximité des postes de travail,
- aménager des aires de repos climatisées ou des zones d’ombre…

Par ailleurs, l’employeur est tenu de respecter les recommandations prescrites dans le cadre du plan national canicule.

Attention, vous avez également l’obligation de vous conformer aux directives de votre employeur lorsqu’il s’agit de veiller à votre santé ainsi qu’à celle de vos collègues !

Dans certaines circonstances, vous avez le droit de quitter votre poste de travail. C’est le cas lorsque vous êtes face à une situation qui présente un danger grave et imminent pour votre vie ou votre santé (5). Vous devez alors en alerter immédiatement votre employeur et vous retirer d’une telle situation.
L’employeur ne pourra pas vous demander de reprendre votre poste tant que persiste ce danger.

Aucune sanction et aucune retenue de salaire ne pourra être prise à l’encontre du salarié qui exerce son droit de retrait .

Attention : le droit de retrait ne doit pas créer pour autrui une nouvelle situation de danger grave et imminent !

Enfin, le représentant du personnel au CSE dispose également d’un droit d’alerte lorsqu’il constate une cause de danger grave et imminent, notamment par l’intermédiaire d’un travailleur .

Record de chaleur aussi dans l’Atlantique

Record de chaleur aussi dans l’Atlantique

Record probable des températures dans l’Atlantique en juillet selon les prévisions de l’observatoire européen Copernicus et celles de Mercator Océan international, obtenues vendredi 28 juillet par l’AFP. Selon des données préliminaires communiquées le même jour par l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA), qui utilise un autre système de mesure, ce record a même déjà été battu. »Selon notre analyse, le record (…) est de 24,9°C, et a été observé le 26 juillet », a déclaré à l’AFP Xungang Yin, scientifique aux Centres nationaux pour l’information environnementale (NCEI) de l’agence américaine.

L’Atlantique Nord est devenu un point d’observation emblématique de la surchauffe des océans, sous l’effet de hausse des températures mondiales causées par les activités humaines. Selon Xungang Yin, la température de surface de l’Atlantique Nord « doit continuer à augmenter au cours du mois d’août », a-t-il prévenu, et il est donc attendu que le record annoncé vendredi par la NOAA soit de nouveau battu. La température de 24,9°C est « plus d’un degré plus chaud » que la normale pour cette période de l’année, une moyenne calculée sur 30 ans (entre 1982 et 2011), a-t-il souligné. Au niveau planétaire, la température moyenne des océans bat des records de saisons constamment depuis début avril, sous l’effet du réchauffement climatique.

La hausse de la température de l’eau, même de quelques degrés seulement, peut perturber l’équilibre délicat des écosystèmes marins et avoir des effets en cascade sur la biodiversité.

Semaine du 3 au 9 juillet: nouveau record mondial de chaleur battu

Semaine du 3 au 9 juillet: nouveau record mondial de chaleur battu

«Le monde vient de connaître la semaine la plus chaude jamais enregistrée, selon des données préliminaires», a indiqué l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dans un communiqué, après un mois de juin déjà record en raison de la combinaison du changement climatique causé par l’activité humaine avec les premiers effets du retour du phénomène maritime El Niño.

Selon leurs estimations, les fortes températures (+ 2,3 °C au-dessus des normales de saison, 20,3 °C en moyenne) de l’été 2022 ont causé 61 672 morts entre le 30 mai et le 4 septembre sur le continent européen. Durant l’été 2003, avec 20,2 °C de moyenne sur la saison, l’excès de mortalité avait été de 71 449 décès.

France : vers un climat tropical

CHALEUR : La France glisse doucement vers un climat tropical

La France glisse doucement vers un climat tropical et devrait s’adapter au réchauffement qui pourrait atteindre les 4 degrés, voilà l’objet de la consultation lancée ce 23 mai par l’exécutif, pour définir à quel scénario la France doit se préparer en matière de réchauffement climatique à la fin du siècle. Certaines zones particulièrement exposées (arc méditerranéen, couloir rhodanien, vallée de la Garonne) pourraient connaître jusqu’à 90 nuits tropicales par an.

Le dernier rapport du Giec a lui estimé en mars que le réchauffement climatique atteindrait la barre des 1,5°C au niveau mondial dès 2030-2035.

L’année 2022, la plus chaude jamais enregistrée en France depuis 1900, avec l’été le plus chaud jamais enregistré en Europe.

Ce qui se passe dans les Pyrénées-Orientales présage de ce qui va se passer dans d’autres départements donc, non seulement c’est un sujet pour les producteurs de ce territoire, mais c’est évidemment un enjeu pour toute l’agriculture française

Des bouleversements climatiques, aux conséquences graves. Souvenez-vous des témoignages, recueillis par les équipes de France 3, des habitants des quatre communes privées d’eau potable au mois dans les Pyrénées-Orientales.

Météo: comme en Espagne, déjà des pointes de chaleur en France

Météo: comme en Espagne, déjà des pointes de chaleur en France


En France, on pourra dans un premier temps parler de douceur avec des pointes à 25 ou 26°C jeudi, soit huit degrés au-dessus des normales de saison. Le mercure grimpera encore vendredi Et pourrait atteindre presque 30°

Le mercure devrait encore augmenter vendredi sous l’effet de la chaleur espagnole, au point que les températures dans le Sud-Ouest pourraient cette fois être supérieures de 10 à 12°C aux moyennes habituellement enregistrées fin avril. On pourrait s’approcher des 30°C aux pieds des Pyrénées dans l’après-midi.

Les températures que la France connaîtra à partir de ce jeudi sont liées à un épisode météorologique extrême qui touche actuellement la péninsule ibérique. Le mercure a déjà largement dépassé les 30°C mercredi dans le sud de l’Espagne, notamment dans la capitale andalouse, Séville, où un record mensuel à 36,9°C a été enregistré. Les 36,5°C ont été atteints à Cordoue et 35,5°C à Huelva. Ces records de chaleur pour une fin avril pourraient être battus dès ce jeudi.

« Si les prévisions se confirment, ce serait la canicule la plus intense de celles enregistrées en avril depuis qu’il existe des données », c’est-à-dire depuis 1961, prévenait il y a quelques jours le porte-parole de l’AEMET Rubén del Campo dans un article du quotidien El País.

Le record de chaleur européen pour un mois d’avril, déjà détenu par l’Espagne, pourrait lui aussi être battu. Le 9 avril 2011, la commune d’Orihuela, dans la région d’Alicante, au sud-est de l’Espagne, avait enregistré 39°C, mais selon les météorologues espagnols, la barre des 40°C apparaît atteignable cette semaine au vu de l’intensité de l’épisode de chaleur actuel.

Météo: Déjà des pointes de chaleur en France

Météo: Déjà des pointes de chaleur en France


En France, on pourra dans un premier temps parler de douceur avec des pointes à 25 ou 26°C jeudi, soit huit degrés au-dessus des normales de saison. Le mercure grimpera encore vendredi Et pourrait atteindre presque 30°

Le mercure devrait encore augmenter vendredi sous l’effet de la chaleur espagnole, au point que les températures dans le Sud-Ouest pourraient cette fois être supérieures de 10 à 12°C aux moyennes habituellement enregistrées fin avril. On pourrait s’approcher des 30°C aux pieds des Pyrénées dans l’après-midi.

Les températures que la France connaîtra à partir de ce jeudi sont liées à un épisode météorologique extrême qui touche actuellement la péninsule ibérique. Le mercure a déjà largement dépassé les 30°C mercredi dans le sud de l’Espagne, notamment dans la capitale andalouse, Séville, où un record mensuel à 36,9°C a été enregistré. Les 36,5°C ont été atteints à Cordoue et 35,5°C à Huelva. Ces records de chaleur pour une fin avril pourraient être battus dès ce jeudi.

« Si les prévisions se confirment, ce serait la canicule la plus intense de celles enregistrées en avril depuis qu’il existe des données », c’est-à-dire depuis 1961, prévenait il y a quelques jours le porte-parole de l’AEMET Rubén del Campo dans un article du quotidien El País.

Le record de chaleur européen pour un mois d’avril, déjà détenu par l’Espagne, pourrait lui aussi être battu. Le 9 avril 2011, la commune d’Orihuela, dans la région d’Alicante, au sud-est de l’Espagne, avait enregistré 39°C, mais selon les météorologues espagnols, la barre des 40°C apparaît atteignable cette semaine au vu de l’intensité de l’épisode de chaleur actuel.

Chaleur : record historique 2015 à 2022

 

Chaleur  : record historique  2015 à 2022 

Record de chaleur historique et de façon mécanique record aussi d’effet de serre.

L’an dernier, la température moyenne mondiale était d’environ 1,2°C de plus que durant la période de référence 1850-1900, selon le service européen Copernicus sur le changement climatique (C3S). Plusieurs régions du globe ont connu une année record comme l’Europe occidentale, le Moyen-Orient, la Chine ou la Corée du Sud. Mais la «vision d’ensemble» est plus importante que les anomalies annuelles, a rappelé mardi lors d’une conférence de presse Carlo Buontempo, directeur du C3S: car si 2016 reste l’année la plus chaude, «2022 s’inscrit dans la lignée des huit dernières années, qui sont les huit plus chaudes jamais enregistrées à l’échelle de la planète», toutes ayant enregistré au moins +1 °C par rapport à l’ère préindustrielle.

Chaleur  : record historique  2015 à 2022  dans environnement

Les températures moyennes augmentent plus vite au niveau des pôles; selonune étude publiée dans la revue Communications Earth & Environment, l’Arctique s’est même réchauffé près de quatre fois plus vite que le reste du monde lors des quarante dernières années. . En Antarctique, en février dernier, la glace a atteint son étendue la plus faible en 44 ans d’enregistrement par satellite à cette période de l’année.

 

2022 est la deuxième année la plus chaude (et celle avec l’été le plus chaud) jamais enregistrée au niveau européen, mais elle figure en première place du tableau dans plusieurs pays d’Europe de l’ouest comme la France, le Royaume-Uni, l’Espagne ou le Portugal.

Selon les données du programme Copernicus, «les températures européennes ont augmenté de plus du double de la moyenne mondiale au cours des trente dernières années et le taux d’augmentation est le plus élevé de tous les continents du monde», avec +0,5°C par décennies, selon l’organisation météorologique mondiale.

 2015 ? dans environnement

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Dérèglement climatique: Record absolu de chaleur en octobre

Dérèglement climatique: Record absolu de chaleur en octobre

Record absolu jamais connu en octobre avec souvent des températures de 30° et même davantage. Une sorte d’été indien exceptionnel qui a réjoui les touristes et les autres, favorisé la prolongation des cultures de légumes mais aussi bouleversé la biodiversité avec des repousses prématurées qui normalement doivent se produire au printemps.Ce mois d’octobre 2022 aura été le mois d’octobre le plus chaud jamais enregistré depuis le début des mesures météorologiques en 1900, avec +3,5°C par rapport aux normales, rapporte La Chaîne Météo.

Tout au long de ce mois, c’est de l’air chaud d’origine saharienne ou subtropicale qui est remonté du nord de l’Afrique vers la France. Ce qui s’explique par une situation de blocage entre un système dépressionnaire atlantique et un anticyclone du Maghreb à la France qui a maintenu un flux de sud tout au long du mois sur nos régions, parfois accompagné de brèves mais violentes dégradations orageuses, comme en été, d’aprés La Chaîne Météo.

Par moments, du sable est même directement remonté du Sahara, recouvrant les voitures de dépôts de poussières lorsque des orages ont éclaté.
Sécheresse
Ce mois d’octobre est très déficitaire en précipitations, de -31% à l’échelle nationale. Il faut remonter à 2017 pour retrouver un mois d’octobre plus sec. Perpignan, Agen et Toulouse ont même connu leur mois d’octobre le plus sec de leur histoire.

C’est surtout du 16 au 29 octobre que la douceur et la chaleur ont atteint des niveaux exceptionnels, avec des températures dignes du cœur de l’été avec des maximales supérieures à 30°C dans le Sud et près de 25°C au Nord.

Des records de chaleur mensuels ont été battus entre le 23 et le 30 octobre, en Corse à Figari (2A) et Ajaccio (2B) ou dans les Pyrénées Atlantiques à Ger (64). Bordeaux (33) a enregistré le 16 octobre les 30°C les plus tardifs de l’histoire de la station.
Le 29 octobre, l’indicateur thermique national a atteint 19,5°C. Soit 7,2°C au-dessus de la normale et ce qui correspond normalement à un 20 juin ou à un 29 août.

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Nouvelle vague de chaleur

Nouvelle vague de chaleur 

Une nouvelle vague de chaleur cette semaine. Aussi une prolongation de la sécheresse qui pourrait amener le gouvernement à donner un vrai contenu à son plan ORSEC de l’eau. Pour l’instant en effet il ne s’agit que de mesures dont beaucoup sont des gadgets

Le deuxième pic de chaleur de cette troisième vague va intervenir en fin de semaine prochaine, autour de vendredi. A Paris, les 30 degrés devraient être atteints dès lundi et les dépasser à partir de mardi. « Chaque jour sera globalement plus chaud, jusqu’à atteindre 35 degrés dans la capitale vendredi », anticipe Françoit Jobart de Météo France.

Le manque de précipitations significatives prévues pour la semaine prochaine devrait aggraver la sécheresse en cours dans l’Hexagone. « Les pluies orageuses, il y en aura, mais essentiellement sur le relief ou la région PACA. Cela pourra améliorer très localement la situation. Mais, sur la grande majorité du pays, ça va rester désespérément sec », déplore François Jobard.

Au manque de pluie devraient s’ajouter des conditions très ensoleillées et des vents de nord-est. « Le soleil et le vent dessèchent, les sols vont encore perdre de l’eau cette semaine », conclut le prévisionniste. Comme le rappelle Météo France sur son site, le mois de juillet 2022 a également été marqué par un déficit record de précipitations, devenant le mois de juillet le plus sec et le deuxième mois le plus sec depuis le début des mesures.

Chaleur et pic d’ozone : changer de politique

Chaleur et pic d’ozone : changer de politique

 

Alors que la France s’enfonce encore une fois dans un pic de chaleur et dans un pic de pollution à l’ozone, il faut repenser notre manière de faire face à ce polluant différent des autres. ( l’Opinion)

Olivier Blonddélégué spécial en charge de la lutte contre la pollution de l’air au Conseil Régional d’Ile-de-France

De tous les polluants de l’air, l’ozone est en effet le seul dont la situation se dégrade dans notre pays. Sur les dix dernières années, sa concentration moyenne a augmenté environ de 25 %, tandis que les autres diminuaient de 30 à 40 % ! Quant aux pics de pollution à l’ozone, ils dépendent de réactions chimiques qui prennent place sous l’action conjuguée du rayonnement solaire et de la température, pendant les épisodes de type caniculaire. Leur nombre augmente logiquement avec le réchauffement climatique.

Le problème est d’autant plus complexe que l’ozone est produit à partir d’autres molécules par des mécanismes parfois paradoxaux : c’est ainsi que certaines molécules comme le NO2 jouent un rôle tantôt positif tantôt négatif sur sa formation ; et que d’autres molécules – les COV – sont très largement produites par des sources naturelles comme les forêts.

Trois pistes. Cette chimie particulière explique que les mesures recommandées en pic de pollution et inspirées des autres polluants, issus très largement de la circulation automobile ou du chauffage urbain, n’aient que peu d’effet. La circulation différenciée qui vient d’être mise en place à Marseille ou la diminution de la vitesse maximale, recommandée dans d’autres régions, ne changeront pas grand-chose. Seule l’amélioration météorologique prévue pour mercredi résoudra le problème. Ce n’est pas pour dire qu’il ne faut rien faire, tout au contraire. Il va même falloir en faire bien davantage, puisque la situation se détériore. Mais quel est le bon chemin ? Il faut explorer trois pistes d’amélioration.

La première consiste à renforcer spécifiquement nos efforts sur cepolluant qui obéit donc à des logiques différentes des autres. Et il faut le faire à la fois sur le long terme et le court terme. Des problèmes différents exigent des solutions différentes.

La deuxièlme est d’adapter les recommandations prévues en cas de pic d’ozone. Mais pour cela, il faut évaluer l’efficacité des mesures existantes. Alternativement, quel pourrait-être l’impact de mesures nouvelles encourageant le télétravail, ou celles sur les usages domestiques émetteurs de COV, par exemple ? La complexité des réactions chimiques comme celle des comportements humains pourrait nous réserver bien des surprises, mais il n’existe aucune étude sur ce sujet précis.

 

La troisième est d’insister sur des mesures d’adaptation. Les pics d’ozone exercent un impact particulier sur les personnes sensibles, comme les enfants et les personnes avec des difficultés respiratoires. Ils atteignent également les écosystèmes. Comment mieux protéger la santé des personnes et les rendements des cultures ?

Tout cela doit bien évidemment se placer dans le cadre général de la lutte contre le changement climatique, qui va aggraver la situation. Mais, encore une fois, prendre conscience de la spécificité du problème de l’ozone est la clé pour pouvoir y apporter une solution.

Olivier Blond est délégué spécial en charge de la lutte contre la pollution de l’air au Conseil Régional d’Ile-de-France. Auteur du «Plaidoyer pour une écologie de droite» , Editions Albin Michel, 2022

Climat : vague de chaleur sans précédent

Climat : vague de chaleur sans précédent

 

Une vague de chaleur sans précédent va toucher la France après l’Espagne cette semaine. Des températures complètement hors de saison qui pourront dépasser 40° dans certains cas. En cause évidemment des phénomènes conjoncturels qui se combinent avec des éléments plus structurels liés au réchauffement global de la planète. S’ajoutent à cela et se combinent des périodes de sécheresse qui vont notamment lourdement peser sur les productions agricoles et même provoquer des crises de la faim dans les pays en développement.

Une vague de chaleur a touché l’Espagne, lundi 13 juin, avant de gagner la France mardi. Cet épisode, qui survient quelques jours après le mois de mai le plus chaud depuis au moins 100 ans en Espagne, se traduit par « des températures extrêmes », selon le porte-parole de l’agence météorologique espagnole (Aemet). Il « pourrait durer jusqu’à la fin de la semaine », a-t-il ajouté. « Cette chaleur extrême, à ce moment du printemps, n’est pas normale » et est due au  »réchauffement climatique », a-t-il souligné.

Selon l’Aemet, les températures dépasseront les 40 °C dans le centre et le sud de l’Espagne durant la semaine. Elles pourraient même grimper jusqu’à 43 °C en Andalousie, notamment à Cordoue et Séville. La nuit, le mercure ne descendra pas sous les 20 ou 25 °C dans ces régions d’Espagne.

Cette vague de chaleur est provoquée par une dépression localisée entre les Açores et Madère, qui ramène progressivement sur l’Europe occidentale de l’air très chaud en provenance du Maghreb. Elle va toucher la France à partir de mardi, avec des températures qui atteindront là aussi les 40 °C, notamment dans le Sud-Ouest.

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