Archive pour le Tag 'chaîne humaine'

Aéroport Notre-Dame-des-Landes: chaîne humaine géante

Aéroport Notre-Dame-des-Landes: chaîne humaine géante

 

 

Les estimations restaient très divergentes, entre la préfecture de Loire-Atlantique qui affirme que les manifestants n’étaient que 12.000 et que la chaîne n’était pas tout à fait complète, et les organisateurs estimant qu’il y avait de quoi faire « une chaîne et demie », soit 40.000 personnes.  Un écart d’estimation similaire à celui observé le 17 novembre lors d’une importante manifestation d’opposants évalués à 13.500 personnes selon la préfecture tandis que les organisateurs se comptaient 40.000.  Un photographe et une vidéaste de l’AFP, qui ont survolé la zone en hélicoptère, ont constaté de visu que la chaîne, bien qu’incomplète sur certains brefs tronçons, comptait deux à trois rangs d’épaisseur à d’autres endroits.   »C’est une victoire de la mobilisation citoyenne », a souligné sur place Jean-Philippe Magnen, porte-parole d’Europe-Écologie-Les Verts (EELV), venu participer à la chaîne avec les principaux dirigeants d’EELV.  Des opposants se réclamant pour la plupart des plus de 200 comités anti Notre-Dame-des-Landes de toute la France avaient fait le déplacement en famille, en voiture ou en autocar, mais aussi en vélo pour certains Nantais, Bretons ou Vendéens.  Des habitants de Béziers, de Lille ou du Languedoc ont passé la nuit sur les routes pour arriver à temps. Des retraités en tenue de randonnée mais aussi des familles entières avec de jeunes enfants étaient présents, munis de drapeaux à l’effigie du mouvement d’opposition, un avion barré de rouge.  Venus de Savoie, Yves, Serge et Marc, ont traversé la France en autocar dans la nuit. « Chez nous il y a le projet de tunnel Lyon-Turin, dix fois pire financièrement encore que cet aéroport », soulignent-ils. « Moi je me bats pour mes petits-enfants », ajoute Yves, bras tendus, donnant la main à ses deux collègues alors que la chaîne se forme.  Une famille avec deux enfants dont un petit bébé de trois semaines pique-niquait peu avant sur la route. « Nous sommes agriculteurs près de Rennes, ce projet va encore détruire des terres agricoles », soulignent Stéphanie et Cyril, la trentaine.  Non loin, c’est un élégant sexagénaire britannique qui a traversé la Manche pour passer son samedi sur la « Zad », zone d’aménagement différé dédiée au projet d’aéroport.  John Stewart, originaire de Londres, explique: « En 2008, les gens de Notre-Dame-des-Landes sont venus nous aider lorsque nous nous battions contre le projet de troisième piste à l’aéroport d’Heathrow ». « Ce projet a été abandonné en 2010, c’est normal que je sois ici aujourd’hui », ajoute M. Steward.   »Le projet n’est pas abandonné: ce que nous voulons c’est l’arrêt de ce projet », a souligné sur place l’ancienne candidate à la présidentielle d’EELV Eva Joly.   »Nous avons bien conscience que les porteurs du projet n’ont pas l’intention d’abandonner et que leur stratégie est l’enlisement », a pour sa part déclaré une des opposantes historiques, Françoise Verchère, conseillère générale (Parti de gauche) et présidente du Cedpa (élus doutant de la pertinence de l’aéroport).  Sur le côté de la route, une large banderole dénonçait: « Notre Dame d’Hollande, Ayrault port du délire », visant autant le président de la République que son Premier ministre, ancien député-maire de Nantes où il était l’un des porteurs du projet .  Au terme des conclusions de trois rapports gouvernementaux sur le projet rendus à la mi-avril, le principe du transfert de l’aéroport a été réaffirmé mais il a de grandes chances d’être repoussé au-delà de la date d’inauguration prévue de 2017 du fait des modifications demandées.  Le projet prévoit le transfert de l’actuel aéroport de Nantes, situé au sud de l’agglomération, à Notre-Dame-des-Landes, commune située à quelque 30 km au nord.

Ayraultport Notre-Dame-des-Landes: chaîne humaine

Ayraultport Notre-Dame-des-Landes: chaîne humaine

Une chaîne humaine est organisée samedi après-midi par les opposants au projet de transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes (Loire-atlantique), un projet en suspens du fait des recommandations émises par des rapports remis au gouvernement.  Cette manifestation devrait se dérouler dans un contexte apaisé après le retrait de la zone des forces de l’ordre le 20 avril, après la reprise du dialogue entre opposants institutionnels (agriculteurs, élus, militants écologistes) et autorités, et l’arrêt des opérations d’expulsions qui ont marqué l’automne.  Les opposants se félicitent également dans l’ensemble des recommandations issues des conclusions de trois rapports gouvernementaux sur le projet qui ont été rendues à la mi-avril. Même si dans ces conclusions le principe du transfert de l’aéroport a été réaffirmé, son inauguration a de grandes chances d’être repoussée au delà de la date initialement prévue de 2017.  En juin la préfecture de Loire-Atlantique devrait annoncer les implications, en termes de calendrier, des modifications réclamées par les experts qui ont rédigé les rapports, afin de limiter l’impact de la nouvelle infrastructure sur l’environnement et les terres agricoles.  Sur la zone du futur aéroport, entre 100 et 300 opposants anticapitalistes, selon les périodes, vivent dans une cinquantaine de cabanes reconstruites depuis fin novembre et disséminées sur le tracé des projets de pistes et d’aérogare.  Pour entourer entièrement le site de la zone d’aménagement différé (ZAD) samedi, comme l’espèrent les opposants, 20.000 personnes seront nécessaires pour ce périmètre de 25 km.   »L’idée est de dire qu’on encercle cette ZAD et qu’elle est donc sous protection populaire: le symbole demeure », a expliqué cette semaine à l’AFP Françoise Verchère, conseillère générale du Parti de gauche et opposante historique au projet.  Les opposants anticapitalistes au projet, auto-baptisés « zadistes », se disent quant à eux moyennement impliqués dans cet événement « médiatique ».  Le projet de transfert de l’actuel aéroport de Nantes, situé au sud de l’agglomération, à Notre-Dame-des-Landes, commune située à quelque 30 km au nord, est soutenu principalement par l’Etat, qui en a attribué la concession au groupe Vinci, et les collectivités locales socialistes concernées dont la ville de Nantes, fief du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, défenseur du projet.

 




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