Archive pour le Tag 'CGT'

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CGT- Thierry Lepaon : l’appartement était déjà refait à neuf

CGT- Thierry Lepaon : l’appartement  était déjà refait à neuf

Une affaire assez triste qui va discréditer l’intéressé qui s’enfonce un peu plus dans sa défense mais une affaire  qui va aussi discréditer un peu plus la CGT et le syndicalisme en général. Un syndicalisme déjà bien mal en point avec l’hémorragie d’adhérents (5% de syndiqués en France à jour de leurs cotisations). Un syndicalisme surtout discrédité par son incapacité à comprendre les problématiques économiques et même sociales. Il faut dire que les patrons ne font rien pour élever le débat et la médiocrité entraine la médiocrité.  L a CFDT exceptée, la plupart des syndicats adoptent  des postures corporatistes et donc  des stratégies d’opposition à toute évolution. Pas étonnant la plupart des permanents sont des fonctionnaires (ou agents d’entreprise publiques). En outre la plupart sont permanents à vie, se coupent des réalités et privilégient  l’intérêt de leur organisation par rapport à celui de ceux qu’ils sont censés représenter. L’affaire de l’appartement de Lepaon n’est pas grave pas seulement par la somme en jeu mais surtout par le symbole qu’il donne ; la première question qu’il faudrait se poser c’est pourquoi un appartement de fonction ? Tous les permanents ont-ils un appartement de fonction ? La réponse à cette dernière question est non. Dès lors pourquoi au seul secrétaire général et pourquoi des travaux considérés auusi somptuaires par des mandants dont la plupart ont des fins de mois difficiles. C’est donc Nouveau coup de tonnerre dans l’affaire des travaux effectués dans l’appartement du secrétaire général de la CGT. Une semaine jour pour jour après les première révélations du Canard Enchaîné, qui expliquaient comment Thierry Lepaon avait fait effectuer 130.000 euros de travaux dans son appartement aux frais de la CGT, le journal satirique en remet une couche. Désormais, c’est la légitimité d’avoir fait faire des travaux dans cet appartement qui est remise en cause… puisqu’il venait tout juste d’être refait par son propriétaire!  «Pas une rénovation de haut standing», écrit l’hebdomadaire satirique, mais des travaux tout ce qu’il y a de plus honnête. Un coup de peinture blanche sur les murs de l’appartement, une moquette toute neuve, agrémentés de meubles Ikéa posés dans la cuisine. «C’était parfait pour un jeune couple», explique le propriétaire de l’appartement. Parfait pour un jeune couple, mais pas – à l’évidence – pour Thierry Lepaon: la CGT a entrepris d’arracher la moquette pour y poser du parquet flottant, et de mettre un coup de pinceau plus soigné sur les murs de l’appartement.Autre surprise révélée par le Canard Enchaîné : la «vraie» surface dudit appartement, qui ferait en réalité 40 mètres carrés de moins que ce qui était annoncé initialement… Avec cette surface, les 2000 euros de loyer mensuels que la CGTqualifiait de «bonne affaire» se révèlent finalement être tout à fait raccords avec les prix actuels du marché. L’appartement avait été présenté à ce prix sur la vitrine de l’agence, et avait récolté trois candidatures. C’est celle de la CGT qui a remporté la mise, notamment grâce à la liste des travaux et aménagements qu’elle comptait effectuer à ses frais.  Un devis de travaux gratiné culminant à un peu moins de 150.000 euros (105.000 euros de travaux et 45.000 de fournitures et de mobilier) qui a été approuvé et signé par le trésorier de la CGT. De cette manière, la petite entreprise AD Peinture, qui a réalisé les travaux, a signé – de loin – son contrat de l’année: cette dernière qui emploie deux personnes affichait 239.900 euros de chiffre d’affaires pour 2013. Avec devis faramineux, la petite entreprise artistique initialement spécialisée dans les peintures décoratives (pochoirs, fresques, faux bois) s’est donc adonnée à des activités beaucoup plus diversifiées: plomberie, électricité, maçonnerie… Un effort qui s’est vérifié sur les prix qu’elle a proposés à la CGT. Certains travaux se sont révélés exceptionnellement onéreux.  Les toilettes qui ont été installées dans l’appartement de Thierry Lepaon en sont un parfait exemple: elles contiennent la bagatelle de… 4553 euros de fournitures, incluant 1397 euros pour une cuvette classique et 1595 euros de «lave-mains», écrit le Canard Enchaîné. Des détails qui accentuent encore davantage la pression sur le secrétaire général de la CGT, qui déclarait, pas plus tard que ce matin, qu’il a «découvert par la presse» le montant des travaux.

 

130 000 euros pour rénover l’appartement du numéro1 de la CGT

130 000 euros pour rénover l’appartement du numéro1 de la CGT

 

Selon le Canard Enchaîné à paraître mercredi, les travaux de rénovation de l’appartement de fonction de Thierry Lepaon, numéro un de la CGT, ont coûté 130 000 euros au syndicat.  Une addition qui aurait pu être encore plus élevée si l’on en croit le devis initial dont Le Parisien s’est procuré une copie.  La restauration du logement du responsable syndical était estimée à 150 000 euros avant que, selon l’hebdomadaire, Thierry Lepaon ne renonce à l’installation d’un home cinéma ou d’une cave à vin dans l’appartement situé en banlieue parisienne. Ancien de Moulinex, Thierry Lepaon, élu en mars 2013 à la tête de la confédération, habitait auparavant dans le Calvados, d’où la nécessité pour la centrale de lui trouver un appartement de fonction. Le loyer de cet appartement de 120 mètres carrés situé le long du bois de Vincennes, près de Paris, est de 2.000 euros, selon le Canard Enchainé. De son côté, la CGT a affirmé dans un communiqué que «le Canard enchaîné s’est procuré un devis estimatif portant sur un ensemble de travaux exécutés dans l’appartement occupé par le secrétaire général de la CGT». «Pour la première fois, la CGT a élu un secrétaire général habitant en province. Elle se devait de mettre à sa disposition un logement de fonction en région parisienne entièrement équipé. La Confédération a donc décidé de louer un appartement, proche du siège de la CGT, pour permettre au secrétaire général d’exercer son mandat», souligne le communiqué de la CGT.  Le secrétaire général de la CGT qui a succédé à Bernard Thibault à l’issue d’une longue crise de succession a déjà annoncé qu’il briguerait un deuxième mandat lors du prochain congrès de la confédération en 2016.

 

SNCM : Cuvillier est un liquidateur » (CGT)

SNCM : Cuvillier est un liquidateur » (CGT)

Au 12e jour de grève, le secrétaire d’Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, estime désormais que le redressement judiciaire est « le seul moyen pour redonner un avenir à la SNCM ». Il l’a dit dans un entretien au journal régional La Provence. Et l’idée ne vient pas de nulle part : elle est celle du gouvernement. Le Premier ministre Manuel Valls l’a confirmé ce samedi matin. « C’est important de tenir un langage de vérité à l’égard des acteurs économiques (…) mais surtout à l’égard des salariés. C’est sur cette voie qu’il faut construire l’avenir de cette société. » La réaction syndicale ne s’est pas fait attendre. « Le redressement judiciaire, c’est un moyen de démanteler la SNCM, avec plus d’un millier de licenciements. Ce n’est pas acceptable pour nous. M. Cuvillier est un menteur et un liquidateur. Il a fallu 12 jours de grève, précédés d’un préavis d’un mois, pour avoir ça ? », fulmine ainsi le représentant CGT des marins, Frédéric Alpozzo. Et son collègue de la CFE-CGC, Maurice Perrin, représentant des actionnaires salariés au conseil de surveillance, de renchérir : le secrétaire d’Etat, dit-il, est « passé aux aveux. Si nous n’avions pas porté l’exigence de clarification et de vérité, on nous aurait caché la vérité jusqu’en octobre. C’est un procédé honteux, scandaleux. » Car c’est la première fois que l’Etat, actionnaire à 25% de la SNCM, envisage publiquement cette option pour faire face aux pertes – 14 millions en 2012. Et le secrétaire d’Etat d’ajouter que « seul ce plan de redressement peut permettre de mettre fin aux contentieux européens » – Bruxelles a condamné la SNCM à rembourser deux fois 220 millions d’euros d’aides publiques jugées illicites… Le spectre d’une SNCM recentrée sur la seule desserte Marseille-Corse, et délestée de ses liaisons depuis Nice et Toulon, ressurgit donc. C’est pourquoi les syndicats évoquent la crainte d’un millier de suppressions d’emplois, en sus des 500 départs volontaires (sur 2.600) auxquels ils se sont rangés en janvier dernier.

 

Elections SNCF : la CGT en baisse

Elections  SNCF : la CGT en baisse

La CGT a perdu des suffrages au profit de l’Unsa et de la CFDT lors des élections professionnelles du 20 mars. La participation a chuté de 73,84% en 2011 à 69,37%. Selon la direction ce vendredi, la CGT a recueilli 35,64% des voix, soit une baisse de 1,69 point par rapport à 2011. L’Unsa a obtenu quant à elle 22,98% des suffrages, soit une hausse de 1,5 point, tandis que la CFDT, au quatrième rang, a totalisé 14,7% de votes, soit une progression de 0,94 point. De son côté, SUD-Rail reste le troisième syndicat de l’entreprise publique, avec 16,99%, soit une baisse de 0,39 point. FO obtient, elle, 9,4% des voix (+0,82 point). Mais elle n’atteint pas le seuil des 10% permettant à un syndicat d’être représentatif dans l’entreprise publique. Pour la première fois, les deux syndicats réformistes, l’Unsa et la CFDT, représentent ensemble 37,68%, soit plus que la CGT. Et ce alors que la centrale dirigée par Thierry Lepaon est en pointe contre la future réforme ferroviaire annoncée par le gouvernement. Selon le directeur des ressources humaines de l’entreprise, François Nogué, ces résultats montrent que « la recomposition syndicale de la SNCF qui est en cours depuis plusieurs années se confirme et s’accentue, et ils témoignent de la transformation du groupe ».

 

FO : refuse de rencontrer la CGT et la CFDT

FO : refuse de rencontrer  la CGT et la CFDT

Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière, a refusé l’invitation de Laurent Berger (CFDT) et Thierry Lepaon (CGT) à former un front syndical uni, qui aurait constitué une première depuis l’élection de François Hollande Je ne crois pas aux choses artificielles Jean-Claude Mailly (FO) « Je n’y serai pas pour deux raisons, a expliqué Mailly sur RTL vendredi. La première est que je n’aime pas répondre aux convocations, a commencé le syndicaliste, précisant que ce n’est « que de la méthode ». Il a ensuite évoqué une raison « de fond » : « Je ne crois pas aux choses artificielles », affirmant qu’il ne veut pas « faire semblant d’être d’accord » avec la CGT et la CFDT.) Jean-Claude Mailly ne croit pas « au syndicalisme rassemblé », soulignant qu’il existe « des désaccords entre organisations », notamment sur le front de l’emploi, ou encore des retraites. Et de conclure : « Si c’est pour faire une photo où l’on est [juste] là tous ensemble, et bien je suis désolé, je n’ai pas le temps d’aller chez le coiffeur pour être beau sur la photo d’ici lundi ».

CGT- retraites : mobilisation en septembre

CGT-  retraites : mobilisation en septembre

Le numéro un de la CGT, Thierry Lepaon, a annoncé ce lundi que son syndicat allait organiser quatre meetings et lancer une journée de mobilisation début septembre contre « une énième réforme des retraites« , estimant que le gouvernement est de « plus en plus sensible » aux arguments du patronat. Cette déclaration intervient quelques heures après les propos du leader de la CFDT opposé au rapprochement des modes de calcul des retraites entre le privé et le public. « Nous n’accepterons pas une nouvelle diminution de la rémunération du travail et de remise en cause des droits à la retraite par une énième réforme de notre système de retraite », a affirmé M. Lepaon, lors d’une conférence de presse, au cours de laquelle il a exposé les positions de la CGT, en vue de la conférence sociale organisée à la fin de la semaine. Thierry Lepaon a réitéré son opposition à un allongement de la durée de cotisation, évoqué dimanche soir par le président François Hollande, et a renouvelé la demande de la CGT d’une contribution des revenus financiers pour assurer la protection sociale. La date de cette journée d’action sera décidée « en lien avec le calendrier parlementaire concernant les grands dossiers sociaux et notamment la réforme des retraites », a expliqué Tierry Lepaon. Le leader de la CGT a estimé que, lors des rencontres préliminaires avant la conférence sociale des 20 et 21 juin, il est apparu que « le gouvernement est de plus en plus sensible à ce que peut dire le patronat ».  Le syndicaliste reconnaît quelques « points positifs » à l’action gouvernementale – notamment la création de la banque publique d’investissement – « mais, aujourd’hui, c’est la déception qui domine », a-t-il jugé. Thierry Lepaon a souhaité que la mobilisation à la rentrée soit la « plus unitaire possible ». Il a relevé l’exemple du patronat qui, « avant la conférence sociale, a réussi à se mettre d’accord » sur la candidature de Pierre Gattaz à la tête du Medef pour succéder à Laurence Parisot, « pour peser sur le choix du gouvernement ».Selon lui, compte tenu de la manière dont M. Gattaz « s’est exprimé ces dernières semaines sur des contenus et sur la méthode du dialogue social, il est prévu qu’il puisse y avoir un changement avec la période qui a été celle de Laurence Parisot ». Thierry Lepaon a décelé neuf « points de convergence » entre les positions de la CGT et celles des autres syndicats, dont la CFDT: « l’Europe sociale, l’égalité professionnelle, la qualité de vie au travail, la santé au travail, le refus de la baisse des pensions de retraites, la lutte anti-discrimination, le plan d’action pour l’emploi, les droits syndicaux, le droit de regard » des représentants syndicaux. Concernant les retraites, la CGT propose notamment un retour à l’âge légal à 60 ans et la constitution d’une « maison commune de la retraite » pour créer « une coordination entre les régimes de retraites » et « un socle de droits communs valables pour tous », a précisé Eric Aubin, secrétaire confédéral chargé de ce dossier. La CGT demande aussi une « réorientation » des 200 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises. « On est passé d’une politique d’aide aux entreprises qui en ont besoin à une politique de droit des entreprises à disposer de l’argent public », a accusé Thierry. Lepaon. Concernant l’emploi, la centrale demande notamment un bilan des contrats de génération et des contrats d’avenir.

 

Mittal Florange : plainte de – FO et de la CGT

Mittal Florange : plainte de  - FO et de la CGT

La  CGT et FO s’apprêtent, selon les informations d’Europe 1, à porter plainte contre la famille Mittal pour préjudice moral. Une action qui n’est pas suivie par la CFDT , du leader charismatique Edouard Martin, accusée par les autres organisations d’être rentrée dans le rang.  Trois cabinets ont été contactés, dont l’un des poids lourds parisiens sur ces questions, pour mener le combat judiciaire des syndicats face à Lakshmi Mittal. Avec l’objectif d’obtenir le plus d’indemnités possibles pour les salariés de Florange, après la fermeture des hauts-fourneaux, entérinée début avril. Pour l’un des avocats, les salariés peuvent espérer jusqu’à 10.000 euros de préjudice en plus des indemnités de licenciement. « Mittal a 16 milliards en poche, il peut en redistribuer un peu ! » conclut d’ailleurs un des salariés.  Mardi, le géant de l’acier doit annoncer un investissement de 33 millions d’euros, sur trois ans, sur le site de Florange, avec la création de postes scientifiques pour un grand programme de réduction des émissions de CO2. Cette annonce est loin de calmer les revendications des syndicats qui se sont trouvés une nouvelle cible en la personne de François Hollande.  La CGT et FO accusent en effet le locataire de l’Elysée, qui prépare en secret pour une visite en Moselle courant mai, de vouloir sauver la face de la CFDT. « Aujourd’hui, il y a une hémorragie de la CFDT. Les gens sont écoeurés, et ils viennent nous voir », assure au micro d’Europe 1 Walter Broccoli, le représentant FO sur le site de Florange. Pour certains ouvriers, le nouveau patron de la CFDT, Laurent Berger, a muselé ses troupes à Florange au point que certains ont même déchiré leurs cartes de la CFDT. La CGT et FO promettent même d’ériger une pierre tombale au nom du président de la République aux abords de l’usine, à l’image de celle qu’ils avaient installée pour Nicolas Sarkozy. « On écrira : ci-gît les promesses et les faux espoirs de monsieur François Hollande le 24 février 2012″, enrage Walter Broccoli. Avant de conclure : « On est en colère, on est encore une fois en train de faire tourner en bourriques les salariés de Florange ».

 

« La CGT n’a pas voulu une grande manifestation »

« La CGT n’a pas voulu une grande manifestation »

 

 

 

« Si la CGT, organisation très puissante, avait voulu plus de gens dans la rue, elle l’aurait fait ! Elle n’a pas voulu une grande manifestation », a estimé mercredi sur Europe 1 Raymond Soubie, membre du Conseil économique, social et environnemental et conseiller de Nicolas Sarkozy de 2007 à 2010, au sujet du bilan mitigé de la manifestation sur l’emploi de mardi. « Je crois que les Français sont fatalistes devant la situation actuelle. Cela peut tourner en éruption sociale, soit en un tournant politique populiste comme c’est le cas en Italie », estime par ailleurs le spécialiste.

Manifestation CGT-FO contre l’accord pour l’emploi

Manifestation CGT-FO contre l’accord pour l’emploi

 

De toute évidence la ligne de clivage entre le syndicalisme réformisme et le syndicalisme radical s’accroit. « Il y a des divergences, mais il n’y a pas de guerre syndicale ». Laurent Berger, leader de la CFDT, a pourtant tenté de relativiser lundi les tensions entre son propre syndicat, la CGT, et Force ouvrière, dans une interview aux Echos. Pourtant, le ton est bien monté d’un cran la semaine dernière. Vendredi, le même Laurent Berger avait accusé la CGT de parfois avoir des « positions dogmatiques » dans ses négociations avec le patronat. « Positions dogmatiques » qui seraient directement responsable de la fermeture de l’usine Goodyear d’Amiens nord. Simple « divergence » ? Les propos ont en tout cas suscité une vive indignation du côté de la CGT. Et Jean-Claude Mailly, leader de FO, a également exprimé son désaccord.  La fracture entre les syndicats se cristallise notamment autour de l’accord sur la sécurisation de l’emploi, conclu à la mi-janvier. CFDT, CFTC et CFE-CGC ont accepté de signer avec le Medef, tandis que CGT et FO le rejettent en bloc. Bernard Thibault, leader de la CGT, a même annoncé dimanche que sa confédération préparait une action commune avec FO. « On nous verra sans doute dans la rue dans les semaines qui viennent, avec Force ouvrière », a-t-il ainsi avancé. L’accord, qui prévoit notamment la possibilité pour une entreprise de baisser les salaires pendant deux ans en cas de difficulté économiques ou encore une simplification des procédures de licenciement, est jugé trop favorable au patronat par les deux syndicats. « Désormais la CFDT apparaît comme l’organisation grâce à qui – ou à cause de qui – cet accord a été signé », décryptait vendredi Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du Travail. « Elle conforte sa position de pilote du réformisme en France », expliquait-il. En face, FO et CGT se trouvent au contraire dans un contexte qui les pousse à se radicaliser. Selon le spécialiste, le débat autour de l’accord permet ainsi à la CGT d’affirmer « une ligne très dure et de rester unie dans le cadre de la préparation de son Congrès » de mars. Congrès lors duquel Bernard Thibault va passer le témoin à Thierry Lepaon, après une longue crise de succession. D’un autre côté, FO est « tentée de concurrencer », aux élections professionnelles, une CGT « avec laquelle elle partage, notamment dans l’industrie, un public assez comparable », relève Dominique Andolfatto, chercheur en sciences politiques, spécialiste du syndicalisme. « Cela semble être la course à celui qui sera le plus radical pour gagner les élections », résume le chercheur.  FO et CGT ne font d’ailleurs pas front commun sur tout. Jean-Claude Mailly a en effet exprimé vendredi son accord avec Laurent Berger pour critiquer le comportement de la CGT à l’usine PSA d’Aulnay. « Je ne suis pas d’accord avec ce qu’y fait la CGT. Il y a des menaces, y compris sur les délégués FO. C’est un comportement qui n’est pas normal », a dénoncé le responsable de FO. Et c’est entre la CGT et la CFDT que les tensions semblent les plus vives. Dans son interview aux Echos de lundi, Laurent Berger se montre ainsi bien plus critique à l’égard de centrale de Bernard Thibault. « L’accord a mis en lumière les différences profondes d’approche du syndicalisme entre la CGT et la CFDT. La CGT dénonce mais ne s’engage pas et demande à l’Etat d’agir », tacle ainsi le leader de la CFDT. « Il n’y a pas de guerre syndicale, a-t-il toutefois nuancé. Sur les négociations en cours sur la qualité de vie au travail par exemple, nous menons un travail en intersyndicale avec les autres organisations. »

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

GoodYear : une Scop pneus agricoles serait créée par la CGT

GoodYear : une Scop  pneus agricoles serait créée par la CGT

 

Comme l’Américain Titan, qui a jeté définitivement l’éponge mi-février et accusé la CGT d’avoir fait capoter son projet de reprise, le syndicat ne souhaite reprendre que l’activité de production de pneus pour engins agricoles qui représente un peu moins de 600 emplois sur les 1173 du site. «Cette activité est parmi les plus rentables pour Goodyear, qui fait des profits colossaux», a affirmé Fiodor Rilov.  L’avocat espère que les salariés soutiendront largement ce projet.«Il ne pourra se mettre en place que si une immense majorité de salariés de cette usine décide de s’en emparer». Selon le représentant de la CGT à Amiens Nord, Mickaël Wamen, une réunion doit se tenir «la semaine prochaine ou dans quinze jours» pour en évoquer la teneur. Le syndicat exige de Goodyear qu’il accepte «de donner à une éventuelle scop tout ce qu’elle était prête à livrer gratuitement à Titan».  Les salariés du site d’Amiens-Nord de Goodyear qui ne travaillent pas dans la production des pneus pour engins agricoles ne sont cependant pas concernés par le projet. Goodyear a annoncé le 1er février dernier son intention de fermer l’ensemble du site, qui a perdu 61 millions d’euros en 2011. L’activité de production de pneus tourisme est en effet déficitaire, chaque pneu représentant pour le groupe une perte nette de 35 euros.

Mittal : FO et CGT quittent la négociation

Mittal : Fo et CGT quitte la négociation

La direction du groupe sidérurgique et minier ArcelorMittal a estimé jeudi dans un communiqué que le comité central d’entreprise (CCE), qui s’est tenu jeudi à Paris, s’est « déroulé dans un climat de dialogue constructif », mais a regretté le départ des syndicats FO et CGT de la réunion. « La direction d’ArcelorMittal Atlantique et Lorraine regrette le refus » de la CGT et de FO d’assister à la réunion et « espère que leurs représentants reviendront rapidement participer aux prochaines rencontres », selon la direction. « La rencontre s’est déroulée dans un climat de dialogue constructif avec les organisations syndicales présentes », juge cependant le groupe à l’issue de ce CCE extraordinaire, consacré à l’accord passé le 30 novembre entre le gouvernement et le géant de l’acier. Moins d’une heure après le début du CCE, la CGT et FO ont claqué la porte pour manifester leur refus « catégorique » de l’accord. Accusant la direction de mener une politique de « casse industrielle et sociale », la CGT, premier syndicat du groupe, a appelé « les salariés partout sur les sites en France à la mobilisation dans l’unité syndicale ». Le groupe souligne « la nécessité du dialogue social pour permettre aux représentants du personnel de bien comprendre l’importance de l’accord » et « appelle l’ensemble des parties prenantes à se concentrer sur les perspectives d’avenir ». Concernant le site de Basse-Indre, dont le personnel est en grève depuis lundi pour protester contre le transfert prévu d’une partie des activités vers Florange dans le cadre d’une réorganisation de ces activités « emballage » en France, la direction a confirmé qu’il n’y aurait pas de réduction d’effectif. « La direction a proposé aux organisations syndicales un calendrier de mise en oeuvre de ce plan pour l’année 2013″, précise-t-elle.

 

Conflits sociaux à prévoir, en cause les salaires

Conflits sociaux à prévoir, en cause les salaires

 

La politique salariale de l’Etat se dessine ; ainsi à la SNCF on propose 0.5% pour 2012 alors que l’inflation sera de l’ordre de 2%. La CFDT a lancé une prévis de grève, ailleurs la CGT, FO prépare des actions (préavis CGT aussi à Air France). En fait, c’est sans doute ce qui va aussi être proposé aux fonctionnaires et assimilés ainsi qu’aux retraités (pourtant dont les revenus doivent être indexés). Le compte n’y est pas. D’autant que la fiscalité va sérieusement entamer le pouvoir d’achat par ailleurs. On comprend évidemment que le gouvernement serre la vis sur le plan financier puisque l’endettement ne cesse de croître. Pour autant cette réduction du pouvoir d’achat va lourdement peser sur la consommation intérieure, moteur principal de la croissance (déjà 6% de consommation d’essence en moins, mois d’achat de fruits et de légumes, par contre hausse de la vente de pommes de terre !, recherche des produits « moins chers » partout). S’y ajoute la fiscalité locale qui flambe ;  et ce n’est pas fini compte tenu de l’état des finances locales. L’été a été chaud, les mois à venir également. Les syndicats, assez timides jusque là,  presque tous culturellement à gauche,  ne pourront longtemps cautionner cette politique d’austérité nuisible socialement mais surtout nuisible sur le pan économique car l’enjeu c’est la croissance et l’emploi.

 

CGT : Lepaon remplace Thibault

CGT : Lepaon remplace Thibault

On attendait une femme, finalemenet ce sera un ancien représentant du privé (Moulinex) ; une bonne chose pour la CGT trop souvent dirigée par des fonctionnaires ou assimilés. Il restera à concilier la radicalité de la contestation et la force de proposition. Une nécessité dans une crise sans précédant depuis 1929 ; crise aggravée par une politique d’austérité qui nous conduit tout droit sur le chemin de l’Espagne.  La commission exécutive (CE) de la CGT a validé hier la proposition de Bernard Thibault de désigner Thierry Lepaon, cinquante-deux ans, président du groupe CGT au Conseil économique, social et environnemental (Cese), comme futur secrétaire général. Le vote a été une formalité, avec 42 voix pour, aucune contre et sept abstentions, signe que les partisans d’Eric Aubin, « monsieur Retraites » de la CGT auquel Bernard Thibault s’opposait, se sont finalement résignés à ce choix pour mettre fin à la guerre de succession qui mine la centrale depuis le début de l’année. Mais ils ont exigé que Thierry Lepaon « clarifie » au plus vite ses pistes en matière de réorganisation de la direction confédérale, témoignant ainsi qu’ils ne lui accordent « pas un blanc seing. »  La patience toute calculée de Thierry Lepaon, qui s’était positionné en solution de recours et s’est tenu à prudente distance du conflit ayant opposé les partisans de Nadine Prigent (dont Bernard Thibault) à ceux d’Eric Aubin, a donc payé face à l’empressement de ce dernier, qui s’était lancé dès janvier, braquant la direction par des critiques répétées sur sa gouvernance. Le CCN (parlement de la CGT) doit valider ce choix les 6 et 7 novembre prochain avant que Thierry Lepaon ne soit formellement élu au congrès de mars 2013, à Toulouse.  L’ex-leader des Moulinex, leader de l’union régionale de Normandie, aura la délicate mission de rassembler un syndicat meurtri par des mois de luttes intestines. Il devra aussi réorganiser une confédération dont le fonctionnement très autocratique a cristallisé les critiques des fédérations rangées derrière Eric Aubin. Hier, Bernard Thibault, qui a dû renoncer à son rêve de voir une femme lui succéder, a loué les capacités de rassembleur de Thierry Lepaon, « qui a une large expérience, [...] sait faire travailler un collectif ». Dans les autres syndicats et au gouvernement, on attend de juger sur pièces mais l’on craint déjà que, pour ressouder les liens en interne, Thierry Lepaon ne soit amené à tenir, au moins dans un premier temps, une ligne très contestataire.

 

 

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