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Sondage Philippe Martinez (CGT) : mauvaise opinion pour 67 %

Sondage Philippe Martinez (CGT) : mauvaise opinion pour 67 %

Il semble bien que l’opinion soit en train de basculer vis-à-vis de la loi et du mouvement de protestation. Certes les Français demeurent perplexes vis-à-vis de cette loi mais il n’y a plus de majorité pour soutenir une mobilisation sans doute aussi discréditée  par les conséquences néfastes qu’elle entraîne sur l’économie, discréditée aussi par la violence des casseurs. Du coup l’image de Philippe Martinez secrétaire général de la CGT ne sort pas grandi. Près de sept Français sur dix (67%) ont une mauvaise opinion de Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, en première ligne contre le projet de loi travail, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien/Aujourd’hui-en-France dimanche. Chez les sympathisants de gauche, ils sont 53% à avoir une «bonne» opinion du leader syndicaliste, contre 47% une «mauvaise» opinion. Le secrétaire général de la CGT est perçu unanimement comme un contestataire (84 %), politisé (75 %), éloigné des réalités des entreprises (54 %), pas ouvert au dialogue (65%) et pas compétent (58 %). Toujours dans le sondage, à la question, vous, personnellement soutenez-vous le mouvement d’opposition à la loi travail, 53% des personnes interrogées répondent «non», 47% affirment le contraire. Un autre sondage publié ce dimanche, Dimanche montre que les Français restent, sinon hostiles, perplexes concernant le projet de loi travail emmenée par la ministre Myriam El Khomri. Il en ressort en effet que quelque 46% des sondés souhaitent que le gouvernement retire le projet de loi travail, et 40% veulent que le projet soit modifié. Ils ne sont que 13% à vouloir que le projet de loi soit conservé en l’état. Chez les sympathisants de gauche, ils sont 51% à vouloir le retrait, tandis qu’ils sont 41% chez Les Républicains et 68% au Front National.

 

Loi Travail : trouver un os à ronger pour la CGT

Loi Travail : trouver un os à ronger pour la CGT

Le gouvernement et surtout Hollande réfléchissent aux différentes solutions de sortie de crise y compris en donnant un os à ronger pour la CGT pour que cette dernière n’ait pas le sentiment d’une défaite totale. Pas sûr cependant que la CGT se contente de ces miettes car elle a poussé le curseur de la révolte très loin  et elle devra rendre des comptes le moment venu quant à l’efficacité de sa stratégie syndicale. En outre l’enjeu n’est peut-être pas sur la loi travail modifiée ou retirée mais ailleurs ,  dans la question de la représentativité de la CGT. En effet à l’ occasion de ce mouvement la CGT sera apparue comme l’organisation en point en matière de radicalisation marginalisant ainsi les gauchistes de Solidaires (SUD) . En retour la CGT espère regagner quelques points sur SUD pour conserver sa place de premier syndicat en France. Une place très menacée par la CFDT. Si la CFDT devait passer devant la CGT, ce serait un coup dur pour la CGT, un coup dur symbolique et sans doute aussi historique car il traduirait le décalage entre la CGT et l’évolution de la société. La CGT concurrencée en matière de radicalisation par SUD doit absolument se garder sur sa gauche car sur sa droite la bataille est perdue avec la CFDT. Enfin Martinez en profite pour solidifier sa position au sein d’une CGT très divisée sur sa stratégie syndicale. La guerre ouverte avec le gouvernement lui évite de rouvrir en interne le dossier des questions doctrinales. En voulant lâcher un os à la CGT Hollande se trompe peut-être sur les facteurs explicatifs de la ligne gauchiste de la CGT.  Ceci étant le conflit actuel risque d’avoir des conséquences heureuses pour la CGT (et les autres syndicats) car certaines réformes prévues notamment dans le transport risque d’être enterrées.  Sur la loi Travail, Hollande veut en effet  tenir, mais le chef de l’État n’entend pas désespérer les grévistes. « Il faut être ouvert à des formes de discussion et de dialogue. Pas sur la loi elle-même. Mais à la SNCF, à la RATP, à Air France, dans l’aviation civile, des discussions sont déjà ouvertes ; elles étaient prévues, indépendamment de la loi. Il y aura aussi bientôt l’accord définitif sur les intermittents. Dans les ports, Alain Vidalies mène une négociation européenne sur les dockers. La CGT sait qu’elle n’obtiendra pas le retrait de la loi, mais il faut qu’ils obtiennent des choses dans d’autres secteurs », raconte un intime du Président. Les routiers en entrant dans le mouvement contre la loi El Khomri ont déjà obtenu satisfaction sur le paiement de leurs heures supplémentaires. « Tu ne peux pas arriver avec une CGT frustrée et une CFDT trahie. Alors tu donnes des choses à des gens qui sont mobilisés mais qui ne sont pas vraiment concernés par la loi. Et puis roule ma poule », décrypte un dirigeant de la majorité. «? Il y a des luttes partielles qui s’agrègent dans ce mouvement, qui ne concernent pas la loi travail proprement dite et qui sont en négociation en ce moment. Ces salariés peuvent obtenir satisfaction, au moins en partie. Ils ne rentreront pas chez eux penauds, frustrés, sans rien, ils auront trouvé leur débouché », analyse un proche de Hollande, qui sait bien que l’humiliation de jours de grèves et de manifestations sans victoire est mauvaise conseillère

(Avec le JDD°

 

CGT-RATP : grève illimitée à partir du 2 juin : quel lien avec la loi travail ?

CGT-RATP : grève illimitée à partir du 2 juin : quel lien avec la loi travail ?

 

La grève envisagée de manière illimitée par la CGT à la RATP démontre à l’évidence la volonté du syndicat  d’engager un bras de fer avec le gouvernement. D’autant que la CGT-RATP demande le retrait de la loi travail (avec l’augmentation des salaires) ; On voit mal le lien immédiat de la loi travail  avec la RATP puisque les salariés bénéficie d’un statut particulier qui échappe pour la plus grande part au code du travail.  C’est bien sûr pour menacer l’Euro de foot 2016 organisé en France et notamment à Paris. (Début le 10 juin). Une fuite en avant qui traduit bien la volonté de la CGT de radicaliser un mouvement qui n’a pas connu jusqu’alors une très forte participation active des salariés. Dans un tract plus explicite signé de sa section Bus, le syndicat réclame «300 euros d’augmentation» et «le rejet de la loi travail». «Le dialogue du gouvernement, c’est le 49-3. Le dialogue de la direction, c’est le relevé de décision. La riposte des agents, c’est la grève. On bloque tout!», écrit-il. Lors des négociations salariales annuelles, qui ont eu lieu le 11 mars, la RATP a refusé une augmentation générale des salaires. Elle a cependant signé avec l’Unsa et la CFE-CGC un accord sur diverses mesures de revalorisation (de l’intéressement, des bas salaires et d’une prime).

 

(Avec Reuters)

 

 

CGT : la fuite en avant, pourquoi ?

CGT : la fuite en avant, pourquoi ?

 

Le blocage du carburant par la CGT constitue sans doute lune des dernières étapes de radicalisation de cette organisation. Une fuite en avant très risquée car elle risque maintenant de faire basculer l’opinion jusque là assez favorable aux protestataires. Mais un soutien relatif dans la mesure où le taux de grévistes et de participants aux manifestations n’a jais été important et qu’en outre il s’effrite (exemple 15% de grévistes à la SNCF ou pourtant est notamment en jeu le futur statut). Du coup faute de participation active des salariés, la CGT choisit l’action radicale la plus périlleuse en voulant priver la France de carburant. Les conséquences très néfastes peuvent être très rapides, l’absence carburant va en effet freiner la mobilité en particulier de ceux qui ont un besoin incontournable de leurs véhicules pour travailler. Aussi sur l’ensemble de -économie dont les modes de production et de commercialisation reposent  essentiellement sur le principe des flux tendus ; en clair il n’y a plus de stocks dans les usines et les commerces ;  les stocks sont dans les camions qui livrent chaque jour et parfois plusieurs fois par jour. En fait la CGT livre une bataille avec un triple objectif. Il ya bien sur la loi travail dont elle demande le retrait notamment sur la hiérarchie des normes qui va laisser des marges de manœuvre aux entreprises aussi favoriser la décentralisation syndicale soutenue par la CFDT et combattue par la CGT. Ensuite, faute de clarification de sa ligne interne (entre courant gauchistes, radicaux et réformistes) la CGT choisit la fuite en avant pour ne pas à avoir à définir une ligne claire. En outre la CGT veut apparaître comme la seule force d’opposition, en tout cas la plus radicale face au pouvoir en place aujourd’hui mais aussi demain. Dernier élément, la question de la représentativité. La CGT risque peut être d’être dépassée en 2017 par la CFDT en terme d’audience. En occupant le terrain des luttes et des médias, elle pense se refaire une santé.   En perte de vitesse et de repères, la CGT joue à quitte ou double son avenir dans un bras de fer très politique avec le gouvernement et agit comme si elle pariait sur une défaite de la gauche aux élections de 2017, selon des analystes. A défaut d’être en mesure de rassembler une masse critique de manifestants lors de ces journées d’action à répétition, la CGT paraît surtout miser sur la mobilisation très médiatique de militants déterminés dans des bastions stratégiques. C’est le cas dans l’industrie pétrolière, où le blocage de raffineries et de dépôts fait tache d’huile, à la SNCF, où elle a déposé un préavis de grève reconductible les mercredis et jeudis, à la RATP, où elle appelle à la grève illimitée à partir du 2 juin ou dans les transports routiers. « Ce qu’on attend des autres salariés des autres secteurs c’est qu’ils viennent nous rejoindre », a déclaré lundi à France Inter le secrétaire fédéral de la branche pétrole de la CGT, Emmanuel Lépine. « Parce que à nous seuls, les raffineurs, nous n’allons pas pouvoir faire reculer le gouvernement. » Contrairement à FO, la CGT a rompu pratiquement tous les ponts avec le gouvernement et le Parlement. Son secrétaire général, Philippe Martinez, a lui-même admis lundi sur RTL ne plus être en contact avec l’exécutif depuis deux mois. « Ces mouvements vont peu à peu s’essouffler mais la CGT aura gagné l’image de l’organisation syndicale la plus résistante. » Pense Raymond Soubie, président des sociétés de conseil Alixio et Taddeo, spécialiste des relations sociales « La question est de savoir combien de temps cela va durer », ajoute cependant l’ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, pour qui la CGT risque « d’y laisser des plumes parce que beaucoup de gens n’apprécient pas cette stratégie ». Cette stratégie n’est en effet pas sans risque pour une centrale syndicale qui garde une forte capacité d’organisation mais a montré ces derniers temps des signes de faiblesse face aux « casseurs » qui sévissent en marge des manifestations. « La situation se tend de plus en plus. On n’a jamais connu ça. Si le gouvernement ne nous entend pas, on risque d’avoir des formes de radicalité qu’on n’arrivera pas à maîtriser », s’inquiète un haut responsable de la CGT. Si le mouvement se prolonge, avec des difficultés croissantes de ravitaillement en carburant ou de circulation, et s’il perturbe l’Euro de football, qui commence le 10 juin, le risque pour la CGT est également celui de l’impopularité. (Avec Reuters)

 

Les blocages et mobilisation vont continuer » (Martinez, CGT)

Les blocages et mobilisation  vont continuer » (Martinez, CGT)

Le responsable de la CGT n’a pas laissé de doute, manifestations et blocage vont continuer ; Une arme à double tranchant car la pénurie de carburant pourrait être de nature à retourner une opinion qui soutenait jusque là la contestation à la loi travail. Interrogé ce matin sur RTL le « Ça fait un petit moment qu’on constate que le gouvernement ne veut pas entendre les diverses manifestations de rue », a déploré ce matin sur RTL Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT. « Je pense que le gouvernement devrait écouter les salariés et l’opinion publique », a-t-il ajouté, en référence aux blocages dans certaines villes.   Le gouvernement a-t-il raison de réquisitionner les salariés ? « Monsieur Sarkozy l’avait fait mais nous, ce qu’on souhaite, c’est que le gouvernement écoute plutôt que de choisir la force », explique le représentant syndical. « Les gens disent que ce n’est pas normal que le gouvernement ne change pas de position face à ce mauvais projet de loi qui va remettre en cause plusieurs décennies de droits sociaux». Quatre des huit raffineries pétrolières françaises sont à l’arrêt et plusieurs dépôts sont bloqués par des manifestants contre la loi Travail. Les actions pourraient prendre de l’ampleur car la CGT veut « élargir et durcir » le mouvement. « On n’a peur de personne », a lancé Catherine Perret, secrétaire confédérale de la CGT en charge du dossier sur la loi Travail, dimanche sur France Info.

CGT-loi travail : menace d’une grève reconductible et fuite en avant

CGT-loi travail : menace d’une grève reconductible

Sitôt réélu à la tête de la CGT Philippe Martinez a confirmé que la centrale avait choisi la radicalisation comme axe central de sa stratégie. Pour l’illustrer la CGT à indiquer qu’elle envisageait d’étudier la possibilité d’une grève reconductible contre la loi travail.  Une perspective qui pourtant a peu de chances d’aboutir à de grands succès mais par contre qui sera de nature à user la contestation. Une stratégie de fuite en avant vieille comme le monde syndical.  Pour reconquérir le terrain perdu, Philippe Martinez a résolument placé la confédération sous le signe de l’opposition à la politique du gouvernement, notamment sur le projet de réforme du Code du travail. « Notre ligne est claire : c’est de protester, proposer, rassembler et mobiliser », a-t-il déclaré en réaffirmant sa volonté d’obtenir le retrait du texte. Il a ainsi appelé tout au long du congrès à une mobilisation accrue contre la loi portée par la ministre du Travail Myriam El Khomri, entrouvrant la porte à une grève reconductible tout en laissant le soin aux salariés de décider ou pas son application dans les entreprises. « La CGT souhaite que le mouvement prenne de l’ampleur, nous allons travailler pour », a-t-il déclaré. « Toute forme d’action doit être envisagée, parmi elles la grève et sa reconduction. » Cette radicalisation se manifeste dans la composition du nouvel exécutif de la CGT, avec l’entrée d’Amar Lagha, particulièrement intransigeant sur la question du travail du dimanche, secrétaire de la fédération du commerce. Cependant certains au sein même de la confédération pensent que la centrale avec cette ligne de radicalisation prend de sérieux risques quant à sa représentativité : «on peut penser que l’affaiblissement (de la CGT) va se poursuivre parce qu’il y a un décalage assez profond entre le ressenti des salariés (et) la direction confédérale », estime certain.

« CRS-SS » la Cgt en retard de 50 ans !

« CRS-SS »  la Cgt en retard de 50 ans !

Une affiche de la CGT dénonçant la violence de la police (en l’occurrence les CRS) à l’égard des citoyens a pour le moins créé la surprise dans l’opinion publique tellement elle est décalée. Un décalage d’au moins 50 ans quand dans les années 70 le slogan CRS SS était utilisé par des organisations gauchistes. Une affiche en retard de 50 ans comme la ligne politique de la plus grande organisation syndicale qui a choisi de se radicaliser pour masquer le flou de sa stratégie. La CGT pour éviter de se faire déborder sur sa gauche et en particulier par Solidaires choisit la fuite en avant dans l’excès voire l’outrance. Un seul autre exemple, sa revendication des 32 heures qui s’alignent sur les thèmes de l’extrême gauche politique et syndicale. Sans doute aussi une réaction aux lamentables spectacles d’Air France qui n’a pas grandi l’image du syndicalisme en général et a mis en évidence l’état de la concertation en France. De ce point de vue le pays a sans doute les syndicats qu’il mérite aussi bien côté salarié que côté patronal avec des postures d’affrontements stériles qui nuisent non seulement aux réformes structurelles mais aussi à l’intérêt des salariés. Bref pour les syndicats qui ont choisi l’opposition systématique il y a encore des progrès à faire pour reconquérir une opinion qui doute de plus en plus de leur efficacité. L’emploi de formules outrancières par ses syndicats dissimule mal l’obsolescence de stratégies davantage adaptées aux années 70 qu’à la période actuelle. Notons heureusement que le syndicat CFDT majoritaire chez les officiers de police à condamné nettement cette affiche. Pourtant.  Pour le syndicat CGT, « on ne compte pas les excès de la police qui veut mater les jeunes, qu’ils soient étudiants ou lycéens », en référence aux violences policières dénoncées par certains d’entre eux, dans le cadre de manifestations comme de la vie quotidienne. Ce visuel met « gravement en cause la police nationale », a jugé lundi soir Bernard Cazeneuve dans une lettre ouverte au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dénonçant la « violence » d’une campagne « choquante ». Le ministre, qui rappelle que plus de 18.000 policiers et gendarmes ont été blessés en 2015 et que 8 ont perdu la vie, assure que les forces de l’ordre sont « soumises à un contrôle étroit et exigeant » et il appelle à « protéger, plutôt que de chercher à détruire » le « lien de confiance entre la population » et les forces de sécurité. Plus tôt dans la journée, deux syndicats d’officiers de police avaient déjà protesté contre cette affiche dans des communiqués séparés. Pour le SCSI-CFDT (majoritaire chez les officiers de police), c’est une « affiche de la honte ». « C’est faire injure aux milliers de policiers et gendarmes blessés ou tués dans l’exercice de leur fonction », a-t-il écrit, ajoutant se réserver le « droit de porter plainte ». Synergie (second syndicat) a évoqué un « appel abject à la haine » et à la « violence » contre les forces de l’ordre. Il a demandé au ministère de l’Intérieur de « déposer plainte contre cette campagne calomnieuse ».

 

La CGT ne travaille pas assez ses dossiers (Bernard Vivier)

La CGT ne travaille pas assez ses dossiers (Bernard Vivier)

 

Pour Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail, la radicalisation gauchisante de la CGT s’explique en grande partie par le flou actuel de la ligne entretenue par les rivalités internes et un manque de travail sur les dossiers. (interview Challenges)

Comment comprendre le virage à gauche de Philippe Martinez?

Il a un objectif: ressouder les rangs pour faire bloc autour de lui. Pour y parvenir, il est plus facile de fédérer ses troupes autour d’un  »ennemi » externe que de s’engager dans un débat sur l’identité du syndicat. Cette démarche raviverait les conflits entre les différents courants de la CGT. Ce que Philippe Martinez veut absolument éviter.

Sur le plan doctrinal n’est-elle pas à contre-courant?

La CGT n’a surtout pas assez travaillé ses dossiers. Par exemple, sur les 32 heures, la centrale n’a pas fait d’analyse économique approfondie. Même logique pour la campagne sur le coût du capital relancée par Martinez pour expliquer les problèmes économiques de la France. Les slogans claquent mais le fond n’est pas au rendez-vous comme cela pouvait être le cas dans les années 70/80.

Il s’est aussi attaqué à la CFDT. Pourquoi?

Oui, il a eu des mots assez durs concernant Laurent Berger lors de son discours d’ouverture du congrès. Idem, pour rassembler, mieux vaut trouver des menaces extérieures. D’ailleurs, cette séquence a été très bien menée: la semaine dernière, il a lancé une petite bombe en déclarant que la CGT ne serait peut-être plus le premier syndicat de France en 2017, date à laquelle une nouvelle mesure de la représentativité doit avoir lieu. Plusieurs jours après, il égratigne la CDFT, ce qui lui permet de remobiliser sa base.

La CGT est-elle menacée par le déclinisme?

Ces dernières années, la centrale de Montreuil s’est contentée de protéger ses forteresses dans la fonction publique. Conséquence: la CGT est absente dans certaines grandes entreprises. Elle est ainsi aujourd’hui talonnée par la CFDT. Mais l’organisation a encore les reins très solides. Sa capacité à recruter et former des militants est intacte. Et elle bénéficie encore d’un maillage territorial très dense. En revanche, le travail de clarification pour trancher entre un syndicalisme de contestation et un syndicalisme de compromis n’a pas été entamé. Ce qui peut évidemment être un facteur de stagnation. En clair, qui n’avance pas est condamné à reculer.

 

La CFDT devant la CGT en 2017 ? (Stéphane Sirot)

La CFDT devant la CGT en 2017 ? (Stéphane Sirot)

La CGT « sera certainement dépassée » par la CFDT en 2017 lors des prochaines élections professionnelles nationales, selon l’historien Stéphane Sirot, spécialiste des syndicats, invité ce lundi de France Info. La CGT, première organisation syndicale française, tient cette semaine son 51e congrès à Marseille. « Lors des dernières élections (en 2013), les deux organisations étaient au coude-à-coude », a rappelé Stéphane Sirot. La CGT avait obtenu 26,77% contre 26% pour la CFDT. Selon lui, la CGT pâtit notamment d’une double image : « Il faut distinguer le plan national où la CGT donne l’image d’un syndicat d’opposition, et le plan de l’entreprise où la CGT signe énormément d’accords collectifs. Il y a plusieurs CGT, d’une certaine façon », a expliqué l’historien. Les organisations syndicales, CGT en tête, sont par ailleurs confrontées « à un défi majeur », d’après Stéphane Sirot : « Les syndicats en France ont plutôt tendance à se considérer comme des syndicats de salariés, c’est-à-dire de personnes actives qui ont un emploi stable, et ont en revanche beaucoup plus de difficultés à capter les travailleurs qui ne sont pas des salariés, les jeunes, les CDD, les emplois précaires. »

 

(France Info)

La CGT travaillée par le gauchisme

La CGT travaillée par le gauchisme

Depuis des années la CGT et tiraillée entre le radicalisme des gauchistes notamment de solidaire et le réformisme incarné notamment par la CFDT. Pour ne pas être débordé à gauche, la CGT est donc contrainte d’en rajouter ou au minimum de s’aligner sur les positions les plus radicales. Radicales offrant aussi ainsi à la CFDT l’occasion d’occuper l’espace réformiste. En cause les positions erratiques de l’organisation depuis le deux Bernard Thibault, lequel avait commencé à opérer un sérieux recentrage de la centrale. Depuis la CGT est écartelé entre sa situation de syndicat majoritaire qui implique de mener les luttes de manière responsable avec des résultats dans les entreprises où il signe d’ailleurs de nombreux accords et ça tentation permanente d’apparaître au plan national comme le fer de lance de la contestation systématique. Bref il y a une urgence de recentrage de la ligne idéologique et de la stratégie.  La CGT a entamé lundi à Marseille un congrès crucial pour son avenir, un an après l’éviction du secrétaire général Thierry Lepaon et face à une CFDT qui menace de lui ravir la première place des organisations syndicales françaises. Philippe Martinez, qui a remplacé dans la douleur Thierry Lepaon en février 2015, a résolument placé la confédération sous le signe de l’opposition à la politique du gouvernement, dont la CGT rejette notamment le projet de réforme du Code du travail contre laquelle elle a co-organisé plusieurs journées d’action. Pour la CGT, ce 51e congrès a un double enjeu : solder la succession ratée de Bernard Thibault, qui a culminé fin 2014-début 2015 avec l’affaire de la rénovation du logement de fonction et du bureau de Thierry Lepaon ; mais surtout enrayer la perte d’influence de la première centrale syndicale française désormais talonnée par le premier syndicat réformiste, la CFDT. « La CGT est bien présente dans le paysage social français, c’est la première centrale syndicale de notre pays et elle compte bien le rester », a lancé Philippe Martinez. « On nous traite de dinosaure, de dernier des soviets. Ces insultes nous montrent au contraire qu’on est bien vivant, car on ne tire pas sur les morts », a-t-il dit. La crainte de perdre la première place des organisations syndicales lors de la prochaine mesure de leur représentativité en mars 2017 est dans l’esprit des délégués. Philippe Philippe Martinez l’a lui-même reconnu lors d’une récente rencontre avec l’Association des journalistes de l’information sociale (Ajis). « On constate (…) qu’il y a un différentiel de 300.000 électeurs entre la CFDT et nous », avait-il alors expliqué. « Cela pose la question de notre implantation dans les entreprises. » En 2013, la CGT, qui revendique près de 700.000 adhérents, est arrivée juste en tête des élections professionnelles avec 26,77% des suffrages, devant la CFDT (26%), Force ouvrière (15,94%), la CFE-CGC (9,43%) et la CFTC (9,30%).

Fonctionnaires : la CGT prévoit deux semaines de grève fin mars

Fonctionnaires : la CGT prévoit deux semaines de grève fin mars

 

Double objectif pour les fonctionnaires de la CGT : protester contre la loi travail et réclamer une augmentation de salaire via la revalorisation du point d’indice La CGT programme donc deux semaines de grève, fin mars, dans les trois fonctions publiques, d’État, territoriale et hospitalière, a-t-elle annoncé dans un communiqué ce vendredi soir. «Afin de permettre aux personnels de la fonction publique de participer aux mobilisations déjà programmées et à celles qui pourraient l’être lors des prochains jours et des prochaines semaines, nous déposons des préavis de grève de 0 à 24 heures pour l’ensemble des agents des trois versants de la fonction publique pour les journées suivantes: 17 mars, 18 mars, 19 mars, 20 mars, 21 mars, 22 mars, 23 mars, 24 mars, 25 mars, 26 mars, 27 mars, 28 mars, 29 mars, 30 mars et 31 mars», ont annoncé, dans un communiqué commun, les trois syndicats de fonctionnaires de la CGT. De surcroît, ils laissent peser la menace d’un mouvement encore plus long. «Au-delà du 31 mars, en fonction de la nature des réponses gouvernementales, nous pourrons être amenés à déposer de nouveaux préavis.» Le premier syndicat, en termes de représentativité, dans les trois fonctions publiques, veut faire pression sur le gouvernement sur deux dossiers. Il réclame d’abord le retrait du projet de loi de la ministre du Travail, Myriam El Khomri, dont le gouvernement devrait présenter une nouvelle version lundi après-midi. Il s’agit aussi et surtout de presser l’exécutif d’accorder aux fonctionnaires une augmentation générale via la revalorisation du point d’indice, qui sert à construire toutes les grilles salariales des fonctionnaires. «La plus progressiste des hypothèses pour le gouvernement serait une augmentation très faible de la valeur du point dans des échéances dont rien ne dit de surcroît qu’elles soient rapprochées, reproche la CGT., Annick Girardin, s’est toutefois prononcée vendredi pour une «hausse significative», dont certains disent qu’elle serait comprise entre 0,5% et 1%. Une hausse de 1 point coûterait 1,75 milliard d’euros pour l’ensemble des trois fonctions publiques.

Renault : la CFDT condamne aussi la communication de la CGT

Renault : la CFDT condamne aussi la communication de la CGT

À son tour après FO, la CFDT condamne l’imprudence de la communication de la CGT à propos des contrôles de pollution menée à l’égard des véhicules Renault. Certes la principale responsable est sans doute Ségolène Royal qui sitôt l’affaire Volkswagen connue aux États-Unis s’est vautrée dans son habituel exhibitionnisme politique pour annoncer des contrôles tous azimuts. Une manière de justifier un ministère de l’écologie qui ne sert pas à grand-chose puisque les véritables décisions relatives à l’environnement sont prises ailleurs. On peut par ailleurs s’étonner que Ségolène Royal soit surprise du décalage qui existe entre les émissions polluantes réelles et les normes. C’est en effet une question bien connue et toutes les marques dépassent est de très loin les normes théoriques. Au cirque médiatique organisé par Ségolène Royal, il était sans doute peu opportun d’ajouter la voix syndicale de la CGT. Laurent Berger, numéro un de la CFDT, a taclé dimanche la communication « pas pertinente » de la CGT jeudi au sujet de perquisitions chez Renault par la répression des fraudes, une information qui a entraîné la chute du titre du constructeur automobile en Bourse. « Il y a eu une communication syndicale qui n’était pas pertinente de la part de la CGT », a estimé Laurent Berger lors de l’émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Les « conséquences sont d’abord risquées pour les salariés », selon lui.  La révélation jeudi dans un tract de la CGT de perquisitions menées dans plusieurs sites Renault par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a provoqué un affolement à la Bourse de Paris, où l’action Renault a terminé la séance en chute de 10,28%. « Ce tract a mis de la suspicion là où il ne fallait pas », selon Laurent Berger. « L’expression syndicale, ça se maîtrise », a-t-il ajouté. Il en a profité pour vanter le syndicalisme défendu par la CFDT, celui qui « négocie, qui s’engage, qui conteste aussi parfois ». Et qualifié d’ »un peu confusant » le syndicalisme de la CGT, première organisation syndicale en France.  Interrogé sur le fait de savoir si « la précipitation » de la CGT dans la communication autour des perquisitions révélait « un problème de ligne interne » au sein de la centrale, le représentant de la CFDT a dit: « cela prouve que oui, cette organisation a sans doute des difficultés internes ». Jean-Claude Mailly, secrétaire général FO, avait estimé vendredi « prématurée » l’annonce par la CGT de perquisitions chez Renault.  Sur le dossier Goodyear, Laurent Berger a jugé « ahurissante » la condamnation à 9 mois de prison ferme de huit ex-salariés de l’usine d’Amiens-Nord, dont le leader syndical CGT Goodyear, pour la séquestration de deux cadres. Ils « ne mérit(ai)ent pas » cette peine, a-t-il dit, en espérant qu’elle soit « revue et corrigée » en appel. Toutefois, il a insisté sur le fait qu’il « ne partage(ait) pas la stratégie syndicale » menée au sein de cette usine, en référence à la CGT.

La CGT a fragilisé Renault (Mailly, FO)

La CGT a fragilisé Renault (Mailly, FO)

 

Sur Sud radio le secrétaire général de FO a clairement mis en cause la responsabilité de la CGT vis-à-vis de la déstabilisation dont a été victime Renault. Jean-Claude Bailly n’a certainement pas totalement tort de considérer que l’action de la CGT était à la fois prématurée et sans doute un peu irresponsable. C’est cette action de la CGT qui a déclenché la campagne médiatique contre la pollution des véhicules Renault. D’une certaine manière Renault a été victime d’une double attaque, la principale venant initialement de Ségolène Royal qui fidèle à son exhibitionnisme politique a déclenché une opération médiatique pour contrôler Renault sitôt l’affaire Volkswagen révélée aux États-Unis. On se demande vraiment pourquoi elle a fait appel aux services de la répression des fraudes la il fallait définir et mettre en œuvre au sein du ministère de l’industrie une politique globale de réduction des émissions polluantes à la fois pour réduire ces émissions et en même temps pour approcher les normes des émissions réelles. En révélant prématurément le contrôle en cours la CGT a donné le coup de grâce à l’image de Renault, ce qui ne sera pas sans conséquences du point de vue commerciale et financier.  L’action du groupe automobile a perdu jusqu’à près de 23% jeudi en séance à la nouvelle de perquisitions de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur trois de ses sites la semaine dernière. Ces turbulences ont fait suite, notamment, à un tract de la CGT du centre d’ingénierie de Lardy (Essonne), chargé du développement des moteurs, dans lequel elle dénonce les conditions de mise en oeuvre des normes européennes d’émission, dites « normes Euro », qui fixent les limites maximales de rejets polluants. L’enquête, dont les conclusions ont été communiquées jeudi après-midi par la ministre de l’Ecologie, n’a pas établi l’existence de logiciels de fraude sur les véhicules du constructeur français, comme chez l’allemand Volkswagen, mais a mis en évidence des dépassements de normes. « C’est une opération de la part de la CGT qui est vraiment prématurée. On ne doit pas lancer comme ça en pâture des éléments qui ne sont pas encore complètement fondés », a commenté Jean-Claude Mailly sur Sud Radio. « On n’a pas les résultats, et balancer ça comme ça, ex abrupto, on en voit les conséquences : tout de suite une fragilisation, même si pour moi ça n’est que l’action, mais quelles seront les conséquences sur l’entreprise en tant que telle? », a-t-il ajouté. Fabien Gâche, délégué central de la CGT-Renault, a regretté un « emballement médiatique », soulignant que son syndicat n’avait jamais suggéré des trucages présumés.

Où va la CGT ?

Où va la CGT ?

La question est pertinente compte de tenu de la dégradation régulière du poids de la CGT. Une CGT ultra majoritaire dans nombre d’entreprises après la guerre aujourd’hui qui représente autour de 34 % des salariés ;  qui en 1948 comptait  4 millions d’adhérents pour n’en compter aujourd’hui que de l’ordre  de 600 000. Une érosion tellement régulière qu’elle pose la question de l’existence de la l’organisation d’ici 20 ou 30 ans. On objectera à juste titre que la crise syndicale affecte à peu près toutes les organisations même celle qui connaissent  une progression en voix. En cause sans doute l’ampleur de la crise qui se caractérise par des mutations systémiques dans les champs économiques, technologiques, environnementaux, culturels et bien sûrs sociaux ;  des évolutions que les organisations syndicales ont bien du mal à appréhender comme d’ailleurs d’autres acteurs sociaux ou politiques. A aujourd’hui la CGT est encore en tête en matière de représentativité mais elle est talonnée d’une part par l’UNSA qui recueille environ 24 % des voix, par Sud (17 % des voix) par la CFDT (15 % des voix) et par FO (10 % des voix). D’une certaine manière,  faute de stratégie claire la CGT se trouve un peu piégée entre les gauchistes de Sud qui la contraignent  à développer un discours radical et le réformisme de syndicats comme l’UNSA ou la CFDT qui l’obligent  à passer des accords et des compromis dans les entreprises au plan local. L’existence de la CGT commencera à se poser quand elle aura perdu tout  leadership dans les grandes sociétés notamment nationales,  ce qui est encore loin d’être le cas. Reste que le choix entre radicalisme et réformisme est loin d’être assumé au sein du plus vieux syndicat français.  Bernard Thibault avait bien tenté une opération rénovation interne de la CGT malheureusement incomprise et qui avait été considéré comme trop réformiste par les corpo-radicaux. Alors certes, la CGT y est toujours la première force syndicale mais les écarts se réduisent avec ses concurrents, la dernière élection à la SNCF de novembre dernier est là pour le prouver. Ce n’est en revanche plus le cas à Air France, véritable bastion de la CGT qui y a subi un échec cuisant. Premier syndicat de la compagnie aérienne, la CGT y a non seulement perdu son trône mais a reculé jusqu’à la quatrième place, devancée par la CFE-CGC, FO et Unsa. Idem chez Orange où la CGT a subi également un revers historique. Une accumulation d’échecs qui a fait suite à ce que l’on a appelé l’«affaire Lepaon», du nom du prédécesseur de l’actuel chef de file de la CGT, Philippe Martinez. Mais il semble que les raisons de ces défaites répétées remontent à bien plus loin: la succession de Bernard Thibault qui quitte la CGT en 2013. «L »affaire Lepaon’ et les querelles de personnes ne sont que des épiphénomènes. Les échecs de la CGT ne sont que l’illustration d’un problème de fond. Le syndicat a été pris de panique après le départ de Thibault. Aucun débat n’a été organisé pour savoir quelle orientation la CGT devait prendre», estime Bernard Vivier, directeur de l’institut supérieur du travail. A savoir contester ou négocier.

SNCF-élections professionnelles: nouvelle baisse de la CGT

 

La CGT-cheminots perd encore de l’ audience et obtient 34,33% des voix et conserve avec SUD-rail la majorité permettant d’invalider des accords d’entreprise, selon le résultat des élections publié vendredi par la direction. A l’issue du scrutin de jeudi, la CGT a perdu 1,31 point par rapport à mars 2014. Elle est suivie de l’Unsa (23,86%), SUD (16,83%) et la CFDT (15,15%). FO n’atteint pas la barre de représentativité de 10% (9,16%). Ce sont les deux principaux enseignements de cette élection. En outre, la participation est en légère baisse à 68,65%. Cette élection confirme aussi le lent mais sûr repli de la CGT à la SNCF, à l’instar des précédentes élections professionnellesà La Poste, à la RATP et surtout à Air France où le syndicat n’est plus numéro 1. Depuis 2006, la CGT a vu son score aux élections professionnelles passer de 40,13% à 34,33%, soit une baisse de près de 6 points. Là où celui du syndicat réformiste Unsa (deuxième syndicat de la SNCF) a grimpé de plus de neuf points (14,49% en 2006 à 23,86% en 2014).

Elections professionnelles SNCF : la CGT coincée par SUD

Elections  professionnelles  SNCF : la CGT  coincée par SUD

L’érosion de l’audience de la CGT ne constitue pas un phénomène nouveau y compris dans ses fiefs traditionnels comme la SNCF. Cette régression est due  en grande partie au décalage qui peut exister entre une ligne politique relativement archaïque de l’organisation et l’évolution sociologique du personnel de la SNCF. Par ailleurs la CGT est condamnée à radicaliser sa politique revendicative pour empêcher d’être dépassée sur sa gauche par Sud. Sud,  une organisation qui se caractérise par une surenchère permanente en matière de corporatisme. Difficile en effet de résister au corpo gauchisme de Sud, sorte  d’auberge espagnole comprenant des militants d’extrême gauche, des anarchistes, de purs corporatistes de toutes tendances politiques, des marginaux protestataires par principe, des révolutionnaires d’opérette ; bref des militants,  politisés ou non  dont la ligne se résume à la défense à tout prix des avantages acquis et qui préconisent  une stratégie radicale systématique. Forcément un syndicalisme simpliste mais qui plaît justement à certaines   populations culturellement attardées. Avec la percée de Sud le paysage syndical de la SNCF a été profondément modifié au détriment surtout de la CGT. Mais parallèlement depuis quelques années et sans doute en réaction à ce syndicalisme archaïque un mouvement réformiste a nettement émergé via notamment l’UNSA et la CFDT. Cette élection est donc déterminante à plusieurs points de vue: la CGT va-t-elle y poursuivre sa chute, à l’instar de La Poste de la RATP et surtout d’Air France où le syndicat n’est plus numéro 1? Entre 2006 et 2014, la CGT a vu son score aux élections professionnelles passer de 40,13% à 35,64%, soit une baisse de près de 5 points. Là où celui du syndicat réformiste Unsa (deuxième syndicat de la SNCF) a grimpé de plus de huit points (14,49% en 2006 à 22,98% en 2014). Est-ce que l’aile radicale (CGT + SUD Rail) continuera de totaliser plus de 50% des voix, une majorité qui permet d’invalider des accords? Lors des dernières élections professionnelles de 2014, les deux syndicats avaient obtenu plus de 52% des voix et une avance de moins de 3000 suffrages par rapport à la majorité absolue. Quel sera le taux de participation, tombé à 69,37% en 2014 (-4,5 points par rapport à 2011, soit 7000 voix en moins, essentiellement perdues par la CGT)?  La réforme SNCF mise en place en 2014 pourrait aussi influencer le résultat. En faite une réforme qui n’en est pas une (qui a simplement oublié la question fondamentale de l’endettement ! et du financement des équipements) !). et qui en quelque sorte renationalisation totalement le domaine ferroviaire dans les une seule et même entité. Une réforme tout à fait conforme à ce que souhaitait la CGT qui pourtant paradoxalement combat cette évolution.  La CGT n’a pas changé d’un iota sa position: le syndicat y est toujours opposé. Accusée par l’Unsa de «regarder dans le rétroviseur» et d’avoir «seulement quelques grèves avortées à son bilan», la CGT-Cheminot rétorque qu’elle présente des «propositions alternatives» et parie, comme SUD, sur l’inquiétude suscitée par la renégociation du temps de travail des cheminots que l’entreprise veut ouvrir début 2016. «La CGT ne peut pas faire évoluer son discours au sein de la SNCF, déclare Bernard Vivier de l’institut du travail ». Si elle le faisait, elle perdrait des électeurs au profit de SUD».

 

Attentats : retour aux années 50 pour la CGT ?

Attentats : retour aux années 50 pour la CGT ?

 

La CGT ce singularise en prenant nettement position contre les interventions militaires en Syrie. Certes la CGT n’a pas tort d’expliquer que les puissances occidentales ont une responsabilité lourde dans la déstabilisation politique en Irak, en Libye voire en Syrie. Et de ce point de vue  effectivement cette déstabilisation à largement favorisé l’émergence de l’État islamique. Pour autant la condamnation de l’intervention militaire en Syrie renvoie à des positions ambiguës qu’a prises la CGT dans le passé (concernant notamment les anciens pays communistes). D’une certaine manière il semble bien que la CGT ait  abandonnée l’évolution idéologique entamée notamment à l’initiative de Bernard Thibault. Sur le plan économique social ou politique c’est  le repli sur la citadelle assiégée, l’enfermement dans des positions uniquement protestataires, le corporatisme, l’archaïsme ;  une sorte de splendide isolement avec un parfum des années 50.  Dans un communiqué envoyé mercredi en fin d’après-midi, la CGT démontre donc sa singularité et son refus de se fondre dans l’unité nationale après les attentats qui ont frappé Paris et Saint-Denis le 13 novembre. Si le centrale de Montreuil condamne sans réserve les attentats et adresse sa solidarité «à toutes les victimes de ces assassinats», elle n’en entonne pas moins une petite musique différente. Bien sur, elle note avec satisfaction «que le Président annonce (…) ne plus considérer le pacte de stabilité comme un horizon indépassable». Mais elle s’oppose, avec un discours qui frôle l’angélisme, à la stratégie développée par François Hollande d’intensifier les frappes contre Daech. «La guerre ne règle rien, au contraire, déclare la centrale dirigée par Philippe Martinez. Les multiples interventions militaires (en Irak, en Libye, en Syrie, etc.), loin d’instaurer la démocratie, ont généré un appauvrissement des populations avec des centaines de milliers de victimes et une impasse économique et sociale. C’est le terreau sur lequel le terrorisme se développe, poussant des populations entières sur le chemin de l’exil». «La guerre ne règle rien, au contraire. C’est le terreau sur lequel le terrorisme se développe, poussant des populations entières sur le chemin de l’exil». Des arguments qui ne sont pas totalement faux mais qui témoigne quand même d’une certaine naïveté voir d’une neutralité discutable dans la guerre contre l’État islamique.

Conférence sociale : la CGT dit non

Conférence sociale : la CGT dit non

 

 

Hollande voulait une grande messe sociale sans doute pour re trouver un peu de crédit à gauche. En fait les fidèles seront moins nombreux car la CGT ne participera pas à la conférence sociale. En cause il y a le contenu de cette  de conférence davantage une opération de communication qu’une véritable négociation. En effet ne doivent être traités dans cette conférence que des sujets qui ne sont pas les plus prioritaires. Trois tables rondes sont en effet prévues lors de la conférence sociale, sur la « sécurisation des parcours professionnels et la création du compte personnel d’activité », sur la transition énergétique et une troisième sur la « transformation numérique ». Certes des sujetsqu’  on ne peut négliger mais on a évité les sujets qui fâchent comme l’emploi, le pouvoir d’achat, les conditions de travail ou encore le financement de la protection sociale. Sur la forme cette conférence sociale largement médiatisée est surtout destinée à redonner un peu de vernis social à Hollande actuellement en délicatesse dans les sondages en particulier chez les salariés.   »La CE a décidé qu’au regard d’un certain nombre d’éléments concernant l’organisation et le contenu de la conférence, du peu de place laissé à l’intervention des organisations syndicales et de ce qui s’est passé à Air France, la CGT ne participerait pas à la conférence sociale », a déclaré à Reuters Virginie Gensel, membre de la commission et du bureau confédéral. En même temps, nous demandons l’ouverture de négociations sur les questions liées au compte personnel d’activité et à la sécurité sociale professionnelle », a-t-elle ajouté.  La CGT souhaitait que la question du temps de travail et des salaires soit discutée à la conférence de lundi, a-t-elle rappelé. « On n’a pas été entendu. Là aussi on demande l’ouverture de négociations sur l’ensemble des ces sujets-là. » Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, avait laissé entendre mercredi matin sur Europe 1 que son organisation envisageait de la boycotter.  Mais pour la CGT, le contenu n’est pas seul en cause. « Il y a la question de la forme », a dit Philippe Martinez. « Comment on conçoit le dialogue social : est-ce que (…) on va à une grand-messe ou est-ce que les organisations syndicales peuvent s’exprimer ? » La CGT, Force ouvrière et la FSU avaient déjà boudé une partie de la conférence sociale de l’année dernière, organisée sur deux jours, pour manifester leur opposition à une politique jugée trop favorable au patronat.

Réduction du temps de travail : la CGT veut les 32 heures !

Réduction du temps de travail : la CGT veut les 32 heures !

 

Finalement la CGT rejoint les organisations d’extrême gauche politique et syndical qui réclame désormais la réduction du temps de travail à 32 deux heures. Un paradoxe évidemment quand on sait quels  ont été les dégâts négatifs des 35 heures sur l’économie mais peut-être encore davantage sur le rapport qu’entretiennent   nombre de Français à leur travail ; pour parler encore plus clair sur les conséquences de la culture RTT. Évidemment pour justifier cette  de diminution du temps de travail on s’appuie sur l’idée que les 35 heures auraient pu créer de leur de 300 000 emplois mais sans s’interroger sur le nombre d’emplois supprimés  du faite de la perte de compétitivité. Pour donner une légitimité à cette revendication irresponsable on fait aussi évidemment abstraction de l’environnement international et de la concurrence qui viendrait détruire encore davantage les emplois français. Une curieuse stratégie qui ne peut s’expliquer que pour tenter de contrer les perspectives de remise en cause des 35 heures  et pour rejoindre la fuite en avant de Sud qui menace en permanence la CGT sur sa gauche. La CGT croit aux vertus du partage du travail pour créer de l’emploi. «Selon l’Insee, les 35 heures ont permis de créer 320.000 postes directs. De 1998 à 2002, la France a connu sa plus forte période de croissance depuis les 30 Glorieuses», explique Mohammed Oussedik, chargé de la campagne 32 heures à la CGT. La centrale n’attend pas moins que la création de 2 millions de postes grâce à une application stricte des 35 heures, et 2 millions d’emplois de plus de la mise en place des 32 heures. De quoi effectivement éliminer le chômage…. si tant est que la recette fonctionne. La France se singularise par un temps de travail faible – le plus bas d’Europe après la Finlande – et un chômage élevé, démontrant que le partage rigide du travail ne fonctionne pas. Les 35 heures payées 39 ont pesé sur la compétitivité des entreprises. Ce n’est pas un hasard si la balance commerciale de la France a basculé dans le rouge en 2004, peu de temps après leur mise en place. «Si nous avions maintenu nos parts de marché d’avant les 35 heures, nous aurions aujourd’hui 150 milliards d’euros par an d’exportations en plus, et un million d’emplois supplémentaires», estime Michel Didier, président de Coe-Rexecode..

Violences Air France : des militants CGT et FO impliqués

Violences  Air France : des militants CGT et FO impliqués

Plusieurs personnes ayant pris part à ces violences ont été identifiées.  Deux enquêtes sont en cours. La première, judiciaire, est menée par la Police aux frontières (PAF). Cette dernière travaille essentiellement à partir de ces fameuses images qui ont tourné en boucle. Elle doit maintenant procéder à des auditions de témoins, mais aussi de victimes. A ce stade, pas d’identification formelle de ce côté-ci, selon nos informations. Mais les enquêteurs travaillent évidemment en étroite collaboration avec la direction d’Air France.  La compagnie mène en parallèle une enquête interne disciplinaire. Et, de source proche d’Air France, on confirme effectivement plusieurs identifications formelles, sans toutefois donner de chiffres. Une source syndicale en avance un : dix salariés de la compagnie identifiés au total, dont des militants de la CGT et de Force ouvrière. « Il y a des personnes que l’on reconnaît », confie une salariée jointe par France Info.   Selon des sources internes, les salariés identifiés travaillent au hub de Roissy. Il s’agit notamment d’agents de piste et du cargo. Mais deux pilotes et une hôtesse de l’air pourraient aussi faire partie des complices. Autant de salariés d’Air France qui risquent en interne des sanctions lourdes, voire d’être licenciées, en plus des poursuites pénales. Coté syndical, au sein de la CGT et de FO, la gêne est palpable, car des autocollants CGT et des chasubles Force ouvrière sont clairement visibles sur les images. Mais qui fait quoi ? Difficile à dire pour l’instant, d’autant qu’il est très clair que des membres de la CGT protègent Xavier Broseta, le DRH agressé, quand celui-ci tente de s’extraire entouré par des vigiles. FO et la CGT sont les deux syndicats « durs » de la compagnie aérienne. Ils appelaient d’ailleurs à la grève lundi à l’occasion du CCE. Au sein de leurs bases, le personnel au sol a été très durement touché par les différents plans de suppressions de postes ces dernières années. Et parmi les 3.000 emplois supprimés dans les deux prochaines années, c’est cette catégorie de personnels qui va en perdre le plus : 1.900 au total.

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