Archive pour le Tag 'CGT'

La grève de FO et de la CGT de ce mardi ignorée !

La grève de FO et  de la CGT de ce mardi ignorée !

Rares sont les médias qui évoquent l’action de manifestations et de grèves qui a été décidée ce mardi par Force ouvrière, par la CGT et les syndicats corpo gauchistes. Il faut dire qu’une nouvelle fois ces syndicats sont un peu à côté de la plaque en proposant une journée nationale de façon précipitée, mal préparée et surtout sans unité. Il ne faut pas oublier en effet que ces syndicats sont désormais minoritaires par rapport aux syndicats réformistes comme la CFDT ou l’UNSA. Par ailleurs la date paraît particulièrement mal choisie puisqu’elle succède aux énormes  manifestations des jeunes de vendredi, à celles de dimanche contre le dérèglement climatique et évidemment après les manifestations des gilets jaunes et les violences enregistrées notamment aux champs Élysée. La comparaison de ce mouvement de mardi avec les manifestations évoquées risque de n’être pas en faveur des syndicats. On prévoit en effet une infime minorité de grévistes (la dernière fois la journée de la CGT n’avait entraîné moins de 5 % de gréviste. Il y aura  certes quelques manifestations mais dont  la participation sera notoirement inférieure celle relative au climat. L’autre aspect qui risque de porter atteinte à la mobilisation c’est le caractère fourre-tout des revendications qui tentent de sensibiliser en vrac salariés du privé, agents du service public mais aussi lycéens et étudiants.

Le rituel de la grève nationale reprendra le 19 mars avec la CGT et FO

Le rituel de la grève nationale reprendra le 19 mars avec la CGT et FO

 

On vaudrait tuer le syndicalisme qu’on ne s’y prendrait pas autrement ; avec cet appel des organisations corpos gauchistes à une  journée de grève le 19 mars. Dun certaine manière, la même stratégie que les gilets jaunes : l’extinction de la force revendicative par l’épuisement des troupes ; En plus avec un cahier revendicatif fourre-tout supposé touché le maximum mais qui ne mobilisera que le minimum. Car tout est déjà joué. Il y aura bien sûr des manifestations dans la rue, sans doute même plus que les marcheurs des gilets jaunes mais peu de gréviste, à peine  5% comme lors du dernier mouvement de la CGT le 5 février.  « Alors que les annonces faites par le président de la République ou son gouvernement n’ont pas répondu aux attentes, […] que les prix des produits de consommation courante continuent à la hausse, que la suppression de l’ISF (impôt sur la fortune) n’est pas remise en cause […], le ‘Grand débat national‘ ne peut ni se substituer, ni contourner, encore moins être opposé aux revendications sociales et syndicales ». C’est ce qu’écrivent la CGTForce ouvrière, Solidaires et les organisations étudiantes UNL et Unef dans un communiqué commun. Elles appellent à la grève le 19 mars prochain. « Il s’agit de gagner l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux, l’égalité femmes-hommes et un véritable droit à l’éducation et à la formation. Il s’agit aussi de renforcer notre protection sociale et notre système solidaire de retraite par répartition », poursuit le communiqué qui rajoute de la confusion à la confusion.  Les cinq organisations disent engager un travail de sensibilisation en ce sens à travers des initiatives dans les entreprises, dans les services publics et en prise directe avec les salariés, les retraités, les privés d’emploi et les jeunes. Force ouvrière, qui avait refusé d’y participer le 5 février, se joint cette fois-ci à l’appel unitaire. « La question du salaire, du service public, des inégalités, de l’emploi, ces questions-là, nous les portions le 9 octobre (date de la dernière mobilisation interprofessionnelle à laquelle FO a participé). Nous n’avons pas été entendus », a dit le secrétaire général de FO, Yves Veyrier. « La grève, c’est un mot qui fait parfois peur, mais ce n’est pas très compliqué », a-t-il ajouté en reconnaissant qu’il restait à convaincre « largement » les salariés et les autres confédérations syndicales. La CFDT, la CFE-CGC et la CFTC (majoritaires) refusent encore de s’engager dans une quelconque manifestation.

 

CGT : l’échec des « gilets rouges »

CGT : l’échec des « gilets rouges »

Encore une manifestation pour rien de la part de la CGT. Pire qui discrédite encore un peu plus le mouvement syndical tellement la participation a été faible. Le ministère de l’intérieure annonce en effet en France 137 000 Manifestants. (Plus du double. Pour la CGT). C’est-à-dire même pas la moitié de ce qu’on mobilisé les jaunes lors de la première journée de mobilisation. Pourtant cette manifestation devait symboliser la convergence des luttes de la CGT, des gilets jaunes et des organisations politiques et syndicales gauchistes Attac, Fondation Copernic, La France insoumise (LFI) ou encore le Nouveau parti anticapitaliste (NPA). Cette fois encore, le cahier revendicatif était très flou et comprenait notamment l’augmentation du smic, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes ou encore la mise en place d’un impôt sur le revenu plus progressif. En faite la plupart des gilets jaunes sont restés chez eux, ils s’étaient très peu présents dans les manifestations. Quant au nombre de grévistes il était complètement insignifiant tout juste quelques pour cent essentiellement dans la fonction publique. La convergence est donc loin d’être faite, les syndicats eux-mêmes ne parvenant pas eux-mêmes à afficher leur unité. “La CGT annonce sa journée avant tout le monde, pose ses revendications avant tout le monde. Ça n’aide pas toujours les discussions sereines”, a dit mercredi dernier Christian Grolier, secrétaire général de FO Fonction publique, qui a organisé sa propre semaine d’actions du 3 au 7 février. “La CGT n’a pas proposé cette journée de manière unitaire, elle a un peu mis ça dans le paysage et après chacun pouvait s’y raccrocher”, a dit Eric Beynel, co-délégué général de Solidaires qui a néanmoins participé au mouvement en réponse aux appels de certains “Gilets jaunes” à la grève nationale. Force ouvrière a refusé d’appeler à rejoindre la CGT au niveau confédéral mais a dit soutenir les fédérations et unions départementales qui participeraient à la mobilisation. La CFDT, désormais premier syndicat de France, refuse pour sa part toute mobilisation dans la rue. “Ce qu’on attend c’est des résultats”, a dit lundi le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, sur France 2. “Et pour ces résultats, il y a parfois la nécessité de faire grève ou manifester et parfois il faut faire des propositions concrètes, c’est ce que fait la CFDT”.

Martinez (CGT) critique la candidature de Laurent Berger comme président de la confédération européenne des syndicats

Martinez (CGT)  critique la candidature de Laurent Berger comme président de la confédération européenne des syndicats

Encore une querelle syndicale interne à la France avec la contestation du secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez vis-à-vis la candidature unique de son homologue de la CFDT, Laurent Berger, à la présidence de la Confédération européenne des syndicats. Il y a quelque chose d’un peu surréaliste dans cette contestation. Certes on pourrait concevoir plusieurs candidatures mais il y a une très forte majorité de la ligne réformiste en Europe pour soutenir Laurent Berger. Cela d’autant plus que Laurent Berger a permis à la CFDT de devenir le premier syndicat en France aussi bien dans le public que dans le privé. Notons aussi que pendant très longtemps la CGT a adhéré à l’organisation internationale FSM d’obédience communiste. Après la chute du mur de Berlin nombre de syndicats ont rejoint la confédération européenne des syndicats. La CGT a fait longtemps de la résistance mais pour des questions de représentativité a bien été contrainte elle aussi de rejoindre en 1999 la confédération européenne des syndicats. Le problème c’est que Philippe Martinez aurait souhaité un président plus contestataire, de nature politique et qui ne recherche pas un compromis gagnant -gagnant entre les partenaires économiques. Bref une ligne syndicale en retard de 50 ans sur l’histoire et qui explique largement le dépérissement de la CGT. En outre la CGT s’est faite une réputation de pourrir les mouvements sociaux en les prolongements le plus longtemps possible afin d’épuiser les forces. Bref une stratégie irresponsable et improductive. À l’inverse la CFDT se refuse à toute politisation et a pour objectif central d’obtenir des résultats notamment au terme des conflits sociaux. Bref une ligne réformiste qui se pose à une orientation encore à caractère révolutionnaire tel que la soutient le parti communiste et surtout maintenant les gauchistes. Le sujet est sensible au sein de la CGT où une frange plus radicale de la base milite pour se désengager de la CES, jugée “réformiste” et “soumise au Grand capital européen et à la Commission européenne”. On croirait entendre le discours de Georges marchais, ancien secrétaire général du parti communiste !

La CFDT, devant la CGT, devient le premier syndicat français

La CFDT, devant la CGT,  devient le premier syndicat français

 

Pas de triomphalisme à la CFDT après cette véritable révolution dans le paysage syndical. Il faut dire qu’il ne s’agit pas d’une évolution brutale du rapport de force entre les organisations mais d’une transformation progressive qui a débuté il y a 50 ans pour la CFDT et qui produit ce résultat significatif seulement aujourd’hui. En clair, ce sont deux formes de syndicalisme qui s’oppose  depuis longtemps ; l’un à contenu essentiellement contestataire sur fond d’idéologie plus ou moins marxiste l’autre constitue  syndicalisme progressiste qui fait de la négociation et des résultats l’objet social premier. La progression des syndicats réformistes est d’ailleurs générale elle concerne aussi par exemple l’UNSA. Cette progression est également liée aux transformations économiques et sociologiques dans le pays. La perte de pans entiers industriels a grandement nui à la CGT (on a perdu 1,5 millions d’emplois industriels en une vingtaine d’années) et d’une certaine manière ce déclin a aussi été favorisé par des positions radicales illusoires. La CFDT, elle, entend articuler les problématiques sociales et économiques afin de définir une stratégie gagnante pour les salariés. Pour parler simple la CGT est un syndicat à caractère révolutionnaire et la CFDT un syndicat à vocation réformiste. La CFDT devient donc  devant la CGT le premier syndicat français secteurs privé et public confondus. La CGT est détrônée alors qu’elle dominait depuis sa création en 1895. «La CFDT porte un syndicalisme humaniste, proche des travailleurs, efficace dans l’amélioration de leur quotidien. C’est lui qui est aujourd’hui porté à la première place!», a immédiatement réagi, dans un tweet, Laurent Berger, le secrétaire général de la centrale progressiste et réformiste. Reste que le syndicalisme globalement n’est pas dans une forme optimale. En cause évidemment la crise notamment depuis 2008 mais aussi une certaines cultures individualistes qui éloignent les citoyens des formes d’organisation collective sauf quand de temps en temps comme avec les idées jaunes la cocotte-minute explose. Parmi les facteurs explicatifs de l’affaiblissement syndical particulier en France le fait aussi que le patronat fait tout pour marginaliser les syndicats et qu’il n’y a pas de véritable dialogue entre les partenaires sociaux et avec le gouvernement. Pour preuve récente le fait que Macon s’est complètement assis sur la médiation syndicale en tentant de les déborder par un direct un débat direct avec les Français. Finalement une forme de populisme qui est qui lui est revenu comme un boomerang avec le mouvement des gilets jaunes. Notons que la progression de la CFDT doit aussi beaucoup au fait  qu’elle s’est enfin débarrassée des gauchistes pour clarifier sa ligne syndicale. Ce que FO par exemple n’a pas fait d’où cette relative paralysie, cette contradiction et souvent cette fuite en avant.

Manifestation de FO et la CGT : participation insignifiante

Manifestation de FO et la CGT : participation insignifiante

C’est à peine si certains médias ont rendu compte de la manif interprofessionnelle initiée par la  CGT et FO jeudi ; la coupe du monde de foot y est pour quelque chose, elle écrase en quelque sorte tout le reste de actualité mais ce nouvel appel à la mobilisation a fait complètement flop et il serait temps que les syndicats contestataires par principe prennent  un peu de recul car leur stratégie participe au discrédit du syndicalisme quand la mobilisation est aussi marginale. Le nouveau patron de FO commence donc son mandat par un échec  Coté CGT, la confédération est engagée dans une fuite en avant qui va tuer les dernières velléités de mobilisation. La participation n’a pas été au rendez-vous puisqu’à Paris 2.900 personnes seulement se sont rassemblées pour manifester, selon la préfecture de police. La CGT n’a pas souhaité donner de chiffre. Elle précise que l’objectif n’est pas de mesurer la mobilisation, mais de construire un mouvement de long terme. “Il s’agit de préparer une rentrée offensive pour gagner l’augmentation des salaires et des pensions, la réduction du temps de travail, pour relancer nos industries et services publics”, peut-on lire dans un communiqué. Le nouveau secrétaire général de FO, Pascal Pavageau, qui a reçu le mandat de mener une lutte interprofessionnelle la plus unitaire possible, explique lui aussi que les participants ne “sont pas là pour faire un chiffre”. “Nous sommes là pour prendre date dans une logique qui s’inscrit à plus long terme et certainement avec plus d’organisations syndicales et de jeunesse que celles qui appellent le 28”, a-t-il dit sur Public Sénat lundi. La dernière mobilisation interprofessionnelle que la CGT avait menée en solitaire le 19 avril, n’avait rassemblé que 119.500 personnes en France (108.000 en régions et 11.500 à Paris), selon la préfecture. La “marée populaire” appelée par la CGT, la France insoumise et d’autres organisations avait rassemblé 93.315 personnes en France (21.000 à Paris et 72.315 en Province). Cette fois la participation globale en France n’aura pas dépassé 30 000 manifestants. Il vraiment temps d’arrêter l activisme ultra minoritaire  d’autant que nombre de militants comme les cheminots sont usés physiquement et financièrement.

Mobilisation interprofessionnelle (CGT et FO) le 28 juin

Mobilisation interprofessionnelle (CGT et FO) le 28 juin

On ne peut pas dire quelles manifs interprofessionnelles aient connu un vrai succès ce dernières semaines et derniers mois. Ce serait plutôt un fiasco. Pourtant,  la CGT lance un nouveau mouvement pour le 28 juin, cette fois sans son allié habituel SUD mais avec FO ! Ce qui permettra au moins au nouveau patron de FO de prendre  la mesure de son décalage entre ses propos et la mobilisation sur laquelle il peut compter ; autant dire qu’il agira de la dernière manif avant la rentrée de septembre. Une sorte de rituel d’enterrement car la participation risque d’être encore davantage insignifiante en raison de l’amalgame des revendications.  La CGT, FO et les organisations de jeunesse Unef, UNL et Fidl ont appelé mercredi à une journée de mobilisation le 28 juin, pour la défense des étudiants, travailleurs, chômeurs et retraités. C’est la première fois depuis la loi travail de 2016 que la CGT et FO organisent ensemble une mobilisation interprofessionnelle. Dans un communiqué, elles invitent par ailleurs les autres syndicats à « se réunir dès fin août pour analyser la situation sociale » et « envisager » des initiatives unitaires. Solidaires, allié traditionnel de la CGT, n’a pas souhaité s’associer à cet appel. Elle appellera aussi à une mobilisation le 28 juin mais de son côté et sur « ses propres mots d’ordre », a précisé à l’AFP Eric Beynel, son porte-parole. Alliées contre la loi travail portée en 2016 par la ministre socialiste Myriam El-Khomri, la CGT et FO ont organisé 14 manifestations nationales ensemble. Elles se sont brouillées depuis mais Pascal Pavageau, le numéro un de FO depuis avril, n’a jamais caché son envie de renouer avec la CGT.

Manifestation du 26 mai : la CGT avec les Insoumis

Manifestation du 26 mai : la CGT avec les Insoumis

Les Insoumis et des organisations d’extrême gauche seront rejoints par la CGT pour la manifestation du 26 mai. Une manifestation qui du coup est assuré d’une certaine participation mais en même temps qui divise sur le rôle respectif du syndicat et du politique. Des syndicats comme le CFDT ou FO ne seront pas présents en raison précisément du caractère politique de cette journée du 26 mai. En gros,  il y aura à peu près dans la rue toutes les forces syndicales et politiques d’extrême gauche. Cela devrait permettre non pas de réunir uen marée populaire comme le souhaitent les insoumis mais un nombre quand même significatif de manifestants. La participation de la CGT s’explique aussi par certains signes d’essoufflement dans certains conflits en cours à la SNCF même si le taux de conducteurs est encore très largemenet majoritaire ou encore à AIR France où l’intersyndicale est déboussolée depuis la démission du président.  Le syndicat de Philippe Martinez a annoncé sa décision mercredi dans un communiqué, évoquant « l’urgence sociale » qui le pousse à rejoindre ce mouvement inédit. Un parti-pris qui vise à densifier la contestation, mais encontre l’opposition des syndicats réformistes. « Il n’y a aucune chance de voir [la CFDT] dans un défilé qui a une connotation politique », a déclaré Laurent Berger, secrétaire général du syndicat réformiste. Enjeu : préserver son indépendance vis-à-vis du politique. Lundi sur CNews, il a même affirmé que « ce serait une faute qu’une organisation syndicale quelle qu’elle soit appelle [à se mobiliser] le 26 mai. Ce n’est pas le rôle du syndicalisme ». Même positon  du côté de Force ouvrière. Pascal Pavageau, secrétaire confédéral, a tranché : « C’est une manifestation d’ordre politique, nous n’avons pas à nous en mêler et nous ne nous en mêlerons pas. »

 

 

CGT : baisse des effectifs

CGT : baisse des effectifs

 

Depuis la gauchisation de la ligne syndicale opérée avec le départ de Bernard Thibault, la CGT aurait perdu 30.000 adhérents en quatre ans, sur un total de plus de 600 000 ; des chiffres à prendre toutefois avec prudence car la manière de compter les adhérents diffèrent selon les centrales. En outre, en raison de la baisse de la syndicalisation les structures intermédiaires ont tendance à minorer les chiffres pour conserver la part confédérale. De toute manière, la tendance globale à la CGT,  comme ailleurs, est à la baisse depuis des années. La baisse de la CGT peut en tout cas s’observer de manière plus sûre lors des élections professionnelles. De ce point de vue la CGT a perdu le leadership au profit de la CFDT  dans le privé. La CGT demeure puissante dans certains bastions du secteur public comme la SNCF mais elle  recule aussi.

L’enjeu est énorme car les fédérations des cheminots (SNCF), des mines et de l’énergie (EDF, Engie…) et des activités postales et de communication (Orange, La Poste…) représentent 20 % des adhérents! La CGT est en effet moins implantée dans les entreprises privées «classiques» par rapport à la CFDT avec laquelle l’écart serait de 500.000 électeurs. «La CGT est vue comme le syndicat qui défend bec et ongles le statut, et donc qui s’accroche au passé. Ça n’attire pas les nouveaux venus», expliquait alors Bernard Vivier, le directeur de l’Institut supérieur du travail (IST), au Figaro.

Toutefois, les chiffres de l’an dernier ne seront pas définitifs avant plusieurs mois. Les Echos affirment d’ailleurs que certains signalent en interne des difficultés accrues de remontée des cotisations, donc des chiffres depuis les syndicats de base depuis un ou deux ans.

CGT énergies : coupures d’électricité

CGT énergies : coupures d’électricité

 

 

La fédération Mines-énergies de la CGT a annoncé mardi des coupures d’électricité ciblées à la fois pour soutenir les secteurs en grève mais aussi pour  “l’organisation d’un nouveau service public de l’électricité et du gaz”, avec en point d’orgue la mobilisation interprofessionnelle de jeudi. “Dans les jours qui viennent, des coupures ciblées viseront des entreprises qui licencient ou criminalisent les actions syndicales”, a déclaré le secrétaire général de la CGT Mines-énergies, Sébastien Menesplier, dans une interview au Parisien. Prié de donner des précisions, il a cité la grande distribution et particulièrement Carrefour qui, selon lui, “malmène ses salariés” et “pourrait avoir quelques mauvaises surprises”. Son syndicat prévoit également “des baisses de charges (…) dans les centrales de production d’électricité”, “des basculements d’heures pleines en heures creuses dans les principales grandes villes” ou “le rétablissement du gaz ou de l’électricité des familles victimes de coupures pour impayés”, a encore dit Sébastien Menesplier au Parisien. La CGT Mines-énergies réfléchit aussi à la possibilité d’affecter le trafic des trains, “pas forcément pour que (les) TGV ne roulent pas, mais au moins pour leur faire prendre du retard”, toujours selon son secrétaire général.

Macron fait une erreur en voulant affronter la CGT

Macron fait une erreur en voulant affronter la  CGT

 

L’erreur de Macron c’est de vouloir précéder avec les syndicats et surtout avec la CGT comme il a procédé avec les forces politiques. Il veut disloquer toutes les forces d’intermédiaires d’opposition et établir une sorte de monarchie républicaine très étatiste sans contre pouvoir.  Il est clair que les syndicats en général et la CGT en général ne bénéficient pas d’une  image positive dans le pays. Mais le syndicalisme est en crise comme la plupart des outils  intermédiaires, comme la politique ou les médias eux-mêmes. Bien sût la position de certains syndicats agacent car souvent top archaïques trop corpos. Evidemmenet les syndicats SNCF ne font pas exception  encore qu’il faudrait noter la montée des syndicats réformistes (aujourd’hui majoritaires) par rapport aux radicaux. Comme les cheminots ne jouissent pas non plus de la meilleure image dans le pays (mais il  y a beaucoup de fantasmes quant à leurs privilèges), le gouvernemenet et les médias ont  décidé de profiter de cette affaire pour écraser la CGT et au-delà affaiblir les autres syndicats. Comme en politique, Macron veut disloquer toute opposition et même s’affranchir de toute médiation des corps  intermédiaires. On peut ne pas  partager certaines orientations de la CGT sans pour cela chercher à l’écraser. Après avoir humilié  les organisations politiques d’opposition, Macron veut faire plier et infliger une  défaite historique aux  organisations syndicales et en particulier à  la CGT. Après les réformes du code du travail, de la formation permanente, de l’Unedic et maintenant de la SNCF,  le gouvernement démontre à l’évidence son dédain  pour la négociation qu’il considère sans doute comme une perte de temps. Certes le pays -la SNCF y compris- a  besoin de réformes structurelles  pour améliorer sa compétitivité, retrouver la croissance et réduire la pire  inégalité qui est celle du chômage. Mais cela ne justifie pas qu’on fasse l’impasse sur la concertation  et qu’on méprise la culture du compromis. Les médias globalement participent à la curée et pronostiquent déjà l’échec du mouvement SNCF et derrière celui de la CGT. La bataille médiatique de ce point de vue sera fondamentale pour faire basculer une opinion qui condamne aujourd’hui les grèves des cheminots mais sans connaître réellement la réalité et les enjeux. Parmi ces enjeux bien entendu la question de l’endettement et du financement des équipements. Une question récurrente que le gouvernement  contourne et qui plombe en partie les résultats de l’entreprise (3 milliards environ par an !).  Un autre enjeu concerne  l’avenir de la politique des transports mise sous le boisseau depuis déjà des années au profit d’une logique de développement  contradictoire de chaque mode et entreprise. Une logique qui par exemple  a aussi affaibli considérablement le pavillon routier français qui n’existe plus à l’international et qui est maintenant attaqué par des pavillons à bas coût sur le marché national. La politique ultralibérale qui est actuellement développée dans le secteur des transports conduira nécessairement non seulement la disparition de l’entreprise SNCF mais aussi à la quasi-disparition du rail sauf sur quelques lignes rentables. Il n’y a aucune raison pour que subsistent  d’autres lignes nationales. Quant aux lignes régionales il est vraisemblable qu’on procédera progressivement à des substitutions par car surtout en raison des difficultés financières des régions. La disparition du rail dans de nombreuses zones géographiques participera à la désertification du territoire en cours et contribuera à servir le projet fou qui consiste à entasser 90 % de la population dans les grandes métropoles ici 2050  (voir rapports INSEE à ce sujet). Oui le pays a besoin de réformes, la SNCF aussi et depuis longtemps mais aucune réforme ne sera efficace sans la participation active des acteurs. Sinon elle ne fera que produire des déçus.

CGT mines (dont EDF) : 3 mois d’action

CGT mines (dont EDF) : 3  mois d’action

 

Le secteur gaz-électricité notamment sera appelé à 3 mois d’action par la CGT pour défendre ses revendications spécifiques concernant notamment le service public avec aussi des convergences avec les cheminots.  La CGT Mines Energie appelle les salariés du secteur de l’énergie à un mouvement de protestation, selon une information du Parisien, datée du mercredi 28 mars et confirmée par franceinfo. C’est au cours d’une réunion mercredi avec l’ensemble des secrétaires généraux des structures locales de la CGT Mines qu’a été prise cette décision.  « Pendant trois mois, nous allons organiser des mouvements de grève, mais aussi intervenir sur notre outil de production pour faire reculer ce gouvernement, explique au Parisien Sébastien Menesplier, secrétaire général de la fédération CGT Mines Energie, premier syndicat du secteur. Il s’agit de défendre un service public de l’énergie et contrer sa libéralisation. » Les actions envisagées seront diverses : baisses de charges dans les centrales nucléaires, coupures ciblées sur certaines entreprises ou passage en heures creuses de certaines zones géographiques. « Le mouvement s’inscrira dans la durée », assure à franceinfo un représentant de la CGT Mines Energie, qui précise qu’il y aura  »des moments de convergence avec les cheminots« . 

 

 

Macron et les médias veulent se payer Martinez et la CGT

Macron et les médias veulent se payer Martinez et la CGT

 

Il est clair que les syndicats en général et la CGT en général ne bénéficient pas d’uen image positive dans le pays. Mais le syndicalisme est en crise comme la plupart des outils  intermédiaires, comme la politique ou les médias eux-mêmes. Bien sût la position de certains syndicats  agacent car souvent top archaïques trop corpos. Evidemmenet les syndicats SNCF ne font pas exception  encore qu’il faudrait noter la montée des syndicats réformistes (aujourd’hui majoritaires) par rapport aux radicaux. Comme les cheminots ne jouissent pas non plus de la meilleure image dans le pays (mais il  y a beaucoup de fantasmes quant à leurs privilèges), le gouvernemenet et les médias ont  décidé de profiter de cette affaire pour écraser la CGT et au-delà affaiblir les autres syndicats. Comme en politique, Macron veut disloquer toute opposition et même s’affranchir de toute médiation des corps  intermédiaires. On peut ne pas  partager certaines orientations de la CGT sans pour cela chercher à l’écraser. Après avoir humilié  les organisations politiques d’opposition, Macron veut faire plier et infliger une  défaite historique aux  organisations syndicales et en particulier à  la CGT. Après les réformes du code du travail, de la formation permanente, de l’Unedic et maintenant de la SNCF,  le gouvernement démontre à l’évidence son dédain  pour la négociation qu’il considère sans doute comme une perte de temps. Certes le pays -la SNCF y compris- a  besoin de réformes structurelles  pour améliorer sa compétitivité, retrouver la croissance et réduire la pire  inégalité qui est celle du chômage. Mais cela ne justifie pas qu’on fasse l’impasse sur la concertation  et qu’on méprise la culture du compromis. Les médias globalement participent à la curée et pronostiquent déjà l’échec du mouvement SNCF et derrière celui de la CGT. La bataille médiatique de ce point de vue sera fondamentale pour faire basculer une opinion qui condamne aujourd’hui les grèves des cheminots mais sans connaître réellement la réalité et les enjeux. Parmi ces enjeux bien entendu la question de l’endettement et du financement des équipements. Une question récurrente que le gouvernement  contourne et qui plombe en partie les résultats de l’entreprise.  Un autre enjeu concerne  l’avenir de la politique des transports mise sous le boisseau depuis déjà des années au profit d’une logique de développement  contradictoire de chaque mode et entreprise. Une logique qui par exemple  a aussi affaibli considérablement le pavillon routier français qui n’existe plus à l’international et qui est maintenant attaqué par des pavillons à bas coût sur le marché national. La politique ultralibérale qui est actuellement développée dans le secteur des transports conduira nécessairement non seulement la disparition de l’entreprise SNCF mais aussi à la quasi-disparition du rail sauf sur quelques lignes rentables. Il n’y a aucune raison pour que subsistent  d’autres lignes nationales. Quant aux lignes régionales il est vraisemblable qu’on procédera progressivement à des substitutions par car surtout en raison des difficultés financières des régions. La disparition du rail dans de nombreuses zones géographiques participera à la désertification du territoire en cours et contribuera à servir le projet fou qui consiste à entasser 90 % de la population dans les grandes métropoles ici 2050  (voir rapports  INSEE à ce sujet). Oui le pays a besoin de réformes, la SNCF aussi et depuis longtemps mais aucune réforme ne sera efficace sans la participation active des acteurs. Sinon elle ne fera que produire des déçus

Mobilisation sociale : le match : « En marche » contre la CGT

Mobilisation sociale : le match : « En marche » contre la CGT

 

Clairement le match Macon contre la CGT est lancé mais l’issue risque d’être assez improbable et d’apporter des surprises. Finalement,  les deux camps pourraient être perdants. Si Macron impose toutes ses réformes à la hussarde et fait plier les syndicats, il est clair que l’image des organisations de salariés déjà affectée suivra une nouvelle dégradation. « En même temps », ces défaites des syndicats pourraient constituer une sorte de fabrique de mécontents qui va encore affaiblir la popularité de Macron et de son gouvernemenet. Finalement tout le monde risque d’être perdant dans cette affaire. Le pays d’abord dont les secousses sociales auront  quand même quelques conséquences néfastes sur la croissance et sur le climat général. Les syndicats et la CGT en particulier auquel on va reprocher leur irresponsabilité et leur radicalisme. Mais comme les mécontentements sont très variés, il pourraient être amplifié la baisse de popularité de Macron dans les sondages. Or ces baisses de popularités annoncent aussi une régression des votes pour « en marche »e. On l’a déjà nettement constaté dans les élections partielles où en marche recule de manière significative. Mais la correction pourrait être  particulièrement sensible lors  les élections européennes de 2019 dont l’enjeu paraît souvent secondaire et qui pourraient être utilisées pour sanctionner le gouvernement. Cette politique à la hussarde en vérité parfois de nature un peu populiste n’est bonne pour personne. Dans un pays démocratique la discussion en vue d’un compromis est toujours préférable à un affrontement  qui fragilise tout le monde.

CGT : fuite des adhérents

CGT : fuite des  adhérents

 

C’est une véritable hémorragie que connaît la CGT avec une baisse de plus de 30 % des effectifs sur une année. Une dégradation qui ne date pas d’hier mais qui d’une certaine façon suit avec retard celle du parti communiste. Certes la CGT est encore présente dans de nombreux bastions mais la politique de fuite en avant pratiquée par la confédération est en décalage complet avec les aspirations des salariés. Des salariés qui souhaitent des négociations qui aboutissent à des résultats et pas des protestations à caractère plus ou moins politique en tout cas uniquement contestataires. De ce point de vue, la politique menée par la CGT dans certaines entreprises est également mortifère car le jusqu’au-boutisme conduit parfois à la mort de l’entreprise. On comprend que la CGT qui n’a jamais réussi véritablement sa mue  soit coincée entre les pousses au crime de Sud et les syndicats réformistes aujourd’hui majoritaires en France. Bernard Thibault avait bien essayé d’engager l’organisation dans la voie du recentrage et de l’indépendance. Mais cette politique a été vite enterrée par les caciques. Il est clair que les dernières actions à répétition complètement irresponsables lancées contre la loi travail, la loi sur le code du travail auront épuisé les velléités de contestation et surtout fait douter de l’efficacité d’une stratégie davantage adaptée aux années 1950 qu’à période actuelle.   Le Canard enchaîné à paraître ce mercredi révèle en effet que la confédération syndicale a vu ses effectifs fondre de 34% en un an. Et même s’il s’agit là d’un chiffre provisoire, l’organisation dirigée par Philippe Martinez doit faire face à une crise sans précédent.  Dans le détail, le nombre d’adhérents ayant réglé au moins un mois de cotisation est passé de 649.899 à 427.431 lors des douze derniers mois, indique l’hebdomadaire satirique.Certaines fédérations sont particulièrement touchées, comme celle du commerce, qui a vu ses effectifs chuter de 45.000 à 22.000 en l’espace d’une année. Les cheminots, eux, ne sont plus que 30.000, contre 42.000 en 2016. Tandis que la métallurgie, fief historique de la CGT, a perdu 43% de ses adhérents en quatre ans, selon Le Canard.

Manif CGT : l’enterrement de la contestation des ordonnances

Manif CGT : l’enterrement de la contestation des ordonnances

 

Un baroud d’honneur qui n’est pas glorieux car il sonne l’enterrement de la contestation dans la rue. Cette manif qui pourtant avait le  soutien de Solidaires, de la FSU, du syndicat étudiant UNEF, ainsi que de 13 fédérations de la CFE-CGC n’a réuni que  quelques dizaines de milliers” de personnes, selon la CGT, qui n‘a pas donné de chiffre précis. Le ministère de l‘Intérieur a recensé 37.700 manifestants dans le pays contre 132.000 le 21 septembre et 223.000 le 12 septembre. Ils étaient 5.500 à Paris, soit 11.000 de moins que le 21 septembre. La CGT a fait état de 25.000 personnes à  Marseille où  semble-t-il on a toujours des difficultés à compter  puisque la police chiffre le nombre de manifestants à 3000. . Pourtant on avait élargi le champ des indications : la contestation des ordonnances bien entendu mais aussi la défense du service public, l’austérité, les questions de la jeunesse, les retraites etc. Cette mobilisation constitue évidemment un échec pour la contestation dans la rue. Elle permet toutefois à la CGT de montrer que la mobilisation est sous contrôle du syndicat, ce qui d’une certaine manière coupe l’herbe  sous le pied à Mélenchon qui avait lancé une OPA sur le mouvement social en espérant que son ampleur pourrait même remettre en cause la légitimité de  Macron voir même pourrait lancer un processus quasi révolutionnaire pour combattre « le coup d’État social ». Cette faible mobilisation tout autant que les excès et les frasques des Insoumis mettent un terme à l’espérance d’un troisième tour social. Il se pourrait toutefois qu’à l’occasion des discussions sur l’Unedic, les organisations tentent d’organiser une journée fourre-tout  pour étouffer certaines contestations internes tout autant que pour contester la politique jugée trop droitière de Macon en particulier concernant la suppression de l’ISF. Une nouvelle intersyndicale, programmée le 24 octobre, pourrait donner lieu à un appel plus unitaire, éventuellement avec FO et la CFE-CGC, espèrent la CGT et Solidaires. Paradoxalement, cette réunion est prévue dans les locaux de la CFDT, dont le secrétaire général, Laurent Berger, a maintes fois répété qu’il refusait de faire «démonstration de faiblesse» en battant le pavé . 

CGT-19 octobre : une journée d’enterrement de la contestation

CGT-19 octobre : une journée d’enterrement de la contestation

 

Comme c’était à prévoir les syndicats ne sont parvenus à aucun accord pour manifester leur opposition au ordonnance.  Du coup,  la CGT se retrouve seule pour appeler à une nouvelle journée d’action le 19 octobre. Une journée qui sera une sorte d’enterrement de la contestation relative au code du travail. D’une certaine manière la CGT se retrouve coincée entre Mélenchon qui veut instrumentaliser le mouvement syndical et les syndicats réformistes qui refusent l’agitation dans la rue. Pour ne pas avoir l’air d’abandonner, la CGT utilise le vieux procédé qui consiste à multiplier les journées d’action afin d’user la contestation. De cette manière,  cette récupération par les insoumis ne pourra conduire qu’à des manifestations très marginales et Mélenchon sera dans l’incapacité d’organiser un mouvement de masse. Cette gauchisation du mouvement syndical ne pouvait évidemment obtenir le soutien d’organisations réformistes. Contrairement à ce qu’affirme la CGT il ne s’agit pas seulement d’une divergence concernant une éventuelle date de mobilisation commune mais une position sur le fond. Les syndicats réformistes refusent l’agitation politique et préfèrent  se concentré sur les prochains dossiers particulièrement délicats notamment les retraites et l’indemnisation du chômage. Les organisations syndicales ont donc décidé de ne rien décider et se reverront le 24 octobre. Il se pourrait qu’on décide alors d’une journée de mobilisation mais une journée un peu pour tous pour solder le mécontentement de frondeurs  de la CGT bien sûr mais aussi des autres organisations. Des frondeurs gauchisants relativement minoritaires mais capables de faire du bruit. De toute manière,  la proposition de la CGT d’organiser une nouvelle manifestation le 19 octobre été par avance vouée à l’échec compte tenu de la volonté de cette organisation de politiser le mouvement.  En effet  Martinez avait indiqué lundi matin sur franceinfo vouloir faire “converger tous (les) mécontentements,” évoquant les fonctionnaires, les retraités, les cheminots, les routiers et les salariés du privé. L‘objectif, avait-il ajouté, est de “rabattre un petit peu le caquet” d‘Emmanuel Macron, dont il juge la politique contraire aux intérêts des salariés français. S‘il a pu compter sur le ralliement tardif du secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, contraint par son “parlement” de rompre avec sa ligne conciliante, le mot d‘ordre est quelque peu différent de celui de la CGT. “Je n‘ai pas un mandat pour le retrait total des ordonnances”, a dit ce dernier sur BFM TV. “Le retrait des dispositions qu‘on conteste, oui, mais pas le reste.” En outre, la CFDT continue de refuser de défiler contre les ordonnances Travail afin de réserver ses forces pour les dossiers comme les réformes de l‘assurance chômage et des retraites, estimant qu‘on ne reviendra pas sur les ordonnances, définitivement adoptées et pour certaines déjà en vigueur. “Si nous voulons peser ensemble sur la réforme de l‘assurance chômage, sur la réforme de la formation professionnelle, je crois que nous avons intérêt à parler d‘une seule voix”, a dit lundi sur RTL son secrétaire général, Laurent Berger. “Si c‘est pour faire un baroud d‘honneur…” “Je crois que le gouvernement attend un peu ça : un syndicalisme que se marginalise en faisant croire qu‘il est simplement dans un rôle de contestation”, a-t-il lancé.

Manif 12 septembre : un test pour Macron et la CGT

Manif 12 septembre : un test pour Macron et la CGT

 

Cette manif du 12 risque de constituer un test de vérification de la légitimité respective des positions d’une part de Macron,  d’autre part de la CGT. Si la manifestation est mobilisatrice, en clair si elle rassemble au moins de 500 000 manifestants en France ce sera considéré comme un échec pour la CGT et les autres syndicats protestataires et cet échec hypothèquera  les manifestations ultérieures y compris celle de Mélenchon qui pourrait alors être renvoyé à son rôle de contestataire marginal. À l’inverse la crédibilité de Macon risque d’être entamée si cette manifestation est relativement bien suivie. Le mécontentement ainsi exprimé s’ajouterait à la baisse de popularité du chef de l’État qui, quoi qu’il en dise, devrait en tenir compte dans la rédaction finale des ordonnances. Il n’est pas certain cependant que la CGT réussisse à mobiliser car les syndicats paraissent relativement divisés. Nombre de syndicats ne veulent pas suivre la CGT dans sa posture traditionnelle d’opposants à toute réforme.  S’il veut désamorcer la mobilisation, le chef de l’État devra sans doute un peu rééquilibrer le contenu de sa réforme orientée vers davantage de flexibilité pour les entreprises. Une flexibilité qu’on peut comprendre pour permettre un meilleur ajustement du marché du travail aux mutations économiques en cours mais qui devrait être davantage équilibrée par des mesures en faveur des salariés et de leurs représentants. De ce point de vue, la grande lacune du projet concerne sans doute l’impasse faite sur les modes d’association des salariés et de leurs représentants à la gestion des entreprises. Une association qui aurait permis d’abord de relever le niveau du débat social en France aussi de désamorcer un climat par trop conflictuel dans le pays faute de compréhension des enjeux. De ce point de vue,  Macron a manqué le virage de la cogestion à l’allemande qui se caractérise par un souci permanent du compromis gagnant-gagnant. Un échec du mouvement de la CGT et autres syndicats contestataire aura forcément aussi des conséquences sur la manif de Mélenchon du 23 septembre. La prétention de Mélenchon à combattre ce qu’il appelle un coup d’État ressemblera à une promesse d’opérette et le renverra à une posture de gauchiste marginale. De ce point de vue Mélenchon joue encore plus gros que la CGT, il a placé la barre plus haut avec en clair la perspective de renverser le régime dont il conteste même la légitimité démocratique. Il est probable que Mélenchon aura bien du mal à réunir 100 000 manifestants en France soit cinq fois moins de ce que  peut attendre de la CGT.  Pour Emmanuel Macron, la séquence n’est pas anodine, après « un été difficile en matière de sondages » sur sa popularité, relève le politologue Jean-Daniel Levy (Harris Interactive). « Le sentiment que la réforme n’est pas juste commence à s’installer, ce qui n’est pas un bon signe » pour Emmanuel Macron, relève de son côté Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. L’enjeu, selon lui, est « de ne pas céder en début de quinquennat, pour ne pas donner un mauvais signe à son électorat ». Mais il doit aussi être « vigilant » pour que la fronde ne se transforme pas en une « contestation globale de l’action de l’Etat ».

 

 

CGT : non à la manif de Mélenchon du 23

CGT : non à la manif de Mélenchon du 23

 

 

La  même analyse ? Peut-être mais pas la même stratégie. En clair, la CGT ne veut pas être récupérée par les insoumis. Mélenchon, lui, au contraire souhaiterait prendre la tête du mouvement social et se servir d’un éventuel mécontentement pour mettre en œuvre l’utopique révolution qu’il souhaite. Cela se traduit par l’organisation de deux manifestations que les Français ont un peu de difficulté à comprendre. Il y aura la manifestation du 12 septembre décidé par la CGT à laquelle participeront des membres de la France insoumise mais la réciproque ne sera pas vraie. On fera forcément des comparaisons concernant la mobilisation de ces deux protestations respectives. La CGT avec les traditionnels syndicats  contestataire peut espérer une manifestation à minima qui ne sera pas totalement ridicule. À l’inverse, Mélenchon aura bien du mal à obtenir une participation significative car la récupération politique des insoumis est le principal obstacle au rassemblement des forces sociales qui contestent la réforme du code du travail. La CGT ne veut donc pas appeler à la mobilisation de Mélenchon prévu le 23 septembre Entre insoumis et CGT.  Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a annoncé mercredi que le syndicat ne participerait pas à la manifestation organisée le 23 septembre contre la réforme du Code du travail par La France insoumise au nom de son “indépendance”.  La CGT et LFI “partagent la même analyse” sur la loi travail, a dit le député de Marseille, évoquant notamment “la rupture conventionnelle collective” introduite par le gouvernement dans les ordonnances et qu‘il qualifie “d’évènement considérable du démantèlement du droit des travailleurs”. La France insoumise participera à la journée d‘action organisée le 12 septembre par la CGT, la FSU et Solidaires mais l‘inverse ne sera pas vrai le 23 lors d‘une manifestation que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, qui se veut le principal opposant à Emmanuel Macron, espère massive. Interrogé pour savoir si les manifestations des 12 et 23 septembre avaient été évoquées lors de cette rencontre, Philippe Martinez a répondu par la négative. Mais dans Paris Match à paraître jeudi, le leader syndical affirme que “la CGT reste indépendante des partis politiques”. “Pour l’indépendance de la CGT, je n’irai pas manifester le 23. A cette date, je suis engagé pour une marche en faveur de la paix”, a-t-il déclaré à l‘hebdomadaire.

Code du travail : Mélenchon veut ubériser mouvement syndical y compris la CGT

Code du travail : Mélenchon veut ubériser mouvement syndical y compris la CGT

En apparence il est curieux  que la CGT appelle à une manifestation le 12 septembre et que la France insoumise appelle à une autre protestation dans la rue le 23. Sur le fond les,  insoumis et CGT n’ont peut-être pas trop de désaccord mais sur la forme la CGT n’accepte pas la tentation de Mélenchon de d’ubériser le mouvement  syndical  qu’il entende détourner à des fins politiques en promettant la grande révolution. Mélenchon veut en effet organiser un troisième tour social, il parle de coup d’État et remet en cause la légitimité démocratique de macro et de son gouvernement. La CGT, elle, bien que très opposé à la réforme envisagée se situe dans une problématique syndicale et ne veut pas être asservie à un mouvement politique au demeurant gauchiste. Le mouvement des insoumis ne compte pas vraiment de base très populaire, la plupart de ses responsables sont des bobos gauchistes assez souvent aussi fonctionnaires ils peuvent certes réunir quelques milliers de personnes mais certainement pas des centaines de milliers  ou des millions. Ils ont besoin des organisations de masse.  Le 12 septembre prochain, la CGT appelle donc à manifester contre les ordonnances qui réformeront le Code du travail, que le gouvernement présente ce jeudi. La France insoumise a également prévu de défiler contre la politique d’Emmanuel Macron, le 23 septembre. Deux défilés séparés pour un même combat. La CGT, le 12 septembre, en pleine semaine, un mardi ; La France insoumise, le 23, un samedi. Pourtant, toutes les deux contestent ardemment les ordonnances qui réformeront le Code du travail. « Casse des acquis sociaux », « refus d’un Code différent dans chaque entreprise » : les arguments sont les mêmes. Entre les deux formations, les relations sont tendues. Jean-Luc Mélenchon, qui rêve de mener un large mouvement social et populaire, braconne sur les terres syndicales, captant à loisir les sujets sociaux. Son entourage ne le voit pas ainsi. « Tout ça est complémentaire et non pas concurrent », explique-t-on. « Tout est politique » sans doute mais tout n’est pas syndical !

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