Archive pour le Tag 'CGT'

Avenir de la CGT : le choix entre le déclin et l’action responsable

Avenir de la CGT : le choix entre le déclin et l’action responsable

Traditionnellement du fait de ses liens avec le parti communiste, la CGT a toujours fait le choix du radicalisme. Comme le parti communiste, il s’agissait pour la CGT de se maintenir dans une situation systématique ou presque d’opposition pour ne pas cautionner le système en place.

Progressivement la CGT s’est un peu détachée du parti communiste mais elle a gardé la posture d’opposition et de contestation systématique. Cela d’autant plus qu’elle est confrontée sur sa gauche à l’émergence des gauchistes de Sud qui encourage toutes les révoltes y compris les plus corporatistes et à droite à la CFDT au contraire qui privilégie le réformisme, la négociation et les résultats.

La succession de Martinez rencontrent des difficultés car elle n’a pas été suffisamment préparée. Du coup, émerge des intentions de candidature qui réalimente ainsi le vieux clivage entre révolutionnaires et contestataires réformistes.

Olivier Mateu, le secrétaire général de l’Union de Marseille, a ainsi annoncé sa candidature à la tête de la CGT.

Olivier Mateu, qui dirige l’union locale des Bouches-du-Rhône, fait part de son intention de s’opposer au sortant, Philippe Martinez. L’actuel chef de file de la CGT a prévu de ne pas se représenter en mars prochain. Et, surtout, il souhaiterait passer le flambeau à Marie Buisson. Ce qui serait une première pour ce vieux syndicat – la CGT a 127 ans – qui a toujours été dirigé par des hommes… Ce serait un symbole de modernité, a souvent expliqué Philippe Martinez.

Olivier Matheu, qui ne s’en cache pas, monte clairement au créneau contre la volonté du sortant. Au journal la Marseillaise, il explique vouloir « lutter contre un syndicalisme d’accompagnement du capitalisme ».

Ce n’est pas la première fois que la CGT est traversée par des divisions sur des questions de fond. Le premier syndicat de France peine à trouver une ligne claire sur le nucléaire, les éventuelles alliances avec les autres syndicats, notamment la CFDT, la nécessité ou non de négocier… Il est régulièrement écartelé entre, d’un côté, un pôle de « durs de durs », et, de l’autre, une frange moins radicale, plus ouverte au compromis.

Le problème c’est que sur le terrain du gauchisme, la CGT trouve un sérieux concurrent avec les extrémistes de Sud . Et du côté du réalisme, elle a été largement dépassées par les syndicats réformistes comme la CFDT, devenu premier syndicat de France.

On assiste d’ailleurs à une sorte de clivage sociologique ou plutôt culturel avec d’un côté une organisation qui fait de la compétence et de l’efficacité son credo et de l’autre , la CGT, dont la particularité est de privilégier le drapeau de la radicalité et de la contestation par principe. À ce petit jeu là, l’audience de la CGT ne cesse de s’affaiblir même si elle conserve encore des forces non négligeables en particulier dans des bastions du secteur public. Sur la tendance, et avec l’évolution sociologique du pays la CGT pourrait devenir très marginale comme force syndicale dans le pays d’ici une vingtaine d’années

CGT : le choix entre le déclin et l’action responsable

CGT : le choix entre le déclin et l’action responsable

Traditionnellement du fait de ses liens avec le parti communiste, la CGT a toujours fait le choix du radicalisme. Comme le parti communiste, il s’agissait pour la CGT de se maintenir dans une situation systématique ou presque d’opposition pour ne pas cautionner le système en place.

Progressivement la CGT s’est un peu détachée du parti communiste mais elle a gardé la posture d’opposition et de contestation systématique. Cela d’autant plus qu’elle est confrontée sur sa gauche à l’émergence des gauchistes de Sud qui encourage toutes les révoltes y compris les plus corporatistes et à droite à la CFDT au contraire qui privilégie le réformisme, la négociation et les résultats.

La succession de Martinez rencontrent des difficultés car elle n’a pas été suffisamment préparée. Du coup, émerge des intentions de candidature qui réalimente ainsi le vieux clivage entre révolutionnaires et contestataires réformistes.

Olivier Mateu, le secrétaire général de l’Union de Marseille, a ainsi annoncé sa candidature à la tête de la CGT.

Olivier Mateu, qui dirige l’union locale des Bouches-du-Rhône, fait part de son intention de s’opposer au sortant, Philippe Martinez. L’actuel chef de file de la CGT a prévu de ne pas se représenter en mars prochain. Et, surtout, il souhaiterait passer le flambeau à Marie Buisson. Ce qui serait une première pour ce vieux syndicat – la CGT a 127 ans – qui a toujours été dirigé par des hommes… Ce serait un symbole de modernité, a souvent expliqué Philippe Martinez.

Olivier Matheu, qui ne s’en cache pas, monte clairement au créneau contre la volonté du sortant. Au journal la Marseillaise, il explique vouloir « lutter contre un syndicalisme d’accompagnement du capitalisme ».

Ce n’est pas la première fois que la CGT est traversée par des divisions sur des questions de fond. Le premier syndicat de France peine à trouver une ligne claire sur le nucléaire, les éventuelles alliances avec les autres syndicats, notamment la CFDT, la nécessité ou non de négocier… Il est régulièrement écartelé entre, d’un côté, un pôle de « durs de durs », et, de l’autre, une frange moins radicale, plus ouverte au compromis.

Le problème c’est que sur le terrain du gauchisme, la CGT trouve un sérieux concurrent avec les extrémistes de Sud . Et du côté du réalisme, elle a été largement dépassées par les syndicats réformistes comme la CFDT, devenu premier syndicat de France.

On assiste d’ailleurs à une sorte de clivage sociologique ou plutôt culturel avec d’un côté une organisation qui fait de la compétence et de l’efficacité son credo et de l’autre , la CGT, dont la particularité est de privilégier le drapeau de la radicalité et de la contestation par principe. À ce petit jeu là, l’audience de la CGT ne cesse de s’affaiblir même si elle conserve encore des forces non négligeables en particulier dans des bastions du secteur public. Sur la tendance, et avec l’évolution sociologique du pays la CGT pourrait devenir très marginale comme force syndicale dans le pays d’ici une vingtaine d’années

Journée d’action CGT du 10 novembre : encore une très faible mobilisation

Journée d’action CGT du 10 novembre : encore une très faible mobilisation

Globalement, la participation à la journée d’action décidée unilatéralement par la CGT le 10 novembre a été encore assez anecdotique. Plusieurs raisons à cela, d’une part une action décidée sans concertation avec les autres organisations syndicales, d’autre part la multiplication de journées qui usent la mobilisation.

Une stratégie qui ne sert pas la cause des salariés quand les organisations syndicales affichent une telle faiblesse. À noter que la participation a surtout concerné des fonctionnaires et assimilés ( secteurs nationalisés).

Selon la CGT, la mobilisation a rassemblé, jeudi, quelque 10.000 personnes dans la capitale, et «plus de 100.000» dans l’Hexagone. Des chiffres bien plus élevés que ceux des autorités : à Paris, les forces de l’ordre ont dénombré 2400 manifestants, contre 300 à Bordeaux, 650 à Lille, un millier à Lyon et 30.400 dans tout le pays. Des chiffres, là aussi, faibles, alors que les autorités s’attendaient à un léger regain du nombre de participants, entre 40.000 et 50.000 manifestants au niveau national, et «moins de 5000 à Paris», selon l’AFP. Le bilan est tout de même en légère hausse par rapport à la mobilisation du 27 octobre, lors des vacances scolaires : ce jour-là, selon la police, les défilés avaient rassemblé 14.000 manifestants en province et 1360 à Paris. La CGT, quant à elle, n’avait pas donné de chiffre.

Cet activisme de nature un peu gauchiste de la CGT s’inscrit dans la perspective du remplacement de Bruno Martinez avec une lutte entre la ligne radicale et la ligne plus modérée

Secrétaire général de Force ouvrière, Frédéric Souillot a récemment fustigé la multiplication des journées de manifestation «saute-mouton», estimant que cette stratégie «non seulement c’est contre-productif, deuxièmement ça fait peu bouger les choses, troisièmement ça use les troupes».Quant aux syndicats réformistes ils considèrent ces actions comme de l’agitation.

Social-Journée d’action CGT du 27 octobre: un énorme fiasco

Social-Journée d’action CGT du 27 octobre: un énorme fiasco

Après le relatif échec de la journée de mobilisation CGT du 18 octobre, il fallait s’attendre cette fois un énorme fiasco concernant la nouvelle journée décidée seule par la CGT.C’est à peine si les médias mentionnent cette journée qui en faitn’a mobilisé que 15 000 personnes dans toute la France !

Un échec lamentable qui hypothèque par ailleurs les suites alors que paradoxalement les difficultés sociales s’amplifient face à l’inflation. En cause évidemment une stratégie complètement suicidaire de la CGT.

Contrairement à la journée du 18 octobre, FO, Solidaires et la FSU n’étaient pas de la partie. La CGT espère que ces organisations la rejoindront pour une autre journée de mobilisation déjà annoncée pour le 10 novembre.

Après le succès mitigé de la mobilisation du 18 octobre, la CGT organise adonc organisé une nouvelle journée d’action en faveur des salaires en pleines vacances scolaires et en l’absence de participation d’autres syndicats.

La CGT semble s’inscrire dans une espèce de fuite en avant en multipliant des journées d’action qu’elle décide seule comme si l’objectif était surtout interne pour régler la question de l’arbitrage entre les réalistes et les gauchistes en vue du congrès CGT qui doit désigner le remplaçant de Martinez.

La CGT ne semble pas tenir compte du faite que la grève précédente du 18 octobre n’a nullement provoquée d’élargissement de la mobilisation. Au contraire on assiste chez Total et les autres pétroliers à une reprise discrète et même honteuse. Il n’y aura pas d’autres négociations d’autant que l’opinion publique après la révélation des salaires du secteur se montre très dubitative pour ne pas dire plus.

Chez EDF très prudemment un accord avec les organisations syndicales a été signé pour la revalorisation des salaires.

L’échec de la stratégie syndicale de la CGT ne doit cependant pas dissimuler le fait que la question du pouvoir d’achat demeure centrale face à une inflation galopante par ailleurs très sous-estimée notamment dans l’alimentation et pour certains services. Officiellement l’inflation et de 6 % environ et de 10 % pour l’alimentation. La réalité sans doute c’est que cette inflation est plus proche de 10 % pour l’ensemble et de 20 % dans l’alimentation.

Globalement, les augmentations de salaires vont tourner autour de 3 % en 2022, la perte de pouvoir d’achat sera donc de 3 %. Une situation qui va surtout peser de manière dramatique pour les plus défavorisés.

La conjoncture économique complexe du fait notamment de la crise de l’énergie et de l’environnement géo politique commanderait une action concertée de la totalité des syndicats pour entreprendre des négociations avec le patronat en fonction des réalités des branches et des entreprises.

Journée d’action CGT du 27 octobre: un énorme fiasco à prévoir

Journée d’action CGT du 27 octobre: un énorme fiasco à prévoir

Après le relatif échec de la journée de mobilisation CGT du 18 octobre, il faut s’attendre cette fois un énorme fiasco concernant la nouvelle journée décidée seule par la CGT.

Contrairement à la journée du 18 octobre, FO, Solidaires et la FSU ne seront pas de la partie. La CGT espère que ces organisations la rejoindront pour une autre journée de mobilisation déjà annoncée pour le 10 novembre.

Après le succès mitigé de la mobilisation du 18 octobre, la CGT organise ce jeudi une nouvelle journée d’action en faveur des salaires, qui s’annonce peu mobilisatrice en pleines vacances scolaires et en l’absence de participation d’autres syndicats.

La CGT semble s’inscrire dans une espèce de fuite en avant en multipliant des journées d’action qu’elle décide seule comme si l’objectif était surtout interne pour régler la question de l’arbitrage entre les réalistes et les gauchistes en vue du congrès CGT qui doit désigner le remplaçant de Martinez.

La CGT ne semble pas tenir compte du faite que la grève précédente du 18 octobre n’a nullement provoquée d’élargissement de la mobilisation. Au contraire on assiste chez Total et les autres pétroliers à une reprise discrète et même honteuse. Il n’y aura pas d’autres négociations d’autant que l’opinion publique après la révélation des salaires du secteur se montre très dubitative pour ne pas dire plus.

Chez EDF très prudemment un accord avec les organisations syndicales a été signé pour la revalorisation des salaires.

L’échec de la stratégie syndicale de la CGT ne doit cependant pas dissimuler le fait que la question du pouvoir d’achat demeure centrale face à une inflation galopante par ailleurs très sous-estimée notamment dans l’alimentation et pour certains services. Officiellement l’inflation et de 6 % environ et de 10 % pour l’alimentation. La réalité sans doute c’est que cette inflation est plus proche de 10 % pour l’ensemble et de 20 % dans l’alimentation.

Globalement, les augmentations de salaires vont tourner autour de 3 % en 2022, la perte de pouvoir d’achat sera donc de 3 %. Une situation qui va surtout peser de manière dramatique pour les plus défavorisés.

La conjoncture économique complexe du fait notamment de la crise de l’énergie et de l’environnement géo politique commanderait une action concertée de la totalité des syndicats pour entreprendre des négociations avec le patronat en fonction des réalités des branches et des entreprises.

Radicalité et CGT : aussi une guerre de succession

Radicalité et CGT : aussi une guerre de succession

La radicalité de la CGT explique par la stratégie habituelle de l’organisation mais aussi par des problèmes de succession.

La première succession concerne la place de la CGT dans l’univers syndical. La CFDT a prit la succession de la CGT et est devenu grâce à sa politique réaliste le premier syndicat de France. D’une façon générale les syndicats réformistes sont désormais majoritaires en France.

La seconde succession concerne celle du patron de la CGT. La candidate de Martinez est très contestée par les plus ultra gauche et les plus corpo de l’organisation. Philippe Martinez soutient en effet Marie Buisson, issue de la Fédération de l’éducation, de la recherche et de la culture (Ferc-CGT).

Le choix de Marie Buisson ne fait pas l’unanimité parmi les 32 fédérations qui composent la CGT. La puissante Fédération nationale des industries chimiques (Fnic), dont font partie les grévistes CGT de TotalEnergies, n’est pas favorable à la désignation de cette professeure en lycée professionnel, qui n’est pas issue du mouvement ouvrier. Aux yeux des membres de la Fnic, comme de la CGT-Cheminots, seule une opposition frontale et sans concession au patronat et au gouvernement peut permettre des avancées sociales.

« Il y a deux visions du syndicalisme dans la même centrale, avec des projets relativement différents, résume l’historien Sylvain Boulouque. Il y a un groupe très contestataire, chez les cheminots ou dans l’union départementale des Bouches-du-Rhône, proche de la Fédération syndicale mondiale (FSM), où l’on retrouve les fédérations syndicales nord-coréennes, chinoises ou cubaines. C’est l’héritage du vieux communisme. La CGT, au niveau national, est quant à elle adhérente de la Confédération syndicale internationale (CSI), qui s’inscrit beaucoup plus dans une culture de la négociation sociale et de la défense des libertés démocratiques. »

Grève CGT: une action qui discrédite encore un peu plus le mouvement syndical

Grève CGT: une action qui discrédite encore un peu plus le mouvement syndical

Une nouvelle fois l’action irresponsable des syndicats de l’ultra gauche contribueà discréditer le mouvement syndical. Non seulement la manifestation de mardi a été peu suivie (autour de 100 000 personnes en France) mais le nombre de grévistes a été assez insignifiant.Soit un deuxième échec après celui de la manifestation de Mélenchon

Du coup il s’agit davantage d’une action éteignoire que d’une action de lancement d’une grève générale.

Le problème fondamental c’est que pour ces organisations de l’ultra gauche l’objectif politique à caractère pseudo révolutionnaire domine et de très loin l’objectif social.

Le phénomène n’est pas nouveau mais la sociologie des salariés évolue progressivement. Des salariés de plus en plus éduqués, de plus en plus qualifiés, de plus en plus informés et qui donnent leur préférence au syndicat réformiste comme la CFDT, l’ UNSA ou encore la CGC. La CGT a d’ailleurs perdu son monopole de représentation de ce fait et la CFDT est devenue le premier syndicat en France.

Le sondage Elabe pour BFMTV publié mardi matin sur le climat social Confirme la méfiance de l’opinion vis-à-vis de l’ultra gauche syndicale et politique. Selon l’enquête, 49 % des Français désapprouvent cette mobilisation interprofessionnelle et 39 % approuvent.

Pour autant, les Français soutiennent largement l’urgence de la revalorisation des salaires par rapport à l’inflation. Mais ils ne sont pas prêts pourtant à se jeter dans les bras de ceux qui promettent le grand soir. Promesse déjà faite dans le passé qui aboutit à donner le pouvoir à la gauche et qui rapidement fait une politique de droite. Et ils sont encore moins prêts à se faire d’illusion sur l’avènement d’un régime révolutionnaire qui dans tous les pays a d’ailleurs abouti à des dictatures.

Manifestation CGT : un nouvel échec après celui de Mélenchon

Manifestation CGT : un nouvel échec après celui de Mélenchon

C’est à peine s’il est rendu compte de la journée de grève interprofessionnelle de la CGT dans les médias tellement la participation a été médiocre. Pas étonnant cette manifestation a été organisé dans la précipitation par la CGT sans concertation avec les autres syndicats. Du coup s’est surtout retrouvé les organisations ultra gauche globalement assez marginales.L’objectif de cette manifestation visait à souligner la nécessité d’augmentation du pouvoir d’achat. Un objectif largement partagé dans l’opinion compte tenu de la dérive de l’inflation. Il s’agissait aussi de soutenir la grève CGT dans le secteur du carburant. Or le moins qu’on puisse dire c’est que les Français sont très partagés sur cette grève très minoritaire dans les raffineries et les dépôts d’essence.

Selon un nouveau sondage « Opinion en direct » réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV et diffusé ce mardi. 49% des Français désapprouvent ce mouvement contre 39% qui le soutiennent.

Concernant la grève dans les raffineries, 48% des Français se déclarent hostiles ou en opposition au mouvement des salariés de Total, une hausse de 8% en près d’une semaine. Cela s’explique en partie par l’accord trouvé entre la CFDT et la direction du groupe pétrolier.

71% des personnes interrogées estiment que « les salariés ont déjà obtenu une augmentation suffisante de la part de la direction de Total, [et qu'ils] devraient arrêter la mobilisation », contre 28%. Résultat, une nette majorité des Français est favorable à la réquisition des salariés en grève pour rétablir l’approvisionnement des stations essence (60%, +9%).

Les Français n’ont pas mieux apprécié la marche de Mélenchon contre la vie chère. Une action considérée comme entretenant la confusion entre la responsabilité politique et la responsabilité syndicale. En effet Mélenchon parlait clairement de la convergence des luttes sociales voir même du prélude à une situation révolutionnaire. Or la préoccupation des salariés est toute autre, elle concerne de manière prioritaire le pouvoir d’achat.

Quant à la manifestation d’hier la CGT a encore voulu se faire plus grosse que le bœuf. Et cette grève compte tenu de son échec constitue davantage une grève éteignoire qu’une plate-forme de lancement de grève générale.

Bref un nouveau fiasco des stratégies ultra gauche. Et n’en parlons pas des grèves reconductibles envisagées par Sud à la SNCF. Une entreprise déjà minée par une situation conflictuelle récurrente et une situation financière dramatique.

Grève CGT mardi:Grève générale mardi : une participation surtout de fonctionnaires et assimilés

Grève CGT mardi:Grève générale mardi : une participation surtout de fonctionnaires et assimilés

Plusieurs syndicats salariés et étudiants appellent à une journée d’action nationale interprofessionnelle mais en vérité la participation sera surtout limitée aux salariés fonctionnaires assimilés ( EDF, SNCF, RATP, hôpitaux etc.) Avec cependant la présence minoritaire de salariés du secteur pétrolier et quelques autres. On enregistrera la présence des organisations de l’ultra gauche la CGT, FO, Solidaires et la FSU, accompagnés des organisations de jeunesse Fidl, Unef, MNL et la Vie lycéenne.

Les branches historiques seront donc au rendez-vous. À commencer par la SNCF et la RATP. «Nous demandons aux syndicats d’organiser des assemblées générales de site le 18 et nous ne nous interdisons aucun scénario pour la conduite de l’action», a indiqué jeudi à l’AFP le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun. Sud-Rail, troisième syndicat représentatif à la SNCF, a également appelé à la mobilisation, voire à la grève reconductible.

Il y aura aussi la participation des salariés de la la RATP où les salaires ont déjà été augmentés en moyenne de 5,2% sur l’année 2022, selon la direction de la Régie. L’appel concerne également les chauffeurs routiers où la CGT est très minoritaire.

Des préavis ont aussi été déposés pour les trois versants de la fonction publique (État, territoriale et hospitalière) par L’UFSE-CGT, premier syndicat du secteur. En plus de vouloir montrer «leur soutien plein et entier à la grève des travailleuses et travailleurs des industries pétrolières», la fédération demande 10% d’augmentation du point d’indice tout de suite, son indexation sur l’inflation et le rejet de la réforme des retraites.

TOTAL: Un accord avec la CFDT mais refusé par LA CGT

TOTAL: Un accord avec la CFDT mais refusé par LA CGT

Le représentant du syndicat CFDT aux négociations pour les salaires chez TotalEnergies a annoncé vendredi qu’un compromis avait été trouvé dans la nuit avec la direction pour une augmentation des salaires de 7%, mais sans la CGT.

« L’équipe de négociation CFDT donne un avis favorable aux mesures qui sont sur la table », a déclaré Geoffrey Caillon, coordinateur CFDT dans le groupe pétrolier, peu après 3h30 du matin.

La CFDT va soumettre la proposition, qui inclut aussi une prime allant de 3000 à 6000 euros, à ses adhérents, et doit être signée avant midi vendredi. Le syndicat CFE-CGC va également consulter ses adhérents mais semblait encline à signer.

« Notre délégation a émis une position plutôt favorable à la signature », a déclaré Dominique Convert, coordinateur CFE-CGC TotalEnergies. « Ca peut pas continuer comme ça », a-t-il dit.
« Une mesure pour les bas salaires »

Les deux syndicats représentent plus de 56% parmi les quatre syndicats représentatifs Plus tôt dans la nuit, la CGT avait quitté les négociations, insatisfaite des propositions d’augmentation formulées par la direction.

Electricité EDF: Menace de la CGT

Electricité EDF: Menace de la CGT


Après le pétrole, la CGT menace à EDF et annonce que des coupures pourraient être inévitables cet hiver. En cause, évidemment un grand nombre de réacteurs à l’arrêt pour entretien mais aussi des actions de la CGT pour retarder précisément cet entretien. Le secrétaire CGT du Conseil Social et Économique Central (CSEC) , Jeudi 13 octobre, Philippe Page le Mérour s’est montré alarmant : « Si nous avons un hiver normalement froid, ou très froid, nous ne pourrons pas nous passer de délestage ».

Nouveau coup dur pour EDF. Alors que la relance du parc nucléaire rencontre des difficultés, le syndicat FNME-CGT annonce un mouvement de grève qui interrompt la maintenance de cinq réacteurs nucléaires. Une grève qui fait écho à l’actualité, alors que plusieurs raffineries TotalEnergies et Esso-ExxonMobil sont à l’arrêt suite à un mouvement gréviste.

Le retour des réacteurs sur le réseau, notamment ceux touchés par des problèmes de corrosion sous contrainte, continue de patiner. Alors que début septembre, EDF prévoyait plus de 35 GW de puissance nucléaire disponibles sur le réseau pour le début du mois d’octobre, il n’en est rien. Au mercredi 12 octobre, à peine 30 GW de puissance étaient disponibles sur le réseau, précise les données de RTE.

Au retard du retour des réacteurs, s’ajoute désormais la menace d’une grève massive chez l’électricien. Selon une information de Reuters, un mouvement de grève, à l’initiative du syndicat FNME-CGT, affecte la maintenance de cinq réacteurs nucléaires. La centrale du Bugey est notamment concernée, sans pour autant que la production d’électricité des réacteurs en fonctionnement soit impactée.

Dans cette affaire, il y a des dimensions syndicales légitimes concernant les salaires mais aussi des objectifs plus politiques qui opposent la CGT au gouvernement. EDF comme d’habitude fait partie des troupes de bases pour nourrir la mobilisation que souhaite la confédération CGT. Un jeu toutefois dangereux car l’opinion privée de carburant pourrait se retourner si elle était maintenant privée d’électricité.

Vers une journée de grève générale par la CGT ?

Vers une journée de grève générale par la CGT ?

La CGT a décidé de préparer une journée de grève interprofessionnelle la semaine prochaine pour protester contre les réquisitions lancées par le gouvernement dans les dépôts de carburant. Mots d’ordre: salaires, retraites et libertés syndicales. Le jour sera décidé ce jeudi, après une réunion avec les responsables des unions départementales.

Philippe Martinez, leader de la CGT, a condamné la réquisition annoncé par le gouvernement une « décision scandaleuse » et annoncé le dépôt d’un référé, pour s’y opposer.

La réquisition ne vise pas les opérations de la raffinerie et donc la production de carburant. Elle « va permettre d’assurer l’expédition des produits », « normalement aujourd’hui vers la région parisienne » par oléoduc, a précisé une porte-parole d’Esso France.

Les grévistes du dépôt de Flandres de TotalEnergies, près de Dunkerque, seront les prochains à faire l’objet de réquisitions, selon le porte-parole du gouvernement

CARBURANT: Entre Total et la CGT, l’affrontement de deux idéologies

CARBURANT: Entre Total et la CGT, l’affrontement de deux idéologies

Il paraît peu probable que la situation s’améliore rapidement concernant le carburant. En effet pour l’essentiel on assiste à un affrontement de deux idéologies entre Total et la CGT.

Total incarne en effet ce capitalisme international sans état d’âme qui exploite sans vergogne toutes les occasions de profits ( de l’exploitation souvent discutable des ressources pétrolières jusqu’à la vente de carburant ); par exemple Total profite de la hausse des cours du pétrole pour chaque fois – comme toutes les autres pétroliers-engrangèrent encore davantage de bénéfices. Le groupe français a plus que doublé son bénéfice net au deuxième trimestre, à 5,7 milliards de dollars, contre 2,2 milliards au même trimestre de 2021.Sur l’ensemble premier semestre dégagé un bénéfice de plus de 10 milliards. Des profits qui ne sont pas corrélés à une augmentation de l’activité mais qui découle directement de la spéculation résultant d’une part de la hausse des cours du pétrole, d’autre part de l’inflation.

Total est l’exemple même de ce capitalisme international qui accroît ses profits sur le dos des consommateurs et plus généralement des populations et en plus qui exhibe sans vergogne ses succès financiers.

Face à total et à des entreprises de même taille, le gouvernement ne pèse pas lourd. Ainsi face aux superprofits, le gouvernement a renoncé à une fiscalité spécifique. Le problème c’est que dans le même temps il n’a pas non plus incité les entreprises à engager rapidement des négociations pour un meilleur partage des profits entre actionnaires, salariés et investissements.

Face à des profits aussi importants, face à l’inflation qui affecte le pouvoir d’achat, il était assez prévisible que les salariés de certains secteurs dégageant de superprofits fasse valoir leurs revendications.

Le problème c’est que le conflit actuel se déroule dans un secteur où la CGT compte des forces les plus radicales. En effet la CGT dans le pétrole dépend de la fédération CGT des industries chimiques, une fédération particulièrement radicale beaucoup plus que la confédération et qui a même été très proche pendant longtemps du parti communiste.

On est donc en face de deux idéologies complètement différentes. Deux postures d’affrontement. La direction de Total déclare vouloir négocier mais avec un préalable la reprise du travail. À l’inverse la CGT veut d’abord négocier avant d’envisager la fin du conflit.

Cette guerre va durer un moment. Il est probable qu’ils n’ayez pas de généralisation conflictuelle dans le pays mais plutôt une sorte de radicalisation chez certains pétroliers comme Total.

Les grévistes ont refusé mercredi soir une proposition de la direction pour lever les blocages de dépôts de carburants, quelques heures après une première réquisition lancée par le gouvernement chez Esso-ExxonMobil afin de ravitailler les stations-services franciliennes à sec.
Au terme d’une nouvelle réunion au siège de TotalEnergies à la Défense, les grévistes ont refusé fermement une proposition de débloquer les livraisons tôt jeudi matin, comme condition à l’ouverture dans la foulée de négociations salariales.
Plus tôt dans la journée, la direction avait pourtant accepté pour la première fois de recevoir la CGT mercredi. Jusqu’à présent, elle exigeait comme préalable la levée des blocages pour voir le deuxième syndicat du groupe.Mais pour l’instant c’est plutôt le dialogue de sourds qui persistent avec des risques sérieux de radicalisation.

Grève CGT du 29 septembre : FO refuse

Grève CGT du 29 septembre : FO refuse

 

FO refuse d’être la courroie de transmission de partis politiques et ne participera pas à la grève décidée le 29 septembre. Les syndicats réformistes est majoritaire en France seront évidemment aussi absents. Bref encore une manifestation minoritaire qui ne renforcera pas le pouvoir syndical. La CGT et Solidaires ont appelé au début de l’été à une journée de grève et de manifestation le 29 septembre, et ont reçu depuis l’appui des partis de gauche et d’associations telles Attac ou Oxfam. Toutes ces organisations ont cosigné un communiqué commun publié le 28 août.

« Nous n’irons pas » le 29 septembre, a indiqué Frédéric Souillot, mettant en avant la nécessaire « liberté et indépendance » des syndicats vis-à-vis des organisations politiques.

« Pour nous à FO, c’est dans le préambule des statuts, c’est pour ça que nous avons créé Force ouvrière, pour ne pas être la courroie de transmission d’un parti politique », a-t-il justifié.

Ces derniers mois, FO s’était associée à la plupart des manifestations organisées par la CGT, pour la défense du pouvoir d’achat et contre la réforme des retraites.

Les syndicats pourraient converger sur une journée d’action européenne pour l’augmentation des salaires « dans la première quinzaine d’octobre », selon Frédéric Souillot. La date exacte de cette journée sera décidée par la Confédération européenne des syndicats (CES) le 13 septembre, a-t-il précisé.

Pouvoir d’achat: CGT et Sud sabotent par avance la réplique syndicale

Pouvoir d’achat: CGT et Sud sabotent par avance la réplique syndicale

 

Alors qu’une rencontre est prévue lundi au siège de Force ouvrière pour réunir tous les syndicats à propos de la réplique à envisager pour soutenir le pouvoir d’achat, la CGT et Sud par avance décident  seuls d’une journée d’action le 29 novembre.

On voudrait saboter par avance l’unité et le succès de la réplique syndicale qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Il est clair que ces organisations sont depuis longtemps noyautées par les activistes gauchistes dont l’objet n’est pas évidemment la réussite syndicale mais d’engager la lutte politique pour la révolution, contre le capitalisme, contre l’impérialisme.
Bref des organisations qui sont davantage politiques que syndicales et qui ont largement affaibli et discrédité les syndicats au point que leurs  agitations politiciennes ne recueillent plus que le soutien d’une extrême minorité des salariés. (Les syndicats réformistes sont d’ailleurs largement majoritaires)

D’une certaine manière cet extrémisme irresponsable fait de ces organisations radicales les alliés objectifs du pouvoir.

La CGT et Solidaires ont donc appelé ce jeudi 7 juillet à « une journée de grève interprofessionnelle » le jeudi 29 septembre qui sera notamment axée sur les salaires.

Cette journée d’action « doit s’inscrire dans une mobilisation large et dans la durée », soulignent les deux syndicats dans un communiqué commun « pour les salaires ».

Ils justifient leur appel « par des mesures gouvernementales annoncées sur le pouvoir d’achat qui sont en dessous de la situation de paupérisation de la population » ou encore « l’annonce d’une poursuite d’une réforme des retraites injuste qui exige de travailler plus ».

Les deux organisations font cette annonce sans attendre la tenue d’une réunion de tous les syndicats sur le thème du pouvoir d’achat prévue lundi au siège de Force ouvrière.

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