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PPlus de 50% des Français prêts à changer pour trouver du travail (enquête CFDT)

Plus de 50% des Français prêts à changer  pour trouver du travail (enquête CFDT)

 

Si plusieurs enquêtes ont démontré que l’ensemble de la  société française était relativement bloquée dans plusieurs domaines relatifs aux conditions sociales par contre une enquête CFDT réalisée sur plus de 200 000 personnes semblent démontrer que près de 60 % sont cependant prêts à évoluer sur certaines questions. Dans l’enquête syndicale, 49% sont adhérents à la CFDT et 51% non syndiqués. Le profil des participants est varié: 66% viennent du privé et 28% sont fonctionnaires.   Parmi eux, 59% affirment être prêts à changer complètement de métier pour retrouver un emploi. Ce chiffre est plus élevé chez les femmes qui se disent prêtes à 59% à vouloir tenter un nouveau travail pour renouer avec le chemin de l’emploi, contre 58% pour les hommes. Par tranche d’âge, ce sont les hommes de 41-55 ans qui se montrent les plus flexibles puisqu’ils sont 65% à être disposés à changer complètement de métier, et 64% des femmes de cette tranche d’âge. À condition de s’orienter vers les métiers qui recrutent comme les services à la personne, le bâtiment, l’hôtellerie-restauration, la santé, l’automobile, le social…qui sont d’importants recruteurs. Ces domaines font partie de ces secteurs en tension où les employeurs manquent de bras. Pôle emploi encourage vivement les demandeurs d’emploi à se former à ces métiers. Les emplois médicaux et paramédicaux ont ainsi particulièrement le vent en poupe: ergothérapeute, kinésithérapeute, psychomotricien, orthophoniste, médecin, audioprothésiste, anesthésiste, auxiliaire de vie, ambulancier… Autant de métiers qui figurent parmi les postes que les employeurs peinent le plus à pourvoir, selon le dernier baromètre réalisé par le site d’offres d’emploi Jobintree.

Loi travail : une innovation sociale majeure » (CFDT)

Loi travail : une innovation sociale majeure » (CFDT)

 

 

Il est clair que la contestation politique et syndicale a largement brouillé les enjeux  de la loi travail ;  cela d’autant plus que le gouvernement a été incapable d’organiser la concertation pas plus qu’il n’a été capable d’expliquer le contenu de cette  loi. La CFDT a sans doute raison de souligner l’innovation majeure que constitue l’article de la loi travail qui permet la décentralisation du débat social au niveau de l’entreprise. « Au-delà de la méthode que la CFDT a vivement critiquée, au-delà du contexte économique, politique et social qui n’a pas facilité le débat de fond sur le contenu réel du texte », la centrale dirigée par Laurent Berger « veut en retenir une  innovation sociale majeure ». L’enjeu majeur  de la  réforme est  contenu dans l’article 2 de la loi qui prévoit l’inversion de la hiérarchie des normes. En clair une disposition qui donne la primauté à  l’accord d’entreprise sur les dispositions nationales. Une orientation  essentielle  qui voit s’affronter étatistes et décentralisateurs (CGT contre la CFDT notamment), gauchistes contre socio démocrates, archaïques contre réformateurs. Il faut bien comprendre que la CGT (comme FO) tient au statu quo (et demandent donc le retrait de l’article mais aussi de la loi) pour une raison essentielle : la peur de voir son audience diminuer dans les entreprises au profit notamment de la CFDT. En effet dans les entreprises on prend généralement davantage en compte les préoccupations locales concrètes que les orientations nationales surtout teintées politiquement. Le pouvoir ne pouvait  lâcher sans se mettre à dos la CFDT pour satisfaire FO ou la CGT qui de toute manière ont choisi la voie de la dérive gauchiste et étatiste. Cette réforme n’aura sans doute pas d’effet immédiat mais elle  engage un processus de réforme fondamentale sur le contenu du débat social en France et sur l’implication démocratique des salariés. Le syndicat salue le « renforcement de la négociation d’entreprise », au cœur de la réforme. « C’est désormais sur le terrain que se fera la démonstration de l’efficacité pour les salariés et les entreprises de ces nouvelles modalités de création des normes de droit sur les questions de temps de travail par accords majoritaires », estime la CFDT. Elle souligne aussi la création d’une instance de dialogue social dans les franchises. La CFDT insiste par ailleurs sur la création du CPA, « outil essentiel pour sécuriser les parcours professionnels », et assure qu’elle « agira pour étoffer » ce dispositif « au fil du temps, notamment par la possibilité d’en faire un outil de gestion de son temps de travail tout au long de la vie ». La CFDT « souhaite que les décrets sortent rapidement », et assure que ses équipes « sauront répondre sur le terrain aux enjeux de modernisation et d’effectivité des droits pour et avec les salariés ».

Gauchisme : le siège de la CFDT à Bordeaux incendié

Gauchisme : le siège de la CFDT à Bordeaux incendié

On sait que plusieurs sièges de la CFDT y compris le siège central à Paris ont déjà été victimes de dégradations. Mais cette fois il s’agit de l’incendie du siège régional à Bordeaux. Le résultat évidemment d’une stratégie gauchiste qui radicalise les positions et favorise un climat de haine et de violence.  Une curieuse conception de la démocratie quand l’insulte et la violence prennent  le pas sur le débat normal dans un pays civilisé. Les gauchistes sont certainement déçus d’avoir perdu la partie car la répétition des mobilisations concernât la loi travail n’a conduit qu’à l’impasse et d’une certaine manière discrédite encore un peu plus les organisations irresponsables. Le siège régional de la CFDT situé à Bordeaux a en effet été incendié dans la nuit de mercredi à jeudi, rapporte 20 minutes ce jeudi. Des feux de poubelles disposés devant le bâtiment seraient responsables.  Selon le quotidien, cet incendie n’a fait aucune victime. En revanche, les dégâts matériels sont conséquents. La police judiciaire a été saisie de l’enquête. Cet incendie intervient dans un contexte bien particulier, puisque les éboueurs mènent actuellement une grève.  « Le fait que cet incendie soit volontaire ne fait aucun doute. Nous ne sommes pas vraiment surpris quand on voit ce qui s’est déjà passé ailleurs dans d’autres villes dans un climat social tendu », a indiqué à Reuters un porte-parole de la CFDT. Le siège national de la CFDT, à Paris, a ainsi été la cible d’une attaque jeudi dernier et celui de la CGT, situé à Montreuil, en banlieue parisienne, a été attaqué samedi dernier.

Le siège de la CFDT «saccagé» par les gauchistes

Le siège de la CFDT «saccagé» par les gauchistes

Une nouvelle fois les gauchistes ont montré leur curieuse conception de la démocratie en saccageant le siège de la CFDT à Paris. Des gauchistes qui comprenaient une centaine de personnes qui avaient décidé de faire un défilé nous n’autorisé dans l’est de Paris. On peut supposer qu’il s’agit de radicaux qui ont comme seul objectif la lutte révolutionnaire et qui évidemment ne peuvent admettre la ligne réformiste de la CFDT. Des gauchistes qui luttent pour le renversement total du système économique et politique alors que la CFDT lutte pour obtenir des avancées pour les salariés. Mais pour les gauchistes les compromis obtenus pour les salariés ne font que conforter le système. Bref un discours qui date bien d’un siècle pour des gauchistes qui par ailleurs en majorité sont des fonctionnaires ou des salariés du secteur public et nationalisé. Bref la révolution mais avec la protection du statut. Une curieuse conception du syndicalisme plus proche du fascisme que de la démocratie. Des participants à une manifestation non autorisée à Paris ont donc brisé les vitres du siège de la CFDT, qui ne participe pas à la mobilisation contre la loi El Khomri. En lettres rouges, ils ont inscrit sur la façade : «c’est fini de trahir». Une centaine de personnes parties en manifestation non autorisée dans le nord de Paris jeudi soir, après une nouvelle journée de mobilisation contre la loi travail, ont dégradé la façade du siège du syndicat réformiste CFDT. Peu après 21 heures, des manifestants ont quitté le quartier de Ménilmontant pour rejoindre celui de Belleville, dans l’est parisien, quelques heures après la dispersion de la nouvelle manifestation contre la loi travail à Paris qui a rassemblé entre 20.000 et 60.000 personnes, selon les sources à Bastille. Au cours du rassemblement non déclaré, des manifestants ont brisé les vitres du siège de la CFDT, qui ne participe pas à la mobilisation contre la loi dite El Khomri, situé sur le chemin de cette manifestation de nuit. En lettres rouges, ils ont inscrit sur la façade: «C’est fini de trahir».

SNCF : pourquoi la CFDT a signé ?

SNCF : pourquoi la CFDT a signé ?

 

 

Dans une interview à Challenges  Rémi Aufrère, secrétaire général adjoint de des cheminots CFDT justifie la signature de son organisation.

ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Pourquoi la CFDT Cheminots va-t-elle signer la convention collective du secteur ferroviaire et le projet d’accord d’entreprise sur l’organisation du temps de travail?

Rémi Aufrère, secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminots: Nous avons fait ce choix car les propositions de base de la CFDTCheminots, poussées le 28 mai dernier, ont été reprises dans leur intégralité. Ces textes nous semblent désormais équilibrés. Au final, le parti pris est le suivant: on garde la réglementation actuelle en lui apportant quelques modifications qui pourront avoir un impact important à l’avenir. Nous estimons que la convention collective va par exemple permettre de réduire l’écart concurrentiel entre le public et le privé de plus de 25% aujourd’hui à 9%, et ce, en obtenant notamment des avantages significatifs pour les salariés du privé tels qu’une hausse du nombre de jours de repos supplémentaires.

Concrètement, que changeraient ces accords?

Nous avons accepté des concessions sur le travail de nuit. Si le seuil pour  bénéficier du statut de « travailleur de nuit » est abaissé à 300 heures pour les roulants, 385 heures pour les sédentaires contre actuellement 330 heures et 455 heures d’heures travaillées, il reste toujours plus élevé que celui du privé, qui est de 270 heures. En contrepartie, les temps de repos compensés seront améliorés et les 35 heures de travail hebdomadaires seront maintenues comme cadre de référence.

Les accords dérogatoires seront désormais possibles et permettront aux syndicats signataires du projet d’accord de négocier à l’échelle nationale, après avis des instances des représentants du personnel locales, des aménagements dans l’organisation de travail en fonction des spécificités régionales et sectorielles.  Sur ce qui ne bouge pas, nous avons en revanche obtenu que ne soit pas remis en cause l’encadrement des repos des personnels à l’échelle nationale. Le  »19-6″[qui garantit aux roulants de ne pas travailler après 19H00 la veille d'un repos hebdomadaire et de ne pas reprendre le service avant 06H00 le lendemain] est par ailleurs maintenu. Nous espérons ainsi engager une certaine rénovation du dialogue social dans l’entreprise en sortant des postures dogmatiques qui nous semblent très passéistes. 

Comment entrevoyez-vous la suite? La CGT et Sud-Rail, qui représentent à eux deux 51% des suffrages lors des dernières élections professionnelles, sont-t-elles susceptibles de bloquer les accords?

L’Unsa, qui doit se prononcer demain, devrait nous suivre. Nous représenterions ainsi 38% des voix, ce qui devrait nous permettre de conclure le projet d’accord d’entreprise [l'accord doit recueillir la signature de syndicats représentant au moins 30 % des voix aux dernières élections, et ne pas être refusé par les organisations dépassant 50 %, ndlr]. Je ne sais pas si la CGT ira jusqu’à signer ces accords, mais je suis presque convaincu qu’elle n’exprimera pas son droit d’opposition avec un tel compromis. Ce serait une catastrophe. On entrerait dans un nouveau cycle de conflits tant sur le plan social que politique en obligeant l’Etat à trancher. Le problème est que la CGT est aujourd’hui gênée par la posture très radicale qu’elle a endossée depuis le début des négociations. Cette pirouette en termes de communication est risquée mais je pense que la raison l’emportera. Quant à Sud-rail, l’organisation risque malheureusement de maintenir sa position jusqu’au-boutiste.

Quand entreraient en vigueur ces deux accords s’ils étaient approuvés?

A priori, dès le 1er juillet prochain pour la convention collective et début décembre 2016 pour l’accord d’entreprise. Les organisations syndicales ont quant à elles jusqu’au 9 juin pour se prononcer sur la convention collective et jusqu’au 14 juin sur le projet d’accord d’entreprise.

Doit-on attendre de nouveaux mouvements de grève à la SNCF dans les jours ou semaines à venir?

Il est probable que des mouvements perdurent; le préavis de Sud-rail court de mémoire jusqu’à début juillet. Mais, d’après moi, ils seront sporadiques. La mobilisation devrait mourir de sa petite mort.

Faut-il selon vous anticiper des perturbations pour l’Euro de football?

Aujourd’hui, on compte seulement 7à 8% de grévistes, c’est ridicule. Je pense que le trafic pendant l’Euro sera davantage perturbé par les conséquences des crues que par les grèves.

«Loi travail : Maintenir l’article 2» (Laurent Berger, CFDT)

 «Loi travail : Maintenir l’article 2» (Laurent Berger, CFDT)

Laurent Berger défend l’inversion de la hiérarchie des nomes contenue dans l’article 2 de la loi travail, c’est à dire la primauté de l’accord d’entreprise. Il s’agit d’un enjeu essentiel pour la décentralisation du dialogue social. En même temps la CFDT y voit l’opportunité de renforcer encore sa représentation dans les petites et moyennes entreprises. Inversement la CGT, organisation davantage centralisée craint une perte d’audience générale. En outre la CGT veut préserver le caractère national des conditions sociales par conviction idéologique mais aussi pour contrôler la politique sociale du pays. À l’inverse Laurent Berger de la CFDT expliquait  dans le parisien que «retirer la loi Travail serait inacceptable» et reprochait à l’exécutif de «pécher par une absence de pédagogie». À propos de l’article 2, point de crispation des opposants à la loi Travail qui craignent une dérive vers du moins-disant social, il a rappelé qu’un accord d’entreprise, «au plus près des salariés», devra être «majoritaire» pour s’appliquer. Le projet de loi est, selon lui, «porteur de progrès à condition que les acteurs syndicaux s’y investissent».Ce dimanche, le numéro un de la CFDT a de nouveau regretté que le gouvernement se contente de dire qu’il ira jusqu’au bout, mais sans « explication » sur le contenu du projet. Selon lui, «autant le Medef que la CGT sont opposés à ce texte parce qu’il donne de la place à la négociation collective». Or, a-t-il dit, «les salariés les plus couverts, ce sont ceux bénéficient d’accords d’entreprise, ce ne sont pas les salariés qui bénéficient simplement du code du travail». Interrogé sur le bras de fer entre la CGT et le gouvernement, il a mis en garde contre «un jusqu’au-boutisme mortifère» et dénoncé aussi «des dérapages» de certains militants CGT dans les raffineries et des conditions de vote de la grève dans certains sites. Laurent Berger a indiqué que Manuel Valls l’avait appelé samedi et avait appelé tous les leaders syndicaux

 

Ne pas vider la loi travail de sa substance (CFDT°)

Ne pas vider la loi travail de sa substance (CFDT°)

La CFDT est sortie de son silence pour mettre en garde le gouvernement sur ses éventuelles intentions de vider la loi de son contenu. Il faut dire que la majorité a accumulé les contradictions pour trouver uen issue au conflit en cours. Certains proposent de modifier l’article 2 et même de renoncer à la hiérarchie de normes qui permet aux entreprises  (après avis des syndicats majoritaires et referendum) de décider de certaines conditions sociales dans l’entreprise. Or la CFDT est très attaché à la décentralisation du débat social dans l’entreprise. Les contradictions au sein de la majorité découlent  largement du fait que nombre de députés sont déboussolés à la fois par la radicalisation des conflits mais aussi par l’avis négatif de l’opinion sur cette loi (dont en fait très peu connaissent le contenu !). « Il est hors de question que le gouvernement renonce à ses engagements, que ce soit en retirant la loi ou en la vidant de sa substance, a donc-t-il martelé Laurent berger, le patron de la CFDT, ce mercredi 25 mai. Ce serait un coup dur pour les salariés car ils perdraient le bénéfice des nouveaux droits reconnus par le texte. » Cette prise de position forte de la CFDT n’est pas étonnante. « Cette organisation s’est engagée depuis plusieurs mois dans un combat pour influencer le contenu de la loi El Khomri. Après être parvenue à un compromis, elle dit aujourd’hui au gouvernement: ne cédez pas à ceux qui privilégient la logique de blocage des raffineries plutôt que la technique de négociation », analyse Bernard Vivier, président de l’Institut supérieur du Travail. Car la loi Travail, c’est un peu la loi Berger, un temps rebaptisée ministre bis de la rue Grenelle. De fait, le numéro un de la centrale de Belleville a pesé de tout son poids pour « rééquilibrer » la première version du texte, divulguée à la mi-février, qu’il jugeait « inacceptable en l’état ». La CFDT comme les autres syndicats a découvert dans la presse le contenu du texte avec ses deux mesures chocs, à savoir la simplification du licenciement économique et la barémisation des indemnités prud’homales. Ces deux chiffons rouges pour les partenaires sociaux ont été incorporés à la dernière minute et sans concertation par le Premier ministre, Manuel Valls. D’où la colère de Laurent Berger qui a alors brandi la menace d’un « désordre social ». Pris d’un coup de chaud, le gouvernement a fini par céder aux revendications de la CFDT qui a largement influencé le contenu de la deuxième version du texte. Dans ces conditions, le retrait du projet de loi sous la pression de la CGT serait un camouflet pour l’organisation réformatrice.

 

(Avec le Parisien et AFP)

Loi travail : un débat public nul (CFDT)

Loi travail : un débat public nul (CFDT)

 

 

Laurent Berger secrétaire général de la CFDT a raison sans doute de considérer que le débat public à propos de la loi travail constitue souvent une caricature, il faut d’ailleurs observer que la plupart du temps les médias ne donnent la parole qu’aux opposants et surtout aux plus radicaux. Du coup ceux qui soutiennent ce texte peu ou pas entendus. En cause surtout l’instrumentalisation d’une loi (pourtant largement rééquilibrée) à des fins politiques par la droite et le Medef qui considèrent que ce texte  a été vidé de son sens, par l’extrême gauche qui au contraire considère cette réforme du droit du travail comme un cadeau au patronat. La vérité est évidemment plus complexe mais cette  complexité s’accommode mal des oppositions partisanes et simplistes. Invité de BFMTV, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a déploré que le contenu de ce projet de loi ne soit pas davantage mis en avant. « On en parle finalement très peu et parfois on entend tout un tas de choses sur cette loi et même des éléments contenus dans la première version (du texte, ndlr) », a-t-il regretté. Le syndicaliste rappelle à ce sujet que cette première mouture « inacceptable » avait été amendée par l’exécutif, « à tel point « que nous avons obtenu une réécriture en profondeur de ce texte ». Lui-même est aujourd’hui favorable à ce texte car « il y a une aspiration à créer des normes et des droits pour les salariés au plus près de là où sont leurs réalités ». Le leader de la CFDT a néanmoins regretté « un déficit de pédagogie, d’explication, même de débat collectif ». « Moi ce qui m’intéresse c’est le contenu. Le débat public dans ce pays est en-dessous de 0, en dessous de la ligne de flottaison. On ne discute pas des contenus; on discute des postures, des jeux politiciens et tactiques. Cela ne m’intéresse pas », a-t-il soupiré. Un manque de pédagogie dont fait preuve le chef de l’État. François Hollande ferait « mieux de dire ‘voilà ce qu’il y a dans cette loi’ », juge ainsi Laurent Berger. Avant d’ajouter qu’ »il faudrait expliquer quel est le sens de tout cela ». « Il (François Hollande, ndlr) ne sait pas expliquer. Il a une difficulté à expliquer le cap, le contenu d’une loi, ce qu’est le progrès », a-t-il insisté.

 

(Avec RTL)

49-3- Loi travail : pas une bonne idée (CFDT)

49-3- Loi travail : pas une bonne idée (CFDT)

Pas une bonne méthode pour la CFDT qui pourtant soutient le texte de la loi travail après son rééquilibrage. En cause,  l’absence totale de concertation préalable concernant le texte initial aussi le blocage de la discussion au parlement. C’est surtout le résultat de manœuvres politiciennes. D’abord celles de Valls qui a sorti cette réforme d’un chapeau (celui du Medef) pour surprendre l’opinion et montrer qu’il était le vrai réformateur à gauche. Pour cela il n’a pas hésité à retirer à Macron la responsabilité de la gestion de cette loi. Macron son principal concurrent pour incarner la modernité. Ensuite dans sa posture de Clémenceau d’opérette Valls a annoncé immédiatement le recours aux 49-3. Devant la contestation, François Hollande a dû composer en rééquilibrant  le texte. Mais Valls a tout fait pour empêcher un compromis à gauche et finalement de fait a  imposé le recours aux 49-3. Le recours au 49-3 « n’est pas une bonne méthode » et « relève d’une certaine irresponsabilité » du gouvernement et du parlement, a déclaré Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, principal soutien syndical de la loi travail.  »La méthode est un problème, évidemment. Ce n’est pas une bonne méthode, ça relève d’une certaine irresponsabilité des uns et des autres », notamment « du gouvernement et du parlement », a-t-il estimé. Face à la gronde de l’opposition sur la loi Travail, le Conseil des ministres, réuni exceptionnellement ce mardi 10 mai, avait  autorisé le Premier ministre à recourir à l’article 49.3 pour faire adopter la réforme du Code du travail. La veille, Manuel Valls avait salué le soutien des syndicats « réformistes », dont la CFDT, à ce texte décrié par les organisations contestataires (CGT, Solidaires ou FO). Le secrétaire général de la CFDT a continué toutefois de soutenir le projet, le qualifiant d’ »équilibré ».  »Moi je veux distinguer la méthode, qui n’est pas une bonne méthode, du contenu« , a-t-il souligné sur France Info : « ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de dialogue dans la classe politique qu’il ne doit pas y avoir de dialogue social dans les entreprises ». « J’en ai assez des postures, de ceux qui s’expriment en disant par exemple que ce texte remet en question tous les droits des salariés.  »Ce texte, il est équilibré, il permet à la fois des protections pour les salariés tout au long de leur parcours professionnel, avec y compris des droits nouveaux », selon lui. Il a également salué le fait que cette loi laisse « davantage d’espace à la négociation d’entreprise ». La CFDT sera « extrêmement vigilante » sur les navettes qui vont encore s’effectuer entre l’Assemblée nationale et le Sénat.

 

(avec BFM)

Loi travail : le texte est plus équilibré (CFDT)

Loi travail : le texte est plus équilibré (CFDT)

 

Bien évidemment la CFDT qui a obtenu un net rééquilibrage du projet de loi travail concernant les garanties respectives accordées aux entreprises et aux salariés soutient le texte même si elle demande encore quelques améliorations. Sa position se fonde surtout sur le fait que la loi prévoit de rapprocher la négociation de l’entreprise et de permet des accords locaux pour soutenir notamment l’emploi. C’est évidemment une opposition de fond avec des syndicats comme la CGT et FO qui, eux,   défendent  le concept de norme nationale dans tous les cas.

 

(Interview de Laurent Berger dans le Figaro)

 

 

 

Que pensez-vous du projet de loi El Khomri, tel qu’il arrive en séance à l’Assemblée?

Laurent BERGER. - La première version du texte était inacceptable. Elle a été réécrite, grâce notamment à l’action de la CFDT. Mais il reste des points à traiter, comme le périmètre des licenciements économiques qui doit être européen, et non français. Sur le fond, nous soutenons la philosophie du texte car créer de la norme au plus près des entreprises, par la négociation collective, est une bonne chose. Les accords performance, signés chez STX à Saint-Nazaire, Renault ou Michelin, ont permis à ces entreprises de maintenir et développer l’emploi. Faisons confiance aux acteurs de terrain! D’autant que le projet de loi travail pose des garde-fous: les accords devront être signés par des syndicats représentant au moins la moitié des salariés et, en l’absence d’accord, le Code du travail actuel s’appliquera. Et puis n’oublions pas les progrès de cette loi, comme le compte personnel d’activité (CPA), les mesures sur les travailleurs détachés, la protection des non-salariés, les moyens des syndicats…

Avec un chômage à plus de 10 %, ne fallait-il pas tenter autre chose? Pourquoi avoir refusé le plafonnement des indemnités prud’homales qui aurait levé la peur de l’embauche des patrons?

La réparation pleine et entière d’un préjudice est un principe de justice. Le plafonnement des indemnités prud’homales était donc inacceptable, d’autant plus qu’on parlait de licenciement abusif. Mais j’ai toujours dit qu’il fallait développer la conciliation aux prud’hommes et instaurer un barème indicatif, pour sécuriser les salariés et les employeurs. On ne peut pas reprocher à la CFDT de ne pas être ouverte! Nous avons signé des accords amenant à la création de la rupture conventionnelle et à la possibilité de négocier des plans sociaux. On n’entend jamais de parole patronale soulignant que ces réformes ont été constructives! Ce silence participe au climat de défiance généralisé, préjudiciable pour notre pays.

La loi travail « est une loi CFDT » !!! (Medef)

La loi travail « est une loi CFDT » !!! (Medef)

 

Quand même un peu gonflé le vice-président du Medef qui affirme que la loi travail est une loi CFDT ;  faut-il rappeler que le gouvernement s’est inspiré directement d’une proposition du Medef. Proposition transformée en projet de loi qui n’avait fait l’objet d’aucune concertation préalable avec les syndicats. Face à la contestation le gouvernement a été contraint de rééquilibrer les garanties accordées aux salariés faces à celle données aux entreprises. En dépit de ses modifications importantes la loi travail constitue une évolution assez fondamentale du droit du travail notamment à travers la version de la hiérarchie des normes,  sans doute la modification la plus fondamentale du code du travail. De là à dire que la loi travail est une loi CFDT il y a un pas que le vice-président du Medef franchit un peu vite ;  une prise de position qui alimente les paradoxes de la France vis-à-vis de cette loi maintenant rejetée par le Medef tout autant que par les syndicats gauchisants. À l’évidence cette prise de position témoigne bien de la caricature des relations sociales en France. Invité de BFMTV, le vice-président du Medef est revenu sur la loi Travail. Il a déploré que le texte ait été dépourvu de ses ambitions initiales pour satisfaire les revendications des syndicats. Invité à réagir sur le plateau de BFMTV, le vice-président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a affirmé faire « la différence entre les gens qui manifestent contre la loi, qui ne sont pas très nombreux mais qui ont le droit de manifester; et les quelques casseurs qui sont là pour en découdre et avec qui le droit républicain doit s’appliquer ». « Je ne suis pas sûr que cela traduise quoi que ce soit », a-t-il ajouté. Très vite, le vice-président du Medef a abordé l’objet de ces manifestations à savoir la loi El Khomri. »Le fond (du problème) est qu’on a un code du travail qui est le produit du XXe siècle alors qu’aujourd’hui l’économie est fondamentalement différente, elle est plus changeante, moins prévisible », a-t-il d’abord estimé. « On a besoin de revoir de code du travail et il y avait une ambition assez forte dans la loi Travail. Et puis, malheureusement, amendement après amendement, on est arrivé à quelque chose qui ne ressemble plus à rien et qui ne créera plus d’emploi », a-t-il développé. Geoffroy Roux de Bézieux considère que « cette loi est une loi CFDT ». « Il y a un certaines nombres de vieilles demande de la CFDT qui trouvent place et qui sont pour les patrons un vrai obstacle ». Il a donné l’exemple du mandatement syndical qui constitue « le fait que pour négocier un accord dans une TPE il faille faire appel à un syndicaliste extérieur non élu dans l’entreprise. On est presque dans le déni de démocratie ». « On nous a rajouté cela dans cette loi or c’est clair que pour un patron de TPE c’est un obstacle vraiment fort au dialogue social », a-t-il insisté.

 

(Avec BFM)

La CFDT devant la CGT en 2017 ? (Stéphane Sirot)

La CFDT devant la CGT en 2017 ? (Stéphane Sirot)

La CGT « sera certainement dépassée » par la CFDT en 2017 lors des prochaines élections professionnelles nationales, selon l’historien Stéphane Sirot, spécialiste des syndicats, invité ce lundi de France Info. La CGT, première organisation syndicale française, tient cette semaine son 51e congrès à Marseille. « Lors des dernières élections (en 2013), les deux organisations étaient au coude-à-coude », a rappelé Stéphane Sirot. La CGT avait obtenu 26,77% contre 26% pour la CFDT. Selon lui, la CGT pâtit notamment d’une double image : « Il faut distinguer le plan national où la CGT donne l’image d’un syndicat d’opposition, et le plan de l’entreprise où la CGT signe énormément d’accords collectifs. Il y a plusieurs CGT, d’une certaine façon », a expliqué l’historien. Les organisations syndicales, CGT en tête, sont par ailleurs confrontées « à un défi majeur », d’après Stéphane Sirot : « Les syndicats en France ont plutôt tendance à se considérer comme des syndicats de salariés, c’est-à-dire de personnes actives qui ont un emploi stable, et ont en revanche beaucoup plus de difficultés à capter les travailleurs qui ne sont pas des salariés, les jeunes, les CDD, les emplois précaires. »

 

(France Info)

La CFDT bousculée par ses opposants raidit sa position

La CFDT bousculée par ses opposants raidit sa position

Même si la CFDT reste résolument accrochée à sa ligne réformiste elle doit cependant tenir compte de certaines réactions négatives en interne vis-à-vis de la loi travail. Par exemple un des principaux syndicats de métallos a récemment demandé le retrait pur et simple du projet. Du coup le patron de la CFDT est contraint de raidir un peu sa position ce qui le conduira à exiger encore davantage de modifications du projet de loi travail afin de le rééquilibrer au profit des salariés. « Si la CFDT n’est pas entendue sur ses exigences, eh bien la CFDT se mobilisera pour faire évoluer ce texte si ce n’était pas le cas d’ici lundi. Donc il faut que le gouvernement le sache, la détermination des militants de la CFDT est totale, nous sommes prêts à nous mobiliser davantage encore, c’est à lui de choisir », a indiqué Laurent Berger. (Crédits : Reuters)Syndicat proche du pouvoir, la CFDT entend bien convaincre le Premier ministre d’intégrer ses demandes dans la nouvelle version du texte qui sera présentée au parlement, notamment sur la définition du licenciement économique. En l’état, elle n’approuvera pas le texte. La CFDT, sur laquelle le gouvernement compte pour appuyer une réforme du Code du travail très controversée, est prête à se mobiliser davantage pour faire évoluer le projet gouvernemental, a déclaré samedi son secrétaire général, Laurent Berger. Les syndicats réformistes de salariés et d’étudiants – CFDT, CFE-CGC, CFTC, FAGE et Unsa – ont mené quelques actions samedi dans plusieurs villes de France, comme Paris, Nice et Toulouse, pour faire connaître leurs contre-propositions.

Loi El Khomri : remous à la CFDT

Loi El Khomri : remous à la CFDT

Une nouvelle fois la CFDT pourrait bien être agitée par l’opposition entre les réformistes et certains radicaux. Cette fois ce sont les métallos CFDT qui contestent la ligne trop molle de Laurent Berger. Ils réclament même le retrait pur et simple du projet de loi. Symétal, le deuxième syndicat de la fédération Métallurgie de la CFDT a envoyé une motion contre la loi El Khomri à Laurent Berger, vendredi matin. La motion est arrivée ce vendredi matin sur le bureau de Laurent Berger, le leader de la CFDT. Symétal, le deuxième syndicat de la fédération Métallurgie demande le retrait pur et simple de la loi El Khomri. C’est une information France Info. Alors qu’un nouveau texte doit être présenté lundi par le gouvernement, Symétal estime que les concessions réclamées par le secrétaire général de la CFDT ne sont pas suffisantes. Le secrétaire général du syndicat Symétal CFDT Sud-Francilien, Frédéric Bafour, demande que le projet de loi soit carrément retiré. « Nos adhérents sont interpellés parfois dans leurs boîtes de façon virulente, a-t-il déclaré sur France Info. Les salariés ne comprennent plus et ont l’impression que la CFDT ne défend plus leurs droits. » « Contrairement à Laurent Berger, nous pensons qu’il faut passer par une première étape de retrait pour, après, repartir sur des proposition

Loi travail : la CFDT menace d’aller dans la rue

Loi travail : la CFDT menace d’aller dans la rue

 

 

La CFDT a déclaré sur France Info qu’elle n’excluait pas d’aller dans la rue si les modifications qu’elle souhaite ne sont pas intégrées dans la loi travail. Or jusqu’à maintenant Manuel Valls n’a envisagé de modification qu’à la marge. Du coup il faudra qu’il recule bien davantage s’il veut éviter que la CFDT qui joue un rôle pivot parmi les organisations syndicales ne rejoigne le camp des contestataires systématiques. Considéré comme trop libérale par toutes les organisations syndicales mais aussi par le parlementaire de gauche, la loi travail devra être sérieusement amendée pour pouvoir être votée. Une loi par ailleurs juridiquement assez mal ficelée et qui se caractérise par un décalage entre la flexibilité accordée aux entreprises et la garantie aux salariés. Une loi cependant sans doute nécessaire mais qui aurait exigé une autre préparation, une autre concertation  et surtout une vision plus globale de la transformation du contrat et  des conditions de travail. Finalement davantage une loi de posture politique essentiellement destinée à redonner à Manuel Valls le leadership de la réforme, leadership très menacé par Emmanuel Macron. Lequel vient encore de mettre les pieds dans le plat à la veille du sommet entre Hollande et Cameron sur la question des migrants et du rôle  de la place financière de Londres. Un sujet qui éloigne de la loi mais qui montre qu’il y a bien concurrence entre les deux hommes en matière d’affichage réformiste. Ce qui explique sans doute la brutalité et les crispations de Manuel Valls sur la question de la loi travail   qu’il veut transformer en marqueur de sa gouvernance. Véronique Descacq de la CFDT est revenue sur les points de désaccord avec ce texte. « Ce qui nous fâche, ce n’est pas qu’on renvoit à la négociation d’entreprise la possibilité de mieux organiser car nous on pense que c’est dans les entreprises qu’on est le mieux à même de négocier les contreparties utiles pour les salariés. Ce qui nous fâche c’est que la loi fait mine de le faire. En cas d’accord, dans un certain nombre de cas (astreinte, forfait jour) l’employeur peut faire ce qu’il veut. Il ne sera donc pas incité à négocier. C’est ça qui met en colère la CFDT. C’est notamment ça qu’on veut faire retirer du projet de loi ». Selon la numéro deux de la CFDT, ce texte est « probablement influencé par une espèce de chantage. Notre pays a besoin de réforme et les réformes proposées par le patronat sont libérales. C’est ce qu’on reproche à ce projet de loi : il est trop libéral. La CFDT pense que le statu quo n’est pas possible avec cinq millions de chômeurs… mais il faut des réformes qui sécurisent le parcours des salariés et nous on pense que le dialogue social est la meilleure façon de le faire. » La CFDT a obtenu un rendez-vous avec Myriam El-Khomri lundi. « Il faut réécrire toute la partie sur le temps de travail pour qu’il n’y ait pas de recul par rapport au code du travail actuel et que toutes les modifications du droit actuel puissent se faire par la négociation et par accord majoritaire seulement. Il y a aussi un certain nombre de dispositions sur le licenciement économique qu’on veut revoir pour ne pas fragiliser les salariés et en particulier l’emploi en France. Et puis il y a évidemment le barème prud’homal qui doit être pour nous purement et simplement supprimé. » Cependant, la secrétaire générale adjointe de la CFDT a reconnu qu’il y a de bonnes choses dans ce texte. « La disposition sur le compte personnel d’activité pour lequel nous sommes très favorables parce que c’est une nouvelle façon de sécuriser des parcours des salariés. Ce sera le cas pour les professionnels autonomes comme les travailleurs du numérique. Ça c’est une bonne idée mais il n’y a pas suffisamment de droits attachés à ce dispositif. On pense qu’on peut faire mieux. » Contrairement à ce que dit le gouvernement, pour Véronique Descacq, « il ne s’agit pas seulement d’un manque de pédagogie…Il s’agit, à ce stade, d’une orientation trop libérale du projet de loi. On veut se mobiliser pour plus de sécurisation pour les salariés. » C’est la raison pour laquelle la CFDT « n’exclut pas de descendre dans la rue mais il faut d’abord attendre le rendez-vous de lundi ».

Projet de loi travail : « rééquilibrer le texte » (Berger, CFDT)

Projet de loi travail : « rééquilibrer le texte » (Berger, CFDT)

 

Dans le Parisien Laurent berger de la CFDT réaffirme que faciliter les licenciements pour embaucher est une erreur et réclame un sérieux rééquilibrage du texte.

 

Le recul de 15 jours de la loi, c’est uen avancée ?

Laurent Berger. C’est une première étape. Nous avons gagné l’ouverture d’une concertation. Depuis l’automne, il y a eu des discussions avec le gouvernement, mais pas sur tous les aspects du texte. Et j’ai découvert l’avant-projet de loi dans les colonnes du Parisien, cela pose un souci ! Je n’appelle pas ça une concertation. L’enjeu maintenant pour nous est de pouvoir rééquilibrer ce texte. Les deux objectifs de cette loi doivent être le renforcement de la négociation collective et des syndicats dans l’entreprise, et l’amélioration des droits rattachés à la personne  à travers le compte personnel d’activité. Partir de l’idée que pour créer de l’emploi il faille faciliter le licenciement et réduire les droits des salariés, c’est mentir aux Français et faire fausse route. Dire cela ce n’est pas non plus accepter le statu quo actuel.

 

Le premier ministre parle d’«incompréhensions», l’Elysée de manque de «pédagogie»… Et vous ?.

La CFDT a bien compris ce qu’il y avait dans le texte. Il n’y a pas un problème d’ «incompréhensions» mais de désaccords qui doivent être absolument corrigés. La CFDT prendra tous les moyens pour entrer dans une véritable concertation et faire des contre-propositions. Et si nous ne sommes pas entendus, on fera le choix de la mobilisation.

 Quels sont les points inacceptables ?

Nous refusons qu’au détour du renforcement de la négociation collective on en profite pour brader les droits des salariés. Sur le volet du temps de travail, par exemple nous refusons toutes les dispositions qui permettent à l’employeur de décider seul. Concernant le forfait jours, en l’état actuel du texte, une entreprise de moins de 50 salariés pourra décider unilatéralement d’imposer à ses salariés de travailler en forfait jours. Ce n’est pas acceptable. Pour la CFDT, il doit y avoir un principe clair dans le projet de loi : s’il n’y a pas négociation d’un accord d’entreprise, rien ne doit changer. Autrement dit, en l’absence d’accord collectif on maintient le droit existant aujourd’hui en matière de temps de travail.

 Mais comment fait-on dans les petites entreprises où il n’y a pas de syndicats ?

La CFDT va demander un mandatement, comme lorsque les 35 heures ont été mises en oeuvre. Concrètement, dans les PME de moins de 50 salariés, pour qu’il y ait un accord d’entreprise, il devra être négocié seulement avec des salariés mandatés par des organisations syndicales. L’un des problèmes posés par ce texte, c’est la différence de traitement entre les entreprises de plus de 50 salariés et celles de moins de 50.

 

 Quels sont les autres points de désaccord, les chiffons rouges ?

Concernant le travail des apprentis de moins de 18 ans autorisés dans le projet de loi à travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine par simple information de l’employeur à l’inspection du travail, la CFDT est contre. Le gouvernement doit rétablir de la demande d’autorisation de l’inspection du Travail, comme c’est le cas aujourd’hui. Nous demandons par ailleurs le retrait pur et simple des dispositions sur les indemnités prud’homales.

 

 Et sur le licenciement économique, un volet ajouté à la dernière minute ?

C’est inacceptable en l’état. Le périmètre sur lequel le plan social est calculé pour les entreprises multinationales ne nous convient pas: il ne doit pas se limiter à la filiale française de l’entreprise, sinon c’est la porte ouverte au dumping social. Quant à la définition du licenciement économique, la CFDT est d’accord pour la faire évoluer en lien avec la jurisprudence. Mais au lieu de retenir la notion de quatre trimestres de baisse du chiffre d’affaire consécutif, il faut passer à six trimestres. Enfin, la partie concernant la préservation et le développement de l’emploi doit aussi être revue.

 Qu’attendez-vous de la réunion syndicale prévue après-demain ?

On souhaite définir avec les organisations syndicales ce qui est inacceptable, ce qui doit être retiré, modifié. Et aussi décider de ce qui doit être amélioré, comme le compte personnel d’activité (CPA) pour lequel la CFDT s’est battue, avec d’autres syndicats. Par exemple, nous souhaitons une généralisation du compte-épargne temps pour les salariés, intégré dans le CPA.

 Plusieurs appels à la mobilisation sont lancés pour le 9 mars. Faut-il les suspendre ?

Ce n’est pas à la CFDT de dire aux autres ce qu’ils doivent faire. Certains demandent le retrait du projet de loi. Moi je suis déterminé à me battre pour améliorer le texte. Chacun prend ses responsabilités.

 Le Medef, qui réclame le maintien du projet de loi en l’état, dénonce une «intoxication» des syndicats.

Il y a des mesures qui sont inacceptables parce qu’injustes pour les salariés. Elles sont en plus inutiles car inefficaces en terme de créations d’emploi. La question est là, le Medef devrait se la poser. Il faut entendre cela.

 Craignez-vous un mouvement social qui échappe aux syndicats ?

Les salariés et ceux qui aspirent à le devenir, les jeunes, ont besoin de savoir quelles protections ils auront demain et dans quel monde du travail ils vont évoluer. Il est là le risque de désaccord profond. On sent les gens à bout. Et la période n’est pas dénuée de manipulation politique en tout genre.

« Il faut un report» du projet de loi Travail (CFDT)

« Il faut un report» du projet de loi Travail  (CFDT)

 

La CFDT a sans doute raison de demander aujourd’hui ce qui risque d’être imposé d’ici quelques semaines sous la pression de l’opinion publique. Cette loi est évidemment trop précipitée, elle est mal préparée et surtout n’a pas fait l’objet de concertation. En cause essentiellement la volonté de Manuel Valls de montrer que le réformateur c’est lui mais pas Hollande ni même Macron. D’où cette intransigeance et cette brutalité du Premier ministre qui en a même rajouté sur la loi pour bien montrer la radicalité de sa rupture avec la pensée socialiste traditionnelle. Malheureusement en l’état cette loi ne pourra pas être adoptée au Parlement car le gouvernement ne dispose d’aucune majorité pour cela à moins évidemment de ne la faire voter que par la droite et quelques socialistes. D’une certaine manière, cette réforme s’engage dans la même impasse que la déchéance de nationalité. Des réformes sans doute nécessaire mais qui souffrent  surtout d’un manque de légitimité de la part de leurs auteurs qui témoignent aussi d’un certain amateurisme. L’opinion publique est majoritairement favorable à l’évolution du droit du travail mais pas aux possibilités nouvelles de licenciement. Le texte doit donc être sérieusement revu dans le sens d’un rééquilibrage entre la flexibilité et les garanties aux salariés. De ce point de vue la proposition de la CFDT paraît raisonnable. Une crispation de Valls à ce sujet serait sans doute une erreur politique et la réforme de la loi du travail pourrait bien subir le sort du CPE. «Il faut que le gouvernement accepte de repartir à la discussion avec les organisations syndicales et patronales, en tête-à-tête sans doute, mais aussi de façon multilatérale avec tous les acteurs pour qu’on revienne à un équilibre», a-t-il ajouté. «Si ce texte devait rester en l’état, la CFDT se mobiliserait contre un certain nombre de ses mesures», a prévenu Laurent Berger. Pourtant, le leader syndical se dit favorable à un texte qui donnerait «de la souplesse lorsqu’il est possible d’en avoir» mais aussi de la «sécurité». Compte tenu de l’importance de la réforme, «on n’est pas à 15 jours, trois semaines, un mois près» a-t-il estimé, soulignant que le gouvernement «n’a(vait) aucun intérêt à créer du désordre social dans ce pays». C’est pourquoi il demande un report et non le retrait pur et simple du projet, comme la CGT et FO

La CFDT contre le projet El Khomry

La CFDT contre le projet El Khomry

 

L’opposition de la CFDT au projet El Khomry constitue de toute évidence une sérieuse épine dans le pied du gouvernement. Jusque-là en effet le gouvernement avait réussi à faire passer des réformes avec la bienveillante indifférence- quelquefois avec l’appui -des syndicats réformistes. Ce ne sera pas le cas cette fois-ci à  mois d’un sérieux rééquilibrage entre flexibilité et sécurité concernant les salariés. Il faut convenir que d’ordinaire les négociations s’enlisent dans des discussions sans fin pendant des mois mais cette fois Valls a choisi la voie bonapartiste en s’affranchissant de toute concertation. Pire,  il a même menacé de faire passer la réforme avec le 49-3. Une erreur sans doute à la fois pédagogique et politique car cette posture de hussard risque de faire émerger un front social antigouvernemental comme on n’en a pas connu depuis l’élection de François Hollande. Bref le syndrome CPE qui risque de plomber le crédit du gouvernement. Le numéro un de la CFDT juge que ce projet apporte de « mauvaises réponses à des revendications patronales » et qualifie certaines de ses dispositions de « scandaleuses ». « Cet avant-projet est très déséquilibré entre la flexibilité et la sécurité », critique le secrétaire général de la CFDT dans une interview au Monde.   »Il apporte de mauvaises réponses à des revendications patronales, en faisant la part trop belle à une vision un peu dogmatique de la flexibilité. L’accueil de la CFDT est négatif », ajoute le patron de ce syndicat qui a, jusqu’à présent, a accompagné toutes les réformes entreprises sous le quinquennat Hollande.  Le numéro un de la CFDT se dit en « désaccord ultraprofond » sur le projet de plafonner les indemnités prud’homales lors de licenciements abusifs. Ce plafond variera de 3 à 15 mois de salaire selon l’ancienneté de l’ex-salarié. Jusqu’ici, les juges attribuaient traditionnellement un mois de salaire par année d’ancienneté. « Le niveau des indemnités prud’homales est scandaleux, totalement inacceptable. Les plafonds sont très faibles », s’inquiète Laurent Berger. « Il est hors de question que cela reste en l’état ».

La CFDT favorable au référendum d’entreprise

La CFDT favorable au référendum d’entreprise

 

Avec un certain courage, aussi quelques conditions voire quelques contradictions, la CFDT constatant l’état délétère du dialogue social se prononce en faveur du référendum d’entreprise. Il s’agit là d’une prise de position majeure qui s’appuie sans doute sur le constat de la baisse de crédibilité des syndicats dans l’opinion publique. (Interview RTL de Laurent Berger-CFDT)

Comment jugez-vous l’état du dialogue social ?

Force est de constater que les acteurs – syndicats, patronat, gouvernement – ne jouent pas tous le jeu. Une partie du Medef est violemment hostile au dialogue social et cela empêche d’avancer. Il faut remonter loin en arrière pour retrouver un tel climat au sein du patronat ! Les progressistes en son sein doivent mener un combat pour affirmer la nécessité d’un vrai dialogue économique et social avec les syndicats. Côté syndicats, aucun acteur majeur autre que la CFDT et la CFTC ne considère que le dialogue social est la voie pour avancer. Je constate qu’en Allemagne, patronat et syndicats ont une constance sur le sujet. Chez nous, ce n’est pas le cas. Quant au gouvernement, il n’affiche pas une volonté pleine et entière de dialogue social non plus. J’en veux pour preuve sa manière de pointer le sujet de la dégressivité des allocations chômage alors même que la négociation débute et que les partenaires sociaux n’en veulent pas… Le gouvernement aurait mieux à faire que de se mobiliser sur des sujets stériles comme la déchéance de nationalité…

Vous semblez bien pessimiste sur vos interlocuteurs. Pourquoi vous accrocher alors au dialogue social?

D’abord la CFDT n’est pas seule. Nous nous retrouvons avec la CFTC, l’Unsa et parfois, la CGC. Ensuite, il n’est pas question pour nous de changer notre fusil d’épaule car la négociation produit des résultats positifs pour les salariés. Mais pour cela, les syndicats doivent regarder la réalité en face, s’engager dans les négociations et être en proximité avec les salariés, ce que fait la CFDT. Notre problème n’est pas de changer notre conception du syndicalisme, mais de faire savoir qu’il existe et produit des résultats. On a créé depuis 2008 de nouveaux dispositifs assurant à la fois la sécurité pour les salariés et la souplesse pour les entreprises, comme la rupture conventionnelle du CDI ou la négociation des plans sociaux. Cela marche. Maintenant il faut absolument parler stratégie, instaurer un véritable dialogue économique et social dans les entreprises. Celles qui jouent ce jeu sont plus performantes mais le patronat n’a pas le courage de partager un peu son pouvoir.

 

La lutte contre le chômage étant un échec collectif, quelle est la part de responsabilité des syndicats ?

Nous pouvons sans doute faire plus pour l’accès à l’emploi de ceux qui en sont exclus, en particulier les jeunes. Par exemple, sur l’apprentissage, nous pouvons davantage revendiquer d’embauches dans les entreprises. Mais la CFDT ne peut pas être accusée d’avoir entretenu la frontière entre insiders et outsiders, au contraire.

La ministre du Travail veut faire valider les accords minoritaires par un référendum auprès des salariés. Qu’en pensez-vous ?

La CFDT revendique l’accord majoritaire. Ce n’est donc pas notre idée mais nous sommes favorables à la consultation des salariés. Derrière cette idée, il y a la prise en compte d’une évolution fondamentale de la société. Nous vivons une crise de la représentativité et une crise de la démocratie qui imposent de changer nos modes de pensée. Qui peut avoir peur de consulter les salariés ? Pas nous. C’est même une démarche utile pour re-légitimer les organisations syndicales. Nous devons prendre des risques. Lorsqu’un accord est validé par des syndicats représentant 30 % des salariés, je ne suis pas hostile à ce que l’on consulte les salariés au contraire. Mais cette proposition n’est acceptable qu’à la condition que la consultation ne soit pas une mesure au service des patrons. Il faut qu’elle ne puisse intervenir qu’à l’issue de la négociation et à la seule initiative des syndicats signataires.

L’échec de certaines négociations sur le travail du dimanche (grands magasins, Fnac) montre-t-il les limites du seul dialogue social ?

Les négociations vont se faire magasin par magasin. A la Fnac, nous avons signé l’accord mais les syndicats majoritaires ont fait valoir leur droit d’opposition. Je vous donne rendez-vous aux prochaines élections professionnelles. Nous verrons ce qu’en ont pensé les salariés…

 

La négociation sur l’avenir de l’assurance-chômage va bientôt s’ouvrir. Le déficit financier impose-t-il des économies ?

On peut aussi rentrer dans la discussion en s’interrogeant sur les ressources supplémentaires que l’on pourrait dégager. Nous réfutons une approche qui serait purement économique et une approche qui serait punitive. On n’arrive pas à résorber le chômage et il faudrait le faire payer aux chômeurs. Notre priorité est de conforter l’indemnisation et la simplification des règles engagée depuis 2009 et de renforcer l’accompagnement et la formation. Il faut aussi s’interroger sur le comportement des employeurs, notamment sur l’utilisation des contrats courts. Dans le dernier accord nous avons mis un tout petit pied dans la porte, en taxant plus ces contrats. Il faut aller bien plus loin. Peut-être faudrait-il inciter les entreprises à garder plus longtemps les salariés en instaurant une cotisation dégressive selon la durée des contrats.

 

La dégressivité des allocations chômage est-elle envisageable à certaines conditions ?

C’est totalement exclu. C’est économiquement inutile et socialement injuste Il y a un côté quasi-obsessionnel du gouvernement sur le sujet. En revanche, un sujet comme la refonte de la filière des seniors n’est pas tabou.

Que pensez-vous de la condamnation de salariés de Goodyear à 9 mois de prison ferme pour avoir séquestré leurs patrons ?

Elle est inacceptable. Tout le monde sait que nous ne partageons pas la stratégie qui a été menée par la CGT à Goodyear. Que ce soit là ou à Air France, ma parole n’a jamais tremblé pour condamner ces violences. Mais une peine de prison ferme est complètement inappropriée et je n’ai aucun état d’âme à le dire.

 

Les taxis et les VTC sont en plein conflit. Qui a raison ?

Le nouveau modèle d’économie numérique crée des emplois, et des emplois occupés par une population que le marché du travail a pour certains laissé de côté. La question n’est pas qu’il soit plus vertueux que l’ancien, la question est de réguler et d’organiser la transition pour ne pas sacrifier ceux qui, comme les taxis, voient émerger une nouvelle forme de concurrence. Je ne serai jamais de ceux qui disent qu’il faut défendre mordicus le monde d’hier car rien ne doit bouger. Mais j’ai le souci de préserver l’équilibre économique et social. Ce conflit est typique d’un défaut d’anticipation. Tout le monde l’avait vu venir mais on a laissé pourrir la situation.

 

Renault : la CFDT condamne aussi la communication de la CGT

Renault : la CFDT condamne aussi la communication de la CGT

À son tour après FO, la CFDT condamne l’imprudence de la communication de la CGT à propos des contrôles de pollution menée à l’égard des véhicules Renault. Certes la principale responsable est sans doute Ségolène Royal qui sitôt l’affaire Volkswagen connue aux États-Unis s’est vautrée dans son habituel exhibitionnisme politique pour annoncer des contrôles tous azimuts. Une manière de justifier un ministère de l’écologie qui ne sert pas à grand-chose puisque les véritables décisions relatives à l’environnement sont prises ailleurs. On peut par ailleurs s’étonner que Ségolène Royal soit surprise du décalage qui existe entre les émissions polluantes réelles et les normes. C’est en effet une question bien connue et toutes les marques dépassent est de très loin les normes théoriques. Au cirque médiatique organisé par Ségolène Royal, il était sans doute peu opportun d’ajouter la voix syndicale de la CGT. Laurent Berger, numéro un de la CFDT, a taclé dimanche la communication « pas pertinente » de la CGT jeudi au sujet de perquisitions chez Renault par la répression des fraudes, une information qui a entraîné la chute du titre du constructeur automobile en Bourse. « Il y a eu une communication syndicale qui n’était pas pertinente de la part de la CGT », a estimé Laurent Berger lors de l’émission Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Les « conséquences sont d’abord risquées pour les salariés », selon lui.  La révélation jeudi dans un tract de la CGT de perquisitions menées dans plusieurs sites Renault par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a provoqué un affolement à la Bourse de Paris, où l’action Renault a terminé la séance en chute de 10,28%. « Ce tract a mis de la suspicion là où il ne fallait pas », selon Laurent Berger. « L’expression syndicale, ça se maîtrise », a-t-il ajouté. Il en a profité pour vanter le syndicalisme défendu par la CFDT, celui qui « négocie, qui s’engage, qui conteste aussi parfois ». Et qualifié d’ »un peu confusant » le syndicalisme de la CGT, première organisation syndicale en France.  Interrogé sur le fait de savoir si « la précipitation » de la CGT dans la communication autour des perquisitions révélait « un problème de ligne interne » au sein de la centrale, le représentant de la CFDT a dit: « cela prouve que oui, cette organisation a sans doute des difficultés internes ». Jean-Claude Mailly, secrétaire général FO, avait estimé vendredi « prématurée » l’annonce par la CGT de perquisitions chez Renault.  Sur le dossier Goodyear, Laurent Berger a jugé « ahurissante » la condamnation à 9 mois de prison ferme de huit ex-salariés de l’usine d’Amiens-Nord, dont le leader syndical CGT Goodyear, pour la séquestration de deux cadres. Ils « ne mérit(ai)ent pas » cette peine, a-t-il dit, en espérant qu’elle soit « revue et corrigée » en appel. Toutefois, il a insisté sur le fait qu’il « ne partage(ait) pas la stratégie syndicale » menée au sein de cette usine, en référence à la CGT.

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