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Changement d’heure : 84% pour arrêter cette stupidité, pourquoi ?

Changement d’heure : 84% pour arrêter cette stupidité, pourquoi ?

 

 

84 % des Français qui ont répondu à la consultation de l’assemblée nationale se sont prononcés pour la suppression de cette idiotie. Une consultation identique avait été conduite par la commission européenne au cours de l’été et avait obtenu le même résultat. . Le 31 mars 2019,  il  va falloir se soumettre à nouveau au rituel ridicule de changement d’heure ; Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire. En matière d’énergie, ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure  et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  54 % Selon un sondage Opinion Way pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). (59 %) mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

 

Changement d’heure : 84% pour arrêter cette idiotie

Changement d’heure : 84% pour arrêter cette idiotie

 

 

84 % des Français qui ont répondu à la consultation de l’assemblée nationale se sont prononcés pour la suppression de cette idiotie. Une consultation identique avait été conduite par la commission européenne au cours de l’été et avait obtenu le même résultat. . Le 31 mars 2019,  il  va falloir se soumettre à nouveau au rituel ridicule de changement d’heure ; Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire. En matière d’énergie, ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure  et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  54 % Selon un sondage Opinion Way pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). (59 %) mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

 

La difficulté des réformes, pourquoi ? (Gilbert Cette)

La difficulté des réformes, pourquoi ? (Gilbert Cette)

Un article intéressant de Gilbert Cette, professeur d’économie associé à l’université d’Aix-Marseille qui analyse les facteurs de résistance aux changements en France. Mais cet économiste qui a soutenu Macron en 2017 fait comme le président de la république l’impasse total su rôles facteurs explicatifs de  la médiocrité des relations sociales en France. De ce point de vue « la lutte des classes » évoquée par l’intéressé est largemenet entretenue par le gouvernement, les patrons et le tecnos.  L’impasse sur les raisons de cette médiocrité  du dialogue avec les acteurs  affecte la pertinence de l’analyse.

 

 


 

 

« De nombreuses analyses et expériences étrangères montrent que des réformes structurelles pertinentes peuvent avoir des effets économiques très favorables. Pourtant, l’engagement de telles réformes se heurte souvent à de grandes difficultés, comme en témoigne les conflits en cours en France. Une illustration de ces difficultés est fournie par les professions réglementées. Une multitude de rapports a préconisé la réforme des professions réglementées. Le plus ancien est le rapport Armand-Rueff publié en 1960, qui fut réalisé à la demande du Premier ministre Michel Debré. Il préconise d’abaisser les régulations anticoncurrentielles dont les barrières à l’entrée pour de nombreuses professions, dont les professions juridiques. D’autres rapports et travaux ont abouti aux mêmes préconisations. Entre autres, citons par exemple le rapport de Cahuc et Kramarz (2004) réalisé à la demande des ministres de l’Economie (Sarkozy) et de l’Emploi (Borloo), le rapport Camdessus (2004) réalisé simultanément à la demande du ministre de l’Economie (Sarkozy), les rapports de la commission Attali (2008, 2010) constituée en 2007 à la demande du président de la République (Sarkozy) et du Premier ministre (Fillon), le rapport Darrois (2009) réalisé à la demande du président de la République (Sarkozy), ainsi que d’autres rapports et analyses, comme ceux de Aghion et al. (2007, 2011, 2014) ou de Delpla et Wyplosz (2007)… Préconisée dans ces nombreux rapports officiels et analyses, la réforme des professions réglementées demeure d’actualité plus d’un demi-siècle après la réalisation de l’ambitieux rapport Armand-Rueff. La loi « pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances  » du 6 août 2015 (ou « loi Macron ») introduit des éléments de réformes appréciables, mais il ne s’agit encore que d’un premier pas. Elle « constitue une avancée remarquable en introduisant des changements significatifs concernant certaines réglementations protectrices pour les professions du droit. Pour autant, sur certains aspects comme le périmètre d’activités réservées ou l’ouverture du capital, ces changements sont bien en-deçà des préconisations de plusieurs rapports et de la situation d’une grande majorité des autres pays développés » (Cette, 2015). Ce domaine des professions réglementées témoigne ainsi des difficultés à réformer qui existent aussi dans d’autres domaines (le marché du travail par exemple). Nous évoquons ici les difficultés qui nous paraissent les plus importantes.

 

Une première difficulté concerne les réformes qui visent à réduire les régulations abaissant la concurrence dans certaines professions (activités juridiques, certaines activités médicales…). Ces régulations permettent aux professions concernées de bénéficier de rentes, via des prix plus élevés, au détriment des utilisateurs qui peuvent être les consommateurs ou d’autres entreprises. Ces professions ne veulent pas de réformes qui leur feraient perdre des rentes. On retrouve ici la situation habituelle d’insiders défendant leurs intérêts spécifiques, même si ces derniers sont préjudiciables aux outsiders et plus largement à la collectivité dans son ensemble. Souvent, ces rentes anticompétitives bénéficient à peu de personnes, mais sont payées au contraire par un grand nombre d’utilisateurs. En conséquence, les réformes structurelles reçoivent un faible soutien de ceux qui en bénéficieraient, car ce bénéfice potentiel est dispersé et donc faible pour chacun, et une opposition forte et déterminée des professions concernées. Le rapport Camdessus (2004) évoque ce problème en remarquant que « la difficulté de la remise en cause de ces réglementations réside dans le fait que la disparition de l’une d’entre elles produira des effets certes favorables, mais dilués et peu perceptibles dans toute l’économie, alors que leurs bénéficiaires actuels sont eux bien au fait de la rente qu’elles rapportent ».

Une deuxième difficulté vient des modalités mêmes de l’opposition des professions réglementées aux réformes réduisant par exemple les barrières à l’entrée. Cette opposition, généralement farouche, se manifeste par la mise en œuvre d’un pouvoir de nuisance (par exemple le blocage de villes dans le cas de la profession de taxis) ou par un lobbying intensif auprès des pouvoirs publics et bien sûr des membres du Parlement, dans lequel ces professions sont d’ailleurs souvent sur-représentées (ces aspects sont détaillés par Jamet et Piccino, 2009) et y bénéficient d’oreilles attentives et bienveillantes. Les professions les plus riches interviennent même parfois dans les médias pour prendre à partie l’opinion publique (ce fut ainsi le cas durant les débats sur la loi Macron pour les professions du droit).  Ainsi, sont invoqués dans le débat, par les partisans des réformes, leurs effets sur la croissance et l’emploi ou des considérations d’égalité ou bien encore les effets sur le pouvoir d’achat des utilisateurs des services concernés, et par les opposants la qualité et la spécificité des services ou l’inspiration supposée libérale de ces réformes. Ces fortes oppositions amènent souvent un affaiblissement des réformes envisagées (ce fut le cas concernant la loi Macron en 2015). Mais dans certains rares cas, elles ont pu être contournées. Ce fut le cas par l’émergence encadrée des VTC, en France comme dans de nombreux autres pays, comme réponse à l’opposition des taxis à la réforme de leur profession.

Une troisième difficulté est liée à la progressivité des effets favorables de nombreuses réformes structurelles, qui renforce sur le court-moyen terme le coût électoral de leur mise en œuvre. L’Allemagne illustre bien ce risque politique : des réformes ambitieuses du marché du travail, les « réformes Hartz » du nom de leur concepteur qui fut précédemment directeur des relations humaines du groupe Volkswagen, y ont été engagées par le gouvernement de Gerhard Schröder au début des années 2000. Mais ce dernier en a payé le coût politique par la perte des élections de 2005. Angela Merkel a tiré ensuite le plein bénéfice de ces réformes qu’elle n’a pas remises en cause. Aucun chef de l’exécutif dans un pays ne veut reproduire l’expérience de Gerhard Schröder. C’est pourquoi il est utile d’engager les réformes en tout début de mandat politique, afin d’en tirer le plus grand bénéfice avant le terme du mandat électoral.

Les trois difficultés qui viennent d’être évoquées concernent, certes à des degrés divers, tous les pays. Les deux suivantes concernent plus particulièrement, au sein des pays les plus développés, ceux de l’Europe du sud dont la France.

Une quatrième difficulté vient de certaines représentations erronées de l’économie et de son fonctionnement. Ces représentations supposent par exemple que les régulations et plus globalement l’intervention publique sont a priori protectrices pour les travailleurs et bénéfiques pour une croissance inclusive. Elles se manifestent dans de nombreux domaines dont nous ne donnons ici que quelques illustrations :

1) l’augmentation des dépenses publiques est un moyen toujours efficace pour abaisser le chômage, y compris dans un pays comme la France où, exprimée en pourcentage du PIB, ces dépenses sont déjà les plus élevées de tous les pays de l’OCDE ce qui n’y empêche pas l’existence d’un chômage massif ;

2) la progressivité de l’impôt est le moyen le plus efficace pour réduire les inégalités, sans prendre en compte l’effet de l’impôt sur les innovations et la croissance et en ignorant la dimension la plus détestable des inégalités en France : une faible mobilité sociale ;

3) le relèvement du salaire minimum contribue à réduire les inégalités, alors que de nombreuses études ont montré l’inefficacité d’un tel choix en ce domaine ;

4) un code du travail plus épais est nécessairement plus protecteur pour les travailleurs, alors que de nombreux travaux ont montré que cela peut induire un renchérissement du risque qui inhibe l’initiative économique et donc la croissance et l’emploi ;

5) la gratuité et l’absence de sélection à l’université favorisent la mobilité sociale alors qu’il a été montré que la France pâtit d’une faible mobilité sociale du fait des déficiences de son système éducatif et de la dualité (université et grandes écoles) de l’enseignement supérieur…

Les illustrations de telles représentations ignorant les apports de nombreuses analyses pourraient être multipliées, comme l’ont montré Aghion, Cette et Cohen (2014). Ces représentations aboutissent à une opposition forte aux réformes structurelles.

Une cinquième difficulté est liée à l’existence d’une « culture de lutte de classes » plus particulièrement développée dans certains pays. Elle postule que si les entreprises trouvent avantage à un changement, les travailleurs y perdent nécessairement (et vice-versa). Cette culture s’oppose à celle du compromis et de la réforme, ainsi qu’à l’idée de possibles gains réciproques via la négociation collective. Dans cette logique, les réformes structurelles sont perçues comme des changements favorables aux seules entreprises et défavorables aux salariés.

 

Un premier symptôme est le résultat d’enquêtes réalisées par le World Economic Forum auprès de dirigeants de grandes entreprises internationales concernant la qualité coopérative des relations entre employeurs et salariés. Le rang des pays concernant cette qualité perçue par des dirigeants d’entreprises internationales fournit une indication de la culture coopérative ou conflictuelle des relations entre salariés et employeurs. Sans surprise, les pays d’Europe du sud (France, Italie et Espagne) apparaissent très mal classés, ce qui témoigne d’une forte prégnance d’une culture de lutte de classes. À l’inverse, les pays nordiques et scandinaves (Danemark, Norvège, Suède et Finlande) ainsi que, en Europe, la Suisse, l’Autriche et l’Allemagne et hors de l’Europe Singapour, le Japon et les pays anglo-saxons (Canada, Royaume-Uni et États-Unis) sont bien classés.

 

Un autre symptôme de cette culture de lutte de classes est fourni par les jours de travail perdus du fait de grèves et d’arrêts de travail. Les données rassemblées par le Bureau international du travail indiquent que sur l’année 2015 (dernière année informée, la hiérarchie des pays étant très proche pour d’autres années antérieures), ce nombre de jours perdus pour 1 000 salariés dépasse les 50 en France et en Italie, quand il est inférieur à 20 aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et bien sûr en Suisse, en Suède et aux Pays-Bas. Il connaît une position intermédiaire, entre 20 et 50 jours, en Espagne.

Les effets favorables de réformes structurelles peuvent être importants, mais le coût politique de leur mise en œuvre bride souvent les énergies réformatrices. L’analyse des trajectoires d’autres pays est en ce domaine un apport essentiel pour apprécier les effets des réformes et pour développer une pédagogie visant à émousser les résistances à la mise en œuvre de celles qui paraissent les plus porteuses. Au-delà, la nécessité d’une évaluation approfondie ex ante (avant leur mise en œuvre) et ex post (après cette mise en œuvre) s’impose. Cette évaluation ne peut prétendre empêcher les oppositions de la part de ceux qui pensent être les « perdants » des réformes. Mais elle peut éclairer les choix retenus et renforcer au moins le soutien des « gagnants », généralement majoritaires.

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus cette semaine

Aubry, la girouette, cette fois pour Hollande

Aubry, la girouette, cette fois pour Hollande

Un coup elle démolit Hollande, un coup elle rallie une synthèse molle, un autre coup elle soutient le président. Une vraie girouette. L’animatrice officieuse du mouvement des frondeurs auteurs de l’article assassin récent   »Trop, c’est trop!’, dans Le Monde  contre le président de la république va maintenant se rallier à sa candidature pour 2017. Bien difficile de déceler la ligne stratégique de la fille de Jacques Delors (qui, lui, savait où il allait) semble parait avoir choisi la  spécialité très sportive du slalom spécial en politique. Un exercice très difficile où le risque est de manquer une porte : celle du pouvoir. Il apparaît en effet que Martine Aubry peut maintenant dire adieu à tout destin national tellement elle s’est discréditée par ses prises de position contradictoires. Après le retrait du ministre de la Ville, Patrick Kanner, fin août, laissant le champ libre au proche de Martine Aubry, François Lamy, l’heure semblerait aux réconciliations entre une partie de la gauche contestataire et celle de gouvernement. Les mots sont sous-pesés. Alors que la lutte contre le terrorisme est en passe de devenir l’un des thèmes central de la course à la présidentielle, Martine Aubry a vanté explicitement l’action du chef de l’Etat en la matière. Pour elle, François Hollande a agi « avec fermeté et avec rapidité, en gardant les valeurs de la République » dans la lutte contre le terrorisme, rapporte ainsi Libération. Allant même plus loin : « Jamais un gouvernement n’a fait autant » ! (Avec le JDD)

 

Transports : grèves partout cette semaine, pourquoi ?

Transports : grèves  partout cette semaine, pourquoi ?

 

 

SNCF, RATP, secteur aérien et port notamment seront affectés cette semaine par de nombreuses grèves. En toile de fond figure évidemment le retrait de la loi travail, mais une revendication seulement soutenue par la CGT, FO et solidaires (Sud). À cela s’ajoutent  des motifs de mécontentement très spécifique dans chaque secteur. Pour la SNCF il s’agit pour l’ensemble des syndicats de protester contre le futur accord d’entreprise aussi contre la nouvelle convention collective du rail qui à terme risque de remettre en cause le statut des cheminots. Un aspect videment très sensible qui pourrait d’ailleurs amener le gouvernement à reculer sur cette question en échange peut-être d’une attitude plus conciliante de la CGT sur la loi travail. Faute de cela il faut sans doute s’attendre à une mobilisation qui pourrait durer pendant des semaines et des mois. À la RATP on proteste aussi contre la loi de la part de la CGT, de FO et de Sud mais la revendication spécifique porte sur les salaires. Dans le secteur aérien il s’agit de  demander l’arrêt des baisses d’effectifs et de peser sur la renégociation de leur cadre social et indemnitaire.  Enfin, dans les ports et docks, la CGT appelle à un arrêt de travail de 24 heures jeudi contre la loi El Khomri. On voit donc que les motifs de mécontentement et les grèves sont assez disparates même si en toile de fond figure la demande de retrait de la loi. En mobilisant les bastions traditionnels la CGT veut évidemment aussi faire la preuve de sa force syndicale et peser encore davantage vis-à-vis du gouvernement. Reste que cette mobilisation dans la branche des transports apparaît quand même un peu hétéroclite même si le dénominateur commun pour la CGT demeure le retrait de la loi. Il faut cependant prendre en compte les nombreuses mutations économiques, technologiques, sociales souvent à l’échelle internationale qui affectent  cette branche et qui vient remettre en cause les modalités traditionnelles de son organisation. De ce point de vue le gouvernement aurait sans doute intérêt à engager une large concertation avec les syndicats afin de permettre une meilleure appropriation des nouveaux enjeux  avant d’envisager des réformes précipitées.

Emmanuel Macron : non à cette vieille gauche !

Emmanuel Macron : non à cette vieille gauche !

 

Bientôt le départ d’Emmanuel Macron ? Vraisemblable après la déclaration de guerre au PS et à la vieille gauche. Non à cette vieille gauche, C’est en substance c’est en substance ce que déclare Emmanuelle macro dans une interview sur Arte. Une déclaration qui pourrait bien préparer le départ du gouvernement. Certes l’actuel ministre de l’économie affirme être de gauche mais d’une certaine manière il condamne la pensée dominante de son camp, pensée qu’il juge archaïque. Une critique qui vise évidemment l’extrême gauche, aussi très largement le parti socialiste et même le gouvernement. En outre Emmanuel Macron estime à juste titre que le clivage actuel gauche droite est obsolète et que la véritable opposition se situe entre les réformateurs et les archaïques. D’une certaine manière c’est une condamnation de tout le système politique quand Macron déclare que lui ne ment pas et qu’il dit ce qu’il pense. Une critique directe sans doute adressée à Hollande et à son gouvernement qui risque d’appeler de nombreuses réactions négatives au point de créer les conditions du départ d’Emmanuel Macron ; lequel  qui se trouve aujourd’hui coincé dans un gouvernement relativement paralysé dont il est cependant parti prenante alors que sur nombre de sujets il tient des propos novateurs qui constituent une rupture avec la gauche traditionnelle. Dans un entretien accordé à Arte, Emmanuel Macron a assuré avoir lancé « En marche! » parce que « la gauche, aujourd’hui », ne le satisfaisait pas. Pour l’actuel locataire de Bercy, « le vrai clivage dans notre pays » est « entre progressistes et conservateurs ». Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a expliqué avoir lancé son propre mouvement politique « En Marche », car « la gauche aujourd’hui » ne le « satisfait) pas », lors d’une interview qui sera diffusée dimanche sur Arte. « Moi je ne mens pas aux gens, je dis ce que je pense, je le dis depuis le début. Je suis de gauche, c’est mon histoire. Mais la gauche aujourd’hui ne me satisfait pas », a déclaré Emmanuel Macron lors de cet entretien réalisé une semaine après le lancement de son mouvement le 6 avril et dont des extraits sont publiés sur internet. « A mes yeux, le vrai clivage dans notre pays (…) est entre progressistes et conservateurs, c’est ce clivage que je veux rebâtir maintenant et je ne veux pas attendre 2017″ pour cela, a-t-il ajouté. « Je veux pouvoir construire une action commune avec toutes les bonnes volontés qui croient à ce progressisme pour le pays », a conclu le ministre. Cette sortie intervient au terme d’une intense semaine médiatique pour le ministre de l’Économie, qu’un sondage Vivavoice pour Libération a érigé en candidat de gauche préféré des Français et qui a semblé voler la vedette à François Hollande lors d’une visite d’entreprise jeudi à Chartres.

 

(Avec AFP)

Loi Travail : « Je suis fière de cette loi » (Myriam El Khomri)…..pas nous !

Loi Travail : « Je suis fière de cette loi » (Myriam El Khomri)…..pas nous !

 

Personne n’a sans doute encore osé dire à comme El Khomri qu’elle ne servait à rien-vis d’une loi dont elle n’est pas à l’origine et qu’elle ne gère pas. En effet cette loi est le fruit de la réflexion conjointe de Valls et de Macron. Suite aux différentes oppositions et manifestations la loi a été amendée directement par Hollande et Val lors la présence de Myriam. El Khomri dans cette affaire le jeune oligarque ne joue strictement aucun rôle, elle avoue que le texte est le produit des idées d’autres ministres et s’excuse même de la disposition relative aux licenciements économiques. Une disposition rajoutée au dernier moment sur l’insistance de Macron. La loi Travail va être présentée ce jeudi matin en Conseil des Ministres. Une version remaniée du texte que Myriam El Khomri se dit « fière de porter », au micro de France Info. « C’est dur d’entendre des caricatures qui disent qu’avec ma loi on va travailler 60 heures par semaine, a souligné la ministre du Travail. L’enjeu n’est pas de brader le code du travail. » Mais la benjamine du gouvernement en est consciente les deux semaines de répit que s’est donné le gouvernement n’ont pas suffi à apaiser les tensions. « Je savais que ça allait être dur parce que je ne méconnais pas les débats idéologiques que nous devons avoir sur ces questions-là ». « Je suis convaincue qu’il faut qu’on fasse bouger les choses et qu’on s’adapte mieux au monde tel qu’il est », a-t-elle estimée. D’ailleurs Myriam El Khomri assume l’ensemble de son texte, même si elle porte aussi les idées d’autres ministres. « Vous le savez ce n’est pas moi qui ai porté la mesure sur le licenciement économique, mais cet article vise juste à donner de la clarté ». Un article voulu par Emmanuel Macron.

Attentat déjoué : pourquoi cette annonce tardive ?

Attentat déjoué : pourquoi cette annonce tardive ?

 

Bizarre cette annonce surprise de Hollande mercredi concernant un attentat déjoué contre l’armée. D’abord parce que les suspects ont été arrétés dès lundi ensuite parce que Hollande a déclaré précédemment qu’un projet était contrecarré chaque semaine. Une annonce tardive qui ressemble à uen opération de communication pour contrebalancer l’incendie volontaire de l’étang de Berre encore non élucidé.  Quatre suspects âgés de 16 à 23 ans auraient donc  été interpellés lundi matin « à l’aube ». D’après le ministre de l’Intérieur, ils projetaient de commettre un attentat contre un site militaire en France.  Un attentat a donc été déjoué cette semaine, d’après le ministre de l’Intérieur. Bernard Cazeneuve a précisé que quatre personnes ont été interpellées lundi matin « à quatre coins différents du territoire » : Nord, Yvelines; Bouches-du-Rhône et Rhône. Ces arrestations font suite à l’ouverture le 23 juin dernier d’une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme.  Les quatre suspects sont âgés de 16 à 23 ans. L’un d’eux est ancien militaire, réformé de la marine nationale. Ils « projetaient de commettre des actes terroristes contre des installations militaires françaises ».   Toujours d’après Bernard Cazeneuve, le « principal instigateur » a été repéré par les services de renseignements « sur les réseaux sociaux et pour son relationnel avec des djihadistes français, aujourd’hui incarcérés ». Il avait également « des velléités de partir en Syrie », ce qui lui avait valu un « entretien administratif ». Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs assuré que « aucun lien à ce stade » ne pouvait être fait pour le moment avec l’incendie du site pétrochimique de Berre-l’Etang.

Tsipras : non à cette Europe là

Tsipras : non à cette Europe là

 

Ce n’est pas vraiment une sortie de l’Europe que propose Tsipras dans son referendum mais un non à cette Europe là. Deux raisons, les propositions de Bruxelles ne permettent pas d’aborder la question fondamentale de la dette globale ensuite la Grèce a été humiliée. Par les eurocrates mais aussi par Juncker, oligarque luxembourgeois depuis 60 ans qui n’a jamais travaillé,  président de la commission qui adopte uen posture de clown pour faire alterner encouragement à la Grèce et condamnation. Un vrai comédien , organisateur de  l’exil fiscal de masse en faveur du  Luxembourg maintenant dépositaire de la morale et de l’orthodoxie européenne. En fait u politicard sulfureux et grossier au surplus condescendant. «  je me sui senti trahi » a-t-il déclaré à-propos des grecs ! «  il aurait pu ajouté dans ma conscience, dans mon âme et dans ma chair », théâtralement c’est meilleur ! . Le référendum de dimanche prochain a pour objectif de prolonger les négociations entre la Grèce et ses créanciers et non de la faire sortir de la zone euro, a déclaré lundi Alexis Tsipras, ajoutant que si les Grecs se prononçaient pour la poursuite de l’austérité, il ne faudrait pas compter sur lui pour appliquer une politique en ce sens. Lors d’une déclaration à la télévision d’Etat, le Premier ministre grec a appelé ses compatriotes à voter massivement en faveur du « non », en faisant valoir que le rejet de la dernière proposition des créanciers à une nette majorité permettrait à son gouvernement d’être mieux armé pour négocier. Alexis Tsipras, qui s’exprimait alors que des milliers de Grecs étaient rassemblés dans le centre d’Athènes en soutien au « non », a implicitement répondu à tous ceux qui s’interrogent sur son avenir politique en cas de victoire du « oui ». « Si les Grecs veulent continuer avec les plans d’austérité à perpétuité, ce qui nous empêchera de relever la tête… nous respecterons leur choix mais nous n’appliquerons pas (cette politique) », a-t-il déclaré.  Le chef de la gauche radicale s’est à nouveau dit convaincu du fait que les créanciers ne souhaitent pas la sortie de la Grèce de la zone euro en raison du « coût considérable » qu’aurait une telle initiative. « Je ne pense pas que leur intention soit de pousser la Grèce hors de l’euro mais de mettre fin aux espoirs qu’il puisse y avoir une politique différente en Europe », a-t-il souligné. Le Premier ministre a assuré que si les créanciers faisaient une nouvelle proposition acceptable aux yeux de son gouvernement ce lundi, Athènes rembourserait comme prévu l’échéance de 1,6 milliard d’euros due au Fonds monétaire international (FMI) ce mardi. Un responsable gouvernemental grec a indiqué lundi que la Grèce n’honorerait pas cette échéance, alors que les créanciers ont exclu toute nouvelle proposition ou négociation d’ici au référendum.   »Mon téléphone reste allumé toute la journée. Quiconque appelle, je décroche toujours », a conclu Alexis Tsipras.

 

Hollande : en campagne électorale chaque semaine , cette fois chez Fralib

Hollande :  en campagne électorale chaque semaine , cette fois chez Fralib

 

A défaut d’inversion de la courbe du chômage et de réussites économiques et sociales , Hollande fait sa campagne électorale pour 2017. Cette fois en visitant Fralib ; un lieu sans doute plus porteur qu’Arcelor Mitall à Florange où Hollande a abandonné les sidérurgistes. Sans parler de tous les autres pans sociaux dans les grandes ( et les petites) entreprises. Une campagne en fait électorale pour Hollande ; mais qui   va se révéler difficile a endurer sil faut chaque  jour être informé d’un meeting de Sarkozy et d’une  visite d’une  usine par Hollande. Le risque d’overdose est grand autant qu’on connait le scénario.  Le président de la République profite ce jeudi de son déplacement à Marseille pour rendre visite aux salariés de la coopérative ouvrière SCOP-TI devenus leurs propres patrons dans leur usine de Gémenos. Cette visite surprise dans le cadre d’un déplacement initialement consacré au climat permet au président Hollande d’envoyer un message très politique.  Hollande en campagne électorale chez Fraloib Fralib, c’est LE genre de symbole recherché par François Hollande. Une Scop ou société coopérative ouvrière de production, un clin d’œil à cette gauche qu’il espère reconquérir. Des salariés qui retroussent leurs manches, et qui, après quatre ans de bataille sociale et judiciaire sauvent eux-mêmes leur entreprise vouée à la fermeture avec le soutien de la puissance publique. Histoire édifiante, à l’image cette France qui gagne, antidote à la crise, dont François Hollande fait la promotion depuis le début du printemps. Fralib, symbole enfin des promesses tenues, pour un président dont on critique tant les renoncements. François Hollande était venu voir les salariés en lutte pendant sa campagne de 2012, et a depuis soutenu leur combat pour la reprise de l’activité. Cette visite présidentielle d’une Scop est la 2ème en 15 jours. La 1ère fois, c’était à Carcassonne, là même où le président a lancé sa future campagne, retrouvant les accents et les gestes de candidat. A Marseille, il va mêler les deux casquettes, le local et la proximité avec les ex-Fralib, le global et la stature internationale avec un nouveau discours sur le changement climatique. Une façon de tenir tous les bouts de sa fin de quinquennat, les yeux rivés vers 2017.

Relèvement des taux cette année ? ( FED)

Relèvement des taux cette année ? ( FED)

En fait la FED ne sait pas si elle va remonter ses taux cette année comme c’était prévu avec le redressement économique. Les incertitudes demeurent sur la fermeté de la reprise surtout au plan international. Du coup le relèvement des taux qui était conditionné précédemment à l’ amélioration du chômage est désormais soumis à l’amélioration économique globale comme si des doutes naissaient sur la solidité de l’activité. En fait ces taux, en l’état de la conjoncture, pourraient ne pas être relevés avant la fin 2015, ce qui par parenthèse constituerait aussi une bonne nouvelle pour l’Europe dont les taux longs commençaient à remonter légèrement. La présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen s’attend plus que jamais à un relèvement des taux d’intérêt cette année, l’économie américaine étant mûre pour un rebond après son accès de faiblesse du premier trimestre, cependant que la conjoncture économique s’éclaircit tant localement qu’à l’extérieur. Dans un discours prononcé à la Chambre de commerce de Providence, dans l’Etat de Rhode Island, elle ajoute s’attendre à une amélioration des indicateurs économiques après un ralentissement du à des « facteurs transitoires » et imputable pour partie à un « bruit statistique ». Tout en expliquant que les perspectives économiques restent très incertaines, et évoquant également une inflation qui ne parvient pas à se redresser, Janet Yellen observe que reporter le resserrement de la politique monétaire jusqu’à ce que l’emploi et l’inflation atteignent les objectifs que s’est fixés la banque centrale reviendrait à prendre le risque d’une surchauffe économique. « Pour cette raison, si l’économie continue de s’améliorer comme je le prévois, je pense qu’il sera approprié à un moment donné cette année de faire le premier pas en relevant l’objectif du taux des fonds fédéraux », amorçant ainsi la normalisation de la politique monétaire, dit-elle. Dans un discours remontant à mars, Yellen laissait entendre que la Fed relèverait sans doute les taux cette année, tout en précisant que l’institut d’émission pourrait être amené à temporiser si l’inflation et les revalorisations salariales n’évoluaient pas suivant ses prévisions. Son discours paraissait plus assuré vendredi, elle-même et d’autres responsables de la Fed s’employant dans les faits à rapprocher les vues de cette dernière et celles du marché.  La plupart des économistes voient une remontée des taux en septembre mais les traders des marchés de futures s’en tiennent eux à décembre.  A la veille d’un week-end de trois jours aux Etats-Unis, les rendements des Treasuries ont monté après les déclarations de Yellen, tandis que les futures de taux courts ont aggravé leurs pertes et que Wall Street n’a guère réagi, terminant sur de faibles pertes.

 

Entreprises françaises: La braderie continue, cette fois c’est le volailler Doux

Entreprises françaises: La braderie continue, cette fois c’est le volailler Doux

Deux groupes brésiliens spécialisés dans la viande, le leader mondial du secteur JBS et son concurrent Brasil Foods, seraient prêts à reprendre le groupe volailler Doux, a indiqué mardi une source proche de la société. « Ces deux groupes ont manifesté un intérêt marqué pour le groupe Doux », a déclaré cette source à Reuters, confirmant une information du quotidien Les Echos. « Des discussions multipartites, dont les autorités françaises sont parfaitement informées, ont été engagées pour assurer la pérennité du groupe », a-t-on ajouté. Outre une prise de contrôle par l’un ou l’autre des deux groupes brésiliens, le volailler basé à Chateaulin (Finistère) étudierait, sous l’égide du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), l’implication d’un grand acteur céréalier français dans la filière. Les céréaliers bénéficiant d’aides européennes sur le prix des céréales, qui représentent la plus grande partie du coût de production de la volaille, cet acteur serait susceptible de former une nouvelle entité reprenant sous sa coupe Doux et son concurrent Tilly-Sabco, afin de « réorganiser l’ensemble de la filière » du poulet export. La direction du groupe Doux n’a pas souhaité commenter ces informations. Brasil Foods et JBS, qui a repris en location-gérance l’ancienne branche brésilienne du groupe Doux, n’ont pas non plus souhaité d’exprimer sur d’éventuelles négociations. En grande difficulté depuis l’arrêt l’été dernier des aides européennes à l’exportation de poulets congelés, Daniel Sauvaget, le PDG de Tilly-Sabco, qui emploie 340 personnes à Guerlesquin (Finistère), s’est dit favorable à une refondation de la branche, pilotée par un groupe céréalier. « C’est ce que j’appelle de mes vœux depuis février 2013″, a t-il déclaré à Reuters, refusant toutefois de se prononcer sur d’éventuelles discussions en cours. Après 18 mois de redressement judiciaire, le plan de continuation du groupe Doux, qui réalise 340 millions d’euros de chiffre d’affaires à l’export, pour un chiffre d’affaires global de 500 millions d’euros, a été validé par le tribunal de commerce de Quimper en novembre 2013.




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