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La SNCF : moins de trains cet été

 

Pourquoi ces annulations? Parce que la SNCF pense qu’elle ne parviendra pas à remplir ces appareils, répond-elle ce mercredi. Les réservations se situent entre 10 et 15% pour le mois de juillet, et à 6% pour le mois d’août, déplore la compagnie. Elle assure par ailleurs que les annulations concernent très peu de liaisons, et qu’il y a toujours un train juste avant ou juste après sur lesquels peuvent se reporter les voyageurs.

La SNCF précise que les voyageurs concernés par ces annulations peuvent obtenir au choix un remboursement ou un échange. Comme d’ailleurs tous ceux qui ont pris des billets pour cet été, quand bien même leur voyage est maintenu. Pour inciter les Français à réserver leur trajet rapidement, la compagnie a en effet prévu que tous les billets soient échangeables ou remboursables sans aucun frais.

Emprunts massifs de la France « Il faudra cet argent » (gouverneur de la Banque de France)

Emprunts massifs de la France « Il faudra cet argent » (gouverneur de la Banque de France)

Alors que des illuminés comme Alain Minc , conseiller des princes (qui a tout dit et le contraire aussi ) propose le concept de dette illimitée et perpétuelle, le gouverneur de la Banque de France rappelle à la réalité en indiquant que les emprunts devront bien entendu être remboursés. (Interview dans le JDD)

 

Comment l’Etat pourra-t-il se désendetter?
La France va sortir de ce choc avec une dette publique accrue d’au moins 15 points de PIB, à 115%. Dans la durée, il faudra rembourser cet argent. Le retour de la croissance par notre travail y contribuera. Les précédents dans l’histoire peuvent aussi conduire à cantonner la dette liée au coronavirus, pour ne la rembourser que dans plus longtemps. Mais nous devrons également, sans freiner la reprise à court terme, traiter ensuite ce qui était déjà notre problème avant la crise : pour le même modèle social que nos voisins européens, nous dépensons beaucoup plus. Donc il faudra viser une gestion plus efficace, d’autant que les Français ne souhaitent pas payer plus d’impôts. L’Allemagne peut répondre massivement au choc actuel parce qu’elle a su diminuer sa dette quand cela allait mieux.

 

Le président de la République a fixé le début du déconfinement  au 11 mai. Les entreprises anticipent-elles cette date pour redémarrer?
Le déconfinement sera progressif, mais il devrait être une bonne nouvelle, non seulement sur le plan économique mais aussi pour le vivre ensemble de notre pays. Il y a déjà une tendance graduelle à la reprise dans l’industrie, elle va s’amplifier. Le 11 mai, nous ne passerons cependant pas d’un coup à une reprise normale. Ce sera un acte 2, où il faudra faire grandir en même temps la confiance sanitaire et la confiance économique, pour les entrepreneurs comme pour les salariés.

A-t-on atteint le point bas de la récession?
Nous sommes très prudents sur l’effet global. Actuellement, chaque quinzaine de confinement entraîne une baisse de la croissance annuelle d’environ 1,5 point et presque autant en matière de déficit budgétaire supplémentaire. Mais nous ne connaissons pas encore la durée de l’acte 2 jusqu’à la reprise complète.

Cette crise est-elle encore pire que vous ne l’imaginiez?
Personne ne l’imaginait, à vrai dire : elle est totalement inédite dans sa nature, et plus violente que les crises précédentes. La France devrait connaître en 2020 une chute du PIB d’au moins 8%. Selon le Fonds monétaire international, le choc économique est très sévère partout, y compris dans les pays moins touchés par la pandémie comme le Japon, le Canada ou l’Allemagne. Si nous gérons bien la suite, le choc peut rester temporaire. Il faut être prudent, mais le FMI prévoit que la France pourrait retrouver l’an prochain une croissance forte à + 4,5%.

Si la reprise est très lente, ne faudra-t-il pas prolonger les aides versées par l’Etat ?
Les leçons de la crise de 2008 ont été retenues : les gouvernements ont agi cette fois très vite, très fort et de façon convergente. L’Etat ne peut pas tout compenser mais joue un rôle d’amortisseur majeur : l’intervention publique massive a absorbé au moins les deux tiers du choc et réduit d’autant son impact pour les ménages et les entreprises. Son rôle protecteur devrait diminuer au fur et à mesure de la reprise dans les différents secteurs. D’autant que, bien sûr, cet amortisseur collectif devra être payé dans le futur.

Le nombre d’entreprises demandant des prêts garantis par l’Etat (PGE) augmente-t-il encore?
Selon nos derniers chiffres, les banques ont enregistré 290.000 demandes de prêts pour un montant de 55 milliards d’euros. Le succès s’amplifie : on est à 20.000 demandes supplémentaires par jour. Autre élément favorable : les bénéficiaires des PGE sont surtout des TPE de moins de 10 salariés, qui représentent près de 90% des décisions et plus de la moitié des montants. Sans surprise, les premiers secteurs concernés sont le commerce et l’hébergement-restauration.

Certaines entreprises ne manquent-elles pas de fonds propres?
Le PGE est conçu pour soulager toutes les entreprises dont les problèmes de trésorerie sont provoqués par la crise du coronavirus. Pour la petite minorité qui avait des difficultés avant, il y a d’autres dispositifs spécifiques en cours de renforcement. A l’avenir, il faudra voir si toutes les entreprises retrouvent la capacité financière pour rembourser leur prêt. On pourrait envisager, au cas par cas, notamment pour les secteurs les plus durablement touchés, que les reports de charges fiscales et sociales deviennent des abandons, voire imaginer des apports en quasi-fonds propres. Mais il faudra être pragmatique et sélectif car il s’agit d’argent public.

L’enveloppe de 110 milliards d’euros mobilisée par le gouvernement suffira-t-elle?
Il est trop tôt pour le dire. Cela dépendra de notre perte économique en PIB, et donc de la façon dont vont se dérouler les redémarrages graduels d’activité. Cela dépendra aussi de nos partenaires européens et mondiaux : si leurs économies mettent du temps à repartir, nous exporterons moins vers eux et cela augmentera le coût.

Les banques et assureurs jouent-ils pleinement leur rôle de soutien à l’économie?
Cette bataille, nous la gagnerons tous ensemble. Les banques françaises sont heureusement solides, grâce notamment aux réformes imposées depuis 2008. Nous constatons globalement qu’elles font leur travail et que les salariés de leurs agences, partout en France, sont très mobilisés. S’il reste des erreurs, la médiation du crédit de la Banque de France est alors là, dans chaque département, pour les corriger. De leur côté, les assureurs ont annoncé qu’ils augmentaient leurs efforts. En revanche, nous attendons clairement que les assureurs-crédit, qui garantissent le paiement des factures des PME, se mobilisent davantage.

Comment inciter les donneurs d’ordre à payer vite leurs fournisseurs ?
Malgré le bouclier de trésorerie mis en place par le gouvernement et la Banque centrale, certaines entreprises ont eu la tentation d’améliorer leur situation en pénalisant leurs fournisseurs. C’est une grave erreur, qui pourrait entraîner des défaillances en chaîne. Nous avons donc créé un comité de crise avec Bruno Le Maire, pour rappeler à l’ordre les acteurs aux comportements anormaux. Nous donnerons des noms s’il le faut mais, après nos craintes du mois de mars, cela semble aller mieux. Nous avons même cité jeudi l’exemple de dix entreprises solidaires.

Après la fin du chômage partiel, faut-il s’attendre à une montée du chômage?
Le choc du coronavirus frappe la France et tous les acteurs économiques. Mais les salariés sont dans l’ensemble relativement moins touchés grâce au dispositif de chômage partiel. Leur consommation baisse aujourd’hui nettement plus que leurs revenus. Ceux qui le peuvent accumulent donc une épargne qui devrait être demain un réservoir d’achats, et donc de croissance. Il faudra pour cela que les consommateurs soient rassurés sur le plan sanitaire. Il faudra parallèlement être attentifs, secteur par secteur, à la situation de chaque entreprise. Et réserver l’éventuel argent public à celles qui en auront vraiment besoin en évitant les effets d’aubaine ou les échecs coûteux.

L’immobilier a subi un coup d’arrêt. Quand et comment va-t-il repartir?
La construction est l’un des secteurs qui a le plus souffert avec une chute de 75% de son activité à la fin mars. Les dispositifs de protection négociés dans le secteur devraient permettre son redémarrage progressif. De son côté, la demande de logements des ménages sera soutenue par un facteur favorable : nous devrions garder des taux d’intérêt très bas pendant les prochaines années car l’inflation va rester faible (moins de 1% en France en 2020 comme en 2021).

Les Français épargnent-ils encore plus que d’ordinaire?
Selon nos premières estimations sur le premier trimestre 2020, leur épargne financière, nette des crédits, a déjà augmenté d’une trentaine de milliards de plus que la tendance habituelle. Ce mouvement semblerait correspondre à l’épargne supplémentaire d’environ 20% des revenus du mois de mars.

Les paiements en cash régressent-ils?
On constate une érosion progressive du recours au cash depuis plusieurs années. Mais il ne va absolument pas disparaître. Le libre choix des citoyens entretient leur confiance dans la monnaie. Au passage, je veux répondre à deux craintes : les billets de banque ne sont pas plus porteurs de virus que d’autres objets, et les distributeurs sont normalement approvisionnés et le resteront durablement. Pour autant, les paiements par carte, et notamment ceux sans contact dont le plafond vient d’être porté à 50 euros, vont continuer à augmenter.

Que doit-on faire pour accélérer la reprise?
Pour maximiser la croissance, il faut d’abord restaurer la confiance, pour que les ménages consomment et que les entreprises continuent d’investir et d’embaucher comme elles le faisaient depuis quatre ans. Un des accélérateurs de croissance passerait par des programmes d’investissement publics européens. Cela permettrait d’augmenter nos capacités de production et de renouer avec nos priorités de long terme comme la lutte contre le changement climatique.

Quel peut être le rôle de l’Europe?
Regardons nos atouts communs : un modèle social européen qui évite les 22 millions de licenciements qu’on voit aux États-Unis en trois semaines ; l’euro qui permet aux Etats dont l’Italie de financer leurs besoins actuels à bas coût. Pour la reprise, le principe d’un fonds de relance proposé par la France est acté : restera à déterminer son montant et son financement. L’Europe est frappée ensemble ; elle s’en sortira ensemble.

La BCE doit-elle faire encore plus?
Nous avons fait déjà énormément! Jusqu’à 4.000 milliards de liquidités cette année pour aider l’économie européenne à tenir le choc. Pour l’avenir, l’inflation restant au-dessous de notre cible de 2%, nous devrions maintenir des taux très bas et des liquidités très abondantes. Et s’il fallait faire plus pour remplir le mandat de stabilité des prix que nous ont confié les traités, en toute indépendance, alors nous ferons plus.

Que retenez-vous des réunions du FMI et du G20 auxquelles vous avez participé?
Ces réunions, tenues à distance, ont été empreintes de gravité. A temps exceptionnels, mesures exceptionnelles : la réaction de tous les pays avancés, dont la France, a été saluée. Les actions extraordinaires déployées par la BCE et la Federal Reserve américaine ont été les bonnes. Les organisations internationales se sont aussi mobilisées pour dégager de nouveaux crédits rapides pour les pays en développement. Il a en outre été décidé un moratoire du service de la dette des pays les plus pauvres. Mais nous ne sommes pas sortis d’affaire. Les défis et les risques restent extrêmement forts, et ils nécessitent plus de solidarité : pour dire les choses clairement, le gouvernement américain actuel a donné un mauvais signal en suspendant sa contribution à l’OMS, et en s’opposant à des droits de tirages spéciaux supplémentaires pour le FMI.

Diesel-tabac : la «honte pour cet amalgame de Griveaux » (Bayrou)

Diesel-tabac : la  «honte  pour cet amalgame de Griveaux » (Bayrou)

«Wauquiez, c’est le candidat des gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel. Ce n’est pas la France du XXIe siècle que nous voulons». Rapportée dans le JDD de la semaine dernière, l’attaque de Benjamin Griveaux contre le président des Républicains passe mal. Après que les cadres de LR ont dénoncé à l’unisson le «mépris» du porte-parole du gouvernement, l’indignation s’est invitée dimanche dans les rangs de la majorité avec l’intervention du président du MoDem, François Bayrou. «Cette phrase m’a fait mal, d’une certaine manière, elle m’a fait honte», a déploré l’éphémère ministre de la Justice d’Emmanuel Macron dimanche dans l’émission Questions politiques sur France Inter en partenariat avec Le Monde. «Parler de la France, comme parler du peuple, comme des gens qui seraient réduits à cloper ou à rouler au diesel, comme si c’était une infamie de rouler au diesel…», s’est-il étonné. «J’ai trouvé (dans) cette phrase le contraire de ce que nous avons voulu bâtir avec le président de la République», a regretté celui qui est souvent perçu comme un des poids lourds de la majorité présidentielle. «L’élection d’Emmanuel Macron s’est faite précisément sur l’idée qu’on allait rompre avec cette manière de couper le pays en deux, avec les gentils chics d’un côté et les désagréables pas chics de l’autre. Il est temps que s’expriment dans la majorité tous ceux qui refusent cette rupture», a souhaité François Bayrou.

Abeilles : 30% tuées cet hiver

Abeilles : 30% tuées cet hiver

Une vaste enquête auprès de 15 000 apiculteurs révèle que de l’ordre de 30 % des abeilles ont été tué l’hiver dernier. Une surmortalité supérieure liée aux parasites mais surtout aux insecticides. Les résultats d’études, conduites au Canada et en Europe  publiées dans la revue américaine Science, révèlent aussi que l’environnement local et l’état de santé des ruches peuvent moduler les effets des néonicotinoïdes, dits pesticides « tueurs d’abeilles » et largement utilisés dans l’agriculture. Mais ces substances chimiques, qui agissent sur le système nerveux des insectes, ont dans l’ensemble « des effets nettement délétères » sur ces pollinisateurs essentiels à de nombreuses récoltes, dont une nette réduction de leur taux de reproduction et une forte augmentation de leur mortalité, concluent ces travaux financés en partie par le secteur, avec les groupes allemand Bayer et suisse Syngenta. La première expérience, conduite sur un total de 3.000 hectares au Royaume-Uni, en Allemagne et en Hongrie, a exposé trois espèces d’abeilles à des récoltes de colza d’hiver dont les semences avaient été traitées avec de la clothianidine de Bayer Crop Science, ou avec du thiaméthoxame de Syngenta. Il s’agit de deux des trois néonicotinoïdes interdits temporairement dans l’Union européenne en 2013 en raison des craintes de leurs effets sur la santé des abeilles. Le 1er septembre dernier, cinq molécules néonicotinoïdes jugées responsables de la surmortalité d’insectes pollinisateurs comme les abeilles ont été interdites, conformément à une loi passée sous le précédent quinquennat. La loi agriculture et alimentation, adoptée à l’Assemblée le 2 octobre, prévoit en outre d’interdire les “produits phytopharmaceutiques contenant une ou des substances actives présentant des modes d’action identiques à ceux de la famille des néonicotinoïdes”.

SNCF : grève cet été ?

SNCF : grève cet été ?  

La déclaration de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, sur BFM Politique peut paraître comme une provocation. Pourtant hypothèse n’est pas à exclure. Si le gouvernement continue de faire du pourrissement du conflit actuel la seule perspective, il se pourraiat alors que les syndicats décident d’économiser leurs forces afin de les utiliser plus tard, en été par exemple.  Pour l’instant en effet il n’ya aucune perspective de sortie du conflit négociée entre les partenaires sociaux. La grève ne pourra pas s’éterniser. Peut être durer encore 2 ou 3 semaines mais pas plus. Un autre rendez-vous pourrait être donné plus tard quand la mobilisation affectera d’autres secteurs comme celui des hôpitaux par exemple.   »Contrairement à Guillaume Pepy et au gouvernement, les cheminots sont très responsables », a attaqué Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT invité de BFM Politique ce dimanche, soulignant que  »les cheminots sont allés à toutes les réunions, ont fait des propositions soit séparément soit ensemble » sur le projet de réforme de la   »Monsieur Pepy n’est pas en grève aujourd’hui. Je ne vois pas pourquoi il serait en grève au mois de juillet. Par contre, c’est aux cheminots de décider » s’ils poursuivent ou non leur mouvement entamé début avril », a déclaré Philippe Martinez, précisant qu’il y a « des assemblées générales organisées à chaque fin de journée pour savoir si le processus (de grève, ndlr) est maintenu. » Le secrétaire général de la CGT a d’ailleurs adressé un avertissement au gouvernement, l’appelant « à changer urgemment de ton vis-à-vis des cheminots. » À l’image des autres confédérations (Unsa, SUD rail et CFDT) avec qui la CGT est réunie en intersyndicale, Philippe Martinez a, une nouvelle fois, dénoncé le climat dans lequel sont menées les négociations avec les représentants de l’État. « Une négociation ce n’est pas: ‘je dis, j’impose et vous êtes obligés d’obéir’ », a-t-il rappelé.

Manque d’électricité nucléaire cet hiver ?

Manque d’électricité nucléaire cet hiver ?

 

 

L’interruption de plusieurs réacteurs pourrait entrainer une possible pénurie d’électricité nucléaire cet hiver. – EDF a en effet abaissé vendredi soir son objectif 2017 de production d’électricité d‘origine nucléaire, pour la deuxième fois cette année L’électricien public vise désormais pour cette année une production nucléaire de 383-387 TWh (térawatts/heure), contre un objectif précédent de 385-392 TWh, afin de tenir compte de l‘arrêt provisoire des quatre réacteurs du Tricastin (Drôme et Vaucluse). “La date du redémarrage des réacteurs concernés est estimée aujourd‘hui au 27 novembre 2017”, annonce EDF dans un communiqué. A l‘arrêt depuis fin septembre, les réacteurs du Tricastin, d‘une capacité combinée de 3.600 MW (mégawatts), devaient initialement redémarrer la semaine prochaine. EDF avait abaissé une première fois son objectif de production nucléaire en septembre lorsque l‘Autorité de sûreté nucléaire (ASN) lui avait imposé la mise à l‘arrêt provisoire du Tricastin en demandant le renforcement d‘une portion de digue d‘un canal au nord du site, afin de garantir qu‘elle résiste en cas de séisme d‘une ampleur exceptionnelle. L‘ASN doit donner son feu vert pour permettre le redémarrage des réacteurs. Dans une note séparée, EDF avait également annoncé avoir retardé de deux mois le redémarrage du réacteur 2 (1.300 mégawatts) de la centrale de Paluel (Seine-Maritime), jusqu‘au 15 avril prochain. Les analystes craignent que la France, dont les besoins en électricité dépendent de l’énergie nucléaire pour plus des trois quarts, ne soit confrontée à un risque de pénurie cet hiver en raison de l‘interruption prolongée de plusieurs réacteurs.

L’homo economicus : cet inconnu de la politique

L’homo  economicus : cet inconnu de la politique

 

Une découverte assez récente a démontré que l’homme moderne (homos sapiens) détenait environ 2 % des gènes de l’homme de Neandertal. La preuve du croisement des deux populations en concurrence pendant un temps et on sait que finalement l’homo sapiens a triomphé. Peu de traces par contre de l’homo economicus dans l’espèce que constitue l’élite politique française. La sociologie de cet élite confirme le désintérêt voire  le mépris à l’égard de la chose économique. Rares sont les élus notamment nationaux qui ont une connaissance concrète de la production. La grande majorité se compose de fonctionnaires ou assimilés et d’oligarques nourris dés le plus jeunes âges au lait de la politique. Quelques uns,  issus de profession libérale dont beaucoup d’avocats, complètent cette sociologie. Pour preuve encore dans la perspective des élections présidentielles de 2017, on peut encore observer cette quasi absence de l’Homo Economicus. Les principaux candidats déclarés potentiels sont issus de la fonction publique (Hollande, Juppé, Fillon, Bayrou, Lemaire, Dupont Aignan), sont d’anciens avocats (Sarkozy, Copé, Le Pen) ou des oligarques entrés en politique comme on entre en religion dès le plus jeune âge pour faire carrière (Valls, Mélenchon, Morano, Rama Yade). Peu ou pas de chef d’entreprise, de travailleur du secteur productif, d’agriculteur, d’employé du privé, de commerçant. Il en est de même pour les experts qui conseillent les responsables politiques. Pas étonnant dans ces conditions que la France à travers ses élus se caractérise par un sous culture  économique soulignée par Jean Tirole, prix Nobel d’économie. . Un handicap culturel qui se diffuse  aussi sein de la population. D’où cette conception marquée du sceau de l’étatisme pour la quasi-totalité des formations politiques extrêmes comprises. La France politique manifeste une vision nombrilique  du monde et veut ignorer les transformations structurelles profondes qui affectent la nature des échanges, les modes de production et les interactions internationales. Et pourtant la France est encore un grand pays exportateur même si la balance des échanges demeure déséquilibrée (exportation notamment de matériel de transport, de BTP ou encore de produits agricoles). Tous les partis politiques sont enfermés dans une vision étatique de la régulation de l’intérêt général. Au plan national comme au plan local. Pour preuve, au plan local la plupart pouvoirs économique sont encore détenus par le préfet et le champ de compétence des collectivités locales est anecdotique. Ne parlons pas du niveau national où toutes les questions économiques, sociales, environnementales et sociétales sont appréhendées de manière centraliste et forcément bureaucratique dans des ministères qui s’ignorent. Un seul exemple la fameuse loi de modernisation dite Macron 1 ;  une véritable auberge espagnole, sans vision, sans colonne vertébrale sorte de vide grenier alimenté par quelques propositions très accessoires de chaque ministère. Macron n’est cependant pas le seul responsable de l’inconsistance de sa loi puisqu’il n’a fait que reprendre la succession déjà bien avancée de l’inénarrable Montebourg. Lequel pense sans doute que s’afficher en T-shirt ou en slip tricolore  suffit à moderniser l’appareil de production et à redonner la compétitivité nécessaire à l’économie. On ne peut en vouloir cependant à Montebourg eu égard à sa formation et à son vécu, c’est aussi un ancien avocat !  La typologie de la classe politique française  constitue évidemment un handicap culturel pour la compréhension de la crise et des enjeux majeurs de la période.  Une des caractéristiques de la crise est de présenter un caractère systémique aux interactions complexes et multiples dans les champs économiques, sociaux, environnementaux, technologiques et sociétaux et cela à l’échelle internationale. L’étude trop fragmentée des phénomènes conduit à l’incohérence et inversement l’approche trop centraliste amène à une schématisation abstraite et bureaucratique. D’où l’impérative nécessité d’une sociologie politique plus représentative de la population réelle.  Malheureusement le champ politique (élus et experts)  est depuis longtemps confisqué par une  élite qui a professionnalisé la fonction élective (et les superstructures qui l’entourent) pour y faire carrière. Un champ politique  qui a perdu depuis longtemps le sens des réalités concrètes notamment économiques et sociales.

 




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