Archive pour le Tag 'c’est'

Page 11 sur 11

50 mesures de simplification, c’est bien mais il en faudrait 500

50  mesures de simplification, c’est bien mais il en faudrait 500

 

50 mesures de simplification, c’est mieux que rien pour les entreprises mais encore bien insuffisant quand on sait qu’il y a de l’ordre de 200 organismes collecteurs, soit des milliers d’information à fournir. Un seul exemple pour les hôpitaux et les cliniques : 250 circulaires par an. Pour s’attaquer à la racine, il faudrait nettoyer aux les 10 000 lois, 35000 décrets et autres décrets, arrêtés et circulaires. En outre opérer auusi un grand nettoyage par secteur et ministère. Le Conseil de simplification créé en janvier pour faciliter la vie des entreprises en France propose une première salve de 50 mesures applicables d’ici fin 2014, dont la garantie qu’aucune nouvelle loi ou norme ne se traduira par des coûts additionnels. Ces propositions présentées lundi ont été validées par le chef de l’Etat et le Premier ministre, disent les co-présidents du conseil, le député socialiste Thierry Mandon et le dirigeant de la société Woodeum and Cie, Guillaume Poitrinal. Elles visent à faire économiser aux entreprises temps et argent en réduisant les charges administratives « excessives et inutiles », comme l’ont déjà fait Allemagne, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Danemark et Belgique. Cet effort de simplification viendra en complément des baisses de charges prévues par le « pacte de responsabilité » proposé par le gouvernement pour améliorer leur compétitivité.  Selon Thierry Mandon, les mesures appliquées en Allemagne et en Grande-Bretagne depuis près de dix ans permettent à leurs entreprises d’économiser 1,5 à deux milliards d’euros par an. Mais l’impact de la simplification se mesure aussi en milliers d’heures de travail gagnées, souligne Guillaume Poitrinal. Un premier groupe de propositions, les plus spectaculaires, concerne toutes les sociétés, comme la garantie « zéro charge supplémentaire » pour toute nouvelle législation ou norme. « L’impact sur les entreprises de toute évolution de la réglementation et de la législation sera évalué par des experts indépendants, représentants du monde économique », précise un document de présentation. « Chaque nouveau coût sera compensé par une réduction au moins équivalente. »  Les chefs d’entreprise verront aussi satisfaite une très ancienne revendication : la non-rétroactivité des nouvelles règles fiscales intervenant en cours d’exercice. Des obligations comptables comme la déclaration d’honoraires et celle des frais généraux – « Des cartons entiers stockés dans les administrations » , dit Thierry Mandon – seront supprimées, en vertu du principe « confiance a priori ». D’autres mesures sont plus destinées à certaines catégories d’entreprises, comme la suppression de la « première enveloppe » dans laquelle les sociétés répondant à un appel d’offres public doivent réunir une vingtaine de pièces justificatives – système dont la lourdeur décourage de nombreuses PME. « Désormais, le numéro de Siret suffira. Ça va ouvrir beaucoup de marchés aux petites entreprises, qui aujourd’hui en sont écartées », estime Thierry Mandon.  Le conseil propose également de réduire le nombre des statuts pour les entreprises individuelles, d’alléger les autorisations préalables à la création d’entreprise, de réduire à un exemplaire le dépôt des statuts d’une nouvelle société. Une procédure de liquidation amiable simplifiée et moins coûteuse sera instaurée – cela concerne potentiellement 480.000 entreprises par an – et le nombre minimum d’actionnaires pour les sociétés anonymes non cotées sera ramené de sept à deux.  L’usage du « titre emploi service entreprises », équivalent du chèque emploi service des particuliers, jusqu’ici réservé aux PME de moins de 10 salariés, sera étendu à celles de 10 à 19. La plupart des mesures relèvent du simple bon sens, comme la suppression de l’obligation faite aux boulangers depuis 1790 de déclarer en préfecture leurs congés d’été, sous peine d’amende. D’autres, sous une apparence relativement anodine, annoncent en revanche le lancement de chantiers considérables. C’est le cas de l’harmonisation de la définition de ce qu’est un « jour » – ouvré, ouvrable, calendaire, franc, etc. « Nous voulons réduire le nombre de définitions à une. Ça oblige à relire tout le code du travail », dit Thierry Mandon. La simplification de la feuille de paie proposée par le conseil, pour la ramener à une demi-douzaine de lignes au lieu de 25 à 30, augure aussi d’un chantier monumental. « Dans la plupart des entreprises le service paye est sous-traité, tant c’est compliqué », souligne Guillaume Poitrinal. « Faire une fiche de paye coûte aujourd’hui entre 50 et 150 euros. Je préfèrerais donner cet argent à mes salariés. » Mais cette réforme « suppose de rebâtir complètement le système de perception des cotisations sociales », dit Thierry Mandon. « Il y a 200 organismes de collecte. Nous voudrions diviser ce nombre par dix. Ça va nous prendre 24 à 30 mois. » Une grande partie des mesures seront l’objet en juillet d’une « loi de simplification », qui autorisera le gouvernement à procéder par ordonnance, précisent les deux co-présidents. Le reste relèvera du décret, de l’arrêté ou de la circulaire. Le conseil prévoit de présenter un nouveau bloc de 50 mesures de simplification tous les six mois au moins jusqu’à la fin du quinquennat, en 2017. Le Medef a salué cette première série qui va, selon lui, « dans le bon sens ». Mais la première organisation patronale dit être vigilante quant à la « rapidité d’exécution » de ces mesures et souhaite qu’elles soient effectives « avant l’été ». Le président du Club des entrepreneurs, Guillaume Cairou, estime pour sa part que « la simplification est l’un des meilleurs moyens de rendre de l’argent aux entreprises. »

 

Chômage : « pas de pronostic» estime Rebsamen…..c’est mieux !

Chômage : « pas de pronostic» estime Rebsamen…..c’est mieux !

Prudent,  le nouveau  ministre du Travail ne veut pas se ridiculiser comme Sapin ; il assure qu’il croit en une inversion de la courbe du chômage, sans pour autant avancer une quelconque date. (Un jour….peut-être !  NDLR) »L’emploi, c’est la priorité des priorités », a martelé François Rebsamen sur RTL, mardi matin. Le nouveau ministre du Travail a rappelé les engagements de François Hollande concernant son ministère : « Il faut aller aller plus vite, plus fort, ce sont les consignes du président de la République ». Si je n’y croyais pas je n’aurais pas accepté ce poste François Rebsamen, ministre du Travail « Il peut y avoir une croissance forte en emplois, j’y crois », a insisté celui qui a été réélu maire de Dijon en mars dernier. Si je n’y croyais pas je n’aurais pas accepté ce poste« , a-t-il ajouté. Mais il faut, selon lui, « faire des efforts sur l’apprentissage et en matière de formation professionnelle. »  François Rebsamen a tenu à « saluer la stabilisation du chômage en 2013, et la légère baisse du chômage des jeunes ». Mais si son prédécesseur, Michel Sapin, et l’ancien premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avaient promis une inversion de la courbe du chômage avant la fin 2013, le nouveau ministre ne veut pas se  »hasarder à un concours de pronostics ».

 

Hollande, c’est des paroles et de la com., pas des actes (Duflot)

Hollande, c’est des paroles et de la com., pas des actes (Duflot)

 

Cécile Duflot ne fait pas de cadeau à Hollande  dans une interview à Libé. « Depuis des mois, je réclamais un changement de cap. J’ai cru que la défaite des municipales obligerait l’exécutif à bouger », raconte-t-elle. Mais « le président a fait le choix de changer la forme plutôt que le fond » en nommant Manuel Valls. « La seule réponse apportée a été un casting et l’affirmation (…) de la continuité », déplore l’écologiste. « C’est un choix politique que je ne partage pas. »  L’ancienne ministre balaie au passage la proposition d’un grand ministère de l’Ecologie faite à son parti par le nouveau chef du gouvernement. « Avoir un ministère de l’Ecologie sans ce changement de cap, c’est avoir un couteau sans lame », tacle-t-elle. Quant au choix de Ségolène Royal en ministre de l’Ecologie, Cécile Duflot se montre pour le moment dubitative : « Il faut une volonté collective. »  L’ancienne ministre du Logement déplore aussi les promesses faites sur la transition énergétique, non suivies d’effets selon elle. Sur ce point, « le temps n’est plus aux déclarations d’intention. Il faut passer aux actes », estime-t-elle, vantant le modèle de la « social-écologie ». « Cela veut dire (…) préparer un avenir intense en emplois, où l’on produit et consomme différemment. » Or, pour le moment, « les socialistes continuent de croire que la seule solution réside dans la course à la croissance. Ils n’imaginent pas un nouveau modèle. » 

 

La cuisine de l’Elysée  » c’est dégueulasse », (Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur)

La cuisine de l’Elysée  » c’est dégueulasse »,  (Nicole Bricq,  ministre du Commerce extérieur)

En apparence l’appréciation de la ministre du commerce extérieur visait le repas de gala  à l’Elysée avec le président de la Chine. Il se pourrait qu’elle ait auusi fait allusion à la cuisine politique qui se prépare pour le changement de gouvernement. La précédente cuisine qui avait abouti au gouvernement Ayrault (à la sauce apparatchiks) n’aura en tout cas pas laissé un souvenir culinaire impérissable. Celle en cours sent déjà le brûlé. Invitée du dîner d’Etat offert mercredi soir en l’honneur du président chinois Xi Jinping, Nicole Bricq avait jugé la cuisine « dégueulasse ». La ministre a par la suite présenté « personnellement » ses excuses au chef cuisinier de l’Elysée.  Dans une vidéo diffusée par BFMTV sur son site internet, on entend distinctement Nicole Bricq déclarer dans un éclat de rire sur le perron de Matignon, s’adressant à l’épouse du Premier ministre : « A l’Elysée c’était pas du tout… Non, c’était dégueulasse. Il faut le dire, il faut le dire. »  Au menu du dîner : foie gras truffé, volaille landaise rôtie et viennoise de champignons, moelleux de pommes de terre forestières, nuance de chocolat et caramel et glace, le tout arrosé de vins fins.   »La ministre a appelé le chef cuisinier de l’Elysée, Guillaume Gomez, ce (vendredi) matin pour s’excuser personnellement », a indiqué la présidence française. « La directrice de cabinet du président de la République s’est rendue dans la matinée dans les cuisines de l’Elysée pour rappeler toute la confiance du président envers le chef et ses équipes. »

 

« Le changement, c’est maintenant »… pour l’heure d’été ( Hollande)

« Le changement, c’est maintenant »… pour l’heure d’été ( Hollande)

Enfin une promesse tenue par Hollande :  le changement « c’est maintenant »  mais pour l’heure d’été. . Hollande devra mettre auusi sa montre à l’heure var visiblement sa toquante retarde sérieusement par rapport à son programme ; croissance, chômage, fiscalité, déficits. Tout est en retard et pas seulement d’une heure. Hollande (comme beaucoup de politique) n’a vraiment qu’une conviction : conquérir le pouvoir et demeurer président de la république. Après visiblemenet il ne sait plus quoi faire. Une fois c’est la pression fiscale, une fois l’allégement (CICE, pacte de responsabilité), une fois c’est l’emploi, une fois c’est l’atteinte  à la compétitivité, une fois les dépenses, une fois les économies, les réformes sociétales ou les réformes structurelles. Il  ne sait plus. Il a perdu la notion du temps, de l’espace, de la vision et de la stratégie. Une sorte de slalom entre la social-démocratie (mais sans interlocuteurs réellement représentatifs), le libéralisme fou de Bruxelles et la bureaucratie française. Un mauvais cocktail et un piteux résultat qui aboutit à la montée du FN.  Bref l’inutilité pour ce président sans conviction, sans charisme et sans courage. Inutile comme ce changement d’ heure qui se sert à rien ni vraiment à économiser l’énergie ni même à limiter la pollution. L’agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’énergie a étudié le gain sur les usages thermiques, dont la climatisation. Là, les effets sur la consommation d’énergie « n’apparaissaient pas significatives». Les effets sont en outre négatifs sur les biorythmes. Des hommes comme des animaux.

Sondage : Valls Premier ministre pour 31%, c’est peu

Sondage : Valls Premier ministre pour 31%, c’est peu  

 

 

Un peu plus de 30% de soutien.  pour Valls comme éventuel Premier Ministre. C ’est beaucoup mais  finalement c’est relativement peu ; car  il aurait à assumer l’héritage d’Ayrault et de la politique catastrophique du gouvernement. en matière économique. Or sur ce terrain qui constitue l’enjeu central, on n’a jamais entendu Valls exprimer la moindre opinion. Dans ce domaine l’incantation des valeurs républicaines ne suffiront pas à relancer croissance et emploi.  Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls (31%) serait donc le préféré des Français pour occuper le poste de Premier ministre, d’après un sondage BVA publié dimanche dans Le Parisien Aujourd’hui en France. A la question : « Parmi les personnalités suivantes, qui préférez-vous au poste de Premier ministre ? », M. Valls (31%) devance la maire de Lille Martine Aubry (18%), le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius (17%), le Premier ministre Jean-Marc Ayrault lui-même (11%), le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone (5%) et le ministre de l’Emploi Michel Sapin (4%).  14% ne se prononcent pas.  Chez les sympathisants de gauche, c’est Mme Aubry (37%) qui fait la course en tête devant M. Valls (20%), M. Ayrault (17%), M. Fabius (14%), M. Bartolone et M. Sapin fermant la marche à 3%. 6% ne se prononcent pas.  Chez les sympathisants de droite, cette fois, c’est M. Valls qui surclasse ses concurrents avec 41% contre 21% pour M. Fabius, 8% pour M. Ayrault, 7% pour M. Bartolone, 4% pour Mme Aubry et 3% pour M. Sapin.

 

Société Générale: hausse de 18% du bonus du PDG… c’est la crise !

Société Générale: hausse de 18% du bonus du PDG… c’est la crise !

Fréderic Oudéa, fonctionnaire, ancien conseiller de Sarkozy recasé à la Société Générale ne connaît pas la crise.  Le Bonus du PDG de Société Générale a bondi de 18% en 2013. Le montant de la rémunération variable accordée à Frédéric Oudéa a atteint 1,4 million d’euros, selon le document de référence de la banque disponible ce mardi 4 mars sur son site internet. Selon ce document, sur les 1.406.070 euros de rémunération variable, 281.214 euros seront versés en numéraire en 2014. Il s’agit d’une progression de 17,7% par rapport au 1.194.600 perçus au titre de 2012, lesquels représentaient déjà un bond de 75% par rapport à 2011. Frédéric Oudéa avait renoncé sa rémunération variable en 2008 et 2009 en raison de la crise financière, avant de se voir attribuer à nouveau un bonus à partir de 2010. Dans le détail, la rémunération variable au titre de 2013 se compose d’une part acquise de 40%, dont la moitié est convertie en titres et qui est inaccessible pendant un an. L’autre part, de 60%, est attribuée sous forme d’actions et conditionnée au niveau de rentabilité et de fonds propres du groupe atteint au bout de 3,5 ans. Dans le même temps, la rémunération fixe de Frédéric Oudéa est restée inchangée à 1 million d’euros au titre de 2013.  Ces chiffres sont dévoilés alors que Société Générale a publié des résultats pour 2013 en forte hausse et salués par les marchés. Le bénéfice net a quasiment triplé et la banque a dépassé ses objectifs en matière de solvabilité au terme de l’exercice 2013. Le Conseil d’administration a ainsi tenu compte de ces performances pour arrêter la rémunération de Frédéric Oudéa, qui a par ailleurs atteint 96% des objectifs quantitatifs et 90% des objectifs qualitatifs qui lui avaient été fixés, précise le document de référence. Le Conseil d’administration a « estimé que le groupe a confirmé en 2013 sa capacité d’adaptation à un environnement en évolution rapide, avec un résultat net part du groupe multiplié par 2,8, de bonnes performances des métiers, la réalisation de la transformation du bilan, une organisation simplifiée dont la mise en œuvre est engagée avec succès et un plan d’économies en cours de déploiement ».

 

Noyer: « l’euro fort, ce sont les forces du marché, c’est qui les forces du marché ?

Noyer: « l’euro fort, ce sont les forces du marché, c’est qui les forces du marché ?

Il est rigolo Noyer, le gouverneur de la Banque de France, il affirme qu’il n’ya pas de bon niveau de l’euro et que de toute façon ce sont les forces du marché qui décident. C’est qui les forces du marché ? L’état des grands équilibres et en particulier la balance des échanges bien sûr mais aussi les spéculateurs de devises et notamment les banques. Or précisément Noyer ne veut pas de la réforme des banques de Bruxelles qui limite plus que la mini réforme française les capacités de spéculation des banques. En outre dans les forces du marché il  y a aussi les banques centrales. Or la BCE (qu’il ne veut surtout pas attaquer) refuse de faire baisser l’euro (à la différence des autres banques centrales vis-à-vis de leur propre monnaie : la Chine, les Etats-Unis, la Grande Bretagne, le Japon etc.). Enfin Noyer résume le rôle de la banque centrale à la définition de taux d’intérêt, un peu court pour expliquer le redressement des Etats Unis ou de la Grande Bretagne par exemple. Bref, Noyer est aussi compétent en matière monétaire qu’hollande en économie. On se demande même pourquoi on conserve encore une Banque de France avec une monnaie unique. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et invité de BFM Business ce mercredi 12 février, comprend parfaitement les discussions actuelles autour de l’euro fort. Mais il explique que « nous vivons dans un régime de change flexible depuis les années 70. Le taux de change entre les différentes monnaies est fixé par le marché ». Et surtout, il précise qu’il n’y a pas de bon niveau. « Le bon niveau pour une entreprise est différent de celui de l’entreprise d’à côté ».  Pour lui, le vrai débat est la compétitivité. « Si nous sommes dans une situation où la compétitivité dans un pays est beaucoup plus faible que dans le pays voisin et les deux pays appartiennent à la même zone monétaire, nous avons un problème dans celui le moins compétitif ». C’est pour cela que l’euro fort est plus problématique en France qu’en Allemagne. Par ailleurs, il rappelle que ce n’est pas un problème de politique monétaire puisque toutes les banques centrales ont des taux d’intérêts proche de 0. « Ce sont les forces du marché qui créent cela ».

Guaino « Copé, c’est Tintin chez les Soviets » (Guaino)

Guaino « Copé, c’est Tintin chez les Soviets » (Guaino)

Cette fois Guaino tape très dur sur Copé dont limage est déplorable dans l’opinion. Copé, qui, il faut bien le dire, n’est jamais parvenu à imposer une ligne claire, ni son leadership et qui continue à tripatouiller les instances de l’UMP. Alors que plus personne à l’UMP ne croit à la « vague bleue » promise par Jean-François Copé pour les élections municipales, Henri Guaino donne de la voix. Le député UMP des Yvelines a écrit, vendredi 24 janvier, à Jean-François Copé, président de l’UMP, pour lui faire part de ses désaccords sur sa ligne politique. Et d’estimer que celle-ci fait « à nouveau désespérer » les Français de droite. Dans cette lettre, l’ancienne plume de Nicolas Sarkozy à l’Elysée demande notamment à Jean-François Copé de « déclarer solennellement » samedi 25, lors du Conseil national que l’UMP tient à Paris, que le principal parti de l’opposition ne soutient pas François Bayrou, candidat aux élections municipales à Pau. Ce soutien au président du MoDem, qui avait voté pour François Hollande au second tour de l’élection présidentielle en 2012, est « inacceptable » à ses yeux. De plus, le député demande au président de l’UMP de « reporter l’adoption des grandes lignes du projet politique de l’UMP », lesquelles « n’ont fait l’objet d’aucun grand débat dans les fédérations, d’aucun processus de maturation intellectuelle et politique ». Il réclame de surcroît le report de « l’élection des membres élus du bureau politique », dont la liste a été « concoctée dans l’entresoi de quelques-uns, sans que ce scrutin soit annoncé ». Et d’attaquer : « Cette manœuvre ruine la confiance, elle nous divise, nous fragilise (…) Elle est inexcusable. C’est Tintin chez les Soviets ». Enfin, Henri Guaino demande au patron de l’opposition de « reporter l’investiture de la tête de liste pour les élections européennes en Ile-de-France », Alain Lamassoure. « C’est une faute et c’est irresponsable » car ce dernier est « partisan d’une Europe fédérale et un ardent défenseur de l’Union européenne telle qu’elle se construit », rappelle Guaino qui souhaite « un changement au contraire très profond » de cette construction.

« La presse va mal, c’est bien fait » (Mélenchon)

« La presse va mal, c’est bien fait » (Mélenchon)

Mélenchon s’en prend à la perse complaisante. Il a raison car le spectacle qu’a donné cette presse institutionnelle en particulier lors de la conférence de presse de Hollande est lamentable ; ce n’est plus de la complaisance c’est de la complicité. On a même vu des journalistes qui tremblaient en posant pourtant des questions pourtant bien ampoulées. Une presse unanime pour féliciter Hollande aussi bien sur l’affaire Dieudonné que sur son virage pseudo social démocrate. Résultat, 73 % des français ont considéré que toute le gouvernement en a fait beaucoup trop sur cette affaire du comique  (notamment en s’attaquant à la liberté d’expression) ; et Valls dégringole dans les sondages ; depuis, silence dans la presse ! C’est le même résultat sur le fantastique virage de Hollande, 25% seulement lui font confiance. La presse va mal, c’est sûr parce qu’elle ne procède pas à des analyses (quitte  se tromper évidemment) mais se contente de reprendre les propos à la mode dans les salons parisiens et les dépêches officielles.Qui parle aujourd’hui par exemple de l’abandon par Hollande de son objectif d’inversion du chômage. ? Pour ses vœux à la presse, Jean-Luc Mélenchon a lui gardé le verbe tranchant et les attaques ciselées. La presse, d’abord.  « Elle va très mal, mais pour une partie d’entre elle, c’est bien fait », a-t-il commencé afin d’installer une ambiance détendue. Sans un mot sur la droite, il a ensuite ciblé, comme à son habitude, le gouvernement. En remerciant cette fois la presse d’avoir poussé Hollande à faire son « coming out libéral ». « Il ne pouvait pas donner le sentiment de tromper tout le monde la même semaine », a-t-il ajouté dans une allusion à la vie privée d’Hollande. Toujours soucieux de décoller les écolos du PS, il est revenu sur une des phrases marquantes du discours d’Hollande : « Oser dire que c’est l’offre qui crée la demande, il n’y a aucun écologiste qui peut accepter ça ». Et d’ajouter sur l’orientation du gouvernement : « Comment une politique pareille pourrait produire autre chose que du chômage? ». Pour lui, Hollande ne fait « pas le choix des entreprises mais du capital ».

« 

Montebourg: « la presse, c’est la sidérurgie des années 80″

Montebourg: « la presse, c’est la sidérurgie des années 80″

Le médecin Montebourg s’est penché sur la presse, le diagnostic est clair, c’est un crash de type industriel. Le ministre de la désindustrialisation en connait un rayon dans ce domaine ! Il ne faut pourtant pas être grand clerc pour constater  le déclin de la presse traditionnelle. Reste cependant au-delà du constat à analyser  les facteurs explicatifs ? Certes de nouveau  supports apparaissent, télés et surtout internet mais force est de constater la grande nullité du contenu des grands médias ; Tous semblables et qui se contentent le plus souvent de reprendre sans aucune analyse les communiqués officiels du gouvernement, des partis ou des entreprises. La presse française est d’une nullité, d’un conformisme affligeants. Du coup les lecteurs se tournent essentiellement vers internet où des milliers de sites et de blogs font en fait le travail des journalistes d’investigation et d’analyse. Qu’est-ce en effet qu’un journal aujourd’hui ? En gros la reprise partout des mêmes titres (une vingtaine) de Libé, à 20 minutes en passant par les Echos voire le  Monde. Ne parlons pas des quotidiens régionaux !   Les journalistes comme nombre d’autres français ont aussi adapté les 35 heures avec 15 jours de vacances à Noel et à Pâques (témoin la programmation des télés), deux mois en été. Oui, la crise est vraiment grave et la crédibilité des grands médias en jeu.  Ce jeudi 9 janvier, le ministre du Redressement productif a donc estimé, lors d’une conférence de presse au siège du groupe La Poste, que « la presse vit un crash industriel ». « C’est la sidérurgie des années 1980″, a-t-il déclaré avant d’ajouter que « le rôle de l’Etat n’est pas d’abandonner la presse. Si on abandonnait les subventions (…) alors que la presse est en difficulté, cela poserait un vrai problème démocratique ». « Nous devons contribuer à la stabilisation du modèle économique de la presse », a-t-il poursuivi.  Arnaud Montebourg était interrogé sur les aides de l’Etat qui permettent aux titres de presse de bénéficier de tarifs préférentiels sur le transport postal des journaux. La question d’une révision de la loi ou d’une restriction de la liste des titres bénéficiaires a été soulevée dans le cadre des consultations menées par La Poste avec des panels de clients en vue de la présentation de son plan stratégique 2014-2020. Les trois segments sondés (citadins, ruraux et entrepreneurs) se sont prononcés pour une restriction de ces aides. Les conclusions des consultations menées auprès des entrepreneurs soulignent que la distribution de la presse génère un coût de 996 millions d’euros, compensé par l’Etat à hauteur de 261 millions d’euros. Le déficit de La Poste, sur cette activité, s’élève à 302 millions.

 

« La réforme de l’Etat c’est maintenant » (Terra Nova)

« La réforme de l’Etat c’est maintenant » (Terra Nova)

 

Il y a urgence. Le rapport de Terra Nova (club  de gauche) dénonce, pêle-mêle, une organisation administrative datant «pour une large part de Napoléon», un Etat «paternaliste» voulant organiser toute la vie sociale ou encore un emballement réglementaire débouchant sur une machine publique dont l’essentiel de l’action est «tournée sur elle-même, à l’image des Shadocks, qui pompaient inlassablement». Et de vilipender ces «élites politiques et administrativespeu incitées à s’impliquer», les premières ne se faisant jamais élire sur un projet de modernisation, les secondes n’ayant aucun intérêt à proposer une transformation en profondeur des politiques publiques dont elles sont responsables. Jusqu’à présent, ce sont des motifs budgétaires qui ont motivé les réformes. Un objectif certes justifié mais porteur de «dérive», pointe Terra Nova. Regardant de près les exemples étrangers, le think tank affirme que la modernisation de l’action publique «ne s’est traduite dans aucun pays par une réduction significative des agents affectés à l’action publique» (il y a souvent eu des transferts). Et de sonner la charge, dans le cas français, contre la «RGPP» de Nicolas Sarkozy et sa règle du «un sur deux» : «Les résultats ne sont pas à la hauteur des enjeux en termes de déficits publics et ont été obtenus au prix d’une crispation totale des administrations.»  Certes, la gauche n’a jamais été à l’aise avec ce concept de réforme de l’Etat, synonyme de désengagement des services publics dans son approche la plus libérale. Mais «l’enjeu de la modernisation de l’Etat n’est pas du tout une rationalisation technocratique ou une économie de moyens mais une refonte complète de l’action publique», indique le rapport. Et c’est parce que la gauche défend l’Etat, son rôle et ses prérogatives, qu’elle doit s’attacher à ce qu’il soit au maximum de son efficacité, juge encore Terra Nova.

 

BCE : c’est l’Allemagne qui paie la facture

BCE : c’est l’Allemagne qui paie la facture

La BCE menace l’euro, c’est lavis du ministre des fiances de la Bavière.  Le ministre des Finances du Land de Bavière a porté ce week-end une attaque d’une rare violence contre la Banque centrale européenne, en l’accusant de menacer la stabilité financière de la zone euro et de se livrer à une « expropriation silencieuse » de l’épargne des Allemands. La BCE a réduit début novembre son taux directeur d’un quart de point, à un plus bas historique de 0,25%, au risque de raviver l’inflation en Allemagne où la croissance est plus robuste que dans les autres pays de la zone euro. Dans une tribune publiée par le magazine Focus, Markus Söder, membre de l’Union chrétienne-sociale (CSU) – l’aile bavaroise de l’Union chrétienne-démocrate de la chancelière Angela Merkel – juge que cette mesure aura de « graves conséquences ». « La politique de taux d’intérêt bas peut devenir l’un des principaux problèmes financiers dans la zone euro », prédit-il. « Cela revient à prescrire un antidouleur de courte durée alors qu’il faut une thérapie de long terme pour avancer vers un ordre financier stable ». Certains responsables de la BCE ont évoqué d’autres mesures possibles telles que l’instauration d’un taux de dépôt négatif pour les banques, qui auraient ainsi à payer pour laisser dormir leur argent à la banque centrale plutôt que de le prêter, voire de faire tourner la planche à billets pour racheter des actifs sur le modèle de ce qui se fait aux Etats-Unis ou en Angleterre. Dans un pays qui n’a pas oublié l’hyperinflation des années 1920, nombre d’Allemands redoutent un retour de l’inflation mais en général la classe politique s’abstient de commenter les décisions de la BCE par respect pour son indépendance. Le taux d’inflation en Allemagne a accéléré à 1,3% en novembre, tout en restant à bonne distance de l’objectif de près de 2% de la BCE. Dans sa tribune, Markus Söder estime que la BCE cherche à aider les membres les plus faibles de la zone euro mais constate que l’épargnant allemand en « paie la facture. »

Gouvernement : dette, chômage,fiaclité, croissance, c’est la faute aux agences de notation !

Gouvernement : dette, chômage, croissance, c’est la faute aux agences de notation !  

 

Finalement quand on écoute les commentaires du gouvernement, on en vient à se demander si ce ne sont pas les agences de notation qui sont responsables de notre situation (qu’elles ne comprennent pas ! ). Pour Hollande on maintient le cap, même si on ne sait où on va ; si, dans le mur ! Une situation surréaliste quand le gouvernement affirme que le pays va mieux alors que nombre de français vivent dans une réalité concrète de déclin. Deux visions, deux mondes qui s’ignorent. Le monde technocratique et jacobin, le monde du terrain ; pour une fois au moins une majorité de français seront d’accord avec S&P.   qui  a justifié sa décision d’abaisser d’un cran à « AA » la note de la France, fixée depuis début 2012 à « AA+ », par le fait que le pays avait perdu de sa marge de manœuvre financière et n’était pas en mesure de se réformer davantage en raison du maintien d’un chômage élevé.  Sans broncher, le président François Hollande, qui réunissait ce vendredi à l’Elysée les grandes institutions financières internationales, a affirmé que la France maintiendrait son « cap » en matière économique.   »Cette politique qui repose sur des réformes qui ont déjà été engagées, qui se poursuivront, est la seule qui permette d’assurer la crédibilité » financière de la France, a-t-il assuré, mettant également en avant « les faibles niveaux des taux d’intérêt (de la dette française) sur les marchés ». Jean-Marc Ayrault, en déplacement à Marseille, a reproché à l’agence de n’avoir « pas pris en compte toutes les réformes » menées depuis l’arrivée de la majorité au pouvoir l’an dernier, dont celle des retraites, en cours d’adoption. Et le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a pourfendu les « jugements critiques et inexacts » de l’agence de notation. Plus offensif encore, son collègue au Redressement productif, Arnaud Montebourg, a accusé les agences de notation d’avoir perdu toute crédibilité durant la crise financière. Même le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer a rejoint ce concert de critiques, jugeant depuis Londres que l’analyse de S&P était « incomplète », ce dont l’agence s’est défendue. Selon l’analyse de l’agence de notation, « la marge de manœuvre budgétaire de la France s’est réduite, alors (qu’elle) la considér(ait) auparavant comme élevée au regard des pays comparables ». « Nous ne percevons pas, pour la période à venir, de plan d’ensemble articulé permettant de libérer le potentiel de croissance, préalable indispensable à la baisse du chômage », a expliqué à l’AFP le chef économiste pour l’Europe de l’agence, Jean-Michel Six. S&P juge que « le niveau actuel du chômage amoindrit le soutien populaire en faveur de nouvelles réformes structurelles et sectorielles et affecte les perspectives de croissance à plus long terme ». C’est un nouveau coup dur pour le gouvernement, qui a fait de la maîtrise des finances publiques sa ligne conductrice depuis son arrivée au pouvoir l’an dernier, dans l’espoir notamment de maintenir au plus bas les taux d’intérêt des emprunts d’Etat, et donc le coût de la dette publique.

 

France Inter c’est « Radio bolcho »( Marine Le Pen)

France Inter c’est « Radio bolcho »(Le pen)

« Radio bolcho » : c’est ainsi que Marine Le Pen surnomme France Inter. La patronne du FN était invitée de la radio mercredi matin et s’est emportée. La raison? Nelson Mandela, dont elle ne pense que du bien : « L’Apartheid était un système profondément condamnable et injuste », a-t-elle expliqué, avant de confier que « Mandela voulait rencontrer Jean-Marie Le Pen, mais Jacques Chirac est intervenu pour faire capoter ce voyage ». Le piège tendu par le journaliste Patrick Cohen a été facilement évité jusqu’à ce que ce dernier lui rappelle que la mairie de Vitrolles (Bouches-du-Rhône), quand elle était dirigée par le Front national Bruno Mégret, avait décidé de débaptiser la place « Nelson Mandela ». « Vous savez que le maire de Vitrolles n’était pas particulièrement un ami de Marine Le Pen, c’est le moins qu’on puisse dire … », s’est-elle d’abord défendue. Puis le ton est monté : « C’est la preuve qu’au FN, il y a des sensibilités différentes, pas comme à France Inter », réplique Le Pen. Quelle sensibilité?, a demandé Patrick Cohen.  »Oh, un vieux relent de bolchévisme. Vous savez qu’à l’extérieur, on vous appelle Radio Bolcho?. Oui, on est toujours les plus mal informés sur soi-même ». Sans trop de cohérence, elle est allée, quelques minutes plus tard, taxer les journalistes de France Inter d’ »atlantistes », ce qui n’est pas compatible avec le bolchévisme. Oubliée la « dédiabolisation » du parti, la fille de Jean-Marie Le Pen reprend les accents de son père le temps de ces quelques secondes. Et revoit un peu l’histoire au sujet du cofondateur du Front national. En 1990, dans l’émission L’Heure de vérité sur Antenne 2, il qualifiait Nelson Mandela de « terroriste » :

 

Salaires des patrons: « L’autorégulation, de la foutaise »

Salaires des patrons: « L’autorégulation, c’est de la foutaise »

L’Afep et le Medef ont présenté leur nouveau code de gouvernance pour éviter notamment les rémunérations abusives des patrons. Pierre-Henri Leroy, du cabinet de conseil en investissement Proxinvest, nous donne son avis.

Sous la pression du gouvernement qui veut limiter la rémunération des patrons, l’Afep et le Medef viennent de renforcer leur code du gouvernement d’entreprise. Le principe du « Say on Pay » est adopté pour soumettre la rémunération des dirigeants à l’assemblée générale des actionnaires.

L’avis de Pierre-Henri Leroy, président de Proxinvest, cabinet de conseil en investissement ( interview l’Express)

Etes-vous satisfait de l’introduction d’une procédure de « Say on Pay » en assemblée générale?

Non, je ne suis pas content. Je ne nie pas que cela aille dans le bon sens. Proxinvest a même été consulté pour l’élaboration du code, et nous voulons que les actionnaires aient leur mot à dire sur la rémunération des dirigeants. Mais là, il ne s’agit que d’un avis consultatif! Cela n’est pas de nature à éviter les excès. De mon point de vue, on est toujours en recul par rapport à l’article 225-100 du code du commerce, qui donne déjà à l’assemblée générale le droit de statuer sur la rémunération des dirigeants. Mais l’Afep et le Medef ont toujours nié la souveraineté de l’AG. Dans les premières versions de leur code, le mot « actionnaire » n’apparaissait même pas.

Dans Les Echos, Pierre Pringuet, le dirigeant de l’Afep, affirme que ce code est « l’un des plus stricts des pays de l’OCDE ». Ce n’est donc pas votre avis?

Mais ce n’est pas un code strict du tout! Le principe « appliquer ou expliquer », sur lequel il est fondé, permet de se libérer de toutes les règles. Une entreprise a tout le loisir de ne pas appliquer une des mesures de ce code à condition de produire un argumentaire. Ce code est fait par des patrons, pour des patrons. Comme d’habitude, tout est fait pour les aider. Je n’ai rien contre eux, mais on ne peut pas non plus leur faire une confiance aveugle. L’autorégulation, c’est de la foutaise, parce qu’elle dérive tout de suite en auto-interprétation des textes. Alors qu’il existe déjà des textes de loi qui ne sont pas appliqués. Ce code est très mou, et il ne va pas aider l’économie française.

Le gouvernement s’est-il fait avoir en renonçant à légiférer?

Au début, j’ai regretté qu’il n’y ait pas de loi. Aujourd’hui, je suis plus mesuré. Une loi aurait dû comporter de nombreuses mesures, dont certaines n’auraient peut-être pas été favorables aux actionnaires. Et puis ajouter une couche législative à celles qui existent déjà… Finalement je crois que le gouvernement a bien fait. De cette façon, il laisse les patrons à leurs excès. Je suis persuadé que nous verrons bientôt un nouveau scandale, et ce sera peut-être pour lui l’occasion de reprendre la main.

 

Pour Hollande, la galère, c’est maintenant

Pour Hollande, la galère, c’est maintenant

A gauche beaucoup pensent que le quinquennat de Hollande na pas vraiment commencé. II est vrai qu’à part le mariage pour tous et l’austérité, il n’y a pas grand-chose à remarquer. Croissance nulle, chômage record, déficits dominent l’actualité socio-économique ; conséquence: une popularité au plus bas historique après u an de pouvoir. Et Lepen qui arriverait nettement devant Hollande en cas délections présidentielles. Jean-Vincent Placé pensait être « taquin » ce sur France Info, mais peut-être est-il dans le vrai. Interrogé sur l’appel de Claude Bartolone à enclencher un « second temps » du quinquennat, le sénateur écologiste a répondu qu’il était « temps d’enclencher la première », laissant entendre que le mandat de François Hollande n’avait pas réellement débuté.   Sans aller jusqu’à cet extrême, le sommet de l’Etat ne laisse pas entendre une version radicalement différente. Pour l’exécutif, après avoir « colmaté les voies d’eau dans les finances publiques » et affronté une avalanche de plans sociaux dont il tient Nicolas Sarkozy pour responsable, il est temps aujourd’hui de mettre en place la politique du chef de l’Etat. Et l’appel à entrer dans « une phase offensive » du quinquennat lancé dans Les Echos par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, très proche de François Hollande, n’est finalement que le prolongement de cette ligne.  L’extension du mariage aux couples de même sexe est censée marquer l’entrée dans cette nouvelle phase. Cet engagement fort du président réalisé, il faut maintenant hâter le pas sur le chemin des promesses du candidat.   De nombreux projets de lois doivent être examinés avant l’été, répète le gouvernement, chargeant ainsi l’agenda parlementaire. Transparence, non-cumul des mandats, réforme du Conseil supérieur de la magistrature, loi « consommation » en conseil des ministres la semaine prochaine…: autant de projets qui sont loin des enjeux économiques et sociaux réels. En fait pour ce nouveau départ, on compte sur un remaniement, du neuf avec du vieux qui ne teindra pas six mois (Ayrault maintenu, Sapin aux finances, Montebourg viré comme les trop nombreux secrétaires d’Etat, quelques petits nouveaux). Pour Hollande, la galère, c’est maintenant.

« Chavez c’est De Gaulle plus Léon Blum », selon un ministre qui avait fumé un pétard !

« Chavez c’est De Gaulle plus Léon Blum », selon un ministre qui avait fumé un pétard !

Dur, dur d’être ministre quand on ne sert à rien ; c’est le cas de Victorin Lurel (et de 2 ministres sur trois)  qui représentait le gouvernement français aux obsèques de Hugo Chavez vendredi à Caracas, L’occasion pour ce ministre inconnu de se faire connaître avec des propos pour le moins surprenants ; choisi justement pour son quasi anonymat, il aurait pu se taire ( la France ne voulait pas trop se faire remarquer à cette cérémonie), C’est ce qu’on lui demandait en ne faisant pas représenter la France par un ministre connu et comptant politiquement.  a confié son émotion à la presse après la cérémonie, contesté le qualificatif de « dictateur » pour désigner l’ex-président vénézuélien, et estimé que « Chavez c’est De Gaulle plus Léon Blum ». Il avait sûrement fumé un pétard de trop avant la cérémonie ! Interrogé par les radios RTL et Europe 1, le ministre des Outre-mer a expliqué avoir été impressionné par la dépouille de Hugo Chavez devant laquelle il s’est recueilli, et le travail des thanatopracteurs dans la perspective de l’embaumement.   »Il était tout mignon (…), frais, apaisé comme peu(vent) l’être les traits de quelqu’un mort, on avait un Hugo Chavez pas joufflu comme on le voyait après sa maladie », a-t-il dit.   »C’était émouvant », a ajouté Victorin Lurel, « on peut ne pas être d’accord avec telle ou telle action de Hugo Chavez mais les gens sont fiers de ce qui a été fait en 14 ans » de présidence.  Et d’enchaîner: « Toute chose égale par ailleurs, Chavez c’est de Gaulle plus Léon Blum. De Gaulle parce qu’il a changé fondamentalement les institutions et puis Léon Blum, c’est-à-dire le Front populaire, parce qu’il lutte contre les injustices ».   »Moi je dis, et ça pourra m’être reproché, (…) que le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Hugo Chavez puisqu’on prétend que c’est un dictateur. Il a pendant ces 14 ans respecté les droits de l’Homme », a encore déclaré le ministre.  Plusieurs députés de droite et du centre ont dénoncé ces propos, l’un d’eux, Yves Jégo (UDI), exigeant du Premier ministre Jean-Marc Ayrault « une clarification ».  Christian Estrosi (UMP) s’est dit « très choqué » et son collègue de groupe Dominique Bussereau a fustigé « des propos hallucinants », lui aussi sur son compte Twitter.  Vendredi, pour les funérailles d’Etat, dans la capitale vénézuélienne, du président décédé mardi, 32 chefs d’Etat et de gouvernement étrangers avaient fait le déplacement. Le cercueil de Chavez était exposé dans le salon d’honneur de l’Académie militaire plein à craquer. Embaumé « comme Lénine », le corps restera encore exposé au public au moins sept jours, avant d’être plus tard visible dans le futur Musée de la révolution bolivarienne.  S’il a qualifié l’embaumement de pratique « d’un autre temps », Victorin Lurel s’est dit impressionné par la préparation du corps du défunt: « On avait l’impression qu’il y avait là une sorte d’opération, je pèse mes mots, de sanctification ».

1...7891011



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol