Archive pour le Tag 'cerveaux'

Biais cognitifs: la relation machine et cerveaux

 

Le sociologue poursuit ses travaux sur les biais intellectuels et les croyances. Mais il leur donne une ampleur nouvelle dans « Apocalypse cognitive », réflexion sur les risques cruciaux que nous font courir nos intuitions erronées.( Analyse dans le Monde, extraits )

Contraintes sanitaires obligent, la rencontre s’est faite sur écran, en « distanciel » comme dit la novlangue. Situation banale qui, avec Gérald Bronner, cesse de l’être. Elle se révèle, en réalité, particulièrement pertinente. Car l’entretien à distance crée une combinaison curieuse de proximité et d’éloignement, or ces éléments se tiennent, de plusieurs manières, au cœur de sa réflexion.

En effet, Apocalypse cognitive, son treizième ouvrage, accorde une place centrale aux écrans, à l’attraction des images et de l’immédiat. Le sociologue en scrute méfaits et bienfaits, cherche ce qu’ils révèlent de notre humanité, de notre fonctionnement cérébral, pour le pire comme le meilleur, aussi lucidement que possible. Soucieux de rendre ce constat utile, même par sa face sombre, il examine également les moyens de mettre au point, pour l’avenir, un bon usage de nos machines et de nos neurones, afin de voir advenir, plutôt qu’une régression, un nouvel essor de la civilisation.

La proximité de l’apparence, la distance de l’arrière-plan concernent aussi le parcours personnel de ce chercheur, professeur de sociologie à l’université de Paris (anciennement Denis-Diderot), de plus en plus présent, d’année en année, dans les médias, les librairies et les débats publics, depuis que La Démocratie des crédules (PUF, 2013), couronné par cinq prix, l’a fait connaître bien au-delà des cercles universitaires.

Un « transclasse »

A l’écran, donc, l’image d’un quinquagénaire souriant, presque juvénile. Sa simplicité fait vite oublier qu’il est couvert de titres et de fonctions académiques et que la liste de ses contributions savantes dans les revues de recherche occupe des pages. Et pourtant, ce n’est pas un « héritier ». Rien, à distance, ne le prédisposait à devenir ce qu’il est aujourd’hui.

Né dans une famille modeste de la banlieue de Nancy, le sociologue remarque aujourd’hui qu’il « coche toutes les cases » de ce qui définit un « transclasse ». Toutes, sauf celles, pourtant habituelles, du dolorisme et de la honte. Avoir vécu d’abord sans livres, sans musique, sans église, sans syndicat ne lui inspire aucune gêne. Il y voit au contraire une forme de chance, la clé d’un « nomadisme social » qui lui donne aujourd’hui le sentiment, en n’étant jamais nulle part tout à fait à sa place, de pouvoir observer partout le jeu social avec « une distance amusée ».

Difficile de savoir dans quelle mesure cette trajectoire personnelle a conduit Gérald Bronner à se défier du déterminisme social, façon Bourdieu, et à privilégier la marge de décision et de responsabilité des acteurs, dans le sillage de son maître, le philosophe et sociologue Raymond Boudon (1934-2013). En tout cas, il reconnaît volontiers un lien direct entre sa biographie et son champ de recherche, délimité par nos erreurs dues aux biais cognitifs, et nos croyances déraisonnables, dues à notre difficulté à endurer l’incertitude. « J’ai été mon premier laboratoire », confie-t-il.

 

Déconfinement d’abord des cerveaux des décideurs

Déconfinement d’abord des cerveaux des décideurs 

 

 

La problématique du   confinement a soudain jailli dans les médias alors que le confinement n’est même pas encore totalement réalisé et qu’ en fait on  trouve trop de français qui  se baladent un peu comme ils veulent. -Les 20 % de parisiens qui ont fui la capitale , ceux qui  possèdent des résidences secondaires parisiens ou non. Le danger est évidemment que cette mobilité favorise la contamination dans des régions qui ne sont pas équipées sanitairement pour traiter les malades. C’est le cas notamment pour les localités maritimes  située en Loire-Atlantique et en Vendée.

Alors qu’on ne sait rien encore ou pas grand-chose du virus concernant notamment son mode de propagation, son traitement et encore moins sa prévention par vaccin, on parle déjà de déconfinement. Un discours totalement contre-productif et irresponsable. En effet une deuxième vague de contamination n’est pas impossible notamment du fait que le virus comme souvent peut évoluer et prendre d’autres formes.

Enfin surtout du fait que l’Afrique est atteinte quatre à six mois après les autres zones. Et que la seconde vague de contamination pourrait venir fin 2020 et début 2021 de ce continent incapable évidemment de contenir une pandémie. Une contamination facilité par la grande mobilité entre l’Europe et l’Afrique. Du coup les spéculations sur le D confinement apparaisse assez surréaliste. D’autant qu’on ne dit rien sinon que ce n’est pas pour demain et qui pourrait être progressif .




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