Archive pour le Tag 'Céréales'

Prix céréales : en forte hausse

Prix céréales : en forte hausse

 

 

Les cours du maïs, du blé et du soja cotés à Chicago ont terminé en forte hausse jeudi. Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le plus échangé, a terminé jeudi à 3,3875 dollars contre 3,2725 dollars la veille (+3,5%). Le boisseau de blé pour livraison en septembre, le plus actif, a fini à 4,9675 dollars contre 4,9125 dollars à la précédente clôture (+1,1%). Le boisseau de soja pour livraison en novembre, le plus échangé, a terminé à 8,9950 dollars contre 8,8300 dollars la veille (+1,9%). Une hausse liée à des éléments techniques mais aussi à une progression de la demande. Des prix qui ne sont pas affectés par une réévaluation en hausse des récoltes de maïs et de soja au États-Unis avec des productions records.

Céréales : du yo-yo dans les cours

Céréales : du yo-yo dans les cours

Sous l’effet de l’évolution des relations conflictuelles entre les États-Unis et la Chine les céréales enregistrent des effets de yo-yo sur les prix. Il faut en plus ajouter les incertitudes relatives à la météo. Il est clair que la Chine représente un marché considérable et que le volume de ses commandes influence les cours. Ceci étant,  la Chine peut bloquer pendant un moment certaines commandes mais elle a de tels besoins qu’ inévitablement elle devra le moment venu recommencer à commercer avec ses fournisseurs actuels de produits agricoles

 

Selon l’agence Bloomberg, la Chine a demandé aux entreprises publiques de mettre un terme à leurs commandes de soja, coton et porc américains. Cette décision pourrait remettre en cause l’accord commercial partiel signé par les deux parties mi-janvier, par lequel Pékin s’est entre autres engagé à doper ses commandes de produits agricoles en provenance des États-Unis.

«C’est peut-être une manoeuvre politique de Pékin pour essayer de faire baisser les prix et pouvoir profiter de cours plus bas», avance Brian Hoops de Midwest Market Solutions. Mais la suspension des commandes chinoises, si elle se confirme, «ne devrait être que temporaire dans la mesure où la Chine a suffisamment de réserves pour le moment mais ne pourra pas rester longtemps sans acheter plus de produits», ajoute le spécialiste. Ces développements incitent en tout cas «les acteurs du marché à la prudence».

En outre des produits agricoles sont devenus comme d’autres matières premières des objets de spéculation qui n’obéissent  pas seulement à des considérations économiques rationnelles. D’où des anticipations parfois surprenantes d’investisseurs qui n’ont d’autre objet que de jouer sur le cours de produits qui passent ainsi de main en main. Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en juillet, le plus échangé, a terminé lundi à 3,2400 dollars contre 3,2575 dollars vendredi (-0,54%).

Le boisseau de blé pour livraison en juillet, le plus actif, a fini à 5,1550 dollars contre 5,2075 dollars à la précédente clôture (-1,01%).

Le boisseau de soja pour livraison en juillet, le plus échangé, a terminé à 8,4100 dollars contre 8,4075 dollars la veille (+0,03%).

 

Céréales : il n’y a plus d’années normales

Céréales : il n’y a plus d’années normales

Pour Michel Portier, directeur général du cabinet de conseil Agritel, le mauvais temps génèrerait 80% de l’instabilité des cours.  A l’heure du changement climatique, « les années normales n’existent plus », constate Pierre du Peyroux, consultant de la société de conseil Horizon Soft Commodities. Et « la mondialisation de l’information relaie tout événement climatique sur les marchés » céréaliers et affecte les cours, souligne-t-il.  Les courtiers parlent d’un « weather market », une situation où la tendance du marché est dictée par les fluctuations de la météo.  Ce marché du mauvais temps est particulièrement important en hiver et en été dans l’hémisphère nord, et de la mi-octobre à la fin du mois de février dans l’hémispère sud. Il faut une compétence d’agronome pour évaluer le degré de gravité d’un incident météorologique sur le stade de développement d’une plantule » de blé, de maïs ou de soja, reprend Michel Portier qui regarde aussi de près les bilans mondiaux que dresse chaque mois le Département américain de l’Agriculture (USDA).   »Si la météo réduit la production dans un bilan déjà extrêmement tendu, le +weather market+ aura un impact fort ». D’autant plus quand le climat frappe un acteur majeur du marché.  Aux Etats-Unis, premier producteur mondial de maïs, les températures record de juillet 2012, inédites depuis le début des relevés météorologiques en 1895, ont endommagé les récoltes, les faisant chuter de 100 millions de tonnes (Mt) par rapport aux projections des analystes, à environ 273 Mt.  Aujourd’hui la sécheresse continue d’affecter le Colorado, le Kansas et l’Oklahoma. Ces Etats fournissent près de 45% du blé de qualité « Hard Red Winter », le plus consommé aux Etats-Unis et aussi le plus exporté, qui se récolte à l’été en même temps que le blé européen.   »Jamais les notations de cultures n’ont été aussi mauvaises dans ces Etats », prévient Paul Gaffet, analyste à Offre et demande agricole.  Le Kansas qui produit 22% du blé d’hiver faisait figure fin janvier de très mauvais élève, avec 39% des cultures jugées « mauvaises à très mauvaises », contre 12% en 2012 et 19% en moyenne quinquennale.   »La situation peut encore s’inverser au printemps », mais la récolte est d’ores et déjà attendue de moyenne à faible », ajoute-t-il.  Les agriculteurs américains pourraient même abandonner plus du quart des cultures de blé d’hiver, prévoyait en décembre un analyste de Plains Grains, une situation qui ne s’est produite que deux fois depuis 1920, selon des données de l’USDA.  Les regards sont aussi tournés vers l’Argentine, où le déficit hydrique affecte près de la moitié des cultures de maïs: les plants qui entrent en période de floraison ont un besoin absolu d’eau, sous peine de crever sur pied.   »Une fenêtre de précipitations entre le 10 et le 25 février est absolument nécessaire » pour le soja argentin, prévient également le directeur d’Agritel. « Dans un mois, il sera trop tard. »  La Russie, un des premiers exportateurs mondiaux de blé, a été confrontée en 2010 à une sécheresse et une canicule sans précédent, faisant chuter sa production de céréales de plus de 35 Mt, pour la ramener à 60 Mt, et l’obligeant à imposer un embargo sur les exportations jusqu’en juillet 2011. Cet embargo avait alors favorisé une flambée des cours du blé sur les marchés mondiaux dans les semaines qui suivirent.

 




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