Archive pour le Tag 'Céréales'

Droits de douane européens sur les céréales russes ?

Droits de douane européens sur les céréales russes ?

L’Union européenne cherche à « étouffer » les revenus que la Russie utilise pour sa guerre contre l’Ukraine en imposant des « droits de douane prohibitifs » sur les importations de céréales et autres produits connexes dans l’Union européenne. 

Valdis Dombrovskis a déclaré ce vendredi : « La proposition d’aujourd’hui privera le gouvernement russe d’une autre source importante de revenus pour financer sa guerre d’agression illégale contre l’Ukraine. Les droits de douane devaient également s’appliquer aux produits en provenance de la Biélorussie, qui a servi de base à l’invasion totale de l’Ukraine par la Russie. La proposition fait suite à une augmentation des importations agricoles russes dans l’UE en 2023, selon la Commission. Les droits de douane cibleraient les importations de céréales, d’oléagineux et de produits dérivés en provenance de Russie et de la Biélorussie et s’appliqueraient à un niveau de 95 euros par tonne ou de 50 % de la valeur, selon le produit.

Céréales : des millions de victimes avec le blocage russe

Céréales : des millions de victimes avec le blocage russe

Avec le retrait de la Russie de l’accord sur les exportations des céréales ukrainiennes, L’ONU alerte sur la perspective de crise et de famine dans les pays pauvres. La conséquence sera notamment une réduction de l’offre et une montée conséquente des prix.

Après la décision lundi de la Russie de suspendre l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes par la mer Noire au motif que ses propres livraisons de produits agricoles et d’engrais sont entravées par les sanctions, l’ONU tire la sonnette d’alarme sur le risque de catastrophe alimentaire mondiale que la flambée des prix qui a suivi cette décision fait planner sur des millions de personnes à l’échelle de la planète. L’Ukraine et la Russie sont en effet d’importants exportateurs de céréales.

« La hausse des prix sera ressentie de manière plus aiguë par les habitants des pays en développement », a déclaré le Secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires de l’Onu au Conseil de sécurité, Martin Griffiths, ajoutant qu’à l’heure actuelle 362 millions de personnes dans 69 pays avaient besoin d’une aide humanitaire.

Pour lui, la fin de l’accord « fait planer le risque de voir des millions de personnes touchées par la faim, voire pire ».

« Certaines personnes souffriront de la faim, d’autres subiront la famine, et beaucoup risquent de mourir à cause de ces décisions », a-t-il ajouté,

Les prix des céréales en baisse

Les prix des céréales en baisse


Les prix des produits vendus par les agriculteurs ont reculé de 9,4% en mai dernier en France par rapport à mai 2022, sous l’effet de la baisse des cours des céréales et oléagineux. Ces prix restent toutefois globalement supérieurs aux prix relevés deux ans plus tôt, a rapporté l’Insee vendredi. En fait, le tassement des prix à la production n’a pas encore été transféré dans la distribution.

« Il n’y avait pas eu de baisse sur 12 mois aussi importante depuis octobre 2009 (-10,5%) », souligne l’institut statistique dans une note sur l’évolution des prix agricoles (céréales, lait, œufs, animaux, fruits et légumes) au moment de leur première mise sur le marché.

En un mois seulement (entre avril et mai 2023), les prix du blé tendre, la céréale du pain, ont baissé de 9,8% « en raison notamment de conditions de culture favorables en Russie et dans l’Union européenne et de la prolongation de l’accord autorisant les exportations en provenance d’Ukraine et de Russie par la mer Noire ». Les prix du maïs ont aussi reculé (-12,5% sur un mois), « en lien notamment avec de bonnes conditions de culture aux États-Unis et au Brésil ».

« Ces prix se situent toutefois globalement encore 16,9% au-dessus de leur niveau de mai 2021 : ceux des animaux, du lait et des œufs restent supérieurs aux prix de mai 2021, alors que ceux des céréales et des oléagineux repassent sous leur niveau de deux ans auparavant », poursuit l’Insee.

Les coûts de production des agriculteurs ont également reculé : -1,8% sur un an, selon l’indice mesurant l’évolution des prix des biens et services utilisés par les exploitants (carburant, engrais, pesticides, aliment des animaux, services vétérinaires, entretien du matériel…).

La viande et les produits frais toujours très chers
Du côté de la viande, les prix payés aux éleveurs étaient en mai 2022 « supérieurs de 33,9% à leur niveau de mai 2021 ». Le prix des œufs a, lui, plus que doublé sur la période (+145,4%).

« Les prix des légumes frais continuent d’augmenter nettement sur un an » (+6,6%), « mais à un rythme plus modéré » que les mois précédents, relève l’Insee. Les prix des fruits frais « accélèrent fortement » (+19,2% sur un an), mais leur niveau reste toutefois inférieur à deux ans plus tôt.

Ces prix ne sont pas sans effet sur la consommation des ménages : celle-ci, qui est l’un des principaux moteurs de la croissance, avait accentué sa baisse en avril. Elle avait chuté de 1%, après -0,8% en mars et -0,3% en février, du fait d’une moindre consommation en énergie comme en produits alimentaires.

Bataille pour la baisse des prix
L’Insee a aussi publié vendredi les chiffres de l’inflation. Dans le détail, les prix alimentaires ont continué à flamber en juin (+13,6% sur un an), mais leur progression a ralenti par rapport au mois de mai (+14,3% sur un an). Le niveau des prix, toujours très élevé, pourrait revenir sur la table des sujets sensibles du gouvernement.

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Pourquoi les prix alimentaires tirent l’inflation à la hausse

Début juin, le ministre de l’Economie Bruno Le Maire avait de nouveau demandé aux industriels de l’agroalimentaire d’accélérer les négociations pour faire baisser les prix, sous peine de les taxer et de les dénoncer. « Avant la fin du mois de juin, je publierai la liste de tous les industriels de l’agro-alimentaire qui ont joué le jeu et la liste des industriels de l’agroalimentaire qui ont refusé de revenir à la table des négociations et qui n’ont pas voulu faire baisser les prix de détail alors que les prix de gros baissent », avait averti le ministre.

(Avec AFP)

Céréales : production mondiale en hausse

La production mondiale de blé et de maïs attendue en forte hausse cette année, malgré la guerre en Ukraine
L’Europe, l’Inde, la Russie devraient produire plus de blé et de maïs en 2023 que l’an passé selon le ministère américain de l’Agriculture (USDA). Résultat, l’offre mondiale de blé va augmenter de 10,8 millions de tonnes sur un an pour atteindre 800,19 millions de tonnes après les récoltes de 2023. La production de maïs va aussi augmenter de 3,8 millions de tonnes. Une très bonne nouvelle qui devrait se répercuter sur les prix de l’alimentation.
latribune.fr
11 Juin 2023, 12:21

Céréales : production mondiale en hausse


Selon les estimations du rapport mensuel, dit « Wasde », publié vendredi par le ministère américain de l’Agriculture (USDA) l’offre mondiale de blé va grimper de 10,8 millions de tonnes sur un an à 800,19 millions de tonnes, sans compter les stocks restants de 266 millions de tonnes. Pour la saison 2022-2023, l’USDA avait tablé sur 774,83 millions de tonnes de blé. La production de maïs est également en hausse

La Russie devrait ainsi afficher une production de 85 millions de tonnes en hausse de 3,5 millions par rapport à la précédente estimation, grâce à des conditions météorologiques favorables « notamment des pluies de printemps abondantes ». L’Inde également va augmenter sa production de 3,5 millions de tonnes à 113,5 millions. La production de blé européen devrait être en hausse de 1,5 million à 140,5 millions de tonnes. Enfin l’Ukraine devrait produire un million de tonnes de plus qu’estimé précédemment à 17,5 millions de tonnes « grâce à des conditions météo favorables dans le sud de l’Ukraine » même si la production demeure plus faible que l’année dernière (20,1 millions de tonnes) et qu’avant la guerre avec la Russie (33 millions). « Globalement c’est un rapport sans grande surprise », a commenté Dewey Strickler, d’Ag Watch Market Advisors.

Pour le maïs également, l’offre mondiale va augmenter mais d’une ampleur moindre, progressant de 3,8 millions de tonnes sur un an pour atteindre 1,22 milliard de tonnes, selon les prévisions du rapport de l’USDA. La hausse vient principalement de l’Ukraine avec 2,5 millions de tonnes de maïs de plus que prévu auparavant.

Si l’annonce d’une augmentation de la production de blé et de maïs doit finir par faire baisser les prix en rayon, cela devrait prendre du temps en France; En dépit des menaces du ministre de l’économie vis-à-vis des industriels.

Céréales : Tassement des prix en juin

Céréales : Tassement des prix en juin

Une baisse  de 6,1% le mois dernier par rapport au mois de mais sur un an, hausse de 72,6%.

 

Dans leur ensemble, sur une base mensuelle, les prix des céréales ont diminué de 6,1%, « dans le sillage des baisses des prix du blé tendre (-5,8%) et du maïs (-9,2%) ». Cette contraction, qui suit une forte hausse liée entre autres aux inquiétudes sur les exportations des deux producteurs majeurs que sont la Russie et l’Ukraine, s’explique par les « craintes d’une récession économique mondiale et dans un contexte de négociations avec la Russie visant à débloquer les exportations ukrainiennes », souligne l’Insee.

Les prix des oléagineux, eux, avaient déjà baissé le mois précédent, et continuent de diminuer fortement en juin (-11,0%). Les prix du tournesol baissent de 17,1% et ceux du colza de 10,2%. Les prix du soja ne déclinent en revanche que de -0,2%.

En juin 2022, sur un mois, les prix perçus par les agriculteurs en contrepartie des produits qu’ils livrent, dans leur ensemble et hors fruits et légumes, ont baissé de 2,7 % après avoir crû de 1,7 %le mois précédent. Sur un an, ils ont augmenté de 30,0 %, après +32,6 % en mai.

La différence entre prix payé aux agriculteurs et prix du marché découle du déséquilibre offre  et demande sans parler la spéculation.

 

Ukraine, Céreales ou armes: Le chantage de Poutine

Ukraine, Céreales ou armes: Le chantage de Poutine 

 

Poutine n’a pas hésité à proposer à la France comme à l’Allemagne ( après l’avoir fait à l’Italie) un chantage armes contre céréales. En effet la plupart des exportations de blé ukrainien sont bloqués dans les ports minés par la Russie.

Ce que veut obtenir Poutine c’est que les pays occidentaux cessent de fournir des armes à l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie.

En échange Poutine promet de libérer les sensations de céréales.

Un chantage évidemment ignoble dont les conséquences pour l’instant touchent surtout les pays les plus pauvres dépendant pour leur alimentation essentiellement du blé importé.

Redouté depuis le début des hostilités en Ukraine, le bras de fer entre la Russie et l’Occident sur les exportations céréalières se concrétise. À sa manière, Vladimir Poutine en a fixé les termes, en affirmant, jeudi devant le Forum économique eurasien, que son pays était prêt à aider à « surmonter la crise alimentaire », sous réserve d’une levée des sanctions décrétées contre Moscou. Le chef du Kremlin a fait la même offre lors d’un appel téléphonique, jeudi également, avec le premier ministre italien Mario Draghi, en évoquant « l’exportation de céréales et d’engrais, sous réserve de la levée par l’Occident des restrictions à motivation politique ».

La Russie et l’Ukraine ont exporté l’an dernier soixante millions de tonnes de blé, ce qui les place, ensemble, au premier rang mondial. Une manne de première importance pour nourrir la planète, alors que, sur des marchés déjà mis sous tension par la sécheresse en Europe et en Inde notament. …

Covid Russie : confinement des plus de 60 ans

Covid Russie : confinement des plus de 60 ans

 

Une véritable catastrophe en Russie avec des chiffres inquiétants de 35 000 contaminés par jour (le 24 octobre) et environ 1000 morts quotidiennement. Poutine qui se proposait de vacciner la terre entière n’a même pas été capable de vacciner plus d’un tiers de la population.

La Russie est le pays européen le plus endeuillé par la pandémie, avec un bilan qui oscille entre 200 000 et 400 000 morts, selon les sources. Chaque jour, l’épidémie bat de nouveaux records. Moscou reste le principal foyer épidémique et a donc décidé de confiner ses résidents de plus de 60 ans. La mesure entre en vigueur lundi 25 octobre et ce, jusqu’au 25 février au moins.

Céréales : prix du blé en hausse

Céréales : prix du blé en hausse

La situation météo internationale fait monter le prix du blé car les récoltes ne seront pas aussi importantes qu’attendu dans certains pays. En France par contre les perspectives sont bonnes pour 2021

On s’attend en effet en France  à une augmentation due notamment à une forte hausse des surfaces (16 %) par rapport à une année 2019/20 marquée par des pluies diluviennes qui avaient touché une grande partie ouest de l’Hexagone, empêchant nombre de céréaliers de semer des cultures d’hiver. Les rendements sont également attendus en forte progression.

Le «Soft Red Winter» (SRW), variété cotée à Chicago, a gagné 13% en une semaine, pour atteindre des niveaux qu’il n’avait plus connus depuis la mi-mai. Selon Jack Scoville, de la maison de courtage Price Futures Group, le marché a aussi été sensible à une rumeur de relèvement de la demande chinoise, qui s’apprêterait à acheter davantage de blé d’hiver américain. Cette hausse inattendue des importations serait en grande partie liée aux graves inondations qui ravagent actuellement l’est de la Chine, en particulier la province du Henan, l’une des grandes régions de culture du blé, ce qui devrait affecter les rendements.

Le boisseau de blé pour livraison en septembre a fini à 7,1075 dollars contre 7,0050 dollars mardi, en progression de 1,46%. Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre a terminé à 5,6850 dollars contre 5,6575 dollars à la clôture précédente, en hausse de 0,48%. Le boisseau de soja (environ 27 kg) pour livraison en novembre a conclu à 13,8975 dollars contre 13,8850 dollars, quasiment stable (+0,09%).

Prix céréales : en forte hausse

Prix céréales : en forte hausse

 

 

Les cours du maïs, du blé et du soja cotés à Chicago ont terminé en forte hausse jeudi. Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en décembre, le plus échangé, a terminé jeudi à 3,3875 dollars contre 3,2725 dollars la veille (+3,5%). Le boisseau de blé pour livraison en septembre, le plus actif, a fini à 4,9675 dollars contre 4,9125 dollars à la précédente clôture (+1,1%). Le boisseau de soja pour livraison en novembre, le plus échangé, a terminé à 8,9950 dollars contre 8,8300 dollars la veille (+1,9%). Une hausse liée à des éléments techniques mais aussi à une progression de la demande. Des prix qui ne sont pas affectés par une réévaluation en hausse des récoltes de maïs et de soja au États-Unis avec des productions records.

Céréales : du yo-yo dans les cours

Céréales : du yo-yo dans les cours

Sous l’effet de l’évolution des relations conflictuelles entre les États-Unis et la Chine les céréales enregistrent des effets de yo-yo sur les prix. Il faut en plus ajouter les incertitudes relatives à la météo. Il est clair que la Chine représente un marché considérable et que le volume de ses commandes influence les cours. Ceci étant,  la Chine peut bloquer pendant un moment certaines commandes mais elle a de tels besoins qu’ inévitablement elle devra le moment venu recommencer à commercer avec ses fournisseurs actuels de produits agricoles

 

Selon l’agence Bloomberg, la Chine a demandé aux entreprises publiques de mettre un terme à leurs commandes de soja, coton et porc américains. Cette décision pourrait remettre en cause l’accord commercial partiel signé par les deux parties mi-janvier, par lequel Pékin s’est entre autres engagé à doper ses commandes de produits agricoles en provenance des États-Unis.

«C’est peut-être une manoeuvre politique de Pékin pour essayer de faire baisser les prix et pouvoir profiter de cours plus bas», avance Brian Hoops de Midwest Market Solutions. Mais la suspension des commandes chinoises, si elle se confirme, «ne devrait être que temporaire dans la mesure où la Chine a suffisamment de réserves pour le moment mais ne pourra pas rester longtemps sans acheter plus de produits», ajoute le spécialiste. Ces développements incitent en tout cas «les acteurs du marché à la prudence».

En outre des produits agricoles sont devenus comme d’autres matières premières des objets de spéculation qui n’obéissent  pas seulement à des considérations économiques rationnelles. D’où des anticipations parfois surprenantes d’investisseurs qui n’ont d’autre objet que de jouer sur le cours de produits qui passent ainsi de main en main. Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en juillet, le plus échangé, a terminé lundi à 3,2400 dollars contre 3,2575 dollars vendredi (-0,54%).

Le boisseau de blé pour livraison en juillet, le plus actif, a fini à 5,1550 dollars contre 5,2075 dollars à la précédente clôture (-1,01%).

Le boisseau de soja pour livraison en juillet, le plus échangé, a terminé à 8,4100 dollars contre 8,4075 dollars la veille (+0,03%).

 

Céréales : il n’y a plus d’années normales

Céréales : il n’y a plus d’années normales

Pour Michel Portier, directeur général du cabinet de conseil Agritel, le mauvais temps génèrerait 80% de l’instabilité des cours.  A l’heure du changement climatique, « les années normales n’existent plus », constate Pierre du Peyroux, consultant de la société de conseil Horizon Soft Commodities. Et « la mondialisation de l’information relaie tout événement climatique sur les marchés » céréaliers et affecte les cours, souligne-t-il.  Les courtiers parlent d’un « weather market », une situation où la tendance du marché est dictée par les fluctuations de la météo.  Ce marché du mauvais temps est particulièrement important en hiver et en été dans l’hémisphère nord, et de la mi-octobre à la fin du mois de février dans l’hémispère sud. Il faut une compétence d’agronome pour évaluer le degré de gravité d’un incident météorologique sur le stade de développement d’une plantule » de blé, de maïs ou de soja, reprend Michel Portier qui regarde aussi de près les bilans mondiaux que dresse chaque mois le Département américain de l’Agriculture (USDA).   »Si la météo réduit la production dans un bilan déjà extrêmement tendu, le +weather market+ aura un impact fort ». D’autant plus quand le climat frappe un acteur majeur du marché.  Aux Etats-Unis, premier producteur mondial de maïs, les températures record de juillet 2012, inédites depuis le début des relevés météorologiques en 1895, ont endommagé les récoltes, les faisant chuter de 100 millions de tonnes (Mt) par rapport aux projections des analystes, à environ 273 Mt.  Aujourd’hui la sécheresse continue d’affecter le Colorado, le Kansas et l’Oklahoma. Ces Etats fournissent près de 45% du blé de qualité « Hard Red Winter », le plus consommé aux Etats-Unis et aussi le plus exporté, qui se récolte à l’été en même temps que le blé européen.   »Jamais les notations de cultures n’ont été aussi mauvaises dans ces Etats », prévient Paul Gaffet, analyste à Offre et demande agricole.  Le Kansas qui produit 22% du blé d’hiver faisait figure fin janvier de très mauvais élève, avec 39% des cultures jugées « mauvaises à très mauvaises », contre 12% en 2012 et 19% en moyenne quinquennale.   »La situation peut encore s’inverser au printemps », mais la récolte est d’ores et déjà attendue de moyenne à faible », ajoute-t-il.  Les agriculteurs américains pourraient même abandonner plus du quart des cultures de blé d’hiver, prévoyait en décembre un analyste de Plains Grains, une situation qui ne s’est produite que deux fois depuis 1920, selon des données de l’USDA.  Les regards sont aussi tournés vers l’Argentine, où le déficit hydrique affecte près de la moitié des cultures de maïs: les plants qui entrent en période de floraison ont un besoin absolu d’eau, sous peine de crever sur pied.   »Une fenêtre de précipitations entre le 10 et le 25 février est absolument nécessaire » pour le soja argentin, prévient également le directeur d’Agritel. « Dans un mois, il sera trop tard. »  La Russie, un des premiers exportateurs mondiaux de blé, a été confrontée en 2010 à une sécheresse et une canicule sans précédent, faisant chuter sa production de céréales de plus de 35 Mt, pour la ramener à 60 Mt, et l’obligeant à imposer un embargo sur les exportations jusqu’en juillet 2011. Cet embargo avait alors favorisé une flambée des cours du blé sur les marchés mondiaux dans les semaines qui suivirent.

 




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