Archive pour le Tag 'Centrales'

Les banques centrales ne séduisent plus, non mais elles engraissent quand même la spéculation !

Les banques centrales ne séduisent plus, non mais elles engraissent quand même  la spéculation !

Andy Warwick, gérant chez Newton (BNY Mellon Investment Management) met en cause l’influence des banques centrales sur l’économie et les marchés. Si effectivement ces banques centrales  ont pour la plupart épuisé leurs munitions destinées au soutien de l’économie par contre les marchés eux se sont gavés de ces liquidités à bon marché pour soutenir des cotes complètement déconnectées des réalités économiques.  Les largesses des instituts d’émission ont contribué à faire prospérer les actifs financiers mais pas à relancer l’économie réelle et elles ont nourri un mécontentement qui s’exprime notamment dans la montée des populismes, a dit Andy Warwick  mercredi à des investisseurs lors d’une conférence à Paris.

“La Banque centrale européenne est plus accommodante que jamais, la Réserve fédérale l’est encore et la Banque du Japon ne cessera jamais de l’être mais leurs politiques monétaires ont échoué”, a-t-il dit. Si les actions restent soutenues par les injections massives de liquidité par les banques centrales, le marché obligataire et les indicateurs économiques avancés adressent des signaux inquiétants, selon le gérant.

“De nombreux voyants d’alerte sont au rouge”, a-t-il dit.

Une forme d’accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine, auquel Donald Trump pourrait avoir intérêt s’il veut être réélu l’an prochain pourrait offrir aux actifs risqués un rebond de quelques mois, estime Andy Warwick. Un redécollage durable ne serait cependant possible, selon cet ancien de BlackRock, que si la Chine relançait la machine avec une stimulation monétaire massive. “C’est peu probable parce qu’elle pense d’abord et surtout à protéger son économie”, a-t-il dit.

Les banques centrales occidentales ont pour leur part épuisé leur arsenal, ce qui explique pourquoi elles ne cessent d’appeler la politique budgétaire à prendre le relais, a-t-il ajouté.

“Il faut quelque chose de structurel, comme une politique de relance budgétaire massive dans les économies occidentales qui ferait repartir l’inflation”, a dit le gérant de Newton. Dans ce contexte, la société de gestion privilégie la préservation du capital de ses clients et se tourne vers des actifs comme la dette émergente et le crédit à duration courte, sans oublier des actifs refuges comme l’or, a-t-il dit.

Les cryptomonnaies pour remplacer les banques centrales

Les  cryptomonnaies pour remplacer les banques centrales

 

Finalement, un jour les cryptomonnaies  et notamment le projet de Libra de Facebook pourrait bien balayer les banques centrales et notamment la banque centrale européenne. Ce qui est en cause aussi c’est la souveraineté des Etats ou des zones en matière monétaire. Une sorte de tsunami qui ferait sauter les frontières et le champ  des responsabilités précédemment confiées aux banques centrales.  Le rôle des banques centrales en effet de gérer les monnaies en intervenant de manière un peu artificielle  sur leur volume et leur valeur. Bref du bricolage monétaire qui conduit comme en ce moment à surtout fabriquer de la fausse monnaie pour sauver un système financier qui risque l’éclatement. Les cryptomonnaies et surtout le système des blockchains  permettent de gérer la problématique monétaire de manière plus rigoureuse sans interférence avec les intérêts politiques.

En fonction du degré d’acceptation du Libra et du référencement de l’euro dans son panier de réserve, cela pourrait limiter le pouvoir de contrôle de la BCE sur l’euro, perturber le mécanisme de transmission de la politique monétaire en affectant la position des banques de la zone euro en matière de liquidités et miner le rôle international de la monnaie unique, par exemple en réduisant la demande”, a-t-il déclaré.

Cette monnaie virtuelle, non adossée à des Etats ou à des banques centrales et dont le lancement est prévu pour 2020, sera gérée par une association d’entreprises, d’organisations à but non lucratif et d’institutions universitaires.

Ce projet a fait l’objet de nombreuses critiques de la part de responsables politiques et de régulateurs financiers, qui craignent une adoption généralisée par les 2,38 milliards d’utilisateurs de Facebook, une perspective susceptible de menacer la stabilité du système monétaire international voire même la souveraineté de certains pays.

Les ministres de Finances et gouverneurs des banques centrales du G7 ont affiché mi-juillet leur volonté de ne pas permettre au projet Libra de se concrétiser tant qu’un cadre réglementaire n’aura pas été défini pour cet instrument d’ampleur potentiellement systémique.

Libra : ces cryptomonnaies qui menacent les banques centrales

Libra : ces cryptomonnaies qui menacent les banques centrales

 

Il était temps que les autorités monétaires se saisissent de la problématique des cryptomonnaies et notamment de la dernière initiative de Facebook qui avec 27 autres partenaires commerciaux veut imposer sa monnaie. En gros se substituer aux Etats et aux banques centrales. Compte tenu de la puissance commerciale des initiateurs de cette nouvelle menée, il y a fort à parier que certaines banques centrales perdraient leur souveraineté monétaire et les pays avec. Ce qui est en jeu c’est la souveraineté des Etats face à la régulation monétaire. Ce qui est en jeu aussi, c’est l’hypothèse d’une vaste crise financière car il n’est pas certain que les nouvelles crypto menées soient adossées à des actifs réels. Pour preuve la production de Facebook, produit surtout des utilisateurs, repose pour une grande part sur du vent. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a donc annoncé ce vendredi 21 juin la mise en place, dans le cadre du G7, d’une taskforce des banques centrales sur les « stablecoins », ces cryptomonnaies indexées ou adossées à une devise ou un panier de devises, comme le Libra. « Nous venons, avec Bruno Le Maire [le ministre de l'Economie et des Finances] et au nom de la présidence française du G7, de décider la mise en place d’une task-force sur les projets de « stable coins« : le Libra, dont on a beaucoup parlé ces derniers jours, mais pas seulement lui » a déclaré François Villeroy de Galhau, lors d’une allocution à une conférence sur la lutte contre le blanchiment organisée par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).Ce groupe de travail sera dirigé par Benoit Cœuré, actuellement membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE) et président du Comité sur les paiements et les infrastructures de marchés, une des instances de coopération internationale hébergées par la Banque des règlements internationaux (la BRI), la banque des banques Dans un courrier en date du 19 juin adressé à Benoit Cœuré, que la Tribune a pu consulter, le ministre et le gouverneur lui demandent de coordonner le travail de ce groupe qui sera composé « de représentants de haut niveau des banques centrales des pays appartenant au G7 [Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni], ainsi que de représentants du FMI et de la Présidence française du G7».

Le groupe devra « livrer un rapport d’ici à la fin de la présidence française du G7 » soit d’ici à la fin de l’année, et dresser un premier état des réflexions « oral ou écrit, lors de la réunion du G7 [Finances] à Chantilly à la mi-juillet.»

Il a pour mission d’examiner dans les prochains mois « les défis soulevés l’émergence des stable coins, notamment sur le front réglementaire». « La taskforce devra examiner les exigences anti-blanchiment, mais aussi celles de protection des consommateurs, de résilience opérationnelle, ainsi que les éventuelles questions de transmission de la politique monétaire » a précisé le gouverneur.

La cryptomonnaie de Facebook menace les banques centrales

La cryptomonnaie de Facebook menace les banques centrales

 

Comme déjà indiqué sur ce site le projet de création d’une crypte emmenée par Facebook constitue un enjeu majeur et un danger pour la régulation monétaire. Ce que pense aussi Chris Hughes, ancien collaborateur de Facebook dans une tribune publiée dans le Financial Times. En effet il ne s’agit pas seulement de mettre en place un nouveau moyen de paiement déjà discutable mais aussi d’imposer un moyen d’échange et de constituer une monnaie de change. Bref, en s’appuyant sur l’énorme base de données Facebook d’imposer une manière de penser, d’agir et de consommer. Penser comme Facebook ce qui  ne demande guère d’efforts à 80 % des utilisateurs au profil de beauf, agir comme Facebook, acheter comme Facebook et payer avec. Bref se donnait une sorte de souveraineté qui n’appartient jusque-là qu’au pays et aux banques centrales.

Pour Chris Hughes,  cet ancien camarade de Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, à Harvard, les sociétés qui superviseront cette future monnaie numérique, dont le lancement est prévu l’an prochain, privilégieront leurs intérêts privés, c’est-à-dire leurs bénéfices et leur influence, à l’intérêt public. Facebook n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaire de Reuters. Le réseau social a dévoilé mardi sa cryptomonnaie qui doit lui permettre de s’imposer dans les paiements, les services financiers et le commerce en ligne dans le monde entier grâce à ses milliards d’utilisateurs.Chris Hughes a prôné le mois dernier un éclatement de Facebook en trois entités afin qu’Instagram et WhatsApp, deux applications phares du réseau social, soient séparées du groupe. Facebook fait l’objet de multiples enquêtes dans le monde au sujet de la protection des données de ses utilisateurs et des contenus haineux ou des fausses informations qu’il peut véhiculer.

Reconversion des centrales à charbon

Reconversion des centrales à charbon  

 

Le gouvernement a l’intention de fermer d’ici à la fin du quinquennat les quatre dernières centrales à charbon exploitées en France, dont deux appartiennent à EDF – à Cordemais (Loire-Atlantique) et au Havre (Seine-Maritime) – et deux à l’allemand Uniper – à Meyreuil (Bouches-du-Rhône) et à Saint-Avold et Carling (Moselle). Le CCE d’EDF défend pour sa part un projet de transformation des unités de production de l’électricien public consistant à substituer progressivement des déchets “verts” au charbon et à capter le CO2 résiduel émis par les centrales. L’instance représentative du personnel précise que les essais réalisés à Cordemais ont permis de faire fonctionner la centrale avec 80% de pellets produits sur place – des granulés fabriqués à partir de déchets verts – et 20% de charbon, et même avec un taux de pellets pouvant atteindre 87%.En complément, une étude préliminaire a conclu à la faisabilité d’un système de captage de CO2 par culture de micro-algues qui pourrait représenter un investissement de 70 millions d’euros et serait amorti sur 13 ans. Au Havre, des essais ont en outre permis de faire fonctionner la centrale avec 7% de “combustibles solides de récupération” issus de la valorisation de déchets. Le CCE estime que les centrales de Cordemais et du Havre – particulièrement sollicitées en périodes de pointes de consommations – pourraient fonctionner 800 heures par an (contre 5.000 heures actuellement) à 80% de pellets dès 2022 et brûler exclusivement des déchets verts autour de 2025-2027.

Canicule : des centrales nucléaires à l’arrêt

Canicule : des centrales nucléaires à l’arrêt

 

 

Plusieurs centrales ont été mises à l’arrêt en raison d’une chaleur excessive des eaux des rivières ou des canaux qui doivent les refroidir. Des eaux qui ont souvent atteint 30°, soit 2° au-dessus de la norme pour refroidir les réacteurs. La perspective d’été encore plus chauds  avec des températures pouvant atteindre 50° est encore une donnée qui n’a pas été intégrée par rapport à la production d’électricité dans le nucléaire. Certes des solutions techniques peuvent exister mais il serait temps de les mettre en application en prévision de cette hausse des températures au plan mondial. – EDF a ainsi annoncé samedi la mise à l’arrêt temporaire d’un des deux réacteurs nucléaires de Fessenheim (Haut-Rhin) en raison de la chaleur, qui a conduit à l’élévation de la température des eaux du Grand Canal d’Alsace servant au fonctionnement de la centrale. La puissance du deuxième réacteur de Fessenheim a été “adaptée” à la chaleur ambiante, précise le groupe EDF. Conformément à une décision de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), EDF doit faire en sorte que la température moyenne du cours d’eau ne dépasse pas 28°C en aval de la centrale. Samedi en milieu de journée, trois autres réacteurs étaient à l’arrêt pour les mêmes raisons, deux à la centrale du Bugey (Ain) et un à Saint-Alban (Isère), a-t-on appris auprès d’un porte-parole d’EDF.

Fermeture des centrales au charbon au Canada

Fermeture des centrales au charbon au Canada

 

Conséquence de l’engagement réel du Canada vis-à-vis du   climat,  Le gouvernement a décidé de fermer ses dernières centrales au charbon d’ici 2030 . . L’essentiel de l’électricité (61 %) est généré grâce aux barrages hydroélectriques. Seules quatre provinces canadiennes, l’Alberta, la Saskatchewan, la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick, abritent encore des centrales à charbon. La ministre de l’Environnement a précisé que le calendrier de fermeture sera assoupli si les provinces concernées trouvent des moyens de compenser les émissions de gaz à effet de serre de ces installations polluantes. Tout juste de retour de la conférence de l’ONU sur le climat à Marrakech (COP22), Catherine McKenna a déclaré ne pas s’inquiéter du fait qu’au sud de la frontière, le président élu des États-Unis, Donald Trump, a, dans un mouvement opposé, promis d’accroître la production de charbon. Le premier ministre Justin Trudeau doit adopter dans trois semaines, avec les dirigeants des provinces, le plan fédéral pour le climat.

 

Démantèlement des vieilles centrales nucléaires : pas avant 100 ans !

Démantèlement des vieilles centrales nucléaires : pas avant 100 ans !

 

Il est clair qu’EDF est dans une situation financière intenable du coup d’après l’agence de sûreté nucléaire EDF envisagerait le démantèlement des centrales de vieilles générations seulement dans 100 ans ! L’objectif initial était de les démanteler d’ici 2045. En cause l’énorme coût  nécessaire à cette opération entre 75 et 100 milliards dont EDF alors qu’EDF n’a provisionné que 25 milliards. Un coût qui pourrait encore augmenter avec la prolongation de vie de certaines centrales et avec le temps. EDF avance des arguments techniques pour justifier ce report,  la vérité c’est que l’électricien est dans l’incapacité de les financer.  . En raison avant tout de difficultés techniques, cette « déconstruction » risque de prendre cinquante à soixante ans de plus que prévu. Et la facture devrait s’alourdir de plusieurs milliards d’euros. C’est l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui a dévoilé l’affaire, jeudi 2 juin. Dans une note, le « gendarme du nucléaire » a indiqué qu’EDF lui avait soumis une nouvelle stratégie pour démanteler ses réacteurs de première génération, et que celle-ci aboutirait à « décaler de plusieurs décennies » les travaux prévus. Une mesure technique, selon EDF. Une preuve de la « lâcheté » des industriels du nucléaire, qui « ne cessent de reporter dans le temps les problèmes insolubles qu’ils génèrent », s’indigne pour sa part Stéphane Lhomme, de L’Observatoire du nucléaire. Entre ces deux points de vue, il reviendra aux pouvoirs publics de trancher. Toute décision sur le sujet est soumise au feu vert de l’ASN, et à la publication de nouveaux décrets par le gouvernement. Jusqu’à présent, EDF avait prévu d’achever le démantèlement des réacteurs concernés en 2045. Sa nouvelle stratégie reporte la « fin globale » de ce travail « au début du XXIIe siècle », a indiqué EDF !!!…

La grève dans les centrales nucléaires contre la loi qui ne les concerne pas !

La grève dans les centrales nucléaires contre la loi qui ne les concerne pas !

 

 

Le paradoxe de la situation sociale en France c’est de constater d’abord que la mobilisation est relativement faible et surtout que cette mobilisation concerne surtout essentiellement le secteur public et nationalisé qui n’est pas concerné par la loi. En clair la CGT sollicite ses bastions traditionnels pour compenser le manque de mobilisation générale. Ainsi des arrêts de travail sont prévus jeudi dans 16 centrales sur les 19 que compte le parc français La FNME-CGT, qui avait déjà appelé à faire de jeudi « un nouveau temps fort de grève et d’initiatives coordonnées », a accentué son action mercredi en appelant à des « mouvements de grève reconductibles dans l’énergie » avec « reprise en main de l’outil de travail » que ce soit dans le secteur électrique ou gazier. Elle préconise par exemple de « réduire ou arrêter la production électrique », d’ »arrêter l’injection ou le soutirage des stockages gaz », la « remise en service des clients démunis coupés pour impayés », des « coupures ciblées d’énergie électrique et gaz des services de l’Etat et des locaux du Medef » ou la « coupure des parcs éoliens et radars routiers ».

(Avec AFP)

Grève centrales nucléaires : la grève de trop

Grève centrales nucléaires : la grève de trop

 

La grève décidée à EDF pourrait bien constituer la grève de trop et faire basculer l’opinion publique contre les syndicats radicalisés. En effet on comprend mal que la revendication principale des électriciens concerne le retrait de la loi travail alors qu’ils ne sont pas concernés. Pas du tout même tellement le statut spécifique de l’EDF les protège. De ce point de vue il y a une certaine outrecuidance voire une  provocation de la part de la CGT Edf dans la mesure où cette entreprise aux conditions sociales relativement avantageuses n’est pas par ailleurs un modèle de productivité. Sans parler de la gestion financière catastrophique de l’entreprise. Ne parlons pas du comité d’entreprise grassement fiancé par les abonnés et pourtant si mal géré par la CGT. En fait la CGT se sert des gros bataillons du secteur public pour compenser la très faible mobilisation du secteur privé pourtant essentiellement concerné par la loi travail. Bref la chienlit habituelle dans le paysage social français. Et pas de quoi rassurer les investisseurs étrangers qui fuient la France. Les personnels des 19 centrales nucléaires françaises ont donc voté la grève pour jeudi, journée nationale d’action contre la loi Travail, a déclaré la porte-parole de la fédération de l’énergie et des mines de la CGT. Le mouvement, qui devait débuter mercredi à partir de 20h00, devrait entraîner des baisses de charge, mais non l’arrêt des centrales, a précisé Marie-Claire Cailletaud à Reuters. « On n’arrête pas une centrale nucléaire comme ça, ce n’est pas comme une centrale thermique ou un barrage hydraulique». Outre le mouvement dans les centrales nucléaires, les personnels d’au moins quatre centrales thermiques classiques ont également décidé de cesser le travail et il y aura le blocage d’une unité de stockage de gaz dans le sud de la France. Alors que les huit raffineries françaises étaient mercredi à l’arrêt ou tournaient au ralenti selon la CGT, la branche énergie avait appelé les salariés du secteur à amplifier la mobilisation. Selon EDF, le pic du mouvement avait été atteint jusqu’à présent le 31 mars dernier avec 17% de grévistes. Priée de dire si la grève pourrait se poursuivre au-delà de jeudi dans l’énergie, Marie-Claire Cailletaud a répondu : « Oui, si le Premier ministre ne retire pas le projet de loi Travail ». « On appelle à ce que le mouvement soit fort et qu’il monte en puissance parce qu’on sent bien qu’il faut que les salariés pèsent de tout leur poids pour que le gouvernement les entende enfin », a-t-elle dit. Le mouvement dans l’énergie porte également sur des revendications propres au secteur, notamment l’emploi !

Fermeture de « certaines » centrales » nucléaires (Hollande)

Fermeture de « certaines » centrales » nucléaires (Hollande)

Une nouvelle annonce de François Hollande à destination des écolos : certaines centrales nucléaires seront fermées. La question est de savoir lesquelles. Pendant sa campagne électorale François Hollande avait promis de fermer Fessenheim mais il est vraisemblable que cette centrale ne sera pas fermée avant la fin du mandat de l’actuel président de la république. En effet d’après Ségolène Royal elle-même la fermeture de Fessenheim ne sera possible après la mise en service de la nouvelle centrale de Flamanville. Or cette centrale enregistre retard sur retard et son ouverture est prévue avant fin 2018 voire en 2020. Du coup l’orientation de François Hollande concernant la fin de certaines centrales paraît relativement virtuelle. Il est en effet vraisemblable que la prochaine majorité vraisemblablement de droite  ne fermera aucune centrale. Une annonce de Hollande un peu contradictoire avec la décision d’autoriser le prolongement de la  vie des centrales décidé par Ségolène Royal. Du coup Hollande sort  avec une pirouette pour équilibrer ce propos en indiquant que certaines seront maintenues, d’autres prolongées. On voit mal comment la loi sur la transition énergétique qui prévoit de ramener la part du nucléaire à 50 % pour la production d’électricité en 2025 (75 % aujourd’hui).Au mieux les parts cumulées de l’éolien et du solaire atteindraient 10% en 2025, il y aurait donc autour de 65% d’origine nucléaire. « La transition énergétique, c’est un changement de modèle. »François Hollande avait prononcé cette phrase il y a quatre ans, il l’a répété lundi à l’ouverture de la quatrième conférence environnementale.  »Tous les textes d’application (de la loi sur la transition énergétique promulguée en août 2015) seront pris d’ici l’été », a-t-il assuré au premier jour de ce rendez-vous annuel qu’il a institué entre ONG, élus, patronat, syndicats et le gouvernement. Mais près des trois quarts des décrets d’application sont encore en attente. « La politique énergétique de la France a été fixée par cette loi », a rappelé le président, alors que la publication d’un document détaillant l’évolution des différentes énergies, notamment nucléaire, jusqu’en 2023 a été plusieurs fois reportée. Plusieurs objectifs ont été inscrits dans cette loi : réduction de la consommation d’énergie et des émissions de gaz à effet de serre, baisse de la part des énergies fossiles et nucléaire. « Pour atteindre à l’horizon 2025 les 50% (d’électricité d’origine nucléaire, contre 75% aujourd’hui), ce que nous devons faire en termes de renouvelables puis de nucléaire sera présenté », a-t-il assuré, en confirmant la date butoir du 1er juillet pour la publication de la très attendue « programmation pluriannuelle de l’énergie ».  »Cela suppose de faire d’abord monter les renouvelables encore plus rapidement », a-t-il ajouté. Auparavant, Ségolène Royal, la ministre de l’Environnement et de l’Energie, avait elle aussi mis l’accent sur les énergies renouvelables. Les objectifs de la France pour 2023 feront l’objet d’un arrêté mercredi qui « va donner de la visibilité aux investisseurs », a-t-elle déclaré. Pour la production d’électricité, le parc éolien terrestre doit doubler et le parc solaire photovoltaïque tripler. Quant à la production de chaleur, la part des renouvelables (bois, biomasse, géothermie, etc.) devra augmenter de plus de 50%.

EDF: un prolongement des centrales qui va aussi améliorer les comptes

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EDF un prolongement des centrales qui va aussi améliorer les comptes

Avec la probable décision de prolonger la durée de vie des centrales d’une dizaine d’années, mécaniquement sur le plan comptable on va aussi allonger la durée d’amortissement de ces installations. Du coup la situation financière très délicate de l’entreprise va s’en trouver améliorer. Il faut cependant intégrer le coût de prolongement des centrales et l’opération grand carénage dont le montant pourrait se situer entre 50 et 100 milliards. Aussi intégrer les coûts d’enfouissement des déchets dont le montant pourrait atteindre 50 milliards. De ce point de vue l’augmentation de capital de 4 milliards annoncés par le gouvernement ne suffira pas. EDF sera donc condamnée à recourir massivement à l’emprunt alors  que l’entreprise traîne déjà une dette de 40 milliards, l’équation financière est donc loin d’être résolue même si l’Etat abandonne pendant encore plusieurs années les dividendes attendus  de l’entreprise. EDF va donc intégrer dès cette année dans ses comptes le scénario d’un prolongement de la durée de vie de ses centrales nucléaires françaises au-delà de 40 ans, a déclaré le PDG du groupe, Jean-Bernard Lévy, dans une interview parue samedi. L’enjeu est considérable pour l’électricien public, qui traverse une zone de turbulences financières, dans la mesure où un amortissement de son parc nucléaire français sur une durée plus longue aurait pour effet mécanique d’améliorer ses comptes. « D’ici l’arrêté de nos comptes semestriels, nous tirerons les conséquences comptables de notre intention de prolonger la durée de vie de nos centrales existantes, au-delà de 40 ans, et dans le respect des exigences de sûreté », a affirmé Jean-Bernard Lévy au Figaro. La ministre de l’Energie, Ségolène Royal, s’était dite prête, fin février, à donner son feu vert à un prolongement de l0 ans de la durée de vie des centrales, sous réserve d’un avis favorable de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). L’ASN devrait se prononcer sur la question d’ici 2018 ou 2019. EDF peut anticiper cet avis comme il l’avait fait en 2003 en allongeant l’amortissement de ses réacteurs de 30 à 40 ans. L’accord de principe de l’autorité n’était intervenu qu’en 2009.bLe groupe a annoncé vendredi une série de mesures pour renforcer sa structure financière, dont une augmentation de capital de quatre milliards d’euros, financée aux trois quarts par l’Etat, actionnaire à 85%.Ces décisions ont été dévoilées à l’issue d’un conseil d’administration qui a également reporté la décision de mener à bien un investissement de 23 milliards d’euros dans le projet d’EPR britannique d’Hinkley Point

(Avec Reuters)

Les banques centrales dans le brouillard

Les banques centrales dans le brouillard

 

 

C’est ce que constate la banque des règlements internationaux (BRI) qui estime  en termes plus technocratiques que »les turbulences rencontrées par les marchés financiers en début d’année montrent que la confiance des investisseurs dans les pouvoirs de guérison des banques centrales s’érode peu à peu ». Du coup on s’interroge sérieusement sur l’efficacité des politiques monétaires et en particulier sur l’impact des taux négatifs. Depuis des mois la politique monétaire se montre complètement incapable de faire remonter l’inflation, pire les taux négatifs ont plutôt tendance à la faire diminuer voir à la faire tomber en zone rouge. Du coup la quasi absence d’inflation favorise une spirale déflationniste qui pèse encore davantage sur le niveau des prix mais aussi sur la croissance. Ce qui est également reproché à cette politique de taux négatifs c’est qu’elle ne profite pas directement aux entreprises et aux ménages en effet ; les banques n’ont pas suffisamment reporté cette baisse des taux et ont plutôt resserré les conditions du crédit par crainte de créances douteuses.  « En dépit de conditions monétaires exceptionnellement accommodantes dans les principales juridictions, la croissance est décevante et l’inflation reste obstinément faible. Cela n’a pas échappé aux intervenants de marché et, probablement pour la première fois, ils semblent commencer à douter que les banques centrales aient des pouvoirs de guérison », a déclaré Claudio Borio, le chef du département monétaire et économique de la BRI. « Les pouvoirs publics seraient bien avisés d’en prendre conscience eux aussi. » Une manière sans doute de dire qu’il conviendrait de compléter les politiques monétaires par des politiques de développement y compris par des mesures budgétaires. Un gros mot que n’osent  encore pas prononcés des responsables financiers prisonniers de l’orthodoxie budgétaire. La BCE devrait donc se limiter  annoncer une nouvelle baisse de son taux de dépôt de 10 points de base, donc de -0,3 % à -0,4 %. « Cette nouvelle baisse est indispensable pour répondre aux attentes du marché », assure Frédérik Ducrozet. L’institution irait donc plus avant en territoire négatif, mais, en réalité, elle se contentera de s’ajuster aux attentes du marché avant le 3 décembre. Le but de cette baisse des taux est, rappelons-le, la même que celle d’une baisse du taux de refinancement en période « normale » : il s’agit de favoriser la circulation des excès de liquidités issues des rachats de la BCE pour faire baisser le taux interbancaire et favoriser ainsi les prêts à l’économie réelle. L’efficacité de ce schéma reste cependant à démontrer et l’ambition de ces taux négatifs est souvent plutôt de peser sur la devise. Or, la BCE a besoin d’urgence que l’euro s’affaiblisse davantage pour exercer une pression haussière sur l’inflation.

Ségolène veut prolonger les centrales nucléaires prolongées de dix ans

Ségolène veut prolonger les  centrales nucléaires prolongées de dix ans

Face à la crise financière dramatique d’EDF pas d’autre solution que le prolongement des centrales actuelles ;  ce que vient de décider diamnche. , la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal , une prolongation la durée de vie des centrales nucléaires françaises de 40 à 50 ans. Cette annonce fixée par un décret pluriannuel de l’énergie serait quasiment rédigée.   Du côté d’EDF, cette mesure était attendue alors que la société s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.  Récemment le patron d’EDF à ouvert la porte à de nouvelles modalités de financement du nucléaire. Et pour cause !  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. Discrètement mais sûrement le patron d’EDF ouvre le débat pour un changement des modalités de financement des centrales nucléaires. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (de l’ordre de 50% en 10 ans)) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirmait le patron d’EDF dans une interview du JDD.  « . En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls »

Les centrales nucléaires prolongées de dix ans

Les centrales nucléaires  prolongées de dix ans

Face à la crise financière dramatique d’EDF pas d’autre solution que le prolongement des centrales actuelles ;  ce que viendrait de décider, la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal qui « accèderait » à la demande d’EDF visant à prolonger la durée de vie des centrales nucléaires françaises de 40 à 50 ans. Cette annonce fixée par un décret pluriannuel de l’énergie serait quasiment rédigée.   Du côté d’EDF, cette mesure était attendue alors que la société s’apprête à lancer un grand carénage. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. De toute manière la situation financière d’EDF est dramatique.  Récemment le patron d’EDF à ouvert la porte à de nouvelles modalités de financement du nucléaire. Et pour cause !  L’entreprise est sans doute au bord de la rupture financière en tout cas à moyen et long terme du coup ;  il faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France comme dans le monde. Discrètement mais sûrement le patron d’EDF ouvre le débat pour un changement des modalités de financement des centrales nucléaires. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards (100 milliards pour la Cour des comptes)  pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirmait le patron d’EDF dans une interview du JDD.  « . En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls »

Les banques centrales impuissantes face au Shadow Banking

 

Shadow Banking, un contournement  qui permet aux capitaux d’échapper aux marchés financiers régulés. C’est le paradoxe alors que les banques centrales déversent des masses de liquidités, le marché financier régulé (donc taxés) présente  d es risques d’assèchement. En cause donc le développement du Shadow Banking fondé sur le principe de l’optimisation fiscale grâce à un arsenal sophistiqué pour échapper à la régulation : Hors bilan, paradis fiscaux, sociétés offshore etc. Difficile d’évaluer exactement le volume financier du Shadow Banking   qui pourrait peut-être même dépasser la masse financière qui passe par le circuit bancaire régulé. La banque centrale a bien tenté une évaluation du phénomène mais celle-ci reste assez approximative. Un rapport de la Banque centrale européenne, publié en octobre dernier, a montré que le « Shadow Banking » détenait 23.000 milliards d’euros d’actifs financiers liés au financement de l’économie de la zone euro fin 2014, soit 38% du total. Cette proportion était de 33% en 2009. La part des établissements de crédit traditionnels est passée de 55% à 48% sur cette période. De toute évidence la question de la régulation du Shadow Banking se pose mais elle risque de rencontrer des réticences mêmes de place financière aussi bien aux États-Unis qu’en Grande-Bretagne où transite un certain nombre de ces capitaux.

EDF une crise financière grave qui pourrait changer les modalités de financement des centrales nucléaires

EDF une crise financière grave qui pourrait changer les modalités de financement des centrales nucléaires

 

Discrètement mais sûrement le patron d’EDF ouvre le débat pour un changement des modalités de financement des centrales nucléaires. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle enfin faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra jamais faire face seule à ces défis mêmes avec une augmentation régulière du prix de ‘l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs. Ce que confirme le patron d’EDF dans une interview du JDD.

 

 

 

L’entreprise est-elle « au bord de la rupture », comme le disent les syndicats?
Absolument pas. EDF est en bonne santé et nous restons le premier investisseur de France. Mais la fin du monopole est bien réelle, et nous devons résister à la concurrence, voulue par les régulateurs européens. En France, nos parts de marché reculent, donc on ne doit pas prendre de retard. Notre dette est élevée et nous devons faire des arbitrages sur nos activités futures. Nous n’avons plus les moyens de tout garder à l’étranger, ou de tout construire seuls. C’est pour cette raison que le moment venu, dans quelques années, nous devrons peut-être trouver des partenaires pour le renouvellement du parc nucléaire en France, comme nous le faisons déjà en Grande-Bretagne.

Pouvez-vous apporter des précisions sur la suppression de 5% des postes chez EDF?
Il y a quarante ans, EDF a beaucoup embauché pour la construction du parc nucléaire français. Aujourd’hui ces salariés partent en retraite et nous avons beaucoup recruté ces cinq dernières années pour anticiper leur départ. Nous allons continuer à embaucher, de 1.000 à 2.000 personnes chaque année, mais en ne remplaçant que quatre départs sur cinq en retraite. En France, dans la maison-mère, d’ici à 2018, la baisse des effectifs représentera environ 5% de nos 67.000 salariés, soit 3.350 postes. Cet effort de maîtrise de la masse salariale sera similaire dans le reste du groupe, en France et à l’étranger.

Est-ce le signal qu’EDF va mal?
EDF est en bonne forme, mais vit une transformation rapide et indispensable pour rester le grand électricien qu’il est. Le marché de l’électricité ne croît pas et la concurrence s’accélère. L’an passé, nous avons perdu 30% de nos parts de marché sur le marché des entreprises. Et nous ne leur vendons plus l’électricité à des tarifs réglementés, mais à des prix de marché nettement inférieurs. C’est un changement radical. Nous devons nous adapter à ce nouveau monde. EDF doit être agile et économe pour assumer ses ambitions. Nous allons baisser tous nos coûts, et cela passe aussi par les dépenses de personnel. En 2018, les effectifs seront revenus au niveau de 2012.

50 nouvelles centrales nucléaires en 2050 ou zéro ?

50 nouvelles centrales nucléaires en 2050 ou zéro ?

Presque au même moment  l’Ademe sort un rapport qui envisage le scénario de zéro centrale en 2050 et le PDGd’EDF, lui, prévoit d’installer 50 nouveaux recteurs NM.  Pour les ONG, l’annonce de Lévy est à restituer dans le contexte de l’EPR anglais d’Hinkley Point, où contrairement au scénario initial, EDF va devoir prendre une participation majoritaire de 66,5% dans la future centrale. Un coup dur, car l’électricien qui affiche déjà une dette nette de 37,5 milliards d’euros devra consolider l’investissement dans ses comptes. « EDF est aux abois  et les brokers anglais conseillent à leurs clients de vendre leurs actions », s’est exclamé Benoît Hartmann, président de France Nature Environnement. « L’annonce de Jean-Bernard Lévy, c’est de la gesticulation vis-à-vis du marché français a ajouté Denis Baupin, député EELV. Elle vise aussi à mobiliser en interne à EDF. » Quelques minutes avant ce tir de barrage, Yves Marignac, directeur de Wise, un cabinet d’étude spécialisé dans les énergies, avait présenté une étude sur les incidences du nucléaire sur les changements climatiques. Le document indique que l’industrie surévalue systématiquement le rôle du nucléaire dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre en appliquant un double biais. « Le premier est de comptabiliser des émissions nulles ou quasiment nulles pour le nucléaire lui-même. Le second consiste à considérer que le nucléaire vient exclusivement en remplacement de centrales thermiques fossiles (…). Le kilowattheure que vient remplacer le nucléaire apparaît alors plus carboné qu’il ne l’est en réalité. » Comme le photovoltaïque et l’éolien, le nucléaire n’émet pas directement de CO2, mais il en produit indirectement sur l’ensemble de son cycle de vie, notamment lors de l’extraction de l’uranium et sa fabrication en combustible et lors de la construction et du démantèlement des réacteurs. « L’atome a permis d’éviter 1,5 milliard de tonnes de CO2 dans le monde sur un total de 35 milliards, indique Yves Marignac. En 2000, il évitait 6% des émissions de CO2. Mais aujourd’hui avec le boom des renouvelables, le pourcentage est descendu à 4%. » Conclusion: « le nucléaire n’est pas la solution pour lutter contre le réchauffement climatique ». Le directeur de Wise et les représentants des ONG estiment que le salut réside dans les solutions d’efficacité énergétique (l’énergie que l’on ne consomme pas) et dans le déploiement des renouvelables. Leur crédo est d’ailleurs le 100% renouvelable. Une douce utopie ? A long terme, sans doute pas. La très sérieuse Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie ne vient-elle pas de dévoiler le scenario d’une France avec une électricité 100% issue des renouvelables ? C’est pour 2050.

Banques centrales : la planche à billets partout

Banques centrales: la planche à billets partout

 

Progressivement l’assouplissement se généralise dans toutes les principales banques centrales qui tentent comme elles peuvent de soutenir une économie mondiale en danger. Il ya eu d’abord récemment la FED qui a décidé de maintenir le statu quo sur les taux alors qu’elle aurait dû  les relever fin 2015, un objectif repoussé en 2016 ou plus tard. Il y a eu cette déclaration de la BCE qui envisage une politique encore plus accommandante avec notamment rachats d’actifs. Et hier la nouvelle décision surprise en Chine d’abaisser ses  taux. La baisse de taux annoncée par la Banque populaire de Chine est la sixième en moins d’un an et s’accompagne d’une réduction du taux de réserves imposé aux banques, dans le but de soutenir le crédit et la croissance.  En clair on faiat marcher la planche à billets et on inonde de liquidités les marchés. Une opération pour l’instant qui conforte surtout les marchés des cations. Pour le reste pas sûr que les banques centrales puissent vraiment peser significativement sur le redressement économique international. De ce point de vue l’outil monétaire a des limites.  La banque centrale chinoise a donc annoncé vendredi une baisse de ses taux d’intérêt, la sixième en onze mois, et elle a de nouveau réduit le montant des liquidités que les banques doivent garder en réserves, dans le but de stimuler le crédit et l’activité économique. La politique monétaire de la Chine redevient ainsi aussi accommodante que lors de la crise financière de 2008-2009, ce qui traduit la préoccupation de Pékin face à la dégradation régulière de la situation économique.  La croissance de la deuxième économie mondiale est tombée au troisième trimestre à 6,9%  ( un chiffre » politique »  très contesté par les experts. et elle pourrait afficher sur l’ensemble de cette année son plus bas niveau depuis un quart de siècle.

Mariage des centrales d’achat d’Auchan et système U

 

 

Plusieurs synnergies vont êter misse en place entre Auchan et Système U. La  plus importanate concernera la centrale d’ahaht, ce qui supposera des changements logistiques et des pressions accrues sur les producteurs. Auchan et Système U seront copropriétaires de la nouvelle centrale d’achat commune, qui aura vocation à négocier avec tous les fournisseurs, pour un montant d’achat global de 50 milliards d’euros par an.  Du coup ce nouvel ensemble viendrait en seconde poistion en France. Le dossier d’alliance plus poussée entre les deux groupes, annoncé en février dernier et déposé le 10 mars à Bruxelles, serait en cours de renvoi devant l’autorité de la concurrence. Un projet complexe qui, s’il ne peut être considéré comme une fusion, se concrétiserait bien par la création du numéro deux français de la distribution, juste derrière Carrefour et devant Leclerc. Obligés de se rapprocher pour rester dans la course aux prix que se livrent depuis trois ans les enseignes du secteur, le groupe intégré nordiste et le groupement d’indépendants ont noué un projet d’alliance complexe, dont le Figaro vous livre les grands axes, mais surtout les tenants et les aboutissants, dans un paysage de la distribution en pleine recomposition.

 

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