Archive pour le Tag 'Centrales'

Centrales nucléaires: Retour en France tourmenté et coûteux des turbines

Centrales nucléaires: Retour en France tourmenté et coûteux des turbines  

D’une certaine manière Macon est particulièrement gonflé de se prévaloir du retour en France des turbines des centrales nucléaires. Des équipements stratégiques d’Alstom qui ont été bradés à General Electric puis que la société américaine a abandonné pour être rachetées par EDF (contre son avis).  Une opération à la fois tourmentée et très coûteuse liée aussi au lien particulier de Macron avec General Electric et les affaires de corruption

En 2014, GE rachète la branche énergie d’Alstom dans un contexte où l’entreprise française était engluée dans des affaires de corruption à l’étranger. Succinctement, Frédéric Pierucci, cadre dirigeant d’Alstom, est arrêté en avril 2013 aux États-Unis, Patrick Kron (PDG d’Alstom) négocie avec la direction de GE la cession de la branche énergie du groupe en 2014 sur fond de promesse américaine d’abandonner les poursuites contre Alstom et ses cadres dirigeants, Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif, préfère d’abord un rapprochement entre Alstom et Siemens et accuse Patrick Kron de négocier dans son dos. Alors que les négociations avec Siemens sont abandonnées, Arnaud Montebourg se rallie à l’option GE tout en cherchant une solution pour maintenir les activités nucléaires sous pavillon français. Nommé le 26 août 2014, Emmanuel Macron valide la cession de toute la branche énergie d’Alstom à GE en novembre 2014. La même semaine, Frédéric Pierucci est libéré sous caution aux États-Unis. Un proche de Macron est alors nommé à la tête de général électricque en France. Il n’y a donc pas lieu de se glorifier de ce retour car l’abandon des turbines aux Américains a constitué une grave erreur stratégique. En plus on impose le rachat à EDF qui n’a ni les compétences ni les moyens financiers.

Retour en France tourmenté et coûteux des turbines des centrales nucléaires

Retour en France tourmenté et coûteux des turbines  des centrales nucléaires

D’une certaine manière Macon est particulièrement gonflé de se prévaloir du retour en France des turbines des centrales nucléaires. Des équipements stratégiques d’Alstom qui ont été bradés à General Electric puis que la société américaine a abandonné pour être rachetées par EDF (contre son avis).  Une opération à la fois tourmentée et très coûteuse liée aussi au lien particulier de Macron avec General Electric et les affaires de corruption

En 2014, GE rachète la branche énergie d’Alstom dans un contexte où l’entreprise française était engluée dans des affaires de corruption à l’étranger. Succinctement, Frédéric Pierucci, cadre dirigeant d’Alstom, est arrêté en avril 2013 aux États-Unis, Patrick Kron (PDG d’Alstom) négocie avec la direction de GE la cession de la branche énergie du groupe en 2014 sur fond de promesse américaine d’abandonner les poursuites contre Alstom et ses cadres dirigeants, Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif, préfère d’abord un rapprochement entre Alstom et Siemens et accuse Patrick Kron de négocier dans son dos. Alors que les négociations avec Siemens sont abandonnées, Arnaud Montebourg se rallie à l’option GE tout en cherchant une solution pour maintenir les activités nucléaires sous pavillon français. Nommé le 26 août 2014, Emmanuel Macron valide la cession de toute la branche énergie d’Alstom à GE en novembre 2014. La même semaine, Frédéric Pierucci est libéré sous caution aux États-Unis. Un proche de Macron est alors nommé à la tête de général électricque en France. Il n’y a donc pas lieu de se glorifier de ce retour car l’abandon des turbines aux Américains a constitué une grave erreur stratégique. En plus on impose le rachat à EDF qui n’a ni les compétences ni les moyens financiers.

Nucléaire : 6 milliards pour prolonger les centrales

Nucléaire :  6 milliards  pour prolonger les centrales

EDF a emprunté de l’ordre de 6 milliards d’euros pour prolonger la vie des centrales nucléaires dont la durée de 30 à 40 ans pourra aller jusqu’à 60 ans et même davantage. Le fournisseur d’énergie a annoncé ce lundi « la signature de prêts bancaires verts ». D’un montant d’environ 5,8 milliards d’euros, ils doivent servir « au refinancement des investissements dans les réacteurs nucléaires existants en France dans le cadre de l’extension de leur durée de vie », a commenté EDF dans un communiqué

Grâce à ces fonds, EDF espère allonger la durée de vie de ses réacteurs nucléaires jusqu’à 60 ans, voire plus. Et ce, alors que celle moyenne des centrales françaises est située entre 30 et 40 ans… bien qu’à l’origine, les réacteurs français ont été autorisés à fonctionner sans limite de durée. Aujourd’hui, le parc nucléaire français compte 56 réacteurs, lesquels ont été mis en service entre 1979 et 2002.

Déjà, en 2015, EDF avait lancé le « grand carénage », un vaste programme pour moderniser et prolonger la vie de ses centrales, dont le coût cumulé s’élevait à 66 milliards d’euros pour ses première (2015-2021) et seconde phases (2022-2028), selon une estimation fournie par EDF en mars 2023.

Les investissements verts réalisés par EDF ne sont donc pas le fruit du hasard. Ils figurent dans le Green Financing Framework de l’entreprise, un cadre définissant les activités de l’énergéticien français (électricité renouvelable ou nucléaire, efficacité énergétique…) compatibles avec la taxonomie verte européenne. Ce système de classification a été mis en place par l’UE pour mobiliser les investissements privés vers des activités économiques considérées comme durables sur le plan environnemental.

Pour rappel, en juillet 2022, le Parlement européen a officiellement inscrit le nucléaire et le gaz parmi les énergies « durables » contribuant à la lutte contre le changement climatique, une décision controversée qui avait provoqué la colère des écologistes.

 

 

Energies-Des centrales solaires dans l’espace ?

Energies-Des centrales solaires dans l’espace ?

Dans les prochaines années, le nombre de panneaux photovoltaïques en orbite autour de la Terre risque de se multiplier. Après Solaris – projet de l’Agence spatiale européenne d’installation de panneaux solaires dans l’espace à l’horizon 2040 – le Japon essaie de devancer tout le monde. Des chercheurs de l’université de Kyoto et de l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise (Jaxa) comptent tester pour la première fois la transmission d’électricité depuis des satellites en orbite vers la Terre d’ici 2025, explique le quotidien japonais Nikkei Asia

« Si nous pouvons démontrer notre technologie avant le reste du monde, ce sera également un outil de négociation pour le développement spatial avec d’autres pays » a déclaré au journal japonais, le professeur Naoki Shinohara de l’Université de Kyoto à la tête du projet depuis 2009.

 

L’expérience prévue par l’équipe japonaise se base sur le même mécanisme que celui envisagé par Solaris. « L’idée de base est simple : construire une centrale solaire en orbite géostationnaire pour recueillir la lumière du Soleil, convertir l’énergie en électricité solaire, puis la diriger via des micro-ondes ou des faisceaux laser vers des antennes réceptrices sur Terre », expliquait déjà en 2014, le quotidien anglophone japonais, The Japan Times .

 

En cas de réussite, l’agence spatiale japonaise prévoit une mise en fonctionnement du système pour 2030. Sur son site, la Jaxa assure que son système d’énergie solaire spatiale peut fonctionner 24 heures sur 24 et indépendamment de la météo car les micro-ondes utilisées pour transférer l’énergie passent au travers des nuages. Autre avantage avancé, leur système ne produit pas de gaz à effet de serre et ne nécessite pas non plus de combustibles fossiles.

 

 

Des centrales solaires dans l’espace ?

Des centrales solaires dans l’espace ?

Dans les prochaines années, le nombre de panneaux photovoltaïques en orbite autour de la Terre risque de se multiplier. Après Solaris – projet de l’Agence spatiale européenne d’installation de panneaux solaires dans l’espace à l’horizon 2040 – le Japon essaie de devancer tout le monde. Des chercheurs de l’université de Kyoto et de l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise (Jaxa) comptent tester pour la première fois la transmission d’électricité depuis des satellites en orbite vers la Terre d’ici 2025, explique le quotidien japonais Nikkei Asia

« Si nous pouvons démontrer notre technologie avant le reste du monde, ce sera également un outil de négociation pour le développement spatial avec d’autres pays » a déclaré au journal japonais, le professeur Naoki Shinohara de l’Université de Kyoto à la tête du projet depuis 2009.

 

L’expérience prévue par l’équipe japonaise se base sur le même mécanisme que celui envisagé par Solaris. « L’idée de base est simple : construire une centrale solaire en orbite géostationnaire pour recueillir la lumière du Soleil, convertir l’énergie en électricité solaire, puis la diriger via des micro-ondes ou des faisceaux laser vers des antennes réceptrices sur Terre », expliquait déjà en 2014, le quotidien anglophone japonais, The Japan Times .

 

En cas de réussite, l’agence spatiale japonaise prévoit une mise en fonctionnement du système pour 2030. Sur son site, la Jaxa assure que son système d’énergie solaire spatiale peut fonctionner 24 heures sur 24 et indépendamment de la météo car les micro-ondes utilisées pour transférer l’énergie passent au travers des nuages. Autre avantage avancé, leur système ne produit pas de gaz à effet de serre et ne nécessite pas non plus de combustibles fossiles.

 

 

Centrales Nucléaires : nouvelle dérive du cout des EPR

Centrales Nucléaires : nouvelle dérive du cout des EPR

La facture du nouveau nucléaire français aurait bondi de 30% en 3 ans, selon le quotidien Les Échos. Il faudrait aujourd’hui Compter 62 milliards au lieu de 52 pour les 10 EPR prévus. La première estimation donnée en 2021 pour la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires EPR2, estimait le coût de ce vaste chantier à 51,7 milliards d’euros. Bref on s’oriente doucement vers un coût moyen de 10 milliards par EPR…..et encore. En cause, les taux d’intérêt, l’inflation mais aussi la perte de maîtrise technique et financière de l’EDF.

 

Le renchérissement du coût des EPR est quasiment devenu la norme. Ceux d’Hinkley Point en Grande-Bretagne devraient coûter 33 milliards d’euros de plus que prévu. Celui d’Olkiluoto en Finlande a démarré avec douze ans de retard et un surcoût de 8 milliards, quand celui de Flamanville en Normandie devrait entrer en production avec douze ans de retard et une facture en hausse de 10 milliards.

Pour les EPR2, EDF entend bien maîtriser cet aspect des choses. Cela passe par la volonté du groupe d’établir d’abord un design détaillé des réacteurs avant d’en commencer la construction. L’expérience a démontré que les changements effectués pendant le chantier avaient un coût exorbitant.

Production d’ électricité–Prolongation des centrales nucléaires

Production d’ Électricité–Prolongation des centrales nucléaires

À l’origine des centrales nucléaires été conçues pour être exploitées pendant au moins 40 ans mais l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a autorisé la prolongation des plus vieux réacteurs jusqu’à 50 ans; EDF table désormais sur une durée de vie de 60 ans au moins .

Pour prolonger la durée de vie des centrales nucléaires Une concertation publique a été lancée ce 18 janvier, par le Haut Comité pour la transparence et l’information pour la sécurité nucléaire (HCTISN). Elle porte sur «les conditions de sûreté pour poursuivre le fonctionnement des vingt réacteurs de 1300 MW, après quarante ans». Chacun peut y participer.

La liste des installations concernées comportant ces autres types de réacteurs comprend deux réacteurs à Flamanville, deux à Penly, deux à Golfech ou encore quatre à Cattenom. Cette concertation marque le début du processus qui doit aboutir à prolonger l’exploitation de ces installations jusqu’à cinquante, soixante ans, ou même 80 ans comme aux États-Unis par exemple

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Électricité–Prolongation des centrales nucléaires

Électricité–Prolongation des centrales nucléaires

À l’origine des centrales nucléaires été conçues pour être exploitées pendant au moins 40 ans mais l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a autorisé la prolongation des plus vieux réacteurs jusqu’à 50 ans; EDF table désormais sur une durée de vie de 60 ans au moins .

Pour prolonger la durée de vie des centrales nucléaires Une concertation publique a été lancée ce 18 janvier, par le Haut Comité pour la transparence et l’information pour la sécurité nucléaire (HCTISN). Elle porte sur «les conditions de sûreté pour poursuivre le fonctionnement des vingt réacteurs de 1300 MW, après quarante ans». Chacun peut y participer.

La liste des installations concernées comportant ces autres types de réacteurs comprend deux réacteurs à Flamanville, deux à Penly, deux à Golfech ou encore quatre à Cattenom. Cette concertation marque le début du processus qui doit aboutir à prolonger l’exploitation de ces installations jusqu’à cinquante, soixante ans, ou même 80 ans comme aux États-Unis par exemple

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Prolongation des centrales nucléaires

Prolongation des centrales nucléaires

À l’origine des centrales nucléaires été conçues pour être exploitées pendant au moins 40 ans mais l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a autorisé la prolongation des plus vieux réacteurs jusqu’à 50 ans; EDF table désormais sur une durée de vie de 60 ans au moins .

Pour prolonger la durée de vie des centrales nucléaires Une concertation publique a été lancée ce 18 janvier, par le Haut Comité pour la transparence et l’information pour la sécurité nucléaire (HCTISN). Elle porte sur «les conditions de sûreté pour poursuivre le fonctionnement des vingt réacteurs de 1300 MW, après quarante ans». Chacun peut y participer.

La liste des installations concernées comportant ces autres types de réacteurs comprend deux réacteurs à Flamanville, deux à Penly, deux à Golfech ou encore quatre à Cattenom. Cette concertation marque le début du processus qui doit aboutir à prolonger l’exploitation de ces installations jusqu’à cinquante, soixante ans, ou même 80 ans comme aux États-Unis par exemple

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Transition énergétique : la ministre confirme le nombre de 14 nouvelles centrales EPR

Transition énergétique : la ministre confirme le nombre de 14 nouvelles centrales EPR

14 nouvelles centrales nucléaires Et peut-être davantage seront actés dans le projet de loi relatif à la souveraineté énergétique qu’Agnès Pannier-Runacher présentera d’ici quelques semaines en Conseil des ministres.

La rédaction du texte «reste neutre technologiquement», a assuré la ministre, selon qui, pour faire passer en France de plus de 60% à 40% en 2035 la part des énergies fossiles dans le mix énergétique, «il s’agit d’engager, après 2026, des constructions supplémentaires représentant 13 gigawatts». Une puissance qui correspond «à la puissance de huit EPR, sans graver dans le marbre telle ou telle technologie», a affirmé la ministre.
Le texte, toutefois, «rompt avec la précédente loi de programmation, qui réduisait à 50% la part du nucléaire dans le mix électrique d’ici à 2025», a indiqué la ministre qui n’a pas fermé la porte au fait d’aller encore plus loin, qualifiant de «bon objet de discussion avec les parlementaires» un objectif au-delà de ces 14 EPR.

Parmi les autres mesures portées par ce projet de loi, la ministre mentionne deux volets consacrés à la «régulation des prix» et à la «protection des consommateurs», qui prévoient notamment l’obligation pour les fournisseurs de «transmettre un échéancier mensuel et une estimation annuelle à chaque changement de contrat», ainsi que des sanctions plus rapides pour «les fournisseurs voyous». Par ailleurs, la ministre a indiqué que la question des infrastructures de recyclage des combustibles nucléaires serait au menu du prochain Conseil de politique nucléaire (CPN), prévu en janvier, n’excluant pas de «construire de nouvelles capacités».

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Agnès Pannier-Runacher
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Politique monétaire– L’orthodoxie financière des Banques centrales en cause

Politique monétaire– L’orthodoxie financière des Banques centrales en cause


Pour les partisans de l’orthodoxie financière, il n’y a pas de doute: seul le relèvement des taux d’intérêt peut contribuer à lutter contre l’inflation. C’est souvent la position de la Banque de France. Le problème est que la science économique est une science molle et approximative et que les lois d’hier sont souvent remises en question par la complexité des problématiques et leur évolution rapide.

Il faut dire que les différents responsables de la Banque de France sont souvent plus près des intérêts de l’Allemagne que de ceux de la France. Relever en effet à nouveau les taux d’intérêt, c’est prendre le risque de tuer définitivement la petite perspective très hypothétique de croissance notamment en 2024.

Pour l’instant, on prévoit en effet uniquement une augmentation de l’activité de l’ordre de 1 %. Un pronostic par ailleurs fragile avec l’évolution de la guerre en Ukraine et des événements au Proche-Orient. En outre et surtout, il se pourrait bien que l’outil magique des taux d’intérêt ne serve pas la lutte contre l’inflation mais au contraire l’alimente. Voire à cet égard toutes les perspectives d’augmentation des tarifs de produits et services en 2024. En effet par anticipation, nombre de produits et services voient leurs tarifs progresser dans la perspective du renchérissement du coût de l’argent.

En septembre, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999.

« Une décision difficile » face à un contexte économique incertain. Telles sont les conditions dans lesquelles la Banque centrale européenne a décidé de relever son taux directeur le 14 septembre dernier. Des coulisses décrites dans un compte-rendu de réunion de la BCE publié ce jeudi, et consulté par l’AFP. D’après celui-ci, le choix d’augmenter les taux ou faire une pause était assujetti à « des considérations tactiques » aux impacts multiples.

Lors de cette réunion, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999. Depuis juillet 2022, c’est la dixième fois d’affilée que l’institution de Francfort effectue ce geste. Ce, dans un contexte d’inflation en baisse en zone euro mais encore appelée à durer.

D’après le document, les partisans d’une pause ont, durant cette réunion, donné de la voix, arguant notamment qu’une nouvelle hausse des taux « risquait de répéter la situation qui s’était produite en 2011 », lorsque des hausses avaient dû être « rapidement inversées », au début de la crise de la dette souveraine.

Banques centrales: Des marges de manœuvre étroites et inquiétantes

Banques centrales: Des marges de manœuvre étroites et inquiétantes


Après plus d’un an de hausses, le relèvement des taux directeurs des banques centrales marque une pause. Fin octobre, la Réserve fédérale américaine (Fed) ainsi que la Banque centrale européenne (BCE) ont ainsi décidé de laisser leurs principaux taux à leur niveau de juillet, à savoir respectivement 5,5 % et 4,5 %. Le relèvement des taux entamé mi-2022 était motivé par la nécessité de contenir l’inflation qui a fait son grand retour après l’épidémie de Covid-19. En prêtant plus cher aux banques commerciales qui se financent auprès des banques centrales, le crédit devient plus cher pour les entreprises et les ménages, ce qui ralentit l’investissement et la consommation et rééquilibre l’offre et la demande pour peser sur le niveau des prix. Or, sur le front de l’inflation, on a constaté un ralentissement ces dernières semaines. Au mois d’octobre, les prix n’ont augmenté que de 2,9 % sur un an dans la zone euro contre 4,3 % en septembre. Aux États-Unis, l’inflation est restée stable à 3,7 % sur un an en septembre mais montre des signes de ralentissement.

par
Irina Zviadadze
Associate Professor of Finance, HEC Paris Business School dans The Conversation

Est-ce que cela signifie que les politiques monétaires sont en bonne voie pour atteindre leurs objectifs, à savoir un taux de 2 % des côtés de l’Atlantique ? La réponse est plus nuancée. En effet, les banques centrales ne considèrent pas encore que l’épisode de forte inflation est terminé. Le 1er novembre, le président de la Fed, Jerome Powell, a par exemple averti qu’une baisse durable « prendra du temps ». Depuis juillet dernier, la croissance américaine a ainsi accéléré tandis que l’inflation refluait, deux tendances que les grands argentiers ne pensaient pas observer simultanément.

Cette prudence peut notamment s’expliquer par la manière dont les banques centrales prennent leurs décisions. Les politiques monétaires se fondent sur des règles et des écarts par rapport à ces règles. La règle de Taylor, par exemple, suggère que le taux d’intérêt d’équilibre se situe 2 % au-dessus du taux annuel d’inflation, et que la banque centrale doit baisser ou relever ses taux d’intérêt en fonction de l’écart du taux d’inflation et du taux de croissance réel du PIB par rapport à leurs cibles.

Cependant, toutes les décisions des banques centrales ne sont pas guidées par des règles ; elles reposent également sur leur pouvoir discrétionnaire. Ces décisions hors règles peuvent refléter un conflit entre des pressions politiques à court terme et les objectifs économiques à long terme ou encore constituer une réponse exceptionnelle à une crise.

Naturellement, ce pouvoir discrétionnaire implique une nouvelle source d’incertitude et de risque pour l’économie, comme nous avons pu le constater dans nos récentes recherches. Par exemple, en ce qui concerne une obligation d’État à 10 ans, 20 % du montant de la prime de risque peut être attribué à la politique discrétionnaire. Or, plus les primes de risque sont élevées, plus le coût des emprunts l’est, avec un risque accru que les particuliers et les entreprises se soustraient au remboursement de leurs prêts.

Cette incertitude affecte donc les dépenses et les emprunts. Surtout que, comme le montrent nos travaux, les décisions qui s’appuient davantage sur le volet discrétionnaire que sur les règles présentent des effets plus favorables en termes de croissance.

Autrement dit, si la pause dans la hausse des taux observée ces dernières semaines est d’abord motivée par des éléments discrétionnaires, le rythme de croissance pourrait rester soutenu aux États-Unis dans les prochains mois – avec des conséquences encore incertaines sur le niveau de l’inflation. On comprend mieux dans ce contexte la prudence de la Fed.

Economie et finances: L’orthodoxie financière des banques centrales en cause

Economie et finances: L’orthodoxie financière des banques centrales en cause


Pour les partisans de l’orthodoxie financière, il n’y a pas de doute: seul le relèvement des taux d’intérêt peut contribuer à lutter contre l’inflation. C’est souvent la position de la Banque de France. Le problème est que la science économique est une science molle et approximative et que les lois d’hier sont souvent remises en question par la complexité des problématiques et leur évolution rapide.

Il faut dire que les différents responsables de la Banque de France sont souvent plus près des intérêts de l’Allemagne que de ceux de la France. Relever en effet à nouveau les taux d’intérêt, c’est prendre le risque de tuer définitivement la petite perspective très hypothétique de croissance notamment en 2024.

Et ce n’est sans doute pas par hasard si la banque centrale européenne et la banque centrale américaine vienne de décider du statu quo en matière de taux d’intérêt justement pour tenir compte du très net tassement de la croissance internationale qui se dirige tout droit vers la stagnation voire la régression.

Pour l’instant, on prévoit en effet uniquement une augmentation de l’activité de l’ordre de 1 %. Un pronostic par ailleurs fragile avec l’évolution de la guerre en Ukraine et des événements au Proche-Orient. En outre et surtout, il se pourrait bien que l’outil magique des taux d’intérêt ne serve pas la lutte contre l’inflation mais au contraire l’alimente. Voire à cet égard toutes les perspectives d’augmentation des tarifs de produits et services en 2024. En effet par anticipation, nombre de produits et services voient leurs tarifs progresser dans la perspective du renchérissement du coût de l’argent.

En septembre, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999.

« Une décision difficile » face à un contexte économique incertain. Telles sont les conditions dans lesquelles la Banque centrale européenne a décidé de relever son taux directeur le 14 septembre dernier. Des coulisses décrites dans un compte-rendu de réunion de la BCE publié ce jeudi, et consulté par l’AFP. D’après celui-ci, le choix d’augmenter les taux ou faire une pause était assujetti à « des considérations tactiques » aux impacts multiples.

Lors de cette réunion, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999. Depuis juillet 2022, c’est la dixième fois d’affilée que l’institution de Francfort effectue ce geste. Ce, dans un contexte d’inflation en baisse en zone euro mais encore appelée à durer.

D’après le document, les partisans d’une pause ont, durant cette réunion, donné de la voix, arguant notamment qu’une nouvelle hausse des taux « risquait de répéter la situation qui s’était produite en 2011 », lorsque des hausses avaient dû être « rapidement inversées », au début de la crise de la dette souveraine.

Taux d’intérêt: L’orthodoxie financière des banques centrales en cause

Taux d’intérêt: L’orthodoxie financière des banques centrales en cause


Pour les partisans de l’orthodoxie financière, il n’y a pas de doute: seul le relèvement des taux d’intérêt peut contribuer à lutter contre l’inflation. C’est souvent la position de la Banque de France. Le problème est que la science économique est une science molle et approximative et que les lois d’hier sont souvent remises en question par la complexité des problématiques et leur évolution rapide.

Il faut dire que les différents responsables de la Banque de France sont souvent plus près des intérêts de l’Allemagne que de ceux de la France. Relever en effet à nouveau les taux d’intérêt, c’est prendre le risque de tuer définitivement la petite perspective très hypothétique de croissance notamment en 2024.

Et ce n’est sans doute pas par hasard si la banque centrale européenne et la banque centrale américaine vienne de décider du statu quo en matière de taux d’intérêt justement pour tenir compte du très net tassement de la croissance internationale qui se dirige tout droit vers la stagnation voire la régression.

Pour l’instant, on prévoit en effet uniquement une augmentation de l’activité de l’ordre de 1 %. Un pronostic par ailleurs fragile avec l’évolution de la guerre en Ukraine et des événements au Proche-Orient. En outre et surtout, il se pourrait bien que l’outil magique des taux d’intérêt ne serve pas la lutte contre l’inflation mais au contraire l’alimente. Voire à cet égard toutes les perspectives d’augmentation des tarifs de produits et services en 2024. En effet par anticipation, nombre de produits et services voient leurs tarifs progresser dans la perspective du renchérissement du coût de l’argent.

En septembre, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999.

« Une décision difficile » face à un contexte économique incertain. Telles sont les conditions dans lesquelles la Banque centrale européenne a décidé de relever son taux directeur le 14 septembre dernier. Des coulisses décrites dans un compte-rendu de réunion de la BCE publié ce jeudi, et consulté par l’AFP. D’après celui-ci, le choix d’augmenter les taux ou faire une pause était assujetti à « des considérations tactiques » aux impacts multiples.

Lors de cette réunion, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999. Depuis juillet 2022, c’est la dixième fois d’affilée que l’institution de Francfort effectue ce geste. Ce, dans un contexte d’inflation en baisse en zone euro mais encore appelée à durer.

D’après le document, les partisans d’une pause ont, durant cette réunion, donné de la voix, arguant notamment qu’une nouvelle hausse des taux « risquait de répéter la situation qui s’était produite en 2011 », lorsque des hausses avaient dû être « rapidement inversées », au début de la crise de la dette souveraine.

Inflation- L’orthodoxie financière des Banques centrales en cause

Inflation- L’orthodoxie financière des Banques centrales en cause


Pour les partisans de l’orthodoxie financière, il n’y a pas de doute: seul le relèvement des taux d’intérêt peut contribuer à lutter contre l’inflation. C’est souvent la position de la Banque de France. Le problème est que la science économique est une science molle et approximative et que les lois d’hier sont souvent remises en question par la complexité des problématiques et leur évolution rapide.

Il faut dire que les différents responsables de la Banque de France sont souvent plus près des intérêts de l’Allemagne que de ceux de la France. Relever en effet à nouveau les taux d’intérêt, c’est prendre le risque de tuer définitivement la petite perspective très hypothétique de croissance notamment en 2024.

Pour l’instant, on prévoit en effet uniquement une augmentation de l’activité de l’ordre de 1 %. Un pronostic par ailleurs fragile avec l’évolution de la guerre en Ukraine et des événements au Proche-Orient. En outre et surtout, il se pourrait bien que l’outil magique des taux d’intérêt ne serve pas la lutte contre l’inflation mais au contraire l’alimente. Voire à cet égard toutes les perspectives d’augmentation des tarifs de produits et services en 2024. En effet par anticipation, nombre de produits et services voient leurs tarifs progresser dans la perspective du renchérissement du coût de l’argent.

En septembre, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999.

« Une décision difficile » face à un contexte économique incertain. Telles sont les conditions dans lesquelles la Banque centrale européenne a décidé de relever son taux directeur le 14 septembre dernier. Des coulisses décrites dans un compte-rendu de réunion de la BCE publié ce jeudi, et consulté par l’AFP. D’après celui-ci, le choix d’augmenter les taux ou faire une pause était assujetti à « des considérations tactiques » aux impacts multiples.

Lors de cette réunion, les gardiens de l’euro ont décidé à une « solide majorité » de relever les taux d’intérêt à 4,5%, son plus haut niveau depuis 1999. Depuis juillet 2022, c’est la dixième fois d’affilée que l’institution de Francfort effectue ce geste. Ce, dans un contexte d’inflation en baisse en zone euro mais encore appelée à durer.

D’après le document, les partisans d’une pause ont, durant cette réunion, donné de la voix, arguant notamment qu’une nouvelle hausse des taux « risquait de répéter la situation qui s’était produite en 2011 », lorsque des hausses avaient dû être « rapidement inversées », au début de la crise de la dette souveraine.

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