Archive pour le Tag 'centrale'

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Centrales électriques : fin du charbon

Centrales électriques : fin du charbon

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En apparence une grande décision écologique pourtant, le charbon  ne représente pas grand-chose en France ;  en effet,  la production d’électricité est surtout assurée  par les centrales nucléaires (77 % de l’électricité). En outre, la plupart des quelques centrales à charbon qui subsistent et qui ne fournissent que quelques pour cent de l’électricité aurait dû être mise aux normes. Du coup, on va définitivement tuer la filière charbon en augmentant la redevance carbone. La France pourra donc s’enorgueillir d’avoir des centrales moins polluantes en matière de CO2. Une différence de taille au plan mondial ou le charbon fournit plus de 40 % de l’électricité (44 % par exemple en Allemagne). Une décision écologique qui de fait renforce encore davantage la stratégie du nucléaire. Ségolène Royal a donc sonné la fin prochaine des cinq dernières centrales au charbon de France en adoptant les conclusions d’une mission sur le prix du carbone confiée au président d’Engie Gérard Mestrallet, à l’économiste Alain Granjean et à l’ex-ministre Pascal Canfin. Leur rapport propose de concentrer sur les centrales au charbon la mise en place unilatérale d’un prix plancher national du carbone, annoncée au début de l’année. Ce prix plancher, instauré au 1er janvier 2017, sera d’environ 30 euros la tonne, niveau auquel le gaz, moins émetteur de CO2, et les énergies renouvelables deviennent compétitives par rapport au charbon, confirme le ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer. « Je retiens la proposition de la mission de le concentrer sur les centrales à charbon de sorte que le gain environnemental soit significatif, tout en préservant la sécurité du système électrique », a expliqué lundi Ségolène Royal. La mise en place d’un prix plancher permettra à la France d’attendre l’instauration au niveau européen d’un « corridor de prix du carbone », un peu sur le modèle du « serpent monétaire », qui limitait la volatilité des changes avant l’euro. La mission Mestrallet-Granjean-Canfin propose de borner ce corridor par un prix plancher de 20 à 30 euros la tonne en 2020 et d’un prix plafond de 50 euros. Cela permettrait de ne pas mettre sur le marché des quotas d’émission de CO2 si le prix minimum n’est pas atteint lors des enchères. Prix plancher et plafond seraient augmentés chaque année de 5 à 10% pour que le prix minimum atteigne 50 euros en 2030. L’objectif est de permettre à la France et à l’Union européenne de respecter leurs engagements en matière de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre. La ministre de l’Environnement estime à près d’un milliard d’euros par an, au lieu de 315 millions en 2015, les revenus que pourrait percevoir la France grâce aux ventes aux enchères de quotas d’émission avec un prix du carbone européen d’au moins 20 euros par tonne.

(Avec Reuters)

Nouvelle critique de l’Allemagne contre la banque centrale européenne

Nouvelle critique de l’Allemagne contre la banque centrale européenne

 

Une nouvelle fois l’Allemagne met en cause le laxisme de la banque centrale européenne et considère que la politique accommodante de Draghi (taux,  rachat d’actifs etc.,) va à l’encontre des réformes structurelles qui doivent être effectuées dans de nombreux pays. Angela Merkel a directement critiqué mercredi la politique de taux ultra-bas pratiqués par la BCE. « Il y a encore trop de banques en situation de faiblesse en Europe et les taux d’intérêt bas (…) vont avoir tendance à aggraver le problème dans les années à venir », a prévenu la chancelière allemande lors d’une conférence à Düsseldorf organisée par les Caisses d’épargne allemandes. Elle a ajouté que les dirigeants politiques devaient réaliser de nouvelles réformes structurelles pour générer de la croissance et des investissements privés, ce qui permettrait aux banques centrales de resserrer leurs politiques monétaires. Plus généralement, la politique monétaire de la BCE est mal vécue en Allemagne – pays d’épargne – où elle est accusée de ruiner les nombreux épargnants. Allant dans ce sens, le président de la Fédération des Caisses d’épargne a ajouté que si l’environnement de taux restait aussi faible, « des prélèvements [sur les dépôts] des particuliers seraient guère évitables ». Pour répondre à ces critiques, le président de la BCE, Mario Draghi, a donné une interview à paraître jeudi dans le Bild, le quotidien le plus lu d’Allemagne. « Les gens peuvent avoir de l’influence sur ce que leurs économies leur rapportent même en période de taux d’intérêt bas. Ils n’ont qu’à ne pas conserver l’argent sur des comptes d’épargne. Ils peuvent l’investir d’autres façons », a-t-il insisté. Il a rappelé que les Etats-Unis avaient traversé une période de sept années de taux d’intérêt à zéro et que leur système financier fonctionnait néanmoins toujours. « Les taux d’intérêt sont bas parce que la croissance est faible et l’inflation est trop basse (…) Si nous relevons les taux maintenant, cela serait mauvais pour l’économie et déclencherait de la déflation, du chômage et une récession », a mis en garde le banquier central.

« Il faut faire la centrale nucléaire britannique » (Pierre Gadonneix)

« Il faut faire la centrale nucléaire britannique » (Pierre Gadonneix)

Cri du cœur de l’ancien PDG d’EDF, Pierre Gadonneix: il faut faire la centrale nucléaire britannique. Pas étonnant de la part d’un des représentants du lobby nucléaire. Outre le fait qu’on peut s’interroger plus que sérieusement sur la gestion des risques, on peut être surpris que l’ancien patron d’EDF passe sous silence la situation financière catastrophique de l’entreprise. Un oubli sans doute mais qui témoigne bien de la philosophie de gestion qui a prévalu jusqu’ici à EDF (interviews JDD)

 

 

Pierre Gadonneix

 

Quel hiatus! Quel aveuglement! Je reste stupéfait de la frilosité qui se manifeste à propos des EPR d’Hinkley Point, alors que la France reste en matière d’énergie un exemple mondialement reconnu. Il y a quelques jours encore, j’ai entendu le responsable d’une conférence internationale expliquer que notre politique énergétique historique reste une référence qui a permis de concilier réduction des émissions de C02, indépendance énergétique et électricité à bas prix. Au début des années 2000, j’ai reçu le témoignage d’admiration du Premier ministre chinois envers la France qui avait su construire plus de 58 tranches en quinze ans, soit le double de ce que faisait alors la Chine.

 

« Il y a des risques. Mais ils sont parfaitement maîtrisés »

 

Malgré cela, notre pays ne bruisse que de remises en cause de cette politique et d’incompréhensibles polémiques se focalisent sur Hinkley Point. Ce projet est une preuve de la pertinence de notre modèle et l’opportunité historique de redonner à la filière nucléaire française tous les atouts pour gagner une compétition internationale féroce. Comme tout programme industriel de cette taille, il y a des risques. Mais ils sont parfaitement maîtrisés : ce projet est arrivé à pleine maturité, aux plans financier comme technologique. S’en priver serait un gâchis : si EDF et Areva ne construisent pas Hinkley Point, d’autres le feront, les Coréens peut-être, les Russes sans doute. La filière nucléaire française aurait perdu ses chances de rivaliser au niveau mondial.

Seuls six pays et opérateurs peuvent prétendre développer un modèle nouveau de centrale : la France, les États-Unis, le Japon, la Corée, la Russie et la Chine. Aujourd’hui, la France n’est engagée que dans quatre des 70 réacteurs en construction dans le monde, dont plus de la moitié en Chine, Russie et Inde. Après Flamanville et avant le renouvellement à venir du parc français, Hinkley Point est le seul projet accessible en Europe pour EDF et Areva qui, sans nouveau projet industriel, n’auront plus d’activité de construction d’usines nouvelles pendant plus de dix ans, perdront leurs compétences et cesseront d’attirer les talents.

« Un gâchis inadmissible »

Le gâchis serait d’autant plus inadmissible que tout concourt à soutenir le lancement de ces réacteurs. Le programme technologique est abouti : les équipes d’EDF et d’Areva, fortes de leurs compétences enfin réunies, ont les moyens d’y parvenir dans les meilleures conditions. Les pouvoirs publics soutiennent activement le projet, et c’est essentiel puisque son financement passe nécessairement par l’engagement de l’État. Les investissements lourds que doit mettre en œuvre EDF impliquent une visibilité à moyen terme que seule la puissance publique peut assurer à travers la régulation et des contributions financières partagées. Les gouvernements britanniques successifs ont le courage de s’engager à long terme sur des tarifs économiquement sains. La Commission européenne vient de donner son feu vert… Bref, qu’attend-on pour mettre en œuvre ce projet qui donnera à la filière nucléaire française les clés de l’avenir?

Fermeture de la centrale de Fessenheim : contradiction et enfumage

Fermeture de la centrale de Fessenheim : contradiction et enfumage

Emmanuelle Cosse, nouvelle ministre du logement, lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI a prédit  la fermeture de la centrale de Fessenheim pour cette année. « Le président de la République s’est engagé à fermer Fessenheim d’ici la fin 2016. C’est ça, la date », a martelé Emmanuelle Cosse. « Le plus judicieux est de fermer cette centrale cette année », a estimé la ministre du Logement en évoquant notamment l’ancienneté de cette centrale, sa position non loin des frontières avec l’Allemagne et la Suisse, ainsi que les « pannes à répétition, quasiment chaque semaine » qui y surviennent. Une prise de position qui traduit les contradictions du gouvernement sur ce sujet. De son côté,  l’inénarrable Ségolène n’en finit pas de se contredire sur le dossier de la centrale de Fessenheim. D’abord, comme Hollande, pour la fermeture avant 207, elle a ensuite affirmé que le délai était reporté en 2018 et maintenant met en demeure EDF de déposer le dossier de fermeture avant fin juin 2016. Ce qui de toute manière ne changera rien, la fermeture éventuelle ne pourra pas être effective avant 2018 ; Plus exactement avant avril 2020 suite à la demande d’EDF de repousser l’ouverture de la centrale de Flamanville qui doit remplacer Fessenheim. De toute manière comme la droite sera revenue au pouvoir, il y a de grandes chances que Fessenheim ne soit pas fermée ! Pour respecter le plafond de capacité de production nucléaire fixé dans la loi sur la transition énergétique, EDF s’engage «à étudier l’unique hypothèse de la fermeture des deux réacteurs 900 MW (mégawatts) de Fessenheim» (Haut-Rhin), excluant d’examiner d’autres éventuelles fermetures. «Il conviendra que le dépôt effectif de cette demande ne dépasse pas l’échéance de la fin du mois de juin 2016», répond Ségolène Royal, confirmant ainsi sa volonté de voir le processus de fermeture engagé l’an prochain pour une fermeture «effective en 2018». La fermeture de la plus ancienne centrale nucléaire française est un engagement du président de la République. La prise de position des manuels cosses intervient précisément au moment où Ségolène Royal vient de décider d’autoriser la prolongation des centrales pour 10 ans au moins. Ce qui de fait remet en cause l’engagement de campagne du chef de l’Etat.  Avec la décision de Ségolène Royal d’autoriser la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires de 10 ans, de fait la loi de transition énergétique est déjà morte. Une loi pourtant votée en août 2015 ! Cette loi prévoyait de faire tomber à 50 % en 2025 la part de l’énergie tirée du nucléaire et à 30 % en 2030 celle tirée des énergies fossiles ou encore augmenter à 32 % à horizon 2030 la part des énergies renouvelables.  : Le parc existant en France a 30 ans d’âge moyen et la durée de fonctionnement de ce parc jusqu’à 50 ans, (voire jusqu’à 60 ans. Comme le propose le PDG d’EDF).  26 des 58 réacteurs français atteindront 40 ans d’ici à 2025. En réalité pratiquement aucun réacteur français ne sera arrêté en 2025. Au contraire leur durée de vie sera prolongée de 10 à 20 ans reportant encore beaucoup plus loin la réduction de la part de l’énergie tirée du nucléaire. De toute manière les objectifs fixés dans la loi de transition énergétique étaient déjà assez illusoires et  désormais deviennent complètement utopiques d’autant que la France n’a pas mis en place une véritable stratégie de développement des énergies renouvelables à la hauteur des enjeux.

 

Une centrale solaire qui stocke le surplus d’énergie

Une centrale solaire qui stocke le  surplus d’énergie

Les centrales solaires classiques avec leurs panneaux photovoltaïques produisent de l’électricité tant qu’il y a du soleil et s’il y en a beaucoup, elles en produisent même plus que de besoin. Jusqu’à très récemment, on ne savait pas stocker cette énergie en plus. La centrale d’Alata qui vient d’être inaugurée en Corse fait elle partie de cette nouvelle génération de centrale. Elle diffère des autres unités de production solaires par ses batteries qui lui permettent justement de stocker l’énergie en surplus pour la réutiliser plus tard. Pas question malgré tout de produire de l’énergie propre sur de longues périodes comme la nuit par exemple. En revanche en cas de passage nuageux dans la journée, on a recourt à ce stockage pour pallier la chute de production. Et pour que l’alimentation du réseau en énergie solaire soit constante, la centrale d’Alata est gérée par un logiciel extrêmement perfectionné tous les jours. Il reçoit les prévisions météo par satellite et ajuste la production en fonction des besoins. Il sait plonger dans les batteries de la centrale à la minute près pour éviter les baisses de production. Les 13455 panneaux solaires de la centrale fournissent de l’électricité à 1000 foyers.

COP 21-Alstom et EDF : une centrale à charbon à Dubaï !

COP 21-Alstom et EDF : une centrale à charbon à Dubaï !

Une annonce qui faiat désordre à quelques semaines de COP 21. . Mercredi, Ségolène Royal, ministre de l’Énergie, dévoilait ainsi en avant-première sur BFM TV qu’Engie (ex-GDF Suez) ne construirait plus de nouvelles centrales à charbon. La veille, Alstom officialisait par communiqué avoir gagné le contrat de construction d’une centrale à charbon ultra-supercritique à Dubaï. Un méga-deal salué par les autorités locales : « Ces sociétés feront partie de la success story de Dubaï, l’Émirat aux ambitions sans limites. » Et une démarche pleinement assumée par la filiale de production et distribution d’électricité d’Alstom. Vendredi, un porte-parole du groupe précisait au JDD les contours de l’opération : « Nous serons le fournisseur exclusif du consortium qui a gagné l’appel d’offres sur le projet Hassyan. » D’une capacité de 1.200 mégawatts, la centrale devrait être opérationnelle en mars 2021. Un autre fournisseur français qui, lui, n’a pas « souhaité commenter » est dans la boucle : EDF Trading. La filiale de négoce de l’électricien sera chargée d’acheter et d’acheminer le minerai jusqu’à la centrale.  Les annonces des opérateurs français traduisent des stratégies radicalement différentes quand à leur mix énergétique. « Nous sommes leader sur le charbon propre à travers nos technologies de centrales ultra-supercritiques ou dotées de systèmes de captage et stockage de CO2. Nous voulons offrir à nos clients les possibilités les plus larges et les plus performantes, du fossile au renouvelable », indique-t-on chez Alstom, où l’activité charbon représente 5% du chiffre d’affaires et occupe un millier de salariés. Détenu à 33% par l’État, Engie, dont un tiers de l’activité de production d’électricité provient de centrales à charbon, a fait le pari du gaz et des énergies renouvelables pour l’avenir. Une feuille de route dictée par un prix du carbone suffisamment élevé à terme pour dissuader les opérateurs de poursuivre des activités fortement émettrices de CO2, comme les centrales à charbon.

Centrale nucléaire Flamanville : nouveau report

 

Centrale nucléaire Flamanville : nouveau report

 

Grosse manipulation pour éviter de fermer Fessenheim avec la demande de décaler encore la mise en service de Flamanville. EDF a officiellement demandé au ministère de l’Energie d’étendre de 36 mois, soit jusqu’au 11 avril 2020, le délai de mise en service de l’EPR de Flamanville, dans une lettre consultée par l’AFP, où il s’engage aussi à étudier «l’unique hypothèse» de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.  Selon le décret d’autorisation de création de l’EPR de Flamanville (Manche) adopté le 11 avril 2007, EDF avait un délai de dix ans pour mettre en service sa centrale nucléaire, mais l’électricien a reporté à fin 2018 son entrée en fonctionnement. Il devait donc demander au gouvernement une extension du délai prévu dans ce décret, chose faite le 9 octobre dernier dans une lettre signée de son PDG Jean-Bernard Lévy. Une demande dont la ministre «accuse réception», indique-t-elle dans sa réponse à l’électricien. «Ce nouveau délai permet de disposer d’une marge en cas d’aléa ne relevant pas directement du pilotage opérationnel du projet, et d’éviter ainsi, le cas échéant, une nouvelle demande de modification du décret», explique le PDG d’EDF.

 

Grèce : cri d’alarme de la banque centrale

Grèce : cri d’alarme de la banque centrale

Dans son rapport annuel sur l’économie du pays rendu public mercredi 17 juin, la banque centrale grecque  a mis en garde sur les sombres conséquences que, selon elle, entraînerait un éventuel échec des négociations. « L’incapacité à parvenir à un accord marquerait le début d’un chemin douloureux qui mènerait d’abord à un défaut de paiement de la Grèce puis, au bout du compte, à la sortie du pays de la zone euro et, très probablement, de l’Union européenne », écrit notamment la banque centrale grecque . « Une crise de la dette gérable », comme celle que traverse la Grèce depuis 2009, deviendrait, en cette hypothèse, « une crise incontrôlable, avec des risques importants pour le système bancaire et la stabilité financière », explique la banque. Et une Grèce hors de la zone euro signifierait « inflation galopante », « profonde récession », « baisse spectaculaire des niveaux de revenu, augmentation exponentielle du chômage, effondrement de tout ce que l’économie grecque a atteint depuis son adhésion à l’UE (…) ». La banque centrale grecque (qui est dirigée par Yannis Stournaras, l’ancien ministre des Finances du gouvernement de coalition droite-socialiste d’Antonis Samaras, battu au législatives de janvier par la gauche radicale Syriza) n’a pas de doute: « La Grèce se verrait reléguée au rang d’un pays pauvre de l’Europe du Sud ». C’est pourquoi, prenant un ton politique, la Banque de Grèce définit la conclusion d’un accord entre la Grèce et ses créanciers d’« impératif historique » (d’autant plus que, à son sens,  »peu de chemin reste à parcourir » vers un compromis) et appelle les deux parties à faire preuve de souplesse. Elle invite d’une part le gouvernement grec à reconnaître que l’abaissement des objectifs d’excédent primaire accepté par l’UE et le FMI lui donne « le temps nécessaire pour son ajustement budgétaire et quelques degrés de liberté supplémentaire dans la conduite de la politique budgétaire ». De l’autre, elle exhorte les créanciers à « réaffirmer et formuler en des termes plus précis leur volonté » d’octroyer à la Grèce un allègement de sa dette publique « comme initialement prévu » en 2012. En revanche, le rapport, dont l’un des objets est notamment d’établir des prévisions, affirme qu’il est impossible à l’heure actuelle d’établir « des projections sûres » sur les perspectives immédiates de l’économie grecque. Il estime néanmoins que même en cas d’accord avec les créanciers l’économie grecque, qui a de nouveau plongé en récession avec deux trimestres de PIB négatif fin 2014 et début 2015, ne devrait pas connaître mieux qu’une ligne de croissance plate ou légèrement positive en 2015.

 

Banque centrale : les Etats-Unis donne l’ exemple pour l’emploi

Banque centrale : les Etats-Unis donne l’ exemple pour l’emploi

 

Réunion aujourd’hui des grandes banques centrales et curieusement la FED va intervenir pour dire tout le bien qu’elle pense de sa politique monétaire au service de l’emploi. Un paradoxe, ce sont les Etats-Unis, pays libéral s’il en est,  qui fait la leçon  au pays plus à gauche. De fait la politique très accommodante des Etats unis a essentiellement été guidé par le souci d’améliorer l’emploi ; Un souci complètement ignoré en Europe où l’austérité et la fiscalité brutales ont en même temps croissance et emploi. Le gotha mondial des banquiers centraux se retrouvent lors de cette réunion qui est, depuis plusieurs années, suivie avec attention par les investisseurs. Cette édition 2014 revêt un caractère particulier car elle marquera la première participation des deux plus grands banquiers centraux: Janet Yellen, qui a succédé au début de l’année à Ben Bernanke à la tête de la Fed, et Mario Draghi, le patron de la Banque centrale européenne (BCE).  Les deux dirigeants sont à un carrefour de leur politique monétaire: alors que Janet Yellen doit gérer la diminution des mesures de soutien massives à l’économie et la normalisation de la politique monétaire, Mario Draghi, au contraire, fait lui face aux pressions pour prendre des mesures non conventionnelles.  Le ministre français des Finances, Michel Sapin, a ainsi, dans une tribune publiée le 14 août dernier dans Le Monde, exhorté la BCE à aller « jusqu’au bout de ses possibilités, conformément à son mandat ».  Il reste cependant peu probable que de grandes annonces soient prononcées. Les économistes de Capital Economics s’attendent ainsi à ce que l’intervention de Janet Yellen, programmée pour 16h, heure de Paris, « donne peu de signes directs concernant les perspectives sur la politique monétaire ».  Véronique Riche Flores, économiste indépendante chez RF Research, jugeait également, le 19 août dernier sur Intégrale Bourse, que le discours de Janet Yellen devrait « pour une large partie laisser de côté la problématique de la hausse des taux ».  Le thème de l’intervention de la présidente de la Fed a pour titre « la réévaluation des dynamiques du marché du travail ». Le plein emploi étant un des objectifs assignés à l’institution, Janet Yellen pourrait néanmoins donner des signes indirects, en pointant, par exemple, le nombre important de chômeurs de longue durée, où la chute de la population active aux Etats-Unis.  Mario Draghi, lui, s’exprimera à 20h30, heure de Paris. La faiblesse de la croissance dans la zone euro couplée à une inflation toujours aussi faible (0,4% en juillet) sont autant d’éléments qui pressent le patron de BCE à dégainer la dernière arme qu’il n’a pas encore utilisé: l’achat de titres de dettes. Mais il est peu probable que Mario Draghi franchisse le pas dès ce vendredi.

 

Croissance Etats-Unis : la banque centrale optimiste

Croissance Etats-Unis : la banque centrale optimiste

 

La FED est rassurée par les résultats économiques du second trimestre mais pas par le niveau du chômage encore élevé ; du coup la politique accommandante sera encore poursuivie ( en fait le contraire de ce que fait la BCE en Europe !).  La Réserve fédérale américaine s’est montrée plus optimiste sur l’état de l’économie américaine mercredi et a également pris acte d’une baisse du taux de chômage et d’une évolution du niveau d’inflation vers son objectif fixé pour le long terme. Ceci étant dit, à l’issue d’une réunion de politique monétaire étalée sur deux jours, la Fed s’est également une nouvelle fois montrée préoccupée par une situation de sous-utilisation des capacités sur le marché de travail. Ce constat l’a amenée à réaffirmer qu’il n’y avait aucune urgence à relever les taux d’intérêt. Comme prévu, la banque centrale de la première puissance économique mondiale a ramené le montant mensuel de son programme d’assouplissement quantitatif (« QE3″), censé stimuler la conjoncture, à 25 milliards de dollars, contre 35 milliards précédemment. La Fed semble ainsi bien partie pour terminer ce programme d’ici l’automne. Sur ce total de 25 milliards, 15 milliards seront désormais consacrés à des rachats d’emprunts du Trésor américain et 10 milliards à des rachats d’actifs adossés à des crédits immobiliers (MBS). « Les conditions sur le marché du travail se sont améliorées, avec une nouvelle baisse du taux de chômage. Cependant, une série d’indicateurs relatifs au marché du travail suggèrent une sous-utilisation significative des ressources », estime la Fed dans un communiqué. En matière d’inflation, le comité de politique monétaire estime désormais que « la probabilité de voir la hausse des prix à la consommation rester durablement sous les 2% a quelque peu diminué ». La Fed était précédemment d’avis que l’inflation « évoluait sous » son objectif. Certains analystes pensent que le constat d’une amélioration du marché du travail et de l’inflation ouvre la voie vers une hausse des taux plus rapidement que prévu.

 

Japon : la Banque centrale soutient l’économie

Japon : la Banque centrale soutient l’économie

 

En tachetant massivement des actifs, la Banque centrale choisit délibérément de soutenir une économie encore faiblarde. La Banque du Japon a maintenu mardi sa politique monétaire ultra-accommodante et légèrement réduit sa prévision de croissance pour l’exercice en cours afin de refléter le ralentissement des exportations et le tassement de la consommation des ménages après la hausse de la TVA en avril. Comme attendu, la banque centrale a voté à l’unanimité le maintien de sa politique instaurée en avril 2013 et qui se traduit par des rachats d’actifs de 60.000 à 70.000 milliards de yens par an (434-506 milliards d’euros), ce soutien à l’activité ayant pour objectif de revenir à un taux d’inflation de 2% l’an prochain pour en finir avec des années de déflation. Dans son communiqué, la BoJ dit s’attendre à ce que l’impact de la hausse de la TVA s’atténue progressivement et elle réaffirme son analyse d’une reprise modérée de l’économie. Elle a ajusté sa prévision de croissance pour l’exercice clos en mars 2015 à 1,0%, au lieu des 1,1% qu’elle anticipait il y a trois mois, mais sa nouvelle projection est supérieure aux 0,9% qu’attendaient en moyenne les économistes interrogés par Reuters. Elle a en revanche réitéré ses prévisions de croissance pour les deux exercices suivants et confirmé également ses projections pour l’évolution des prix, avec un taux d’inflation qui devrait atteindre 1,9% en 2015/2016 puis 2,1% en 2016/2017. La banque centrale continue de parler d’ »augmentation modérée » des investissements des entreprises, d’amélioration de leurs bénéfices et de fermeté de la consommation des ménages, montrant ainsi qu’elle prévoit un rebond de la croissance après la contraction du produit intérieur brut (PIB) prévue au deuxième trimestre en conséquence du relèvement de la TVA. Le taux d’inflation (hors éléments volatils) était de 1,4% en mai sur un an, en faisant abstraction de la hausse de la TVA, mais bon nombre d’analystes s’attendent à ce qu’il ralentisse dans les prochains mois. La BoJ publie ses projections à long terme tous les six mois, en avril et en octobre, et les réexamine en janvier et en juillet.

 

« Petit » dépassement de 2 milliards pour la centrale de Flamanville

« Petit » dépassement de 2 milliards pour la centrale de Flamanville

 

A l’origine le coût de l’EPR avait été chiffré à 3.3 milliards, puis à 6 , il passe maintenant à 8.5 ; Un petit dépassement. EDF a annoncé lundi avoir relevé de 2 milliards d’euros son estimation du coût de la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche), portée à 8,5 milliards d’euros inflation comprise, en partie à cause des problèmes et retards subis par le chantier.  Le coût du premier EPR à être érigé sur le sol français n’en finit pas de s’envoler. Le budget, initialement fixé à 3,3 milliards d’euros, vient de passer officiellement à 8,5 milliards d’euros. EDF vient d’annoncer un surcoût de 2 milliards par rapport à la dernière évaluation, fixée à 6 milliards d’euros en juillet 2011. L’électricien ajoute de surcroît 500 millions d’euros, liés selon lui au coût de l’inflation. Le géant français de l’électricité a en revanche maintenu le calendrier de mise en service de ce réacteur de 3e génération, tablant toujours sur un démarrage de la production en 2016, soit quatre ans après la date initialement prévue.  Le groupe a expliqué dans un communiqué avoir pris en compte dans cette révision à la hausse l’évolution du design de la chaudière (ou cœur du réacteur), des études d’ingénierie supplémentaire, l’intégration de nouvelles exigences réglementaires, ainsi que des enseignements postérieurs à la catastrophe nucléaire de Fukushima intervenue l’an dernier au Japon. De plus, il a tendu compte d’ »aléas industriels », comme le remplacement des « consoles » (énormes pièces métalliques entourant le bâtiment réacteur, que le groupe a dû remplacer après la détection de défauts) et ses conséquences sur le planning des travaux, qui a dû être réaménagé, ainsi que de « l’impact financier de l’allongement des délais de construction ».

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