Archive pour le Tag 'Centrafrique'

La France lâche la Centrafrique

La France lâche la Centrafrique

 

 

Inutile de tourner autour du pot,  la France n’a plus les moyens de financer l’opération militaire Sangaris  en république centrafricaine du coup on passe le bébé à une force de l’ONU sert quatre fois plus nombreuses mais très peu professionnelles. En réalité l’État de Centrafrique n’existe pratiquement plus en dehors de la capitale minée par le terrorisme et  le pillage. Du coup sitôt que les forces françaises auront quitté le pays il faut s’attendre à des désordres, des pillages voire à des troubles meurtriers et des actes terroristes  Les responsables français multiplient les déclarations rassurantes alors que l’opération militaire Sangaris prend officiellement fin ce lundi en République centrafricaine. La France «n’abandonnera jamais la Centrafrique», a affirmé dimanche soir le Premier ministre Manuel Valls, après de nouveaux troubles meurtriers dans le pays. Si «nous n’avons pas vocation à demeurer présents ad vitam aeternam» et que la force onusienne de la Minusca «doit monter en puissance», il est «hors de question de laisser ce pays seul», a-t-il assuré lors d’une interview accordée à France 24 et RFI. Pour le Premier ministre, qui s’est dit «très inquiet» des nouvelles violences qui ont fait 25 morts cette semaine, «les Nations Unies, l’Union européenne et la France, ensemble, doivent permettre de sauvegarder la paix civile». «Nous n’abandonnerons jamais ce pays», a-t-il dit, en écho au chef de la diplomatie Jean-Marc Ayrault, selon qui «la France ne laisse pas tomber la Centrafrique». Si Paris se veut rassurant et met en avant la présence de plus de 10.000 Casques bleus de la Minusca, nombre de Centrafricains ne cachent pas leur inquiétude au sujet du départ des soldats français, arrivés dans l’urgence en décembre 2013. «Les groupes armés sont en train de prendre leurs marques. Et je crains qu’ils ne lancent une offensive générale une fois les Français partis», a confié à l’Agence France Presse un responsable politique centrafricain de premier plan sous couvert d’anonymat, ajoutant: «les groupes armés redoutent la force française, mais pas la force onusienne».

(Avec AFP

Mali, Centrafrique, Irak : des conflits qui coûtent chers à la France

Mali, Centrafrique, Irak : des conflits qui coûtent chers à la France

 

Fautes de réussite sur le plan intérieur, Hollande a pratiqué la fuite en avant sur les terrains extérieurs. La France s’est ainsi engagée précipitamment au Mali, en Centrafrique et en Irak avant même que les européens se soient prononcés ; Du coup la France se retrouve à peu seule à supporter coûts et conséquences de ces guerres. Il fallait sans doute intervenir mais Hollande a voulu se mettre en avant, du coup nous en payons la facture. 450 millions prévus pour les opérations et une facture de 1.1 milliard. Il faut dire que l’Europe se désintéresse de ces conflits et dans sa majorité préfère se consacrer au business plutôt qu’ à la solidarité et à la défense des droits collectifs et individuels. Bref c’est l’Europe des marchands. Un raison supplémentaire pour que Hollande ne saute pas comme un cabri sur le moindre conflit pour faire oublier les désastres économiques intérieurs. .Qu’il prenne donc le temps d’impliquer sse partenaires européens.   Le dérapage budgétaire de la France est en effet  essentiellement dû aux interventions militaires, révèlent Les Echos ce mardi 11 novembre. Selon le quotidien économique, le projet de budget, présenté mercredi 12 novembre par Bercy, « prévoirait de l’ordre de 2,2 milliards d’euros d’annulations de crédits cette année pour contenir l’évolution de la dépense de l’Etat ». L’opération vise « à compenser le dérapage de certains budgets sous-dotés ».  Parmi eux, selon Les Echos, « figure en tête le budget des opérations extérieures de la Défense. Du Mali à l’Irak en passant par la Centrafrique, les interventions de l’armée française ont compliqué un peu plus l’équation budgétaire d’une mission traditionnellement sous-dotée ». Alors que « 450 millions étaient programmés dans la loi de finances initiale, les opex devraient ressortir à au moins 1,1 milliard d’euros« , affirme le quotidien. Cherchant à désamorcer les critiques de la Commission européenne, le ministre des Finances Michel Sapin avait évoqué le 27 octobre des « mesures nouvelles » de réduction du déficit, d’un montant de 3,6 milliards d’euros, dont une partie sera présentée dès mercredi, et une autre concrétisée dans le budget 2015, au cours de son examen au Parlement. 

Patrick Balkany : encore dans la tourmente judiciaire en Centrafrique

Patrick Balkany : encore dans la tourmente judiciaire en Centrafrique

Encore une procédure supplémentaire contre les Balkany, cette fois en Centrafrique. Déjà mis en examen en France pour corruption passive et blanchiment de fraude fiscale, Patrick Balkany serait dans le viseur de la Centrafrique. Le parquet national financier a été saisi d’une demande d’information judiciaire visant le député-maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), émanant de la République centrafricaine, affirme L’Obs, mercredi 12 novembre. Selon le magazine, l’élu est soupçonné d’être l’un des bénéficiaires de commissions occultes dans l’affaire Uramin : le règlement d’un litige entre Areva et le précédent gouvernement centrafricain aurait donné lieu au versement de plus de 30 millions d’euros de commissions. Le groupe français a racheté en 2007 la société canadienne Uramin et ses mines d’uranium. D’après L’Obs, Patrick Balkany a, de longue date, noué des liens « avec les puissants de Centrafrique et du Tchad », notamment par l’intermédiaire d’un « conseiller au commerce extérieur ». Interrogé par le magazine, l’avocat de la Centrafrique, William Bourdon, a « de bonnes raisons de penser qu’une information judiciaire sera ouverte ». Pourtant Patrick Balkany se dit « pauvre comme Job » mais posséderait avec son épouse, selon les enquêteurs, deux majestueuses villas, l’une sur l’île de Saint-Martin, située à quelques encablures des Antilles, l’autre à Marrakech. L’information n’est pas nouvelle ni même les interrogations suscitées par leur fastueux train de vie. L’ampleur cependant des dépenses du couple, élus de la République, à la tête de la mairie de Levallois depuis plusieurs décennies, surprend encore.  Des impôts, en revanche, ils n’en payent quasiment pas. Ils s’en font même rembourser, à hauteur de 6 000 euros, comme Isabelle Balkany, au titre de personne isolée ! L’impôt sur la fortune ? Les Balkany n’y sont étrangement pas plus assujettis. Monsieur le maire de Levallois n’aurait d’ailleurs déclaré en 2012 « que » 87 175 euros de revenus d’après les notes publiées, ce mercredi 22 octobre, par le Monde. Ce qui n’aurait pas empêché l’élu de rémunérer son personnel domestique à hauteur de… 127 000 euros. Ni au couple de prélever pour une année jusqu’à 360 000 euros sur leurs comptes en banque. Pour le Pôle financier, l’affaire ne fait pourtant pas de doutes. Est évoqué un « schéma sophistiqué de fraude » au sujet de l’acquisition des deux villas. Un montage en réalité pas si « complexe » selon l’avocate Anne-Eugénie Faure, conseillère municipale à Levallois, et ancienne candidate socialiste aux municipales 2014 contre le maire sortant, Patrick Balkany.  Mise en examen dès le mois de mai, Isabelle Balkany est en effet facilement apparue comme le bénéficiaire économique de la société, basée au Liechtenstein, propriétaire de la villa de Saint-Martin. Pis, Patrick Balkany serait pour sa part titulaire du contrat d’assurance habitation de la dite demeure. Les Balkany n’ont pas « de limites, ils vont garder la tête haute et dire qu’on leur en veut » estime Anne-Eugénie Faure. Sauf que cette fois, poursuit-elle, « ils ont commis des erreurs ». Notamment liées à l’achat de la villa marocaine.  Le lien établi entre le couple et leur riad supposé n’est pas direct. Néanmoins, le bénéficiaire économique de la société à laquelle appartient la villa au Maroc n’est autre que le bras droit de Patrick Balkany, Jean-Pierre Aubry, également mis en examen. « On se dit que pour remplacer Jean-Pierre Aubry à la direction de la Semarelp (la société mixte d’aménagement, de rénovation et d’équipement de Levallois, ndlr), les Balkany ne vont pas prendre quelqu’un qui aura aussi à s’expliquer… Eh bien non, ils choisissent Michel Perez, le directeur adjoint de Jean-Pierre Aubry, ça ne les dérange pas ! » ironise l’élue de l’opposition qui revient par ailleurs sur la présence d’un mystérieux cheikh saoudien, Al-Jaber, dans les affaires des Balkany, tant au Maroc qu’à Levallois.  Le millionnaire du golfe, qui figure donc dans le fameux « schéma » d’acquisition de la villa Dar Dyucy à Marrakech, via les parts qu’il détient dans une société égyptienne, s’était curieusement engagé à investir dans les Hauts-de-Seine 243 millions d’euros censés permettre la construction de deux gratte-ciels. Mais le projet a avorté avant l’heure en 2011, faute d’avoir reçu les subventions promises. « Alors que les premiers retards de paiements auraient déjà dû être admis et traités, on constate que rien n’a été payé » analysait à l’époque, lors d’un conseil municipal musclé, Anne-Eugénie Faure. Et d’énumérer le détail des avances de trésorerie consentie par la commune. Le prochain conseil municipal aura lieu dans moins d’un mois, le 17 novembre. La relation des Balkany au cheikh Al-Jaber sera-t-elle évoquée à nouveau ? Qu’en est-il par ailleurs de la dette de la ville, l’une des plus élevée de France avec près de 6 500 euros par habitants ?

Centrafrique: prolongation de l’opération

Centrafrique: prolongation de l’opération

 

Il fallait s’y attendre la France est engagée non pas pour quelques mois mais sans doute des années en Centrafrique. Elle est en outre désespérément seule en dépit de renforts symboliques annoncés ici ou là (une centaine d’allemands !!).  Hollande s’est précipité sur ce conflit pour redore son image ; en clair refaire le coup du Mali mais les risques ont été mal appréciés et la France est engluée. Il fallait intervenir bien sûr mais avec l’accord et le soutien préalable de l’Europe. Des débats qui s’annoncent animés en raison des difficultés sur le terrain, mais qui devraient se solder par un vote favorable des deux chambres. La mort accidentelle dimanche d’un troisième soldat français en RCA est venue rappeler les difficultés auxquelles sont exposés les quelque 2.000 militaires déployés dans le pays.  Début décembre, le président François Hollande avait prédit une opération « rapide ». Mais de l’avis même du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, « ça sera plus long que prévu ».  Si le niveau de violence a en effet baissé à Bangui, le cycle des représailles entre chrétiens et musulmans a provoqué la fuite de dizaines de milliers de musulmans vers le nord et l’explosion de la criminalité provoquée par les groupes armés.  Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, défendra le bilan de l’opération vers 16H30 à l’Assemblée nationale et son intervention sera lue au Sénat par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Le vote est attendu en fin de journée.  La consultation du Parlement est prévue par la Constitution pour les opérations extérieures qui se prolongent au-delà de quatre mois. Sangaris ayant débuté le 5 décembre, le vote aurait dû intervenir fin mars-début avril, mais les travaux du Parlement seront suspendus à cette période en raison des élections municipales.  Au plus haut niveau, les militaires réclament la poursuite de l’opération pour consolider les progrès accomplis pour sécuriser le pays. Selon le commandant de Sangaris, le général Francesco Soriano, l’intervention française devrait se poursuivre, « jusqu’à ce que l’opération de maintien de paix (de l’ONU) prenne le relai ».  Une opération sous casque bleu des Nations-Unies qui, selon les spécialistes, ne devraient pas se mettre en place au moins avant l’été. Et la présidente centrafricaine, Catherine Samba Panza, plaide pour sa part pour le maintien de Sangaris jusqu’aux élection en RCA prévues début 2015.  Plusieurs députés qui se sont rendus la semaine dernière à Bangui pointent des « erreurs d’appréciation » dans la préparation de l’opération et une « sous-estimation » du degrés de violence. Interrogations également sur le nombre de soldats français déployés, jugé globalement insuffisant, et le montant de la facture, dont la France doit pour l’instant s’acquitter seule. D’une manière générale, les parlementaires réclament une plus forte implication de l’Union Européenne et une accélération du processus des Nations-Unies pour déployer des casques bleus.  Au Sénat, où les débats qui relèvent de la défense sont relativement consensuels, la prolongation de l’intervention militaire devrait être votée sans trop de difficultés.  A l’Assemblée, les députés socialistes voteront également favorablement. Pour Jean-Paul Bacquet (PS), de retour de Bangui, il serait en effet « totalement irresponsable de voter le retrait ».  Les élus communistes devraient quant à eux s’abstenir et les centristes de l’UDI s’orientent vers « un soutien avec réserve » de la prolongation.  Plus critiques, les élus UMP reprochent à l’exécutif d’avoir engagé la France dans une affaire « à haut risque » sans en mesurer les conséquences. « La France venait là pour rejouer le scénario de Serval (l’opération militaire au Mali) et elle doit faire face à un Kosovo africain. Sangaris n’était pas du tout formaté pour ça », souligne le député Yves Fromion, également de retour de Centrafrique, pour qui un vote contre serait cependant « déraisonnable ».  L’opposition devrait donc se partager entre un soutien à la prolongation de Sangaris avec de fortes réserves, quelques votes contre et l’abstention.

 

Centrafrique : l’enlisement et 400 soldats français en plus

Centrafrique : l’enlisement et 400 soldats français en plus

Comme c’était prévisible c’est l’enlisement en Centrafrique où il faudrait 30 000 hommes pour assurer la paix et la sécurité. Or la France n’en dispose que de 1600 ; elle vient d’en rajouter 400. En outre contrairement aux engagements de Hollande la mission ne sera pas limitée à 6 mois mais bien davantage. Bref l’enlisement alors que le France est encore désespérément seule et ce ne sont pas les quelques promesses d’engagements d’autres pays qui vont changer la donne (+500 hommes pour toute l’Europe !).  Jean-Yves Le Drian a jugé sur RTL « vraisemblable » la prolongation du mandat des forces françaises en Centrafrique par l’ONU au-delà de la période initiale de six mois, et rappelé la nécessité à terme de la constitution d’une « mission des Nations unies elles-mêmes ». « Mais on va aviser en temps utile », a ajouté le ministre de la Défense. Les forces françaises ont été autorisées le 5 décembre dernier à intervenir pour ramener le calme en Centrafrique, avec une clause de révision de six mois. La France s’est résolue vendredi à envoyer 400 militaires en renfort en Centrafrique, portant ainsi son dispositif militaire sur place à 2.000 hommes, et a appelé les Européens à accélérer le déploiement de leurs soldats alors que les violences meurtrières restent quotidiennes.  La décision a été prise par le président François Hollande à l’issue d’un Conseil de Défense restreint vendredi à l’Elysée : 400 militaires français viendront renforcer les forces en présence à Centrafrique. « Le Conseil a pris en considération l’appel du Secrétaire Général des Nations unies, Ban Ki-moon, à une mobilisation de la communauté internationale, ainsi que la décision de l’Union européenne d’engager une opération militaire en Centrafrique », indique l’Elysée dans un communiqué. François Hollande « a décidé de porter temporairement à 2.000 les effectifs militaires français déployés en Centrafrique. Cet effort supplémentaire de 400 hommes comprend le déploiement anticipé de forces de combat et de Gendarmes français qui participeront ensuite à l’opération militaire de l’Union Européenne dès son déploiement », ajoute la présidence. La France a déployé début décembre 1.600 hommes dans le pays, mais cet effectif limité, qui agit officiellement en soutien des 6.000 hommes de la force africaine, la Misca, n’a pas permis de faire cesser les violences et les représailles entre communautés chrétienne et musulmane. Les 400 militaires supplémentaires proviendront des forces françaises prépositionnées en Afrique et devraient arriver dans les prochains jours à Bangui. Selon une source à la Défense, il s’agira d’éléments de combat d’infanterie, d’éléments pour la logistique, mais aussi d’hélicoptères pour renforcer la mobilité de Sangaris. L’augmentation des effectifs français doit notamment leur permettre de se déployer plus largement et efficacement en province. Le chef de l’Etat français appelle également « l’Union Européenne à accélérer le déploiement de la mission Eufor, y compris la Force de gendarmerie européenne », ajoute-t-elle. Message reçu : l’Union européenne envisage de déployer un millier de soldats en Centrafrique pour aider à rétablir l’ordre dans ce pays plongé dans le chaos, a indiqué vendredi la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton. Jusqu’à présent, le chiffre le plus couramment cité pour cette opération militaire européenne, en appui aux troupes françaises et africaines, était de 500 hommes. « Nous avons plus de 500 hommes », a déclaré Catherine Ashton à la presse à sa sortie du Conseil de sécurité de l’ONU. Elle a précisé que la conférence dite « de génération de force » qui doit tenir sa deuxième réunion le 27 février à Bruxelles « envisageait le double de ce chiffre ». Cette force européenne « sera sur le terrain très, très vite », a-t-elle affirmé, sans donner de date. Selon des diplomate européens, il est prévu que la force européenne se déploie à Bangui à partir du mois de mars. Eufor-RCA, dont le quartier général d’opération sera basé à Larissa (Grèce), se concentrera sur Bangui avec la mission de sécuriser la zone de l’aéroport Mpoko qui abrite un immense camp où vivent plus de 70.000 personnes.

Centrafrique : la France va échouer d’après le général Desportes

Centrafrique : la France va échouer d’après le général Desportes

 

Le général Desportes dit tout haut ce que tous les stratèges militaires pensent tout bas, la France va se planter  en Centrafrique si elle se limite aux 1600 hommes envoyés sur le terrain. En clair si on se retire ce sera un coup porté à l’image du pays, si on se maintient il faut nettement renforcer les effectifs et sans doute pas seulement avec des militaires français mais aussi européens et de l’ONU.  Le général Vincent Desportes, professeur de stratégie à Sciences-Po et HEC, commente ainsi  l’envoi de troupes françaises en Centrafrique. Dans une interview à paraître dimanche dans le JDD, il estime qu’en dessous de 5.000 Français, « on n’y arrivera pas ».

Question :

Pensez-vous nécessaire l’envoi de troupes françaises supplémentaires?
Les 1.600 militaires actuellement déployés ne peuvent pas accomplir leur mission. L’effondrement de la Misca nous place dans une nouvelle situation. Désormais, en dessous de 5.000 Français et de l’envoi de véhicules blindés légers supplémentaires, on n’y arrivera pas. Soit la France se retire et son image en sortira considérablement dégradée ; soit elle engage d’un coup les moyens nécessaires à la réussite de l’opération.

Centrafrique: Hollande appelle au secours

Centrafrique:  Hollande appelle au secours

 

Hollande  (et surtout l France) s’enfonce dangereusement dans le bourbier centrafricain qui oppose des chrétiens, musulmans, milices, extrémistes et bandes mafieuses. Hollande a voulu réalisé un coup médiatique (après celui du Mail) ; cette fois il s’est lourdement trompé car la situation en Centrafrique est autrement plus complexe que celle du Mali (où tout n’est cependant pas réglé dans le nord°) ; 1600 soldats français c’est évidemment ridicule pour mettre fin au conflit (soit dix soldat en moyenne pour l’équivalent de la surface d’un département français). Il en faudrait dix fois plus et surtout sous l’égide et de l’Europe et de l’ONU. Seulement voilà Hollande a voulu agir seul pour montrer ses muscles, quelques semaines après l’intervention, la présence de la France est contestée et surtout inopérante. Hollande sait que Merkel et d’autres ne veulent pas entendre parler de la Centrafrique alors il se tourne vers l’ONU ! Au cours d’un entretien téléphonique avec Ban Ki-moon, François Hollande a souhaité que « les Nations unies jouent un rôle plus important encore dans la période de transition en Centrafrique », après l’avoir remercié « pour l’action déployée par les Nations unies en vue de renforcer » la force africaine sur place, la Misca. Lors du vote du Conseil de sécurité de l’ONU donnant mandat à la France pour intervenir en Centrafrique, le 5 décembre, la résolution envisageait la transformation de la Misca en force de maintien de la paix de l’ONU, mais à condition que le Conseil donne son feu vert. De source proche du président français, on rappelle que le secrétaire général de l’ONU doit rédiger « au plus tard » dans les trois mois un rapport sur la transformation éventuelle de la Misca en une opération de maintien de la paix des Nations unies. Interrogé sur la radio RTL, l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, a réitiré vendredi son appel à l’envoi urgent de Casques bleus.  »Je demande à ce que les forces onusiennes puissent être déployées pour aider l’armée française qui est là et qui fait ce qu’il faut faire, mais les limites, nous les voyons chaque jour avec le déplacement massif de gens qui quittent les quartiers et qui vont dans un autre quartier, ou bien encore avec les éléments incontrôlés qui tirent et qui tuent ou qui empêchent les autres de se déplacer », a-t-il dit.

 

Centrafrique : le bourbier se confirme pour Hollande et la France

Centrafrique : le bourbier se confirme pour Hollande et la France

 

De l’avis même des experts militaires, la France est maintenant engagée dans un bourbier en Centrafrique. Il ne s’agit pas en effet de deux camps clairement distincts qui s’affrontent mais des bandes rebelles insaisissables composites auxquelles s’ajoutent des bandes  mafieuses. La France ne dispose que de 1600 soldats soit à peu près de 10 soldat pour l’équivalent d’un département français Ce ne sont pas 1600 qui seraient nécessaires mais 16 000 (voire plu soldats de l’ONU. En effet la France est  maintenant accusée alternativement de protéger telle ou telle  partie de la population, Hollande s’est précipitée seul et sans les moyens nécessaires en shuntant l’Europe. Une Europe qui lui fait payer ce manque de concertation puisque Merkel notamment mais bien d’autres ne veulent envoyer aucun soldat et même pas soutenir financièrement  l’opération de Hollande. La tension restait vive jeudi à Bangui au lendemain d’une journée de violences marquée par la mort de soldats tchadiens de la Misca et par des affrontements meurtriers dans plusieurs quartiers de la capitale centrafricaine. Quarante-quatre corps ont été ramassés par la Croix-Rouge dans les rues de Bangui et le bilan pourrait encore s’alourdir, les organisations humanitaires n’ayant pu se rendre dans certaines parties de la ville, a averti Georgios Georgantas, chef de la délégation du Comité International de la Croix-Rouge (CICR). « La violence a atteint un niveau extrêmement élevé », a-t-il dit à Reuters au téléphone. « Nous avons été informés de la présence d’autres corps dans certaines parties de la ville auxquelles nous n’avons pas eu accès en raison de l’intensité des combats ». Les quartiers de Miskine et de Boy-Rabe restent selon lui inaccessibles. Le procureur de Bangui, Ghislain Grésenguet, a par la suite annoncé qu’une trentaine de cadavres avaient été découverts mercredi près du camp militaire de Roux, aux abords de la capitale. « Certains corps étaient ligotés, certains avaient (…) de grosses plaies qui laissent entrevoir des tortures avant la mort », a-t-il déclaré sur l’antenne de Radio France Internationale. Plus de 50 personnes présentant des blessures par balles ou par machette ont été reçues depuis mercredi soir au principal hôpital de Bangui, a indiqué de son côté un représentant de Médecins sans Frontières (MSF). Les quelque 4.000 soldats de la force africaine Misca et les 1.600 soldats français de la mission Sangaris déployés depuis début décembre en Centrafrique peinent à rétablir la sécurité dans ce pays plongé dans le chaos et les violences intercommunautaires depuis le mois de mars. Mercredi, des soldats tchadiens ont été attaqués par des milices chrétiennes « anti-balaka » dans le quartier de Gobongo, près de l’aéroport, a dit à Reuters un porte-parole de la Misca, Eloi Yao. Cinq soldats sont morts sur le coup et un sixième a succombé à ses blessures jeudi matin, a-t-il ajouté. Un journaliste de Reuters a vu les cadavres de trois civils gisant dans un quartier du nord de la ville où des combats ont été signalés mercredi. Les Tchadiens sont accusés par une partie des Centrafricains de soutenir les ex-rebelles de la Séléka, à majorité musulmane, auteurs d’une série d’exactions depuis leur prise de pouvoir en mars dernier. Des milices chrétiennes, les anti-balaka, se sont constituées pour se défendre face aux combattants de la Séléka et se sont elles-aussi livrées à « des atrocités », selon Human Rights Watch (HRW). Jeudi matin, plusieurs centaines de soldats français de la force Sangaris étaient déployés sur les principaux axes menant à l’aéroport et dans plusieurs quartiers de la capitale. « Le dispositif global n’a pas changé, nous continuons de protéger un certain nombre de points fixes comme les quartiers où se trouvent nos ressortissants et l’aéroport, mais on s’adapte à la situation », a dit à Reuters le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major des armées françaises. « En raison des évènements survenus ces dernières 48 heures, nous avons réorienté l’effort sur les quartiers dans lesquels la tension a connu un pic, dans le quartier de Gobongo et le quartier de Bacongo », près de l’aéroport, a-t-il ajouté. Après plusieurs jours d’accalmie mi-décembre, les tensions intercommunautaires ont à nouveau dégénéré dans certains quartiers de la ville. Dans une tribune publiée dans Le Monde daté de vendredi, l’archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga et le président de la communauté islamique de la république centrafricaine, l’imam Omar Kobone Layama, mettent en garde contre une « dynamique irrépressible et dangereuse » si « rien n’est fait ». « Si les forces françaises et africaines ont donné à notre pays la possibilité d’amorcer un nouveau départ, les progrès réalisés sont fragiles, et les troupes ne sauraient porter ce fardeau à elles seules », estiment les deux responsables religieux. « Seule une force onusienne de maintien de la paix disposera des ressources nécessaires pour protéger nos civils de manière satisfaisante », disent-ils. « L’Onu devrait de toute urgence convenir d’envoyer sur place une telle force ». » La résolution votée début décembre au Conseil de sécurité de l’Onu envisage la transformation éventuelle de la Misca en force de maintien de la paix de l’Onu quand les conditions le permettront et sous réserve d’un feu vert des Nations unies. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a trois mois pour préparer un rapport sur ce sujet. A Paris, le colonel Jaron a indiqué que si aucune attaque coordonnée n’avait été lancée contre la force Sangaris, les soldats français essuyaient toutefois « des tirs sporadiques auxquels ils ripostaient à chaque reprise. »

 

Centrafrique : le début du bourbier

Centrafrique : le début du bourbier

 

L’opération Centrafrique décidée à la hâte et seul par Hollande va se révéler beaucoup plus complexe que celle du Mali en raison de conflits ethniques, religieux et politiques qui s’entremêlent. Témoin cette première bavure de soldats africains de la mission de l’union africaine à l’égard de la population. Des soldats tchadiens, appartenant à la Mission de l’Union africaine en Centrafrique (Misca), ont ouvert le feu lundi sur des manifestants qui protestaient contre leur présence à Bangui, alors que neuf personnes ont été tuées au cours de violences entre communautés religieuses. Selon des manifestants, les tirs tchadiens ont tué une personne et en ont blessé plusieurs autres. Un officier de la Misca a confirmé des heurts entre le contingent tchadien et des manifestants aux abords de l’aéroport, sans pouvoir confirmer le bilan d’un mort ou fournir de plus amples précisions. Ces violences témoignent d’une montée des tensions dans la capitale, où des heurts sporadiques continuent à opposer les anciens rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans comme les forces tchadiennes, et des milices d’auto-défense dite anti-balaka, qui sont chrétiennes comme la majorité des habitants. Un responsable de la Croix-Rouge a rapporté qu’au moins neuf cadavres avaient été récupérés lundi dans les rues de la ville. Une partie des Banguissois accusent les militaires tchadiens de prendre le parti de la Séléka, qui a pris le pouvoir par les armes en mars et déclenché ainsi une vague de pillages et de meurtres. Une bonne partie des éléments de la Séléka proviennent du Tchad ou du Soudan voisins. Un porte-parole de l’ONG Médecins Sans Frontières a fait état d’une quarantaine de personnes soignées lundi pour des blessures au centre médical de MSF installé à l’aéroport. La plupart des personnes soignées ont été en fait victimes de bousculades et de mouvements de panique. Ce porte-parole, Martin Searle, a précisé qu’une des personnes soignées avait été blessée par balle. Trois autres ont été grièvement blessées après avoir été heurtées par un véhicule. D’après des manifestants, les militaires tchadiens ont foncé sur la foule après avoir reçu des jets de pierres. En mars déjà, le contingent tchadien avait été accusé d’être resté passif pour permettre aux éléments de la Séléka de renverser le président élu François Bozizé, un chrétien, et d’installer à la présidence de la RCA Michel Djotodia, l’un des leurs, de confession musulmane.

Centrafrique : Hollande obtient le soutien virtuel de l’Europe, mais sans soldat et sans argent !

Centrafrique : Hollande obtient le soutien virtuel  de l’Europe, mais sans soldat et sans argent !

Hollande obtient le soutien de l’Europe mais sans argent et sans soldat. Une sorte de soutien virtuel ; Merkel a dit clairement non à Hollande. En fait il est assez légitimement reproché à Hollande d’avoir décidé seul l’opération en Centrafrique et face aux difficultés notamment financières de demander après-coup la solidarité de l’Europe. Une Europe qui donne ainsi une légitimité juridique à son désintérêt pour l’Afrique. Une nouvelle défaite aussi pour Hollande après celle sur la croissance. L’enterrement également du couple franco-allemand comme moteur de l’Europe. La seule patronne, c’est désormais Merckel; et elle le faiat savoir sans ménagement y compris à Hollande.   La  question d’une participation de l’Union aux opérations en Centrafrique, en hommes et en moyens financiers, est renvoyée au conseil des affaires européennes de janvier. François Hollande était arrivé jeudi au conseil européen avec la volonté d’obtenir une implication de ses homologues. La France avait notamment laissé entendre qu’elle comptait sur un financement commun. Ce sujet sera tranché plus tard. « Pour l’instant, il n’y a pas de mission européenne, parce que les délais ne le permettaient pas », a justifié le chef de l’Etat. Une mise en œuvre nécessite un accord des Vingt-huit. L’hypothèse principale porte désormais sur une action humanitaire. François Hollande écarte de fait tout besoin supplémentaire pour mener des actions armées. « Il y aura sans doute une opération civile, et pour partie, sécuritaire », a-t-il estimé, évoquant l’aide aux populations, les soins de santé, et la protection de l’aéroport de Bangui. « Il ne s’agissait pas pour la France d’obtenir tout de suite un soutien financier », a assuré le Président. « Nous ne demandons pas une prise en charge » des 1.600 soldats français, a-t-il insisté, alors que plusieurs pays ont considéré que la démarche de Paris est intéressée. « Quand on lance une telle opération, il est important qu’on puisse se mettre d’accord avant. On ne peut envoyer l’addition après », a lancé le chancelier autrichien, Werner Faymann. François Hollande s’en est donc défendu : « Je le fais pour l’Europe, je ne le fais pas pour la France, je ne le fais pas pour gagner 30, 40 millions d’euros pour soulager je ne sais quelle dépense dans le budget de l’Etat ». Mais Paris n’est plus tout à fait seul. A ce stade, la Pologne promet d’engager un avion pour trois mois avec 50 militaires de l’armée de l’air. La Belgique et l’Estonie étudient une participation. François Hollande a salué le soutien de ces pays ainsi que celui du Royaume-Uni, de l’Espagne, des Pays-Bas et de l’Allemagne. Angela Merkel a toutefois prévenu qu’elle s’opposerait à un financement rétroactif des déploiements français. Pour le reste « on verra », s’est contenté de dire la chancelière.

Conflit Centrafrique : Hollande humilié par Merkel

Conflit Centrafrique :  Hollande humilié par Merkel

 

La chancelière Angela Merkel a averti Hollande qu’il n’était pas question que des soldats allemands y participent. « Je l’ai dit au président français », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse. « Quelles seront les autres formes d’aide et de soutien possibles? Nous en parlerons. Elle a par ailleurs dit qu’il n’y aurait « certainement pas » de financement rétroactif.  » Les dirigeants européens sont convenus vendredi, à la demande de la France, de donner une dimension européenne à l’opération française de pacification de la République centrafricaine, ce qui permettra d’obtenir un financement commun. Pour l’instant, cela risque de se limiter à mettre un drapeau européen sur l’opération française. Pour l’argent on verra plus tard, sans doute une petite contribution. Quant aux troupes européennes, cela paraît très hypothétique. Peut être quelques soldats à titre symbolique d’un Etat ou d’un autre. Bref l’Europe de la défense complémente en panne. Et Hollande une fois de plus humilié par Merkel.  Selon l’entourage de François Hollande, une des options pourrait consister à transformer une partie de l’opération française en mission européenne, de façon à libérer des militaires français pour des missions plus combattantes. Les soldats français continueront ainsi, avec les forces africaines de la Misca, à assumer les missions les plus dangereuses, comme le désarmement des milices chrétiennes et musulmanes, a souligné le chef de l’Etat. La France, a-t-il dit, a besoin d’une « présence européenne » pour assumer des fonctions précises -protection de l’aéroport de Bangui, mise en œuvre d’un dispositif sanitaire ou d’un hôpital de campagne, actions purement humanitaires, etc. Il a cependant minimisé vendredi cette dimension financière et assuré que s’il militait pour une « européanisation » de l’intervention française en République centrafricaine, ce n’était pas pour des raisons budgétaires. « Je ne le fais pas pour gagner 30 ou 40 millions d’euros pour soulager je ne sais quelle dépense dans le budget de l’Etat, je le fais pour l’Europe et dans l’intérêt même de l’Europe », a déclaré François Hollande.

 

Centrafrique : des troupes européennes, un jour peut-être !

Centrafrique : des troupes européennes, un jour peut-être !

 

Au rythme des décisions européennes, on peut espérer que des troupes européennes viendront soutenir la France en Centrafrique, d’ici quelques mois…  ou quelques années !  Le ministre délégué aux Affaires européennes est revenu sur l’annonce de Laurent Fabius, qui a évoqué mardi l’arrivée de « troupes au sol » aux côtés des soldats français. Aux côtés des troupes africaines, la France ne sera peut-être bientôt plus seule en Centrafrique. C’est en tout cas ce qu’a assuré mardi Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, annonçant l’arrivée de « troupes au sol (…) apportées par nos collègues européens. » Thierry Repentin, ministre délégué aux Affaires européennes, est plus modéré ce mercredi matin au micro de RTL, évoquant simplement un soutien « fort probable ». « Ça se fera après une discussion au sein du Conseil européen », qui se tiendra jeudi et vendredi, explique-t-il.   »Je sais que [des pays européens] y réfléchissent », affirme Thierry Repentin, assurant qu’il a eu des contacts mardi avec certains de ses homologues. Qui pourrait soutenir l’action de la France ? L’hypothèse de la Belgique est évoquée. « C’est possible », répond le ministre. « On parle aussi de l’Allemagne et du Royaume-Uni. »

Centrafrique-Mali : Où est l’armée Européenne ? À Bruxelles

Centrafrique-Mali : Où est l’armée Européenne ? À Bruxelles

 

On s’interroge à juste titre pour savoir où peut-être localisée l’armée européenne. De fait en Afrique en général, au Mali par exemple ou encore en Centrafrique dernièrement, pas l’ombre d’un casque européen. Des casques onusiens avec dessous la tête des soldats français et africains (ces deniers souvent mal armés, mal formés, mal payés  et peu motivés) ; pour se donner bonne conscience on prête ici ou là un avion, un peu de logistique, un peu d’aide humanitaire. Même les anglais sont absents alors qu’il possède sans doute avec la France l’armée la plus efficace. Ne parlons pas de l’Allemagne et de certains pays du nord surtout préoccupés de business et plus intéressés par le soutien de l’ Ukraine que par celui de pays d’Afrique en difficulté. Un soutien à l’Ukraine sans doute nécessaire politiquement et démocratiquement mais qui ne légitime nullement le désintérêt total pour les conflits des pays pauvres. Drôle d’Europe, drôle de vision, drôle de projet mobilisateur pour cette Europe ;  pourtant tellement indispensable face aux autres grandes puissances mais pas sur un objet social aussi restreint : le business avec sans cesse un élargissement incontrôlé sans harmonisation fiscale ou. Sociale. Sans même de volonté de relancer l’économie ; la BCE renvoyée dans ses baskets : et au seul contrôle de l’inflation qui ne menace nullement. En fait l’armée européenne est à Bruxelles avec ses 60 000 fonctionnaires, véritable bureaucratie (qui s’ajoute à celle de la France) dont le dernier exploit vise à tuer les centres équestres avec la hausse brutale de TVA et qui veut harmoniser la commercialisation des fromages français. Le tout sous la houlette d’une commission inexistante, lieu de reclassement de politiques obsolètes reclassés (Barnier pour la France !). Pas étonnant que l’euroscepticisme grimpe  en flèche et la montée des nationalismes lors des prochaines élections sera la conséquence de cette Europe sans consistance, sans croissance, sans stratégie. L’armée européenne existe, elle est  à Bruxelles. .

Sondage Centrafrique : les français lâchent Hollande

Sondage Centrafrique : les français lâchent Hollande

 

Moins  de la moitié des personnes interrogées approuvant désormais cette opération, selon un sondage IFOP pour Dimanche Ouest France. L’adhésion à l’opération Sangaris est ainsi passée de 51% à 44% en une semaine, un effritement « particulièrement rapide », selon l’institut. A titre de comparaison, les interventions en Libye et au Mali, qui avaient recueilli une adhésion initiale de 66 et 63%, n’avaient connu une chute de popularité qu’au bout de respectivement deux semaines et un mois et demi, relève l’IFOP.  Cette chute accélérée s’explique par un « effet de lassitude » face à la multiplication des opérations à l’étranger, par des buts de guerre peu évidents et par une réticence à engager de nouveaux moyens financiers en période de crise, avance l’institut. Le soutien à l’opération Sangaris, engagée le 5 décembre, reste toutefois majoritaire chez les sympathisants de gauche (61%), mais seuls 14% d’entre eux s’en disent « tout à fait favorable ». A droite, l’intervention est rejetée par 65% des sympathisants UMP et par 77% des proches du FN.

Sondage Centrafrique: l’enlisement pour 72% des français

Sondage Centrafrique: l’enlisement  pour 72% des français

Les sondages pour Hollande ne sont pas encore catastrophiques concernant la Centrafrique. Il en est toujours ainsi au début des conflits mais progressivement avec l’enlisement la tendance au pessimisme l’emporte (les américains en ont faiat l’expérience en Irak et en Afghanistan). Or précisément l’enlisement est à peu près certain tellement la situation est complexe sans parler du sentiment anti-français très inquiétant chez les centrafricains musulmans. En Centrafrique la France est désespérément seule (10 militaires en moyenne sur un territoire équivalent à un département français ! , plus des troupes africaines mais mal formées, mal équipées et peu motivées !). Pas de stratégie claire et toujours pas la moindre aide opérationnelle envisagée ni par l’Europe, ni par les autres grandes puissances.  Hollande pourrait payer très cher sa précipitation  intervenir seul et ce pari fou pour tenter de sauver sa présidence. Précisément 50% des Français font encore confiance au président de la République pour mener l’intervention en Centrafrique (12% tout à fait confiance et 38% plutôt confiance) contre 48% qui ne lui accordent pas un tel crédit (22% pas du tout, 26% plutôt pas). 2% ne se prononcent pas.  A titre de comparaison, pour l’intervention au Mali en janvier 2013, les Français le créditaient de 60% d’opinion confiante contre 39% de défiance.   »Outre son impopularité actuelle, cette faible confiance s’explique sans doute aussi parce que le réflexe habituel de cohésion nationale est ici totalement absent alors qu’il s’observe presque toujours une fois le pays engagé militairement « , estime le directeur général adjoint de BVA, Gaël Sliman.  Pour preuve le clivage fort qui s’exprime: les sympathisants de gauche sont 80% à lui accorder leur confiance (17% pas confiants) contre seulement 25% des sympathisants de droite (74% pas confiants).  Pour M. Sliman, cette faible confiance « tient probablement à la totale défiance des Français quant à la durée de l’opération ».  Ainsi, seuls 25% pensent que cette opération militaire sera bien terminée d’ici 6 à 9 mois comme l’a dit le Premier ministre Jean-Marc Ayrault contre 72% qui pensent que cela durera « beaucoup plus longtemps » (3% se ne prononcent pas).  De même que pour la question précédente, le clivage politique est très prononcé: la défiance sur la durée d’engagement est plus grande chez les sympathisants de droite (88% ne croient pas à la durée initialement prévue) mais elle est aussi majoritaire chez les sympathisants de gauche (52% contre 44%).  Le sondage montre, selon l’analyse de M. Sliman, qu’ »à moyen terme » la Centrafrique pourrait devenir « une épée de Damoclès » car « les Français ne pardonneraient sans doute pas » à François Hollande « un enlisement qu’ils pronostiquent déjà ».

 

Centrafrique: une Europe lamentable

Centrafrique:  une Europe lamentable

 

Après l’affaire du mali, maintenant de la Centrafrique,  l’Europe apparait comme elle est : lamentable. Certes Hollande a précipité le mouvement de manière un peu irresponsable ( pour faire remonter sa popularité)  mais l’Europe une nouvelle fois se révèle un pseudo union cantonnée essentiellement dans la bureaucratie et le business. La seule philosophie, c’est le libre échange des biens. Rien sur le plan économique, rien sur l’emploi, rien sur le plan monétaire, sur le plan militaire, encore mois sur le plan humanitaire. Il ne faudra pas s’étonner su en France l’euroscepticisme triomphe en France (mais pas seulement)  lors des prochaines élections européennes. La vision anglo-saxonne a triomphé et l’Europe se réduit à celle des marchands. Même la question du détachement des travailleurs n’a pu être réglée, seulement un mauvais compromis qui ne changera rien ; Pour l’harmonisation sociale- même étalée dans le temps – il faudra attendre. Dans le même temps, on ne cesse d’élargir cet espace européen avec des pays de plus en plus hétéroclites sans vision, sans projet, sans stratégie cohérentes. L’Europe politique, elle aussi , est  transparente et les grandes questions se négocient encore uniquement entre les grandes puissances (Etats-Unis, Russie, Chine notamment). Exemple sur l’Iran ou encore la Syrie. L’Europe est pourtant nécessaire vitale même pour des pays (comme la France)  renvoyés en bas du classement mondial sur tous les plans mais pas cette Europe là qui privilège en faiat les seuls intérêts financiers de grands groupes au mépris de toute autre considération.

Centrafrique ; la France désespérément seule dans le bourbier

Centrafrique ; la France désespérément seule dans le bourbier

 

 

On ne voit plus les groupes armés mais ils sont toujours présents et se cachent. Selon l’état-major français, il reste entre « 3.000 à 8.000 membres de groupes armés » dans Bangui. « La grande majorité des groupes armés qui faisait régner la terreur » dans la ville a rejoint les casernes qui leur étaient assignées.  Sur le plan humanitaire, la situation était jugée alarmante par des ONG présentes à Bangui et en province alors que le flot des Centrafricains fuyant les violences grossit. Selon des agences de l’ONU, on compte plus de 100.000 déplacés rien que dans Bangui sur environ 800.000 habitants.  Massés aux abords de l’aéroport pour se placer sous la protection de l’armée française, ils étaient au moins 45.000 jeudi matin, selon des sources humanitaires sur place. Quelques tentes y ont été dressées, certains ont fabriqué des abris avec des sacs en plastique, mais la plupart demeuraient à la belle étoile.   »On n’a pas à manger, on n’a pas d’abri, pas d’école, pas d’avenir », témoignait Jefferson, venus avec 11 enfants du quartier de Boy-Rabe.   »On cherche un refuge, mais il n’y a pas d’eau, pas de nourriture », ajoutait un autre, venu du quartier voisin de Boeing, où la population était terrorisée par les exactions des ex-rebelles de la Séléka.  Au PK-5, d’autres déplacés ont cherché refuge chez des parents, fuyant les pillages et les tueries qui ont fait au moins 400 morts la semaine dernière.  Aux abords de l’aéroport, où les organisations humanitaires considèrent la situation comme la plus alarmante, avec de possibles risques d’épidémies, Médecins sans Frontières (MSF) a monté une clinique mobile, qui assure 200 à 300 consultations par jour.  Mais il y a seulement deux points d’eau, installés par la Croix-Rouge, pour tous les déplacés. Et depuis une semaine, les agences d’aide des Nations unies n’ont procédé à aucune distribution de nourriture, déplore sous couvert d’anonymat un responsable humanitaire.  MSF, qui appelle à un « changement urgent et radical de la réponse humanitaire des Nations unies » à la hauteur de la crise actuelle, a adressé jeudi une lettre ouverte à la secrétaire générale adjointe de l’ONU chargée des affaires humanitaires Valérie Amos.   »Malgré ses efforts importants, MSF -et les rares ONG présentes- ne peuvent pas couvrir tous les besoins », insiste Bart Janssens, directeur des opérations de l’ONG.   »Les agences des Nations Unies doivent maintenant apporter une réponse solide et concrète », ajoute M. Janssens.  La situation est aussi très grave à l’intérieur du pays, comme à Bossangoa, ville du nord-ouest où, depuis deux mois, 40.000 chrétiens fuyant des exactions se sont rassemblés autour de l’archevêché « entassés sur seulement 4 hectares », explique Action contre la faim (ACF) dans un communiqué.  Ailleurs dans la ville, les violences de la semaine dernière ont entrainé le quadruplement des réfugiés musulmans, passés de 1.600 à près de 7.000.   »Il y a beaucoup trop de pression sur un si petit espace », se plaint Alexis Ottenwalter, un responsable d’ACF à Bossangoa.  Signe toutefois d’un relatif retour à la normale, Air France a annoncé qu’elle reprenait jeudi son vol hebdomadaire vers Bangui, annulé mardi.  Et une semaine après le feu vert de l’ONU à l’opération de la France, officiellement en appui à la force africaine (Misca) déjà présente en Centrafrique, de premiers renforts de pays du continent arrivaient.  Une cinquantaine de soldats burundais ont quitté Bujumbura pour préparer le déploiement d’un contingent de 850 hommes. Ils vont rejoindre les plus de 3.000 soldats africains déjà présents et qui doivent à terme totaliser 6.000 hommes et prendre la relève des Français… mais sans doute pas avant des années.  

 

Centrafrique: Hollande va-t-en guerre pour sauver sa présidence

Centrafrique: Hollande va-t-en guerre pour sauver sa présidence

 

 

Inutile de chercher longtemps l’explication de  la précipitation de Hollande à intervenir en Centrafrique, elle  est essentiellement destinée à sauver sa présidence. Complètement discrédité à l’intérieur, Hollande multiplie les initiatives guerrières (Mali, Iran, Syrie, Centrafrique). Certes une intervention en Centrafrique était nécessaire humanitairement  mais une intervention préparée et surtout soutenue par d’autres en particulier l’Europe ; en fait Hollande a mis l’Europe devant le faiat accompli, en arrachant une motion de l’ONU et en décidant 3 heures après le vote d’intervenir immédiatement. Or la France se retrouve désespérément seule pour affronter violences et crise humanitaire. Environ 1500 hommes ( plus le soutien d’un force africaine sous-équipée, sous entrainée et peu motivée) sur un territoire une fois et demi grand comme la France pour combattre les affrontements religieux , ethniques , le banditisme et faire face à une situation humanitaire dramatique. Une opération précipitée, trop vite engagée et sans réelle stratégie. Il faudra des années pour remettre ce pays d’aplomb, d’abord rétablir la paix, réorganiser complètement l’Etat, mettre en place une administration, organiser des élections, relancer l’économie etc. En fait la Centrafrique, si la France demeure seule,  risque de devenir un véritable bourbier pour notre pays ; tout cela pour sauver la cote de popularité d’un président qui ne sait plus quoi faire à l’intérieur pour stopper le déclin du pays. Une attitude finalemenet assez pitoyable  qui contrairement au Mali (où la situation est notoirement moins complexe) ne fait pas illusion pudique 64% condamne cette intervention, en tout cas dans ces conditions.

Centrafrique: « l’affaire de quelques mois », un mensonge !

Centrafrique: « l’affaire de quelques mois », un mensonge !

 

 

Ou Ayrault et Hollande sont complémentent incompétents ou ils ne cessent de mentir  (sans doute les deux); Affirmer que l’affaire de Centrafrique ne durera que quelques mois est une ineptie aux dires de tous les spécialistes. Il faudra des années, d’abord pour installer la paix, ensuite, restaurer un Etat, une administration ,  créer un état civil, organiser des éjections. Dans un pays comme la Côte d’ivoire, pourtant pays très avancé par rapport à la Centrafrique cela a exigé des années. Preuve aussi du mensonge, au Mali l’intervention devait aussi être limitée à 6 mois, la France y est encore et pour longtemps. L’intervention en Centrafrique était certes nécessaire mais inutile de cacher que c’est aussi un coup politique pour sortir Hollande de son impopularité. Bref le coup du Mali. Cette fois cela ne passe pas pour deux tiers des français. Le risque c’est évidemment l’enlisement d’autant qu’Ayrault vient juste de découvrir qu’il n’existait pas de politique commune européenne ; Mieux vaut tard que jamais. L’intervention d’Ayrault au parlement constitue de ce point de vue un florilège de banalités, de naïveté et aussi d’incompétence.   »Le président de la République l’a dit très clairement: notre intervention sera rapide, elle n’a pas vocation à durer », a ajouté le Premier ministre, lors du débat sans vote au Parlement sur l’opération française en Centrafrique.   »Le désengagement de nos forces commencera dès que la situation le permettra, en fonction de l’évolution sur le terrain et de la montée en puissance des capacités opérationnelles des forces africaines », a expliqué le chef du gouvernement, pour qui « ce doit être l’affaire de quelques mois ».   »Pour la France, l’inaction n’était pas une option », a aussi expliqué M. Ayrault, ajoutant: « Attendre, c’était prendre le risque d’un désastre. » « Attendre, c’était nous exposer au risque d’une intervention ultérieure, beaucoup plus coûteuse et difficile », a-t-il ajouté.  Au cinquième jour de l’opération Sangaris, le Premier ministre a rappelé les objectifs de l’intervention.   »Premièrement, rétablir la sécurité en République centrafricaine, enrayer la spirale d’exactions et la dérive confessionnelle, et permettre le retour des organisations humanitaires ainsi que le déploiement des structures étatiques de base », a détaillé M. Ayrault.  L’intervention des 1.600 soldats français doit aussi « favoriser la montée en puissance rapide de la Misca (la force panafricaine présente en Centrafrique, ndlr) et permettre son plein déploiement opérationnel », a poursuivi M. Ayrault.   »La Misca doit en effet être en mesure d’assurer le contrôle de la situation sécuritaire, de désarmer les milices et de faciliter la transition politique », a-t-il dit.

 

Centrafrique: la France seule pourquoi ?

Centrafrique: la France seule pourquoi ?

 

 

La France est seule d’abord parce que l’intervention a été précipitée  sans vraiment de préparation diplomatique ; Une raison à cela la France veut garder son leadership politique en Afrique et Hollande a besoin de montrer ses muscles à l’extérieur car à l’intérieur il est discrédité. C’est le coup du Mali recommencé ; seconde raison, l’Europe se désintéresse de la politique étrangère notamment  d’une zone désormais le terrain privilégié des chinois qui pillent les ressources en toute discrétion. L’Europe ne veut jouer aucun rôle politique, aucun rôle militaire, aucun rôle humanitaire. L’Europe doit demeurer une simple zone de libre échange, un territoire de business, c’est l’Europe voulue par les anglo-saxons qui a triomphé. Il n’ya pas d’Europe politique (ni Merkel, ni Cameron n’en veulent), la France, elle en voudrait bien mais elle n’est même pas capable de respecter les engagements déjà pris. La philosophie : laisser les forces de marché agir. Alors l’Afrique et ses rivalités religieuse ou tribales, c’est vraiment loin des préoccupations de Bruxelles même lorsque des milliers de vie sont en danger. « Les Européens sont toujours dans l’option zéro mort, zéro risque politique », relève avec amertume un responsable de la Défense. L’Europe de la Défense n’en est toujours qu’à un état embryonnaire.  Or, intervenir seul pose à Paris un double problème : financier, à un moment où le pays doit tailler dans son système de défense; politique, car la France risque d’être accusée d’ingérence dans l’une de ses anciennes colonies.  Londres a bien proposé une « aide logistique limitée », après le vote de la résolution de l’ONU autorisant l’opération militaire française en RCA. Pour la Grande-Bretagne en revanche, « envoyer des troupes britanniques n’est pas (une option) sur la table ».  Le président de la Commission européenne, Manuel Barroso a annoncé de son côté vendredi que l’Union européenne allait dégager 50 millions d’euros pour la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca). Les Américains ont déjà débloqué 40 millions de dollars (30 millions d’euros) et une conférence des donateurs devrait se tenir début janvier à Paris. La Russie est également disposée à mettre des avions à disposition.  Comme au Mali, les 1.200 soldats français déployés en RCA devront épauler seuls les 3.000 africains de Misca, chargés à terme d’assurer eux-mêmes la stabilité du pays sous mandat de l’ONU. Et « la France est là pour un moment court », a répété vendredi sur RFI le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui avait évoqué précédemment une période de six mois.  Au-delà du drame humanitaire en cours en RCA, c’est la stabilité de l’ensemble de l’Afrique centrale et ses répercussions en Europe qui se jouent en Centrafrique.  Les affrontements confessionnels entre musulmans et chrétiens se sont multipliés ces derniers mois dans un pays traditionnellement épargné par les conflits confessionnels. Et le pays, en proie à l’anarchie, risque, comme le Mali avant lui, de devenir le refuge des groupuscules rebelles et des bandes armées venues du Tchad, d’Ouganda ou du Soudan.   »L’implosion en cours commence à affecter le Sud-Soudan, alors que Khartoum n’a toujours pas digéré l’indépendance de ce pays et pourrait avoir intérêt à soutenir la Séléka (les ex-rebelles ayant pris le pouvoir à Bangui). Si la Centrafrique est totalement instable, alors la République démocratique du Congo le sera aussi, le Sud-Soudan et le Cameroun seront affectés », constate l’expert sud-africain Helmoed Heitman, du Comité sud-africain de supervision de la Défense.  Au Mali, l’engagement européen s’est surtout fait autour de la mission EUTM (EU Training Mission) de formation de l’armée malienne, à laquelle participent des soldats de 23 pays.  Après l’opération militaire en Centrafrique, la question de la reconstruction d’une armée ou d’une force de sécurité centrafricaine se posera inévitablement pour stabiliser le pays.   »Pourquoi pas demain une opération EUTM RCA ? », s’interroge le général français François Lecointre, ancien chef d’EUTM Mali. Une mission de formation, sans action de combat, fait partie, selon lui, « du degré d’acceptabilité de nos partenaires européens ».

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol