Archive pour le Tag 'CDI'

« Français moyen » : propriétaire, en CDI et revenu de 1650 euros

« Français moyen » : propriétaire, en CDI et revenu de 1650 euros

 

Le Français moyens est un concept relativement vague car tout dépend ce qu’on inclut dans cette moyenne. L’INSEE retient ceux  dont les revenus se situent entre 90 et 110 pour cent autour du revenu médian. Ce qui concerne environ 5 millions de Français (donc très loin de ce qu’on appelle la classe moyenne est encore l’avantage de l’ensemble des Français). L’Insee considère qu’il gagne entre 1500 et 1 800 €.  Le modèle familial le plus répandu reste celui d’un couple avec au moins un enfant mineur (37,7% de la population soit plus que la moyenne nationale). 19,5% de ces ménages ont deux enfants, ce qui est plus que chez l’ensemble des Français (16%) et plus que dans n’importe quelle autre catégorie. Par ailleurs, la faible présence des familles monoparentales (4% à peine) fait que leur structure familiale les rapproche fortement des familles aisées.  L’Insee observe que ces ménages sont ceux où la part des 25-44 ans est la plus forte (35,8%). Si les 45-64 y sont relativement peu nombreux, tout comme les 18-24 ans, les plus de 65 ans sont eux plus présents que dans l’ensemble de la population (25% contre 23,3%).  Seulement 10% de ces Français ont un diplôme supérieur à Bac+2 soit moins que l’ensemble de la population (18%).  81,3% des actifs composant ces « ménages médians » sont en CDI alors que seulement 4% des personnes dans cette catégorie sont au chômage.  62% de ces Français étaient, en 2013, propriétaires, soit plus que la moyenne nationale (57,9%). Par ailleurs, leur logement, en taille, atteint en moyenne 90 m² (l’équivalent d’un F4).

Jeunes: Le CDI « objectif majeur »

Jeunes: Le CDI « objectif majeur »

Selon un sondage OpinionWay publié le 24 janvier à l’occasion du Salon des entrepreneurs de Paris 2017, 73 % des jeunes interrogés estiment qu’obtenir un CDI reste un « objectif majeur » de carrière. Les 26 % restant sont de moins en moins attirés par ce type de contrats (20 %), voire pas du tout (6 %).   Cependant, si l’objectif est affiché pour la plupart, ils sont quelque 81 % à estimer qu’un emploi en CDI reste difficile à obtenir, contre 19 %. Et 62 % des 18-29 ans pensent qu’il est compliqué de se mettre à son compte. Les raisons invoquées quant à la préférence pour le salariat longue durée reste la sécurité de l’emploi, la régularité du revenu facilitant la location d’un logement, mais aussi l’obtention d’un crédit ou encore l’ouverture d’un compte bancaire, et ce pour 70 % d’entre eux. Pour 49 %, ces raisons sont davantage liées aux droits acquis en matière de congés ou de couverture sociale, notamment le droit à la retraite et au chômage. Le sondage permet également de dégager une volonté accrue de travail en indépendant, malgré les contraintes. Les jeunes de 18 à 29 ans sont 40 % à penser que travailler à son compte reste un avantage, car on est son propre patron, 35 % à estimer que cela permet d’avoir la liberté de choisir ses méthodes et temps de travail. Mais pour 52 % d’entre eux, l’inconvénient principal de cette carrière à son compte reste les risques financiers qui s’y associent souvent. Ils sont par ailleurs 46 % à se préoccuper du fait que ce genre de chemin ne permet pas d’avoir la certitude d’un revenu fixe tombant à la fin du mois. De l’ensemble de ces préoccupations, il ressort au final que 46% des jeunes interrogés voient leur avenir professionnel en tant que salarié uniquement, 25% en combinant salariat et travail à leur compte, 18% uniquement à leur compte et 11% en alternant salariat et travail indépendant.

(Agences)

« Pour un contrat unique, plus flexible que le CDI actuel »(Jean Tyrol)

« Pour un contrat unique, plus flexible que le CDI actuel »(Jean Tyrol)

 

 

Le prix Nobel d’économie propose un contrat unique de travail,  une proposition qui comme son auteur s’est montré très discrète, pas étonnant Tyrol n’est pas assez sexy et il a le défaut majeur de ne pas faire dans l’outrance et la démagogie. Pour autant sa réflexion mérite d’être entendue. Globalement avec son contrat unique, il envisage surtout de protéger le salarié et non forcément l’emploi avec un système de bonus malus pour récompenser ou inversement punir les entreprises selon leur bilan emploi. Pas sûr que sa proposition soit forcément très comprise en France où Jean  Tyrol souligne à juste titre l’indigence générale de la culture économique « On propose de créer de nouveaux emplois, ouvrir le marché aux jeunes, laisser le marché ouvert aux gens de plus de 50 ans grâce à un nouveau contrat : un contrat unique, plus flexible que le CDI actuel », explique-t-il. Dans l’esprit de Jean Tirole, le contrat unique serait un contrat à durée indéterminée basé sur le principe du « licencieur payeur », qui existe déjà aux États-Unis : « L’entreprise sera responsabilisée par un bonus-malus. Si l’entreprise licencie, elle va payer un malus sous forme de cotisations sociales. Elle aura un bonus, en termes de cotisations sociales, si elle ne licencie pas. » Concrètement, l’économiste souhaite « protéger le salarié grâce à la formation et à l’assurance chômage, plutôt que de protéger l’emploi. Les CDI actuels gardent leurs contrats en CDI. Ces emplois en CDI ne se créent plus, on n’est plus au temps des Trente glorieuses. En flexibilisant, on va donner accès aux jeunes à des contrats à durée indéterminée bien meilleurs que les CDD qui existent actuellement. » Lors de la présentation de l’avant projet de loi Travail, Jean Tirole avait signé une tribune en faveur du texte de Myriam El Khomri. Il n’a pas souhaité en dire plus sur sa position à l’heure où le gouvernement a décidé de se passer du vote des parlementaires en utilisant l’article 49-3 de la constitution. « Mon rôle, c’est de voir le long-terme », a-t-il simplement souligné.

 

(Avec Challenges)

Le CDI à vie c’est fini ! (Macron)

Le CDI à vie c’est fini !  (Macron)

Une interview intéressante d’Emmanuel Macron  qui justifie la loi travail. Nombre d’arguments sont pertinents, d’autres le sont moins. Des insuffisances d’abord le manque d’analyse de la situation actuelle concernant la précarité, aussi le manque de vision globale relatif à l’équilibre entre la flexibilité dont doivent disposer les entreprises et les garanties dont doivent bénéficier les salariés. Sur le constat il y a longtemps que le CDI à vie  dans la même entreprise n’est plus d’actualité. Ce n’est donc pas un élément de prospective mais une réalité sociale pour beaucoup de salariés. Selon Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, « la responsabilité d’un homme politique, c’est de donner aux individus la possibilité de réussir, dans un environnement où le modèle ne sera plus un CDI toute la vie dans la même entreprise, modèle sur lequel est fondé notre droit du travail depuis 1945″.Dans cet entretien à La Tribune, le ministre de l’Economie s’explique sur la loi qui ne porte pas son nom, mais reprend pour l’essentiel l’inspiration de ce qui aurait pu être la loi Macron II sur les Nouvelles opportunités économiques.(Interview dans la tribune)

 

La loi El Khomri soulève une bronca à gauche. Martine Aubry et d’autres frondeurs critiquent ce virage libéral pour lequel ils n’ont pas voté. Les syndicats la jugent trop déséquilibrée. Les étudiants de l’Unef appellent à manifester, alors que plus de 800 .000 personnes ont signé une pétition sur les réseaux sociaux. Avez-vous employé la bonne méthode pour aborder un sujet aussi sensible en fin de quinquennat ? Pensez-vous encore possible de trouver 
une majorité, comme l’a demandé le président de la République ?

EMMANUEL MACRON - Oui, c’est possible et nécessaire, à condition de clarifier, de donner l’explication qui va avec pour dépassionner le débat. L’idée n’est pas de détricoter cette loi et de ne rien changer à un moment où nous avons décrété un état d’urgence économique et social pour inverser la courbe du chômage. Tout n’a pas été essayé pour y parvenir et la réforme du marché du travail fait partie de la panoplie des mesures à prendre, comme l’ont fait certains de nos voisins européens – l’Italie, l’Allemagne, les Pays-Bas ou l’Espagne.

Essayons de parvenir à un diagnostic partagé. C’est peu de dire que la situation actuelle sur le marché de l’emploi est inefficace et injuste. Nous sommes l’un des rares pays européens où le chômage ne baisse pas. Nous avons depuis trente ans dans notre pays plus de 18 % des jeunes au chômage en moyenne. Aujourd’hui, il touche plus de 10 % de la population active et 25 % des jeunes de moins de 25 ans. Parmi les gens qui ont un travail, 80 % sont en CDI, c’est bien. Mais 90 % des gens qui rentrent sur le marché de l’emploi passent par des CDD ou de l’intérim de manière durable. Et cela dans un système qui est ainsi fait que quand vous êtes en situation de précarité, vous ne pouvez pas construire votre vie, car vous n’avez pas accès au crédit, vous ne pouvez pas vous projeter dans l’avenir.

De quoi a-t-on besoin ? D’abord et avant tout d’adaptabilité. On a besoin de faire confiance aux acteurs de terrain, de leur donner de la souplesse. Pas pour tout flexibiliser, mais pour pouvoir absorber les chocs. En 2009, on a subi une crise en Europe. Elle a été deux fois plus violente en Allemagne qu’en France et, pourtant, elle a détruit sept fois moins d’emplois. Pourquoi ? Il serait irresponsable de ne pas se poser la question. Parce qu’ils ont un modèle adaptable, parce qu’ils ont su négocier au niveau de l’entreprise, des baisses de salaires ici, du chômage partiel là… Ce faisant, ils ont préservé leurs salariés et leur savoir-faire, et leur capital productif.

La bonne réponse à notre situation, c’est donc de donner plus de flexibilité au niveau de l’entreprise. On a commencé à le faire avec les accords de maintien dans l’emploi, notamment dans la loi Croissance et activité, que j’ai portée. Quand ça va mal, une entreprise peut désormais négocier par le biais d’un accord majoritaire des dérogations à la loi pour une durée qui peut aller jusqu’à cinq ans. C’est l’équivalent du Kurtzarbeit allemand, mais défensif.

Ce que propose la loi sur le travail, c’est d’étendre cette souplesse dans un sens plus offensif. Il y a en effet une hiérarchie des normes en France, qui prend la forme de ce que l’on appelle la crémaillère sociale. La loi définit un ordre public minimal qui peut être amélioré au niveau de la branche ou de l’entreprise : ce qui veut dire qu’à chaque fois qu’on descend d’un niveau de normes, on ne peut pas déroger à celles du dessus, ce qui ne permet pas de prendre en compte les spécificités des entreprises. Dans un environnement de compétition économique ouvert, ce système est trop rigide. Redonner de la souplesse aux acteurs de terrain, c’est leur dire qu’ils peuvent définir de nouvelles règles du jeu par accord d’entreprise majoritaire ou par consultation, si des syndicats représentant plus de 30 % des voix aux élections le demandent pour sortir de situations de blocage. La consultation des salariés peut être utile dans certaines situations spécifiques.

Beaucoup d’opposants voient dans ces mesures un « permis de licencier ».

Si l’on veut lutter contre ce que l’on appelle le dualisme du marché du travail et l’injustice qu’il y a entre le CDD et le CDI, il faut avoir pour objectif que tout le monde puisse avoir un CDI. Il faut se demander pourquoi ce n’est pas plus le cas aujourd’hui. Qui n’accède pas au CDI ? Les gens les moins bien formés, les jeunes, les plus fragiles. La cause, selon les chefs d’entreprise eux-mêmes, ce sont les conditions de rupture de ce contrat. On a majoré le coût du CDD et malgré cela, à peine 10 % des nouvelles embauches se font en CDI. Le blocage majeur, c’est l’incertitude liée au coût de la rupture d’un CDI, si les choses devaient mal se passer. Il faut donc redonner de la visibilité aux acteurs, leur permettre d’anticiper.

Il y a deux fois plus d’entrées à Pôle emploi à la suite d’une rupture conventionnelle qu’à la suite d’un licenciement économique. C’est une sorte de divorce à l’amiable créé par la précédente majorité, qui est assez cher, mais ce n’est qu’un dérivatif qui ne s’attaque pas au cœur du problème. Ensuite, il y a le licenciement économique, qui comporte des garanties pour les salariés et qui ne représente que 2,5 % seulement des entrées à Pole emploi, car c’est un dispositif assez rigide. Personne ne fait du licenciement économique par plaisir. Ce que nous proposons, c’est de permettre à une entreprise d’agir pour sauvegarder sa compétitivité, comme la Cour de cassation l’autorise : quand cela commence à aller mal, et que le chef d’entreprise considère qu’il faut agir pour assurer la pérennité, il faut qu’il puisse anticiper.

Or, la jurisprudence actuelle est complexe et source d’incertitude : elle reconnaît la compétitivité comme motif de licenciement économique, mais pour une branche d’activité et pas pour une entreprise. Donc on a des cas ubuesques où, si vous êtes une entreprise qui va mal dans une branche d’activité d’un groupe qui va bien, le chef d’entreprise ne peut pas agir. Nous proposons également que les difficultés économiques soient appréciées de façon objective, c’est-à-dire que quatre trimestres d’affilée de baisse du chiffre d’affaires ou deux trimestres consécutifs de pertes d’exploitation, ce qui n’est pas rien, seront reconnus par la loi comme caractérisant un motif de licenciement économique. Ce n’est pas un cadeau aux patrons qui est fait. La procédure demeure protectrice des salariés, avec des obligations de reclassement et des contraintes pour réembaucher. Sinon, ce que l’on constate, c’est que le chef d’entreprise, confronté à une période difficile, n’embauche pas en CDI.

Autre sujet de désaccord, le plafonnement des indemnités prud’homales. Il prépare un licenciement au rabais, disent ceux qui s’y opposent…

La troisième façon de mettre fin à une relation de travail, c’est le licenciement individuel. Dans la loi Croissance et activité, j’ai voulu, contre l’avis de tous, du Medef aux syndicats les moins réformistes, réformer les prud’hommes dont les délais étaient trop longs et les jugements trop incertains. Cela dure en moyenne vingt-sept mois, quatre ans à Paris, on ne concilie que dans 6 % des cas, et on observe une dispersion colossale des dommages et intérêts. Notre réforme réduit les délais, oblige à mettre en état le dossier au début de la procédure et à essayer vraiment de concilier les parties. Elle propose un plafond comme cela existe chez nos voisins en cas de cause non réelle et sérieuse.

Ce plafonnement ne vaut pas pour les cas abusifs, de licenciements nuls, de discrimination ou de harcèlement au travail. On a été censuré parce qu’on avait essayé de moduler en fonction de la taille de l’entreprise. Nous le proposons à nouveau, dans un cadre général, afin de sécuriser, pour chacune des parties, la rupture par le licenciement individuel.

Finalement, la loi El Khomri porte essentiellement votre inspiration,
celle qui aurait pu figurer dans la loi Macron II sur les nouvelles opportunités économiques ?

La réforme du licenciement économique, je l’avais défendue dans la loi Croissance et activité puisqu’elle a figuré en première lecture au Sénat, puis a été retirée. Mais je l’assume, car ces changements me semblent justes et efficaces pour l’emploi. Cette disposition fait partie de celles envisagées dans le cadre de la stratégie pour les nouvelles opportunités économiques, dans la continuité de la première loi, dans une perspective d’ouverture et de mobilité sociale.

La cohérence d’ensemble manque. Est-ce qu’en découpant en deux votre deuxième loi, le gouvernement ne passe pas à côté de la pédagogie nécessaire… et de l’occasion d’expliquer pourquoi la révolution numérique, la mondialisation, imposent de faire bouger les lignes, de briser certains tabous ?

Donner plus d’adaptabilité aux entreprises, plus de sécurité aux contrats et de visibilité en cas de rupture va de pair avec notre volonté de donner plus d’options aux gens : si on veut vraiment protéger les Français dans ce nouveau monde plus volatil, où tout va plus vite, il faut leur donner de l’autonomie. Protéger les gens, ce n’est pas leur promettre une société qui n’existe plus, un modèle qui est fragilisé. Ce n’est pas de mettre des digues face à la mer. C’est d’abord d’expliquer ce monde nouveau, qui est plus incertain, avec des changements très brutaux qui peuvent être aussi des opportunités, par exemple pour entreprendre plus facilement pour soi-même. Si nous voulons agir maintenant, ce n’est pas par volonté de briser les tabous par principe, ni pour casser l’ordre social, mais pour nous permettre de nous préparer à ces mutations.

La responsabilité d’un homme politique, c’est de donner aux individus la possibilité de réussir, dans un environnement où le modèle ne sera plus un CDI toute la vie dans la même entreprise, modèle sur lequel est fondé notre droit du travail depuis 1945. Ce sera de plus en plus une exception, mais ce n’est pas forcément grave. L’avenir sera même plus favorable aux individus, parce que cette révolution numérique porte aussi en elle moins de pénibilité, plus d’autonomie dans la relation au travail. Elle atténue le caractère roboratif et sans intérêt, parfois insupportable, du travail tel qu’on l’a conçu jusqu’ici. Demandez-vous pourquoi, lorsqu’il y a un plan de départs, même dans les très belles entreprises publiques, ceux qui ont plus de 55 ans veulent trop souvent prendre leur chèque et partir. C’est parce que souvent ils ne s’épanouissent plus dans leur métier, parce qu’on les a trop peu formés pour faire autre chose.

En fait, on a un peu l’impression que cette réforme oppose deux camps : celui des salariés et celui des chômeurs…

En France, on a longtemps vécu sur un accord implicite échangeant hyper-protection pour les insiders et hyper-précarité pour les outsiders, souvent livrés à eux-mêmes. Dans des modèles plus adaptés aux disruptions que nous connaissons, à une économie qui va vite, il y a certes plus de flexibilité, parfois plus de risques, mais dans le même temps, il y a beaucoup plus d’exigences vis-à-vis des employeurs, sur la formation notamment. On parle souvent du modèle californien comme d’un enfer social, très instable. Contrairement à ce que l’on dit, dans la Silicon Valley, on fait plus attention aux salariés, qui changent plus souvent d’entreprise.

Que contiendra la partie II de feu la loi Noé sur l’ouverture de l’accès aux métiers et sur la micro-entreprise, qui sera reprise dans la loi Sapin au printemps ?

Cette nouvelle « nouvelle » économie implique des changements très rapides, elle fragilise la création d’emplois à qualification moyenne, ceux qui sont plus facilement automatisables. Elle développe des emplois plus qualifiés, donc il faut mieux former celles et ceux qui font des tâches réplicables. Demain, ils devront programmer et assurer la maintenance des robots dans les usines. C’est cela qui est en train de se passer et donc mieux vaut préempter cette révolution que de la subir.

Ensuite, cette révolution crée des opportunités nouvelles pour des emplois peu qualifiés, des emplois de services et d’aide à la personne. Pourquoi ? Parce que dans cette économie, on va de moins en moins souvent vendre un objet et de plus en plus vendre une solution. Il faut donc libérer le potentiel de création d’emplois peu qualifiés dans notre économie. Et en fait, l’accès en est assez fermé, paradoxalement.

Tout ce qui dépend du registre du commerce, tout le monde peut le faire. Demain, je peux ouvrir une pizzeria, un magasin de photocopie, mais pas un salon de coiffure ou tout ce qui relève des chambres de métiers. Il y a bien sûr un ordre public sanitaire, environnemental, social, à respecter, sous le contrôle de l’État. Mais il y a aussi beaucoup trop de barrières à l’entrée. Il est beaucoup plus souhaitable pour un jeune qui est en échec dans son parcours scolaire ou universitaire d’entrer dans un métier par un CAP et de se former tout au long de sa vie, que de l’enfermer dans un cadre qui ne lui convient pas. Il n’y a aucune raison par exemple qu’un coiffeur qui n’aurait que le CAP et dix ans d’expérience ne puisse pas ouvrir son salon parce qu’il n’a pas passé le brevet professionnel. C’est devenu injustifié.

L’objectif n’est pas ici de dévaloriser les formations, mais de reconnaître la multiplicité des choix possibles dans une société. Il ne faut pas réduire les opportunités, mais les multiplier. Le diplôme ne doit pas être la seule voie royale pour rentrer dans la vie active. Il y a aussi l’alternance, l’apprentissage et l’entrepreneuriat pour soi-même. Il y a également des pratiques de discrimination qui existent malheureusement encore dans notre pays : pour certains jeunes, il est plus facile de trouver des clients que des employeurs. Et, parce qu’à certains moments de la vie, le contrat du salariat, protection contre subordination, devient insupportable, beaucoup veulent s’installer à leur compte. Or, on n’a pas forcément l’argent ni le temps pour faire une formation et passer un brevet professionnel. Il faut donc que l’on puisse alléger ces barrières, mais aussi aider ces jeunes entreprises à croître plus vite, en simplifiant les règles fiscales et juridiques, par exemple quand vous embauchez votre premier salarié. Il faut que cela soit beaucoup souple et plus fluide.

La fin des CDI à l’embauche ?

La fin des CDI à l’embauche ?

 

Plus de 80% des embauches s’effectuent désormais sous le régime du CDD, du coup le CDI à l  ’embauche est en voie de disparation. En outre les CDD sont d’une durée de plus en plus courte. Ca donc se reposer assez rapidement la question du contrat unique même su pour le moment la classe politique a mis cette question sous le boisseau.  Les contrats à durée déterminée ont constitué 83,6% des embauches l’an passé, selon une étude de la Dares, publiée ce lundi 8 décembre. Un chiffre qui progresse de 2,3% par rapport à l’année précédente. Trouver un emploi en CDI devient de plus en plus difficile. En attestent, les chiffres du marché de l’emploi pour l’année 2013, publiés ce lundi 8 décembre par la Dares, la direction des études statistiques du ministère du Travail.  L’année dernière, plus de huit embauches sur dix ont ainsi été réalisées en contrat à durée déterminée (CDD), selon cette étude. Une proportion qui ne cesse de progresser.  Ainsi, l’année dernière, hors intérim, la part des embauches en CDD a plus précisément atteint 83,6%, soit 2,3 points de plus qu’en 2012. La hausse n’a pas cessé depuis, puisque la proportion a encore grimpé à 84,2% au deuxième trimestre 2014, un record historique, selon la Dares. Pourtant, depuis juillet 2013, en vertu de la loi sur la sécurisation de l’emploi, le coût de certains CDD, en particulier ceux de très courte durée, a été surenchéri pour les employeurs par une majoration des cotisations chômage.  Cette mesure n’a toutefois pas permis d’enrayer la progression des embauches en contrat à durée déterminée. Entre 2012 et 2013, la part d’embauche en CDD a augmenté « quelle que soit la taille » de l’entreprise: +4,1 points dans celles de 9 salariés ou moins, +1,6 point dans celles de 10 à 49, et +1,9 point dans celles de plus de 50.  En revanche, par secteur, seul le tertiaire enregistre une hausse (+2,3 points à 85,3%). La proportion a légèrement baissé dans la construction (-1,0 point à 60,6%) et l’industrie (-0,5 point à 67,9%). Tous secteurs confondus, la part de CDD est en hausse quasi-continue depuis la mi-2011. Avant la crise financière, au 1er trimestre 2008, environ 70% des embauches se faisaient en CDD. La Dares note également dans son étude que les CDD sont de plus en plus courts. Ainsi, pour la moitié des personnes ayant terminé un CDD en 2013, la durée du contrat de travail a été de dix jours ou moins, contre 14 jours, ou moins en 2012.  De fait, la durée des CDD dépend du secteur. Ils sont ainsi beaucoup plus courts dans le tertiaire, où la moitié des CDD durent moins de huit jours, que dans la construction, où ce chiffre est de 90 jours.

 

Sondage : l’achat Immobilier : plus important qu’un CDI ou le mariage !

Sondage : l’achat Immobilier : plus important qu’un CDI ou le mariage !

 

 

Curieuse cette importance attachée à l’immobilier qui traduit peut-être la crise du secteur et les difficultés pour les primo-accédants. Une étude IFOP pour « VousFinancer.com », publiée mercredi 11 juin, révèle que les Français estiment que l’accès à la propriété est une étape plus importante que le mariage dans une vie.  Pour 36% des Français, l’achat d’un bien immobilier constitue l’étape la plus importante dans une vie. C’est le résultat d’une étude IFOP pour le site spécialisé  VousFinancer.com et pour le Syndicat national des professionnels immobilier (SNPI), parue mercredi 11 juin et relayée par 20minutes Pour les sondés, l’accès à la propriété est même plus important que la signature d’un contrat à durée indéterminée (CDI) ou qu’un mariage.  « Nous avons été surpris. Cela prouve que les lignes bougent », commente Alain Duffoux, président du SNPI, auprès de nos confrères.  D’après Frédéric Michaud de l’Ifop, les jeunes sont particulièrement concernés par cette nouvelle tendance. Les 25-34 ans achètent d’ailleurs de plus en plus à deux, en couple.

 

Intérim :création d’un CDI ?

Intérim :création d’un CDI ?

 

Les partenaires sociaux discuteront ce vendredi de la création d’un contrat à durée indéterminée (CDI) dans l’intérim. Ce système existe déjà en Italie, en Allemagne, aux Pays-Bas ou encore en Suède. Une bonne idée ?  Nil, 36 ans, maçon à Lyon, est partagé. Il a longtemps travaillé en CDI avant d’opter pour l’intérim. «Ce qui me plaît, c’est la liberté. Pouvoir partir en vacances quand je le souhaite. Mais le CDI est toujours fondamental pour acheter ou louer un bien immobilier…». La question divise également les internautes de 20 Minutes. «Cela ressemble à une technique pour éviter que les intérimaires ne partent bosser dans la boîte d’intérim concurrente», estime Geko87. C’est aussi l’avis de Stéphane Lardy, du syndicat FO. Il s’interroge par ailleurs sur la rémunération de ces salariés, lorsqu’ils n’auront pas de mission. «Puisqu’ils seront en CDI, ils n’auront plus accès à l’assurance-chômage…», s’inquiète-t-il. «En matière de rémunération, tout est ouvert», répond François Roux, délégué général du Prisme, le patronat du secteur intérimaire. Et il assure : «Le principe étant que nous maintenions une rémunération pendant les périodes non travaillées.» Mais pas pour tous : ce CDI serait proposé aux «intérimaires dont les compétences sont les plus demandées par le marché». Autrement dit, ceux qui travaillent très fréquemment. Une bonne idée pour l’internaute Shurashnor : «Cela forcerait les agences à s’occuper ou à former ces salariés durant les intercontrats.» Gilles Desbordes, de la CFDT, est également confiant : «La majorité de ceux qui exercent en intérim le font dans l’attente d’un contrat durable et là, nous avons l’opportunité de créer des milliers d’emplois en CDI. Il faut arrêter avec cette tentation de voir le danger partout.» Les partenaires sociaux ont jusqu’à la fin juin pour s’entendre. S’ils n’y parviennent pas, les contrats d’intérim pourraient à leur tour être taxés, comme le seront les CDD.

 

CDI : en baisse de plus de 10% en un an

CDI : en baisse  de plus de 10% en un an

Baisse  générale des embauches en CDI (-10,5% sur un an). Mais le nombre de CDD de plus d’un mois a, lui aussi, reculé 3,4% en un an. À l’inverse, les CDD de moins d’un mois enregistrent une hausse de 7,7%.Grâce ou à cause de cette flambée des contrats très courts, le nombre total d’embauches progresse de 2,6% au quatrième trimestre, par rapport à la même période un an plus tôt. De quoi justifier, a posteriori, la taxation accrue des CDD inscrite dans le tout récent accord sur la sécurisation de l’emploi. Syndicats signataires et patronat espèrent qu’elle contribuera à limiter l’usage abusif des contrats de quelques semaines.  Ces données vont aussi dans le sens du rapport de la Cour des comptes qui dénonçait hier un marché du travail divisé en deux. Une «dualité» entre contrats courts et CDI encore aggravée par la crise: non seulement les travailleurs en intérim et en CDD ont de plus en plus de mal à décrocher un contrat à durée indéterminée, mais ils ont été les premiers remerciés face au ralentissement économique, alors que les entreprises des pays voisins ont plutôt réduit le salaire et le temps de travail de leur personnel. Dans son rapport, l’Acoss met également en avant des disparités entre entreprises. Alors que les TPE ont vu leurs embauches reculer de 0,7%, celles de 20 salariés ou plus ont diminué les leurs de 3,0%. Cette baisse s’explique notamment par le recul de leurs embauches en CDI (-4,1%) et de CDD de plus d’un mois (-2,1%).  Certains secteurs sont aussi plus touchés que d’autres. L’industrie enregistre au dernier trimestre une baisse de 8,2% des embauches contre -7,1% dans le BTP et -6,5% dans le tertiaire. Autre constat: les embauches de plus d’un mois se réduisent dans la quasi-totalité des régions sur l’année: seuls la Corse, le Limousin et la Guyane affichent une stabilisation.

 




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