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Marges des producteurs : mise en cause de la grande distribution

Marges des producteurs :mise en cause de la grande distribution

 

Il est clair que la crise conduit à écraser prix et marges. De ce fait les producteurs souffrent surtout avec la concentration des centrales d’achat. La grande distribution elle-même a rogné se propres marges car le chiffre d’affaires n’évoluent pas. Les producteurs , eux sont surtout victime de ces appels d’offres répétés qui tirent les prix vers le bas. C’est vrai pour l’agriculture mais aussi pour l’industrie. Le PDG de la filiale française du groupe suisse Nestlé, Richard Girardot lance un cri d’alarme et se plaint de la pression des distributeurs, qui ont poussé les producteurs à réduire leurs marges, et s’interroge sur l’attitude des pouvoirs publics.  « Nous avons écrasé nos marges pour continuer d’être référencés chez les distributeurs » qui « sont revenus nous mettre la pression toute l’année », écrasant aussi leurs propres marges pour faire baisser « de 7% les prix sur les produits leaders comme le Ricoré ou Mousline [...]  Pour compenser cet effort, ils ont augmenté les prix des produits vendus sous leurs marques propres. » Ainsi, le PDG de Nestlé-France Richard Girardot, dont le groupe est l’un des premiers fournisseurs des grandes surfaces en France, a vivement dénoncé les méthodes de la grande distribution dans une interview au Figaro, lundi 30 mars. Et de renchérir : les distributeurs « refusent de signer des chartes de bonnes pratiques avec les industriels, alors que nous en signons avec les agriculteurs ». Richard Girardot rappelle que l’Autorité de la concurrence ne s’est toujours pas prononcée sur les rapprochements entre grandes enseignes telles Auchan/Système U et Casino/Intermarché, qui constituent ainsi des forces de frappe ultra-puissantes face aux acheteurs. « Cela fait sept mois que les premiers rapprochements entre centrales d’achat ont été annoncées et l’Autorité n’a toujours pas rendu sa décision sur le sujet, laissant passer la période cruciale des négociations tarifaires annuelles », insiste le PDG de Nestlé-France. Saisie en novembre du sujet par le ministre de l’Économie Emmanuel Macron et par la Commission des affaires économiques du Sénat, elle avait promis de rendre un avis « au cours du premier trimestre 2015″, qui s’achève mardi soir. « C’est stupéfiant! », s’écrie le patron de Nestlé-France, ajoutant que l’Autorité de la concurrence est « toujours prompte à prendre la parole contre les industriels ».

 

Crash A 320 : le bureau enquête accident mis en cause

  • Crash A 320 : le bureau enquête accident mis en cause

 

Mise en cause à l’occasion du crash de l’A 320 du bureau enquête accident par le SNPL. Un BEA qui dépend sous contrôle de l’Etat en fait souvent aussi sous contrôle des intérêts économiques. A juste titre le syndicat des pilotes demande une réelle indépendance politique et financière du BEA. Trop souvent en effet la responsabilité a été reportée indûment sur les pilotes.( Mais dans le cas de l’A 320 allemand, il semble bien que la responsabilité du pilote soit entière puisqu’il était en dépression depuis 2009).  Le président du Syndicat national des pilotes de lignes (SNPL) s’est dit vendredi matin sur RMC/BFMTV, «particulièrement choqué» par les fuites du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) qui ont abouti à la publication d’informations précises sur les circonstances du crash de l’A320 de Germanwings dans le New York Times. Son syndicat a décidé de porter plainte contre X pour violation du secret professionnel. «Contrairement à tous les engagements de confidentialité qui pèsent sur l’ensemble des gens qui font partie de l’enquête, il y a eu des fuites. Pourquoi? Comment? On verra plus tard», a-t-il lancé. Le SNPL ne digère pas le silence des enquêteurs du BEA mercredi soir, lors de la conférence de presse qui a suivi la lecture de la boîte noire enregistrant les sons dans le cockpit de l’appareil, retrouvée quelques heures après l’accident. «Nous sommes particulièrement choqués de la situation qui a consisté à ce que le BEA fasse une conférence de presse à 17h en disant ‘nous n’avons rien à vous dire’ et que quelques heures plus tard, le New York Times, de l’autre côté de l’Atlantique, donne des informations extrêmement détaillées qui ont été confirmées par le procureur de la République le lendemain à 12h», lance Eric Derivry. «Tout le problème réside dans cette fuite», confirme Jean-Jacques Elbaz, vice-président du SNPL, au Figaro. «La procédure veut que lorsque le cockpit voice recorder (CVR) soit récupéré, il soit mis sous scellé. Seuls les enquêteurs du BEA y ont accès. Le secret professionnel n’a donc pas été respecté et ce n’est pas la première fois», déplore-t-il. «Les pilotes acceptent d’être enregistrés sur leur lieu de travail pour faire progresser la sécurité des vols. Mais il est inacceptable de jeter ces conversations en pâture dans la presse. C’est un manque de respect pour la procédure judiciaire et surtout pour les familles. Il faut respecter le temps de l’enquête», assure ce dernier. «Le BEA organise des points presse et publie des rapports intermédiaires dans lesquels les premiers éléments sont connus. Cette fuite est donc dérangeante», ajoute Jean-Jacques Elbaz. Le SNPL espère que cette plainte aboutisse à une réforme du mode de fonctionnement global du BEA. L’une des premières pistes étant la participation des pilotes aux enquêtes. «Nous ne sommes pas présents en tant que représentants de cette fonction dans un BEA qui s’attache à trouver les circonstances d’un accident», déplore Eric Derivry. Le SNPL souhaite aussi un BEA plus indépendant d’un point de vue politique et budgétaire. «Lorsque nous sommes dans l’émotion, il y a un besoin purement politique de se saisir de l’affaire, d’avoir les informations avant les autres. Or le seul rôle du BEA est d’émettre des recommandations après avoir identifié des menaces», affirme Jean-Jacques Elbaz.  Le débat sur l’indépendance du BEA avait déjà été lancé en 2009, après le crash du vol Rio-Paris. En 2011, des familles des victimes ont ainsi porté plainte auprès du procureur de la République pour «entrave à la manifestation de la vérité». A l’époque, le SNPL pointait aussi du doigt le manque d’indépendance du BEA à l’égard de l’autorité de tutelle, à savoir le ministère des Transports qui nomme par décret son directeur général, ou des industriels. «Le BEA ne doit pas être un outil qui sert les intérêts des uns et des autres», rappelle aujourd’hui le syndicat.

Abeilles : de moins en moins à cause des pesticides

Abeilles : de moins en moins à cause des pesticides

40% d’apiculteurs en moins en 20 ans et moitié moins d’abeilles. Le dépérissement des abeilles est observé depuis les années 90, mais le premier signal d’alarme remonte à l’automne 2006 : les abeilles commencent alors à disparaître de manière inquiétante aux Etats-Unis avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %, on parle alors de « syndrome d’effondrement des colonies  » (« colony collapse disorder » ou CCD). Ce phénomène très inquiétant, qui a débuté progressivement deux ans plus tôt, ne cesse de s’intensifier : les abeilles quittent leurs ruches, vraisemblablement pour aller mourir un peu plus loin, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes. Loin de rester localisé, ce phénomène est observé en Europe (Grande-Bretagne, France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas…) depuis le début des années 2000. Là aussi, certaines colonies d’abeilles perdent jusqu’à 90% de leurs population… Par exemple, en Italie, de nombreuses ruches sont restées désespérément vides selon rancesco Panella, président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens, du jamais vu… En Grande-Bretagne, le plus important apiculteur a perdu plus de la moitié de ses ruches, sans qu’une confirmation du phénomène n’ait été donnée pour l’ensemble du pays. Dans de nombreuses régions du monde, les populations d’abeilles sont en fort déclin, avec des variabilités suivant les années, mais la tendance est lourde et inquiétante depuis quelques années. Les conséquences sont désastreuses pour la pollinisation qui permet, depuis des millions d’années, d’assurer la reproduction des plantes à fleurs. De plus, 35 % de notre nourriture dépend de la pollinisation : fruits et légumes. Les fameux aliments conseillés par tous les nutritionnistes… D’ailleurs, dans certaines régions du monde comme au Sichuan (Chine), la disparition d’insectes pollinisateurs oblige les agriculteurs à polliniser manuellement , tous les insectes pollinisateurs ont été décimés par les pesticides … La mortalité a déjà beaucoup frappé les abeilles ces dernières années mais on devrait battre des records cet hiver. Les apiculteurs s’inquiètent en effet de la diminution importante de leurs colonies. En Charente et en Charente-Maritime, la mortalité peut aller jusqu’à 100% dans certaines ruches. Isabelle Garnier, apicultrice charentaise, constate le drame en ouvrant une de ses ruches : « En tapant sur ma ruche, je devrais entendre un bourdonnement et je ne l’entends pas ». « Maintenant, en l’ouvrant, normalement, sur l’hivernage, j’ai 10 à 15.000 abeilles alors que là, il me reste 100 abeilles dans ma ruche », poursuit-elle. Pour elle, « généralement, l’hiver se passe bien avec 5% de mortalité ». Aujourd’hui, elle déplore « 66% », « 80% » et parfois « 100% » de mortalité.   Et le recensement ne fait que commencer. Le président du syndicat apicole de la Charente-Maritime, Christian Girodet, est inquiet : « nous pensons qu’elles sont probablement mortes intoxiquées durant l’automne ». « Durant cette période, les apiculteurs ont constaté que des traitements ont été faits sur la vigne notamment et aussi sur certaines céréales qui avaient des pucerons et l’abeille va souvent butiner après les pucerons », explique-t-il à Europe 1. Les abeilles « absorbent alors l’insecticide et meurent sur le coup puisque ce sont des produits très puissants », ajoute-t-il.. Cette surmortalité inédite est un nouveau coup dur pour les apiculteurs français qui produisent déjà de moins en moins. En 1995, ils ont fabriqué 32.000 tonnes de miel. En 2011, la production est tombée à 20.000 tonnes et en 2013, ils n’en fournissaient plus que 15.000 tonnes.  Les apiculteurs sont par conséquent de plus en plus nombreux à mettre la clef sous la porte. En 1994, on comptait en France près de 85.000 apiculteurs. En 2010, ils n’étaient plus que 42.000, soit une baisse de 40% en 20 ans. Et pour l’environnement, la conséquence est tout aussi dramatique. Les abeilles sont les maîtres d’œuvre principaux de la pollinisation dont dépendent pourtant les agriculteurs.  Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), sur les 100 cultures qui produisent 90% de l’alimentation mondiale, 71 dépendent du travail des abeilles.

 

Fusion Alsthom General Electric : remise en cause par Bruxelles ?

Fusion Alsthom General Electric : remise en cause  par Bruxelles ?

 

Alsthom a bradé sa filière énergie à General Electric mettant ainsi  en cause la maitrise de la politique énergétique. Et éventuellement les critères environnementaux relatifs aux turbines à gaz.  Mais la commission européenne reproche surtout au nouveau groupe sa position dominante sur le marché  mondial de l’ordre de 50%. La Commission européenne a donc ouvert le 23 février une enquête approfondie sur la vente du pôle énergie d’Alstom à l’américain General Electric (GE). Elle estime que cette opération à 12 milliards d’euros pourrait poser des problèmes de concurrence sur le marché des turbines à gaz de haute puissance.   »L’opération réunirait les activités de GE et d’Alstom, évinçant ainsi de ce marché l’un des trois principaux concurrents de GE dans le monde », explique la Commission dans un communiqué. La Commission craint que cette opération ne conduise à une hausse des prix, un choix réduit pour les consommateurs et à une moindre innovation dans le secteur. Il faut savoir que ces fameuses turbines sont considérées comme cruciales par l’Union « pour permettre à l’Europe d’honorer ses engagements environnementaux ». Cette enquête approfondie ne préjuge pas de l’issue de la procédure. La Commission, qui coopère sur ce dossier avec le ministère de la justice américain, a jusqu’au 8 juillet pour arrêter une décision.  Si la fusion GE-Alstom aboutissait, elle donnerait naissance à un nouvel acteur mondial, ultra-dominant, avec près de 50 % de parts de marché, en Europe et dans le monde, exception faite de la Chine. En revanche, la Commission ne voit pas de problèmes « pour ce qui est des équipements de production d’énergie destinés aux centrales à charbon et aux centrales nucléaires, éoliennes et hydroélectriques, ni pour les équipements de transport d’électricité ». L’Etat français avait donné son feu vert formel en novembre au rachat pour 12,35 milliards d’euros du pôle énergie (70% des activités) du fleuron industriel français, après avoir longuement et âprement négocié avec Alstom et GE au printemps 2014. Cette opération doit aboutir à la transformation d’Alstom en une entreprise dédiée aux transports, un secteur que le groupe juge plus porteur., ce qui constitue uen erreur stratégique qu’Alstom va bientôt payer car malheureusement en raison des restrictions budgétaires partout dans le monde l’heure n’est pas au développement des investissements ferroviaires.

 

 

Grèce –victoire de Syriza : une occasion de remettre en cause la politique économique de l’Europe

 

Grèce –victoire de Syriza : une occasion de remettre en cause la politique économique de l’Europe

 

Il n’est pas sûr que la Grèce soit la grande gagnante avec la victoire de Syriza car les marges de manœuvre pour renégocier sa dette sont relativement étroites. On voit mal comment les créanciers qui sont principalement les États pourraient renoncer au remboursement des prêts. Plus vraisemblablement la dette risque d’être réétalée sur 50 ans. Par contre cette victoire de Syriza marquera sans doute le début d’un débat historique sur les orientations européennes.  Des orientations qui n’ont conduit qu’à l’échec notamment sur le terrain fondamental de la croissance et du chômage. Certes la BCE s’est enfin décidée  à adopter une politique très accommodante mais on peut se demander s’il n’est pas trop tard. Car c’est la confiance qui manque tant dans les entreprise que chez les ménages. Pour La dette grecque il n’y aura vraisemblablement pas de grands bouleversements, au mieux il faut s’attendre à un rééchelonnement sur 50 ans avec un taux d’intérêt très bas., La réalité des chiffres est assez douloureuse pour les gouvernements de la zone euro. Non seulement ils risquent gros si la Grèce refusait unilatéralement de rembourser une partie de ses dettes – il en coûterait plus de 40 milliards d’euros à la France et quelque 56 milliards d’euros à l’Allemagne -, mais un geste financier librement consenti en faveur du gouvernement d’Alexis Tsipras s’annonce très compliqué, car les prêts ont été octroyés à la Grèce à des conditions très généreuses. Le casse-tête est d’autant plus délicat pour les gouvernements européens qu’en cas de renégociation de la dette, deux créanciers importants resteront hors de la pièce: le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne. Ces deux institutions ont un statut de «créanciers préférentiels», qui leur permet d’être remboursés en priorité. Le FMI, qui a prêté 32 milliards d’euros à la Grèce, récupérera sa mise à l’euro prêt. Il sera d’ailleurs le premier à réclamer la monnaie de sa pièce au gouvernement Tsipras mi-mars, avec un remboursement attendu de 4,5 milliards d’euros. «Le FMI a toujours été remboursé! Il le sera toujours. Ni les taux d’intérêt (de l’ordre de 4 %, NDLR) ni les maturités ne sont négociables. C’est un créancier super préférentiel», affirme Gilles Moec, économiste auprès de Bank of America Merrill-Lynch. Ce qui n’empêche pas le FMI de demander aux Européens de faire un petit effort pour alléger le fardeau grec… La BCE sera également épargnée. Elle a prêté 27 milliards d’euros en 2010, et accepté, depuis, de reverser au gouvernement grec les intérêts qu’elle avait perçus sur ses titres. Selon les traités européens, elle ne peut théoriquement  pas aller au-delà. «La BCE ne peut pas participer à une restructuration sauf à faire du financement monétaire d’un État, ce qui lui est strictement interdit», explique l’économiste de Bank of America. La BCE ne peut pas allonger la maturité de ses prêts, car c’est une forme de restructuration. «Si la Grèce passait en force auprès de la BCE, la sanction serait terrible: ses banques ne pourraient plus se refinancer auprès de la banque centrale, ce qui conduirait à une explosion de son système bancaire», ajoute Gilles Moec. Le secteur privé (banques, fonds, assureurs), qui détient encore 53 milliards d’euros de dette grecque, a déjà consenti, en 2012, un sacrifice de 70 % sur la valeur des titres, en faisant cadeau à la Grèce de 107 milliards d’euros. Les plus exposés à une négociation de la dette sont donc aujourd’hui les gouvernements européens, créanciers d’Athènes à hauteur de 195 milliards d’euros. La majorité des prêts ont été octroyés via le Fonds européen de stabilité financière (FESF), le reste sous forme de prêts bilatéraux. Les 141,8 milliards d’euros versés à la Grèce via le FESF ont été prêtés à des taux très bas, de 1,5 % en moyenne. Sauf à faire des pertes, qui seraient comblées par les gouvernements de la zone euro, ce Fonds ne peut pas prêter moins cher, car c’est le taux auquel il se finance lui-même sur les marchés. Les gouvernements européens ont également offert, en 2012, 10 ans de prêts sans intérêts à la Grèce sur la majorité de leurs créances. Difficile de faire mieux… Il reste la possibilité de jouer sur la maturité des prêts, consentis pour 30 ans en moyenne. Il pourrait ainsi être décidé de les allonger à 50 ans ou 99 ans! La marge de manœuvre est plus grande sur les 52,9 milliards d’euros de prêts bilatéraux. La France en détient 11 milliards, l’Allemagne 15 milliards. C’est sur ces sommes, qui ne représentent que 16,7 % de la dette grecque, que pourront vraiment porter les négociations avec Athènes. Rien qui ne change fondamentalement le sort financier ni économique de la Grèce. «On va arriver à des prêts de 0,5 % sur 50 ans, mais cela va prendre trois mois pour les négocier…», pronostique un expert.

Terrorisme : La banalisation de la violence aussi en cause

Terrorisme : La banalisation de la violence aussi en cause

 

Comme  déjà indiqué dans c site les facteurs explicatifs sont nombreux (situation sociale globale, ghettoïsation de certains  quartiers, laxisme de la justice, montée internationale de l’islamisme, engagement un peu inconsidéré la France dans certains conflits, contestation de l’autorité partout, perte des valeurs de civilités, individualisme, responsabilité des parents, faillite de l’école etc.). Des facteurs explicatifs interactifs qui ont favorisé l’émergence de fondamentalistes et de terroristes potentiels. La banalisation de la violence constate aussi un élément d’explication .Il suffit de voir combien cette violence est présente dans les jeux vidéo, à la télévision, dans les films. D’une certaine manière c’est un peu le concours Lépine de la violence. Plus il y a de tueries, plus c’est « tendance ce sont plus dangereux chez des jeunes sans éducation et surtout sans repère. Du coup certain ont du mal à faire le distinguo entre ce monde virtuel et la réalité. D’où peut-être la nécessité d’une réflexion sur le rôle des jeux, de la télé, du cinéma ou d’Internet quant à la banalisation de cette violence. Dans un sondage très récent pour le JDD 5%des Français se prononcent pour une limitation de la liberté d’expression. Ils ont sans doute rayon car pour assurer la sécurité tous il faut accepter d’en payer le prix en terme dérégulation de certaines libertés. Mais ceci devrait valoir pour tous les supports. Ce n’est pas forcément la loi qui est nectaire pour réguler les ces évoqués mais peut être la mise en place de comités de déontologie dans chacun des médias et supports évoqués. Le CSA a abordé avec une certaine prudence cette question “la télévision d’être la cause de la violence et de tous les maux de la société est un procès trop facile. Il revient à confondre la cause avec le symptôme. Télévision et violence s’inscrivent moins dans une relation proprement causale que dialectique et mimétique : la télévision est un miroir déformant et grossissant de la société. Elle nous présente une société caricaturée et la société se met à ressembler à sa caricature. Comme un écho à la violence réelle, la télévision participe à une banalisation de la violence du monde. Bon nombre de conclusions d’experts l’attestent, cette banalisation de la violence n’est pas sans effet sur les jeunes, plus vulnérables, qui différencient mal le réel du virtuel. La violence des images peut perturber leur socialisation, générer de l’anxiété, de la peur, et provoquer de l’agressivité face à un monde représenté comme dangereux. C’est pourquoi nous ne pouvons nous laisser aller à l’inertie et à l’immobilisme” (CSA). Certes la télévision est un miroir déformant  de la société mais l’image qu’on en donne  dans l’audiovisuel  contribue à structurer , à influencer cette société.

Ukraine : vers la paix à cause de la chute des prix du pétrole

Ukraine : vers la paix à  cause de la chute des prix du pétrole

 

De toute évidence Poutine met de l’eau dans son vin dans le conflit ukrainien ; il y a eu d’abord cette rencontre surprise avec Hollande qui a détendu l’atmosphère diplomatique, surtout le faiat que la Russie ne revendiquerait plus l’indépendance de territoires rebelles. Un changement de position qui s’explique essentiellement par la situation économique catastrophique en Russie avec la baisse des cours du pétrole (la moitié des ressources russes), l’écroulement du rouble (40% depuis le début de l’année et le plongeon de la croissance (sur une tendance négative.).Ce changement a été acté par Kerry, le secrétaire d’Etat américain.   »Je dois dire que la Russie a fait des gestes constructifs ces derniers jours », a déclaré John Kerry lors d’une escale à Londres. Le secrétaire d’Etat a réaffirmé que les Etats-Unis et l’Europe étaient prêts à assouplir les sanctions imposées cette année à la Russie si le président Vladimir Poutine prenait d’autres mesures pour faire tomber la tension dans la région. « Il y a des indices, que ce soit à propos des négociations sur la ligne de contrôle, ou le calme qui prévaut dans un certain nombre d’endroits, le retrait de certains individus. (…) Cela ne peut être qu’utile », a déclaré John Kerry.  Aucun combat n’a été signalé au cours de la nuit de lundi à mardi dans l’est de l’Ukraine, a indiqué le président ukrainien Petro Porochenko qui voit dans ce retour au calme une avancée positive dans l’éventuelle mise en œuvre d’un plan de paix. Prié de commenter l’effondrement du rouble, John Kerry a déclaré que la chute de la monnaie russe était due à une combinaison de facteurs, des sanctions à la chute des prix du pétrole. « Mais les sanctions visaient clairement à inviter le président Poutine à faire d’autres choix », a-t-il dit.

Autoroutes : Valls remet en cause les contrats

Autoroutes : Valls remet en cause les contrats

 

Finalemenet Valls a changé de position. Ségolène Royal après la suppresion de l’écotaxe voulait taxer les autoroutes mais Macron et Valls s’y sont opposés. Aujourd’hui Valls change de position car le scandale des autoroutes a été largement commenté ; d’abord il y a eu la bradage des autoroutes (sous de Villepin) à des prix inférieurs de 30 à 50% Ensuite des contrats particulièrement juteux puisqu’ils permettent de dégager des marges de 20% ; enfin les utilisateurs qui payent la facture de tarifs abusifs découlant de contrats quasi léonins.  Le Premier ministre français Manuel Valls a donc bien été contraint de reconnaître qu’il fallait une « remise à plat totale » pour obtenir un « rééquilibrage » des relations entre sociétés autoroutières et l’Etat, et affirmé « qu’aucune solution ne doit être exclue». Valls, qui répondait à l’Assemblée nationale à une question du député (PS) Jean-Paul Chanteguet sur la possibilité de voir l’Etat « recouvrer sa pleine souveraineté sur le service public autoroutier », a aussi indiqué qu’il souhaitait voir les négociations en cours entre le gouvernement et les sociétés concessionnaires aboutir « avant la fin de l’année ». »Vous l’avez dit, c’est un constat partagé d’ailleurs sur de nombreux bancs, la privatisation des autoroutes en 2006 par le gouvernement Villepin était une erreur. Elle a coûté cher au pays, ou plutôt elle a privé l’Etat de recettes et d’investissements qui aujourd’hui manquent », a affirmé Valls. Le gouvernement négocie en ce moment avec les sociétés concessionnaires d’autoroutes un plan qui prévoit une prolongation de la durée de leurs contrats, en échange de trois milliards d’euros d’investissement. Ces sociétés sont très critiquées, notamment depuis qu’un rapport de l’Autorité de la concurrence a relevé il y a deux mois une rentabilité de 20% ou plus, sur fond de prix des péages augmentant plus vite que l’inflation depuis la privatisation. Les sociétés font valoir de leur côté que leur rentabilité est bien inférieure car elle doit se calculer sur l’ensemble de la durée de la concession et non d’année en année. « L’Autorité de la concurrence et la Cour des comptes ont appelé à un rééquilibrage des relations entre les sociétés concessionnaires et l’Etat », a toutefois rappelé Valls. « Le gouvernement est déterminé à agir pour remédier à cette situation. Nos objectifs sont d’abord une meilleure régulation des péages, afin de mettre un terme aux surprofits des sociétés d’autoroutes, cela vaut notamment pour la hausse des tarifs prévue pour 2015″. Les tarifs des autoroutes augmentent chaque année au 1er février. Une hausse de 0,57% est prévue l’année prochaine. Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, aussi en charge des transports, a qualifié cette hausse, révélée fin novembre, d’ »inadmissible » et assuré que l’autorisation ne serait pas accordée aux sociétés. Ces dernières insistent sur le fait qu’elles ne font que respecter les contrats les liant à l’Etat. Sans clairement évoquer un rachat des concessions, que lui ont réclamé 152 députés socialistes dans une lettre envoyée mardi, Valls en a laissé planer la possibilité mercredi. « Je vous dis aujourd’hui qu’aucune solution ne doit être exclue, aucune, et que l’Etat est prêt à faire valoir les intérêts, les intérêts de la Nation, les intérêts des Français, les intérêts liés à l’intérêt général même de notre pays. Aucune solution n’est écartée, et en tout cas il faut une remise à plat totale, parce qu’il en va précisément de l’intérêt de l’Etat », a-t-il lancé. « Les négociations avec les sociétés d’autoroutes ont été engagées sous l’égide de Ségolène Royal, (le secrétaire d’Etat chargé des Transports) Alain Vidalies et (le ministre de l’Economie) Emmanuel Macron et je souhaite qu’elles aboutissent (…) avant la fin de l’année », a encore dit le Premier ministre.

 

Le climat « grande cause nationale » Pour quoi faire ?

Le climat «  grande cause nationale »   Pour quoi faire ?

 

A quoi va vraiment servir de décaler le climat grande cause nationale «  en 2015 ? Sans doute pas à grand-chose sinon qu’à tenter pour le P¨S de séduire des écolos aujourd’hui en situation d’opposants. Pour le reste, i ne faut guère s’attendre à des mesures très significatives concernant les émions polluantes affectant notamment le climat. Pour 2015, la seule décsion concrète se limitera sans doute à l’augmentation du prix du gasoil. Alors que des études mettent en exergue les risques pour la santé que font courir les particules fines émises par les véhicules diesel, le Premier ministre a annoncé des mesures pour réduire la consommation de ce carburant.   »Ce moteur diesel longtemps privilégié, cela fut une erreur, il faut progressivement revenir dessus avec intelligence et pragmatisme », a-t-il dit, ajoutant que la fiscalité continuerait d’être revue en faveur de choix plus écologistes.   »Pour soutenir les initiatives de la société, pour mobiliser tous les acteurs publics, nous avons décidé que la lutte contre le dérèglement climatique serait déclarée grande cause nationale de l’année 2015″, a dit le Premier ministre lors de son discours de clôture de la conférence environnementale.  François Hollande, qui a fait du succès de la conférence de Paris un enjeu majeur pour la diplomatie française, a réaffirmé la veille devant les associations sa volonté d’arracher un accord « historique » pour freiner le réchauffement climatique. Cette conférence s’annonce sous des auspices plutôt favorables après que les Etats-Unis et la Chine ont annoncé leur intention de mener ensemble un projet de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et que les Européens sont déjà parvenus à un accord en ce sens en octobre.  Pour l’heure, le Premier ministre a profité de son passage à la conférence environnementale pour donner des gages sur l’engagement écologiste de son gouvernement, décrié notamment pour avoir abandonné l’écotaxe poids lourds en raison de la fronde des routiers et des Bretons. Manuel Valls a promis que les régions comme l’Alsace, qui souffrent de l’afflux de camions étranger sur leurs routes, pourraient avoir leur propre dispositif d’écotaxe.

 

 

Remise en cause des 35 heures et gel des salaires

Remise en cause des 35 heures et gel des salaires

Un document explosif qui va surtout engager la France s’il est suivi. On annonce en effet le gel des salaires et la remise en cause des 35 heures. L’Allemagne de son coté prévoyant un effort d’investissements de 20 milliards … mais d’ici 2018. Le temps de voit venir si la France fait vraiment les efforts demandés par l’Allemagne (et donc par Bruxelles). Le rapport qui sera remis à Macron coécrit par un économiste allemand et un économiste Français, prévoit « entre autres une flexibilisation du marché du travail en France, ainsi qu’un assouplissement des 35 heures dans de nombreux secteurs. En outre, le document plaide pour un gel des salaires pendant trois ans pour rendre les entreprises françaises plus compétitives », écrit Der Spiegel, qui affirme avoir eu accès au document sans citer davantage de détails. Côté allemand, Berlin doublerait ses investissements dans les infrastructures en Allemagne. Un effort supplémentaire de 20 milliards d’euros d’ici à 2018 devrait être annoncé, au lieu des dix milliards prévus jusqu’à présent, poursuit le magazine. En faiat beaucoup de bruit pour rien car il est vraisemblable que le gouvernement français ne bougera pas compte tenu de son impopularité. En matière de salaires, les augmentations sont par ailleurs insignifiantes compte tenu de l’inflation officielle. Quant aux 35 heures il est déjà possible de les assouplir.   Sollicité, le ministère de l’Economie a fermement démenti. « Il ne s’agit pas de propositions des gouvernements français et allemand mais d’un rapport de deux économistes », a indiqué une porte-parole. « Ce rapport n’est pas finalisé, il ne peut donc pas être commenté à ce stade. (…) Il s’agit de pistes de travail qui concernent les réformes structurelles et l’investissement », a ajouté le ministère, qui précise que ce rapport fait simplement office de « diagnostic ».  Ces propositions s’appuient sur le travail de deux économistes, le Français Jean Pisani-Ferry et l’Allemand Henrik Enderlein, qui avaient été chargés mi-octobre par leurs gouvernements respectifs de dresser des pistes pour stimuler la croissance dans les deux pays. La situation économique de la France et le dérapage de son budget sont un sérieux motif d’inquiétude pour l’Allemagne. Berlin est, en parallèle, de plus en plus sous pression de la part de ses partenaires, la France en tête, pour en faire davantage de son côté pour relancer la machine économique européenne.

 

A cause de dettes, Tapie vend son yacht et son jet : vite un « Tapie-thon » !

A cause de dettes, Tapie vend son yacht et son jet : vite un « Tapie-thon » !

 

Tapie a des dettes, il a été contraint de vendre son yacht et son jet. Bref la misère ou presque. On se demande bien où est passé la fameuse indemnisation de 400 millions d’Adidas généreusement attribuée par Sarkozy et Lagarde ( en partie à l’étranger !). A moins que ce ne soit pour jouer au pauvre ! Et il joue tellement bien, façon théâtre de boulevard des années 50. Si c’est la vérité alors il vite organiser un Tapie-thon car le personnage est indispensable dans la comédie médiatique  de la France. On a besoin de Tapie, de Sarkozy, de Hollande ,  des comédiens qui ne croient pas un seul mot de ce qu’ils disent mais qui le disent avec tellement de talent théâtral. Dramatique,  l’homme d’affaires aurait cédé son yacht « Reborn » début juin pour rembourser ses dettes liées à « La Provence » indique Libération dans son édition de vendredi.  Le luxueux navire de 76 mètres de long permettra-t-il au patron de presse de « renaître » comme son nom l’indique? Selon Libération daté du vendredi 26 septembre, la vente a été conclue en juin dernier pour 44 millions d’euros, une somme qui devrait servir notamment  à combler les 31 millions d’euros déboursés pour racheter 80% du quotidien La Provence. Bernard Tapie aurait également mis en vente son jet privé Bombardier Global Express, acheté 16 millions d’euros. Ces deux opérations pourraient, en plus d’éponger une partie de ses dettes, permettre à l’homme d’affaires d’entrer dans le capital d’un autre quotidien régional à hauteur de 35% : Nice-Matin.  Le journal La Provence devrait également bénéficier de ces deux ventes, comme l’avait promis Bernard Tapie. Dans une lettre du 2 juin adressée au juge Tournaire, l’un de ses avocats assure que les bénéfices issus de la cession du yacht et de celle du jet privé seront « versés directement sur le compte de La Provence », rappelle Libération. Le quotidien devrait ainsi percevoir 15 à 18 millions d’euros d’ici 2015, et pouvoir effectuer les « investissements nécessaires pour faire de La Provence un groupe multimédia ». Mais ce que révèle aussi le quotidien national, c’est que tout le processus de vente a bien failli capoter. L’argent de Tapie étant gelé par les juges Tournaire, Daïeff et Thépaut au moment du rachat de La Provence, Bernard Tapie a signé avec la banque suisse UBS un mandat de vente de son yacht. La prospection d’un acheteur a été confiée à un courtier spécialisé qui a finalement trouvé un acquéreur… accusé de corruption. Selon un rapport du Sénat américain, Gabriele Volpi aurait aidé l’une des épouses d’un haut dignitaire nigérian à blanchir 17 millions de dollars (soit 13,3 millions d’euros). Malgré cette réputation, la vente est finalement autorisée par UBS, après l’aval de Siccfin, la cellule anti-blanchiment du ministère monégasque des Finances. Selon ses déclarations au journal Libération, Bernard Tapie n’aurait jamais eu connaissance de l’identité de l’acheteur. Le luxueux navire de 76 mètres de long permettra-t-il au patron de presse de « renaître » comme son nom l’indique? Selon Libération daté du vendredi 26 septembre, la vente a été conclue en juin dernier pour 44 millions d’euros, une somme qui devrait servir notamment  à combler les 31 millions d’euros déboursés pour racheter 80% du quotidien La Provence. Bernard Tapie aurait également mis en vente son jet privé Bombardier Global Express, acheté 16 millions d’euros. Ces deux opérations pourraient, en plus d’éponger une partie de ses dettes, permettre à l’homme d’affaires d’entrer dans le capital d’un autre quotidien régional à hauteur de 35% : Nice-Matin. Le journal La Provence devrait également bénéficier de ces deux ventes, comme l’avait promis Bernard Tapie. Dans une lettre du 2 juin adressée au juge Tournaire, l’un de ses avocats assure que les bénéfices issus de la cession du yacht et de celle du jet privé seront « versés directement sur le compte de La Provence », rappelle Libération. Le quotidien devrait ainsi percevoir 15 à 18 millions d’euros d’ici 2015, et pouvoir effectuer les « investissements nécessaires pour faire de La Provence un groupe multimédia ». Mais ce que révèle aussi le quotidien national, c’est que tout le processus de vente a bien failli capoter. L’argent de Tapie étant gelé par les juges Tournaire, Daïeff et Thépaut au moment du rachat de La Provence, Bernard Tapie a signé avec la banque suisse UBS un mandat de vente de son yacht. La prospection d’un acheteur a été confiée à un courtier spécialisé qui a finalement trouvé un acquéreur… accusé de corruption. Selon un rapport du Sénat américain, Gabriele Volpi aurait aidé l’une des épouses d’un haut dignitaire nigérian à blanchir 17 millions de dollars (soit 13,3 millions d’euros). Malgré cette réputation, la vente est finalement autorisée par UBS, après l’aval de Siccfin, la cellule anti-blanchiment du ministère monégasque des Finances. Selon ses déclarations au journal Libération, Bernard Tapie n’aurait jamais eu connaissance de l’identité de l’acheteur.

Remise en cause des 35 heures : Valls a parlé trop vite

Remise en cause des 35 heures : Valls a parlé trop vite

 

Valls, «  autoproclamé M.  Autorité », a parlé trop vite en réagissant immédiatement à l’éventualité de remettre en cause les 35 heures suite à une intreview du nouveau ministre d’économie, Emmanuel Macron. En fait les français sont prêts à accepter cette reforme. D’une certaine manière l’autoritarisme et le réformisme de Valls sont pris à contre-pied par l’opinion. Pas facile d’être libéral quand on pense que les électeurs sont plus réacs et plus  bêtes que les élus !  En se déclarant favorable (avant sa nomination à Bercy) au fait d’autoriser «les entreprises et les branches à déroger» aux 35 heures en cas d’accords avec les syndicats, le tout nouveau ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, a lancé un véritable pavé dans la mare et provoqué une jolie polémique.  Mais le successeur d’Arnaud Montebourg est suivi par les Français, selon le sondage Odoxa pour l’émission CQFD (i>télé – «le Parisien» – «Aujourd’hui en France»). Selon cette étude, 62% des Français se disent favorables à cette idée lancée par Emmanuel Macron, mais repoussée par le gouvernement qui a rappelé jeudi qu’il n’était «pas question» de remettre en cause les 35 heures. Sans surprise, les sympathisants de droite sont 77% à être «favorables à ce que les entreprises et les branches puissent déroger aux 35 heures en cas d’accord avec les organisations syndicales». Plus étonnant, les sympathisants de gauche sont partagés sur la question : 49% y sont favorables, 49% ne le sont pas. Et lorsque l’on interroge les seuls sympathisants PS, ils sont 53% à adhérer à la déclaration d’Emmanuel Macron. Autre motif de satisfaction pour le nouveau ministre de l’Economie, ex-banquier surnommé le «Mozart de la finance», 57% des Français estiment «qu’il a le bon profil pour faire face aux difficultés économiques de la France».  Mieux, l’ex-conseiller économique du président François Hollande a les faveurs des sympathisants de gauche, comme des sympathisants de droite. Les premiers sont 59% à penser qu’il a le «bon profil», les seconds 57%. En revanche, sa cote chute lorsque ne sont interrogés que les sympathisants de partis plus à gauche que le PS (LO, NPA, Parti de gauche, PCF) : eux sont au contraire 59% à juger qu’il ne fait pas l’affaire.

35H : Macron pour la remise en cause

35H : Macron pour la remise en cause

 

Emmanuel Macron, le nouveau Ministre de l’économie ‘est déclaré- juste avant sa nomination – pour la remise en cause des 35 heures. Un sujet que Sarkozy, Hollande ou même le « courageux Valls » ont toujours esquivé. Pourtant c’est évidemment une question centrale non seulement parce les 35heures ont affecté la compétitivité mais surtout parce qu’ils ont renforcé en France la culture du loisir au détriment de la culture du travail.  Pas sûr que la gauche comme la droite se saisisse à nouveau de cette problématique explosive.  La religion des RTT est devenue sacrée ! « Nous pourrions autoriser, les entreprises et les branches, dans le cadre d’accords majoritaires, à déroger aux règles de temps de travail et de rémunération. C’est déjà possible pour les entreprises en difficulté. Pourquoi ne pas étendre à toutes les entreprises, à conditions qu’il y ait un accord majoritaire avec les salariés? » déclare Emmanuel Macron au Point. Dans cette interview accordée avant son arrivée surprise à la tête du ministère de l’Economie, et alors qu’il avait quitté son poste de secrétaire général adjoint de l’Elysée, il estime que cette mesure permettrait de « sortir de ce piège où l’accumulation des droits donnés aux travailleurs se transforme en autant de handicaps pour ceux qui ne travaillent pas ». Mais il est bien conscient que cette idée est « difficile à expliquer et à porter, spécialement quand on est de gauche ».  Emmanuel Macron n’est pas le premier à souhaiter un retour en arrière sur la réduction du temps de travail. C’est le cas à droite mais aussi parfois à gauche.  Ainsi Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre avait estimé en octobre 2012 que les 35 heures n’étaient pas un « sujet tabou » avant d’opérer un rétropédalage sur France Info.  C’était même l’un des thèmes de campagne de Manuel Valls pendant la primaire socialiste en 2011. « Est-ce que, dans le monde tel qu’il est aujourd’hui, avec la concurrence que nous connaissons, pouvons-nous nous permettre d’être sur des idées des années 1970, 1980, 1990 ? Non. Il faut dépasser la question des 35 heures. Oui, nous devrons déverrouiller les 35 heures. »   Mais en janvier dernier, sur France Inter, il avait estimé que ce n’était pas une priorité :  »Je suis Premier ministre, et donc j’ai le souci de mes responsabilités et surtout des priorités. Et aujourd’hui, la priorité, c’est ne pas créer un débat confus sur le temps de travail, mais c’est de soutenir les entreprises, le pouvoir d’achat et de faire baisser les déficits. C’est ça ma priorité« . Et ce mercredi, il n’a pas évoqué du tout la réduction du temps de travail dans son discours à l’université du Medef.

 

Déficit: il faut remettre en cause l’objectif des 3% (Cambadélis)

Déficit: il faut remettre en cause l’objectif des 3% (Cambadélis)

C’est fait, ils ont enfin compris que le France n’atteindra pas les 3% (du PB) pour le déficit du budget ; du coup Cambadélis, secrétaire du PS se rend à l’évidence et demande qu’on ne respecte plus cette exigence européenne. Il a raison mais il aurait pu –avec le gouvernement -s’en apercevoir plus tôt Avec une croissance zéro au premier semestre, une croissance de 0.4 à 0.5% en 2014, des prix à la baisse qui vont diminuer les rentrées de TVA, mécaniquement il est impossible d’atteindre les 3% de déficit en 2015. En 2016, peut-être- et tout dépendra de la croissance. Il est clair que l’environnement international n’est pas très dynamique, que l’Europe flirte avec la crise (activité industrielle qui baisse en Allemagne, récession en Italie et croissance zéro en France).dans ces conditions une stratégie d’austérité auusi brutale est suicidaire tant pour le niveau de l’activité que pour le chômage. . Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secrétaire du Parti socialiste (PS), juge « inévitable » d’abandonner l’objectif d’un déficit public de 3% du PIB en 2015, dans un entretien aux Echos à paraître jeudi 14 août.   »Ces seuils ont été fixés avant la crise. Et aujourd’hui, il y a une nouvelle situation. On est dans une possible déflation. Il faut en tenir en compte », ajoute-t-il dans cet entretien mis en ligne mercredi soir sur le site du quotidien.  Faut-il abandonner ce critère? « C’est inévitable » répond celui qui, déjà, se montrait critique, pendant la campagne des élections européennes, sur les critères de Maastricht. « Il y a danger avec le fléchissement des prix ce mois-ci en France, leur niveau historiquement bas en Europe, une croissance anémique, une demande faible, un euro fort. Nous sommes en situation de pré-déflation si ce n’est de déflation », explique-t-il.  Et d’en appeler « immédiatement à un débat public national sur ce sujet ». Selon lui, « il ne faut pas demander la permission » au gouvernement allemand. « Ce ne serait pas du niveau de la France. Il faut provoquer le débat » car « il y a un changement majeur : c’est la déflation ».   »L’évidence, quand on voit la situation de la croissance en Allemagne, c’est qu’il n’y a pas de quoi se réjouir. Les Allemands seraient bien fondés à, avec nous, analyser la situation réelle dans laquelle nous sommes », poursuit le numéro un du PS.   »Beaucoup de pays font des efforts. Mais la spirale de l’austérité qui les a conduits à la récession produit de nouveaux effets, ceux de la déflation. Nos amis allemands devraient se rendre compte que leur investissement est plus que léger et que leur croissance est particulièrement faible. Dans ces conditions, ils ont des mesures à prendre, comme nous, pour relancer la zone euro », selon lui.  Outre l’Allemagne, Jean-Christophe Cambadélis fait aussi le constat qu’en « Italie, malgré la « Renzi-mania », l’économie dévisse » et que « la France fait du surplace, malgré ses réformes et le prix électoral faramineux que nous avons dû payer. Elles lui permettent de se maintenir, mais pas de progresser. Or endiguer la crise, ce n’est pas la surmonter », prévient le patron de Solferino.

 

L’Argentine en défaut de paiement :à cause des fonds vautours

Argentine en défaut de paiement :à cause des fonds vautours

 

La troisième économie d’Amérique latine est en défaut de paiement. Faute d’accord entre l’Argentine et les fonds spéculatifs américains dits « vautours », le pays se retrouve une seconde fois en treize ans, en défaut de paiement.  L’Argentine a tenté de se remettre de sa faillite de 2001, en entamant une négociation avec ses créanciers. « 93% d’entre eux ont accepté en 2005 et 2010 d’effacer 70% de leurs créances », explique Le Figaro. En ce qui concerne les 7% restants, qui représentent 1,5 milliard de dollars, une longue lutte a opposé le gouvernement argentin aux deux fonds spéculatifs « vautours ».  Cette bataille s’est traduite devant la justice. Malgré, une décision de l’instance américaine donnant raison aux fonds spéculatifs, l’Argentine ne bouge pas et refuse de payer, avant le 31 décembre. En effet, la décision de la justice américaine place le pays dans une situation délicate. S’il décide de payer ses créances, auprès des deux fonds américains, les autres créanciers pourraient être en mesure de se retourner contre le gouvernement argentin et lui réclamer d’être remboursés. La décote de 70% auparavant acceptée ne serait plus valable et la facture pourrait dépasser « les 100 milliards de dollars », détaille Le Figaro. L’Argentine se retrouve donc en défaut de paiement, c’est-à-dire qu’elle n’a pas versé les 539 millions de dollars qui correspondent aux intérêts des obligations. Un enchaînement mécanique des évènements s’est terminé mercredi soir par la décision de l’agence de notation Standard and Poor’s d’abaisser la note de l’Argentine d’un cran à « défaut sélectif », soit SD (« selective default »).  Selon les analystes, une des premières conséquences du défaut de paiement est d’éloigner durablement l’Argentine de l’accès aux marchés internationaux des capitaux, dont elle est exclue depuis sa faillite en 2001 et sur lesquels elle tentait de revenir.  Selon l’agence de notation, le « défaut sélectif » signifie que « l’emprunteur n’a pas honoré une certaine partie de ses obligations ou une émission spécifique mais qu’il continue de payer ses autres types d’emprunts dans les temps ».  Tout n’est cependant pas perdu pour le pays latino-américain qui pourrait encore trouver un accord avec ses créditeurs les plus déterminés. « S’il y a un accord rapide, l’impact sur l’économie argentine sera relativement limité », estime la banque française Natixis dans une note. Cependant, « le coût d’un défaut prolongé sera substantiel », ajoute-t-elle. « Même si les données économiques fondamentales sont meilleures qu’en 2001, le pays souffrira de la hausse du coût de ses emprunts, les banques réduiront probablement leurs lignes de crédit à l’Argentine. Un défaut l’isolera des marchés financiers en dépit des récents efforts du gouvernement.  À l’issue de la réunion infructueuse à New York, Axel Kicillof, ministre de l’Économie argentin, a assuré que les fonds spéculatifs « ont essayé de nous imposer quelque chose d’illégal. L’Argentine est prête à dialoguer, à trouver un consensus. Nous allons chercher une solution juste, équilibrée et légale pour 100% de nos créanciers ».  Buenos Aires « va rembourser » les porteurs d’obligations issues de la dette restructurée mais « à des conditions raisonnables, sans tentative d’extorsion, sans pression, sans menace », a affirmé le ministre de l’Économie argentin. « L’Argentine a payé, elle a de l’argent, elle va continuer à payer. C’est le juge Griesa le responsable », a-t-il martelé en référence à l’argent bloqué par le magistrat. « Même si un défaut est toujours regrettable, nous ne pensons pas qu’il aura des conséquences majeures en dehors » du pays, a-t-elle estimé. Une alternative évoquée par la presse argentine durant les dernières heures des négociations pour sortir de la crise serait l’intervention de banques privées argentines. Par le biais d’un montage complexe, elles verseraient l’argent dû par le gouvernement aux deux fonds en rachetant leurs créances puis elles s’arrangeraient avec celui-ci pour se faire rembourser. Cette solution éviterait que les autres créanciers ne reviennent à la charge pour demander l’intégralité de leur dû.

SNCF Accident de Brétigny : un réseau délabré en cause

SNCF Accident de Brétigny : un réseau délabré en cause

 

Pas vraiment de découverte majeure dans le rapport d’enquête sinon le constat connu depuis des années du manque d’entretien général du réseau. Pendant des dizaines d’années la SNCF a privilégié (avec RFF) la grande vitesse au détriment de l’entretien du réseau classique. D’où d’ailleurs le changement total de stratégie puisqu’il n’y aura plus de nouvelle ligne à grande vitesse dans le schéma des infrastructures. Les moyens étant main tenant entièrement dédiés à la remise en état du réseau actuel.  La SNCF et Réseau de ferré de France ont contesté dimanche tout « délabrement » du réseau ferroviaire à Brétigny-sur-Orge, où s’est produite l’an dernier un grave accident, rejetant ainsi les conclusions d’experts judiciaires publiées dans la presse. Un train Intercités transportant 385 passagers avait déraillé le 12 juillet 2013 à son entrée à vive allure dans cette gare de l’Essonne, en banlieue parisienne. L’accident avait fait sept morts et une trentaine de blessés. Selon Le Figaro, qui a pu consulter les rapports d’expertise ferroviaire et métallurgique commandés par la justice, la cause de l’accident semble bien être un problème d’entretien. Dans un de ces documents, qui doivent être rendus publics lundi, deux ingénieurs experts estiment, sur la base d’examens métallurgiques, qu’il ne s’agit pas d’un acte de malveillance mais d’un processus de désagrégation matérielle qui s’est « étalé sur plusieurs mois ». Les deux experts font état de plus de 200 anomalies, dont la plupart étaient « connues de la SNCF ou de ses agents » sans pour autant qu’il y soit remédié de façon adéquate, rapporte encore le quotidien.  Conclusion : la rupture cause du déraillement est due à des « dommages relevant de la qualité et de la maintenance ».  Dans un communiqué commun, la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), l’exploitant des réseaux ferroviaires français, « contestent formellement tout ‘état de délabrement’ du réseau à Brétigny comme ailleurs ». « Les deux rapports remis à la justice, et dont SNCF et RFF ont pris connaissance d’extraits par voie de presse, ne sont pas en leur possession. La plus grande prudence s’impose dans leur interprétation », ajoutent les deux entreprises publiques.  

 

Immobilier : marché toujours en panne à cause de prix trop élevés

Immobilier : marché toujours en panne à cause de prix trop élevés

 

 

 

Dans l’ancien (comme dans le neuf d’ailleurs), ça ne repart pas car la baisse n’est pas assez important pour resolvabiliser les acquéreurs potentiels. . L’effondrement des prix n’a toujours pas lieu. Un effondrement qui viendra nécessairement surtout sui la bulle explose come c’est possible.  Au premier semestre 2014, selon le réseau d’agences Century 21, les prix ont fait du quasi surplace avec un recul limité à 0,4 %. Soit 2545 € le m2 en moyenne en France. Certes, cela vient s’ajouter aux légères baisses intervenues en 2012 (-2 %) et en 2013 (-1,8 %). Mais, au total, depuis 2000, les prix de l’immobilier ont encore augmenté de 75 %. «Les prix ne chutent pas car les taux d’intérêt des crédits immobiliers sont très bas, affirme Laurent Vimont, PDG de Century 21. Mécaniquement, cela resolvabilise un certain nombre de ménages et fait augmenter la demande par rapport à l’offre. Du coup, nous maintenons qu’en 2014, la baisse des prix de l’immobilier sera de 3 % maximum» . Reste que cette évolution globale se décline différemment suivant les territoires. À Paris, par exemple, les prix qui, pour la première fois depuis une quinzaine d’année, avaient connu une vraie baisse en 2013 (- 3,9 %) enregistrent une très timide augmentation (+0,3 %) depuis le début de l’année. Le record historique pour le m2 dans la capitale (+ de 8.400 €) n’est pas encore atteint. Mais le m2 dépasse les 8.200 € (8.229 €). Globalement, sur une vingtaine de régions suivies par Century 21, quatorze voient le prix de l’immobilier baisser. Le recul le plus spectaculaire concerne le Poitou-Charentes (-6,8 %) devant Rhône-Alpes (-5,2 %) et Languedoc-Roussillon (-4,7 %). Léger recul également dans les grandes métropoles: – 1,8 % à Lyon où le m2 moyen s’établit 2.477 €, – 2,2 % à Marseille où le m2 moyen vaut 2.545 €. A contrario, plusieurs régions où les prix de l’immobilier avaient baissé l’année dernière enregistrent des augmentations. Parmi elles, la Bretagne (+6,7 %), l’Aquitaine (3,4 %) ou la Haute-Normandie (+ 5,3 %). A noter que dans ce marché où les prix ne décrochent pas franchement, le nombre de transactions est plutôt en recul (-2,8 %).  «Cette baisse a deux raisons principales, estime Laurent Vimont. D’abord, la loi Alur a multiplié les documents nécessaires pour finaliser la vente d’un bien immobilier, ce qui au final retarde les transactions. Enfin, avec toutes ces annonces défavorables aux propriétaires depuis deux ans, le gouvernement a fait fuir les particuliers investisseurs».  Selon Century 21, depuis deux ans 110.000 particuliers investisseurs ont disparu pour ces raisons. Au premier trimestre, la part des investisseurs parmi les acheteurs de biens immobiliers a reculé de 8,4 %. Dans cette conjoncture difficile avec un chômage qui n’en finit pas de grimper, le marché des résidences secondaires continue aussi à se replier. Il ne représente plus que 6,8 % des transactions. Du coup, le délai de vente d’un bien immobilier en moyenne augmente. Il atteint 93 jours au premier semestre, très proche du plus haut niveau atteint en 2009 (96 jours). Depuis 2012, il a augmenté de 15 jours. La preuve que, pour l’instant, le marché est bloqué.

 

 

La grande braderie des entreprises françaises : en cause la moitié du CAC détenu par des capitaux étrangers

La grande braderie des entreprises françaises : en cause la moitié du CAC détenu par des capitaux étrangers

 

Pas étonnant que les entreprise françaises soient bradées puisque 50% au moins des capitaux sont étrangers dans le CAC. En cause, La France qui a été incapable de créer des fonds de pension qui auraient permis de protéger les entreprises locales. L’épargne des Français peut-elle être conservée dans le giron tricolore sous la contrainte? C’est en tout cas l’hypothèse avancée ce mardi 30 mai par Arnaud Montebourg, qui a reconnu que la part des investisseurs français dans les groupes du CAC 40 n’était pas suffisante pour les protéger. Auditionné sur le dossier Alstom par la commission des Affaires économiques de l’Assemblée nationale, le ministre de l’Economie a mis en avant le fait que « nous avons une épargne nationale extraordinaire, 1.300 milliards d’euros qui sont dans l’assurance vie, qui de surcroît jouit d’une bonification fiscale ». « Nous n’avons jamais encore à ce jour décidé d’augmenter le degré de contrainte sur les compagnies d’assurance pour qu’elles décident d’investir dans des proportions plus importantes dans les grandes entreprises de notre pays. Nous le pourrions », a-t-il ajouté. « Nous avons nos fonds de pension mais on ne les utilise pas ! Cette question, on va la poser aux assurances, aux fonds de retraite mutualistes en leur disant que nous avons besoin que cet argent, des milliards, des centaines de milliards, s’investisse dans nos entreprises », a-t-il poursuivi. Le capital des sociétés françaises du CAC 40 était détenu à plus de 46% par des investisseurs étrangers fin 2012, pour un montant global de 410,4 milliards d’euros, leur part variant de 50% à 75% dans seize groupes.

Moral des ménages : recul qui met en cause la croissance

Moral des ménages : recul qui met en cause la croissance

 

 Nouveau recul du moral des ménages en avril alors qu’il progresse en Europe. Du coup c’est la croissance qui est en cause puisque la consommation représente environ les 2 /3 du PIB. C’est une conséquence directe du plan d’austérité de Valls qui déstabilise les français qui préfèrent épargner dans la perspective des coupes sombres dans tous les domaines.  L’indice de l’Insee a régressé de 3 points par rapport à mars, à 85 points, largement en dessous de sa moyenne de long terme (100). « Ce qui est troublant, c’est le plongeon de l’indicateur qui concerne la situation financière personnelle future », pointe Philippe Waechter, économiste chez Natixis Asset Management. Il a chuté de 11 points, atteignant son plus bas niveau depuis décembre 2011. Manuel Valls s’en est d’ailleurs inquiété hier, dans son discours à l’Assemblée. « C’est la plus forte baisse de ce solde depuis mai 1993 », le mois qui avait suivi une sévère défaite du gouvernement socialiste de l’époque, remarque pour sa part l’Insee.  Pour Philippe Waechter, « ce recul est probablement lié aux annonces de Manuel Valls . Pour la première fois peut-être, les ménages français ont l’impression que l’ajustement ne peut plus être retardé en France et qu’ils vont être touchés. Cette inquiétude ne va pas les inciter à  consommer  et ne permettra donc pas un rebond fort de la croissance », poursuit l’économiste. D’autant que le chômage reste élevé. Le moral des ménages reste d’ailleurs inférieur à celui de la zone euro. Les Français prennent conscience que l’ajustement, qui a déjà eu lieu dans les pays du sud de l’Europe, est à venir dans l’Hexagone.  Pour Christopher Dembik, économiste chez Saxobank, « le scénario macroéconomique du gouvernement est fragilisé puisqu’il table sur un recul de l’épargne au cours des deux prochaines années au profit de la consommation ». Les Français ont mis ces dernières années beaucoup d’argent de côté par peur de l’avenir. La semaine dernière, lors de la présentation du programme de stabilité, le gouvernement estimait que « le retour de la confiance, en lien avec l’amélioration progressive de la situation sur le marché du travail, entraînerait [...] une diminution progressive du taux d’épargne ». Un scénario qui paraît aujourd’hui très optimiste.

 

Ile de France : le logement cause de grande pauvreté

Ile de France : le logement cause de grande pauvreté

 

Quelque 350.000 ménages, soit 7% de ceux disposant d’un logement en Ile-de-France, n’ont pas les revenus nécessaires pour faire face aux dépenses vitales de nourriture et d’habillement tout en assurant celles liées à l’habitation, selon cette étude réalisée par l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Ile-de-France (www.iau-idf.fr). Quelque 140.000 de ces ménages, installés au sein du parc locatif privé, doivent trouver de quoi payer un loyer mensuel moyen de 541 euros pour un revenu moyen de 826 euros, selon l’étude. Le revenu moyen régional, par ménage, est lui de 3.406 euros.  Le « reste à vivre » de ces ménages, malgré des aides au logement de 134 euros perçues par 54% d’entre eux, les place loin en deçà du seuil de pauvreté de 589 euros, établi par Eurostat, la commission européenne des statistiques.  Près de 126.000 ménages habitant cette fois le parc social sont dans une situation similaire avec un « reste à vivre » de 414 euros par mois, soit un seuil considéré comme insuffisant pour s’habiller et se nourrir.  Quelque 76.000 autres ménages, bien que propriétaires de leur logement, sont également touchés de plein fouet par cette pauvreté. Car même si 58% d’entre eux ont fini de rembourser leurs emprunts, les charges et travaux d’entretiens sont trop importants par rapport à leurs revenus.  La loi d’accès au logement et urbanisme rénové (Alur), adoptée définitivement en février par le Parlement, prévoit des mesures d’encadrement des loyers, que la ministre du logement Cécile Duflot espère mettre en place en Ile-de-France à partir de l’automne  Le gouvernement s’est fixé comme objectif la construction de 500.000 logements neufs par an sur le plan national, dont 150.000 logements sociaux. En 2013, seulement 332.000 logements ont été construits en France.  La Fondation Abbé Pierre, dans son dernier rapport annuel en janvier, affirmait que les situations de mal-logement s’étaient encore aggravées en 2013, estimant à plus de 10 millions le nombre de personnes touchées par la crise du logement en France.  Le rapport mettait notamment en cause « une hausse non régulée du coût du logement », avec des loyers qui ont augmenté de 55% en 13 ans, associé à une situation sociale et économique qui continue à se dégrader, notamment au niveau de l’emploi.

 

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