Archive pour le Tag 'cause'

Page 5 sur 7

Loi travail : la hiérarchie des normes en cause, pourquoi ?

Loi travail : la hiérarchie des normes en cause, pourquoi?

 

Nombre de dispositions de la loi travail même remaniée sont contestées mais le point dur reste surtout dans la réforme contenu dans l’article 2 de la loi qui prévoit l’inversion de la hiérarchie des normes. En clair une disposition qui donne la primauté à  l’accord d’entreprise sur les dispositions nationales. Un enjeu essentiel qui voir s’affronter étatistes et décentralisateurs (CGT contre la CFDT notamment), gauchistes contre socio démocrates, archaïques contre réformateurs. Certains au PS seraient prêts à lâcher sur ce principe d’autres estiment au contraire que la loi n’aurait plus aucune signification si on annule l’inversion de la hiérarchie des normes. D’autres enfin (comme Valls) seraient prêts à des modifications de formes voire quelques garanties mais sans remettre en cause le principe. Il est clair que si le gouvernement devait lâcher complètement sur la philosophie de l’article 2 de la loi, ce projet n’aurait plus aucun sens. Il faut bien comprendre que la CGT (comme FO) tient au statu quo (et demandent donc le retrait de l’article mais aussi de la loi) pour une raison essentielle : la peur de voir son audience diminuer dans les entreprises au profit notamment de la CFDT. En effet dans les entreprises on prend généralement davantage en compte les préoccupations locales concrètes que les orientations nationales surtout teintées politiquement. Le pouvoir ne peut lâcher maintenant sans se mettre à dos la CFDT pour satisfaire FO ou la CGT qui de toute manière ont choisi la voie de la dérive gauchiste et étatiste.  Le gouvernement a donc réaffirmé jeudi son intransigeance face aux mouvements contre la loi Travail, promettant d’assurer l’approvisionnement en carburant et en électricité des Français tout en envisageant des aménagements à la marge du texte.  En première ligne dans cette guerre d’usure, Manuel Valls a répété qu’il n’était pas question de renoncer au projet de loi, dont la CGT demande le retrait, mais a jugé possible des « améliorations » sans toucher à sa « philosophie ». Une position approuvée par François Hollande, qui a déclaré en marge du sommet du G7 au Japon qu’il partageait les propos du Premier ministre et qu’ils en avaient parlée.  Comme le chef de file des députés socialistes Bruno Le Roux, et le rapporteur du texte, Christophe Sirugue la veille, Michel Sapin a évoqué jeudi une éventuelle modification de l’article 2 du projet de loi réformant le marché du travail. Cet article, au coeur du texte, affirme notamment la primauté de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche, ce qui est considéré par la CGT et Force ouvrière (FO) comme une « inversion de la hiérarchie des normes » inacceptable.   »Peut-être faut-il toucher à l’article 2″, a dit le ministre des Finances sur LCP. Ce à quoi Manuel Valls a aussitôt rétorqué sur RMC et BFM TV : « On ne touchera pas à l’article 2. »

(Avec Reuters)

Fraude fiscale organisée : Google en cause

Fraude fiscale organisée : Google en cause

 

Une enquête est en cours concernant Google. L’objectif est de vérifier si le géant de l’informatique ne fait pas de l’activité au noir. En clair si Google ne réalise pas des chiffres d’affaires en France non déclarés dans le pays donc exemptés à la fois d’impôts sur les sociétés et de TVA notamment. Une pratique courante chez les multinationales de l’informatique (et d’autres secteurs) qui consiste à externaliser les profits notamment en faisant facturer par des sociétés étrangères des prestations effectuées en France. Si Google devait être sanctionné (l’Etat réclamerait 1.6 milliards à Google) cela pourrait faire jurisprudence et concerner alors toutes les grands sociétés qui procèdent de cette façon pour échapper à l’impôt. L’enjeu pourrait porter sur des milliards. Il conviendrait cependant d’harmoniser les fiscalités et réglementations européennes pour éviter des délocalisations fictives.  Des perquisitions ont été menées mardi dans les locaux parisiens de Google, visé en France par une enquête préliminaire pour fraude fiscale aggravée et blanchiment en bande organisée de fraude fiscale aggravée, a annoncé le Parquet financier. Cette enquête a été ouverte le 16 juin 2015 à la suite d’une plainte de l’administration fiscale française, qui soupçonne le géant américain d’évasion fiscale. « L’enquête vise à vérifier si la société Google Ireland Ltd dispose d’un établissement stable en France et si, en ne déclarant pas une partie de son activité réalisée sur le territoire français, elle a manqué à ses obligations fiscales, notamment au titre de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée », indique le Parquet national financier (PNF) dans un communiqué. Les perquisitions, qui ont commencé dans la matinée, ont été menées par des magistrats du PNF, assistés d’agents de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales et de 25 experts en informatiques, précise-t-il. Au total, une centaine de fonctionnaires étaient présents dans les locaux de la compagnie au moment des perquisitions, d’après Le Parisien, qui a révélé l’information. Un ordre de grandeur que confirme une source judiciaire, qui évoque « plusieurs dizaines de personnes ». L’administration fiscale française, qui a transmis au parquet financier une plainte à l’origine de l’enquête, réclame de son côté 1,6 milliard d’euros à Google, selon les informations données fin février à Reuters par une source proche du ministère des Finances. Michel Sapin a lui-même déclaré que les sommes réclamées par le fisc français étaient « bien supérieures » à celles de l’accord conclu fin janvier par le moteur de recherche avec l’administration britannique, qui portait sur le paiement de 130 millions de livres (170 millions d’euros) d’arriérés, couvrant les dix dernières années.

(Avec Reuters)

 

Affaire du policier Michel Neyret : les méthodes de la police en cause

Affaire du policier Michel Neyret : les méthodes de la police en cause

 

 

 

Pas facile de voir très clair dans le dossier de l’ancien policier de Lyon dont le procès va s’ouvrir à Paris. Ce procès ouvre le débat sur les méthodes policières. Pour résumer, faut-il s’en tenir aux stricts respects des méthodes d’intervention pour lutter contre le banditisme ou au contraire s’infiltrer dans les réseaux quitte à perdre un peu son âme ou en tout cas sa virginité pénale. Il est clair que l’ancienne star de la police lyonnaise Michel Neyret avait choisi des méthodes d’infiltration qui ont permis d’obtenir une très grande efficacité en s’appuyant en particulier sur un réseau d’informateurs dont certains étaient forcément récompensés d’une manière ou d’une autre. Le policier lyonnais a-t-il été trop loin ? Au-delà de cette question se pose surtout les méthodes d’investigation de la police pour lutter contre la grande criminalité. Et de ce point de vue il ne faut guère rêver, ce ne sont pas avec du vinaigre qu’on attire les mouches surtout en matière de trafic de drogue. Le risque évidemment c’est qu’en cas de forte condamnation nombre de policiers se replient  sur des méthodes très soft de type réglementaire mais dès lors il ne faudra pas s’étonner si les résultats de lutte contre le banditisme deviennent médiocres. Une question qui se pose encore avec davantage d’acuité lorsqu’il s’agit de lutter contre le terrorisme. On ne peut en effet espérer une grande efficacité dans le cadre d’une guerre en dentelle avec le grand banditisme ou le terrorisme. Dès lors  se pose peut-être la définition d’un nouveau cadre réglementaire pour mieux nous ajuster méthodes d’investigation et légalité. Près de cinq ans après sa chute, l’ancienne star de la police lyonnaise Michel Neyret comparaît donc depuis lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour corruption et trafic de stupéfiants aux côtés de huit autres prévenus. Il est accusé d’avoir franchi la frontière qui sépare « flics et voyous » en acceptant des cadeaux de membres du milieu en échange de services, et d’avoir détourné plusieurs kilos de résine de cannabis afin de rémunérer des informateurs. « Sa ligne de défense reste: j’ai fait ça dans l’intérêt du service », explique Richard Schittly, auteur du livre « Commissaire Neyret, chute d’une star de l’antigang ». Patron de la brigade antigang de Lyon pendant vingt ans, Michel Neyret a accumulé les succès dans ses enquêtes et fait tomber nombre de délinquants de haut vol avant d’être arrêté par l’IGS, la police des polices, en 2011. Les relations entre policiers et informateurs, toujours très complexes, sont au cœur du procès.’

(Avec Reuters)

Pompiers: le principe de gratuité remise en cause ?

Pompiers: le principe de gratuité remise en cause ?

 

Encore un vrai faux débat à la française avec d’un côté les radicaux partisans de la gratuité totale, de l’autre  ceux qui souhaitent que soit facturées certaines prestations excessives. Un débat ouvert par La décision prise dans le Calvados de facturer aux usagers certaines interventions des sapeurs-pompiers . « Cela bafoue » le principe de gratuité des secours, a affirmé lundi à l’AFP le président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France. On oublie cependant de s’interroger pour savoir pourquoi les interventions des sapeurs-pompiers sont aussi importantes et nombreuses. La vérité c’est que les pompiers sont le plus souvent et de loin les premiers sur les lieux des sinistres ou des accidents. Les services de police, le SAMU et autre services d’intervention n’arrivent  en général que bien après les pompiers. Du coup les pompiers interviennent y compris sur des événements qui ne relèvent pas prioritairement de leur champ de responsabilité. On ne saurait sans doute reprocher aux pompiers leur efficacité et la rapidité mais on peut cependant s’interroger sur l’efficience d’autres services. Par exemple des les accidents automobiles mineurs qui ne mettent en cause que des dégâts aux carrosseries avec éventuellement des blessures légères qui ne nécessitent que l’intervention légère d’un médecin. Problème cependant la couverture sanitaire de la part de ces médecins devient de plus en plus lâche voir inexistante en particulier dans les zones rurales. Problème aussi,  les services de police ont trop pris l’habitude de n’intervenir que 15 ou 20 minutes après les pompiers. Quant au SAMU il est le plus souvent débordé. Une situation qui a conduit le conseil d’administration du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Calvados d’assortir d’une contribution forfaitaire certaines interventions du SDIS. A compter du 1er avril, il en coûtera ainsi 463 euros pour un déblocage d’ascenseur ou pour une « levée de doute alarme incendie », 410 euros pour un « appel abusif avec engagement », 241 euros pour une personne en état d’ébriété ou pour un « relevage à domicile sans transport », à la suite d’un malaise par exemple. L’exemple donné par le colonel Faure ne parvient pas vraiment à convaincre : pour  personne ivre sur la voie publique: si on appelle les pompiers, a souligné le colonel Faure, ce n’est pas parce qu’elle fait du bruit, mais parce que c’est une personne qui souffre ».  »

(Avec AFP)

Dumping social : les travailleurs détachés en cause

Dumping social : les travailleurs détachés en cause

 

 

Il aura fallu du temps à l’union européenne qu’elle prenne conscience des conséquences sur la concurrence des conditions actuelles du détachement de travailleurs européens qui opèrent hors de leurs frontières. Malheureusement la mesure envisagée par la Commissaire européenne chargée du Travail, Marianne Thyssen, sera trop partielle. Elle souhaite affirmer le principe « à travail égal, salaire égal », selon des sources européennes. « Il y aura mardi à Strasbourg une présentation d’un paquet de mesures sociales par la commissaire Thyssen », a confirmé un porte-parole de la Commission, Alexander Winterstein. Un principe théorique déjà appliqué notamment en France mais qui se heurte aux conditions d’emploi réel des personnels intéressés ;  des conditions qui se caractérisent par des heures supplémentaires non déclarées voir non rémunérées. En outre et surtout les travailleurs détachés seront toujours soumis aux règles fiscales et de sécurité sociale de leur pays d’origine ce qui constitue un élément de distorsion des conditions de concurrence. Il faudra encore du temps pour que l’union européenne en prenne conscience. Dans le transport routier par exemple c’est cette situation qui a conduit le pavillon français a pratiquement disparaître du paysage international au profit par exemple des Polonais ou des Roumains,  comme pour la cueillette des pommes en France où le travail dans les abattoirs en Allemagne.  Mme Thyssen doit notamment proposer aux 27 autres commissaires européens réunis en collège à Strasbourg (est de la France) trois améliorations majeures pour la condition de ces travailleurs détachés temporairement dans un pays tiers, a précisé une source européenne à l’AFP. Depuis l’adoption d’une première directive en 1996, puis d’une deuxième en 2014 destinée à corriger certaines dérives, de nombreuses voix ont dénoncé cette main d’oeuvre des pays de l’Est venue travailler pour des salaires dérisoires dans des exploitations agricoles, abattoirs ou chantiers d’Europe de l’Ouest.

États-Unis : hausse des taux à cause de l’emploi ?

États-Unis : hausse des taux à cause de l’emploi ?

Comme l’emploi s’améliore aux États-Unis ressurgit la possibilité d’un nouveau relèvement des taux. Un relèvement toutefois qui n’est pas certain même en juin compte tenu du tassement de l’économie  mondiale  L’économie américaine a créé le mois dernier 242.000 emplois non-agricoles, montrent les statistiques publiées vendredi par le département du Travail. Le taux de chômage est resté quant à lui à 4,9%, son plus bas niveau en huit ans, malgré l’arrivée de nouveaux entrants sur le marché du travail. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à 190.000 créations d’emploi et à un taux de chômage stable à 4,9%.Les données de janvier et de décembre ont été révisées en hausse et montrent que l’économie a créé 30.000 emplois de plus qu’annoncé initialement (+172.000 au lieu de +151.000 en janvier et +271.000 au lieu de +262.000 en décembre). Cette bonne statistique fait suite à une série d’indicateurs économiques positifs publiés cette semaine, reflétant un nouvel élan de l’économie américaine, après une timide croissance annuelle de 1,0% au dernier trimestre 2015. La croissance du premier trimestre 2016 est prévue aux alentours de 2,5%. Les économistes estiment pour leur part que la vigueur du marché de l’emploi et l’amélioration des perspectives de croissance, auxquelles s’ajoutent des signes de timide reprise de l’inflation, pourraient inciter la Fed à augmenter à nouveau ses taux dès le mois de juin. La banque a déjà relevé son taux d’intervention en décembre, et ce pour la première fois en près de dix ans.

Le financement du FN en cause

  • Le  financement du FN en cause

Challenge révèle l’enquête de police sur le financement des campagnes électorales de l’extrême droite,  ce rapport détaille comment le micro-parti Jeanne, créé en 2010 par des proches de la patronne du FN, a utilisé les règles de remboursement public des campagnes législatives de 2012 pour brasser quelque 9 millions d’euros. Une formidable machine à cash qui a tourné à plein régime sur le dos des contribuables, soupçonnent les enquêteurs. Le système a été minutieusement décortiqué par la brigade financière. Le principe: un gonflement artificiel des frais des candidats frontistes – tracts, affiches, sites internet, etc. -, afin de maximiser les remboursements de l’Etat (versés après coup à ceux qui récoltent plus de 5% des voix). Une note du 2 février 2012 signée de Steeve Briois et validée par Jean-François Jalkh spécifiait même que « l’investiture du FN n’est validée qu’après signature du bon de commande relatif au kit de campagne ». Les bénéficiaires: les prestataires via des marges ultra-élevées, le micro-parti Jeanne qui prêtait l’argent aux candidats moyennant intérêts (une manne de 360.000 euros en 2012) et le Front via des largesses accordées en retour par les prestataires. Au total, quelque 532 kits ont été facturés durant les législatives de 2012, dont la très large majorité à 16.650 euros. A ce tarif, les candidats recevaient 70.000 exemplaires du journal de campagne, 4.000 tracts, 10.000 cartes postales et 1.000 affiches. Et ce quel que soit le nombre d’habitants ou la taille de la circonscription. « Entendus, certains candidats indiquaient avoir été livrés en trop grande quantité et/ou trop tardivement pour faire une bonne campagne, pointe le rapport. La plupart ne savait même pas ce qui leur avait été réellement et précisément fourni. » Plusieurs candidats ignoraient tout bonnement qu’ils avaient droit à un site internet personnalisé… Plus grave, le « kit » a été fourni à des candidats qui n’ont pas fait campagne. Devant les policiers, Jacqueline Largeteau, candidate dans le Puy-de-Dôme, a admis n’avoir jamais mis les pieds dans sa circonscription durant la campagne, tandis que Katia Terras et Bruno Petit, candidats en Haute-Savoie et dans le Morbihan, ont avoué ne s’y être rendus que le jour du vote… « Ces candidats s’avéraient donc être des prête-noms comme certains se qualifiaient eux-mêmes lors de leur audition », résume le rapport. Ou plus exactement des candidats quasi-fantômes. « Les affiches et les tracts ont été utilisés, simplement ce sont les militants qui les ont collés et distribués », défend Dominique Martin, secrétaire départemental du FN en Haute-Savoie. Les enquêteurs soupçonnent aussi des surfacturations. Inclue dans le «kit», la prestation de l’expert-comptable, Nicolas Crochet, était facturée à un prix différent selon que le candidat soit ou non remboursé par l’Etat. Les candidats décrochant plus de 5% des voix – et donc remboursés- lui devaient 1.200 euros, tandis que les autres ne payaient que 350 euros… A Paris, six candidats ont obtenu le tarif réduit, tandis que douze ont payé le maximum, « alors que les comptes de campagne de ces candidats étaient tous identiques et présentaient donc la même charge de travail pour Nicolas Crochet et son cabinet », pointe le rapport. Grande bénéficiaire du système, l’agence de communication Riwal jouissait d’un monopole sur la réalisation des « kits » et jouait le rôle d’interlocuteur unique des imprimeurs. Une position très confortable. La société dégageait des marges de 52% sur les affiches officielles et de 38,6% à 68% sur les prestations du « kit ». Frédéric Chatillon, le patron de l’agence et proche de Marine Le Pen, a lui-même affirmé aux enquêteurs avoir « réalisé une marge de l’ordre de 70% » sur la propagande officielle de la présidentielle! Sa société s’est ainsi fait rembourser 2,56 millions d’euros par l’Etat pour des coûts réels inférieurs à 700.000 euros…ces marges ont donné les moyens à Frédéric Chatillon d’effectuer un investissement de 300.000 euros dans la société singapourienne Giift.com, via une fausse facture à une société hongkongaise Ever Harvest. Elles ont surtout permis à Riwal d’accorder quelques cadeaux au Front, soupçonnent les enquêteurs. Dans une étrange inversion des rôles, l’agence a sous-traité en 2012 au FN l’impression d’une série de tracts thématiques. « Cette facture qui s’élevait à 412.000 euros n’avait coûté au Front national qu’au plus 85.000 euros au vu des factures fournies en justificatif par le trésorier du FN lui-même, Wallerand de Saint Just », relève le rapport. Soit une marge de quelque 80% pour le Front! En 2013, la société Riwal a aussi pris en charge la fourniture de 44 duplicopieurs pour les fédérations du Front national et de deux copieurs pour la permanence de Marine Le Pen. Elle accordait un crédit fournisseur quasi-permanent au FN – qui atteignait 942.967 euros fin 2013 – et a salarié en mai et juin 2012 deux cadres du parti, Nicolas Bay et David Rachline. Une conseillère de Florian Philippot a également été rémunérée plusieurs années sous le statut d’auto-entrepreneure par Unanime, une société dirigée par la compagne de Frédéric Chatillon. Même si elle n’a pas été mise en examen, difficile pour la patronne du FN de se défausser totalement. «Un système national avait été imposé par le Front national tant à ses candidats aux législatives 2012 lors d’un «conseil national élargi» du 1er mai 2012, qu’aux imprimeurs historiques du Front national dès avant les cantonales 2011 lors d’une réunion organisée et animée par les responsables nationaux du parti dont Marine Le Pen, nouvellement présidente», souligne le rapport. L’expert-comptable Nicolas Crochet a, quant à lui, indiqué «avoir négocié ses honoraires directement avec Marine Le Pen et Jean-François Jalkh»… En septembre, le Font national a d’ailleurs été mis en examen en tant que parti pour complicité d’escroquerie.

Kerviel: l’ex-PDG de la Société Générale mis en cause

Kerviel: l’ex-PDG de la Société Générale mis en cause

Nouvelles révélations dans Challenges « le PDG de la banque à l’époque, avait informé plusieurs banquiers concurrents du « débouclage » imminent des positions prises par Jérôme Kerviel. Et ce, bien avant l’annonce officielle du scandale, pour leur demander leur aide. La journaliste financière Marie-Jeanne Pasquette cite plus précisément deux banquiers, dont un, interrogé par Mediapart, a toutefois démenti. Il s’agit de Philippe Dupont, ancien président des Banques populaires, et Georges Pauget, ancien directeur du Crédit agricole. Selon des propos rapportés par cette journaliste, Daniel Bouton les aurait appelés dès le dimanche 20 janvier 2008, soit quatre jours avant la conférence de presse du 24 janvier qui allait officialiser « l’affaire Kerviel ». Ebruiter ainsi une opération boursière aussi sensible, qui consiste à solder pour plusieurs milliards d’euros de pertes, avant que les marchés ne soient officiellement informés, reviendrait à orchestrer un délit d’initiés et une manipulation. Face à ces accusations de délit d’initiés, le groupe bancaire à annoncé une plainte en diffamation. « Les avocats de Société Générale ont pour instruction de porter plainte pour diffamation » contre les directeurs des deux publications et les journalistes impliqués, a indiqué Jean Veil, avocat de la Société Générale. Me Veil estime que les informations relayées par les deux publications ont pour effet d’accuser l’ancien patron du géant bancaire Daniel Bouton de « délit d’initiés », ce qui est selon lui « intolérable ». Me Veil soutient que si Daniel Bouton a informé d’autres banquiers, il ne l’a fait que dans les règles, dans la soirée précédant la conférence de presse, ou juste avant, hors ouverture des marchés. Le géant bancaire s’insurge également contre une autre information mise en avant notamment par les Inrocks: un éventuel « bluff » de la banque afin d’alourdir la perte attribuée à Jérôme Kerviel, officiellement 4,9 milliards d’euros. Ce qui aurait permis de masquer d’autres défaillances, sans lien avec l’ex-trader. Cette version avait été défendue lors du procès en appel de l’ex-trader par Philippe Houbé, alors employé d’une filiale de la Société Générale. Dans un communiqué, la banque évoque des « pseudo-révélations » qui n’ont « pas été retenues par les tribunaux ». Un « travail de recyclage », selon le groupe bancaire. Recyclage ou pas, une ramification de plus pourrait s’ajouter à la tentaculaire affaire Kerviel qui, huit ans après, n’en finit plus d’occuper les tribunaux français. L’ex-trader, qui reproche à la banque d’avoir couvert ses phénoménales prises de risque en toute connaissance de cause avant de le lâcher, tente en particulier de faire réviser sa condamnation pénale. »

(Avec AFP)

La rechute des marchés à cause du G20 ?

La rechute des marchés  à cause du G20 ?

 

 

 

Non seulement le G20 une nouvelle fois n’aura servi à rien mais il risque d’apporter une in certitude supplémentaire à l’incertitude générale sur l’évolution de l’économie.  Le G20 s’est simplement limité à faire un constat quant aux risques qui menacent  la croissance mondiale. Pour résumer, les ministres des Finances du G20 réunis à Shanghai ont déclaré samedi que les instruments monétaires ne suffiront pas pour faire sortir l’économie mondiale de sa torpeur, ils  ont également pointé une série de risques qui menacent la croissance, évoquant la volatilité des flux de capitaux, la chute des cours des matières premières et les retombées potentielles d’un éventuel Brexit, une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Mais ils n’ont annoncé aucun programme spécifique de dépenses concertées pour stimuler l’économie mondiale, ce que les investisseurs attendaient pourtant après l’accès de faiblesse subi en début d’année par les marchés, lié principalement au ralentissement chinois. « Le fait que le G20 n’ait pris aucune nouvelle mesure devrait être accueilli avec découragement et un recul probable des marchés d’actions », dit Richard Edwards chez HED Capital. Ce G20 non seulement soulignait les limites des politiques monétaires mais aussi leurs contradictions.  Des limites d’autant plus évidentes qu’il n’existe pour l’instant aucune coordination entre les banques centrales. Et pour cause chaque banque centrale en inondant le marché de liquidités et en abaissant les taux s’efforce d’obtenir une compétitivité que n’assurent pas aujourd’hui les  politiques économiques,  budgétaires et les réformes structurelles. En clair la guerre monétaire remplace la coordination économique. Du coup il était inévitable que le G20 se limite à un communiqué de portée non seulement anodine mais en plus anxiogène. Car l’immobilisme du G20 est largement alimenté par les oppositions entre ceux qui souhaitent  des politiques monétaires plus accommodantes et des relances budgétaires et ceux  qui y sont opposés comme l’Allemagne par exemple.  La réunion de Shanghai a donc   révélé les divergences entre les grandes économies mondiales quant à l’opportunité de s’appuyer sur la dette pour soutenir la croissance et au recours à des taux négatifs de la part de certaines grandes banques centrales.

Agriculture : l’industrialisation en cause

Agriculture : l’industrialisation en cause « 

Elsa Casalegno, agronome de formation et journaliste à la France agricole sur l’industrialisation de la filière revient sur la crise du lait et l’industrialisation de la filière

(Interview la tribune)

 

À court terme, le mouvement de baisse des prix vous semble-t-il prêt à se calmer?

ELSA CASALEGNO - Je suis plutôt pessimiste. On assiste à un emballement. C’est aussi le cas pour le porc et la viande bovine, même si elle est un peu moins internationalisée.

Un message dominant s’est imposé dans le discours des industriels depuis plusieurs années qui consiste à mettre en avant la croissance de la population mondiale de 2% par an. Ils disent aussi qu’il est de leur devoir moral d’alimenter cette population. Mais ce n’est qu’une théorie. Cela ne veut pas dire par autant que la demande en produits laitiers est linéaire et augmente aussi de 2% par an. On voit bien que ce n’est pas du tout linéaire en fait. Sauf que tout le monde est imprégné de ce discours. Quand on n’est pas en croissance, cela veut dire que l’on stagne, donc en échec.

Cet emballement est mondial. En Europe, tous les  pays du nord sont dans les starting-blocks depuis des années. Industriels et producteurs ont lourdement investi. Au Danemark en particulier, il y a eu une énorme restructuration: un agrandissement, moins de main d’œuvre, donc des investissements en automatisation. Pas simple de calmer le jeu quand on a une étable de 200 ou 500 places et des traites qui tombent en fin de mois. C’est aussi à celui qui tient le plus longtemps qui pourra récupérer les marchés de tous ceux qui ont craqué.

À cela s’ajoute le fait que le politique a donné les clés à la filière aux industriels. Ces derniers ont rédigé des contrats à leur avantage, ils auraient eu tort de s’en priver puisque c’était dans leur intérêt. Mais les producteurs n’ont pas pu ni su s’organiser.

Cette crise pourrait donner un coup de fouet. Il est vrai que depuis mai 2014, les discours changent: on parle d’organisations régionales, horizontales… mais concrètement sur le terrain, cela n’avance pas vite.

La levée des quotas était prévue depuis longtemps. Est-ce seulement à cause de divisions internes que les éleveurs français n’ont pas été plus prompts à réagir?

En partie. Il y a d’un côté la FNSEA [Fédération nationale des syndicats d’exploitants, NDLR], le syndicat majoritaire, qui a toute une organisation très efficace sur le terrain, et de l’autre les minoritaires qui ont plus de mal à trouver leur place et leur public. Le syndicat majoritaire, sachant que l’on perdait les quotas donc la cogestion politique-syndicale, a quand même vu un moyen de conserver son poids en gardant la main sur les organisations de producteurs. Ils ont donc plutôt préféré conserver les organisations existantes. Peut-être d’autres bases auraient dû être posées. Mais il n’était pas question de discuter avec les syndicats minoritaires. Ces derniers avaient leurs projets qui n’étaient pas « FNSEA compatibles ».

Ensuite, même si les discours se sont inversés aux alentours de 2007, certains éleveurs ont aussi longtemps espéré qu’il y aurait, si ce n’est des quotas, au moins une forme de régulation plus « légère » où le politique conserverait tout de même un pouvoir de régulation.

Il semble que cet espoir soit toujours présent puisque de sdemandes de régulation de l’offre sont ardemment demandées…

Ce qui reste de la régulation – c’est-à-dire des aides au stockage et le prix d’intervention - n’est pas suffisant. La preuve : cela ne limite même pas la casse. Les États membres de l’UE sont tout à fait divisés sur ce qu’il convient de faire. Je pense qu’ils sont pris de court par l’ampleur de la crise. Personne ne s’attendait à ce qu’elle soit si violente. Mais il y a eu le ralentissement du marché chinois, la fermeture des frontières russes, le fait que les États-Unis montent en puissance. Cela fait trois facteurs externes sur lesquels les Européens n’ont pas du tout prise mais ils ne peuvent pas se dédire.

Pour en revenir à la France, quelle région vous semble souffrir le plus?

La Bretagne souffre beaucoup. Les exploitants y ont beaucoup misé sur une production standardisée, celle qui trinque le plus. Le grand Massif central aussi. C’est une région où il y a certes des appellations d’origine protégées (AOP) contrairement à la Bretagne, mais le Cantal, l’AOP qui compte le plus de volumes, se situe sur un créneau plus difficile, car leur prix du lait est quand même indexé sur le prix mondial. C’est aussi une région qui m’inquiète également, car elle est touchée par la crise de la viande. C’est l’ensemble de la filière élevage qui ne va pas : tout est fragilisé.

Quelles sont au contraire les régions qui s’en sortent le moins mal?

La Franche-Comté et toutes les régions qui ont su mettre en avant les AOP et s’émanciper les prix mondiaux. Les prix y ont certes baissé, mais pas autant, permettant aux éleveurs de s’en sortir. Même s’ils évitent de mettre trop cela en avant par égard pour leurs confrères en difficultés.

Ce serait donc ceux qui ne considèrent pas le lait comme une « commodité », à l’instar du pétrole, qui s’en sortiraient le mieux, thèse que vous développez dans votre livre. Mais dans quelle mesure cela pourrait-il se généraliser?

Cela peut se développer. Il y a la production bio par exemple. On nous dit « c’est une niche », mais tout de même, c’est une niche qui augmente.

Côté production, les éleveurs y vont plutôt doucement parce qu’ils se souviennent d’une crise précédente. En 2000, des « contrats territoriaux d’exploitation » à grand renfort d’aides à la conversion ont provoqué un afflux de lait bio. Or, il n’y avait ni les capacités industrielles ni la logistique pour y répondre. Le lait de producteurs bio a été déplacé en lait standard. La filière bio se méfie de cela et accepte donc au compte-goutte les nouveaux venus. Elle se méfie aussi de l’effet d’aubaine qui attire les éleveurs conventionnels en raison de la meilleure valorisation du bio.

Attention, je ne dis pas qu’il faut passer au fromage AOP ou au lait bio. Les circuits courts et la transformation fermière pourraient aussi se développer. Tout n’est pas épuisé dans la demande des consommateurs. Certains sont prêts à faire plus d’efforts.

Je ne dis pas non plus qu’il ne doit pas y avoir d’export. Il y a aussi besoin de production de masse et de laits en poudre. Mais on a inversé le problème en misant tout sur l’export qui est par nature un marché très volatil. Il y a des retournements, des marchés qui se ferment, des crises sanitaires totalement imprévisibles, et on ne s’est pas du tout protégé face à cette imprévisibilité.

Faudrait-il que les éleveurs prennent plus en main cet aspect en se formant davantage à l’analyse des marchés?

Cela pourrait être le cas dans le sens où ils demanderaient plus de comptes. Face aux coopératives, ils pourraient ainsi exiger de limiter les volumes à l’export et de mettre en place des solutions en cas d’effondrement du marché mondial. Tandis qu’aux entreprises privées, ils peuvent dire : « l’essentiel de votre production provient d’Europe, un marché à haute valeur ajoutée, donc arrêtez de faire croire que vous êtes obligés de nous acheter le lait à 240 euros les 1.000 litres, ce n’est pas vrai ». Ce n’est pas non plus leur métier de tout comprendre, mais dans une négociation, il faut qu’ils aient les clés pour comprendre. Seulement en parallèle, il faut aussi qu’ils soient en position de force dans les négociations; donc qu’ils se regroupent.

Quel serait le meilleur modèle pour cela: le modèle de la coopérative est-il en crise?

Il y a une fronde sur le terrain vis-à-vis des coopératives. Depuis des années, j’entends les mêmes demandes d’éleveurs qui disent ne pas comprendre les chiffres ou bien qui disent que les décisions sont déjà prises mêmes quand on leur demande leur avis.

Il est vrai que nous pointons du doigt Sodiaal dans notre livre; notamment parce que l’on a choisi d’illustrer notre propos avec les plus gros acteurs. Il ne faut pas pour autant «jeter le bébé avec l’eau du bain». Il y  a des problèmes de communication qui touchent aussi de plus petites coopératives du reste. Mais une coop de la taille de Sodiaal, c’est une multinationale. Pour décrypter un rapport financier, il faut être expert.

Une coopérative encore plus grande, une FrieslandCampina – la coopérative néerlandaise géante – à la française serait-elle envisageable?

On pourrait l’atteindre. Si Laïta veut fusionner avec Sodiaal, pourquoi pas! Mais je pense que cette dernière n’est pas assez stable pour grandir plus. Elle a rajouté la CLHN [Coopérative laitière de Haute-Normandie, NDLR] dans son périmètre. Peut-être devrait-elle faire une pause. Une structure énorme, je ne suis pas sûre que ce soit la mentalité française ni que cela corresponde à ce qu’attendent les consommateurs et les producteurs français. Ce n’est pas non plus la condition sine qua non pour aller sur le marché mondial. Tout dépend du produit que l’on veut exporter. D’autres solutions sont possibles. Dans la viande, il existe une tentative de plateforme commune à l’export pour répondre à des appels d’offres. Grossir pour grossir, ce n’est pas un argument. Il faut un projet clair, un vrai marché à prospecter.

 

Crise de l’élevage : la malbouffe et l’origine de la viande en cause

Crise de l’élevage : la malbouffe et l’origine de la viande en cause

Une nouvelle fois, on va réunir la grande distribution pour discuter de la répartition de la valeur ajoutée des produits de l’élevage ;  en effet il s’agit «d’appeler ces acteurs à leur responsabilité» a indiqué vendredi Stéphane Le Foll sur France 2. Sur le plan économique,  la crise est dramatique pour les éleveurs condamnés par exemple à vendre le kilo de 1, 20 quand les coups dépassent 1,50 €. Fondamentalement ce qui est en cause c’est le modèle industriel et économique. On a choisi de produire de plus en plus mais à des qualités de plus en plus médiocres pour tirer sur les prix. Pour de nombreuses productions la viande est au même prix qu’il y a 30 ans mais quelle dégradation pour le goût aussi pour la santé. Impossible d’ailleurs d’identifier avec certitude l’origine de la viande. « Origine : France », « Viande bovine française », « Origine France garantie », etc. ; labels et indicateurs de traçabilité sont souvent du chinois pour les consommateurs d’autant plus que cet étiquetage est souvent approximatif.  Les normes minimales pour vendre de la viande de bœuf dépendent d’une directive européenne de 2000. Elle prévoit un certain nombre de mentions obligatoires :

  • pays d’abattage et abattoir ;
  • pays de découpage et atelier de découpe ;
  • animal ou groupes d’animaux dont provient la viande.

Sur le papier, la traçabilité semble relativement assurée pour la viande bovine. Mais il arrive qu’une seule mention soit présente, la seule totalement obligatoire : celle de la provenance de l’élevage bovin. Pour les autres viandes comme celles des cochons, volailles ou ovins-caprins, l’obligation d’étiquetage est plus récente (2013) et moins complète : la mention du lieu de naissance n’a pas été rendue obligatoire (seule est obligatoire la mention du lieu d’élevage et d’abattage). Les choses se compliquent lorsqu’on évoque les produits « transformés » : aucune traçabilité n’est obligatoire au plan européen sur les produits issus de la viande (nuggets de poulet, saucisses, saucisson, etc.). La France requiert cependant, depuis 2014 et la loi consommation, une indication de l’origine des ingrédients. Mais l’origine véritable de la viande française est très douteuse. On peut en effet produire de la viande française infectée par une alimentation animale importée très toxique. Les aliments du bétail sont souvent importés et contiennent de nombreuses substances toxiques. D’après le Monde,  analysant des petits pots pour bébés contenant de la viande, on a découvert des antibiotiques destinés aux animaux, comme la tilmicosine ou la spiramycine, mais aussi des antiparasitaires, comme le levamisole, ou encore des fongicides. Certes à des doses très faibles – en général –, mais, comme on le verra, la question se pose aujourd’hui dans des termes neufs.  Nul besoin d’une vaste enquête pour avoir une idée de l’incroyable pharmacopée destinée aux animaux d’élevage. La liste des produits autorisés contient de nombreux douvicides (contre des vers parasites), anticoccidiens (parasites de l’intestin), anthelminthiques (vermifuges), hormones, vaccins, neuroleptiques et antibiotiques. Sait-on comment l’oxytétracycline se mélange avec la gonadolibérine chez un poulet ? Comment le flubendazole se marie avec l’azapérone et les prostaglandines PGF2 dans la chair d’un porc ? Le thiabendazole avec le diazinon ou le décoquinate dans le sang d’une bonne vache charolaise ? Aucune étude sur les effets de synergie de ces produits n’est menée. Il n’est pas dit qu’elles seraient possibles. Le 3 août 2012, la revue PloS One publiait un travail sur les effets combinés de trois fongicides très employés dans l’agriculture. Leur association provoque des effets inattendus sur les cellules de notre système nerveux central. Commentaire de l’un des auteurs, Claude Reiss : « Des substances réputées sans effet pour la reproduction humaine, non neurotoxiques et non cancérigènes ont, en combinaison, des effets insoupçonnés. » Effets insoupçonnés, éventuellement cancérigènes, ouvrant la voie –peut-être – à des maladies neurodégénératives comme Parkinson, la sclérose en plaques ou Alzheimer.

Remise en cause des 35 heures…. Mais sans le dire !

Remise en cause des 35 heures…. Mais sans le dire !

 

Hollande n’a pas renversé véritablement la table comme le proposait  Macron  dans le cadre du plan de relance de l’emploi ;  comme d’habitude il a préféré la stratégie à la fois molle et floue. Il en est ainsi concernant les 35 heures. D’abord pas question de toucher au dogme, la durée légale sera toujours fixée à 35 heures. Cependant dans l’intérêt de l’emploi, il sera possible d’aménager les 35 heures voire même de les supprimer. En effet dans le cadre d’accords d’entreprises, on pourra d’une part dépasser cette durée légale et surtout revoir les conditions de rémunération des heures supplémentaires. On pourrait vraisemblablement aller jusqu’à quasi  suppression de la majoration salariale des heures supplémentaires. On suppose toutefois que cette éventualité devra s’inscrire dans des procédures réglementaires voire conventionnelles à définir de telle sorte que l’incertitude demeurera sur cette question pendant encore un long moment. Il est clair que renoncer purement et simplement aux 35 heures et revenir aux 39 heures sans compensation salariale aurait été plus simple et plus lisible. Mais une telle décision aurait sans doute été de nature à réveiller la gauche de la gauche. Du coup on va permettre la remise en cause des 35 heures mais dans certaines conditions et sans trop le dire. La future réforme du Code du travail accordera aux entreprises de nouveaux assouplissements sur le temps de travail, notamment sur la majoration des heures supplémentaires, sans toucher à la durée légale de 35 heures, a annoncé François Hollande. Les accords d’entreprises pourront « fixer les modalités d’organisation du temps de travail, sans remettre en cause la durée légale, en permettant par exemple de fixer le taux de majoration ou le nombre d’heures supplémentaires, ou de moduler davantage le temps de travail au-delà même de l’année ». Il a précisé que ces accords pourraient « s’imposer au contrat de travail », quand ils sont « conclus dans l’intérêt de l’emploi ».

Schengen : sérieusement remis en cause

Schengen : sérieusement remis en cause

L e moins que l’on puisse dire c’est que l’accord de Schengen qui autorise la libre circulation des personnes à l’intérieur de l’Europe se trouve largement remis en cause par les décisions de contrôle des frontières prises par certains pays. On se souvient évidemment que la Hongrie a barricadé ses frontières pour empêcher toute migration. Plus récemment c’est  le Danemark qui a décidé de mesures de restriction de l’entrée des migrants en provenance d’Allemagne. À cela s’ajoute maintenant des conditions plus restrictives décidées par la Suède, pourtant l’un des pays les plus accueillants d’Europe. Il sera maintenant difficile d’empêcher d’autres pays de prendre des mesures similaires d’autant que l’accord de Schengen les autorise  en cas de situation exceptionnelle. La France elle-même a évoqué cette disposition. Les principes de Schengen et de libre circulation au sein de l’Union européenne sont « en danger », a donc  estimé lundi 4 janvier un représentant du gouvernement allemand, après la décision notamment du Danemark de contrôler sa frontière avec l’Allemagne.  »La libre circulation est un bien précieux », a déclaré le porte-parole du ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, Martin Schäfer, « Schengen est très important mais est en danger ». Il était interrogé sur la décision annoncée juste auparavant du Danemark d’instaurer des contrôles à la frontière avec l’Allemagne, le jour même de l’entrée en vigueur de mesures restrictives d’entrée de migrants en Suède.  »Quoi qu’il arrive en Europe, c’est toujours mieux si cela se passe de manière concertée », a ajouté M. Schäfer. « Il est important d’agir ensemble afin de faire en sorte que Schengen fonctionne et que nous puissions maintenir pleinement le principe de libre circulation », a-t-il plaidé. « La solution » au problème des réfugiés qui affluent vers l’Europe « ne pourra pas être trouvée à la frontière d’un pays A et d’un pays B », a renchéri le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert, appelant lui aussi à « une solution européenne commune ». Néanmoins la décision du Danemark, tout comme les nouvelles dispositions suédoises, sont conformes aux accords de Schengen, qui permettent de rétablir des contrôles aux frontières en cas exceptionnel, a rappelé un porte-parole du ministère de l’Intérieur lors de ce point de presse régulier du gouvernement allemand. L’Allemagne elle-même a réinstallé des contrôles à sa frontière avec l’Autriche en septembre face aux flux de réfugiés en direction du Nord de l’Europe depuis la Turquie et via la route des Balkans. Entre 100 et 300 candidats à l’asile quittent l’Allemagne chaque jour pour se rendre au Danemark, selon le ministère de l’Intérieur.

Aucun emploi marchand créé en 15 ans : pourquoi ? À cause des 35 heures

Aucun emploi marchand créé en 15 ans : pourquoi ?  À cause des 35 heures

 

Au cours des 15 ans écoulés la France n’a pas créé un seul emploi salarié dans le  secteur marchand. En gros le pays est scotché depuis 2000 autour de 16 millions d’emplois du secteur marchand, secteur  qui crée essentiellement  la croissance, donc l’emploi ;  en cause bien sûr l’évolution structurelle de la nature des emplois et des processus de production. La France a ainsi perdu de très nombreux emplois industriels du fait de la robotisation, de la délocalisation de certaines productions. Des pertes d’emplois qui ont été compensées par la création de postes dans les services ;  du point de vue macro économique il faut toutefois observer que la croissance moyenne n’a pas dépassé 1 % par an, ce qui correspond à peu près à l’amélioration de la productivité. Dit autrement la productivité annule  la faible croissance annuelle d’où l’impérative nécessité pour la France de dépasser ce taux de 1 % de croissance annuelle est d’atteindre le seuil de 1,5 % pour recommencer à créer un seul solde positif d’emplois. L’incapacité de la France à recréer des emplois trouve surtout  sa source dans la décision de ramener la durée du travail à 35 heures. Une mesure qui d’après la gauche aurait créé 400 000 emplois, surtout dans le public. Mais qui inversement en a supprimé de l’ordre  de 1,5 millions d’emplois dans le privé. Un calcul facile à faire puisque brutalement la productivité a été affectée d’au moins 10 % avec les 35 heures dans le privé. Certains feront objecter que cela a été l’occasion de revoir les processus de production voire d’améliorer la productivité mais de toute façon de telles évolutions se seraient produites, ce qui  a été le cas dans nombre de pays étrangers. On pourra évidemment ergoter à la marge mais les 35 heures ont constitué une véritable catastrophe économique pour le pays.   C’est la double peine pour la France, les 35 ont engendré un cout budgétaires significatif par ailleurs ils ont plombé la compétitivité sans parler de la banalisation de la culture RTT difficilement mesurable mais qui a sécrété un poison mortel dans l’économie et pour longtemps.). Du coup comte tenu  de l’évolution de la démographie le chômage s’est envolé. Il a créé des trous énormes dans tous les comptes publics :  sécurité sociale, retraite, chômage, budget de l’État et des collectivités locales ;  pour boucher les trous on n’a rien trouvé de mieux que d’augmenter la fiscalité qui a plombé encore un peu plus la compétitivité bref le cercle vicieux cercle vicieux dont on n’est pas prêt de sortir si l’on se réfère aux programmes de tous les candidats aux présidentielles pour 2017 dans la caractéristique commune et d’ignorer tout de l’économie

Attentats: Les services de renseignement en cause ?

Attentats: Les services de renseignement en cause ?

 

S’il est clair que le risque zéro n’existe pas face au terrorisme islamique pour autant des les interrogations émergent quant à l’efficacité des services de renseignements. Des services de renseignements qui avant la création de l’État islamique étaient chargés de surveiller au plus quelques centaines d’individus potentiellement dangereux et qui aujourd’hui doivent en surveiller plusieurs milliers. Sans compter ceux qui ne résident pas en France mais sont susceptibles d’y pénétrer pour commettre des attentats. Encore une fois le risque zéro est impossible à atteindre surtout quand des individus sont décidés à mourir avec leurs victimes. Mais cela doit reposer la problématique générale du renseignement qui ne peut reposer que  sur les services officiels et doit donc tenter d’impliquer la population pour surveiller le territoire. Sébastien Pietrasanta, rapporteur socialiste de la loi antiterroriste de novembre dernier, admet qu’il reste sans doute des mesures à prendre même si « le risque zéro n’existe pas ». « On ne peut pas, après ce qui s’est passé il y a trois jours, se dire que tout est parfait dans le meilleur des mondes », a-t-il dit à Reuters.   Comme pour l’auteur des attentats de Toulouse de 2012 Mohamed Merah ou les frères Kouachi, auteurs des attentats contre Charlie Hebdo, ainsi qu’Amedy Coulibaly, qui a notamment tué quatre personnes dans un supermarché juif en janvier dernier, les attaques kamikaze de vendredi reposent la question du suivi de personnes radicalisées L’un des assaillants du Bataclan, Samy Amimour, 28 ans, né à Paris et originaire de Drancy, avait été ainsi mis en examen le 12 octobre 2012 pour association de malfaiteurs terroriste, après notamment un projet avorté de départ vers le Yémen et placé sous contrôle judiciaire. Mais il ne respectait plus son contrôle judiciaire depuis 2013 et faisait l’objet depuis lors d’un mandat d’arrêt international. Paris pense qu’il s’était rendu en Syrie à cette période, dit une source proche du dossier. « Un homme qui sort du radar en matière terroriste, ça n’est pas entendable », a estimé Sébastien Pietrasanta, tout en soulignant qu’il est impossible de savoir si les services ont failli dans ce cas précis. « 

Traité transatlantique (TTIP) : une remise en cause de normes et de la souveraineté nationale

Traité transatlantique (TTIP) : une remise en cause de normes et de la souveraineté nationale

 

Officiellement cet un accord Etats unis Europe pour augmenter les échanges et favoriser la croissance. En fait c’est pour faire encore diminuer les prix en accentuant la concurrence. Pour cela on va abaisser les normes d’hygiène ,de sécurité et  environnementales. En outre on va s’assoir sur les juridictions nationales et passer par des tribunaux arbitraux (le modèle qui a servi en France dans l’affaire Tapie). Des tribunaux arbitraux choisispar les marques et rétribués par eux ! Le partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (souvent désigné sous le nom de «traité de libre-échange transatlantique», soit Tafta en anglais, ou «Transatlantic Trade and Investment Partnership» TTIP NDLR) est actuellement en cours de négociation entre les États-Unis et l’Union européenne (UE). Le but? «Créer des emplois et de la croissance dans l’ensemble de l’UE et faire baisser les prix et offrir plus de choix aux consommateurs», peut-on lire sur le site de la Commission européenne. Cecilia Malmström, commissaire européenne au Commerce, qui mène les négociations au nom de l’Europe, souligne que le TTIP permettrait à l’UE d’adapter son économie à la montée en puissance d’économies émergentes et de maintenir son influence dans le monde. Concrètement, il s’agit de mettre en place une gigantesque zone de libre-échange correspondant à un marché de plus de 800 millions de consommateurs. Comment? En mettant en place de nouvelles règles permettant d’exporter, importer et investir outre-Atlantique et inversement avec des obstacles réduits au minimum. Les négociations ont officiellement démarré à l’été 2013. De lundi 19 à vendredi 23 octobre, se sont déroulées, à huis clos, le onzième round des négociations. Prochaine étape? Probablement début 2016. L’harmonisation des normes et des règlements est le principal enjeu de cet accord. Cette harmonisation réglementaire concerne pour l’instant neuf secteurs: l’automobile, la pharmacie, la chimie, les cosmétiques, l’ingénierie, les pesticides, le textile, les appareils médicaux, les technologies de l’information et de la communication. Les services financiers en sont exclus pour l’instant et les services culturels n’en feront définitivement pas partie. Pascal Lamy, président d’honneur de l’institut Jacques Delors et ancien directeur de l’OMC (Organisation mondiale du commerce), s’exprimait, le 21 octobre, dans Les Echos: «Le TTIP est un accord que je qualifierais de troisième génération. Les droits de douanes qui subsistent entre l’Europe et l’Amérique sont rares. Les deux blocs ont peu ou prou les mêmes standards environnementaux, sociaux et anti-corruption. Mais 80% des obstacles aux échanges entre ces deux grandes économies proviennent de différences dans les règles de précaution et dans leurs modalités d’application». Le sujet ne serait donc même plus la protection des producteurs mais celle des consommateurs.

Taubira encore

Remontée des taux par la Fed : reportée à cause de l’emploi ?

Remontée des taux par la Fed : reportée à cause de l’emploi ?

Lors de sa dernière réunion officielle  la Fed a décidé de ne rien décider. Pourtant les chiffres tant de la croissance que de l’emploi étaient  satisfaisants. Or c’est en fonction de l’évolution de l’emploi qu’on devait gérer la politique des taux. Mais la présidente de la Fed a utilisé le prétexte- sans doute de manière judicieuse- la de la dégradation de la croissance internationale. Les très récents chiffres de l’emploi aux États-Unis semblent lui donner raison car la tendance de création d’emplois s’est nettement affaiblie au États-Unis.  Les entreprises ont nettement ralenti les créations de postes ces deux derniers mois aux Etats-Unis et les salaires ont baissé en septembre, une évolution qui alimente les doutes sur la capacité de l’économie à supporter l’impact d’une éventuelle hausse des taux de la Réserve fédérale d’ici la fin de l’année.  Les créations d’emploi hors agriculture n’ont atteint que 142.000 en septembre, alors que les économistes interrogés par Reuters en attendaient en moyenne 203.000. Les chiffres de juillet et d’août ont été révisés en baisse et font ressortir 59.000 créations de moins qu’estimé auparavant.  Le chiffre cumulé des deux derniers mois est le plus faible enregistré depuis plus d’un an et il pourrait conforter le scénario d’une décélération de la croissance américaine, en raison notamment des doutes sur la santé de l’économie chinoise.  Le secteur manufacturier américain a ainsi supprimé 9.000 postes en septembre après 18.000 en août. Celui des mines et de l’énergie, qui souffre de la chute des cours de nombreuses matières premières, en a perdu 10.000, septembre marquant son neuvième mois consécutif de baisse des effectifs.  « L’économie n’est pas aussi protégée que certains voulaient bien le croire », résume Brian Jacobsen, responsable de la stratégie d’investissement de Wells Fargo Funds Management.  Le taux de chômage, calculé sur la base d’une enquête distincte de celle servant à mesurer les créations de postes, est resté inchangé en septembre à 5,1%, comme attendu. La même enquête montre que 350.000 personnes sont sorties de la population active le mois dernier.

 

 

Manif : le régime social des indépendants encore en cause

Manif : le régime social des indépendants encore en cause

Manif aujourd’hui à paris concernant le RSI. Le RSI c’est un peu la sécu pour les indépendants, un régime assez contesté les professionnels ;   ils  dénoncent des erreurs dans le calcul des cotisations, des difficultés à obtenir le remboursement de soins de santé, des retards dans le versement des droits à la retraite, ou encore les limites de l’accueil téléphonique du RSI, externalisé à un sous-traitant. Certains vont même jusqu’à franchir la ligne jaune et à se désaffilier du régime, pourtant obligatoire, s’exposant ainsi à des sanctions judiciaires.  Créé en 2006, le RSI connaît en effet de graves dysfonctionnements, qui ont fait descendre en mars dernier ses affiliés dans la rue. Erreurs dans les appels de cotisations, dossiers perdus, interventions d’huissiers sur de fausses données, difficultés à obtenir le remboursement de soins de santé, pensions de retraite versées avec retard… Des bourdes à répétition qui ont cassé le lien de confiance avec ses adhérents et mis en péril l’activité de nombre d’entre eux. Selon un sondage publié l’année dernière dans le Figaro, les trois quarts des professionnels concernés disent rencontrer des difficultés importantes avec le RSI. C’est pourquoi Manuel Valls s’est prononcé en mars dernier pour une réforme de ce régime, et avait confié à Sylviane Bulteau et Fabrice Verdier la rédaction d’un rapport sur le sujet. Une des possibilités alors évoquée par le premier ministre était de supprimer purement et simplement le RSI, pour le rattacher au régime général.  Dans leur rapport, les deux députés PS ne vont cependant pas aussi loin. Ils estiment que le régime tant décrié «s’améliore» mais que ces progrès restent «insuffisants pour assurer une réelle qualité de service». «Il reste clairement une marche à monter pour une qualité de service réellement satisfaisante» et pour «rétablir complètement le lien de confiance avec les usagers», estiment-ils.  Le rapport formule donc 30 propositions pour remettre le RSI sur de bons rails. L’appel à cotisation et le recouvrement, «deux sujets majeurs de mécontentement des assurés», doivent être réformés en priorité. Pour ce faire, le rapport estime que le RSI et les Urssaf doivent désormais travailler de concert. Afin d’éviter un partage des tâches trop complexe entre ces deux organismes, il plaide pour que ce soit «celui qui reçoit le dossier qui le traite».  L’accueil téléphonique des usagers est un autre «point noir» du fonctionnement du RSI. Pour l’instant externalisé à un sous-traitant, il était prévu qu’il soit de nouveau réalisé en interne à partir du mois de juillet. Mais les appels devraient aussi être tracés, et les usagers qui ont appelé trois fois sans parvenir à joindre un interlocuteur, être automatiquement rappelés. Le RSI devrait par ailleurs disposer d’une permanence physique dans chaque département, ou encore généraliser les expérimentations réalisées en Bretagne et en Pays de Loire, où des médiations bénévoles ont permis de traiter les cas les plus ardus.  Un «véritable plan de traitement des réclamations» doit enfin être mis en place. Le rapport préconise la suppression des lettres recommandées automatiques et l’assouplissement du système de majorations. Il suggère aussi au RSI de n’envoyer d’huissier qu’après avoir eu un contact avec l’assuré concerné…  Mais reprenant leurs premières propositions, le gouvernement a déjà lancé en juin un vaste chantier d’amélioration de la qualité de service, comportant 20 mesures. Ces dispositions visent à améliorer la visibilité des indépendants sur leurs cotisations dues, à simplifier leur paiement, mais également à faciliter les démarches quotidiennes des assurés, à améliorer l’accueil téléphonique, ainsi que l’accompagnement et la gestion des réclamations. Las, ces améliorations en cours de mise en œuvre ne calment pas la colère des assujettis au RSI. «Chez nos adhérents, il y a toujours une exaspération. C’est moins pire qu’avant, mais le RSI n’offre toujours pas une qualité de service acceptable», réagit Jacques Chanut, président de la Fédération Française du Bâtiment (FFB), qui publie aujourd’hui un livre blanc sur le RSI.  De son côté, le RSI rappelle que la situation de gestion du régime a été rétablie après de graves difficultés rencontrées à la fin de la décennie précédente et qu’il est aujourd’hui plus que jamais engagé et déterminé à améliorer la qualité de service offerte à ses 6,1 millions d’assurés, indépendants actifs ou retraités, et à leur famille. Le RSI souligne également qu’une baisse d’un milliard d’euros des cotisations sociales des travailleurs non salariés fait partie des mesures gouvernementales en faveur des entreprises en 2015. Dans cette bataille rangée, il y a au moins un point sur lequel le gouvernement et les indépendants sont d’accord: personne ne souhaite fusionner le RSI avec le régime général de sécurité sociale. Les travailleurs indépendants savent qu’ils n’y ont pas intérêt car ils paieraient davantage de cotisations pour des prestations quasi équivalentes. Alors que les travailleurs indépendants ont souvent l’impression de payer beaucoup pour recevoir peu de prestations, «le RSI est un régime déficitaire: les affiliés versent 11 milliards d’euros de cotisations mais reçoivent 17 milliards de prestations», rappelle régulièrement Christian Eckert, le secrétaire d’Etat au Budget. Qui ajoute «l’objectif est de le faire revenir à l’équilibre».

35 heures : 71 % des Français favorables à la remise en cause

35 heures : 71 % des Français favorables à la remise en cause

Le tabou des 35 heures risque d’être sérieusement remis en cause avec cette étude réalisée par  CSA réalisée pour Les Echos qui révèle que 71% des Français se disent favorables à ce que les entreprises puissent «fixer librement le temps de travail, par accord avec leurs salariés». En clair, près des trois quarts des sondés (1003 sondés interrogés début septembre) envisagent de renoncer aux 35 heures.  Le plus cruel pour les partisans de la réduction du temps de travail issue des «lois Aubry» de 1998 et 2000, est que cette remise en cause s’exprime quelle que soit la couleur politique des sondés. Si les sympathisants de droite soutiennent sans surprise, à 83%, la possibilité d’un relâchement du temps de travail, la mesure recueille l’assentiment de 69% des sympathisants socialistes. L’idée passe même à un cheveu de recueillir la majorité (49%) chez les personnes se déclarant proches du Front de gauche. Même constat si l’on analyse les résultats en fonction de la catégorie socioprofessionnelles des personnes interrogées. 72% des employés et 73% des professions intermédiaires sont pour la remise en cause. Seuls les cadres sont un peu plus réticents, cette catégorie ayant finalement profité de la législation grâce aux «RTT» apportées par les lois Aubry. 58% d’entre eux se disent néanmoins pour une libéralisation du temps de travail.

La corruption et l’insuffisance démocratique en cause en Afrique (Obama)

La corruption et l’insuffisance démocratique en cause en Afrique (Obama)

Une nouvelle fois Barack Obama a mis les pieds dans le plat pour souligner les principaux facteurs explicatifs de l’insuffisance de développement en Afrique. Un discours qui tranche de ce point de vue avec les propos « diplomatiques » de la plupart des autres chefs d’État occidentaux.  Il a particulièrement critiqué les présidents africains qui cumulent les mandats y compris sans tenir compte des constitutions nationales. C’est une condamnation nette du concept de mandat à répétition. Le président américain a encore souligné les conséquences désastreuses de la corruption qui freine la modernisation du continent. Une corruption largement facilitée par nombre  de responsables africains mais aussi encouragée par les firmes multinationales qui en profitent pour piller les richesses de l’Afrique. Barack Obama, premier président américain à prendre la parole devant l’Union africaine, a donc conclu sa tournée par un discours qui a marqué les espritsLe président américain s’est dit impatient de quitter ses fonctions pour pouvoir pleinement se consacrer à sa famille, mais a aussi prononcé des mots symboliques au sujet du danger que représente l’éternelle répétition des mandats à la tête de l’exécutif.  « Je suis dans mon second mandat et j’adore mon travail mais la Constitution américaine m’interdit de me représenter. Je pense que je suis un bon président et si je pouvais me représenter je gagnerais, mais la loi est la loi et personne n’est au dessus, pas même les présidents, a-t-il expliqué sur un ton solennel devant l’assemblée. Quand un dirigeant essaye de changer les règles au milieu de la partie juste pour rester en poste il s’expose à l’instabilité et à la discorde comme on l’a vu au Burundi. Parfois des dirigeants disent qu’ils sont les seuls à pouvoir unir la nation. Et bien si c’est vrai alors ces dirigeants ont échoué à bâtir leurs pays. Personne ne devrait être président à vie« .  Le président des États-Unis a par ailleurs abordé plusieurs points lors de son discours à Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, évoquant notamment la corruption dont souffre l’Afrique, le renfort promis aux troupes qui luttent face au terrorisme ou encore l’évolution du regard porté par le monde sur le continent.

1...34567



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol