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Crise sanitaire France : une gestion catastrophique, la France en troisième position pour le nombre de morts

 Crise sanitaire France : une gestion catastrophique, la France en troisième position pour le nombre de morts

 

 

On peut toujours expliquer les différences du fait des systèmes sanitaires, des rapports à l’autorité, des traditions mais on peut difficilement comprendre pourquoi un pays comme la France occupe le troisième rang du nombre de décès au monde. Une différence indiscutable avec l’Allemagne qui compte 3 à 4 fois moins de décès et qui en plus a laissé les commerces ouverts. Le résultat sans doute de contradictions permanentes.

D’abord au départ une contestation de la réalité de la pandémie. On a même condamné les masques considérant qu’ils étaient même dangereux pour la santé. Ensuite quand on s’est aperçu de la réalité et de l’importance de la crise, on a manqué de tout notamment de lits dans les hôpitaux tout autant que de masques.

Du coup,  on a brutalement confiné en arrêtant la totalité de l’économie ou presque. On a cru ensuite au début de l’été que la crise était totalement maîtrisée. Le gouvernement a même invité des Français à partir tranquillement en vacances. Nouvelle erreur qui a provoqué en tout cas contribué largement à l’amplification de la seconde vague. Ensuite on a tenté de reconfiner selon les secteurs avec des mesures incompréhensibles et contradictoires. La gestion par la France du virus se révèle donc particulièrement pitoyable.

 

Statistiques des pays les plus touchés par le coronavirus le 22 novembre 2020 au soir (source : Worldometers)

  Pays Nombre de cas Nouveaux cas Nombre de décès Nouveaux décès
1 États-Unis 12,589,088 +137,010 262,701 +871
2 Inde 9,140,312 +44,404 133,773 +510
3 Brésil 6,071,401 +18,615 169,197 +181
4 France 2,140,208 +13,157 48,732 +214
5 Russie 2,089,329 +24,581 36,179 +401
6 Espagne 1,589,219   42,619  
7 Royaume-Uni 1,512,045 +18,662 55,024 +398
8 Italie 1,408,868 +28,337 49,823 +562
9 Argentine 1,370,366 +4,184 37,002 +100
10 Colombie 1,248,417 +7,924 35,287 +183
11 Mexique 1,032,688 +6,719 101,373 +550
12 Pérou 949,670 +1,589 35,595 +46
13 Allemagne 932,111 +13,840 14,343 +104
14 Pologne 861,331 +18,467 13,618 +330
15 Iran 854,361 +13,053 44,802 +475
16 Afrique du Sud 767,679 +2,270 20,903 +58
17 Ukraine 624,744 +12,079 10,951 +138
18 Belgique 556,904 +3,224 15,522 +170
19 Chili 540,640 +1,497 15,069 +39
20 Irak 535,321 +1,766 11,958 +33
21 Indonésie 497,668 +4,360 15,884 +110
22 République tchèque 492,263 +1,513 7,196 +101
23 Pays-Bas 484,648 +5,388 8,891 +21
24 Bangladesh 447,341 +2,060 6,388 +38
25 Turquie 446,822 +6,017 12,358 +139
26 Philippines 418,815 +1,965 8,123 +43
27 Roumanie 418,645 +5,837 10,047 +131
28 Pakistan 374,173 +2,665 7,662 +59
29 Arabie saoudite 355,258 +224 5,780 +19
30 Canada 330,503 +4,792 11,455 +49
31 Israël 328,918 +521 2,799 +42
32 Maroc 324,941 +3,979 5,316 +60
33 Suisse 290,601   4,056 +25
34 Portugal 260,758 +4,788 3,897 +73
35 Autriche 247,188 +5,226 2,388 +60
36 Népal 220,308 +1,669 1,321 +16
37 Suède 208,295   6,406  
38 Equateur 185,643 +767 13,201 +62
39 Jordanie 183,429 +5,268 2,236 +64
40 Hongrie 174,618 +4,320 3,800 +111

Agence de participation de l’État : une gestion catastrophique

Agence de participation de l’État : une gestion catastrophique

 

La valorisation du portefeuille coté de l’Etat a fondu de 30% en un an, à 52,3 milliards d’euros .  le résultat d’une gestion catastrophique qu’on ne peut imputer seulement à la crise sanitaire. En fait,  l’agence s’est souvent comportée en instruments pompier qu’en instrument stratège au point d’ailleurs d’hypothéquer les futures réserves destinées au développement des technologies ( par parenthèse le ministre de l’économie ne parle plus de l’utilisation de la vente de la Française des jeux à cette fin et pas davantage du fameux fonds).

Normalement l’agence de participation de l’État (APE ) doit contribuer à améliorer la performance économique des entreprises, leur rentabilité et leur valorisation sur le long terme ; Agir en actionnaire avisé dans les instances de gouvernance des entreprises ; Gérer le portefeuille de participations à travers les opérations d’acquisitions, de cessions ou de rapprochements actionnariaux .

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Depuis 2017, l’État a vocation à être actionnaire de trois types d’entreprises : les entreprises stratégiques qui contribuent à la souveraineté (défense et nucléaire), les entreprises participant à des missions de service public ou d’intérêt général national ou local pour lesquelles la régulation serait insuffisante pour préserver les intérêts publics et assurer les missions de service public, les entreprises en difficulté dont la disparition pourrait entraîner un risque systémique.

Globalement, ses 11 participations cotées ont affiché un taux de rendement actionnarial très négatif : -30 % au 30 juin sur un an, révèle le dernier rapport de Bercy sur le sujet. 

Le portefeuille de l’agence de participation de l’État se compose de 21 milliards pour EDF, 6 milliards pour Eramet, 6 milliards pour Engie,  6 milliards pour Airbus ,5 milliards pour ADP, 4 milliards pour Safran , 4 milliards pour Thales, 3,8 milliards pour Orange, 1 milliard pour Renault zéro 2 milliards pour Air France.

L’action ADP qui avait atteint son pic historique en novembre dernier à 179 euros n’en vaut plus que 82 aujourd’hui. L’Etat actionnaire s’est appauvri d’autant

A l’avenir, il lui faudra plutôt compter sur les cessions d’actifs pour financer la politique industrielle. Bref,  on aurait pu imaginer que la création de cette agence de participation de l’État serait plus pointue et plus efficace notamment pour investir dans des secteurs stratégiques comme les nouvelles technologies au lieu de se cantonner dans des entreprises à la gestion douteuse ou qui ne justifient pas la présence de l’État.

 

Economie-Veolia/Suez : un projet catastrophique

Economie-Veolia/Suez : un projet catastrophique

 

 

Le projet de regroupement entre Veolia et Suez mené au rythme de cavalerie par le président de Veolia risque de se révéler comme une véritable catastrophe pour chacune des sociétés. Première observation générale,  les grandes fusions de très grands groupes réussissent rarement, de l’ordre de 70 à 80 % sont voués à l’échec. Dans le cas particulier, Veolia et Suez occupent le hit-parade mondial avec respectivement la première et la seconde place. Même s’il faut observer que le marché mondial est très éclaté puisque les deux sociétés détiennent environ 5 % du marché mondial. L’argument central avancé par Veolia est une illusion car il n’y a aucune menace chinoise actuellement contrairement aux affirmations du président de Veolia.

 Deuxièmement chacune des sociétés se trouve souvent en concurrence dans les appels d’offres au niveau international. Le regroupement nécessairement va faire émerger d’autres concurrents dans ces appels d’offres. Le pire peut être, c’est qu’on va confier l’activité eau de  Suez à un fonds d’investissement dont l’objet n’est évidemment pas de développer des technologies ou d’investir mais de faire des profits immédiats. En outre il y a des synergies évidentes entre la production d’eau , le traitement des déchets et autres eaux usées. En fait,  c’est un peu un concours de circonstances fort discutable qui a amené à la vente précipitée des actions que détenait Engie dans Suez.

Engie a effectivement besoin de recentrer sérieusement sa stratégie car sa gestion laisse à désirer. Pour masquer cela la direction d’énergie a récupéré 2 milliards de la vente. Pourquoi une telle précipitation notamment du président d’Engie ? Tout simplement parce qu’il entend asseoir son autorité sur Engie avant la venue de la nouvelle directrice générale . Le problème du président d’Engie,  c’est de considérer son entreprise comme sa société propre. Une attitude souvent rencontrée chez ses anciens fonctionnaires qui se convertissent aux délices du libéralisme mais sans engager évidemment leur propre fortune. Ils peuvent ainsi jouer au mécano capitaliste sans grand risque.

 Du côté des pouvoirs publics, il y a une grande incompétence en même temps qu’une grande hypocrisie. L’État est largement dominant chez Engie et pouvait très bien bloquer la vente dans Suez. Ou alors exiger la démission du président. Cette position dominante du regroupement de Suez et de Veolia va constituer un énorme handicap pour les deux sociétés. Elles vont perdre inévitablement des parts de marché à l’international alors que souvent elles se trouvaient en concurrence et que l’une ou l’autre des entreprises était souvent choisie. Du côté des collectivités locales, on s’attend évidemment à ce qu’on profite de la fusion pour augmenter encore le prix des prestations. Des prix complètement incompréhensibles car les collectivités locales sont souvent bien incapables commercialement et techniquement de discuter des contrats.

 Sauf accord qui paraît aujourd’hui peu vraisemblable à court et moyen terme, Veolia et Suez vont s’engager dans des procédures juridiques particulièrement complexes qui risquent de durer pendant des mois voire des années. Du coup, cette situation va générer des interrogations chez les clients que sont les collectivités locales en France comme ailleurs; mais aussi chez les actionnaires.

Cette opération d’OPA pourrait coûter une dizaine de milliards à Veolia, un investissement dont la rentabilité n’est pas assurée du faît des complications juridiques qui risquent d’imposer la vente par appartements en raison des règles de concurrence. Bref pas vraiment regroupement mais plutôt un éclatement. Ce ne serait pas la première fois qu’une fusion de deux grands groupes internationaux se traduit par un fiasco économique, financier et social. Enfin concernant le maintien de l’emploi, les déclarations du président de Veolia constituent des promesses de coiffeur qu’on a l’habitude d’entendre. Ce sont 3000 emplois qui sont en jeu en France. Les cours des actions des deux sociétés risquent par ailleurs d’être bousculés au cours de ces prochains mois.

Veolia/Suez : un projet catastrophique

 Veolia/Suez : un projet catastrophique

 

 

Le projet de regroupement entre Veolia et Suez mené au rythme de cavalerie par le président de Veolia risque de se révéler comme une véritable catastrophe pour chacune des sociétés. Première observation générale,  les grandes fusions de très grands groupes réussissent rarement, de l’ordre de 70 à 80 % sont voués à l’échec. Dans le cas particulier, Veolia et Suez occupent le hit-parade mondial avec respectivement la première et la seconde place. Même s’il faut observer que le marché mondial est très éclaté puisque les deux sociétés détiennent environ 5 % du marché mondial. L’argument central avancé par Veolia est une illusion car il n’y a aucune menace chinoise actuellement contrairement aux affirmations du président de Veolia.

 Deuxièmement chacune des sociétés se trouve souvent en concurrence dans les appels d’offres au niveau international. Le regroupement nécessairement va faire émerger d’autres concurrents dans ces appels d’offres. Le pire peut être, c’est qu’on va confier l’activité eau de  Suez à un fonds d’investissement dont l’objet n’est évidemment pas de développer des technologies ou d’investir mais de faire des profits immédiats. En outre il y a des synergies évidentes entre la production d’eau , le traitement des déchets et autres eaux usées. En fait,  c’est un peu un concours de circonstances fort discutable qui a amené à la vente précipitée des actions que détenait Engie dans Suez.

Engie a effectivement besoin de recentrer sérieusement sa stratégie car sa gestion laisse à désirer. Pour masquer cela la direction d’énergie a récupéré 2 milliards de la vente. Pourquoi une telle précipitation notamment du président d’Engie ? Tout simplement parce qu’il entend asseoir son autorité sur Engie avant la venue de la nouvelle directrice générale . Le problème du président d’Engie,  c’est de considérer son entreprise comme sa société propre. Une attitude souvent rencontrée chez ses anciens fonctionnaires qui se convertissent aux délices du libéralisme mais sans engager évidemment leur propre fortune. Ils peuvent ainsi jouer au mécano capitaliste sans grand risque.

 Du côté des pouvoirs publics, il y a une grande incompétence en même temps qu’une grande hypocrisie. L’État est largement dominant chez Engie et pouvait très bien bloquer la vente dans Suez. Ou alors exiger la démission du président. Cette position dominante du regroupement de Suez et de Veolia va constituer un énorme handicap pour les deux sociétés. Elles vont perdre inévitablement des parts de marché à l’international alors que souvent elles se trouvaient en concurrence et que l’une ou l’autre des entreprises était souvent choisie. Du côté des collectivités locales, on s’attend évidemment à ce qu’on profite de la fusion pour augmenter encore le prix des prestations. Des prix complètement incompréhensibles car les collectivités locales sont souvent bien incapables commercialement et techniquement de discuter des contrats.

 Sauf accord qui paraît aujourd’hui peu vraisemblable à court et moyen terme, Veolia et Suez vont s’engager dans des procédures juridiques particulièrement complexes qui risquent de durer pendant des mois voire des années. Du coup, cette situation va générer des interrogations chez les clients que sont les collectivités locales en France comme ailleurs; mais aussi chez les actionnaires.

Cette opération d’OPA pourrait coûter une dizaine de milliards à Veolia, un investissement dont la rentabilité n’est pas assurée du faît des complications juridiques qui risquent d’imposer la vente par appartements en raison des règles de concurrence. Bref pas vraiment regroupement mais plutôt un éclatement. Ce ne serait pas la première fois qu’une fusion de deux grands groupes internationaux se traduit par un fiasco économique, financier et social. Enfin concernant le maintien de l’emploi, les déclarations du président de Veolia constituent des promesses de coiffeur qu’on a l’habitude d’entendre. Ce sont 3000 emplois qui sont en jeu en France. Les cours des actions des deux sociétés risquent par ailleurs d’être bousculés au cours de ces prochains mois.

Tourisme : un effondrement catastrophique pour l’économie

Tourisme : un effondrement catastrophique pour l’économie

 

Deux indicateurs mettent en lumière l’ampleur de la catastrophe économique du tourisme et ses conséquences sur l’économie. Il y a d’abord l’écroulement du transport aérien qui a perdu 80 % de sa clientèle. En outre , les recettes touristiques internationales se sont effondrées de 49,4%, passant de 33,1 milliards d’euros, en 2019, à 16,7 milliards d’euros cette année sur la même période, a annoncé le secrétaire d’État chargé du dossier, Jean-Baptiste Lemoyne.

 

L’activité touristique représente grossièrement 180 milliards et environ 7 % du PIB . Le secteur emploie 2 millions de salariés soit 10 % du total du privé.

 

Comme pour beaucoup d’activités il est bien difficile de donner des chiffres très précis de l’influence du tourisme international sur l’économie compte tenu des doubles comptes possibles. Il est évident cependant que le tourisme international pèse aussi lourdement sur l’hôtellerie, la restauration, la consommation de biens et de services.

 

La France a beaucoup misé sur l’axe touristique comme moteur économique avec la construction automobile et la construction aéronautique. Or ces secteurs aussi subissent une crise sans précédent et vont largement fournir les contingents de la nouvelle vague de chômage qu’on évalue à un million supplémentaire d’ici la fin d’année.

 

 

Automobile : un mauvais premier trimestre qui annonce une année catastrophique.

Automobile :  un mauvais premier trimestre qui annonce une année catastrophique.

Les premières indications des constructeurs et des équipementiers signalent une baisse qui pourrait atteindre de l’ordre de 15 % pour le premier trimestre. Une baisse qui sera suivie de bien d’autres surtout en France dont la production est en perte de vitesse (comme d’ailleurs toute l’industrie). En cause évidemment les conséquences du Coronavirus mais au-delà les nouvelles normes imposées par l’Europe, l’attentisme des consommateurs et le changement de structure de la mobilité. La production automobile française sera donc très  affectée.

 

 « La production automobile française est désormais la cinquième de l’Union européenne » derrière l’Allemagne, qui a consolidé sa position en tête, mais aussi derrière l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni. Elle « est en perte de vitesse, surtout depuis la crise » financière de 2008, notait  l’Insee. « Contrairement à la production des principaux pays producteurs, celle de la France n’a pas récupéré son niveau d’avant la crise de 2008″, soulignent les auteurs de l’étude, qui ne prend pas en compte les données postérieures à 2016. « les parts de marché prises par les marques étrangères importées », mais aussi par « l’internationalisation de la production » des groupes français. « Les productions des groupes français à l’étranger » réduisent la balance commerciale de deux façons: lorsqu’elles sont réimportées vers la France, mais aussi « lorsqu’elles servent la demande locale [et] se substituent potentiellement à des productions nationales exportées », expliquent les auteurs. Le déclin français s’inscrit dans une crise industrielle plus large explique Sébastien Laye, entrepreneur dans le domaine des services financiers; il  souligne le sérieux retard que la France accuse sur le plan industriel.

 

  • « Pour comprendre le désastre industriel français, il convient de revenir sur les erreurs stratégiques des pouvoirs publics français et de nos grands patrons, eux-mêmes issus du moule techno-politique via les grands corps. Nous devons à Serge Tchuruk dans les années 90, le patron de ce qui était alors Alcatel (depuis démantelé en de nombreuses entités), d’avoir théorisé chez nous le concept d’industrie sans usines, sans actifs, «asset-light»: une hérésie stratégique vite abandonnée par les Américains mais qui a perduré en France jusque dans les années 2000. Or notre monde économique actuel, loin d’avoir vu la disparition de la vieille industrie au profit d’une économie purement tertiaire et de services, est beaucoup plus complexe. En réalité nos économies sont devenues hyper industrielles, avec le logiciel ou les services à valeur ajoutée qui sont venus transformer l’usine d’antan. Les smart factories embarquent des compétences en informatique, robotique et automatisation en brouillant la frontière avec l’univers de la technologie et des GAFA. Ainsi, d’une certaine manière, l’industrie n’existe peut-être plus en tant que secteur autonome mais paradoxalement elle est omniprésente: même les acteurs des nouvelles technologies doivent déployer des plateformes industrielles et logistiques colossales, que ce soit Amazon ou Google avec ses data centers.
  • Alors que la puissance économique est avant tout une puissance industrielle, la France et victime d’un vrai décrochage industriel.
  • Les États-Unis ont compris depuis une dizaine d’années qu’un modèle économique uniquement orienté vers la consommation domestique est voué à l’échec: ce mouvement s’est accéléré sous le mandat Trump, qui a vu la création de 400 000 emplois manufacturiers. Par un subtil équilibre de baisses massives d’impôts (alors que les impôts sur la production obèrent toute rentabilité de nos usines.) et de menaces, Trump a obtenu de Softbank/Sprint, de GoPro ou encore d’Apple une relocalisation aux États-Unis de leur base manufacturière. Pfizer, Comcast, Boeing, notamment en rapatriant les profits offshores, investissent à nouveau dans leurs usines américaines. Les Américains ont supprimé en deux ans la moitié du code des réglementations pour créer de nouvelles usines ; les Chinois, avec un modèle moins libéral mais un État visionnaire, développent non seulement leur base industrielle mais sont aussi en train de réindustrialiser toute l’Asie par leur projet de nouvelle route de la soie, qui se traduit par de colossales infrastructures de transport.
  • Alors que la puissance économique est avant tout une puissance industrielle, comme en attestent la réindustrialisation de l’Amérique de Donald Trump ou les grandes réalisations chinoises, la France est victime d’un vrai décrochage industriel. Or développer la seule économie de services (petits boulots en chaîne) ou des start-up (peu intense en capital humain) ne permettra pas à la France de juguler le fléau du chômage et de la croissance molle. On ne peut qu’être sidéré par le manque de volontarisme des pouvoirs publics français en la matière, alors que notre génie industriel était la marque de fabrique de la France encore dans les années 1990 (il suffit de noter le rayonnement des produits de Schneider, Airbus, Alstom, Dassault, à cette époque) et que le complexe militaire, comme aux États-Unis, fournissait un excellent levier public pour le développement de l’industrie privée.
  • En 2018, la part de l’industrie dans la richesse nationale en France n’était plus que de 11 %, contre 17 % à la fin des années 1990, ce qui est le niveau actuel de la plupart des autres économies développées. À l’origine du déclin de l’industrie, on peut noter la détérioration générale de la compétitivité des entreprises françaises. Face à la concurrence mondiale, l’industrie française ne fait plus le poids dans certains secteurs. D’autre part, en quinze ans, alors que les ventes de biens ont augmenté de plus de 50 % sur nos territoires, notre production manufacturière… est restée au même niveau. Sans compter qu’au-delà des ventes de biens, les services à haute valeur ajoutée ont accru leur part dans notre PIB, et à ce niveau la domination des GAFA et autres entreprises technologiques étrangères a signifié d’irrémédiables pertes de marché: elles sont visibles dans les chiffres du déficit du commerce international, qui se creuse depuis notre plus haut point en 2004 ; non seulement nos entreprises ne produisent plus ce que les Français consomment, mais elles ne disposent pas des compétences et technologies clefs dont nos concitoyens ont besoin. Enfin, l’absence de fonds de pension entrave le développement de nos entreprises, empêchant le financement de l’innovation de long terme et poussant les plus grandes d’entre elles à abandonner leur base hexagonale.
  • Les conséquences de ces défaillances sont visibles: notre industrie est l’une des moins robotisées (126 robots pour 10 000 salariés contre 270 en Allemagne), les investissements dans les NTIC sont deux fois moins nombreux que dans le reste de la zone euro et trois fois moins nombreux qu’aux USA. Le très poussif basculement du CICE en baisse de charges, l’hypothétique baisse de l’IS promise à l’horizon 2022 et l’absence de baisse des impôts sur la production ne laissent pas augurer un redressement rapide de l’investissement privé. Il faut donc rapidement changer de braquet et promouvoir des partenariats publics-privés ancrés sur des dépenses d’investissement public (que Bruxelles doit mieux distinguer des dépenses de fonctionnement).
  • On est en droit de douter de la volonté du gouvernement actuel de redresser notre industrie.
  • Il convient en premier lieu de favoriser la montée en gamme de nos industries informatique, robotique et d’intelligence artificielle: cela passe par le redéploiement des interventions de la BPI trop centrées sur l’internet grand public, et par plus de précisions sur le plan d’investissement promis par Macron sur le quinquennat, qui pour l’instant inclut essentiellement des dépenses de fonctionnement dans l’éducation. La robotisation est aussi une opportunité pour notre industrie et souvenons-nous que les pays les plus robotisés sont aussi ceux où le chômage est le plus faible. Elle doit être couplée par un plan massif d’équipement 5G sur notre territoire, car ces nouveaux robots et objets doivent pouvoir communiquer, seul moyen de révéler le vrai potentiel de nos territoires.
  • On est en droit de douter de la volonté du gouvernement actuel de redresser notre industrie: clientélisme à l’égard d’autres secteurs, manichéisme économique simpliste (l’industrie c’est l’ancien monde, la start-up le nouveau qui doit aller de l’avant.), remise aux calendes grecques des mesures pour favoriser l’investissement et la modernisation: la survie politique plus que la vision stratégique semble servir de cap aux décisions économiques. À Bercy, nous avions déjà testé le manque de détermination, voire l’ambiguïté d’Emmanuel Macron sur ces sujets, lorsqu’il avait écarté hâtivement toutes les alternatives, notamment françaises, au rachat par General Electric. L’amateurisme actuel est si évident que Bercy version Lemaire n’a jamais lu les comptes du repreneur d’Ascoval, British Steel, en état de faillite théorique dès le rachat du site français….
  • Il est plus qu’urgent de rééquiper notre secteur industriel, afin de monter en gamme, de produire à nouveau sur notre territoire, de redevenir une machine à exporter et à créer des emplois. À défaut, toutes les réformes lancées par le pouvoir actuel, ne viendront jamais à bout de notre chômage structurel. »

Bilan politique de Macron: catastrophique depuis deux ans

Bilan politique de Macron: catastrophique  depuis deux ans

 

 

Pour résumer, la première année de Macron a été marquée par l’affaire Benalla, immédiatement suivie l’année suivante par le mouvement des gilets jaunes et la période 2019 2020 se révélera comme un nouvelle chienlit sociale avec la grève des retraites voire d’autres en mouvement sur d’autres revendications. Quand on fait l’analyse de l’action de Macron, force est de constater qu’il n’a cessé d’ajouter des bavures aux bavures. Chaque année a apporté son lot d’agitations, de scandales et de révoltes. Tout a très vite commencé puisque quelques mois seulement après son élection, Macron s’est complètement embourbé dans l’affaire Benalla qui témoignait des approximations du pouvoir et des tolérances dont certains familiers pouvaient bénéficier. De ce point de vue,  la protection dont a bénéficié Benalla demeure toujours suspecte. Ensuite l’année suivante, la France a connu l’une des plus grandes mobilisations de terrain avec les gilets jaunes. Une sorte de révolte populiste aux revendications assez contradictoires mais qui témoignait du ras-le-bol du centralisme, de l’abandon de nombre de territoires et des injustices sociales. La France a été la risée de nombre de commentateurs internationaux. Là aussi ,Macron a manqué d’envergure, il s’est enfoncé dans la crise en refusant d’organiser une médiation avec les corps intermédiaires. Une attitude monarchique autant que théocratique qu’il a répété pour  la réforme des retraites qui aboutit un triste bilan dans la mesure où cela risque de paralyser le pays pendant des semaines voire des mois. En effet, pourquoi tant de précipitation, pourquoi tant d’impréparation pour une réforme qui n’entrera vraiment en fonction que lorsque Macron ne sera plus président de la république ( y compris s’il est réélu en 2022 ). Une réforme qui n’aura des effets significatifs que dans des  dizaine d’années  compte tenu des incertitudes économiques et des mutations de tous ordres. Le bilan de Macron et assez maigre pour ne pas dire davantage. il n’est plus soutenu que par environ 30 % de l’opinion et 70 % condamnent sa politique dans le champ socio économique. Même bilan à l’international où Macron s’est cru un peu trop vite le nouveau leader du monde. Il a vite déchanté car son arrogance et sa méconnaissance l’on fait tomber de son piédestal. Aujourd’hui les relations dans jamais été détestable aussi bien avec les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’ Italie, les pays de l’Est et bien d’autres. Comme les Français , nombre de pays  supportent plus la suffisance et l’arrogance de ce  monarque républicain qui a tendance à se prendre pour Napoléon. Témoin lors de  son investiture: cette  de cérémonie grandiose et ridicule au Louvres. Macron a confondu la république avec l’ancien régime.

Infrastructures-L’état catastrophique des routes françaises

Infrastructures-L’état catastrophique  des  routes françaises

La France dégringole encore dans le classement des infrastructures routières. Pas étonnant,  la plupart du temps, on entretient avec des rustines. Certaines grandes routes sont encore en bon état mais la plus grande partie du réseau est dans un état lamentable. Une chance, il n’y a pas eu de grands froids depuis des années et donc par de barrières de dégel. Mais au premier froid un peu rigoureux, le dégel pourra  provoquer des dégâts considérables. Paradoxe,  la fiscalité routière n’a jamais été aussi importante (avec la hausse du pétrole) et aucune ressource régulière n’est affectée à l’entretien du réseau !   Alors que la France disposait du réseau routier le plus performant au monde en 2012, le pays a reculé au classement depuis cette date. Et la chute s’est accélérée: de la 7e place l’an dernier, la France est passée à la 18e dans le rapport 2019. Or, l’infrastructure routière est un enjeu majeur de compétitivité, mais surtout de sécurité routière. Ce classement confirme un audit commandé par la direction des infrastructures et sorti au printemps 2018. Cet audit ne portait que sur les 12.000 kilomètres de routes et d’autoroutes gérés par l’Etat, mais qui supportent « plus du tiers du trafic total », explique le ministère de la Transition écologique et solidaire sur son site. Et les résultats n’étaient pas flatteurs.

La ministre Elisabeth Borne avait reconnu « l’état critique du réseau » devant les Sénateurs, comme le souligne Le Moniteur. Ce que corrobore un rapport de l’Observatoire national des routes (ONR). Sur les réseaux départementaux, « les couches de roulement […] ont un âge moyen de 13,3 ans ». Les réseaux le plus fréquemment renouvelés le sont tous les 10 à 11 ans, ce sont surtout les routes les plus structurantes, décisives au quotidien. Certaines routes, notamment locales, ne le sont en revanche que tous les 23 à 24 ans.

 

« Concernant le réseau routier national non concédé, le taux de renouvellement annuel des couches de surface a été de l’ordre de 4 à 5 % de la surface totale des chaussées, soit un renouvellement tous les 20 à 25 ans en moyenne », poursuit le rapport de l’ONR.

 

 

L’état catastrophique des routes françaises

L’état catastrophique  des  routes françaises

La France dégringole encore dans le classement des infrastructures routières. Pas étonnant, la plupart du temps, on entretient avec des rustines. Certaines grandes routes sont encore en bon état mais la plus grande partie du réseau est dans un état lamentable. Une chance, il n’y a pas eu de grands froids depuis des années et donc par de barrières de dégel. Mais au premier froid un peu rigoureux, le dégel pourra  provoquer des dégâts considérables. Paradoxe,  la fiscalité routière n’a jamais été aussi importante (avec la hausse du pétrole) et aucune ressource régulière n’est affectée à l’entretien du réseau !   Alors que la France disposait du réseau routier le plus performant au monde en 2012, le pays a reculé au classement depuis cette date. Et la chute s’est accélérée: de la 7e place l’an dernier, la France est passée à la 18e dans le rapport 2019. Or, l’infrastructure routière est un enjeu majeur de compétitivité, mais surtout de sécurité routière. Ce classement confirme un audit commandé par la direction des infrastructures et sorti au printemps 2018. Cet audit ne portait que sur les 12.000 kilomètres de routes et d’autoroutes gérés par l’Etat, mais qui supportent « plus du tiers du trafic total », explique le ministère de la Transition écologique et solidaire sur son site. Et les résultats n’étaient pas flatteurs.

La ministre Elisabeth Borne avait reconnu « l’état critique du réseau » devant les Sénateurs, comme le souligne Le Moniteur. Ce que corrobore un rapport de l’Observatoire national des routes (ONR). Sur les réseaux départementaux, « les couches de roulement […] ont un âge moyen de 13,3 ans ». Les réseaux le plus fréquemment renouvelés le sont tous les 10 à 11 ans, ce sont surtout les routes les plus structurantes, décisives au quotidien. Certaines routes, notamment locales, ne le sont en revanche que tous les 23 à 24 ans.

 

« Concernant le réseau routier national non concédé, le taux de renouvellement annuel des couches de surface a été de l’ordre de 4 à 5 % de la surface totale des chaussées, soit un renouvellement tous les 20 à 25 ans en moyenne », poursuit le rapport de l’ONR.

Montée catastrophique des océans (GIEC)

Montée catastrophique des   océans (GIEC)

Il est probable que nombre de climato- sceptiques qui ont notamment déversé des tombereaux d’injures sur Greta Thunberg  après son intervention à l’ONU vont encore contester la nouvelle alerte du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) à propos de la montée des océans et de la fonte des glaciers. Une conséquence directe du réchauffement climatique et qui entraînera une croissance notable des inondations et autres tempêtes et cyclones sans parler de la disparition pure et simple de certaines îles et de certaines zones du littoral. Si rien n’est fait pour réduire les émissions de CO2 et lutter contre le réchauffement, le futur des océans tel que le décrit le rapport du Giec s’annonce apocalyptique, selon les informations qui ont fuité dans l’AFP et selon un nouveau rapport de synthèse sur la Terre, publié lundi par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et des experts internationaux.

Les océans jouent un rôle majeur dans la machine climatique. Ils sont une sorte de pompe à carbone, en captant 30 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone par an, ce qui augmente leur acidité, avec des impacts sur les écosystèmes marins. Ces derniers sont également affectés par des zones moins riches en oxygène, notamment à cause du réchauffement des eaux de surface (qui réduit le taux de dilution de l’oxygène). De plus, les océans servent de climatiseurs, en captant chaque année environ 90 % du surplus d’énergie lié aux activités humaines.

 

En contrepartie, ils se réchauffent à des niveaux inquiétants. «La teneur en chaleur des océans entre 0 et 700 mètres de profondeur atteint un pic sans précédent en 2018, 2017 et 2015 affichant respectivement les deuxième et troisième valeurs les plus élevées», note le rapport «United Science» de l’OMM. La hausse du niveau des mers s’accélère à cause de la fonte plus rapide des pôles et des glaciers de montagne, dont le rôle est devenu prépondérant sur l’expansion thermique de l’eau. Entre mai 2014 et mai 2019, le niveau des mers est monté de 5 mm/an, contre 4 mm/an pour la décennie 2007-2016, 3,2 mm/an depuis 1993 et 1,4 mm/an entre 1900 et 1990. Au siècle prochain, dans le scénario le plus alarmiste, mais pas forcément le plus probable, «les hausses pourraient dépasser plusieurs centimètres par an», selon une fuite du rapport du Giec divulguée par l’AFP.

 

Déjà, la fonte des glaces s’accélère. Entre 2015 et 2018, l’étendue moyenne de la banquise arctique, à son niveau minimum, observée en septembre, est largement «inférieure à la moyenne de 1981-2010», note l’OMM. De son côté, le Giec doit préciser cette étendue à plus long terme, selon la hausse de la température. La disparition estivale probable de la banquise arctique est déjà anticipée à la fin du siècle, par deux nouveaux modèles français, même si le thermomètre grimpe seulement de 2 °C. L’Antarctique suit également une évolution préoccupante: une perte de masse glaciaire de 252 milliards de tonnes par an entre 2009 et 2017, multipliée par six par rapport à la période 1979-1990, selon l’OMM. Par ailleurs, la superficie du pergélisol (ou permafrost), qui renferme autant de CO2 qu’il y en a dans l’atmosphère, pourrait se réduire dans des proportions comprises entre 10 % et 90 % vers la fin du siècle!

Avec cette hausse accélérée du niveau des mers, le Giec devrait indiquer que 280 millions de personnes seraient déplacées, a révélé l’AFP, si le réchauffement est limité à 2 °C, qui entraînerait une hausse cumulée de 0,5 mètre du niveau des mers. Par ailleurs, les populations vulnérables, qui habitent près des côtes, pourraient être d’un milliard de personnes en 2050, contre 600 millions actuellement. Aggravé par des pluies diluviennes qui provoquent des inondations, il y aurait un risque accru de submersion. Ce sera le cas notamment de 20 % de la superficie du Bangladesh, qui compte 30 millions d’individus.

L’impact des catastrophes climatiques s’aggrave. Comme sur terre, les vagues de chaleur océaniques deviendront plus fréquentes. Cette température plus élevée, conjuguée à la hausse du niveau des océans, va renforcer les effets dévastateurs des cyclones. Ils pourront s’enfoncer davantage à l’intérieur des terres et deviendraient plus intenses, à cause de la hausse des températures de l’air et de l’eau. Ce sont les tempêtes, les cyclones tropicaux et les inondations qui ont «causé les pertes économiques les plus importantes», note l’OMM. L’ouragan Harvey, en 2017, avait entraîné 125 milliards de dollars de dommages aux États-Unis. Dans l’océan Indien, «le Mozambique a été frappé par deux cyclones tropicaux, d’une violence sans précédent», en mars et avril 2019. Le bilan en vies humaines est également catastrophique, notamment aux Caraïbes, avec le récent ouragan Dorian.

Les solutions les plus efficaces pour lutter contre ces effets dévastateurs restent celles qui permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il faudra tripler les ambitions des pays pour limiter le réchauffement à 2 °C par rapport à la période préindustrielle et les quintupler pour tenir sous 1,5 °C, rappelle l’OMM.

 

 

 

Climat: Une montée catastrophique des océans d’ici 2100

Climat: Une montée catastrophique des océans d’ici 2100

 

Conséquence des émissions des gaz à effet de serre provenant notamment de l’activité humaine, la montée des eaux va engloutir nombre de territoires est perturber encore un peu plus le climat. La fonte des calottes polaires et des glaciers conjuguée à la dilatation thermique de l’eau fait monter le niveau des océans. Une hausse de plus de 40 cm environ est attendue d’ici à 2100 dans le scénario optimiste où le réchauffement global ne dépasserait pas 2 °C (nous sommes plutôt sur une trajectoire de 3 °C à 4 °C qui provoquerait une hausse deux fois plus importante). Et ce ne sera qu’un début. L’élévation du niveau des mers se poursuivra au rythme de «plusieurs centimètres» chaque année (contre quelques millimètres à l’heure actuelle). Cela conduirait au déplacement de 280 millions de personnes dans le monde, anticipent les experts.

 

«Quand vous observez l’instabilité politique déclenchée par des migrations de faible ampleur, je tremble en pensant à un monde où des dizaines de millions de personnes devraient quitter leurs terres avalées par l’océan», s’inquiète Ben Strauss, président-directeur de Climate Central, un institut de recherches basé aux États-Unis.

Comme le niveau des mers sera plus haut, les cyclones risquent par ailleurs de provoquer des inondations plus facilement, potentiellement tous les ans à partir de 2050 dans de nombreuses mégalopoles proches des côtes et de petites nations insulaires, préviennent les chercheurs. Rappelons par ailleurs que les cyclones sont d’autant plus puissants que les eaux de surface qui les alimentent sont chaudes, ce qui n’incite guère à l’optimisme…

Autre source d’inquiétude: la fonte attendue d’une grande partie (entre 30 % et 99 % d’ici à 2100!) du permafrost, des sols qui restent en principe gelés toute l’année. Comme ces terres piègent de grandes quantités de CO2 et de méthane, leur «décongélation» va libérer une «bombe carbone» qui promet d’accentuer très nettement le réchauffement, craignent les spécialistes.

 

La fonte des glaciers de montagne va par ailleurs donner trop d’eau douce, puis trop peu, à deux milliards de personnes qui en dépendent, pointe le rapport. Les glaciers situés à basse altitude, comme en Europe centrale, dans le Caucase, l’Asie du Nord et la Scandinavie, devraient perdre plus de 80 % de leur volume d’ici à 2100. Les glaciers et le permafrost contiendraient par ailleurs près de 800.000 tonnes de mercure qui seront libérées dans les eaux potables.

 

Le CO2, qui se dissout dans l’eau en grandes quantités, provoque par ailleurs une acidification des océans. Celle-ci est catastrophique pour les organismes calcificateurs, notamment les mollusques et les coraux. Ces derniers pourraient bien ne pas survivre à un réchauffement de 2 °C. Ce qui constituerait une catastrophe écologique majeure et mettrait en grand danger le demi-milliard de personnes qui dépendent de ces écosystèmes extrêmement riches pour leur nourriture et leur protection.

Une montée catastrophique des océans d’ici 2100

Une montée catastrophique des océans d’ici 2100

 

Conséquence des émissions des gaz à effet de serre provenant notamment de l’activité humaine, la montée des eaux va engloutir nombre de territoires est perturber encore un peu plus le climat. La fonte des calottes polaires et des glaciers conjuguée à la dilatation thermique de l’eau fait monter le niveau des océans. Une hausse de plus de 40 cm environ est attendue d’ici à 2100 dans le scénario optimiste où le réchauffement global ne dépasserait pas 2 °C (nous sommes plutôt sur une trajectoire de 3 °C à 4 °C qui provoquerait une hausse deux fois plus importante). Et ce ne sera qu’un début. L’élévation du niveau des mers se poursuivra au rythme de «plusieurs centimètres» chaque année (contre quelques millimètres à l’heure actuelle). Cela conduirait au déplacement de 280 millions de personnes dans le monde, anticipent les experts.

 

«Quand vous observez l’instabilité politique déclenchée par des migrations de faible ampleur, je tremble en pensant à un monde où des dizaines de millions de personnes devraient quitter leurs terres avalées par l’océan», s’inquiète Ben Strauss, président-directeur de Climate Central, un institut de recherches basé aux États-Unis.

Comme le niveau des mers sera plus haut, les cyclones risquent par ailleurs de provoquer des inondations plus facilement, potentiellement tous les ans à partir de 2050 dans de nombreuses mégalopoles proches des côtes et de petites nations insulaires, préviennent les chercheurs. Rappelons par ailleurs que les cyclones sont d’autant plus puissants que les eaux de surface qui les alimentent sont chaudes, ce qui n’incite guère à l’optimisme…

Autre source d’inquiétude: la fonte attendue d’une grande partie (entre 30 % et 99 % d’ici à 2100!) du permafrost, des sols qui restent en principe gelés toute l’année. Comme ces terres piègent de grandes quantités de CO2 et de méthane, leur «décongélation» va libérer une «bombe carbone» qui promet d’accentuer très nettement le réchauffement, craignent les spécialistes.

 

La fonte des glaciers de montagne va par ailleurs donner trop d’eau douce, puis trop peu, à deux milliards de personnes qui en dépendent, pointe le rapport. Les glaciers situés à basse altitude, comme en Europe centrale, dans le Caucase, l’Asie du Nord et la Scandinavie, devraient perdre plus de 80 % de leur volume d’ici à 2100. Les glaciers et le permafrost contiendraient par ailleurs près de 800.000 tonnes de mercure qui seront libérées dans les eaux potables.

 

Le CO2, qui se dissout dans l’eau en grandes quantités, provoque par ailleurs une acidification des océans. Celle-ci est catastrophique pour les organismes calcificateurs, notamment les mollusques et les coraux. Ces derniers pourraient bien ne pas survivre à un réchauffement de 2 °C. Ce qui constituerait une catastrophe écologique majeure et mettrait en grand danger le demi-milliard de personnes qui dépendent de ces écosystèmes extrêmement riches pour leur nourriture et leur protection.

Quel bilan économique 2018 : catastrophique

Quel bilan économique  2018 : catastrophique  

Le bilan économique pour l’année 2018 est catastrophique. Il y a d’abord l’écroulement de la croissance, le chômage qui stagne, la balance commerciale qui ne cesse de se détériorer et les déficits publics qui s’amplifient ; un bilan encore pire que celui de François Hollande qui avait terminé sur une bonne note relative en 2017. Le plus grave c’est sans doute cet affaiblissement de la croissance qui prépare peut-être pour 2019 et 2020 une stagnation voir une crise plus grave. Pari perdu donc pour Macron concernant la croissance. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour la croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis a revu à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parviendra péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Une perspective de 1.3% est envisagée pour 2019. Un niveau qui fait redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles. Sur le plan du chômage, concret simplement quelque dizaines de milliers d’emplois quand il y a près de 6 millions de chômeurs un phénomène ne peut attribuer entièrement à l’évolution démographique mais qui découle directement de la faiblesse de la croissance. En matière de déficit et de dette la situation s’est encore détériorée. La dette atteinte aujourd’hui à peu près un taux de 100 % du PIB et n’a cessé de ce détériorer du faîte de l’amplification des déficits publics. Le seul côté positif dont se vante à tort le gouvernement concerne le pouvoir d’achat des ménages dans l’INSEE pense qu’il a augmenté de 1,7 % au cours de l’année. La vérité est moins rose car l’INSEE se fonde sur un indicateur des prix à la consommation obsolète qui ne rend pas compte du faîte que la structure de consommation ce transforme. Pour parler simplement les couches moyennes et défavorisées consacrent de plus en plus de dépenses contraintes entre parenthèses le logement, assurance, abonnement, carburant, chauffage transport etc.) et de moins en moins aux dépenses ajustables. Sinon comment expliquer l’atonie de la consommation ? Parmi les points positifs il faut noter un nombre d’entreprises en hausse notamment auto entrepreneur mais dont on connaît la fragilité économique. Aussi une certaine reprise des investissements qui étaient liés à l’optimisme économique de 2017. Concernant les perspectives de 2019 comme on l’a indiqué la croissance ne devrait pas dépasser 1,3 % : un niveau particulièrement inquiétant pour le chômage et les équilibres financiers. Il faut aussi souligner l’écroulement aussi bien du moral des ménages que des entreprises qui d’une certaine manière annonce une année 2019 encore plus catastrophique qu’en 2018.

 

Croissance : une baisse catastrophique

Croissance : une baisse catastrophique

 

Les derniers résultats de la consommation des ménages sont catastrophiques et signifie un écroulement de la croissance pour la fin de l’année  2018 et l’année 2019. En effet,  la consommation des ménages en France (2/3 du PIB)  s’est repliée de 0,3% en novembre, sous l’effet d’une baisse de l’alimentaire (-0,5%) et des biens fabriqués (-0,6%), tandis que la progression de la consommation d’énergie a ralenti à 0,7%, a annoncé vendredi l’Insee.  La consommation des biens durables s’est repliée « nettement » de 1,1%, tirée vers le bas par les matériels de transport, tandis que les dépenses d’habillement ont très légèrement diminué (-0,1%). Les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018. Ce n’est qu’il y a quelques jours que la Banque de France a enfin convenu que l’objectif de 1,7 % d’augmentation du PIB en 2018 était illusoire. De même que les objectifs de 2019. La perspective de 2018 est ramenée à 1,5 %., celle de 2019 à 1.3%.  Pari perdu donc pour Macron concernant la croissance. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour la croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis a revu à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parviendra péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Un niveau qui fait redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles. La croissance accélère en effet moins que prévu au 3e trimestre. Le produit intérieur brut de la période a augmenté de 0,4%, un rythme deux fois plus élevé que celui de 0,2% enregistré au premier comme au deuxième trimestre, qui constituait un point bas depuis l’été 2016. la croissance a été un peu plus soutenue au troisième trimestre par la demande intérieure, avec une consommation des ménages qui s’est redressée de 0,5% – après une rare baisse de 0,1% au 2e trimestre – et un investissement des entreprises qui continue de croître de plus de 4% en glissement annuel. L’investissement des ménages, pour l’essentiel les achats de logements neufs, recule de 0,2% sur le trimestre et stagne depuis le début de l’année après son bond de 5,6% en 2017 ; C’est un atterrissage brutal. Ce tassement de la croissance ne peut s’expliquer à lui seul par un environnement international plus morose. En effet la France fait moins bien que la moyenne de l’union européenne. La vérité c’est que Macron s’est trompé de stratégie en assommant la consommation des ménages par une hausse de fiscalité alors que parallèlement il accordait aux  plus nantis et aux entreprises des cadeaux fiscaux sans la moindre contrainte. Résultat quand la croissance se tasse, l’emploi aussi. Selon les dernières données de l’Insee publiées ce mardi 11 décembre, les créations d’emplois s’élèvent seulement à 15.000 sur les trois derniers mois contre 15.900 au trimestre précédent. Une progression insignifiante qui n’est pas de nature à absorber l’évolution démographique. Entre juillet et septembre, l’emploi salarié a augmenté de 15.300 dans ce secteur, soit 0,1% contre 0,2% le trimestre précédent. « Sur un an, ce secteur porte l’essentiel des créations nettes d’emplois salariés : +158.300, soit +1,3%. »L’autre phénomène préoccupant est le recul de l’emploi intérimaire. Or cet emploi constitue or cet emploi constitue un indicateur avancé de la conjoncture D’après des chiffres du service de statistiques du ministère du Travail (Dares), l’emploi temporaire a baissé de 1,2% contre -0,6% au trimestre précédent. Du côté de l’industrie, les créations d’emplois stagnent, voire reculent légèrement dans l’industrie manufacturière (-0,1).  Le secteur de la construction continue de créer des emplois. Les effectifs ont progressé de 0,4% (5.500 postes) comme au trimestre précédent.  »Sur un an, ils augmentent de 2,1%, soit + 29.000 postes. ».

Popularité : un sondage catastrophique pour Myriam El Khomri

Popularité : un sondage catastrophique pour  Myriam El Khomri

 

 

Si la mobilisation contre le projet loi travail continue de monter, il se pourrait bien que la ministre du travail Myriam El Khomri fasse les frais de la débâcle politique qui se prépare.  Selon un sondage Harris Interactive la ministre du travail recueille seulement 11 % d’opinions positives. En cause surtout les interrogations relatives à la loi du travail qui assouplit notamment les conditions de licenciement pour l’employeur. Aussi sans doute la relative incompétence d’une ministre peut préparée  à gérer un ministère complexe et conflictuel. Les critères qui ont prévalu pour son choix au ministère du travail (jeunes, femmes, et issus de l’immigration) sont en effet insuffisant pour justifier d’une capacité à gérer la difficile problématique de l’emploi. De toute évidence François Hollande a commis une grave erreur de casting. Pas étonnant l’intéressé, une fonctionnaire, n’a jamais pratiquement travaillé dans la production, autant dire qu’il lui est difficile de mettre en place une régulation pertinente des réalités du marché du travail. Derrière les personnalités politiques les plus mals aimés on trouve après Mary Myriam elle comme riz Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire du PS (10%), Jean-François Copé (10%), et… Jean-Vincent Placé, le nouveau secrétaire d’Etat chargé de la réforme de l’Etat, avec un petit 8%. À l’inverse parmi ceux qui sont le plus apprécié on trouve Juppé cinq points, avec 46% (points)  d’opinions positives, devant François Bayrou (37%, stable) et Christiane Taubira (31%). Bruno Le Maire gagne deux points à 30%, et Martine Aubry en perd un à 29%.  L’ex-président de la République perd lui deux points à 20% d’opinions favorables, à égalité avec Marine Le Pen (-2), Marion Maréchal Le Pen (stable), et Nicolas Dupont-Aignan (+2). D’autres personnalités de son propre parti recueillent plus d’opinions positives : François Fillon (29%, -1), Xavier Bertrand (29%, stable), Nathalie Kosciusko-Morizet (23%, -2), Valérie

La semaine catastrophique de Hollande (feuilleton humoristique-11 octobre 2015)

  • Le roi François de Tulle, normal Premier, ne ce résout pas à renoncer à la couronne royale en 2017. Pourtant les sondages sont de plus en plus catastrophiques. En outre,  il tire dans sa chute le fougueux et colérique chambellan Valls de Vienne. Valls de Vienne qui se déclare très zen au Japon mais pourtant hystérique en France surtout depuis que le petit prince micron Macron lui dame le pion en matière de popularité. À peine arrivé à la cour, ce parvenu se situe en deuxième position dans le cœur des sujets français, juste derrière le duc d’Aquitaine, Juppé. Mais la querelle feutrée des seconds couteaux ne réjouit pas le duc de Corrèze, roi de France et de Navarre qui s’enfonce dans les sondages. Il est désormais « au niveau du gaz de schiste » vient de déclarer le trublion prince noir Sarko. Lequel n’est pas non plus dans une situation très confortable. Contre ses convictions,  il a du excommunier Nadine Morano et ses visions racistes. Cependant Nadine la « pucelle » (son vrai nom qui a été transformé en « Pugelle »–voir Wikipédia) compte encore des partisans, elle pense  empêcher le prince noir, Sarko, de gagner les primaires des républicains. Aussi elle  a refusé de faire des excuses par écrit à propos des voix célestes qui lui conseillaient de blanchir la race française. Certains moqueurs indélicats ont alors  argumenté ce refus en expliquant que la prolo Nadine ne maîtrisait pas l’écriture. Une fausse explication car Nadine a piqué l’ancien listing des adhérents de l’UMP pour leur adresser des SMS au contenu d’ailleurs toujours aussi approximatif et fumeux. Nadine la pucelle investie d’une mission divine se lâche donc et rejoint (d’assez loin quand même) le clan des philosophes déclinistes qui cultive la nostalgie du passé. Bref beaucoup d’intellos deviennent  aussi réacs et le naufrage de la vieillesse n’épargne personne même ceux qui sont les moins touchés par les ans. En gros, c’est la trouille qui domine. Pas étonnant car la complexité des mutations en cours qui concerne  tous les domaines, économique bien sûr mais aussi social, sociétale, environnemental et culturel sont aussi difficilement compréhensifs pour nos crânes d’œuf un peut dépassés  par les événements. On se demande pour renouveler la sociologie de nos responsables s’il ne conviendrait pas de légaliser l’euthanasie politique comme philosophie. Comme vient de le faire timidement l’assemblée en autorisant l’euthanasie médicalement assistée pour les sujets ordinaires. A défaut euthanasie on pourrait interner les plus atteints comme la princesse Ségolène Royal dont  le délire verbal envahit chaque jour les médias. Ainsi vient-elle mettre son pif dans une question qui ne la concerne pas (comme d’habitude) en proposant des d’étatiser la gestion du conflit Air France. La nomination du médiateur qu’elle propose permettrait certainement d’enterrer les restructurations nécessaires et de renvoyer après 2017 les réformes qui s’imposent. Mais pour le PS l’étatisme : il n’ y a que ça de vrai . Et Ségolène est là pour aider ses copains énarques à trouver un job. Pas évident pour ces énarques de trouver un petit boulot et ça l’est encore moins pour les sujets ordinaires dont le moral n’a jamais été aussi bas. Ils désespèrent de tout,  de l’avenir économique bien sûr, de la capacité du système politique à résoudre leurs problèmes, il doute surtout d’eux-mêmes et d’une certaine manière versent  dans une forme de schizophrénie en soutenant la nécessité d’une société plus libérale mais à condition de ne pas remettre en cause l’existant. Bref le royaume n’a pas la pêche. On attend désespérément une grande victoire sportive  pour redonner un peu de moral aux pays. Malheureusement l’une des idoles du sport français, Platini, vient de se faire prendre les doigts dans le pot de confiture de la FIFA au moment même où il était candidat à la présidence ;  décidément le mauvais sort  tombe sur les français chargés de responsabilités internationales (DSK et ses frasques, Lagarde qui a accordé 400 millions à Tapie,  et maintenant Platini pour une facture de près de 2 millions avec 10 ans de retard !) On devrait cependant lui trouver des excuses car pratiquement tous les membres de la FIFA ont plongé les mains dans les centaines de millions gérés  sans aucun contrôle financier et démocratique. De ce point de vue Platini n’est sans doute pas le plus coupable mais c’est sans doute le plus couillon. S’il avait fait l’ENA (ou Sciences-po) seulement il aurait appris qu’il y a des procédures quasi légales à suivre pour détourner à son profit l’argent public ou encore pour éviter d’avoir à respecter la réglementation en vigueur. Ce que vient de faire par exemple Volkswagen qui n’a pas peur de se foutre de la gueule du monde en accusant quelques boucs émissaires dans l’affaire des tricheries des émissions polluantes d’environ 1 million de véhicules vendus dans le monde entier. De quoi réconforter  les sujets du royaume et leur montrer que les faux-culs n’existent pas seulement qu’en France où notre monarque fait ce qu’il peut, malheureusement il peut peu !

    God Save the King

Hollande : une semaine catastrophique (feuilleton -20 septembre 2015)

 

 

Hollande : une semaine catastrophique (feuilleton -20 septembre 2015)

François de Tulle, Normal Premier,  patauge toujours dans l’affaire des migrants. D’ordinaire sur tous les sujets européens, le monarque avait pris l’habitude de suivre sagement les pas de l’impératrice de Prusse Angela. Mais cette fois l’impératrice fait du slalom. Un jour elle indique que l’Allemagne est prête à accueillir des millions de réfugiés ;  quelques temps après, débordée par les événements, elle annonce le retour du contrôle aux frontières. Du coup surpris par ce revirement,  Hollande prend un virage de retard et se  retrouve seul à vanter les mérites du  droit d’asile. Et certains à la cour d’en rajouter. On pourra solliciter les 70 000 logements vacants indique la présidente du comité aux réfugiés, ancienne ministre. En réalité cette vacance de logement HLM est toute relative ;  en effet la France compte 5 millions de logements sociaux 4 millions de HLM et environ 1,5 million de candidats au logement sont en attente. La vérité c’est que ces la plupart de ces 70 000 logements sont en cours de réfection ou de mutation. À la cour le débat s’enflamme, il y a les pour et les contre. Le schématisme est-tel qu’on navigue entre l’irresponsabilité d’un  humanisme  approximatif  et le populisme des récupérateurs de mécontentements. Le ridicule est atteint  atteint lorsqu’en début de semaine les ministres de l’intérieur européens ont décidé sur ce sujet grave de ne rien décider et de reporter l’examen de la question à dans un mois. Ce qui a révolté l’  impératrice Angela qui a réclamé et obtenu une prochaine réunion des chefs d’État irresponsables. Le royaume de France apportera évidemment une contribution positive au débat. La princesse Ségolène qui s’exprime sur tout a annoncé qu’elle allait réfléchir (il y a un début à tout !) sur cette affaire de migrants. On tremble évidemment !  Comme tremblent  les chefs d’État de certains pays de l’Est qui viennent  de recevoir une volée de bois vert de la part du bouillant chambellan Valls de Vienne qui en termes bien peu diplomatiques a rappelé à ces anciens communistes fraîchement défroqués les vertus des libertés collectives. Certes l’attitude de ces anciennes provinces bolcheviques n’est sans doute pas glorieuse mais finalement les autres pays progressivement se convertissent au rétablissement du contrôle des frontières, Autriche et Allemagne comprises. Le débat est d’autant plus enflammé à la cour que la France est loin d’être le premier pays concerné puisque Syriens, irakiens, libyens et autre afghans préfèrent  et de loin l’Allemagne, l’Autriche, les pays Nord où l’Angleterre.  Ce qui n’empêche pas les marchands de salades et d’illusions de proclamer que le royaume est envahi. Un affront évidemment pour le pays détenteur du concept de droit d’asile et qui voit les réfugiés lui préférer d’autres pays. Ces réfugiés méprisants n’ont pas le droit de snober le pays des droits de l’homme. Avec des quotas on aurait au moins la certitude que des réfugiés viendraient effectivement en nombre chez nous. Bref,  on nage en pleine contradiction mais on s’en délecte car le sujet sera la grande question de 2017 et permettra au passage d’éviter d’avoir à traiter des réformes structurelles socio économiques nécessaires. Le Prince noir Sarkozy l’a d’ailleurs bien senti en marquant le Front national à la culotte. Sur les autres questions économiques ou sociétales le prince Sarko préfère rester dans le brouillard. Ainsi dans le même propos il annonce la suppression des 35 heures et la probabilité de réduire les RTT pour les cadres. Pourquoi encore des RTT si les 35 heures sont supprimées ? Il y a là sur le sujet comme sur bien d’autres des subtilités sarkozystes qu’on peine  à comprendre. François Fillon éclaire toutefois cette contradiction en indiquant que ce qui caractérise surtout le Prince noir c’est sa postures de « plébéien teigneux ». En clair une grande gueule arrogante mais qui suit l’opinion. Heureusement sur la question des 35 heures la gauche, elle, est beaucoup plus claire… enfin presque puisque le petit prince micron Macron a mis les pieds dans le plat en proposant leur remise en cause. Aussitôt cri d’horreur de la gauche de la gauche puis comme d’habitude synthèse du monarque pour enterrer l’affaire. Mais l’impertinent petit prince a remis le couvert de l’impertinence  samedi en proposant la suppression du statut de fonctionnaire. Même cri d’orfraie de la part de la gauche de la gauche qui voit là  une atteinte aux tabous et aux totems sacrés. Certains n’hésitant pas dans un amalgame douteux à  considérer que ce sont les valeurs qui sont en cause, pourquoi pas aussi l’avenir de la patrie ? Mais l’avenir de la patrie le chambellan Valls de Vienne s’en occupe. En commençant par se préoccuper de son propre avenir et en annonçant sa candidature pour remplacer le calife en place à partir de 2022 voire avant si affinités des sondages. Un  tumultueux  et bouillant Valls de Vienne qui promet de régler son compte à l’État islamique. La France interviendra seule  et en toute indépendance. La France seule en dehors de toute  alliance  internationale  qui regrouperait des gens aussi douteux que les Américains, les pays arabes, la Russie ou encore l’Iran sans parler de Bachar El-Assad. On se demande si Valls de Vienne emporté par son volontarisme colérique ne confond pas l’État islamique avec la principauté de Monaco. En marge de ces débats de bistrot, le peuple, lui, comme Godot attend une reprise de la croissance et de l’emploi. Mais comme disait Mitterrand pour ces deux questions centrales il faudra donner encore beaucoup de temps au temps si l’on en croit les prévisions de l’OCDE qui pense que le Royaume de France est englué dans  la croissance molle pour de nombreuses années.

God save the King

Hollande : une semaine catastrophique (feuilleton 30 août 2015)

Hollande : une semaine catastrophique (feuilleton 30 août 2015)

 

Encore une mauvaise nouvelle pour François de Tulle, normal Premier ;  cette semaine, on  apprend dans un sondage que dans tous les cas de figure, il serait battu aux prochaines élections monarchiques de 2017. Même le bouillonnant dauphin Valls de Vienne n’aurait pas de meilleures chances même si son score est supérieur à celui de la personne royale. Le prudent et rusé Cambadélis n’exclut plus désormais des primaires à gauche. Un crime de lèse majesté pour Hollande qui pourtant avant 2012 trouvait toutes les vertus démocratiques aux primaires…. Mais ça,  c’était avant !  Du coup le monarque ressort la carte de la compassion et du commentaire lors des menaces terroristes. Une posture qui lui avait bien réussi mais qui commence à sentir le réchauffé. Mais comme c’est  dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes politiciennes, François de Tulle déclare que ce risque terroriste va durer,  donc ses interventions sur le sujet aussi. Les terroristes sont en effet partout même dans les rangs du PS  chez les frondeurs qui ne cessent de torpiller de politique du gouvernement. Il faut dire que le petit marquis Mini Macron leur a offert sur un plateau des raisons de tirer à boulets roses  sur la politique économique de Sa Majesté. Macron en effet osé s’attaquer au seul  totem  du PS,  à savoir les 35 heures. Une attitude complètement hérétique qui sans mériter  la pendaison à justifié un coup de pied au cul de la part de  Valls ;  avec  un rétro pédalage assez lamentable du petit marquis mini Macron qui pourtant n’avait pas tort sur le fond. Mais le petit marquis a encore des efforts à faire en matière de dialectique politique. En effet pour les 35 heures on ne doit pas changer l’affichage c’est-à-dire la loi sur la durée légale du travail mais on peut cependant pour le PS  et le gouvernement ouvrir les vannes de l’assouplissement après accord dans les entreprises. Et d’ailleurs le colérique Valls de Vienne déclare qu’en matière économique il faut aller plus vite plus loin et plus fort ! Ou on ne sait pas trop où…mais dans le mur, certainement. Témoins les résultats du chômage du mois passé qui font apparaître environ un solde de 2000 emplois créés en plus (pour 5,5 millions de chômeurs !). Grâce évidemment à une petite manipulation méthodologique qui avait déjà permis d’éliminer des listes 10 000 chômeurs le mois dernier. Pourtant la croissance est bien là déclare le monarque et son chambellan Valls de Vienne. Le problème est de savoir où ! Du coup le ministre de l’intérieur Cazeneuve aurait lancé un avis de recherche pour savoir où se planque cette croissance. Pour associer la population à cette recherche il est envisagé de créer un numéro vert qui permettrait aux sujets  de fournir toute information sur cette croissance en fuite. Pas de chance pour la monarchie en plus puisque l’environnement international notamment en Chine ne cesse de se dégrader. Avec en prime une crise boursière qui va jeter un peu plus le doute sur les perspectives de reprise. Heureusement la princesse Royal Ségolène répand partout son optimisme de façade sur tout et sur rien. Elle considère d’ailleurs que la crise chinoise ne saurait atteindre l’Europe et que cette crise est » relative ». Une » relativitude » qui est aussi partagée par ma concierge. Ma concierge qui approuve par ailleurs le plan de relance économique concocté par Ségolène et qui consiste à offrir des lampes basses énergie aux pauvres. Pour les sans-abri,  on envisage un plan de distribution de bougies avec la cire des abeilles élevées à Paris puisque malheureusement ces abeilles ont pratiquement disparu dans nos campagnes. Une sorte de relance verte en quelque sorte qui pourrait, d’après elle, créer des centaines de milliers d’emplois. À défaut cela permettra de donner un coup de peinture verte sur la politique de transition énergétique afin de plaire aux écolos. Les écolos  d’Europe écologie les Verts et dont Cohn-Bendit a dit que c’était une caricature de parti politique. Des verts   qui se déchirent entre eux. Ceux qui veulent rejoindre la cour royale et ceux  qui préfèrent  rejoindre la résistance Mélenchonienne. Du coup ce qui reste d’Europe écologie les Verts pourra bientôt tenir congrès dans une cabine téléphonique et Duflot espérer environ 2 % en cas  de candidature en 2017. François de Tulle désespère donc de la défunte union du peuple de gauche. Pour la  ressusciter  le monarque a  promis de jeter quelques miettes de la cassette royale sous forme de réduction d’impôt des 2016 et cela  » quoi qu’il arrive ».  il faut cependant trouver des recettes nouvelles que ne procure pas la croissance. Du coup on a ressorti la fameuse taxe sur les Smartphones tablettes et autres ordinateurs, une sorte de nouvel impôt sur la fortune mais qui touche les pauvres. L’ingénierie fiscale du royaume est à nouveau en marche, l’imagination aussi. Mais le monarque l’assure, ce n’est pas parce qu’il y a des taxes qu’il y aura augmentation des impôts, une subtile et royale  distinction sémantique

Hollande : une semaine catastrophique (feuilleton 23 août 2015)

 

 

Hollande : une semaine catastrophique (feuilleton 23 août 2015)

 

De retour de vacances clandestines et tout bronzé, François de Tulle, normal Premier, retrouve les problèmes qu’il avait laissés en plan avant son escapade. D’abord cette crise du cochon qui n’en finit pas. La table ronde de lundi dernier a encore été un échec. Sans doute un problème de géométrie car les propositions du gouvernement ne sont pas assez carrées. Faute de propositions,  le monarque a déclaré que c’était quand même une de ses priorités avec l’économie, les migrants et le climat. Pour l’économie, c’est une sorte de vocation tardive pour le monarque. On croyait pourtant que l’affaire était dans le sac après la réforme mini Macron. Hélas les résultats ne sont pas au rendez-vous, pire les indicateurs  de conjoncture indiquent que pour le mois d’août le royaume est à la traîne de la zone euro. Pourtant  »la croissance est là » avait-il déclaré. Mais on la recherche en vain. Un avis de recherche aurait d’ailleurs été lancé par le ministre de l’intérieur soutenu par l’inénarrable Sapin de Noël, ministre de l’économie qui, comme lorsqu’il était ministre du travail, ne cesse de chanter en boucle  « tout va très bien madame la marquise ». La marquise Ségolène justement, spécialiste en ingénierie sémantique qui décrète que la France est championne du monde en matière de  « climatitude ». Un titre virtuel qui ressemble un coup de peinture verte pour empêcher qu’on jette dans les pattes de Hollande une candidature d’écolo en 2017. Comme les résultats économiques ne sont pas au rendez-vous,  Hollande décide cependant de partager les fruits d’une croissance qui n’existe pas. Du coup pour appâter le bon peuple qui ne croit plus en grand-chose, François de Tulle  promet des réductions d’impôts pour tout le monde. » Et quoi qu’il arrive » dit-il. Autant dire que les JO de la démagogie sont lancés en France pour 2017. On avait pourtant cru comprendre qu’il était nécessaire au préalable d’obtenir une croissance suffisante et un rétablissement des équilibres financiers. Bref on fera comme d’habitude avant les élections on promet, après on matraque fiscalement et juste avant les élections suivantes on allège. Un allégement toutefois relatif qui est promis puisque les impôts ont quand même augmenté de 100 milliards depuis l’arrivée de Hollande ;  mais la question n’est pas réellement celle de la politique  économique,  de sa cohérence, son efficacité voir de sa justice mais celle du redressement de la courbe hollandaise. Pas celle de la courbe  du chômage, maintenant les carottes sont cuites. À moins évidemment de recourir à un nouveau bricolage méthodologique pour éliminer des chômeurs des listes. Ce que propose justement le démissionnaire ministre du travail. Juste avant son départ ce comte de Rebsamen attribue en effet l’échec de sa gestion du ministère du travail au SMS de rappel aux chômeurs. Et il propose de supprimer ces SMS. On peut vérifier là que l’ancien trotskiste converti aux vertus du libéralisme n’a pas oublié les méthodes radicales pour régler les problèmes délicats. Si le royaume va mal, le monde ne se porte pas très bien non plus. La dépression mondiale s’approche, la panique gagne les boursicoteurs et le marché des actions plonge. Encore heureux que les banques centrales continuent à déverser des liquidités pour aider les spéculateurs en difficulté. Après la crise du cochon, celle du chômage,  à  quand un plan de soutien aux actionnaires défavorisés. Les gueux, eux,  ne se font plus d’illusions quand au redressement possible du pays. Ils ont d’ailleurs renoncé à la pseudo rémunération du livret A et préfèrent  thésauriser  sur leurs comptes courants pour faire face aux difficultés à venir. Ce peuple ingrat n’est même pas sensible aux promesses du monarque qui veut distribuer des résultats qui n’existent pas. Pour preuve d’après les sondages François de Tulle ne serait même pas qualifié pour un second mandat royal en 2017. Pour remonter la pente de l’impopularité royale, les communicants de François de Tulle envisagent désormais d’annoncer la gratuité du pain. Avec la candidature de la France aux JO on pourrait disposer ainsi des deux  leviers d’inversion de la courbe d’impopularité de notre bon roi. Panem et circenses, une bonne vieille thérapie qui a déjà soigné les pathologies électorales les plus graves. On pourrait aussi regarnir la casette royale en vendant, comme les grecs, les bijoux de famille. Des grecs qui ont vendu leurs aéroports…. aux allemands. En attendant on a vendu une partie du château de Versailles à un marchand de soupe et de sommeil. A quand des marchands de merguez,  de frites et de fripes  dans la galerie des Glaces ?  Pour se réconforter de ses déboires, le monarque observe avec gourmandise le drame familial des Le Pen. Une sorte de tragédie œdipienne qui recueille presque autant d’audience compassionnelle que l’émission culturelle  « l’amour est dans le pré »  désormais en tête du hit parade des productions culturelles de la télé du lundi. Si ce n’est pas l’économie qui sauvera la France, ce sera la culture.

God save the King

Hollande : une semaine catastrophique (feuilleton -16 août 2015)

Hollande : une semaine catastrophique (feuilleton -16 août 2015)

Cette semaine, ce n’est encore pas le pied pour François de Tulle,  normal Premier, tout va mal dans le royaume. Devant les catastrophes économiques, le monarque a même fui, pas à Varennes mais peut-être dans le Var où il coule des jours de vacances avec sa Julie. Il y a d’abord la croissance qui fout le camp. Pourtant François de Tulle l’avait affirmé « la croissance est là ». Peut-être, mais où ? En fait,  la croissance comme l’emploi sont plombés. Tellement plombés que le baron Rebsamen, pressentant les défaites de la gauche à préféré se retirer dans ses terres dijonnaises pour assurer sa retraite. Rebsamen s’est défendu en déclarant « mais je ne quitte  pas le navire ». On voit mal comment le navire pourrait naviguer jusque dans le comté  de la moutarde. Derniers chiffres de la croissance,  zéro, ce qui n’empêche pas l’inénarrable Sapin de Noël de se réjouir de ce résultat. Sapin a même déclaré hier «Une croissance nulle conforte nos objectifs en matière de croissance». Difficile de considérer qu’il s’agit d’humour ou d’incompétence. Mais Sapin avait déjà démontré toutes ses qualités lorsqu’il était ministre du travail en réaffirmant chaque mois que l’inversion de la cour du chômage été proche. Il y a aussi la crise du cochon qui persiste ;  pourtant dans le cochon tout est bon mais là,  il s’agit du prix. Du coup,  le gouvernement semble paumé vis-à-vis des mesures à prendre,  coincé qu’il est par la logique de concurrence de l’Europe. Jusqu’à maintenant les seules propositions consistaient à offrir à la profession des tables rondes. Tables rondes inefficaces et dont il faudrait peut-être changer la géométrie pour aboutir à des propositions plus carrées. En fait  les producteurs de cochons découvrent les délices de l’économie française dont la compétitivité est plombée par la fiscalité et les normes. La cochonnaille pourrait bien connaître le sort de la sidérurgie. Jusque-là, François de Tulle tentait de compenser par des mesures sociétales l’insuffisance de sa gestion en matière économique et sociale. Hélas voilà que les statistiques d’insécurité routière déraillent.  Au moment où Diane de Taubira propose de dépénaliser l’absence de permis de conduire. Une erreur d’agenda sans doute. Cependant le royal gouvernement annonce de nouvelles mesures. Ce qu’on fait en général quand on est incapable de faire appliquer les mesures existantes. Nouvelles mesures qui ne seront pas plus efficaces que les précédentes mais on aura au moins gesticulé législativement. En l’absence du roi, la cour s’agite voir complote. Pour tenter de se faire élire en région parisienne, le comte de Bartolone ressort du placard l’écotaxe. Une manière de flatter les automobilistes en tapant sur les routiers professionnels. Heureusement Valls de Vienne tient la baraque royale et réaffirme son opposition la mise en œuvre de cette cathédrale administrative à laquelle pourtant la princesse Ségolène n’était pas opposée après avoir été contre, puis pour et  inversement. Bref ça branle  sérieusement dans le manche de  la gouvernance monarchique. D’ailleurs la noblesse financière ne cesse de fuir le royaume. On apprend en effet que les exilés fiscaux n’ont jamais été aussi nombreux. De là à penser que le monarque en vacances dans le Var en profite pour planquer la cassette royale à Monaco il n’y a qu’un pas qu’on hésite encore à franchir. Bref l’avenir c’est peut-être l’immigration. Pas l’immigration venue d’Afrique ou des Balkans qui empoisonne la vie politique de tous les Etats d’Europe. Pour l’instant, la seule solution, c’est de repousser ces migrants dans le pays voisin. Mieux les laisser se noyer en Méditerranée ou même faciliter leur tâche en tirant sur les embarcations comme l’a fait récemment la marine grecque. Noyer les migrants peut-être une solution à laquelle n’avait pas pensé l’union européenne. Mais c’est l’été, les principaux responsables politiques, les leaders d’opinion sont en vacance,  on attendra donc  septembre pour essayer de régler ces problèmes. On profite quand même de la période estivale pour augmenter en douce  le prix  de nombre de services publics, une sorte de tradition de la monarchie républicaine. Ce qui n’empêche nullement d’affirmer qu’il n’y a pas d’inflation en France (0.2% seulement sur un an) grâce à l’indice truqué de l’INSEE. Une invention méthodologique qui permet ainsi d’éviter d’augmenter salaires et pensions. Le monarque tente cependant toujours de trouver du réconfort dans les déboires de la fronde de l’opposition. Cette fois,  c’est l’un des plus fidèles du prince noir, Sarkozy,  qui est pris les mains dans le pot de confiture. La justice a en effet confisqué et vendu des biens des Balkany,  ces élus exemplaire dont l’honnêteté ne saurait être contestée mise à part le financement du luxueux patrimoine grâce à la corruption et à l’exil fiscal. Avec de  petits montages juridiques  dont certains ont été facilités par l’avocat associé de Sarkozy. Voilà le Prince noir encore impliqué dans une autre affaire et victime d’une justice inique  et vindicative qui le traite comme un voleur de poules. Décidément tout fout le camp dans ce pays quand la justice traite ainsi  la noblesse de la cuisse droite. Le monarque François de Tulle, lui,  ce repaît de ces dysfonctionnements. Reste qu’à la rentrée il faudra autre chose pour remonter la pente de l’impopularité royale. On parle notamment de la relance du bâtiment. Il pourrait être envisagé de construire une énorme pyramide pour organiser les funérailles électorales de François de Tulle. Sûrement une idée de l’ambitieux Valls de Vienne. !

Plus que jamais, God save the King 

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