Archive pour le Tag 'Catastrophe'

Immobilier: catastrophe depuis 50 ans

Immobilier: catastrophe depuis 50 ans

Une Chute globale qui n’est pas seulement conjoncturelle avec une baisse d’environ 50 % de l’activité mais aussi structurelle avec la mise à l’écart de nombreux de couches moyennes pour l’accession à la propriété. Des taux évidemment trop hauts en ce moment (autour de 4 %) mais de toute façon des prix complètement prohibitifs inaccessibles.

Une catastrophe absolue. L’expression n’est pas trop forte pour qualifier l’année 2023 pour les promoteurs immobiliers. Tous les voyants sont au rouge. Les mises en chantier de logements de tous types ont chuté de 22 % l’an passé. Les permis de construire accordés par les collectivités locales ont suivi le même mouvement, avec un plongeon de 23,7 % sur douze mois. Les chiffres définitifs concernant les ventes de logements neufs ne sont pas encore connus, mais Pascal Boulanger, le président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), estime que «l’année 2023 s’est terminée sur une baisse d’activité pour les promoteurs immobiliers de près de 50 % par rapport à une année normale».

Les ventes devraient se situer entre 85.000 et 90.000 logements. Or, entre 2016 et 2019, les promoteurs vendaient en moyenne près de 165.000 logements par an. La dégringolade serait bien pire sans la – rare – mesure de soutien décidée par le gouvernement.

Ecole-  Une catastrophe en lecture

Bilan école:

Ecole-  Une catastrophe en lecture

Un rapport parlementaire souligne à nouveau la nouvelle catastrophe qui caractérise les jeunes élèves à l’école 20 % des 16 à 24 ans ne sont pas capables d’une lecture efficace.

Au-delà de ces traditionnelles contestations de principe, la difficulté des enseignants vient de leur formation. Selon un rapport de l’inspection générale rendu en septembre 2022, seuls 34 % des professeurs des écoles français pensent être prêts à enseigner à l’issue de leur formation, contre 65 % et 85 % dans les autres pays. Dans cette formation, la lecture n’a pas la place qu’elle devrait avoir, martèlent les rapporteurs, avant de lister «l’éducation à la sécurité routière, à la santé et à la sécurité, au développement durable, à la vie affective et sexuelle, etc…», qui ont pris beaucoup de place à l’école primaire.

Seulement 55 % de la formation consacrée aux savoirs fondamentaux

À l’arrivée, seule 55 % de la formation des enseignants est consacrée aux savoirs fondamentaux, parmi lesquels la lecture est « noyée » dans la formation plus large à l’enseignement du français. « En l’absence de formation, certains enseignants adoptent des pédagogies à départ global totalement inacceptables au regard des connaissances scientifiques actuelles», soulignait le Conseil scientifique de l’Éducation nationale dans une note d’alerte publiée en octobre 2022.

Pour les rapporteurs, il est aussi urgent de renforcer l’accompagnement des élèves en difficulté, à commencer par les «dys», en faisant appel à des enseignants retraités de la réserve citoyenne de l’Éducation nationale, qui existe depuis 2015 au sein de chaque académie. Car, selon l’enquête internationale Pirls 2021, seuls 16 % des enseignants français mettent en place des mesures de différenciation pédagogique, contre 36 % dans les autres pays. Enfin, alors que Gabriel Attal a prôné le retour du redoublement, les rapporteurs appellent de leurs vœux la mise en place de cette mesure à la fin du CP. Chaque année, si 98 % des élèves passent en CE1, 15 % ne maîtrisent pas la compréhension des textes à l’oral et 8 % ne lisent pas correctement des nombres entiers.

 

Bilan école: Une catastrophe dès la lecture

Bilan école:

Ecole-  Une catastrophe en lecture

Un rapport parlementaire souligne à nouveau la nouvelle catastrophe qui caractérise les jeunes élèves à l’école 20 % des 16 à 24 ans ne sont pas capables d’une lecture efficace.

Au-delà de ces traditionnelles contestations de principe, la difficulté des enseignants vient de leur formation. Selon un rapport de l’inspection générale rendu en septembre 2022, seuls 34 % des professeurs des écoles français pensent être prêts à enseigner à l’issue de leur formation, contre 65 % et 85 % dans les autres pays. Dans cette formation, la lecture n’a pas la place qu’elle devrait avoir, martèlent les rapporteurs, avant de lister «l’éducation à la sécurité routière, à la santé et à la sécurité, au développement durable, à la vie affective et sexuelle, etc…», qui ont pris beaucoup de place à l’école primaire.

Seulement 55 % de la formation consacrée aux savoirs fondamentaux

À l’arrivée, seule 55 % de la formation des enseignants est consacrée aux savoirs fondamentaux, parmi lesquels la lecture est « noyée » dans la formation plus large à l’enseignement du français. « En l’absence de formation, certains enseignants adoptent des pédagogies à départ global totalement inacceptables au regard des connaissances scientifiques actuelles», soulignait le Conseil scientifique de l’Éducation nationale dans une note d’alerte publiée en octobre 2022.

Pour les rapporteurs, il est aussi urgent de renforcer l’accompagnement des élèves en difficulté, à commencer par les «dys», en faisant appel à des enseignants retraités de la réserve citoyenne de l’Éducation nationale, qui existe depuis 2015 au sein de chaque académie. Car, selon l’enquête internationale Pirls 2021, seuls 16 % des enseignants français mettent en place des mesures de différenciation pédagogique, contre 36 % dans les autres pays. Enfin, alors que Gabriel Attal a prôné le retour du redoublement, les rapporteurs appellent de leurs vœux la mise en place de cette mesure à la fin du CP. Chaque année, si 98 % des élèves passent en CE1, 15 % ne maîtrisent pas la compréhension des textes à l’oral et 8 % ne lisent pas correctement des nombres entiers.

 

Enseignement–une catastrophe en lecture !

Enseignement–

Ecole-  Une catastrophe en lecture

Un rapport parlementaire souligne à nouveau la nouvelle catastrophe qui caractérise les jeunes élèves à l’école 20 % des 16 à 24 ans ne sont pas capables d’une lecture efficace.

Au-delà de ces traditionnelles contestations de principe, la difficulté des enseignants vient de leur formation. Selon un rapport de l’inspection générale rendu en septembre 2022, seuls 34 % des professeurs des écoles français pensent être prêts à enseigner à l’issue de leur formation, contre 65 % et 85 % dans les autres pays. Dans cette formation, la lecture n’a pas la place qu’elle devrait avoir, martèlent les rapporteurs, avant de lister «l’éducation à la sécurité routière, à la santé et à la sécurité, au développement durable, à la vie affective et sexuelle, etc…», qui ont pris beaucoup de place à l’école primaire.

Seulement 55 % de la formation consacrée aux savoirs fondamentaux

À l’arrivée, seule 55 % de la formation des enseignants est consacrée aux savoirs fondamentaux, parmi lesquels la lecture est « noyée » dans la formation plus large à l’enseignement du français. « En l’absence de formation, certains enseignants adoptent des pédagogies à départ global totalement inacceptables au regard des connaissances scientifiques actuelles», soulignait le Conseil scientifique de l’Éducation nationale dans une note d’alerte publiée en octobre 2022.

Pour les rapporteurs, il est aussi urgent de renforcer l’accompagnement des élèves en difficulté, à commencer par les «dys», en faisant appel à des enseignants retraités de la réserve citoyenne de l’Éducation nationale, qui existe depuis 2015 au sein de chaque académie. Car, selon l’enquête internationale Pirls 2021, seuls 16 % des enseignants français mettent en place des mesures de différenciation pédagogique, contre 36 % dans les autres pays. Enfin, alors que Gabriel Attal a prôné le retour du redoublement, les rapporteurs appellent de leurs vœux la mise en place de cette mesure à la fin du CP. Chaque année, si 98 % des élèves passent en CE1, 15 % ne maîtrisent pas la compréhension des textes à l’oral et 8 % ne lisent pas correctement des nombres entiers.

 

Ecole-  Une catastrophe en lecture

Ecole-  Une catastrophe en lecture

Un rapport parlementaire souligne à nouveau la nouvelle catastrophe qui caractérise les jeunes élèves à l’école 20 % des 16 à 24 ans ne sont pas capables d’une lecture efficace.

Au-delà de ces traditionnelles contestations de principe, la difficulté des enseignants vient de leur formation. Selon un rapport de l’inspection générale rendu en septembre 2022, seuls 34 % des professeurs des écoles français pensent être prêts à enseigner à l’issue de leur formation, contre 65 % et 85 % dans les autres pays. Dans cette formation, la lecture n’a pas la place qu’elle devrait avoir, martèlent les rapporteurs, avant de lister «l’éducation à la sécurité routière, à la santé et à la sécurité, au développement durable, à la vie affective et sexuelle, etc…», qui ont pris beaucoup de place à l’école primaire.

Seulement 55 % de la formation consacrée aux savoirs fondamentaux

À l’arrivée, seule 55 % de la formation des enseignants est consacrée aux savoirs fondamentaux, parmi lesquels la lecture est « noyée » dans la formation plus large à l’enseignement du français. « En l’absence de formation, certains enseignants adoptent des pédagogies à départ global totalement inacceptables au regard des connaissances scientifiques actuelles», soulignait le Conseil scientifique de l’Éducation nationale dans une note d’alerte publiée en octobre 2022.

Pour les rapporteurs, il est aussi urgent de renforcer l’accompagnement des élèves en difficulté, à commencer par les «dys», en faisant appel à des enseignants retraités de la réserve citoyenne de l’Éducation nationale, qui existe depuis 2015 au sein de chaque académie. Car, selon l’enquête internationale Pirls 2021, seuls 16 % des enseignants français mettent en place des mesures de différenciation pédagogique, contre 36 % dans les autres pays. Enfin, alors que Gabriel Attal a prôné le retour du redoublement, les rapporteurs appellent de leurs vœux la mise en place de cette mesure à la fin du CP. Chaque année, si 98 % des élèves passent en CE1, 15 % ne maîtrisent pas la compréhension des textes à l’oral et 8 % ne lisent pas correctement des nombres entiers.

 

Ecole- Une catastrophe en lecture

Ecole-  Une catastrophe en lecture

Un rapport parlementaire souligne à nouveau la nouvelle catastrophe qui caractérise les jeunes élèves à l’école 20 % des 16 à 24 ans ne sont pas capables d’une lecture efficace.

Au-delà de ces traditionnelles contestations de principe, la difficulté des enseignants vient de leur formation. Selon un rapport de l’inspection générale rendu en septembre 2022, seuls 34 % des professeurs des écoles français pensent être prêts à enseigner à l’issue de leur formation, contre 65 % et 85 % dans les autres pays. Dans cette formation, la lecture n’a pas la place qu’elle devrait avoir, martèlent les rapporteurs, avant de lister «l’éducation à la sécurité routière, à la santé et à la sécurité, au développement durable, à la vie affective et sexuelle, etc…», qui ont pris beaucoup de place à l’école primaire.

Seulement 55 % de la formation consacrée aux savoirs fondamentaux

À l’arrivée, seule 55 % de la formation des enseignants est consacrée aux savoirs fondamentaux, parmi lesquels la lecture est « noyée » dans la formation plus large à l’enseignement du français. « En l’absence de formation, certains enseignants adoptent des pédagogies à départ global totalement inacceptables au regard des connaissances scientifiques actuelles», soulignait le Conseil scientifique de l’Éducation nationale dans une note d’alerte publiée en octobre 2022.

Pour les rapporteurs, il est aussi urgent de renforcer l’accompagnement des élèves en difficulté, à commencer par les «dys», en faisant appel à des enseignants retraités de la réserve citoyenne de l’Éducation nationale, qui existe depuis 2015 au sein de chaque académie. Car, selon l’enquête internationale Pirls 2021, seuls 16 % des enseignants français mettent en place des mesures de différenciation pédagogique, contre 36 % dans les autres pays. Enfin, alors que Gabriel Attal a prôné le retour du redoublement, les rapporteurs appellent de leurs vœux la mise en place de cette mesure à la fin du CP. Chaque année, si 98 % des élèves passent en CE1, 15 % ne maîtrisent pas la compréhension des textes à l’oral et 8 % ne lisent pas correctement des nombres entiers.

 

Société- Réseaux sociaux : une chance ou une catastrophe pour la démocratie ?

Société- Réseaux sociaux : une chance ou une catastrophe pour la démocratie ?

Alors que le président libertarien Javier Milei, récemment élu en Argentine, a largement profité des réseaux sociaux lors de sa campagne présidentielle, notamment pour séduire les plus jeunes générations, d’autres personnalités politiques envisagent au contraire de quitter ces mêmes réseaux. En France, c’est la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a initié ce mouvement, déclarant en novembre dernier que X (ex-Twitter) constituait « une arme de destruction massive de nos démocraties ». Force est de constater que depuis de nombreuses années, les réseaux sociaux dominants, dont le modèle d’affaires repose sur l’économie de l’attention favorise structurellement le clash et la polarisation des opinions.

par Anne Alombert
Chercheuse associée à l’IRePh (Institut de Recherches Philosophiques), Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières

Jean Cattan
Secrétaire général du Conseil national du numérique, Sciences Po dans The Conversation.

Selon ce modèle économique, il s’agit de « maximiser l’engagement » des utilisateurs afin de vendre leur « temps de cerveau » et leurs données personnelles à des entreprises susceptibles de les cibler avec leurs publicités. Dès lors, tout ce qui compte pour gagner en visibilité sur ce type de réseau, est de trouver la ligne de fracture – chez chaque utilisateur ou dans la société – et d’enfoncer le coin, afin d’obtenir plus de clics et plus de vues, alimentant ainsi le « business de la haine » des géants du numérique, qui tirent profit de cette cacophonie.

Le résultat, tel que décrypté par l’écrivain et politologue italien Giuliano da Empoli, est le suivant : tandis qu’hier la politique était « centripète » – il fallait rallier autour d’un point d’équilibre –, elle est devenue aujourd’hui centrifuge. L’expression d’« ingénieurs du chaos » trouve alors tout son sens : pour conquérir le pouvoir, la politique consiste désormais à exploiter au mieux les dynamiques d’infrastructures, ici de communication, pour éclater la société en tous points.

Comment changer la donne ? Il parait difficile d’imaginer l’ensemble des démocrates pratiquer la politique de la terre brûlée et quitter les réseaux sociaux dominants tant que l’espoir est encore à leur régulation. De même, nous ne pouvons uniquement nous en remettre à la bonne volonté de quelques autres réseaux dominants faisant pour l’instant office de refuge, tant que leur modèle demeure fondé sur la captation de l’attention.

Si nous devons poursuivre nos efforts pour « trouver des réponses politiques à la colère », nous ne pouvons pas non plus nous aveugler sur les velléités autoritaires ou nationalistes exploitant les failles des réseaux sociaux les plus utilisés. Néanmoins, nous pouvons les priver de l’infrastructure qui les fait émerger comme forces politiques de premier plan partout dans le monde. Pour cela, nous devons faire évoluer le modèle économique et l’architecture des réseaux sociaux. Car il faut bien se rendre compte, dans la lignée de la pensée du professeur de droit Lawrence Lessig, que l’architecture numérique est normative : de même que l’architecture de nos rues détermine nos comportements, l’architecture des réseaux sociaux détermine la façon dont nous nous y exprimons et dont nous y interagissons.

De manière générale et par définition, le principe des « followers », qui consiste à suivre des personnalités en particulier, ne favorise pas l’expression de points de vue diversifiés, mais plutôt les comportements mimétiques, la concurrence, la rivalité et in fine la dévalorisation de soi comme des autres.

Plus spécifiquement, X/Twitter et Thread sont construits pour faire se rencontrer absolument tous les sujets, points de vue et personnes d’opinions très diverses sur un flux unique et assurer des interactions directes au vu et au su de tous.

Le modèle des réseaux sociaux les plus populaires repose sur la captation de l’attention et la recherche de profits en vendant du temps de cerveau disponibles à des annonceurs publicitaires.

Autre architecture, autre ambiance, il en va autrement si l’on se rassemble autour d’un sujet, que ce soit pour en débattre ou seulement pour échanger. Sans qu’ils soient exempts de très nombreux défauts, TrustCafé, Reddit, Twitch, Discord donnent l’opportunité de créer des salons de discussion thématiques ou de regrouper des communautés en un espace et in fine d’avoir un débat plus approfondi. Mastodon repose quant à lui sur une structure décentralisée, c’est-à-dire que « chaque serveur Mastodon est totalement indépendant, mais capable d’interagir avec les autres pour former un réseau social mondial ». Cela permet d’éviter de cultiver l’animosité sociale. Des communautés irréconciliables n’ont pas à se côtoyer, ce qui permet d’éviter de propager le conflit de manière inopportune.

C’est pour orienter les réseaux sociaux vers des architectures permettant de créer des espaces de débat, d’apprentissage, d’échanges et de coopération que nous devons agir en premier lieu, avant même de nous intéresser à la modération des contenus qui y circulent. Le règlement européen sur les services numériques le permet en théorie, mais il faudra que la Commission européenne se mobilise en ce sens. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Jusqu’à présent, le débat a bien plus porté sur le nombre de modérateurs de tel ou tel réseau ou le nombre de contenus retirés que sur la structure des réseaux sociaux en elle-même. Ce qui risque surtout de nous épuiser pour un résultat très relatif.

Pour nous assurer que les réseaux servent une société démocratique où le débat, la construction collective et l’écoute sont privilégiés, nous devrions nous préoccuper de la manière dont les infrastructures numériques sont conçues, développées et financées. Comme les réseaux sociaux dominants sont structurellement fondés sur l’économie de l’attention, l’enfermement de leurs utilisateurs et l’amplification des contenus polémiques et choquants, nous devrions aussi décider de ne plus laisser aux mains du seul réseau social, c’est-à-dire d’une entreprise privée, le monopole de déterminer le flux algorithmique, soit le choix des contenus apparaissant sur nos fils d’actualités.

Une telle proposition est une exigence minimale pour tendre vers une plus grande réappropriation des réseaux sociaux par les utilisateurs. Elle a d’ailleurs déjà été faite sous diverses formes, que ce soit par des spécialistes du numérique, la Comission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), des journalistes ou des chercheurs. Ainsi, il s’agit non plus seulement de forcer la plate-forme à accentuer tel ou tel paramètre de leur algorithme mais de contester le fait que la recommandation soit le seul fait de la plate-forme.

Pour justifier ce principe, nous pouvons nous demander si une fois une taille critique et une certaine concentration du marché atteintes, il est bien légitime de laisser uniquement à des entreprises privées le soin de décider ce qui doit être vu ou ce qui doit être invisibilisé dans l’espace médiatique numérique. Quand bien même certains d’entre nous souhaiteraient s’abandonner aux algorithmes de TikTok ou de Twitter, pourquoi tout un chacun devrait-il s’y plier ? Est-ce à un acteur unique de déterminer les critères en fonction desquels les contenus apparaissent ou disparaissent de nos écrans ?

La chose doit encore être affirmée : oui les réseaux sociaux dominants sont des espaces publics. Ce ne sont plus seulement des cafés que l’on est libre ou non de fréquenter. L’analogie ne fonctionne plus. Ils ont un impact structurant sur nos sociétés, que l’on y soit ou non.

De plus, si tout le monde peut virtuellement s’exprimer sur les réseaux, ceux qui auront le plus de vues sont ceux qui joueront les codes du réseau et sponsoriseront leurs comptes ou publications. Ce qui laisse sur le bas-côté ceux qui ne peuvent pas ou refusent de jouer à ce jeu malsain de la mésestime de soi, des autres et du clash constant.

La prétendue liberté d’expression masque le sévère contrôle qui s’exerce sur la recommandation et la hiérarchie qu’elle recèle : l’apparence d’horizontalité (celle de tous les usagers exprimant leurs opinions ou leurs avis publiquement) masque une extrême verticalité (celle des entreprises décidant des critères de ce qui sera vu ou non).

Pour restaurer les libertés d’expression et de pensée, il nous faut donc décorréler l’intérêt du réseau social à voir promu tel ou tel contenu et l’intérêt social ou personnel à s’informer ou échanger sur tel ou tel sujet.

Cela n’est désormais plus une seule affaire d’imagination ou de prospective. Regardons Bluesky (le réseau social alternatif créé par Jack Dorsey, l’un des fondateurs de Twitter) ou Mastodon : les flux algorithmiques y sont à la main des utilisateurs.

Sur Bluesky, les utilisateurs les plus chevronnés, des médias ou autres tiers de confiance peuvent proposer à l’ensemble des utilisateurs des algorithmes de leur cru. Et le choix est particulièrement simple à opérer pour un effet immédiat. Sur Mastodon, le classement chronologique reste la clef d’entrée vers les contenus publiés, mais le principe même du logiciel libre permet à l’administrateur comme à l’utilisateur de développer les fonctionnalités de curation de contenus qu’il souhaite. Cela ne veut pas dire que tout le monde doit savoir coder, mais que nous pouvons avoir le choix entre de nombreux algorithmes, paramètres ou critères de recommandations qui ne sont pas seulement le fait de la plate-forme.

Comment bien débuter sur Mastodon, le réseau social qui attire les déçus de Twitter (BFMTV).
Regardons aussi des projets comme Tournesol : cette plate-forme de recommandation collaborative de contenus permet à de nombreux citoyens de participer en évaluant les contenus en fonction de leur utilité publique (et non en fonction d’intérêts privés ou d’agendas politiques déterminés). Grâce à de telles initiatives, il devient possible de découvrir des vidéos pertinentes et pédagogiques que des réseaux sociaux dominants ou une plate-forme comme YouTube n’auraient probablement pas recommandées.

Toutes ces initiatives nous montrent qu’il est possible d’œuvrer pour des infrastructures numériques démocratiques. Nous ne sommes qu’à un pas politique de les valoriser. Et entendons-nous bien, l’objectif n’est pas de nous anesthésier en empêchant le désaccord. Bien au contraire ! Le but est de vivifier la démocratie et renforcer l’intelligence collective en exploitant tout le potentiel des réseaux sociaux.

Réseaux sociaux : chance ou catastrophe pour la démocratie ?

Alors que le président libertarien Javier Milei, récemment élu en Argentine, a largement profité des réseaux sociaux lors de sa campagne présidentielle, notamment pour séduire les plus jeunes générations, d’autres personnalités politiques envisagent au contraire de quitter ces mêmes réseaux. En France, c’est la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui a initié ce mouvement, déclarant en novembre dernier que X (ex-Twitter) constituait « une arme de destruction massive de nos démocraties ». Force est de constater que depuis de nombreuses années, les réseaux sociaux dominants, dont le modèle d’affaires repose sur l’économie de l’attention favorise structurellement le clash et la polarisation des opinions.

par Anne Alombert
Chercheuse associée à l’IRePh (Institut de Recherches Philosophiques), Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières

Jean Cattan
Secrétaire général du Conseil national du numérique, Sciences Po dans The Conversation.

Selon ce modèle économique, il s’agit de « maximiser l’engagement » des utilisateurs afin de vendre leur « temps de cerveau » et leurs données personnelles à des entreprises susceptibles de les cibler avec leurs publicités. Dès lors, tout ce qui compte pour gagner en visibilité sur ce type de réseau, est de trouver la ligne de fracture – chez chaque utilisateur ou dans la société – et d’enfoncer le coin, afin d’obtenir plus de clics et plus de vues, alimentant ainsi le « business de la haine » des géants du numérique, qui tirent profit de cette cacophonie.

Le résultat, tel que décrypté par l’écrivain et politologue italien Giuliano da Empoli, est le suivant : tandis qu’hier la politique était « centripète » – il fallait rallier autour d’un point d’équilibre –, elle est devenue aujourd’hui centrifuge. L’expression d’« ingénieurs du chaos » trouve alors tout son sens : pour conquérir le pouvoir, la politique consiste désormais à exploiter au mieux les dynamiques d’infrastructures, ici de communication, pour éclater la société en tous points.

Comment changer la donne ? Il parait difficile d’imaginer l’ensemble des démocrates pratiquer la politique de la terre brûlée et quitter les réseaux sociaux dominants tant que l’espoir est encore à leur régulation. De même, nous ne pouvons uniquement nous en remettre à la bonne volonté de quelques autres réseaux dominants faisant pour l’instant office de refuge, tant que leur modèle demeure fondé sur la captation de l’attention.

Si nous devons poursuivre nos efforts pour « trouver des réponses politiques à la colère », nous ne pouvons pas non plus nous aveugler sur les velléités autoritaires ou nationalistes exploitant les failles des réseaux sociaux les plus utilisés. Néanmoins, nous pouvons les priver de l’infrastructure qui les fait émerger comme forces politiques de premier plan partout dans le monde. Pour cela, nous devons faire évoluer le modèle économique et l’architecture des réseaux sociaux. Car il faut bien se rendre compte, dans la lignée de la pensée du professeur de droit Lawrence Lessig, que l’architecture numérique est normative : de même que l’architecture de nos rues détermine nos comportements, l’architecture des réseaux sociaux détermine la façon dont nous nous y exprimons et dont nous y interagissons.

De manière générale et par définition, le principe des « followers », qui consiste à suivre des personnalités en particulier, ne favorise pas l’expression de points de vue diversifiés, mais plutôt les comportements mimétiques, la concurrence, la rivalité et in fine la dévalorisation de soi comme des autres.

Plus spécifiquement, X/Twitter et Thread sont construits pour faire se rencontrer absolument tous les sujets, points de vue et personnes d’opinions très diverses sur un flux unique et assurer des interactions directes au vu et au su de tous.

Le modèle des réseaux sociaux les plus populaires repose sur la captation de l’attention et la recherche de profits en vendant du temps de cerveau disponibles à des annonceurs publicitaires.

Autre architecture, autre ambiance, il en va autrement si l’on se rassemble autour d’un sujet, que ce soit pour en débattre ou seulement pour échanger. Sans qu’ils soient exempts de très nombreux défauts, TrustCafé, Reddit, Twitch, Discord donnent l’opportunité de créer des salons de discussion thématiques ou de regrouper des communautés en un espace et in fine d’avoir un débat plus approfondi. Mastodon repose quant à lui sur une structure décentralisée, c’est-à-dire que « chaque serveur Mastodon est totalement indépendant, mais capable d’interagir avec les autres pour former un réseau social mondial ». Cela permet d’éviter de cultiver l’animosité sociale. Des communautés irréconciliables n’ont pas à se côtoyer, ce qui permet d’éviter de propager le conflit de manière inopportune.

C’est pour orienter les réseaux sociaux vers des architectures permettant de créer des espaces de débat, d’apprentissage, d’échanges et de coopération que nous devons agir en premier lieu, avant même de nous intéresser à la modération des contenus qui y circulent. Le règlement européen sur les services numériques le permet en théorie, mais il faudra que la Commission européenne se mobilise en ce sens. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Jusqu’à présent, le débat a bien plus porté sur le nombre de modérateurs de tel ou tel réseau ou le nombre de contenus retirés que sur la structure des réseaux sociaux en elle-même. Ce qui risque surtout de nous épuiser pour un résultat très relatif.

Pour nous assurer que les réseaux servent une société démocratique où le débat, la construction collective et l’écoute sont privilégiés, nous devrions nous préoccuper de la manière dont les infrastructures numériques sont conçues, développées et financées. Comme les réseaux sociaux dominants sont structurellement fondés sur l’économie de l’attention, l’enfermement de leurs utilisateurs et l’amplification des contenus polémiques et choquants, nous devrions aussi décider de ne plus laisser aux mains du seul réseau social, c’est-à-dire d’une entreprise privée, le monopole de déterminer le flux algorithmique, soit le choix des contenus apparaissant sur nos fils d’actualités.

Une telle proposition est une exigence minimale pour tendre vers une plus grande réappropriation des réseaux sociaux par les utilisateurs. Elle a d’ailleurs déjà été faite sous diverses formes, que ce soit par des spécialistes du numérique, la Comission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), des journalistes ou des chercheurs. Ainsi, il s’agit non plus seulement de forcer la plate-forme à accentuer tel ou tel paramètre de leur algorithme mais de contester le fait que la recommandation soit le seul fait de la plate-forme.

Pour justifier ce principe, nous pouvons nous demander si une fois une taille critique et une certaine concentration du marché atteintes, il est bien légitime de laisser uniquement à des entreprises privées le soin de décider ce qui doit être vu ou ce qui doit être invisibilisé dans l’espace médiatique numérique. Quand bien même certains d’entre nous souhaiteraient s’abandonner aux algorithmes de TikTok ou de Twitter, pourquoi tout un chacun devrait-il s’y plier ? Est-ce à un acteur unique de déterminer les critères en fonction desquels les contenus apparaissent ou disparaissent de nos écrans ?

La chose doit encore être affirmée : oui les réseaux sociaux dominants sont des espaces publics. Ce ne sont plus seulement des cafés que l’on est libre ou non de fréquenter. L’analogie ne fonctionne plus. Ils ont un impact structurant sur nos sociétés, que l’on y soit ou non.

De plus, si tout le monde peut virtuellement s’exprimer sur les réseaux, ceux qui auront le plus de vues sont ceux qui joueront les codes du réseau et sponsoriseront leurs comptes ou publications. Ce qui laisse sur le bas-côté ceux qui ne peuvent pas ou refusent de jouer à ce jeu malsain de la mésestime de soi, des autres et du clash constant.

La prétendue liberté d’expression masque le sévère contrôle qui s’exerce sur la recommandation et la hiérarchie qu’elle recèle : l’apparence d’horizontalité (celle de tous les usagers exprimant leurs opinions ou leurs avis publiquement) masque une extrême verticalité (celle des entreprises décidant des critères de ce qui sera vu ou non).

Pour restaurer les libertés d’expression et de pensée, il nous faut donc décorréler l’intérêt du réseau social à voir promu tel ou tel contenu et l’intérêt social ou personnel à s’informer ou échanger sur tel ou tel sujet.

Cela n’est désormais plus une seule affaire d’imagination ou de prospective. Regardons Bluesky (le réseau social alternatif créé par Jack Dorsey, l’un des fondateurs de Twitter) ou Mastodon : les flux algorithmiques y sont à la main des utilisateurs.

Sur Bluesky, les utilisateurs les plus chevronnés, des médias ou autres tiers de confiance peuvent proposer à l’ensemble des utilisateurs des algorithmes de leur cru. Et le choix est particulièrement simple à opérer pour un effet immédiat. Sur Mastodon, le classement chronologique reste la clef d’entrée vers les contenus publiés, mais le principe même du logiciel libre permet à l’administrateur comme à l’utilisateur de développer les fonctionnalités de curation de contenus qu’il souhaite. Cela ne veut pas dire que tout le monde doit savoir coder, mais que nous pouvons avoir le choix entre de nombreux algorithmes, paramètres ou critères de recommandations qui ne sont pas seulement le fait de la plate-forme.

Comment bien débuter sur Mastodon, le réseau social qui attire les déçus de Twitter (BFMTV).
Regardons aussi des projets comme Tournesol : cette plate-forme de recommandation collaborative de contenus permet à de nombreux citoyens de participer en évaluant les contenus en fonction de leur utilité publique (et non en fonction d’intérêts privés ou d’agendas politiques déterminés). Grâce à de telles initiatives, il devient possible de découvrir des vidéos pertinentes et pédagogiques que des réseaux sociaux dominants ou une plate-forme comme YouTube n’auraient probablement pas recommandées.

Toutes ces initiatives nous montrent qu’il est possible d’œuvrer pour des infrastructures numériques démocratiques. Nous ne sommes qu’à un pas politique de les valoriser. Et entendons-nous bien, l’objectif n’est pas de nous anesthésier en empêchant le désaccord. Bien au contraire ! Le but est de vivifier la démocratie et renforcer l’intelligence collective en exploitant tout le potentiel des réseaux sociaux.

Ecole et Classement Pisa : une catastrophe dont la responsabilité incombe à la société toute entière

Ecole et Classement Pisa : une catastrophe dont la responsabilité incombe à la société toute entière

Le classement international Pisa enregistre un écroulement encore jamais connu du niveau des élèves français. La catastrophe est telle que certains n’hésitent pas à contester la pertinence de cette évaluation. Un réflexe habituel chez les corporatistes de l’enseignement national! En cause plusieurs facteurs explicatifs : l’immigration, le pédagogisme, la perte d’autorité des maîtres, le laxisme généralisé y compris des parents, les programmes et l’égalitarisme font plonger la moyenne générale des élèves. D’une certaine manière l’écroulement du niveau scolaire des élèves caractérise aussi l’effondrement de la société française

Dans le classement international qui mesure le niveau de l’enseignement de chaque pays, les élèves français ont en effet obtenu 474 points en mathématiques, soit juste au-dessus de la moyenne, qui s’établit à 472 points; 474 points en compréhension de l’écrit alors que la moyenne se situe à 476 points; 487 points en culture scientifique quand la moyenne pointe à 485 points.

Alors même que l’Hexagone est la 7e puissance économique mondiale, elle arrive 26e en mathématiques comme en culture scientifique et 29e en compréhension de l’écrit. Ses résultats sont globalement comparables à ceux de l’Allemagne, de l’Espagne, du Portugal, de la Hongrie, de l’Italie, de la Norvège ou encore de la Lituanie.

De Singapour au Japon, en passant par la Corée, ce sont les pays asiatiques qui caracolent une fois de plus en tête du classement et continuent de creuser l’écart. En Europe, les meilleures performances reviennent à la Suisse, l’Irlande et l’Estonie.

Les pays de l’OCDE enregistrent, en moyenne, une dégringolade de 15 points par rapport à Pisa 2018. Là où les baisses précédentes enregistrées n’avaient jamais excédé les 4 points. En France, la baisse est vertigineuse, avec 21 points perdus en mathématiques.

Même constat en compréhension de l’écrit, où les petits Français perdent 19 points, là où la baisse moyenne dans l’OCDE est de 10 points. Ces résultats sont «parmi les plus bas mesurés par l’enquête Pisa dans les trois matières en France», observe l’OCDE. Avec une trajectoire différente selon les matières : en mathématiques, les résultats avaient stagné entre 2006 et 2018, alors qu’en compréhension de l’écrit, le déclin s’était amorcé dès 2012.

En termes de déclin depuis 2018, la Finlande, l’Allemagne et la Norvège font encore pire que la France. La Finlande, qui fut jadis dans le haut du classement, enregistre la plus forte chute, même si le pays scandinave continue de devancer la France. Une situation qui s’explique, selon l’OCDE, par «la plus forte diversité, aujourd’hui, dans la population finlandaise, un début de pénurie d’enseignants et un fort écart entre les garçons et les filles, à l’avantage de ces dernières».

L’Allemagne, après le «choc Pisa» des années 2000 et une remontée dans le classement, connaît un «retournement de tendance qui avait déjà commencé en 2015».
«Il convient d’évoquer le fait que la proportion d’élèves issus de l’immigration en Allemagne a doublé, passant de 13 % en 2012 à 26 % en 2022, note l’OCDE. En 2022, presque un élève sur 10 en Allemagne (9%) était né dans un autre pays, ce qui implique aussi qu’il a souvent rejoint le système éducatif allemand ’en cours de route’. De manière évidente, l’Allemagne n’a pas toujours réussi à bien les intégrer dans un système fortement stratifié.»

Depuis Pisa 2018, Singapour, le Japon, la Corée, l’Estonie et l’Irlande ont continué de progresser. «Singapour a beaucoup d’avance, explique-t-on à l’OCDE. Le pays a mieux résisté au Covid. Et il souffre moins de problèmes d’attractivité du métier d’enseignant, comme le Japon et la Corée.» L’Estonie, de son côté, a largement investi sur la formation des enseignants, quand l’Irlande a développé une aide personnalisée auprès des élèves.

Secteur Immobilier : catastrophe encore confirmée

Secteur Immobilier : catastrophe encore confirmée

Le dernier trimestre a été le pire depuis 15 ans dans le secteur de l’immobilier. Les ventes sont en effet écroulé autour de 30 % et l’avenir apparaît encore plus son si l’on s’en tient aux crédits accordés par les banques et aux demandes de permis de construire. Par rapport à 2019 la chute pourrait être de près de 50 %. Une véritable catastrophe qui se traduit notamment par des cascades de fermeture d’entreprises.

Le mois dernier, le promoteur nantais Réalités, qui emploie 1200 personnes, annonçait son intention de réduire ses effectifs de 50 à 100 personnes dans les 18 mois. De telles annonces sont rares, mais elles risquent de se multiplier car la crise de l’immobilier neuf ne fait que se renforcer au fil des mois. «Certains promoteurs préparent des PSE (plans de sauvegarde de l’emploi, NDLR)», a ainsi prévenu Pascal Boulanger, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), en présentant ce jeudi les chiffres pour le troisième trimestre.

Immobilier : catastrophe encore confirmée

Immobilier : catastrophe encore confirmée

Le dernier trimestre a été le pire depuis 15 ans dans le secteur de l’immobilier. Les ventes sont en effet écroulé autour de 30 % et l’avenir apparaît encore plus son si l’on s’en tient aux crédits accordés par les banques et aux demandes de permis de construire. Par rapport à 2019 la chute pourrait être de près de 50 %. Une véritable catastrophe qui se traduit notamment par des cascades de fermeture d’entreprises.

Le mois dernier, le promoteur nantais Réalités, qui emploie 1200 personnes, annonçait son intention de réduire ses effectifs de 50 à 100 personnes dans les 18 mois. De telles annonces sont rares, mais elles risquent de se multiplier car la crise de l’immobilier neuf ne fait que se renforcer au fil des mois. «Certains promoteurs préparent des PSE (plans de sauvegarde de l’emploi, NDLR)», a ainsi prévenu Pascal Boulanger, président de la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), en présentant ce jeudi les chiffres pour le troisième trimestre.

Niveau scolaire : Une véritable catastrophe d’après une nouvelle étude du ministère

Niveau scolaire : Une véritable catastrophe d’après une nouvelle étude du ministère


Selon le ministre de l’éducation nationale il s’appuie sur une étude, les résultats des élèves de 4e «ne sont pas satisfaisants et sont même plutôt inquiétants. Un peu plus de la moitié des élèves ne lisent pas convenablement et en mathématiques, plus de la moitié ne maîtrisent pas la résolution de problèmes et la géométrie».

D’après une étude du ministère concernant les CP, CE1, CM1, sixième et quatrième sur des compétences en français et en maths.

Pour contrer cet affaissement, le ministre souhaite «des groupes de niveau en français et en mathématiques. Bref, d’une certaine manière la remise en cause du collège unique. La taille du groupe étant réduite pour les élèves les plus en difficulté», a-t-il évoqué, tout en promettant annoncer «des mesures fortes début décembre sur le collège, pour une entrée en vigueur dès la rentrée prochaine». Peu de temps après son arrivée à la tête de ce ministère, Gabriel Attal avait souhaité «mettre le paquet sur les savoirs fondamentaux» en annonçant deux heures consacrées chaque jour à la lecture au CP, «au moins un texte écrit» chaque semaine pour les élèves de CM2.

Crise Immobilier : Catastrophe en vue

Crise Immobilier :Catastrophe en vue

L’immobilier connait une crise sans précédent avec des baisses qui sont de l’ordre de 30 %. Aussi bien pour les constructions en cours que pour les prochaines. En cause évidemment l’inflation qui provoque la montée des frais financiers. Nombre de candidats à l’accession à la propriété n’ont plus le niveau souhaité de solvabilité et d’une certaine manière sont éjectés du marché. La baisse des demandes de crédit pourrait atteindre jusqu’à 50 %. Avec les taux actuels, les charges financières peuvent doubler par rapport à la situation d’il y a quelques années.

Le nombre de permis de construire a continué à chuter en septembre, avec 371.300 nouveaux logements autorisés en 12 mois, soit une baisse annuelle de 28,3%, selon les chiffres provisoires dévoilés vendredi par le ministère de la Transition écologique.
Le nombre estimé de chantiers commencés, qui suit traditionnellement de quelques mois celui des permis, s’érode lui aussi nettement, avec 315.800 mises en chantier sur 12 mois, une baisse de 16,6%. La chute des autorisations concerne tous les types d’habitat, l’individuel pur (-31,8%), l’individuel groupé comprenant les lotissements (-27,6%), et le collectif (-28,3%). Les résidences (étudiantes, séniors, etc.) souffrent un peu moins (-19,7%).

Du côté des promoteurs et constructeurs, les crises mondiales successives (pandémie, guerre en Ukraine…) ont fait s’envoler les coûts des matériaux de construction, et le durcissement de la réglementation environnementale sur les projets neufs ajoute encore un surcoût aux opérations. Les promoteurs pointent également la frilosité des maires à accorder des permis, sous la pression d’administrés peu enclins à accepter de nouvelles constructions.

Bref, c’est une véritable catastrophe que va connaître le secteur et qui pourrait bien se contaminer à d’autres champs d’activité comme en Chine où le pays ne se remet pas de la crise immobilière.

La catastrophe de l’accession à la propriété

La catastrophe de l’accession à la propriété

Les taux de crédit continuent de grimper d’après « Capital »; Ils vont bientôt dépasser 4 % en moyenne. selon l’observatoire Crédit logement/CSA, ils s’élevaient en moyenne à 3,77% au 3e trimestre 2023, contre 3,31% au 2e trimestre. . D’après une étude du courtier Meilleurtaux, publiée ce mardi 17 octobre, alors que pour un emprunt de 200 000 euros contracté en octobre 2022, le coût du crédit s’élevait à 54 353 euros (avec un taux de 2,50%), un an plus tard, le chiffre n’est pas loin d’avoir doublé. Pour un même niveau d’emprunt, le coût du crédit atteint désormais 98 514 euros (pour un taux à 4,30%).

Mécaniquement, les emprunteurs voient leurs mensualités augmenter. En un an, pour un emprunt de 200 000 euros, elles ont grimpé de 1 060 euros à 1 243 euros. Compte tenu du taux d’endettement dont la référence est fixée à 33% des revenus (hors assurance), pour acheter un bien, les revenus nécessaires flambent.

Toujours pour un emprunt à 200 000 euros, selon Meilleurtaux, le revenu net mensuel nécessaire était de 3 190 euros en octobre 2022. Un an plus tard, il grimpe à 3 720 euros, soit 530 euros de plus. Et comparé à janvier 2022, lorsque les revenus nécessaires pour emprunter 200 000 euros se limitaient à 2 840 euros, il faut 880 euros de plus en octobre 2023. Ainsi, «pour compenser la hausse des taux entre 2022 et 2023, il faut gagner 30% de plus», calcule le courtier.

Immobilier: Vers une catastrophe

Immobilier: Vers une catastrophe


Une crise sans précédent de l’offre qui par ailleurs devient de plus en plus inaccessible en raison du manque de solvabilité. Des taux qui s’envolent et réduisent les possibilités d’emprunt, des cours qui augmentent en raison du prix des matériaux et des nouvelles normes. Un gouvernement qui considère que l’immobilier est un capital mort. Bref tous les ingrédients sont réunis pour que survienne une véritable catastrophe dans le logement et l’immobilier en général.

Nouvel appel des professionnels en forme d’alerte concernant la situation économique de l’immobilier qui s’écroule littéralement. le choc est brutal pour les professionnels de l’immobilier : « La situation est alarmante et nécessite une action immédiate », agite Thierry Leblanc, le président de la Fédération française du bâtiment de Gironde, à l’occasion du coup de gueule poussé conjointement avec huit autres organisations professionnelles ce mercredi 4 octobre : FPI, FFB Habitat, USH, Fnaim, Aria, Medef, CPME, Unam (*).

« On n’a jamais connu une crise pareille. Il est impératif de prendre des mesures urgentes et décisives, il faut se réveiller ! Sinon on aura des conséquences gravissimes pour tout le monde », appuie Franck Schikowski, le président du pôle habitat de la FFB girondine, qui représente des aménageurs, promoteurs et constructeurs de maisons individuelles. Ces derniers sont ceux qui souffrent le plus avec des carnets de commandes qui se sont effondrés de moitié depuis un an sous l’effet conjugué de la flambée des taux de crédits immobiliers, de la hausse des coûts de construction et de la pression foncière. Des plans sociaux sont en cours chez les gros acteurs du secteur et les licenciements économiques se multiplient chez les plus petits.

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