Archive pour le Tag 'Catastrophe'

Il reste Seulement 2 ans pour éviter la catastrophe climatique (ONU)

Il reste Seulement  2 ans pour éviter la catastrophe   climatique (ONU)

 

Le secrétaire général de l’ONU lance un cri d’alerte en direction de la société à propos du climat : « Si nous ne changeons pas d’orientation d’ici 2020, nous risquons (…) des conséquences désastreuses pour les humains et les systèmes naturels qui nous soutiennent», Il invite cette société a demandé des comptes aux dirigeants de la planète qui se contentent surtout de déclaration mais qui dans la pratique perpétue les pratiques qui détruisent environnement et le climat. « Il est impératif que la société civile – jeunes, groupes de femmes, secteur privé, communautés religieuses, scientifiques et mouvements écologiques dans le monde – demande des comptes aux dirigeants », a insisté le secrétaire général des Nations unies. En dressant un tableau noir des menaces pesant sur la chaîne alimentaire et l’accès à l’eau, M. Guterres a martelé que le monde faisait « face à une menace existentielle directe » et au « plus grand défi » de l’époque. « Le changement climatique va plus vite que nous » et « nous devons rompre avec la paralysie ». « Nous avons les outils pour rendre nos actions efficaces mais nous manquons – même après l’accord de Paris – de leadership et d’ambition pour faire ce que nous devons faire », a-t-il déploré. Ainsi, « nous devons arrêter la déforestation, restaurer les forêts détériorées et changer notre manière de cultiver ». Il faut aussi revoir « la manière de chauffer, de refroidir et d’éclairer nos bâtiments pour gaspiller moins d’énergie ». Antonio Guterres a rappelé qu’il organisera à l’ONU un sommet mondial sur le climat en septembre 2019, soit un an avant l’échéance imposée aux signataires de l’accord de Paris de 2015 pour s’acquitter de leurs engagements.

 

 

 

Après l’été catastrophe, Macron appelle le gouvernement à la résistance

Après l’été catastrophe, Macron appelle le gouvernement à la résistance

 

 

 

Politique de communication oblige, Macon a autorisé les caméras pendant son introduction au conseil des ministres. L’objectif était d’inviter  le gouvernement à tenir face aux défis à venir et en dépit d’un été catastrophe. Une sorte d’appel à la résistance pour un gouvernement acculé non seulement par les affaires mais dont les résultats économiques et sociaux ne sont pas au rendez-vous. Témoin le chômage qui commence à progresser et la croissance qui se tasse très sérieusement et davantage encore que la moyenne européenne est bien loin derrière l’Allemagne. Bref la réforme par la loi voulue par Macon montre toutes ses limites. Le gouvernement ne cesse d’empiler les révolutions réglementaires et les orientations contradictoires. Du coup il a cassé la croissance, en même temps il a contribué largement à déstabiliser encore un peu plus les équilibres financiers. Du coup Macon décale dans le temps la perspective, il déclare agir pour le futur et non pour l’immédiat. Le problème c’est que Macon a perdu la confiance des Français et qu’il n’est plus soutenu que par moins de 25 % de l’opinion selon l’enquête de YouGov du jeudi 6 septembre. Macron  perd 4 points d’opinions favorables sur son action à 23% par rapport au mois précédent, son « plus faible score de popularité depuis son élection », “Avec une difficulté qui va avec ces grandes transformations qui est que rien de ce que nous entreprenons depuis quinze mois n’est fait pour l’immédiat, sur la pression de l’immédiat”, a-t-il souligné. “Rien n’est fait pour simplement donner plus d’argent à l’un tout de suite ou régler des problèmes – qui ne sont pas réglés parfois depuis des décennies – de manière facile, c’est pour ça que dans ces périodes il faut tenir, expliquer et avec force mener ce combat”.

Canicule : scénario catastrophe en 2040 ?

 

Plusieurs  experts prévoient des températures à 50 degrés et plus d’ici 2040-2050 en France.

 Il n’y a sans doute pas besoin d’être un grand spécialiste en climatologie pour se rendre compte du réchauffement y compris en France. Il y a déjà plusieurs dizaines d’années que nombre de régions de France ne connaissent  plus de véritable hiver, c’est encore le cas cette année.  L’Agence américaine océanique et atmosphérique a annoncé que 2016 a été l’année la plus chaude depuis le début des relevés de températures, en 1880. Avec une montée record du mercure durant chacun des mois de janvier à août, la température à la surface des terres et des océans l’année dernière a été de 0,94 °C supérieure à la moyenne du XXe siècle (qui était de 13,9°C).Dans une analyse séparée des relevés de températures mondiales, la Nasa a également déterminé que 2016 a été l’année la plus chaude sur le globe en 136 ans. Et la température pourrait continuer de s’élever. En 2018 ces records devraient être dépassés.  Dans le futur on prévoit +3.6 degré d’ici 2040, c’est le scénario catastrophe de l’agence internationale de l’énergie avec pour conséquence notamment la montée des mers. En cause surtout le gaspillage d’énergie polluante notamment en Chine où la réduction de la pollution ne sera pas effective avant 2030. En 2040 le cocktail énergétique mondial sera composé à parts égales de pétrole, de gaz, de charbon et d’énergies vertes ou peu carbonées, selon l’AIE. Et pour chacune de ces énergies, « les ressources ne constituent pas une contrainte » durant ces 25 ans, écrivent les experts de l’Agence, qui dépend de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Pas de choc pétrolier ni gazier à prévoir, donc, notamment grâce à l’essor du pétrole et du gaz de schistes. La mauvaise nouvelle, maintenant. Du fait en partie de cette ressource relativement abondante, mais aussi des 2 milliards d’humains supplémentaires attendus sur terre, la consommation mondiale d’énergie va encore s’accroître de 37 % d’ici à 2040. Une hausse cohérente avec les dernières prévisions d’ExxonMobil (+35 %). En conséquence, les émissions de gaz à effet de serre vont continuer à grimper, et la température sur terre va augmenter en moyenne de 3,6 degrés. Un scénario catastrophique. La hausse des températures envisagée est en effet bien supérieure à l’objectif international de limiter le réchauffement mondial à 2 degrés. Ce seuil franchi, les événements climatiques extrêmes risquent de se multiplier, et le niveau de la mer menace de s’élever dangereusement. « Cet objectif de 2 degrés requiert des actions urgentes afin de ramener le système énergétique sur une voie plus sûre », écrivent les experts de l’AIE.

 

Température : scénario catastrophe d’ici 2040

Température : scénario catastrophe d’ici  2040

 

+3.6 degré d’ici 2040, c’est le scénario catastrophe de l’agence internationale de l’énergie avec pour conséquence notamment la montée des mers. En cause, surtout le gaspillage d’énergie polluante notamment en Chine où la réduction de la pollution ne sera pas effective avant 2030. En 2040, le cocktail énergétique mondial sera composé à parts égales de pétrole, de gaz, de charbon et d’énergies vertes ou peu carbonées, selon l’AIE. Et pour chacune de ces énergies, « les ressources ne constituent pas une contrainte » durant ces 25 ans, écrivent les experts de l’Agence, qui dépend de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Pas de choc pétrolier ni gazier à prévoir, donc, notamment grâce à l’essor du pétrole et du gaz de schistes. Du fait en partie de cette ressource relativement abondante, mais aussi des 2 milliards d’humains supplémentaires attendus sur terre, la consommation mondiale d’énergie va encore s’accroître de 37 % d’ici à 2040. Une hausse cohérente avec les dernières prévisions d’ExxonMobil (+35 %). En conséquence, les émissions de gaz à effet de serre vont continuer à grimper, et la température sur terre va augmenter en moyenne de 3,6 degrés. Un scénario catastrophique. La hausse des températures envisagée est en effet bien supérieure à l’objectif international de limiter le réchauffement mondial à 2 degrés. Ce seuil franchi, les événements climatiques extrêmes risquent de se multiplier, et le niveau de la mer menace de s’élever dangereusement. « Cet objectif de 2 degrés requiert des actions urgentes afin de ramener le système énergétique sur une voie plus sûre », écrivent les experts de l’AIE.

Température : scénario catastrophe en 2040 ?

 

 

 

 Il n’y a sans doute il n’y a sans doute pas besoin d’être un grand spécialiste en climatologie pour se rendre compte du réchauffement y compris en France. Il y a déjà plusieurs dizaines d’années que nombre de régions de France ne connaissent  plus de véritable hiver, c’est encore le cas cette année.  L’Agence américaine océanique et atmosphérique a annoncé que 2016 a été l’année la plus chaude depuis le début des relevés de températures, en 1880. Avec une montée record du mercure durant chacun des mois de janvier à août, la température à la surface des terres et des océans l’année dernière a été de 0,94 °C supérieure à la moyenne du XXe siècle (qui était de 13,9°C).Dans une analyse séparée des relevés de températures mondiales, la Nasa a également déterminé que 2016 a été l’année la plus chaude sur le globe en 136 ans. Et la température pourrait continuer de s’élever. Dans le futur on prévoit +3.6 degré d’ici 2040, c’est le scénario catastrophe de l’agence internationale de l’énergie avec pour conséquence notamment la montée des mers. En cause surtout le gaspillage d’énergie polluante notamment en Chine où la réduction de la pollution ne sera pas effective avant 2030. En 2040 le cocktail énergétique mondial sera composé à parts égales de pétrole, de gaz, de charbon et d’énergies vertes ou peu carbonées, selon l’AIE. Et pour chacune de ces énergies, « les ressources ne constituent pas une contrainte » durant ces 25 ans, écrivent les experts de l’Agence, qui dépend de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Pas de choc pétrolier ni gazier à prévoir, donc, notamment grâce à l’essor du pétrole et du gaz de schistes. La mauvaise nouvelle, maintenant. Du fait en partie de cette ressource relativement abondante, mais aussi des 2 milliards d’humains supplémentaires attendus sur terre, la consommation mondiale d’énergie va encore s’accroître de 37 % d’ici à 2040. Une hausse cohérente avec les dernières prévisions d’ExxonMobil (+35 %). En conséquence, les émissions de gaz à effet de serre vont continuer à grimper, et la température sur terre va augmenter en moyenne de 3,6 degrés. Un scénario catastrophique. La hausse des températures envisagée est en effet bien supérieure à l’objectif international de limiter le réchauffement mondial à 2 degrés. Ce seuil franchi, les événements climatiques extrêmes risquent de se multiplier, et le niveau de la mer menace de s’élever dangereusement. « Cet objectif de 2 degrés requiert des actions urgentes afin de ramener le système énergétique sur une voie plus sûre », écrivent les experts de l’AIE.

Hausse de l’immobilier : catastrophe sociale (Axel de Tarlé)

Hausse de l’immobilier : catastrophe sociale (Axel de Tarlé)

Alors que la plupart des éditorialistes au service du lobby immobilier ne cessent  de vanter le mérite de la reprise des prix Axel de Tarlé, dénonce dans le JDD cette imposture qui ne cesse d’accroître les inégalités et qui finalement ne sert même pas les intérêts du secteur concerné :

 

 

«  L’immobilier repart. Les prix ont augmenté de 1,8% en 2016. De toute part, on s’époumone : « C’est le moment d’acheter. » Stop! La hausse de l’immobilier est une catastrophe sociale qui creuse les inégalités. On a d’un côté les « heureux » propriétaires, grisés par l’envolée du mètre carré, et de l’autre des locataires – 42% de la population française – qui voient s’éloigner, à jamais, leur rêve d’avoir un toit qui leur appartienne. L’équation est devenue impossible comme le montre une note de l’Insee publiée cette semaine. En vingt ans, les revenus des Français ont augmenté de 40% et l’immobilier de… 150%! Ce grand écart pénalise particulièrement les jeunes, dans les grandes villes, là où il y a du travail. Ne peuvent acheter que ceux qui sont en CDI, bien payés, ou qui ont la chance d’avoir des parents qui peuvent les aider. Le montant de l’apport personnel représente environ 30% de l’achat, contre 15% il y a trente ans. « L’accès à la propriété est devenu plus sélectif », nous dit pudiquement l’Insee. C’est une inégalité de plus. Avec d’un côté, les « insiders », propriétaires et en CDI. Et de l’autre, les « outsiders », locataires précaires. Cette impossibilité mathématique d’avoir un toit nourrit évidemment le sentiment de déclassement. Il faut donc arrêter le disque qui tourne en boucle : « Bonne nouvelle : l’immobilier repart. » L’OCDE fait son mea culpa. Pendant des années, la hausse des prix immobiliers a été vue comme quelque chose de positif, avec un « effet richesse » dopant la consommation et la croissance. C’est aujourd’hui une machine à exclure, source de paupérisation. Un nombre croissant de Français consacrent plus de 40% de leurs revenus au logement. Qui peut s’en réjouir? On en viendrait presque à souhaiter une hausse brutale des taux d’intérêt, qui servirait de déclic et pourrait crever cette « bulle immobilière », avec à la clé une chute des prix. Avoir un toit ne doit pas être un luxe. »

 

Trump, une catastrophe climatique (Ségolène Royal)

Trump, une catastrophe climatique (Ségolène Royal)

 

Trump n’est pas seulement une catastrophe démocratique. C’est une catastrophe climatique pour Ségolène Royal qui dénonce les propos du candidat républicain élu président des États-Unis qui lors de sa campagne a considéré le réchauffement climatique comme un canular.- Le projet de Donald Trump de se retirer de la convention des Nations unies sur le changement climatique serait « absolument catastrophique » et affaiblirait les Etats-Unis, a estimé vendredi la ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal. Trempe a dit vouloir revenir sur l’accord de Paris, relancer les énergies fossiles aux Etats-Unis et supprimer tous les financements américains des programmes des Nations unies sur le réchauffement climatique. « Si de telles décisions sont prises, ce serait absolument catastrophique », a déclaré la ministre de l’Environnement qui est présente à la conférence sur le climat (COP 22) qui se tient à Marrakech au Maroc du 7 au 18 novembre. « J’ose croire que ce genre de choses sont des promesses de campagne pour satisfaire un certain électorat qui n’a pas compris que le réchauffement climatique est une réalité », a-t-elle ajouté. Ségolène Royal a toutefois estimé que Donald Trump pourrait faire marche arrière une fois entré en fonction en s’apercevant qu’une position de retrait « affaiblirait » les Etats-Unis. Elle a souligné que les Etats-Unis eux-mêmes étaient victimes du changement climatique, en citant comme exemple les incendies en Californie.

(Avec Reuters)

Conflit loi travail : une catastrophe pour le secteur touristique

Conflit loi travail : une catastrophe pour le secteur touristique

Les conséquences du conflit relatif à la loi risquent d’être dramatiques pour l’activité touristique. Une activité touristique déjà affectée par les attentats de novembre et qui du fait des grèves,  des blocages aussi des violences subit encore de lourdes pertes de fréquentation. Cet environnement social ajouté à un climat désastreux va peser de manière catastrophique non seulement sur l’activité touristique du printemps mais aussi sur les réservations de l’été. À plus long terme les désordres constatés en France est largement relayée par tous les médias mondiaux risquent de porter atteinte à l’image du pays. Le tourisme représente environ 7 % du PIB et concerne de leurs deux 2 millions d’emplois. Au minimum c’est donc 200 000 emplois qui risquent d’être menacés en 2016.  Lourdement pénalisé par la chute des flux touristiques après les attentats de Paris et Bruxelles, le secteur du tourisme craint que les mouvements sociaux ne viennent encore aggraver une situation déjà dégradée à l’approche de l’Euro de football. Quatre raffineries de pétrole étaient toujours à l’arrêt et deux en débit réduit, lundi, des préavis de grève ont été déposés à la SNCF et dans l’aviation civile, et la fédération FO des transports menace de perturber les transports dans les villes-hôtes de l’Euro. Dans l’hôtellerie, les anticipations sont alarmantes pour la période de juin à août. « Les réservations pour l’été sont à ce jour en chute de 20% à 50% par rapport à la même période de 2015″, a précisé à Reuters Evelyne Maes, présidente de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) Paris-Ile de France. Les chiffres de la fréquentation ne permettent pas d’entrevoir une amélioration à court terme, estime le Comité régional du tourisme de Paris-Ile-de-France (CRT) dans un communiqué. Pour son président Frédéric Valletoux, « les événements sociaux et les scènes de guérilla en plein Paris relayés dans le monde entier renforcent le sentiment de crainte et d’incompréhension des visiteurs dans un contexte déjà anxiogène suite à la prolongation de l’état d’urgence ». Sur les quatre premiers mois de l’année, le revenu par chambre (RevPar), principale mesure d’activité dans l’hôtellerie, était en baisse de 12% à Paris, selon les chiffres de l’UMIH. Dans les hôtels 5 étoiles et les palaces, encore plus touchés car plus exposés à la clientèle étrangère, la chute atteignait près de 16%. « Dans cette catégorie d’établissements, le taux d’occupation prévu pour cet été pourrait être de 5% à 6% inférieur aux 80% à 90% que l’on observe en moyenne », dit Christophe Laure, directeur de l’UMIH Prestige. La fréquentation des touristes japonais, particulièrement sensibles aux questions de sécurité, a chuté de 56% au premier trimestre. Celle des Russes a baissé de 35% et celle des Chinois de 13,9%, selon le CRT. Les attentats de novembre à Paris ont eu un impact estimé à 270 millions d’euros sur le chiffre d’affaires des hôtels français, selon les estimations de MKG Hospitality. Les espoirs de rebond du secteur, douchés par les attentats de Bruxelles en mars, reposent maintenant sur l’Euro qui démarre le 10 juin pour un mois, et où près de 2,5 millions de spectateurs sont attendus. Le secteur du luxe est lui aussi très pénalisé par la baisse du tourisme étranger, qui compte pour plus de la moitié des ventes du secteur en Europe. Aux Galeries Lafayette, sur le boulevard Haussmann, le chiffre d’affaires réalisé avec les clients étrangers, qui comptent pour la moitié des ventes du grand magasin parisien, accuse une chute de 10% depuis le début de l’année.

(Avec Reuters)

Emploi banques: un scénario catastrophe?

Emploi  banques:  un scénario catastrophe?

 

Il est clair que le secteur bancaire va connaître une vraie révolution avec la poursuite de l’informatisation, le développement des banques en ligne et la venue de nouveaux moyens de paiement comme le mobile. Les experts s’attendent à une diminution des effectifs du secteur bancaire traditionnel de leur de 50 % dans les 10 ans. Interview de dans challenges de  Luc Mathieu, secrétaire général de la fédération CFDT.

Quels sont vos scénarios pour les banques à l’horizon 2025?

Une chose est sûre: l’emploi dans le secteur ne va pas repartir à la hausse. Cela ne veut pas dire que les banques et les compagnies d’assurance vont cesser de recruter, puisqu’il faut faire face au turn-over et aux départs à la retraite. Mais l’ensemble de ces départs ne sera pas remplacé. Dans un secteur employant environ 200.000 personnes, nous enregistrons aujourd’hui une diminution de l’emploi variant dans une fourchette de 1% à 2% par an. A ce niveau de baisse, la pyramide des âges du secteur est favorable pour gérer le phénomène en douceur. Mais ce ne sera pas le cas si l’on atteint 5% dans les prochaines années, soit parce qu’une nouvelle crise contraint les établissements à des économies drastiques, soit parce que le choix des clients pour des banques digitales et low-cost s’amplifie. Personne ne sait si nous éviterons le scénario catastrophe, qui serait synonyme de plans sociaux et de restructurations menés dans l’urgence. On a tous entendu les trois coups mais on n’a pas encore assisté à la levée de rideau pour découvrir la nouvelle scène.

Le secteur bancaire a-t-il les moyens de se montrer résilient?

Le secteur n’en est pas à sa première mutation. Lorsque j’ai commencé dans le métier, le traitement des chèques, des espèces ou des effets de commerce pesaient 40% de notre activité de détail. Les choses ont changé en profondeur depuis, sans provoquer d’effondrement. La dématérialisation des tâches a été engagée de longue date: la banque ne constitue pas par hasard le quatrième consommateur de services informatiques du pays. En outre, traditionnellement, les entreprises investissent dans la formation, indispensable pour s’adapter aux nouvelles technologies. Enfin, il faut reconnaître que le secteur est riche, ce qui permet de faire face plus sereinement. Pour autant, personne ne sait si ce fonctionnement perdurera et permettra de surmonter la vague qui arrive.

Comment comptez-vous vous adapter syndicalement à cette nouvelle situation?

Nous sommes naturellement impactés. Et c’est pour étudier les pistes possibles de nos évolutions que nous avons lancé cette étude sur les banques à l’horizon 2025. Il nous faut élargir notre offre syndicale pour accompagner les adhérents dans l’entreprise, mais aussi en dehors si nécessaire. Personnellement, je pense que notre réflexion doit tourner autour de la meilleure manière de devenir prestataire de services individuels tout en conservant nos objectifs collectifs. C’est à cette condition que nous aurons davantage d’adhérents et que nous pèserons dans les débats en cours.

Comment partagez-vous ces réflexions sur les mutations de la banque avec les employeurs de l’Association française des banques (AFB)?

L’AFB ne cesse de dire qu’elle a besoin d’interlocuteurs. Mais quand nous avons proposé de mener ensemble cette démarche prospective, l’AFB n’a pas voulu. C’est pourquoi nous avons travaillé de notre côté pour établir notre propre diagnostic. Au moment où tout bouge, nous ne pouvons pas nous contenter d’attendre les seuls constats des employeurs. Ces derniers sont dans une situation délicate: ils ont du mal à reconnaître qu’ils ne savent pas trop où nous allons. Et du coup, ils peinent à partager une vision et une stratégie avec les salariés.

Catastrophe nucléaire : distribution de comprimés !

Catastrophe nucléaire : distribution de comprimés !

On est forcément rassuré par les dispositions que prend l’autorité de sûreté nucléaire qui tous les sept ans distribuent des comprimés d’iode aux résidents pour lutter contre les conséquences d’une catastrophe nucléaire. Certes il s’agit de mesures un peu plus générales mais à peu près tout aussi inefficaces face au danger que représente un éventuel accident nucléaire. (Il faut ajouter la recommandation visant à fermer les volets et à consommer des conserves !) Cette nouvelle campagne de prévention et d’information en cas de catastrophe nucléaire va commencer à partir de janvier. Elle vise à préparer au pire les habitants de 500 communes vivant près des 19 sites nucléaires d’EDF. Une nouvelle campagne de distribution préventive de comprimés d’iode pour les populations habitant près d’une centrale nucléaire sera lancée à partir de janvier prochain. Près de 400 000 foyers et 2 000 établissements vont devoir se ravitailler en pastilles d’iodes, parce qu’en cas d’accident nucléaire, toute personne qui se trouve dans un rayon de moins de 10 km doit en avaler un comprimé : 130 grammes d’iodure de potassium à diluer dans un verre d’eau. L’iode n’est pas un antidote contre les radiations loin de là, mais il est un moyen « simple et efficace » selon l’ASN de prévenir un potentiel cancer de la thyroïde. Les personnes concernées recevront un courrier à partir du mois de janvier, les invitant à retirer les boîtes de comprimés en pharmacie. C’est la cinquième campagne de ce type en France. Elle a lieu tous les sept ans, date à laquelle les comprimés périment, et elle s’accompagne de réunions locales d’information pour tout savoir sur comment réagir en cas d’accident nucléaire : avaler son comprimé d’iode, bien sûr, mais aussi se confiner efficacement chez soi, prendre une douche, préférer les aliments secs ou en conserve et attendre d’être évacué par les autorités.

 

Rachat de Bouygues Télécom par SFR : « une catastrophe sociale » ( Laurent Berger)

Rachat de Bouygues Télécom par SFR : « une catastrophe sociale » ( Laurent Berger)

 

Il n’a sans doute pas complètement tort le secrétaire général de la CFDT, ce rachat ne peut que se traduire par une restructuration SFR-Bouygues avec de nombreux licenciements. En fait SFR rachète surtout la clientèle de Bouygues. Par ailleurs on peut effectivement s’interroger sur la fiabilité des opérations de rachat menées tambour battant par SFR dont l’endettement commence à devenir très problématique. Le rachat de Bouygues Telecom par SFR serait une « catastrophe sociale », selon Laurent Berger. Le secrétaire général de la CFDT réagit après l’offre faite par Patrick Drahi de 10 milliards d’euros pour racheter son concurrent, lors du Grand Jury RTL / Le Figaro / LCI, ce dimanche 21 juin. Il qualifie ainsi cette transaction de « vraie opération financière sans stratégie industrielle » et avoue ne pas comprendre  »ce qui se passe, on voit bien qu’il n’y a pas de stratégie industrielle derrière tout ça ». Le rachat se traduirait par « plus d’endettement » et « moins d’emplois », estime Laurent Berger.  La classe politique a aussi donné son avis et le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, n’est pas favorable au rachat de Bouygues Telecom par SFR. Point sur lequel le syndicaliste est « d’accord ». Il insiste auprès de l’État pour qu’il « affirme sa position » et « pose les enjeux du débat » : « Les équipes CFDT sont très mobilisées pour demander des comptes. On n’a pas toutes les manettes pour s’y opposer ».

 

« Le parti socialiste va à la catastrophe » ( Rocard)

« Le parti socialiste va à la catastrophe » ( Rocard)

 

 

«  On ne réfléchit plus au PS qui risque de n’être pas au seconde tour de 2017, tel est le diagnostic de Rocard interviewé sur RTL  . Critique sur l’état du Parti socialiste, Michel Rocard craint que la majorité n’accède pas au second tour de la prochaine présidentielle. « Je suis inquiet, avoue-t-il. Mais c’est la raison pour laquelle je mets tant d’énergie à supplier qu’on se remette à penser. Je ne sais pas si l’échec est assuré mais il est probable. Menaçant, en tout cas ». on ne réfléchit plus« , déplore-t-il. « Voilà une crise de la pensée, les socialistes ne savent plus très bien ce qu’ils veulent parce qu’ils sont éberlués, ils ne savent plus par quel bout prendre l’économie et ils n’ont plus d’accord entre eux sur comment la traiter, alors naturellement on se dispute…. Je pense que nous allons à la catastrophe pour le moment. On ne retrouvera pas les socialistes tous comme un seul homme, c’est clair que la moitié des gens ont envie d’en découdre, ça se voit… Et à propos des fondeurs «  »Ecoutez les gars, bravo pour la fronde, gardez votre enthousiasme et gardez votre énergie, gardez votre sens critique, mais attention vous êtes tous pressés, vous voulez tous des résultats à court terme. Or, ce n’est pas comme ça que ça se passe… »   L’ancien premier ministre, qui considère que le Parti socialiste va pour l’instant « à la catastrophe », soutient toutefois Emmanuel Macron dans son action. « Il a raison et Manuel Valls a raison de le soutenir dans l’idée qu’il n’y a pas de solution globale, d’opération miracle. Le déblocage, particulièrement en France, consiste à débloquer une quantité de petites choses qui font de la difficulté et que ces déblocages, on les fasse un par un dans la sérénité si possible. C’est la bonne voie de sortie », estime-t-il.

Catastrophe de Brétigny : un manque d’effectifs ?

Catastrophe de Brétigny : un manque d’effectifs ?

Ce matin toute la presse reprend bêtement ( comme souvent)  les conclusions d’un rapport sur les cause de la catastrophe de Brétigny. Il s’agirait d’un manque d’effectifs. En fait il s’agit  d’un rapport commandé par le CHSCT, don un rapport sous influence syndicale. Certes les effectifs ont diminué mais des investissements de productivité ont été réalisés. En outre les salaires ont augmenté au rythme de la réduction des effectifs. On peut donc espérer davantage de qualification et de productivité. Le problème général de la SNCF ne trouve sa raison dans le manque d’effectifs mais plutôt dans le trop plein d’effectifs qui rend la société non compétitivité ,  qui tue les parts de marché (du fret comme du transport de voyageurs y compris les TGV) et freine la rénovation du réseau. En clair le train est trop cher. Pour le cas particulier de Brétigny, il s’agit aussi  d’un manque de vigilance car les tournées de contrôle ont bien été effectuées mais la faille n’a pas été décelée. . Il serait temps que la SNCF redresse la barre car le professionnalisme fout le camp, le trafic aussi, ne parlons pas des résultats financiers catastrophiques. Le rapport  demandé par les élus du Comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT) de l’établissement ferroviaire du Sud-ouest francilien évoque donc la baisse des effectifs de surveillance pour justifier une de causes de l’accident.

 

Température : scénario catastrophe en 2040

Température : scénario catastrophe en 2040

 

+3.6 degré d’ici 2040, c’est le scénario catastrophe de l’agence internationale de l’énergie avec pour conséquence notamment la montée des mers. En cause surtout le gaspillage d’énergie polluante notammenet en Chine où la réduction de la polution ne sera pas effective avant 2030. En 2040 le cocktail énergétique mondial sera composé à parts égales de pétrole, de gaz, de charbon et d’énergies vertes ou peu carbonées, selon l’AIE. Et pour chacune de ces énergies, « les ressources ne constituent pas une contrainte » durant ces 25 ans, écrivent les experts de l’Agence, qui dépend de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Pas de choc pétrolier ni gazier à prévoir, donc, notamment grâce à l’essor du pétrole et du gaz de schistes. La mauvaise nouvelle, maintenant. Du fait en partie de cette ressource relativement abondante, mais aussi des 2 milliards d’humains supplémentaires attendus sur terre, la consommation mondiale d’énergie va encore s’accroître de 37 % d’ici à 2040. Une hausse cohérente avec les dernières prévisions d’ExxonMobil (+35 %). En conséquence, les émissions de gaz à effet de serre vont continuer à grimper, et la température sur terre va augmenter en moyenne de 3,6 degrés. Un scénario catastrophique. La hausse des températures envisagée est en effet bien supérieure à l’objectif international de limiter le réchauffement mondial à 2 degrés. Ce seuil franchi, les événements climatiques extrêmes risquent de se multiplier, et le niveau de la mer menace de s’élever dangereusement. « Cet objectif de 2 degrés requiert des actions urgentes afin de ramener le système énergétique sur une voie plus sûre », écrivent les experts de l’AIE.

 » Taubira est une catastrophe » (Philippe Bilger)

 » Taubira est une catastrophe » (Philippe Bilger)

C’est un portrait au vitriol que dessine Philippe Bilger (qui a été l’un des premiers magistrats de France) de Christiane Taubira. Concernant sa politique, son constat est lapidaire : « Elle n’a rien fait » ajoutant, pour expliquer sa reconduction à son poste : « la compétence n’est pas une chance mais souvent un handicap pour les ministres… plus ils sont attaqués, plus ils sont défendus et plus ils sont maintenus. » Philippe Bilger se défend aussi de toute arrière-pensée partisane. Il admet avoir été sous le charme du candidat Sarkozy en 2007 mais, très vite déçu, il a voté Hollande en 2012 et rend aussi hommage à Elisabeth Guigou, une Garde des Sceaux qui fut une « ministre digne de ce nom« .  Comprendre les criminels, c’est aussi s’intéresser au rôle de la prison. Le magistrat avance, à contrecourant du gouvernement, que « la prison n’est pas la responsable exclusive de la récidive« . Des raisons qui entourent le problème mais ne suffisent pas selon lui. Christiane Taubira veut vider les prisons. Il n’est pas en désaccord total en ce qui concerne les courtes peines : « Je serais prêt à reconsidérer la nécessité d’enfermement pour cette majorité-là. » Depuis mai 2012 la marge de liberté du juge est « considérable« . Ce qui n’empêche pas Philippe Bilger de confier qu’il est « effaré par le degré d’ignorance judiciaire des politiques qui votent des lois qui concernent la justice« .

 

« Hollande mènera son camp à la catastrophe » (Pierre Laurent, PC)

« Hollande mènera  son camp à la catastrophe » (Pierre Laurent, PC)

 

 Quel message retirez-vous de ce premier tour?
La progression de l’abstention et la démobilisation d’une part importante de l’électorat de gauche sont le signe d’une critique très forte adressée au gouvernement sur ses renoncements à ses engagements de gauche. Le message est clair : les Français veulent un changement de cap de la politique nationale. La résolution des grands problèmes sociaux du pays – comme le chômage et la relance des services publics – doit être au centre des choix politiques.

Vous n’excluez pas de participer au gouvernement?
Nous n’avons jamais exclu l’idée de prendre nos responsabilités gouvernementales. Mais aujourd’hui le changement de cap n’est clairement pas la pente que prend François Hollande. En même temps, Hollande est en train de s’enfoncer dans une contradiction intenable. S’il continue sa politique, il mènera son propre camp à la catastrophe et pousse la France dans une crise démocratique extrêmement problématique. Pour dénouer ce problème, la meilleure garantie n’est pas d’attendre le salut de l’Elysée mais la mobilisation populaire qui doit amplifier de manière positive le message des urnes. C’est le sens de la marche du 12 avril.

«Les gens préfèrent la gauche de combat à la gauche d’accompagnement»

Ne vient-elle pas trop tard? Après un probable remaniement?
A l’occasion de la rentrée parlementaire, le gouvernement devrait ouvrir un débat pour remettre à plat les orientations gouvernementales. Ce débat devrait précéder toute décision sur les orientations politiques du gouvernement, sur un éventuel remaniement et sur la composition du gouvernement. Il faut inverser la pratique politique pour redonner la parole à la représentation nationale.

A Paris, le Front de gauche s’est déchiré violemment. A qui la faute? Le Parti de gauche parle de l’arrogance du PC…
A Paris, il y a eu deux choix différents faits par les formations du Front de gauche. J’ai toujours pensé qu’après ces élections, il faudrait continuer à travailler ensemble. Il n’y a pas d’invectives de notre part mais un choix politique.

En Seine Saint Denis, les résultats signent-ils une défaite politique pour Claude Bartolone?
En Seine Saint Denis, comme ailleurs, là où le PS a tenté de faire des listes contre nos maires sortants, la leçon est claire : dans 29 situations sur 30, nous sommes arrivés en tête de la gauche. Les gens préfèrent la gauche de combat à la gauche d’accompagnement surtout quand elle joue la division au nom d’intérêts partisans. C’est un des messages que le PS, et singulièrement Claude Bartolone, doivent entendre.

Jean-Luc Mélenchon a expliqué que ceux qui vont sous les jupes du PS n’ont rien à y gagner. Il pointait directement le PCF. Que lui répondez-vous?
Nous n’avons jamais été ni sous l’égide ni sous les jupes du PS. Nous avons toujours revendiqué notre autonomie de décision et nous continuerons à la faire valoir dans les majorités municipales auxquelles nous participeront.

Interview JDD

France : Scénario catastrophe en 2040 ( Baverez)

France  : Scénario catastrophe en 2040 ( Baverez)

L’économiste et historien revient avec un conte épistolaire se déroulant dans la France de 2040. (interview JDD)

Est-ce un tableau exagéré de la France de 2040?
Non. Mon tableau de la France de 2040 n’est pas caricatural ; il est clinique. Seuls le voile de l’idéologie et l’enfermement dans l’actualité immédiate nous empêchent de voir le résultat des forces profondes qui emportent notre pays. Je n’ai pas grossi le trait ; je me suis contenté de tirer toutes les conséquences des événements auxquels nous assistons. Regardons la dette : qui peut penser que la France échappera à une restructuration financière si elle continue à cumuler croissance zéro, dérive des dépenses et refus de l’impôt ? Considérons l’euro : madame Merkel explique à juste titre que la monnaie unique ne survivrait pas sans une intégration renforcée ; or la France la refuse dans les faits sinon dans les mots puisqu’elle conduit une politique contraire à celle de tous ses partenaires. Tournons-nous vers la politique intérieure : si la droite et la gauche continuent, au nom d’un machiavélisme de pacotille, à faire le jeu de l’extrême droite, comme éviter qu’elle arrive au pouvoir alors que l’année 2014 verra le Front national devenir vraisemblablement, lors des élections européennes, le premier parti de France?

Vous montrez qu’un choc économique amènera un choc historique avec un engrenage de peur et de haine.
Je prends acte de la montée de la violence et du refus de vivre-ensemble dans la société française ; je transpose au niveau de la nation les évolutions de certaines parties du territoire ou de la population. Il suffit d’observer ce qui se passe à Marseille ou en Seine- Saint-Denis : l’État de droit a disparu, remplacé par la loi des communautés et des gangs ; le travail et l’économie officielle ont été chassés par le chômage permanent, les transferts de l’État providence et l’activité souterraine. Il nous faut refaire notre nation qui se disloque. Il n’y a plus une France mais un puzzle dont les morceaux ne s’ajustent plus. On compte au moins quatre France : celle des exclus, qui rassemble 6 millions et demi de personnes et qui grossit chaque année du fait des 180.000 jeunes qui sortent chaque année du système scolaire sans savoir ni lire, ni écrire, ni compter ; la France protégée, qui vit, de plus en plus mal, de la manne de la dépense et de la dette publiques en passe de se tarir ; la France moderne en prise avec la mondialisation qui représente 18 % de la population ; enfin la France hors la France, avec la diaspora des 3 millions de nos concitoyens qui ont tenté leur chance hors des frontières. La même logique est à l’œuvre avec la polarisation des territoires : certaines métropoles prennent leur autonomie pour conduire des stratégies de développement propres, à l’image du Sud-Est qui se tourne vers la Suisse, l’Italie du Nord et l’Allemagne du Sud.

Est-ce un tableau inéluctable?
Non, rien n’est inéluctable. En cela, les Lettres béninoises sont optimistes. Comme 1984, le livre d’Orwell qui a contribué à désarmer la menace de Big Brother, j’espère créer un électrochoc pour interrompre le déclassement de notre pays. Le paradoxe, c’est que la France dispose de tous les atouts pour figurer parmi les gagnants du XXIe siècle : une démographie dynamique ; un immense réservoir de capital humain, financier et immatériel ; des pôles d’excellence privés et publics ; des infrastructures ; un patrimoine, une culture et une civilisation incomparables… Grâce à ces ressources fabuleuses, qui sont le privilège des grands pays développés, elle peut effectuer son retournement en deux ans et se redresser en cinq. Le Canada et la Suède l’ont fait dans les années 1990 ; l’Allemagne à partir de 2002, l’Espagne à partir de 2008. En revanche, si nous continuons à nier nos problèmes et à ne pas les traiter, la trajectoire de notre pays sera celle décrite dans les Lettres béninoises. Le déclin n’est pas fatal, mais le redressement non plus. Dans les années 1930, l’Argentine et la Tchécoslovaquie figuraient parmi les premières puissances économiques du monde ; après 1945, elles en ont été exclues et ne reviendront pas dans le peloton de tête. Notre avenir, en bien comme en mal, dépend de nous. La France peut rester l’homme malade d’une Europe qu’elle risque de détruire ou s’affirmer comme un acteur à part entière du XXIe siècle. C’est aux Français d’en décider.

«J’espère créer un électrochoc pour interrompre le déclassement de notre pays.»

Les Lettres béninoises sont-elles une condamnation de la politique de François Hollande?
Les Lettres béninoises s’inscrivent dans une perspective de long terme. Le décrochage de la France ne remonte pas à 2012. Il est vrai que le quinquennat de François Hollande a poussé aux extrêmes les tentations démagogiques qui dévastent notre pays depuis un quart de siècle. Mais l’urgence ne va pas à la recherche des responsabilités ; la priorité est de faire la vérité sur la situation du pays pour refaire une nation moderne en mobilisant l’énergie des citoyens.

François Hollande est empêtré dans des histoires de vie privée et de vie publique…
Les hommes publics sont, dans le monde entier, sous le regard des médias et des citoyens. François Hollande, qui a été élu en réaction à l’égocentrisme de Nicolas Sarkozy et au dérèglement sexuel de Dominique Strauss-Kahn, s’était présenté comme différent ; il se comporte à la tête de l’État comme leur enfant naturel, en ajoutant une dimension d’institutionnalisation du mensonge. Il est bien venu, dans la situation de crise existentielle que connaît notre pays, d’appeler les entreprises à un pacte de responsabilité. Mais pour que ce principe de responsabilité soit crédible, encore faut-il qu’il soit appliqué par tous, et avant tout par celui qui est censé diriger l’État et incarner la France.

 

Catastrophe nucléaire Fukushima : 40 ans de travaux

Catastrophe nucléaire Fukushima : 40 ans de travaux

L’accident de Fukushima a beau être un drame dont se sentent responsables les Japonais, la sagesse voudrait qu’ils acceptent davantage l’aide des étrangers pour étendre la palette des technologies disponibles et éviter de redévelopper des solutions qui existent peut-être déjà, estiment des experts en poste à Tokyo. « S’il y a un domaine dans lequel cela n’avance guère, c’est celui du rôle des étrangers dans le démantèlement de la centrale Fukushima-Daiichi » ravagée par le séisme et le tsunami 11 mars 2011, confie un diplomate occidental. A l’heure actuelle, sans doute pour des raisons essentiellement matérielles, « rien n’est fait pour favoriser la coopération avec l’extérieur. Tous les appels d’offres sont en japonais et il n’y a pas d’amélioration dans les processus de sélection », déplore un industriel français. La compagnie gérante du complexe, Tokyo Electric Power (Tepco), semble penser que l’appui de firmes étrangères n’est pas une priorité à ce stade. C’est partiellement compréhensible au regard du mode de pensée des Japonais: Tepco et ses fournisseurs considèrent que c’est « leur » accident, c’est donc à eux d’en venir à bout, avec des entreprises qu’ils connaissent bien. Il est vrai qu’il y a déjà beaucoup de compétences techniques au Japon et qu’il n’est pas forcément nécessaire d’aller chercher ailleurs juste pour faire plaisir aux étrangers. Ces derniers n’ont d’ailleurs nullement envie de se battre pour aller colmater des fuites d’eau radioactive ou boucher des trous de souris. Mais le chantier s’annonce titanesque pour assainir le site atomique sinistré, et ce que veulent des firmes françaises, américaines ou britanniques, c’est aider les Japonais sur les aspects les plus difficiles, ceux qui requièrent des moyens nouveaux, dont les préparatifs et techniques d’extraction du combustible fondu au coeur de trois des six réacteurs de cette centrale du nord-est, une intervention qui devrait débuter vers 2020 si tout va bien. Frustration des Occidentaux Selon le diplomate, pour contourner les obstacles qui relèvent plus des habitudes de travailler entre Nippons que du rejet systématique de l’étranger ou d’une quelconque volonté de masquer la réalité, la meilleure approche est celle du partenariat avec une société japonaise. C’est le procédé qu’a par exemple privilégié le français Areva. Il s’agit alors d’accompagner une firme locale dans l’utilisation d’une technologie d’origine extérieure. « Peu de sociétés étrangères ont la capacité de déployer à Fukushima suffisamment de moyens pour entreprendre seules les tâches majeures, donc le partenariat est la solution la plus bénéfique pour tous », souligne le même interlocuteur selon qui « une présence internationale à Fukushima serait en outre de nature à rassurer le monde inquiet ». Français, Britanniques et Américains partagent la même frustration, et le disent d’ailleurs régulièrement au gouvernement japonais. « Nous allons continuer de faire pression », car il serait dommage que, pour des questions d’orgueil, « les Japonais tentent de réinventer ce qui existe déjà ailleurs », qui plus est avec l’argent du contribuable, puisque c’est en premier lieu le pays qui va payer le démantèlement. Il serait par exemple déplorable que, sous prétexte que le Japon se considère comme l’empire des robots, il refuse des quadrupèdes américains ou d’autres engins étrangers aux capacités visiblement bien supérieures à celles de prototypes japonais de première génération, même si ces derniers se targuaient d’être « précisément pensés pour intervenir à Fukushima ». De même pourrait-on regretter que des étrangers soient écartés en dépit de leurs compétences au motif inavoué qu’il est matériellement de travailler entre Nippons que de collaborer avec des étrangers. Sur ce volet, c’est au gouvernement de veiller. Une structure de recherche et développement est censée regrouper des entreprises et instituts susceptibles d’apporter une contribution technique afin de développer les procédés d’intervention à Fukushima, dans les phases de repérage, déblayage, interventions sur des équipements, etc. Mais prévenait récemment un éditorial du journal économique Nikkei, bible des milieux d’affaires: « ce ne doit pas être une structure japono-japonaise, elle doit rassembler les entreprises nippones et occidentales qui ont l’expérience du démantèlement de réacteurs ou d’autres compétences ». Et le même d’ajouter: « la R&D qui doit être conduite pour le démantèlement des réacteurs ne doit pas être de la recherche pour de la recherche. Les entreprises impliquées doivent agir avec le sens d’une mission à accomplir ».

 




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