Archive pour le Tag 'Castex'

Castex : un tour de France qui va user le Premier ministre

ron au premier degré concernant la communication gouvernementale. Il agit en effet comme un représentant de commerce qui  irait vendre sa politique chaque jour dans toute la France. Ainsi en un mois, il avait effectué déjà une vingtaine de déplacements.  Le risque, c’est effectivement qu’il finisse par lasser  l’opinion avec cette agitation médiatique un peu névrotique. Cela d’autant plus que le premier Ministre n’a pas encore marqué de son empreinte le contenu de son action et qu’il se  contente surtout de commenter les orientations décidées par l’Élysée.

Le message est clair, il faut montrer à tout prix que le gouvernement est près du terrain, des territoires, des événements quotidiens. Un exercice qui peut s’avérer dangereux quand en fait ces déplacements n’apportent aucune solution précise aux problématiques posées. C’est le cas notamment jusqu’à maintenant en matière de sécurité. À la rentrée, le contexte va encore se complexifier car on va assister à une vague de faillites et de licenciements. On sait ce que valent les promesses des responsables d’un gouvernement quand ils se rendent dans une entreprise en difficulté. Des promesses qui ne valent que l’instant médiatique mais qui six mois ou un an après sont oubliées.

D’une certaine façon, Castex remplace à lui tout seul l’événement du tour de France classique reporté à plus tard. Le problème c’est qu’apparaissent clairement ses limites. Il n’est pas l’homme de la théorisation, ni de la vision stratégique. Ils parle  de ce qu’il voit mais ne voit pas très loin. Son langage est simple, compréhensible mais souvent aussi proche du simplisme. Castex est un peu l’envers du miroir de Macron qui se perd lui dans les considérations ésotériques. Castex veut paraître concret et remplace peut-être le vide du contenu par un activisme de façade permanent. Le Premier ministre veut être  l’homme de terrain et des territoires. Deux concepts finalement assez vides de sens chez les politiques quand on sait que le terrain se limite souvent soit à une visite dans les préfectures, soit à une petite promenade rapide et très protégée ailleurs. Quant au mot territoire, c’est un subterfuge pour ne plus employer le mot province, pire rural. Bref, beaucoup d’agitations qui vont finir par fatiguer l’opinion publique avec l’émergence des vrais enjeux autour de la croissance et du chômage voire du pouvoir d’achat.

Sondage Macron-Castex : le Premier ministre nettement devant nettement devant

Sondage Macron-Castex : le Premier ministre nettement devant nettement devant

 

Emmanuel Macron a terminé le mois de juillet avec une cote de popularité de 38,7%, selon la moyenne depuis mai 2017 de sept baromètres différents. C’est à peu près le même niveau que le mois précédent (39,3%), malgré un changement de question dans l’une des enquêtes qui le pénalise cette fois-ci (lire ci-dessous). Le chef de l’Etat reste dans tous les cas en-dessous de son Premier ministre, même si celui-ci vient d’arriver à Matignon et était jusque-là inconnu du grand public.

Pour son premier mois en fonction, Jean Castex recueille en effet 49,4% de satisfaction moyenne, selon le bilan des cinq instituts sur sondage ayant réalisé leur sondage après sa nomination. Soit plus de dix points au-dessus d’Emmanuel Macron et quasiment la même cote qu’Edouard Philippe au mois de juin (49,3%). De ce point de vue, la nouvelle équation politique s’inscrit donc dans la continuité.

Sondage popularité : Castex nettement devant Macron

Sondage popularité : Castex nettement devant Macron

 

Emmanuel Macron termine le mois de juillet avec une cote de popularité de 38,7%, selon la moyenne depuis mai 2017 de sept baromètres différents. C’est à peu près le même niveau que le mois précédent (39,3%), malgré un changement de question dans l’une des enquêtes qui le pénalise cette fois-ci (lire ci-dessous). Le chef de l’Etat reste dans tous les cas en-dessous de son Premier ministre, même si celui-ci vient d’arriver à Matignon et était jusque-là inconnu du grand public.

Pour son premier mois en fonction, Jean Castex recueille en effet 49,4% de satisfaction moyenne, selon le bilan des cinq instituts sur sondage ayant réalisé leur sondage après sa nomination. Soit plus de dix points au-dessus d’Emmanuel Macron et quasiment la même cote qu’Edouard Philippe au mois de juin (49,3%). De ce point de vue, la nouvelle équation politique s’inscrit donc dans la continuité.

« UNE ÉCOLOGIE DE TERRAIN » ! (Castex)

« UNE ÉCOLOGIE DE TERRAIN » ! (Castex)

Dans le journal Ouest-France, le Premier ministre Jean Castex explique sa conception de l’écologie, une écologie de terrain dit-il sans doute pour s’opposer à une écologie dite de salon. Une belle profession de foi au parfum un peu politicien et un peu démago quand il prend le support de l’environnement pour parler de tout comme par exemple l’apaisement politique ! La chronique du Premier ministre :

 

 

« Dans mon discours de politique générale, j’ai proposé qu’à partir des initiatives qui – et parfois depuis longtemps – ont germé un peu partout en France, l’ensemble des acteurs d’un territoire se réunissent pour bâtir un véritable plan de transition écologique autour d’éléments aussi concrets que la rénovation thermique, les circuits courts, les pistes cyclables, les économies d’énergie, l’artificialisation des terres, les énergies renouvelables… abordés à l’échelle de leur ville ou de leur village. Dans un cadre concerté, ce plan devra fixer des objectifs précis, chiffrés et mesurables. Belle façon d’impliquer les plus jeunes qui verront là, chez eux, les moyens de s’engager personnellement dans la lutte contre le réchauffement climatique ! Chacun doit se sentir responsable et impliqué dans cette grande affaire parce que je crois que l’État seul ne peut rien.

C’est le sens de la méthode que j’entends insuffler pour accélérer la transition écologique : donner les moyens à chaque citoyen, à chaque entreprise et à chaque association de s’engager à son échelle. L’État et les collectivités sont là pour les accompagner, pour fixer le cadre et pour coordonner les efforts. Sur le terrain, on se parle et on s’écoute ! Tout le monde doit travailler ensemble, les associations environnementales, les entrepreneurs, les agriculteurs, les chasseurs, les pêcheurs…

« L’écologie à laquelle je crois est aussi celle du dialogue et de l’apaisement »

Ma mission en tant que Premier ministre de la République française est de contribuer à réconcilier toutes les France, celle urbaine dont les déplacements quotidiens en transports en commun ou à vélo sont souvent facilités par de solides infrastructures, mais aussi celle périurbaine voire rurale, constituée d’automobilistes pour qui la voiture est encore une nécessité et qui ont été trop souvent stigmatisés. Construisons avec eux les solutions.

Un tel dessein passe nécessairement par le dialogue, la concertation et la participation citoyenne, et le succès de la Convention citoyenne pour le climat voulue par le président de la République souligne une évidence : c’est par le dialogue qu’émergent des actions concrètes et des idées nouvelles. Et là encore, le local est particulièrement adapté à l’échange, à l’échelle d’un territoire, d’une commune ou d’un quartier.

« L’écologie à laquelle je crois est, enfin, une écologie de l’emploi, de l’innovation et de la croissance »

Une écologie qui crée de la richesse partout sur les territoires et y compris dans les ruralités. L’écologie est pour moi un projet d’amélioration de la qualité de vie, de notre performance économique et évidemment, de notre souveraineté.

C’est pourquoi, avec Barbara Pompili et l’ensemble des membres du gouvernement, nous mettons déjà ces principes en œuvre. Près du tiers des investissements prévus par le plan de relance, qui sera présenté fin août en Conseil des ministres, sera directement dédié à la conversion écologique de notre économie. Ce plan de relance sans précédent créera les conditions d’une croissance écologique, mais aussi des emplois qualifiés dès aujourd’hui et pour les jeunes qui entreront prochainement sur le marché du travail. L’action de la Convention citoyenne sur le climat, dont j’ai notamment reçu des représentants, sera prolongée par des mesures concrètes et ambitieuses.

L’écologie n’est pas l’apanage d’une génération. Elle n’est pas la propriété des grandes villes et elle l’est encore moins des partis politiques. L’écologie à laquelle je crois est celle de l’action plutôt que de l’incantation. Si nous voulons qu’elle soit créatrice de valeur, qu’elle soit efficace tout en étant juste, alors elle doit être l’affaire de tous les citoyens. »

Castex-Violence et drogue : une amende comme réponse !

Castex-Violence et drogue : une amende comme réponse !

 

 

Autant convenir que les orientations de Castex pour lutter contre la violence notamment sur fond de drogue ne sont pas du tout à la hauteur de l’enjeu. Pour résumer, la mesure essentielle est constituée par la perspective d’une amende en direction des consommateurs de stupéfiants.  Pas vraiment une réponse aux meurtres récents et aux scènes de crimes dans les quartiers : la policière écrasée, le chauffeur de bus assassiné ou encore le pompier volontairement atteint par balle. Sans parler des règlements de compte de bandes dans des quartiers qui ressemblent à Chicago. Parmi les autres mesures, il faut noter 60 policiers de plus à Nice, un ou deux emplois en plus pour l’action pénale dite proximité mais dans les tribunaux qui seront toujours aussi éloignés. Et pour la police municipale et le renforcement de son rôle : « on fera une étude » !

Le Premier ministre a en effet annoncé le lancement d’une expérimentation sur « l’extension des compétences de la police municipale ».

Des mesurettes complètement surdimensionnées par rapport à l’ampleur des violences. Pourquoi pas aussi une amende pour tout ce qui recouvre le concept d’incivilité évoquée par Macon et son gouvernement ; un concept d’incivilité qui comprend les crimes, les meurtres, les insultes et autres écarts anecdotiques comme criminels.

 

Le scandale est évidemment de qualifier d’incivilité des meurtres en plus souvent prémédités et organisés.  Les mesures prises par le premier ministre sont tellement insignifiantes  que les grands médias peinent en rendre compte.

 

SONDAGE popularité. Castex dépasse déjà Macron

SONDAGE popularité. Castex dépasse déjà largement Macron

D ‘entrée, le nouveau premier ministre fait son trou en matière de popularité avec  55% des Français qui  se disent satisfaits de sa nomination. Castex concentre ­toutefois davantage d’opinions négatives : 40% contre 24% pour Philippe – lequel, inconnu du grand public, suscitait beaucoup de refus de répondre.  Un sondage qui a sans doute une double signification à savoir que les premiers pas de Castex ne paraissent pas négatifs , au contraire,  mais que sans doute cette popularité de Castex  (‘ comme celle d’Édouard Philippe son prédécesseur) se nourrit aussi de l’impopularité de Macron . Une sorte de phénomène de vase communiquant. À noter qu’un sondage a montré que l’intervention de Macron le 14 juillet a été très mal appréciée :  70 % de l’opinion ne croient pas à son histoire de nouveau chemin.

Et Macron continue de dégringoler dans les sondages, avec 37% de satisfaits ce mois-ci, il enregistre sa cinquième baisse consécutive (-1%).

 

*L’enquête a été réalisée en ligne du 15 au 16 juillet 2020 par questionnaire auto-administré, auprès d’un échantillon de 974 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Pour un échantillon de cette taille, la marge d’erreur est comprise entre  comprise entre 1,4% (pour des résultats de 5 et 95%) et 3,1 % (pour un résultat de 50%). 

Le programme gargantuesque de Castex

Le programme gargantuesque de Castex

 

Beaucoup d’observateurs sont très  dubitatifs face au menu gargantuesque du Premier ministre. Ce dernier n’a d’ailleurs pas mis beaucoup de temps pour s’en rendre compte puisque quelques jours après l’annonce solennelle devant le Parlement, il décide de reporter en principe début 2021 les questions relatives à la réforme des retraites et à l’assurance chômage.

Pas vraiment étonnant avec des objectifs si nombreux, si complexes, si contradictoires il paraît difficile d’accorder une grande fiabilité à ce programme indigeste. Pour faire court, Castex veut tout traiter et en peu de temps. En peu de temps, car il lui reste théoriquement 600 jours avant l’élection présidentielle sachant qu’au moins 6 mois, voire davantage seront complètement neutralisés par la campagne électorale.

La relance économique qui à elle seule suffirait  à occuper un honnête homme nommé premier ministre. C’est le pivots de beaucoup d’autres réformes. De l’état économique du pays dépend la situation sociale et la plupart des grands équilibres ( chômage bien sûr mais aussi retraite, budget, dettes, profondeurs des réformes, les moyens de la décentralisation, la prise en compte réel de la problématique environnementale voire les moyens à mettre en œuvre pour prendre en charge la sécurité et le séparatisme).

Comment même avec un sa bonne volonté apparente, Castex pourrait-il réussir en 18 mois là où Macron a échoué en trois ans avec en plus toutes les conséquences dramatiques d’une crise sanitaire sans précédent. Un programme beaucoup trop ambitieux, trop vague, insuffisamment ciblé pour disposer de moyens à la hauteur de l’ambition affichée

Sans redressement de l’économie, les orientation demeureront théoriques éventuellement confinés dans des lois sans contenu.

 

Dans le détail, les orientations annoncées:

100 milliards pour l’économie

100 milliards d’euros au plan de relance de l’économie qui sera présenté à la rentrée pour créer les “conditions d’une croissance économique plus robuste, plus innovante, plus écologique et plus solidaire”. Notons déjà que la facture des 30 milliards d’euros pour le chômage partiel va dépasser les prévisions en 2020. Par ailleurs les 8 milliards annoncés pour 2021 sont notoirement insuffisants. En cause, le fait qu’on sera loin de retrouver le niveau de chômage de fin 2019 en 2021. Au moins un demi-million de chômeurs supplémentaires  fruits de la crise sanitaire seront indemnisés d’une manière ou d’une autre(par le chômage partiel ou  le chômage classique).

L’annonce d’un commissariat général au plan paraît sympathique mais là aussi l’ambition paraît démesurée. La redécouverte de l’impérative nécessité de la prospective partagée avec les acteurs économiques est sans doute incontournable si on veut éclairer l’avenir. Quant à dire comme l’affirme Castex que c’est  pour « planifier une politique économique de long terme, » c’est évidemment ridicule. La première chose c’est que le plan n’a jamais été l’instrument de planification de toute l’économie ( en dépit des critiques des pisse-froid de l’ultra libéralisme . La seconde chose c’est que l’objectif d’éclairer l’avenir sur les enjeux de long terme avec des scénarios constitue déjà une tâche immense. Mais on est loin d’une planification qui n’a d’ailleurs jamais existé même après 1945.

Le Premier ministre veut mobiliser 1,5 milliard d’euros pour la formation, en plus des 15 milliards du Plan d’investissement dans les compétences (PIC) qui devaient être répartis sur le quinquennat. Les personnes qui se tourneront vers les métiers en tension verront leur compte personnel de formation (CPF) abondé. Une orientation difficilement critiquable mais qui aurait pu commencer par un audit sérieux des 35 milliards qui sont dépensés annuellement au titre de la formation sans réel contrôle et sans réelle efficacité au regard de l’énorme enveloppe.

Castex annonce 40 milliards d’euros pour renforcer l’industrie française, qui “s’est affaiblie” pendant la crise, alors que certains fleurons français sont passés “sous pavillon étranger, sans que nous puissions, ou souhaitions, réagir”. Un phénomène structurel puisque la France a perdu en une trentaine d’années de l’ordre de 2 millions d’emplois industriels. Une véritable hécatombe. Il ne s’agit pas simplement de renforcer mais de reconstruire

Le premier ministre prend à son compte les mesures présentées mardi par Emmanuel Macron afin d’éviter une flambée du chômage chez les jeunes, Jean Castex a annoncé la création de 300.000 parcours et contrats d’insertion pour les jeunes en situation de décrochage et de 100.000 places en service civique, en plus des 140.000 places déjà existantes. Rien que sur les places relatives aux services civiques il y a lieu de sourire quand on sait ce service n’a pas grand chose de civique et pas grand-chose de formation professionnelle

La veille, Emmanuel Macron avait précisé qu’il serait aussi possible pour les jeunes diplômés d’effectuer un semestre ou une année d’études en plus avec l’ouverture de 200.000 places dans des formations qualifiantes supérieures ( dans des universités dans les effectifs vont déborder de partout ?). Cela afin de retarder leur entrée sur le marché du travail.

Et le premier ministre qui veut décidément faire dans le super concret d’annoncer le prix des repas pour les étudiants boursiers, pourquoi pas aussi le menu ?

L’hymne au territoire

Le premier ministre a dû prononcer au moins 30 ou 40 fois le mot territoire pour marquer sa volonté de décentralisation et de proximité. Et d’annoncer encore une loi, organique celle-là, pour réorganiser en profondeur l’État. Un champ d’action qui a été complètement ignoré par Macon. Et pour illustrer le propos le premier ministre de citer un déploiement du très haut débit qui n’atteindra que le cœur des agglomérations aussi les fuites d’eau ! Et la sauvegarde de lignes ferroviaires fermées déjà depuis des années voire des décennies.

Le premier ministre a aussi abordé l’enveloppe de la recherche et effleurer l’écologie avec des objectifs très généraux, beaucoup trop généraux.

« Le plan de relance proposera de mobiliser plus de 20 milliards d’euros pour la rénovation thermique des bâtiments, la réduction des émissions des transports et des industries, la production d’une alimentation plus locale et plus durable et le développement des technologies vertes, comme les batteries. » Des propos aussi très généraux concernant la santé plutôt l’absence d’ambition sur la réforme globale système sanitaire.

Dans cet inventaire à la Prévert, ressort tout d’un coup la catastrophique réforme des retraites tellement chère à Macon sera sans doute limitée à la suppression à terme ( clause du grand-père) des régimes spéciaux.

Le premier ministre a eu cependant le mérite de mettre des mots clairs sur un des problèmes essentiels de notre société à savoir les phénomènes de violence, d’insécurité.

Jean Castex entend “lutter contre l’islamisme radical sous toutes ses formes” et les “groupuscules violents” qui perturbent, notamment, les manifestations en France. Il a annoncé pour la rentrée un “projet de loi contre les séparatismes” pour “éviter que certains groupes ne se referment autour d’appartenances ethniques ou religieuses”.

Le Premier ministre a également annoncé la mise en place “de juges de proximité spécialement affectés à la répression des incivilités au quotidien”.

Une très bonne intention compte tenu de la déliquescence de l’État dans nombre de quartiers sensibles où  constate même des actes criminels contre les représentants et acteurs du service public. En conclusion, un menu complètement indigeste parce qu’il est impossible à mettre en œuvre. Castex aurait pu se limiter au redressement de l’économie et à l’insécurité. Le risque est que le gouvernement se disperse et finalement pratique aussi le saupoudrage politique à coup de mesurettes.

Castex : réformes retraite et chômage… renvoyées en 2021… ou plus tard !

Castex : réformes retraite et chômage… renvoyées en 2021… ou  plus tard !

 

 

Il est clair que le programme gouvernemental annoncé par Jean Castex est complètement démentiel. Pour résumer il faudrait qu’il fasse en moins de deux ans, un an et demi (au plus avec la campagne électorale), ce qui exigerait 5 ou 10 ans. L’inventaire à la Prévert du  programme annoncé par le Premier ministre comprend notamment:

 le séparatisme, la relance, l’ industrialisation, les territoires, la retraite , le chômage. Sans parler évidemment d’autres sujets comme la formation, les technologies et la recherche ou encore la réforme du système sanitaire.

Il est vraisemblable que ce gouvernement ne traitera pas convenablement même le 10e de ce programme est contentera sur nombre de sujets de saupoudrage avec des mesurettes .

Sans doute déjà un peu conscient du caractère gargantuesque du menu, le Premier ministre vient en tout cas de repousser à 2021 la réforme des retraites et les mesures d’application de l’assurance chômage. Comme c’est plus raisonnable, la priorité sera donc donnée à la relance. De quoi donner déjà du travail un honnête homme pour plusieurs années. En effet il y a bien sûr à traiter le cataclysme du Coronavirus sur l’activité économique et l’amortissement de cette crise exigera plusieurs années.

Mais on ne saurait oublier que la fin 2019 s’inscrivait déjà dans une tendance baissière et que i surtout d’énormes problèmes structurels concernant la France avec par exemple la dérive de certains indicateurs rendant compte des grands équilibres. Un seul exemple le déficit récurrent de la balance commerciale qui traduit en fait le différentiel de compétitivité par rapport aux autres pays.

La prise en compte du thème de la relance intègre évidemment aussi la gestion de l’envolée du chômage qui va concerner entre 1 million et 1 million et demi de personnes en plus. De ce point de vue, les réformes reportées 1er janvier l’ASSEDIC ne changeront pas la donne même si elle permet de protéger pour l’instant l’indemnisation des chômeurs.

La relance économique aura des incidences donc sur deux nombreux autres champs. Un dossier particulièrement compliqué et qui ne pourra être traité en quelques semaines ou même quelques mois. D’où l’interrogation concernant le report notamment de la réforme des retraites. Le climat économique et social sera-t-il plus favorable début 2021 pour traiter cette question ? Et ne risque-t-on pas de substituer à cette grande réforme une réformette juste pour faire plaisir à Macron dans le cadre de la prochaine campagne électorale.

 

En tout cas . Jean Castex a annoncé vendredi qu’il reporterait les négociations sur la réforme des retraites et l’entrée en vigueur de la réforme de l’assurance chômage à janvier 2021 pour donner la priorité à la relance et à l’emploi, répondant ainsi aux demandes des syndicats et du patronat.

Le Premier ministre, qui veut faire du dialogue social un marqueur de son passage à Matignon, recevait l’ensemble des partenaires sociaux afin d’élaborer une méthode et un calendrier de discussions sur les prochains chantiers sociaux du quinquennat.

“Il était important dans les circonstances tout à fait exceptionnelles que traverse notre pays (…) de montrer au peuple français que le dialogue existe”, a-t-il dit. “La priorité des priorités, désormais, c’est la lutte contre la crise.”

Il a proposé de décaler les discussions sur la réforme des retraites au début de l’année prochaine, en distinguant bien la question de la mise en place du régime universel des sujets de financement, alors que le déficit des régimes devrait atteindre 29,4 milliards d’euros à la fin 2020.

 

Force est de constater que les partenaires sociaux satisfaits de ce report de calendrier pour des questions de réalisme mais sans doute aussi pour ne pas avoir dans la période à afficher leurs divergences sur ces sujets.

 

 

 

 

 

Retraites: Jean Castex veut se limiter à la suppression des régimes spéciaux

Retraites: Jean Castex veut se limiter à la suppression des régimes spéciaux

 

On sait que Macon tient par-dessus tout à sa réforme des retraites pour satisfaire sa clientèle de droite. Peu importe même maintenant le contenu même de cet réforme car il s’agit surtout d’une question d’affichage dans la perspective des élections présidentielles. Le gouvernement serait prêt à abandonner beaucoup de choses dans cette réforme et finalement pourrait se contenter de la suppression des régimes spéciaux. Les questions financières d’équilibre qualifié de paramétriques seraient renvoyées à plus tard..

Fin des régimes spéciaux

«Cela implique clairement la disparition à terme des régimes spéciaux tout en prenant pleinement en considération la situation des bénéficiaires actuels de ces régimes», a-t-il poursuivi.  En gros la clause du grand-père sauvé une réforme bien mal en point. Pas sûr que cela soit suffisant et pertinent pour réussir le sauvetage.

Castex: Séparatisme, relance, industrialisation, territoires, retraite , chômage: le menu gargantuesque et impossible en moins de deux ans !

Castex: Séparatisme, relance, industrialisation, territoires, retraite , chômage: le menu gargantuesque et impossible en moins de deux ans !  

 

Beaucoup d’observateurs sont très  dubitatifs face au menu gargantuesque du premier ministre. Une sorte de retour au réel concernant le constat mais des objectifs si nombreux, si complexes, si contradictoires qu’il paraît difficile d’accorder une grande fiabilité à ce programme indigeste. Pour faire court, Castex veut tout traiter et en peu de temps. En peu de temps, car il lui reste théoriquement 600 jours avant l’élection présidentielle sachant qu’au – moins 6 mois, voire davantage seront complètement neutralisés par la campagne électorale.

La relance économique qui à elle seule suffirait  à occuper un honnête homme nommé premier ministre. C’est le pivots de beaucoup d’autres réformes. De l’état économique du pays dépend la situation sociale et la plupart des grands équilibres ( chômage bien sûr mais aussi retraite, budget, dettes, profondeurs des réformes, les moyens de la décentralisation, la prise en compte réel de la problématique environnementale voire les moyens à mettre en œuvre pour prendre en charge la sécurité et le séparatisme).

Comment même avec un sa bonne volonté apparente, Castex pourrait-il réussir en 18 mois là où Macron a échoué en trois ans avec en plus toutes les conséquences dramatiques d’une crise sanitaire sans précédent. Un programme beaucoup trop ambitieux, trop vague, insuffisamment ciblé pour disposer de moyens à la hauteur de l’ambition affichée

Sans redressement de l’économie, les orientation demeureront théoriques éventuellement confinés dans des lois sans contenu.

 

Dans le détail, les orientations annoncées:

100 milliards pour l’économie

100 milliards d’euros au plan de relance de l’économie qui sera présenté à la rentrée pour créer les “conditions d’une croissance économique plus robuste, plus innovante, plus écologique et plus solidaire”. Notons déjà que la facture des 30 milliards d’euros pour le chômage partiel va dépasser les prévisions en 2020. Par ailleurs les 8 milliards annoncés pour 2021 sont notoirement insuffisants. En cause, le fait qu’on sera loin de retrouver le niveau de chômage de fin 2019 en 2021. Au moins un demi-million de chômeurs supplémentaires  fruits de la crise sanitaire seront indemnisés d’une manière ou d’une autre(par le chômage partiel ou  le chômage classique).

L’annonce d’un commissariat général au plan paraît sympathique mais là aussi l’ambition paraît démesurée. La redécouverte de l’impérative nécessité de la prospective partagée avec les acteurs économiques est sans doute incontournable si on veut éclairer l’avenir. Quant à dire comme l’affirme Castex que c’est  pour « planifier une politique économique de long terme, » c’est évidemment ridicule. La première chose c’est que le plan n’a jamais été l’instrument de planification de toute l’économie ( en dépit des critiques des pisse-froid de l’ultra libéralisme . La seconde chose c’est que l’objectif d’éclairer l’avenir sur les enjeux de long terme avec des scénarios constitue déjà une tâche immense. Mais on est loin d’une planification qui n’a d’ailleurs jamais existé même après 1945.

Le Premier ministre veut mobiliser 1,5 milliard d’euros pour la formation, en plus des 15 milliards du Plan d’investissement dans les compétences (PIC) qui devaient être répartis sur le quinquennat. Les personnes qui se tourneront vers les métiers en tension verront leur compte personnel de formation (CPF) abondé. Une orientation difficilement critiquable mais qui aurait pu commencer par un audit sérieux des 35 milliards qui sont dépensés annuellement au titre de la formation sans réel contrôle et sans réelle efficacité au regard de l’énorme enveloppe.

Castex annonce 40 milliards d’euros pour renforcer l’industrie française, qui “s’est affaiblie” pendant la crise, alors que certains fleurons français sont passés “sous pavillon étranger, sans que nous puissions, ou souhaitions, réagir”. Un phénomène structurel puisque la France a perdu en une trentaine d’années de l’ordre de 2 millions d’emplois industriels. Une véritable hécatombe. Il ne s’agit pas simplement de renforcer mais de reconstruire

Le premier ministre prend à son compte les mesures présentées mardi par Emmanuel Macron afin d’éviter une flambée du chômage chez les jeunes, Jean Castex a annoncé la création de 300.000 parcours et contrats d’insertion pour les jeunes en situation de décrochage et de 100.000 places en service civique, en plus des 140.000 places déjà existantes. Rien que sur les places relatives aux services civiques il y a lieu de sourire quand on sait ce service n’a pas grand chose de civique et pas grand-chose de formation professionnelle

La veille, Emmanuel Macron avait précisé qu’il serait aussi possible pour les jeunes diplômés d’effectuer un semestre ou une année d’études en plus avec l’ouverture de 200.000 places dans des formations qualifiantes supérieures ( dans des universités dans les effectifs vont déborder de partout ?). Cela afin de retarder leur entrée sur le marché du travail.

Et le premier ministre qui veut décidément faire dans le super concret d’annoncer le prix des repas pour les étudiants boursiers, pourquoi pas aussi le menu ?

L’hymne au territoire

Le premier ministre a dû prononcer au moins 30 ou 40 fois le mot territoire pour marquer sa volonté de décentralisation et de proximité. Et d’annoncer encore une loi, organique celle-là, pour réorganiser en profondeur l’État. Un champ d’action qui a été complètement ignoré par Macon. Et pour illustrer le propos le premier ministre de citer un déploiement du très haut débit qui n’atteindra que le cœur des agglomérations aussi les fuites d’eau ! Et la sauvegarde de lignes ferroviaires fermées déjà depuis des années voire des décennies.

Le premier ministre a aussi abordé l’enveloppe de la recherche et effleurer l’écologie avec des objectifs très généraux, beaucoup trop généraux.

« Le plan de relance proposera de mobiliser plus de 20 milliards d’euros pour la rénovation thermique des bâtiments, la réduction des émissions des transports et des industries, la production d’une alimentation plus locale et plus durable et le développement des technologies vertes, comme les batteries. » Des propos aussi très généraux concernant la santé plutôt l’absence d’ambition sur la réforme globale système sanitaire.

Dans cet inventaire à la Prévert, ressort tout d’un coup la catastrophique réforme des retraites tellement chère à Macon sera sans doute limitée à la suppression à terme ( clause du grand-père) des régimes spéciaux.

Le premier ministre a eu cependant le mérite de mettre des mots clairs sur un des problèmes essentiels de notre société à savoir les phénomènes de violence, d’insécurité.

Jean Castex entend “lutter contre l’islamisme radical sous toutes ses formes” et les “groupuscules violents” qui perturbent, notamment, les manifestations en France. Il a annoncé pour la rentrée un “projet de loi contre les séparatismes” pour “éviter que certains groupes ne se referment autour d’appartenances ethniques ou religieuses”.

Le Premier ministre a également annoncé la mise en place “de juges de proximité spécialement affectés à la répression des incivilités au quotidien”.

Une très bonne intention compte tenu de la déliquescence de l’État dans nombre de quartiers sensibles où  constate même des actes criminels contre les représentants et acteurs du service public. En conclusion, un menu complètement indigeste parce qu’il est impossible à mettre en œuvre. Castex aurait pu se limiter au redressement de l’économie et à l’insécurité. Le risque est que le gouvernement se disperse et finalement pratique aussi le saupoudrage politique à coup de mesurettes.

Jean Castex veut des ministres sur le terrain !!!

Jean Castex veut des ministres sur le terrain !!!

 

Le nouveau Premier ministre a en quelque sorte lancé un appel solennel aux membres du gouvernement pour qu’ils se rendent sur le terrain. Une curieuse expression qui ne veut pas dire grand-chose ou sinon  que les responsables sont le plus souvent en suspension dans le ciel des technostructures.

Le Premier ministre lui-même a commencé sa tournée de terrain mais peut-on vraiment parler de terrain il s’agit d’une visite à l’Assemblée nationale, au Sénat, au conseil économique et social, à la direction d’une entreprise ou à des élus locaux.

Il y a de toute évidence quelques confusions à propos de ce concept de terrain.

Inutile d’être dupe , les visites de terrain sont des opérations de communication. En effet le plus souvent ces visites assez protocolaires ont surtout pour objet de solliciter la presse locale pour qu’elle rendre compte avec une certaine bienveillance de l’action des pouvoirs publics.

La plupart du temps ce terrain peut même se limiter à une rencontre avec quelques responsables locaux dans les salons de la préfecture.

Les responsables gouvernementaux (ou d’institutions en charge de l’intérêt général) entretiennent un rapport très ésotérique avec ce concept de terrain. Sans doute par peur de rencontrer les vrais les acteurs économiques et sociaux qu’il s’agisse des entreprises, des syndicats, des organisations locales.

 

Finalement Jean Castex en tant que premier ministre inscrit c’est pas dans ceux de Macron qui ne cesse lui-même de multiplier les visites sur tous les thèmes et dans toute la France. Résultat un bavardage de plus en plus insupportable en même temps qu’incompréhensible qui découle d’une simple préoccupation de communication.

Jean Castex, qui a formé son équipe ministérielle lundi, l’a réunie rue de Ségur, à Paris, pour “fixer” sa méthode de travail.

“Je l’ai rappelé : je souhaite que les ministres aillent sur le terrain pour entendre les demandes des Français, des entreprises et des élus locaux”, écrit-il sur Twitter.

Le Premier ministre a, selon lui, exprimé un “soucis très marqué de la concrétisation”. On se demande s’il n’y a pas une confusion entre concrétisation et communication. Pour preuve quand le Premier ministre invite »  les membres du gouvernement à se déplacer sur le terrain, à aller au contact des français, pour mesurer les effets concrets des décisions que nous aurons à prendre.”

Notons l’utilisation du futur à-propos des décisions. Peut-être serait-il préférable que Jean Castex précise d’abord les orientations en matière économique, sociale et même sanitaire avant de lancer ses ministres dans une campagne de com.

Jean Castex, 200 000 euros par an ?

Jean Castex, 200 000 euros par an ?

Comme l’avait déjà signalé L’Obs (article payant) en avril, Jean Castex a bien touché plus de 200 000 euros net d’argent public sur l’année 2019. En tant que président d’une communauté de communes, Jean Castex a dû remplir une déclaration d’intérêts publiée par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Le détail de toutes ses rémunérations est donc consultable sur le site de la HATVP.

 

On y apprend que l’énarque a touché en 2019 (comme en 2018), plus de 160 000 euros de rémunération annuelle en tant que délégué interministériel aux Jeux olympiques (JO) et paralympiques de 2024. Un poste hautement stratégique, placé sous l’autorité directe du Premier ministre, dont la mission est de coordonner l’ensemble des actions des services de l’Etat en vue de la préparation des JO.

Castex: changement de méthode …. ou de projet ?

Castex: changement de méthode ….  ou de projet ?

 

 

Le nouveau Premier ministre,  Jean Castex insiste beaucoup sur le changement de méthode ainsi; il a affirmé qu’il allait s’appuyer sur un dialogue accru avec les collectivités, les élus locaux et les partenaires sociaux pour faire face à la crise économique engendrée par l’épidémie de coronavirus.

 

Évidemment la question de méthode n’est pas indifférente, mieux vaut sans doute entendre les représentants des différents secteurs économiques et sociaux plutôt que de décider de manière technocratique des mesures pas forcément adaptées voire même contre productives. Mais le problème n’est pas seulement une question de démarche ou de chemin comme dit Macron. La question centrale est celle d’une vision, c’est-à-dire d’un projet.

Or  les élections ont démontré un certain nombre de choses qu’il convient de prendre en compte. D’abord un phénomène d’abstention particulièrement inquiétant qui montre la distance de plus en plus grande entre les appareils, les institutions, les politiques et les électeurs. Quant à la minorité qui a voté (une minorité idéologiquement par ailleurs très disparate , souvent même contradictoire,) elle a témoigné que la politique de Macron ne bénéficiait pas d’ancrage dans le pays et même que son parti demeurait virtuel. Pour la république en marche n’est pas seulement un échec, c’est pire, c’est la disparition d’un parti avant même son existence concrète. Macron est condamné à se rabattre sur les forces du parti républicain, en le divisant, en le dépouillant et en se transformant en leader naturel.

Ce qui est en cause dans le macronisme , c’est bien sûr la manière mais aussi le fond. La vérité c’est que Macron navigue à vue entre les obstacles qu’il n’a pas de projet ou de stratégie claire ni pour l’Europe, ni pour la France. À chaque réforme, il a échoué et même provoqué des conflits très coûteux pour le pays.

Les propos du Premier ministre sont sympathiques lorsqu’il affirme son désir d’ouvrir le dialogue ( à la différence sans doute d’un Édouard Philippe un peu trop droit dans ses bottes et dont le mimétisme avec Juppé a conduit aux mêmes résultats)

On ne peut qu’approuver le discours du Premier ministre à propos de la relocalisation industrielle mais cela restera vide de sens sans approfondissement dans chaque secteur et sans la participation des acteurs économiques intéressés.

Première visite de Jean Castex : pour quoi faire

Première visite de Jean Castex : pour quoi faire

On peut légitimement se demander quelle est la signification politique de la première visite du nouveau Premier ministre a une usine de semi-conducteurs. On sait évidemment que ce secteur présent une grande sensibilité stratégique mais une visite n’a vraiment d’intérêt que si elle s’accompagne d’un sur les perspectives de développement et plus globalement la politique dans laquelle elle va s’insérer. Finalement le premier ministre a surtout fait comme d’autres ou comme Macron il s’est limité à des banalités

Jean Castex a expliqué qu’il voulait, pour sa première visite, «une entreprise, de l’innovation, de l’industrie, avec de la difficulté à la fois conjoncturelle» en raison du Covid et de la crise, «et structurelle» en raison de la concurrence internationale. «C’est un bon exemple de ce qui est devant nous», a ajouté le Premier ministre, qui prépare le plan de relance voulu par Emmanuel Macron. X-Fab se présente comme un des leaders mondiaux des semi-conducteurs, spécialisée « dans les technologies des semi-conducteurs à signaux analogiques/mixtes ». Le site est situé sur trois communes: Corbeil-Essonnes, Le Coudray-Monceaux et Ormoy. Ses clients relèvent du secteur automobile, de l’industrie, de la médecine et de la communication mobile. Elle avait racheté fin 2016 le fabricant français de semi-conducteurs en difficulté Altis Semiconductor.

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Premier ministre : « je ne suis pas un simple « collaborateur’ » (Jean Castex au JDD)

Premier ministre : « je ne suis pas un simple « collaborateur’ » (Jean Castex au JDD)

Dans une interview au JDD, le nouveau premier ministre s’est efforcé de montrer qu’il n’était pas un simple technocrate voire -même un simple collaborateur du président de la république. Davantage des explications sur sa posture que sur le fond à propos duquel il ne dit pas grand-chose . Il parle surtout de méthodes et de changements sans autre précision. (Interview JDD)

 

Emmanuel Macron a annoncé un « nouveau chemin  ». À quoi doit-il ressembler?
C’est d’abord notre capacité collective à nous adapter à une situation radicalement nouvelle. Il ne s’agit pas de revenir sur les engagements pris par le président de la République et la promesse d’une société du travail, d’un projet d’émancipation, d’une volonté de retrouver notre souveraineté. Mais le fait est que l’épidémie a changé la donne. La France se retrouve face à deux défis : la crise sanitaire, dont je souligne qu’elle n’est pas terminée et qu’elle nous oblige à rester très vigilants ; la reconstruction de notre économie et la protection des Français, en amortissant les impacts immédiats sur leur quotidien et en aidant à la survie des entreprises. Au-delà, nous devrons tirer des enseignements de cette crise et en faire une forme d’opportunité pour rendre notre pays plus fort qu’avant et engager une relance économique, écologique et sociale.

 

Vous voulez dire qu’il faut mener de front la réparation d’urgence et les réformes structurelles?
Depuis le début du quinquennat, d’importantes transformations ont été engagées pour rendre la France plus forte, plus unie, et lui permettre de mieux tenir son rang dans le monde. Avant l’épidémie, nos résultats sur la croissance et contre le chômage étaient très encourageants, parmi les meilleurs d’Europe. L’écologie reste au cœur de nos préoccupations. La préservation de l’ordre républicain et la sécurité du quotidien ne sont pas négociables. L’épidémie a mis en évidence le besoin impérieux de retrouver une souveraineté économique et d’aller vers une société moins inégalitaire. Il faut maintenant aller plus loin. Nous ne sommes donc pas dans une logique de rupture politique par rapport à ce qui a été fait, mais nous devons démontrer que nous savons faire face. Et ça suppose évidemment une évolution de la méthode.

 

Précisément, quelle sera votre méthode?
Elle passera par le dialogue, la mobilisation de tous, l’obsession de la mise en œuvre concrète de ce sur quoi nous nous engageons, la conviction que plus on agit près du terrain, plus on est efficace. Nos concitoyens n’apprécient guère les postures politiciennes, moi non plus – a fortiori dans les difficultés que nous traversons. Ils veulent surtout des résultats, moi aussi.

Est-ce une façon de dire que vous ne vous considérez pas comme un Premier ministre politique?
Certainement pas. Je crois avoir une aptitude à négocier, à fédérer, à agir par les territoires. En cela, je fais de la politique. Et c’est ainsi que j’agis depuis plus de dix ans au niveau local, à la tête d’une petite ville. En quoi serait-ce moins respectable que d’en faire à l’Assemblée nationale ou au Sénat? Ce sont deux visions et deux approches différentes, toutes deux nécessaires. Il faut réhabiliter l’engagement politique et le sens de l’intérêt général, la France en a besoin.

Essayons de préciser les contours de votre mission à Matignon : Vous voyez-vous comme un « collaborateur  » du Président? Comme le chef de la majorité? Les deux?
Dans nos institutions, le chef de l’État fixe le cap, le Premier ministre assure sa mise en œuvre, en accord avec la majorité parlementaire. Pour ce qui concerne la relation avec le Président, il ne vous échappe pas qu’un seul de nous deux est élu au suffrage universel direct, et que ce n’est pas le Premier ministre… Le mot de « collaborateur  » est un peu péjoratif, vous en conviendrez. Il n’entre pas dans les intentions du chef de l’État de faire de moi un subordonné voué aux tâches secondaires. Quand vous aurez appris à me connaître, vous verrez que ma personnalité n’est pas soluble dans le terme de « collaborateur  ».

Dans votre première intervention, vendredi soir sur TF1, vous vous êtes défini comme un « gaulliste social  ». Est-ce que c’est l’orientation que vous voulez donner à votre gouvernement?
C’est ce que je suis, ça correspond aux valeurs que j’ai toujours défendues dans mon action quotidienne, tout au long de mon parcours au service de l’État et comme élu local. Ce n’est pas une nostalgie, c’est la vision d’une France où la justice et la responsabilité sont au cœur du pacte républicain, une vision au contraire très moderne.

Toujours pour mieux vous définir, vous définiriez-vous, à la façon d’Édouard Philippe, comme un homme de droite?
J’ai toujours pensé que le gaullisme dépasse les clivages traditionnels et je m’inscris donc pleinement dans la logique de dépassement politique engagé par le président de la République au service des Français. Les notions de droite et de gauche ont toujours une signification, mais dans la situation de notre pays il faut savoir aller au-delà. Je ne renie rien de mes engagements, mais ils ne m’ont jamais empêché de rassembler : je suis un maire élu et réélu dans une ville qui a toujours voté à gauche, et dans ma communauté de communes je travaillais avec une cinquantaine de maires de toutes sensibilités. Pourquoi? Parce que je m’intéresse à ce qui rassemble. Pas simplement pour créer du consensus, mais parce que c’est un gage d’efficacité. Dans la fonction qui est désormais la mienne, je considère qu’il est de mon devoir, avec le président de la République, de mobiliser et fédérer.

 

Vous venez de quitter Les Républicains. Envisagez-vous, contrairement à Édouard Philippe, d’adhérer à La République en marche?
Je suis peu attaché aux affaires des partis, mais il me semble naturel de m’inscrire sans ambiguïté dans le mouvement majoritaire qui soutient l’action du Président. Le plus important, c’est ma relation avec la majorité parlementaire. Celui qui accepte de devenir Premier ministre est, par vocation, le chef de la majorité : c’est son devoir de l’animer et de l’associer, dans l’écoute et la pédagogie.

 

Pour afficher votre volonté de fédérer, votre gouvernement comptera-t il des personnalités de droite et de gauche?
La composition de mon équipe correspondra aux priorités que nous nous fixons ; ce n’est pas d’abord un casting, c’est un choix politique et cela doit répondre à une exigence de compétence. Ce qui m’importe, c’est l’opérationnalité des ministres : être capable, d’où qu’on vienne, d’entrer en action tout de suite. Parce que la crise est là : sanitaire, économique, sociale, et qu’elle peut encore s’aggraver. Nous avons besoin de personnalités fortes pour agir vite et être à la hauteur. On ne peut pas perdre du temps à choisir des personnes, et je ne tarderai pas non plus à clarifier mes intentions, en prononçant mon discours de politique générale avant la mi-juillet. Et, je peux aussi vous l’annoncer, l’été sera studieux!

 

La formation du gouvernement peut-elle être terminée lundi?
Le plus vite sera le mieux. Nous mettons les bouchées doubles.

On parle d’un gouvernement resserré, concentré autour de quelques pôles principaux. Vous confirmez?
Ne nous perdons pas dans les questions de structure. Je le répète, le gouvernement doit être efficace. Pour m’être souvent intéressé aux questions d’organisation et de management, je ne suis pas sûr que des périmètres trop étendus soient forcément la garantie d’une plus grande efficacité.

Vous prônez un « nouveau pacte social  ». Qu’entendez-vous par là?
Des décisions essentielles sont sur la table. L’emploi, évidemment, qui dans le contexte actuel requiert une mobilisation de tous dans le cadre de la nouvelle donne sociale lancée par le président de la République. Le soutien aux soignants et la transformation de notre système de santé dans le cadre du Ségur que je conclurai la semaine prochaine. Le plan de relance doit être finalisé. À quoi s’ajoutent les réformes qui étaient dans les tuyaux sur les retraites et l’assurance chômage. Et celle de la dépendance qui devra venir ensuite et correspond à une nécessité. Tous ces sujets sont directement impactés par la crise, ce qui nécessite de les reprendre dans un cadre concerté et avec une cohérence d’ensemble.

 

Pour changer de ligne, ou au contraire pour la réaffirmer? Les syndicats s’inquiètent de vos intentions sur les retraites…
Dire qu’on va réexaminer un sujet, ce n’est pas se renier. C’est montrer notre capacité d’adaptation aux nouvelles circonstances, qui sont douloureuses. Par exemple, la crise a aggravé fortement le déficit de nos régimes de retraite. Je souhaite reprendre le dialogue avec les partenaires sociaux, c’est indispensable. Arriverons-nous à régler ces dossiers à court terme? C’est mon souhait. A minima, nous devrons nous fixer un nouvel agenda social. Je tends la main aux organisations syndicales et patronales pour que nous avancions ensemble. J’espère qu’ils la saisiront. Dans le dialogue social, il y a le respect des uns et des autres qui doit aboutir au compromis – qui n’est pas la compromission. Pour y parvenir, il faut que chacun fasse un pas vers l’autre.

 

Votre prédécesseur affirmait que sans retarder l’âge de départ à la retraite, le système n’était plus viable. Avec les conséquences de la crise que vous évoquez, cette mesure d’âge n’est-elle pas encore plus nécessaire?
Laissez-moi ouvrir la concertation. Le dialogue est indispensable – même si ensuite les gouvernements prennent les responsabilités que les circonstances exigent. Ce qui doit nous animer tous, c’est la volonté farouche de sauvegarder nos régimes de protection sociale, auxquels les Français sont légitimement attachés. Les partenaires sociaux le comprendront, j’en suis sûr.

Comptez-vous organiser une conférence sociale à la rentrée, comme le suggère le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger?
Vous donner ma réponse avant d’en avoir parlé avec les intéressés, ce serait déjà leur manquer de respect. Je ne fonctionne pas comme ça.

Emmanuel Macron a appelé à une « réconciliation  » avec les organisations syndicales. Est-ce votre feuille de route?
C’est mon tempérament. Mon passé en témoigne, je suis porté au dialogue. J’espère que tout le monde se mettra autour de la table. J’ajoute que cette « réconciliation  » doit aussi concerner les territoires et tout ce qu’on appelle les « corps intermédiaires  ». Faisons évoluer nos méthodes descendantes – celles de l’Administration comme celles des politiques – pour aller vers d’autres façons de décider et d’agir. Je ne parle pas de changer de priorités, mais d’avancer différemment. En France, nous adorons le débat d’idées, mais nous sommes moins forts pour les solutions pratiques. C’est pour ça qu’on finit par penser que les politiques ne servent à rien, qu’ils ne disent pas la vérité, qu’ils sont éloignés des réalités – et ce n’est pas toujours faux. En vous parlant aujourd’hui, je mesure que j’ai peu de chances d’être cru spontanément. Vous me jugerez sur pièces.

Faut-il décentraliser davantage?
L’État peut aussi exister sur les territoires. Durant la crise du Covid, j’ai beaucoup plaidé pour l’efficacité du couple « maire-préfet  ». C’est l’union du terrain et de l’État. Certes, l’État ne peut pas tout faire. Mais il peut faire mieux en faisant autrement.

Y aura-t il un tournant écologique avec votre gouvernement?
Agir pour l’environnement n’est pas une option, c’est une obligation. Des objectifs ambitieux, la France en a déjà. S’il y a un tournant, je le voudrais dans l’exécution et la réalisation. Les Français savent l’urgence du sujet, mais ils ont le sentiment que nous sommes à la traîne. Ne serait-ce pas encore une question de méthode? Aujourd’hui, tout le monde s’est approprié le sujet, et c’est même à qui prétend en faire le plus. Or, plus vous donnez à l’écologie un caractère idéologique, plus elle est clivante. Le précédent gouvernement avait initié une méthode qui me paraît bonne, mais qu’il faut accélérer à partir des territoires et des expériences qui marchent. Nous allons lister avec les acteurs locaux tout ce que l’on peut faire immédiatement : lutte contre les fuites dans les réseaux d’eau, contre l’artificialisation des terres, pour l’isolement thermique, les toitures photovoltaïques, le nettoyage des rivières, les pistes cyclables, la lutte contre le gaspillage, les circuits courts, le bien-être animal… Il faut croiser le fond, c’est à-dire l’ambition écologique du président de la République, une ambition forte et non décliniste, et la méthode qui permettra d’impliquer le plus possible les citoyens dans l’action publique.

Y a-t il un style Castex?
Je ne suis pas le mieux placé pour en juger. Disons que c’est un mélange de volontarisme et d’expérience, avec le souci de rassembler. Mais attention, je ne crois pas au consensus mou. Le temps est à l’action.

On vous dit passionné par la musique et le rugby. Qu’est-ce que ces passions disent de vous?
J’ai la chance de présider le festival de musique classique Pablo Casals à Prades, ma ville. Casals était un musicien qui s’est réfugié ici pour fuir le franquisme – il y a toujours un rapport entre la culture et la politique. Quant au rugby, ne pas l’aimer quand on est un homme du Gers serait une anomalie! C’est un sport de combat et de convivialité. Sur le terrain, on ne peut pas « s’échapper  ». Et si le collectif ne fonctionne pas, l’équipe perd.

Le livre préféré de votre prédécesseur était Cyrano de Bergerac. Et le vôtre?
Qu’Édouard Philippe aime Cyrano va droit au cœur du Gascon que je suis. J’adore cette œuvre moi aussi, même si je suis davantage porté sur les ouvrages historiques, les grandes biographies. En littérature, je suis un grand lecteur de Patrick Modiano. Et maintenant que je suis Premier ministre, je ne peux pas ne pas citer Albert Camus, dont la pensée se distinguait de l’ensemble de l’intelligentsia de son époque. Il écrivait : « La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un cœur d’homme.  » C’est une invitation à la détermination et à l’humilité.

 

Castex à Matignon: un changement pour Macron seulement ( opposition)

Castex à Matignon: un changement pour Macron seulement ( opposition)

Jean-Christophe Lagarde (UDI), résume bien les réactions de l’opposition. «la nomination de Jean Castex à Matignon, après qu’Édouard Philippe a refusé de suivre [Emmanuel Macron. NDLR] dans son virage dépensier, est un message clair! Le président veut gouverner seul et en direct pour préparer la présidentielle. Ça ne fait pas trop réinvention, mais plutôt déjà vu.»

Les réactions sont un peu plus contrastées  mais globalement beaucoup pensent que cela ne changera pas grand-chose et qu’il s’agit surtout d’une tentative Macon de récupérer une notoriété partie détournée par Édouard Philippe. Comme l’a fait Bruno Retailleau: «Édouard Philippe est quelqu’un avec qui j’ai eu de bonnes relations personnelles. Il est animé du sens de l’État. Malheureusement, il n’a pas conduit la politique qui permettrait à la France de se relever et je n’oublie pas que sa nomination avait été l’instrument de l’affaiblissement de la droite», souligne le président des Républicains au Sénat.

À l’Assemblée nationale, Damien Abad a reconnu un «certain nombre de désaccords» avec le chef du gouvernement. «Mais c’est un homme dont j’ai apprécié le sérieux, l’esprit de responsabilité et l’élégance. Édouard Philippe mérite le respect même si je pense qu’il a été pris en tenaille par une majorité LREM qui pousse à gauche, alors que lui voulait pousser à droite.»

Chez Les Républicains, il existe des attitudes différentes face à Philippe. Certains se méfient du danger potentiel qu’il représente pour la droite quand d’autres préfèrent ne pas insister sur des critiques trop marquées car, selon eux, elles risqueraient d’éloigner une partie de l’électorat LR, sensible au style d’Édouard Philippe.

En revanche, quand il s’agit de juger les résultats de son action, beaucoup ne font pas de distinction entre la politique menée par le premier ministre de celle dictée par le chef de l’État. Le numéro deux du parti LR, Guillaume Peltier, est sur cette ligne. «Comme chaque Français, je prends acte du départ d’Édouard Philippe. Ses qualités humaines et personnelles sont indéniables mais il porte un bilan terrible : dette, chômage, immigration, insécurité, communautarisme, centralisation technocratique… Il laisse un pays fragmenté, fracturé et divisé dans des proportions monumentales», accuse le parlementaire.

Ce bilan de trois années de pouvoir laisse Olivier Marleix «sans regrets» face au départ de Philippe. D’ailleurs, pour le député d’Eure-et-Loir, l’événement n’est ni une surprise, ni un hasard. «Philippe avait voulu établir un rapport de force avec Macron. Mais c’est ce qu’il ne fallait surtout pas faire puisqu’en Macronie, tout procède de Jupiter. Macron n’est pas comme Sarkozy, il ne cherche pas à composer avec des forces politiques. Il est trop orgueilleux pour admettre ce genre de comportement.»

Au Rassemblement national, Thierry Mariani s’est emparé du départ de Philippe pour cibler le président de la République: «Le problème, ce n’était pas le premier ministre mais Macron lui-même. L’arrivée de Castex ne changera rien… Le seul changement utile ce sera le remplacement de Macron».

À gauche, le premier secrétaire du Parti socialiste a lui aussi placé le chef de l’État au centre du jeu. En adressant ses salutations républicaines «à l’ancien et au nouveau premier ministre», Olivier Faure a estimé qu’Emmanuel Macron confirmait «sans surprise son cap»«Le jour d’après sera de droite comme le jour d’avant», en a-t-il conclu.

Les écologistes ont également critiqué le changement de locataire de Matignon par la voix de Sandra Regol, la secrétaire nationale adjointe d’EELV. «Les mots, les actes. Déclarer hier dans la presse régionale que tout va bien avec Édouard Philippe, annoncer son départ le lendemain. Souhaiter une femme, ne nommer que des hommes. Vraiment, une parole d’or», a-t-elle ironisé.

Du côté de La France insoumise, le député Alexis Corbière ne voit pas de changement en vue. Pour lui, le gouvernement veut maintenir «la même politique inégalitaire et anti-écologique». Puis d’avertir, sur un ton fataliste : «Ils peuvent entièrement changer l’équipe gouvernementale… Les mêmes causes produiront les mêmes effets.»




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