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Carburant: l’escroquerie la ristourne de Total

Carburant: l’escroquerie la ristourne de Total

La vérité, c’est que Total a surtaxé les prix lors de la distribution à l’occasion de la montée des cours de pétrole. Total (et les autres) continue d’ailleurs actuellement avec des prix à la pompe de près de deux euros le litre décorellés du niveau du pétrole à la production. Il ne s’agit donc nullement d’une ristourne mais d’un prix économiquement plus juste. Notons que le phénomène de surtaxation n’est pas nouveau quand les cours du pétrole tutoient les sommets; mais là, il atteint des niveaux sans précédent. Notons aussi l’hypocrisie du gouvernement qui récupère d’autant plus de fiscalité que les prix de vente sont hauts. La nouvelle indemnité carburant constitue par ailleurs constitue un relatif échec puisque réclamé seulement par la moitié des bénéficiaires potentiels.

Ce dispositif est mis en place depuis le début de l'année pour succéder à la ristourne du gouvernement, dont le prix était passé de 18 à 30 centimes par litre de carburant à la rentrée pour finir l’année 2022 à 10 centimes. Alors que ces remises carburant s’adressaient à l’ensemble des automobilistes, le gouvernement souhaite désormais cibler les plus modestes d’entre eux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler à travers le versement d’un chèque de 100 euros.

Imaginée en fonction de critères de revenus, l’indemnité carburant est censée bénéficier à 10 millions d'automobilistes qui peuvent la demander depuis le 16 janvier dernier et ce, jusqu’;au 28 février. Mais d’;après le ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires lors de la séance du jour à l’;Assemblée nationale en plein débat parlementaire sur la réforme des retraites, ils sont encore trop nombreux à ne pas avoir formulé leur demande en ligne alors que les premiers versements surviennent depuis dix jours.

Plus d’un Français sur deux qui peut bénéficier de ce chèque n’a pas encore fait cette demande et il s’agit d’une mesure forte en faveur des gros rouleurs et des familles les plus modestes;, a indiqué Christophe Béchu.

L’augmentation tendancielle des prix des carburants vers la barre des 2 euros le litre ralentit donc mais celle-ci devrait bel et bien être franchie dans les prochaines semaines. En effet, la récente instauration de l'embargo européen sur les produits pétroliers russes devrait à terme pousser à la hausse les prix, notamment du gazole.

Prix du carburant: la ristourne de Total est une escroquerie

Prix du carburant: la ristourne de Total est une escroquerie

La vérité c’est que Total a surtaxé les prix lors de la distribution à l’occasion de la montée des cours de pétrole. Total (et les autres) continue d’ailleurs actuellement avec des prix à la pompe de près de deux euros le litre décorellés du niveau du pétrole à la production. Il ne s’agit donc nullement d’une ristourne mais d’un prix économiquement plus juste. Notons que le phénomène de surtaxation n’est pas nouveau quand les cours du pétrole tutoient les sommets; mais là, il atteint des niveaux sans précédent. Notons aussi l’hypocrisie du gouvernement qui récupère d’autant plus de fiscalité que les prix de vente sont hauts. La nouvelle indemnité carburant constitue par ailleurs constitue un relatif échec puisque réclamé seulement par la moitié des bénéficiaires potentiels. <

Ce dispositif est mis en place depuis le début de l'année pour succéder à la ristourne du gouvernement, dont le prix était passé de 18 à 30 centimes par litre de carburant à la rentrée pour finir l'année 2022 à 10 centimes. Alors que ces remises carburant s'adressaient à l'ensemble des automobilistes, le gouvernement souhaite désormais cibler les plus modestes d'entre eux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler à travers le versement d'un chèque de 100 euros.

Imaginée en fonction de critères de revenus, l'indemnité carburant est censée bénéficier à 10 millions d'automobilistes qui peuvent la demander depuis le 16 janvier dernier et ce, jusqu'au 28 février. Mais d'après le ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires lors de la séance du jour à l'Assemblée nationale en plein débat parlementaire sur la réforme des retraites, ils sont encore trop nombreux à ne pas avoir formulé leur demande en ligne alors que les premiers versements surviennent depuis dix jours.
"Plus d’un Français sur deux qui peut bénéficier de ce chèque n’a pas encore fait cette demande et il s’agit d’une mesure forte en faveur des gros rouleurs et des familles les plus modestes", a indiqué Christophe Béchu.

L'augmentation tendantielle des prix des carburants vers la barre des 2 euros le litre ralentit donc mais celle-ci devrait bel et bien être franchie dans les prochaines semaines. En effet, la récente instauration de l'embargo européen sur les produits pétroliers russes devrait à terme pousser à la hausse les prix, notamment du gazole.

Ristourne carburant de Total : une escroquerie

Ristourne carburant de Total : une escroquerie

La vérité c’est que Total a surtaxé les prix lors de la distribution à l’occasion de la montée des cours de pétrole. Total (et les autres) continue d’ailleurs actuellement avec des prix à la pompe de près de deux euros le litre décorellés du niveau du pétrole à la production. Il ne s’agit donc nullement d’une ristourne mais d’un prix économiquement plus juste. Notons que le phénomène de surtaxation n’est pas nouveau quand les cours du pétrole tutoient les sommets; mais là, il atteint des niveaux sans précédent. Notons aussi l’hypocrisie du gouvernement qui récupère d’autant plus de fiscalité que les prix de vente sont hauts. La nouvelle indemnité carburant constitue par ailleurs constitue un relatif échec puisque réclamé seulement par la moitié des bénéficiaires potentiels.

Ce dispositif est mis en place depuis le début de l’année pour succéder à la ristourne du gouvernement, dont le prix était passé de 18 à 30 centimes par litre de carburant à la rentrée pour finir l’année 2022 à 10 centimes. Alors que ces remises carburant s’adressaient à l’ensemble des automobilistes, le gouvernement souhaite désormais cibler les plus modestes d’entre eux qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler à travers le versement d’un chèque de 100 euros.

Imaginée en fonction de critères de revenus, l’indemnité carburant est censée bénéficier à 10 millions d’automobilistes qui peuvent la demander depuis le 16 janvier dernier et ce, jusqu’au 28 février. Mais d’après le ministre de la Transition écologique et de la cohésion des territoires lors de la séance du jour à l’Assemblée nationale en plein débat parlementaire sur la réforme des retraites, ils sont encore trop nombreux à ne pas avoir formulé leur demande en ligne alors que les premiers versements surviennent depuis dix jours.
« Plus d’un Français sur deux qui peut bénéficier de ce chèque n’a pas encore fait cette demande et il s’agit d’une mesure forte en faveur des gros rouleurs et des familles les plus modestes », a indiqué Christophe Béchu.

L’augmentation tendantielle des prix des carburants vers la barre des 2 euros le litre ralentit donc mais celle-ci devrait bel et bien être franchie dans les prochaines semaines. En effet, la récente instauration de l’embargo européen sur les produits pétroliers russes devrait à terme pousser à la hausse les prix, notamment du gazole.

Après le chèque carburant, le chèque alimentation et le chèque pour le pain ?

Après le chèque  carburant, le chèque alimentation et le chèque  pour le pain ?

Un nouveau chèque carburant pourra  être reçu pour les utilisateurs éligibles qui se rendent à leur travail. L’idée est de faire face encore à la crise de l’énergie et en particulier du carburant. 

Cette distribution de chèques pour faire face aux différents aspects de la crise fêtent entrer la France dans une sorte d’économie de guerre administrée.
Notons que ce type de mesure est assez peu efficace car en général réclamé par la moitié des bénéficiaires compte tenu de la complexité de la procédure.
Mais la question fondamentale qui se pose est de savoir si ne serait pas plus efficace de mettre en place une régulation pérenne s’attaquant aux racines du mal; en effet jamais sans doute; les énergéticiens  (carburant, fioul domestique, électricité gaz) n’ont jamais réalisé autant de profits grâce à la crise.
Il s’agirait donc de mettre fin notamment à l’énorme spéculation qui a été occasionnée à l’occasion d’une crise générale de l’énergie.
On objectera que les chèques constituent des mesures ciblées. Un curieux ciblage quand en faite mesure carburant applicable à partir du 1er janvier concernera toutes les voitures attestant de déplacements domicile travail.

Encore une fois, il aurait été plus simple et plus efficace de réguler les prix du carburant par exemple dans le cadres d’une fourchette et cela sans nécessairement d’apports financiers de l’État.

À ce rythme on peut se demander si le gouvernement ne décidera pas un jour de créer des chèques pour le pain dans la mesure où les boulangeries sont très fortement impliquées par la hausse de l’énergie dont les coûts ont été multipliés par sept à huit en moyenne notamment par des pseudos énergétiques qui ne produisent rien, qui ne distribue rien et qui constituent des intermédiaires inutiles.

On peut aussi imaginer un chèque alimentation car le gouvernement planche actuellement sur le prix d’un panier de consommation de base.

Évidemment pour l’instant, le gouvernement met sous le tapis l’une des causes fondamentales de l’inflation à savoir la spéculation générale sur l’énergie.

L’aide s’élève à 100 euros. À noter, chaque véhicule ne peut donner lieu au versement que d’une aide, et chaque personne ne peut demander qu’une aide, même si elle dispose de plusieurs véhicules. Ainsi, un foyer ayant une voiture pour deux actifs ne pourra demander qu’une aide. En revanche, «elle peut s’élever à 200 euros pour un couple qui travaille et possède 2 voitures».

Selon Matignon, le montant de 100 euros «représente une remise de l’ordre de 10 centimes par litre» à la pompe, «sur la base des trajets moyens» des Français, soit 12.000 kilomètres sur une année.

Les véhicules doivent être «régulièrement assurés», et ils peuvent être à deux, trois ou quatre roues, thermiques ou électriques, précise le site des impôts. Il est aussi possible de solliciter l’aide pour un véhicule de société ou loué pour une longue durée, ainsi que pour une «utilisation habituelle à des fins professionnelles du véhicule appartenant à un proche».

Aucune condition kilométrique n’est exigée pour recevoir le chèque, mais les véhicules de fonction dont les frais de carburant sont pris en charge par l’employeur ne sont pas concernés, de même que les véhicules agricoles, poids lourds et quadricycles lourds à moteur. Les trottinettes et vélos sont aussi exclus, sans surprise.

L’indemnité carburant s’adresse uniquement aux personnes qui travaillent et exclut ainsi les retraités, parents au foyer et les chômeurs. Pour les demandeurs d’emploi, une aide spécifique est accordée par Pôle Emploi pour rembourser leurs déplacements liés à leur recherche de travail.

Pour recevoir le chèque, il faut se rendre directement sur le site des impôts, à partir de ce lundi 16 janvier à 9h. Un formulaire est mis en ligne sur ce sujet, et vous aurez jusqu’au 28 février pour faire votre demande. Les premiers versements sont attendus fin janvier.

Il faut ensuite renseigner votre numéro fiscal, votre plaque d’immatriculation et remplir une déclaration sur l’honneur indiquant que vous utilisez bien votre voiture pour vous rendre au travail.

Après l’échec carburant, d’échec pour le pain ?

Après le chèque  carburant, le chèque pour le pain ?

 

Un nouveau chèque carburant pour être reçu pour les utilisateurs éligibles qui se rendent à leur travail. L’idée est de faire face encore à la crise de l’énergie et en particulier du carburant. 

Cette distribution de chèques pour faire face aux différents aspects de la crise fêtent entrer la France dans une sorte d’économie de guerre administrée
Notons que ce type de mesure est assez peu efficace car en général réclamé par la moitié des bénéficiaires compte tenu de la complexité de la procédure.
.Mais la question fondamentale qui se pose est de savoir si ne serait pas plus efficace de mettre en place une régulation pérenne s’attaquant aux racines du mal; en effet jamais sans doute; les énergéticiens  (carburant, fioul domestique, électricité gaz) n’ont jamais réalisé autant de profits grâce à la crise.
Il s’agirait donc de mettre fin notamment à l’énorme spéculation qui a été occasionnée à l’occasion d’une crise générale de l’énergie.
On objectera que les chèques constituent des mesures ciblées. Un curieux ciblage quand en faite mesure carburant applicable à partir du 1er janvier concernera toutes les voitures attestant de déplacements domicile travail.

Encore une fois, il aurait été plus simple et plus efficace de réguler les prix du carburant par exemple dans le cadres d’une fourchette et cela sans nécessairement d’apports financiers de l’État.

À ce rythme on peut se demander si le gouvernement ne décidera pas un jour de créer des chèques pour le pain dans la mesure où les boulangeries sont très fortement impliquées par la hausse de l’énergie dont les coûts ont été multipliés par sept à huit en moyenne notamment par des pseudos énergétiques qui ne produisent rien, qui ne distribue rien et qui constituent des intermédiaires inutiles.

 

 

 

L’aide s’élève à 100 euros. À noter, chaque véhicule ne peut donner lieu au versement que d’une aide, et chaque personne ne peut demander qu’une aide, même si elle dispose de plusieurs véhicules. Ainsi, un foyer ayant une voiture pour deux actifs ne pourra demander qu’une aide. En revanche, «elle peut s’élever à 200 euros pour un couple qui travaille et possède 2 voitures».

Selon Matignon, le montant de 100 euros «représente une remise de l’ordre de 10 centimes par litre» à la pompe, «sur la base des trajets moyens» des Français, soit 12.000 kilomètres sur une année.

Quels véhicules sont concernés ?

Les véhicules doivent être «régulièrement assurés», et ils peuvent être à deux, trois ou quatre roues, thermiques ou électriques, précise le site des impôts. Il est aussi possible de solliciter l’aide pour un véhicule de société ou loué pour une longue durée, ainsi que pour une «utilisation habituelle à des fins professionnelles du véhicule appartenant à un proche».

Aucune condition kilométrique n’est exigée pour recevoir le chèque, mais les véhicules de fonction dont les frais de carburant sont pris en charge par l’employeur ne sont pas concernés, de même que les véhicules agricoles, poids lourds et quadricycles lourds à moteur. Les trottinettes et vélos sont aussi exclus, sans surprise.

Qui ne sera pas éligible ?

L’indemnité carburant s’adresse uniquement aux personnes qui travaillent et exclut ainsi les retraités, parents au foyer et les chômeurs. Pour les demandeurs d’emploi, une aide spécifique est accordée par Pôle Emploi pour rembourser leurs déplacements liés à leur recherche de travail.

Pour recevoir le chèque, il faut se rendre directement sur le site des impôts, à partir de ce lundi 16 janvier à 9h. Un formulaire est mis en ligne sur ce sujet, et vous aurez jusqu’au 28 février pour faire votre demande. Les premiers versements sont attendus fin janvier.

Il faut ensuite renseigner votre numéro fiscal, votre plaque d’immatriculation et remplir une déclaration sur l’honneur indiquant que vous utilisez bien votre voiture pour vous rendre au travail.

 

 

Le gâchis de carburant par les automobiles


Le gâchis de carburant par les automobiles

À l’occasion en vacances et avec l’envolée des prix des carburants, il est légitime de se poser la question : nos voitures consomment-elles trop ? Même si l’Europe a décidé d’interdire la production de véhicule à moteur thermique à partir de 2035, la majorité des véhicules de tourisme en circulation en France et sur la planète fonctionne avec un moteur thermique, c’est-à-dire avec un moteur utilisant un carburant de type essence ou gas-oil. par Noël Brunetière
Directeur de recherche, Université de Poitiers dans The Conversation

Ces moteurs ont pour fonction de transformer l’énergie thermique résultant de la combustion du carburant en énergie mécanique qui servira à mettre en mouvement le véhicule. Environ 40 à 50 % de l’énergie fournie par le carburant est transformée en énergie mécanique, le reste étant dissipé en chaleur. L’énergie mécanique n’est pas entièrement restituée aux roues du véhicule et près de 30 % seraient perdus par frottement.

Au final, l’énergie utilisée pour faire effectivement avancer le véhicule ne représente qu’environ 30 % de l’énergie totale fournie par le carburant. D’où viennent ces pertes ? Peut-on les réduire ? Quel gain peut-on espérer sur la consommation des véhicules ?

Fonctionnement d’un moteur thermique

Un moteur thermique est constitué d’une chambre de combustion dans laquelle le carburant est brûlé avec de l’air. Ceci conduit à une augmentation du volume de gaz dans la chambre de combustion qui va pousser un piston vers le bas. Ce dernier est lié à une bielle, elle-même connectée à un vilebrequin qui va transformer le mouvement vertical du piston en rotation. Cette rotation est transmise via la transmission mécanique (notamment la boîte de vitesse) aux roues du véhicule.

Constitution d’un moteur thermique : mouvement des pièces (rouge) et zones de frottement (jaune). Zephyris/Wikimedia, CC BY
Des soupapes vont s’ouvrir et se fermer pour laisser entrer l’air et le carburant et permettre aux gaz brûlés de sortir via le tuyau d’échappement. Seule une partie (40 à 50 %) de l’énergie thermique de la combustion est transformée en énergie mécanique. Le reste de cette énergie est perdue et évacuée par les gaz chauds qui sortent de l’échappement et par le radiateur qui assure le refroidissement du moteur. Une amélioration de la combustion associée à des systèmes de récupération d’énergie peut permettre d’augmenter le pourcentage d’énergie transformée et réduire la consommation de carburant de près de 30 %.

Les pertes par frottement

Il est maintenant utile de définir ce qu’on entend par frottement. Lorsque l’on met deux objets en contact, le frottement qui apparaît dans les zones de contact entre ces deux objets va s’opposer au glissement de l’un par rapport à l’autre. Par exemple, le frottement entre nos chaussures et le sol nous permet de nous déplacer sans glisser. Si le frottement est trop faible, par exemple lorsque le sol est verglacé, le glissement sera facilité entre nos chaussures et le sol et il devient très difficile de se déplacer en marchant. En revanche, on peut alors opter pour des patins qui vont utiliser le faible frottement avec le sol pour permettre un déplacement par glissement. Lorsque l’on fait glisser (ou frotter) deux objets l’un sur l’autre, il va donc y avoir une résistance due au frottement. Ceci conduit à une perte d’énergie sous forme de chaleur qui est perceptible lorsque l’on se frotte les mains par exemple. C’est exactement ce qui va se produire entre les éléments en mouvement dans le moteur et dans la transmission mécanique et dont nous allons évaluer l’impact.

La tribologie est la science qui s’intéresse aux problèmes de contact et de frottement et sur la façon de les contrôler. Des études récentes de tribologie, ont permis d’estimer les pertes par frottement dans les moteurs thermiques et les transmissions vers les roues du véhicule. ….Les pertes les plus importantes se produisent en périphérie du piston (environ 45 % des pertes), dans les liaisons entre la bielle, le vilebrequin et le bloc moteur (environ 30 % des pertes) et autour des soupapes et de leur système d’actionnement (pour environ 10 % des pertes). Les 10 % restant correspondent à des pertes dans les accessoires du moteur.

L’énergie mécanique qui sort du moteur est à nouveau réduite à nouveau réduite par les pertes dans la transmission mécanique notamment à cause du frottement dans les engrenages de la boîte de vitesse. L’énergie mécanique fournie par la combustion au sein du moteur thermique est finalement amputée, dans les conditions moyennes d’utilisation du véhicule, d’environ 30 % en raison de l’ensemble de ces pertes.

Peut-on réduire la consommation en limitant les pertes par frottement ?

Environ 30 % du carburant est donc utilisé pour vaincre le frottement entre les pièces mécaniques en mouvement. Une réduction de ces pertes laisse entrevoir un gain substantiel de la consommation. Il faut maintenant se focaliser sur les éléments en frottement pour discuter des améliorations possibles. Les pièces du moteur et de la transmission sont lubrifiées par une huile qui s’insère entre les surfaces et permet de limiter le frottement et l’usure de ces surfaces.

Pour réduire encore les pertes par frottement, les recherches en tribologie concernent deux axes. Le premier est l’amélioration des lubrifiants. Ces travaux visent à un meilleur contrôle de la variation des propriétés du lubrifiant telle que la viscosité avec la température. En effet, le frottement est globalement réduit lorsque la viscosité est plus faible, mais le film d’huile peut devenir trop mince et conduire aux contacts des aspérités des surfaces et à une usure plus rapide. Pour cela, le développement de nouveaux additifs ajoutés au lubrifiant qui permettent la création de couches protectrices à faible frottement sur les surfaces est aussi un sujet de recherche.

Les solutions utilisées pour réduire le frottement et l’usure dans les contacts mécaniques.

Le second volet concerne l’amélioration des surfaces elles-mêmes grâce à la réalisation de revêtements notamment à base de carbone qui assurent la protection des surfaces en contact et un plus faible frottement. Une autre façon de limiter le frottement passe par l’utilisation de surfaces texturées par un réseau de cavités dont les dimensions sont optimisées pour permettre une lubrification plus efficace.

Des travaux que nous avons récemment menés à l’Institut Pprime de Poitiers (CNRS, Université de Poitiers, ISAE Ensma) ont montré qu’il est possible de réduire le frottement de 50 % dans certains types de contact grâce à la texturation de surface.

Dans le cas des véhicules à moteur thermique, différentes études confirment que ces nouvelles technologies peuvent permettre à moyen terme de réduire les pertes par frottement de 50 à 60 % pour un gain en consommation de carburant de l’ordre de 15 %. Ce gain peut sembler faible, mais s’il est combiné avec une amélioration des moteurs et surtout une réduction de la taille et la masse des véhicules et par conséquent de la largeur des pneumatiques, des économies de consommation de carburant de l’ordre de 50 % sont atteignables. L’accroissement du segment des SUV sur le marché automobile, montre que ce n’est malheureusement pas une voie qui a été retenue par les fabricants de véhicules automobiles ces dernières années.

À très court terme quelles sont les solutions pour réduire la facture ? Si on exclut l’achat d’un nouveau véhicule, l’utilisation de lubrifiants plus performants peut réduire la consommation de quelques pourcents, ce qui reste faible et ne compense pas l’augmentation du prix des carburants à la pompe. De plus le choix d’un nouveau lubrifiant reste compliqué pour un particulier, car les études comparatives ne sont, pour l’heure, disponibles que dans la littérature scientifique et technique et donc réservées à un public averti.

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En revanche, n’oublions pas que les véhicules sont conçus pour transporter plusieurs passagers. Le covoiturage autorise, si on rapporte la consommation aux nombre de passagers, à diviser la consommation par 2, 3, 4 ou plus. Une utilisation rationnelle des véhicules reste la solution la plus efficace et la plus simple pour réduire la facture énergétique.

À plus long terme, la voiture électrique, qui est maintenant plébiscitée par l’Union européenne et de nombreux constructeurs, est-elle une solution plus efficace du point de vue des pertes par frottement ? La réponse est oui. Le nombre de pièces mécaniques en frottement étant très limité, ces pertes sont évaluées à moins de 5 %. Il reste cependant de nombreux verrous à lever pour en faire la solution idéale : le poids et le prix des batteries, l’extraction des matériaux nécessaires à leur fabrication et leur recyclage.

Energie: 100% de carburant durable pour le transport aérien ? Du pipeau

Energie: 100% de carburant durable pour le transport aérien ? Du pipeau

Rebelote avec l’idée de carburant totalement durable avec l’annonce du gouvernement britannique qu’un avion pourra voler en 2023. Le gouvernement britannique a annoncé, vendredi, qu’un Boeing 787 de la compagnie Virgin Atlantic décollera de l’aéroport londonien d’Heathrow pour se rendre à celui, américain, de JFK à New-York, propulsé uniquement avec du carburant d’aviation d’origine non-fossile (Sustainable Aviation Fuel, SAF).

Il est clair que les différents modes de transport se livrent à des actions de lobbying qui frôlent la tartuferie. En réalité ,il s’agira de résidus huileux ou graisseux retraité pour fabriquer du kérosène. Des régies de huileux ou graisseux qui eux-mêmes forcément sont producteurs d’émissions polluantes notamment de carbone. C’est un peu la même idée finalement que la proposition d’utiliser des plantations pour fabriquer du carburant. D’une part le mode de production implique nécessairement un impact sur les émissions nuisibles et la consommation elle-même n’est pas sans conséquences non plus.

Pour être presque 100 % durables le carburant devra un jour maîtriser complètement la filière hydrogène.

Plus concrètement, l’engin volera avec du carburant d’aviation d’origine non-fossile (Sustainable Aviation Fuel, SAF), tels que des déchets d’huile ou de graisse, à l’instar des huiles de cuisson. « Quand ils remplacent le kérosène, les SAF peuvent réduire les émissions de carbone de quelque 70% », ajoute le communiqué. S’ils sont beaucoup plus écologiques, ils émettent, en effet, toujours du CO2 lors de leur combustion, la réduction des émissions de gaz à effet de serre ayant lieu surtout pendant la phase de production.

Les organisateurs promettent néanmoins que ce vol sera « neutre en émissions nettes de carbone » puisqu’ils achèteront des crédits carbone liés à des projets qui absorberont des volumes équivalents de CO2 dans le futur; Bref le fameux modèle douteux de « compensation » : « Certes on tue la planète, mais on plante un arbre ! ». Le même principe que pour l’évasion fiscale des multinationales : « « certes on ne paye pas de fiscalité mais on donne un euro aux restos du cœur » ou mieux dans une fondation maison pour mieux contrôler les fonds.

100% de carburant durable pour le transport aérien ? Du pipeau

100% de carburant durable pour le transport aérien ? Du pipeau

Rebelote avec l’idée de carburant totalement durable avec l’annonce du gouvernement britannique qu’un avion pourra voler en 2023. Le gouvernement britannique a annoncé, vendredi, qu’un Boeing 787 de la compagnie Virgin Atlantic décollera de l’aéroport londonien d’Heathrow pour se rendre à celui, américain, de JFK à New-York, propulsé uniquement avec du carburant d’aviation d’origine non-fossile (Sustainable Aviation Fuel, SAF).

Il est clair que les différents modes de transport se livrent à des actions de lobbying qui frôle la tartuferie. En réalité il s’agira de résidus huileux ou graisseux retraité pour fabriquer du kérosène. Des régies de huileux ou graisseux qui eux-mêmes forcément son producteur d’émissions polluantes notamment de carbone. C’est un peu la même idée finalement que la proposition d’utiliser des plantations pour fabriquer du carburant. D’une part le mode de production implique nécessairement un impact sur les émissions nuisibles et la consommation elle-même n’est pas sans conséquences non plus. Pour être 100 % durables le carburant devra un jour maîtriser complètement la filière hydrogène.

Plus concrètement, l’engin volera avec du carburant d’aviation d’origine non-fossile (Sustainable Aviation Fuel, SAF), tels que des déchets d’huile ou de graisse, à l’instar des huiles de cuisson. « Quand ils remplacent le kérosène, les SAF peuvent réduire les émissions de carbone de quelque 70% », ajoute le communiqué. S’ils sont beaucoup plus écologiques, ils émettent, en effet, toujours du CO2 lors de leur combustion, la réduction des émissions de gaz à effet de serre ayant lieu surtout pendant la phase de production.
Les organisateurs promettent néanmoins que ce vol sera « neutre en émissions nettes de carbone » puisqu’ils achèteront des crédits carbone liés à des projets qui absorberont des volumes équivalents de CO2 dans le futur; Bref le fameux modèle douteux de compensation.

Transport aérien : 100% de carburant durable? Du pipeau

Transport aérien : 100% de carburant durable? Du pipeau

Rebelote avec l’idée de carburant totalement durable avec l’annonce du gouvernement britannique qu’un avion pourra voler en 2023. Le gouvernement britannique a annoncé, vendredi, qu’un Boeing 787 de la compagnie Virgin Atlantic décollera de l’aéroport londonien d’Heathrow pour se rendre à celui, américain, de JFK à New-York, propulsé uniquement avec du carburant d’aviation d’origine non-fossile (Sustainable Aviation Fuel, SAF).

Il est clair que les différents modes de transport se livrent à des actions de lobbying qui frôle la tartuferie. En réalité il s’agira de résidus huileux ou graisseux retraité pour fabriquer du kérosène. Des régies de huileux ou graisseux qui eux-mêmes forcément son producteur d’émissions polluantes notamment de carbone. C’est un peu la même idée finalement que la proposition d’utiliser des plantations pour fabriquer du carburant. D’une part le mode de production implique nécessairement un impact sur les émissions nuisibles et la consommation elle-même n’est pas sans conséquences non plus. Pour être 100 % durables le carburant devra un jour maîtriser complètement la filière hydrogène.

Plus concrètement, l’engin volera avec du carburant d’aviation d’origine non-fossile (Sustainable Aviation Fuel, SAF), tels que des déchets d’huile ou de graisse, à l’instar des huiles de cuisson. « Quand ils remplacent le kérosène, les SAF peuvent réduire les émissions de carbone de quelque 70% », ajoute le communiqué. S’ils sont beaucoup plus écologiques, ils émettent, en effet, toujours du CO2 lors de leur combustion, la réduction des émissions de gaz à effet de serre ayant lieu surtout pendant la phase de production.
Les organisateurs promettent néanmoins que ce vol sera « neutre en émissions nettes de carbone » puisqu’ils achèteront des crédits carbone liés à des projets qui absorberont des volumes équivalents de CO2 dans le futur; Bref le fameux modèle douteux de compensation.

Chèque carburant : une aumône ridicule

Chèque carburant : une aumône ridicule

Le gouvernement se vante d’avoir substitué à des mesures bouclier une mesure ciblée avec le chèque carburant 100 €. Un gouvernement qui sans doute oublie qu’à travers la fiscalité le carburant a fait rentrer des ressources très importantes dans le budget.Il est même probable que ce chèque ne sera même pas réclamé par une grande partie des bénéficiaires avec le coût du temps passé et des formalités pouvant parfois dépasser le bénéfice.Il aurait été plus efficace et plus rapide d’encourager les entreprises à augmenter les allocations transport notamment pour les bas salaires. Ce n’est pas à l’Etat de gérer directement des questions de pouvoir d’achat. À quand un chèque pour le pain ou la viande ?

Il faut noter le cas des parisiens qui pourront toucher cette prime bien que plus de la moitié n’utilise pas leur voiture pour se rendre au travail. Environ dix millions de Français, «les plus modestes», pourront bénéficier de ce chèque de 100 euros. Ce dernier d’adresse aux travailleurs, comme les salariés, les fonctionnaires ou les indépendants. Seule condition : le revenu fiscal de référence par part ne doit pas dépasser 14.700 euros en 2021. Selon les estimations de Bercy, une personne seule ne doit pas avoir gagné plus de 1314 euros nets par mois l’année dernière. Un couple avec un enfant ou une femme seule avec deux enfants ou un couple avec deux enfants auront le même plafond de revenus de 3285 euros mensuels. Enfin, un couple avec trois enfants doit avoir déclaré 5255 euros par mois comme revenu fiscal de référence en 2021. À noter que si deux adultes sont imposables, l’aide pourra être doublée à 200 euros pour l’ensemble du ménage.

Pour recevoir le chèque, il faudra s’inscrire directement sur le site des impôts, où un espace dédié sera mis en ligne «dès le 16 janvier», selon le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Vous devrez renseigner votre numéro fiscal, votre plaque d’immatriculation et remplir une déclaration sur l’honneur indiquant que vous utilisez bien votre voiture pour vous rendre au travail. Une fois la demande validée, les 100 euros seront crédités huit jours plus tard en une seule fois directement sur votre compte bancaire.

Les enjeux sociaux et politiques de la crise

Carburant : Les enjeux sociaux et politiques de la crise

La réquisition sans doute un peu tardive par le gouvernement vise évidemment d’abord à faire face au manque de carburant dans une grande partie de la France. Mais il y a en dessous aussi des enjeux sociaux , syndicaux et politiques ( Sans parler des enjeux économiques alors que la France est un quasi récession depuis l’automne)

Côté enjeux politiques, on voit difficilement la grève se terminer chez Total avant la manifestation contre la vie chère de Mélenchon et la grève générale de la CGT mardi.. Du coup, le gouvernement craint la contamination.

Notons que la confédération CGT, elle, n’a pas appelé à rejoindre cette manifestation organisée par Mélenchon. Les autres confédérations non plus afin d’éviter des confusions de rôles entre politiques et syndicats.

Il est probable cependant que des membres de la fédération CGT des industries chimiques notamment des responsables de Total seront présents à cette manifestation. Une fédération traditionnellement radicale par rapport à la confédération et longtemps proche du parti communiste.

Concernant la grève générale de la CGT mardi retrouvera comme d’habitude les syndicats gauchistes

Dans cette affaire de carburant se joue également une concurrence entre syndicats réformistes et syndicats révolutionnaires en tout cas très radicaux et/ou très corporatistes.

Enfin il faut prendre en compte le fait de la proximité du congrès de la CGT qui va procéder au remplacement de Martinez et dans la coulisse l’affrontement de la ligne réaliste face
à la ligne plus radicale comme la fédération CGT ds industries chimiques qui couvre l’activité carburant.

La Première ministre a justifié cette différence de traitement entre Total et Esso par le fait qu’un accord majoritaire, signé par la CFE-CGC et la CFDT, avait été trouvé sur les salaires chez Esso-ExxonMobil. « Une partie des organisations, malgré cet accord, veut poursuivre le mouvement et continuer le blocage, nous ne pouvons pas l’accepter », a souligné la cheffe du gouvernement.
« Le dialogue social, c’est avancer, dès lors qu’une majorité s’est dégagée. Ce ne sont pas des accords a minima. Les annonces de la direction sont significatives. Dès lors, j’ai demandé aux préfets d’engager, comme le permet la loi, la procédure de réquisition des personnels indispensables au fonctionnement des dépôts de cette entreprise », a-t-elle ajouté.

La première ministre aura doute la même analyse après l’accord passé le 14 octobre 1022 entre Total, la CFDT et la CGC ( majoritaires chez Total).
Le gouvernement souhaite donc laisser sa chance à la négociation, « A défaut, le gouvernement agira là-encore pour débloquer la situation », a-t-elle toutefois prévenu.

Il y a de toute évidence une politisation du climat social d’une part par la CGT, d’autre part par le parti de Mélenchon. Une politisation facilité par l’absence de stratégie du gouvernement non seulement vis-à-vis de la crise du carburant mais surtout vis-à-vis de l’inflation qui grignote le pouvoir d’achat.

Jusque-là le gouvernement a refusé de taxe sur les superprofits réalisés surtout dans le pétrole par la spéculation. Mais parallèlement il n’a pas su non plus impulser une négociation entre partenaires sociaux pour favoriser le rattrapage de salaires sur l’inflation.

Il y a donc une certaine légitimité à revendiquer chez les salariés. Avec cependant des risques de chienlit dans le pays du faite de l’instrumentalisation par l’ultra gauche de la problématique sociale, transformée en problématique politique. La responsabilité en incombe au gouvernement, au patronat et à l’ultra gauche.

Carburant : Les enjeux de la crise

Carburant : Les enjeux de la crise

La réquisition sans doute un peu tardive par le gouvernement vise évidemment d’abord à faire face au manque de carburant dans une grande partie de la France. Mais il y a en dessous aussi des enjeux sociaux , syndicaux et politiques ( Sans parler des enjeux économiques alors que la France est un quasi récession depuis l’automne)

Côté enjeux politiques, on voit difficilement la grève se terminer chez Total avant la manifestation contre la vie chère de Mélenchon. Du coup, le gouvernement craint la contamination.
Notons que la confédération CGT, elle, n’a pas appelé à rejoindre cette manifestation organisée par Mélenchon.

Les autres confédérations non plus afin d’éviter des confusions de rôles entre politiques et syndicats.

Il est probable cependant que des membres de la fédération CGT des industries chimiques notamment des responsables de Total seront présents à cette manifestation. Une fédération traditionnellement radicale par rapport à la confédération et longtemps proche du parti communiste.

Dans cette affaire de carburant se joue également une concurrence entre syndicats réformistes et syndicats révolutionnaires en tout cas très radicaux et/ou très corporatistes.

Enfin il faut prendre en compte le fait de la proximité du congrès de la CGT qui va procéder au remplacement de Martinez et dans la coulisse l’affrontement de la ligne réaliste face
à la ligne plus radicale comme la fédération CGT ds industries chimiques qui couvre l’activité carburant.

La Première ministre a justifié cette différence de traitement entre Total et Esso par le fait qu’un accord majoritaire, signé par la CFE-CGC et la CFDT, avait été trouvé sur les salaires chez Esso-ExxonMobil. « Une partie des organisations, malgré cet accord, veut poursuivre le mouvement et continuer le blocage, nous ne pouvons pas l’accepter », a souligné la cheffe du gouvernement.
« Le dialogue social, c’est avancer, dès lors qu’une majorité s’est dégagée. Ce ne sont pas des accords a minima. Les annonces de la direction sont significatives. Dès lors, j’ai demandé aux préfets d’engager, comme le permet la loi, la procédure de réquisition des personnels indispensables au fonctionnement des dépôts de cette entreprise », a-t-elle ajouté.

La première ministre aura doute la même analyse après l’accord passé cette nuit 14 octobre 1022 entre Total, la CFDT et la CGC ( majoritaires chez Total).
Le gouvernement souhaite donc laisser sa chance à la négociation, « A défaut, le gouvernement agira là-encore pour débloquer la situation », a-t-elle toutefois prévenu.

Pénurie de carburant : combien de temps ?……Un certain temps !

Pénurie de carburant : combien de temps ?……Un certain temps !

On connaît la fameuse histoire de Fernand Raynaud à propos du temps nécessaire pour le refroidissement du fût de canon : un certain temps ! C’est aussi le délai qui sera vraisemblablement nécessaire pour le rétablissement normal de la situation concernant le carburant. Au début, le gouvernement a totalement sous-estimé la question, puis considéré que le problème serait réglé en quelques jours et maintenant on parle de plusieurs semaines sans savoir par avance qu’elle sera l’évolution de la situation qui pourrait évoluer vers une radicalisation à défaut de généralisation sociale.

En bref, personne n’en sait rien même avec la réquisition. Il se pourrait qu’il faille plusieurs semaines pour sortir vraiment de la crise cela d’autant plus qu’au manque réel de carburant s’ajoute un environnement de panique.

Dans les faits, ces réquisitions doivent permettre de libérer les stocks de carburant et redémarrer les livraisons. Elles s’appuient sur un article du code des collectivités territoriales qui donne ce pouvoir aux préfets, en cas d’atteinte constatée ou prévisible au bon ordre.
Seuls les salariés du dépôt seront concernés, pas ceux de la raffinerie.

A priori, une fois que les arrêtés préfectoraux de réquisition sont publiés, il ne faut que quelques heures pour relancer les expéditions de carburant en toute sécurité. Sur franceinfo Eric Layly, président de la Fédération française des combustibles estime faudra au moins « deux à trois jours » pour que la situation s’améliore concrètement, et « uniquement à proximité » des dépôts concernés. Il précise qu’une fois la grève terminée, il faudra « une dizaine de jours » pour que tout revienne à la normale.

Crise carburant- Les Français en colère mais partagés

SONDAGE Crise carburant- Les Français en colère mais partagés

D’après le sondage Elabe les Français mécontents du gouvernement concernant la crise du carburant à hauteur de près de 80 % des sondés. Cependant ils sont assez partagés quant aux responsabilités réciproques des salariés du secteur pétrolier et des responsables patronaux.

Les Français comprennent évidemment les réactions des salariés qui souhaitent voir évoluer leur pouvoir d’achat face à une inflation qui affecte tout le monde. Dans le même temps, ils sont aussi assez mécontent des difficultés de ravitaillement en carburant . Face à cette situation, 79% des sondés considèrent qu’Emmanuel Macron et le gouvernement ne sont pas à la hauteur.

21% des Français interrogés déclarent qu’il leur est impossible de trouver de l’essence et 43% qu’ils ont du mal mais arrivent à en trouver. Sur le territoire, ce sont les habitants du quart nord-est (80% sont dans l’impossibilité ou ont des difficultés pour trouver de l’essence) et du Sud-Est (70%) qui sont les plus touchés.

Quant au conflit qui oppose actuellement les salariés des groupes pétroliers et leur direction sur la question des salaires, la mobilisation n’est que moyennement soutenue au niveau national. En effet, 42% des Français approuvent le mouvement de grève, tandis que 40% désapprouvent.

Ce taux de soutien est inférieur à la plupart des autres mobilisations catégorielles mesurées ces dernières années. Par exemple, le mouvement de protestation du personnel des urgences était soutenu à 88% en 2019.

Par conséquent, face aux pénuries dans un certain nombre de stations-essence, 51% des Français estiment que le gouvernement doit réquisitionner les salariés en grève pour assurer l’approvisionnement des stations-essence. À l’inverse, 48% des personnes interrogées considèrent qu’il ne doit pas réquisitionner les salariés en grève, et qu’il faut respecter le droit de grève.
Sondagé réalisé à partir d’un échantillon de 1000 personnes représentatif des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet du 11 au 12 octobre 2022.

CARBURANT: Entre Total et la CGT, l’affrontement de deux idéologies

CARBURANT: Entre Total et la CGT, l’affrontement de deux idéologies

Il paraît peu probable que la situation s’améliore rapidement concernant le carburant. En effet pour l’essentiel on assiste à un affrontement de deux idéologies entre Total et la CGT.

Total incarne en effet ce capitalisme international sans état d’âme qui exploite sans vergogne toutes les occasions de profits ( de l’exploitation souvent discutable des ressources pétrolières jusqu’à la vente de carburant ); par exemple Total profite de la hausse des cours du pétrole pour chaque fois – comme toutes les autres pétroliers-engrangèrent encore davantage de bénéfices. Le groupe français a plus que doublé son bénéfice net au deuxième trimestre, à 5,7 milliards de dollars, contre 2,2 milliards au même trimestre de 2021.Sur l’ensemble premier semestre dégagé un bénéfice de plus de 10 milliards. Des profits qui ne sont pas corrélés à une augmentation de l’activité mais qui découle directement de la spéculation résultant d’une part de la hausse des cours du pétrole, d’autre part de l’inflation.

Total est l’exemple même de ce capitalisme international qui accroît ses profits sur le dos des consommateurs et plus généralement des populations et en plus qui exhibe sans vergogne ses succès financiers.

Face à total et à des entreprises de même taille, le gouvernement ne pèse pas lourd. Ainsi face aux superprofits, le gouvernement a renoncé à une fiscalité spécifique. Le problème c’est que dans le même temps il n’a pas non plus incité les entreprises à engager rapidement des négociations pour un meilleur partage des profits entre actionnaires, salariés et investissements.

Face à des profits aussi importants, face à l’inflation qui affecte le pouvoir d’achat, il était assez prévisible que les salariés de certains secteurs dégageant de superprofits fasse valoir leurs revendications.

Le problème c’est que le conflit actuel se déroule dans un secteur où la CGT compte des forces les plus radicales. En effet la CGT dans le pétrole dépend de la fédération CGT des industries chimiques, une fédération particulièrement radicale beaucoup plus que la confédération et qui a même été très proche pendant longtemps du parti communiste.

On est donc en face de deux idéologies complètement différentes. Deux postures d’affrontement. La direction de Total déclare vouloir négocier mais avec un préalable la reprise du travail. À l’inverse la CGT veut d’abord négocier avant d’envisager la fin du conflit.

Cette guerre va durer un moment. Il est probable qu’ils n’ayez pas de généralisation conflictuelle dans le pays mais plutôt une sorte de radicalisation chez certains pétroliers comme Total.

Les grévistes ont refusé mercredi soir une proposition de la direction pour lever les blocages de dépôts de carburants, quelques heures après une première réquisition lancée par le gouvernement chez Esso-ExxonMobil afin de ravitailler les stations-services franciliennes à sec.
Au terme d’une nouvelle réunion au siège de TotalEnergies à la Défense, les grévistes ont refusé fermement une proposition de débloquer les livraisons tôt jeudi matin, comme condition à l’ouverture dans la foulée de négociations salariales.
Plus tôt dans la journée, la direction avait pourtant accepté pour la première fois de recevoir la CGT mercredi. Jusqu’à présent, elle exigeait comme préalable la levée des blocages pour voir le deuxième syndicat du groupe.Mais pour l’instant c’est plutôt le dialogue de sourds qui persistent avec des risques sérieux de radicalisation.

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