Archive pour le Tag 'capitole'

États-Unis–Capitole : 170 enquêtes criminelles en cours

États-Unis–Capitole : 170 enquêtes criminelles en cours

Des centaines voire des milliers de participants à l’opération de sédition encouragée par le président actuel au Capitole feront l’objet de poursuites judiciaires. Le procureur américain Michael Sherwin, par intérim à Washington, DC, a déclaré que son bureau s’attend à ce que des centaines de personnes soient finalement inculpées alors que le Federal Bureau of Investigation examine plus de 100000 photos et vidéos des troubles – dont certaines ont été prises par des participants alors qu’ils cassaient des fenêtres et volaient des choses.

«La portée et l’ampleur de cette enquête et de ces cas sont vraiment sans précédent, non seulement dans l’histoire du FBI, mais probablement dans l’histoire du DOJ», a déclaré Sherwin lors d’une conférence de presse. «Les terrains du Capitole à l’extérieur et à l’intérieur sont … une scène de crime.

Sherwin a déclaré que 70 affaires pénales avaient été déposées à ce jour, mais il a prédit que des centaines d’affaires sortiraient de l’enquête.

« Nous examinons des cas de crime importants liés à la sédition et au complot », a déclaré Sherwin, notant que son bureau a lancé une force de grève dont les ordres de marche sont de construire des affaires criminelles autour de telles accusations.

Il a ajouté que d’autres forces de frappe ont été constituées pour se concentrer sur les agressions contre les forces de l’ordre et les membres des médias.

«L’éventail des comportements criminels est vraiment … inégalé dans aucun type de scénario que nous ayons vu», a déclaré Sherwin, notant que cela va de la «simple intrusion» et du «vol de courrier» au «meurtre criminel et même civil droits de la force excessive. »

Capitole : la pente glissante des démocraties

Capitole : la pente glissante des démocraties

L’envahissement du Capitole prouve que les accommodements face aux comportements antidémocratiques de dirigeants élus sont une pente glissante sur laquelle il est dangereux de s’engager. Editorial du « Monde ». (Extrait)

 

 Donald Trump, explique Marine Le Pen, « n’a pas mesuré la portée de ses propos sur une partie des gens » auxquels il s’est adressé dans sa harangue devant la Maison Blanche, le 6 janvier.

Pour la présidente du Rassemblement national, appeler quelques milliers de manifestants aguerris à marcher sur le Capitole après les avoir chauffés à blanc pendant une heure pour empêcher les parlementaires de certifier les résultats d’une élection qui leur a été « volée » ne prêterait donc pas à conséquence. Même lorsque celui qui a lancé cet appel est président des Etats-Unis depuis quatre ans et a montré qu’il savait parfaitement jouer du pouvoir d’intimidation des milices d’extrême droite. Et même lorsqu’il attend plus de deux heures, une fois que les manifestants ont pris d’assaut le Capitole, pour leur demander de s’en retirer.

Marine Le Pen mesure-t-elle la portée de ses propos ? En trouvant cette excuse à Donald Trump, elle légitime une manœuvre qui a abouti à la suspension du processus démocratique pendant plusieurs heures. Elle-même n’a reconnu l’élection de Joe Biden que jeudi 7 janvier, une fois que le Congrès avait certifié les résultats, soit deux mois après le scrutin. Même Vladimir Poutine l’a précédée.

La tentative d’insurrection dirigée depuis la Maison Blanche est une leçon pour toutes les démocraties, en particulier celles de nos pays européens ; la réaction de Mme Le Pen ne la rend que plus claire. L’expérience prouve désormais que l’ambiguïté, les accommodements que l’on peut trouver face aux comportements antidémocratiques de dirigeants élus sont une pente glissante sur laquelle il est dangereux de s’engager.

« Les mots des présidents, a relevé le président élu Joe Biden, ont un sens : ils peuvent inspirer, mais ils peuvent aussi inciter. » On a sans doute, aux Etats-Unis et ailleurs, sous-estimé la dérive de Donald Trump, la force de son verbe, la puissance de sa démagogie, les distances qu’il prenait avec l’Etat de droit. Les excès de ce président d’un nouveau type, pensait-on, seraient balisés par les institutions démocratiques, dont la solidité était à toute épreuve.

Ils ne l’ont pas été. Cette leçon vaut pour tous les dirigeants de démocraties qui flirtent avec le populisme ou dévoient l’Etat de droit. Certains viennent de le comprendre. Boris Johnson, le premier ministre britannique, a condamné jeudi, avec vigueur, le comportement de Donald Trump, autrefois frère d’armes du Brexit.

Dévoiement insidieux

Le premier ministre tchèque, Andrej Babis, a sagement remisé depuis jeudi sa casquette rouge, copie du couvre-chef « Make America Great Again » des trumpistes, sur son profil Twitter, au profit d’un masque anti-Covid.

Le premier ministre slovène, Janez Jansa, qui, rompant l’unité européenne, avait félicité Donald Trump pour sa réélection alors qu’il était battu, s’est fait moins enthousiaste, même s’il ne laisse pas planer de mystères sur ses sympathies dans le choix de ses Retweet.

Peut-on s’accommoder du dévoiement insidieux de la démocratie dans certains pays de l’Union européenne ? A la lumière de ce qui s’est passé à Washington, la question prend une acuité nouvelle. Elle doit notamment être posée aux partis soucieux de la démocratie qui, à l’image de la CDU de la chancelière Angela Merkel et du parti Les Républicains, continuent d’accorder la protection du groupe parlementaire européen PPE au parti du premier ministre hongrois Viktor Orban, suspendu mais pas exclu. A ce jour, M. Orban n’a pas condamné les événements de Washington.

États-Unis : Envahissement du Capitole, un avertissement pour la démocratie

États-Unis : Envahissement du Capitole, un avertissement pour la démocratie

A juste titre l’union européenne s’inquiète de l’état de la démocratie au États-Unis et condamne avec fermeté les débordements qui ont conduit à une tentative d’insurrection avec l’envahissement du Capitole.

«Ce que nous avons vu mercredi n’était que l’apogée de développements très inquiétants qui se sont produits dans le monde ces dernières années. Cela doit être un signal d’alarme pour tous les défenseurs de la démocratie », a déclaré le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, dans un article de blog.

«Tout le monde doit comprendre que si nous acceptons des revers après des revers, même s’ils semblent mineurs, la démocratie et ses valeurs et institutions peuvent finir par périr de manière irréversible», a déclaré Borrell, qui s’exprime au nom des 27 États membres de l’UE.

Il est clair que la désinformation permise par ce qu’on appelle les réseaux sociaux à jouer un rôle important pour nourrir le camp des complots tisse et des aventuriers. Ceci étant la démocratie classique n’est pas non plus sans reproche y compris dans l’union européenne. Juste un exemple quel a été l’état du débat concernant l’accord de principe sur les investissements réciproques entre la Chine et l’union européenne ? Réponse zéro ou à peu près. Profitant de l’actualité essentiellement occupée par le Coronavirus, cet accord de principe soutenu essentiellement par les affairistes allemands est passé comme une lettre à la poste en dépit de la faible position de la France et d’autres.

 

Il est vrai que les réseaux sociaux jouent un rôle très néfaste pour la diffusion de fausses nouvelles comme par exemple le pseudo trucage des élections américaines. «Au cas où quelqu’un aurait des doutes, les événements de Washington montrent également que la désinformation constitue une réelle menace pour les démocraties», a déclaré Borrell. «Si certaines personnes croient qu’une élection était frauduleuse, parce que leur chef leur a répété à maintes reprises, elles se comporteront en conséquence.»

La  démocratie en général et européenne en particulier doit aussi s’interroger sur son contenu et ses modalités dans la mesure où le pouvoir technocratique et juridique a pris le dessus sur la dimension politique. pour s’opposer à ce phénomène nombre d’électeurs plus ou moins informés sont prêts à se jeterdans les bras de n’importe quel extrémiste.

Trump après l’assaut du Capitole : les rats quittent le navire

Trump après l’assaut du Capitole : les rats quittent le navire

 

C’est un peu la tradition dans le monde politique, on rejette les perdants ne serait-ce que pour préserver son avenir politique. Nombre de responsables et proches de trump ont quitté le navire ces jours derniers. En vérité, ils auraient pu le faire beaucoup plutôt compte tenu des déclarations complètement irresponsables de Trump  depuis notamment deux mois.

la ministre des Transports Elaine Chao a annoncé sa démission, évoquant son «trouble» face à l’invasion du Congrès américain mercredi. «Notre pays a vécu un événement traumatisant, totalement évitable (…) qui m’a tellement troublée que je ne peux pas l’ignorer», a justifié dans un communiqué celle qui est aussi l’épouse du chef des sénateurs républicains Mitch McConnell.

 

La démission de cette dernière a toutefois été fraîchement accueillie par les élus démocrates, qui réclament la mise à l’écart du pouvoir de Donald Trump après les violences commises par ses partisans. Si la ministre «trouve les événements d’hier à ce point répréhensibles, elle devrait convaincre le cabinet d’invoquer le 25e amendement, et non pas abdiquer la fonction qui lui permet de le faire», a souligné l’élue démocrate de la Chambre des représentants, Alexandria Ocasio-Cortez, estimant que démissionner treize jours avant la fin du mandat de Donald Trump n’était «pas grand-chose de plus que des tentatives de se protéger».

«Ces démissions ne veulent rien dire désormais. Des rats qui quittent le navire en train de couler», a tonné une autre élue de la Chambre, Jackie Speier. «Ils devraient invoquer le 25e amendement.»

 

Immédiatement après les violences, mercredi, le conseiller adjoint à la sécurité nationale Matt Pottinger avait été le premier à jeter l’éponge. La porte-parole de la Première dame Melania Trump, Stephanie Grisham, ancienne porte-parole de la Maison Blanche, avait présenté sa démission dans la foulée.

Des émeutiers du Capitole licenciés

Des émeutiers du Capitole licenciés

Le FBI a é demandé au public de l’aider à identifier les émeutiers, un appel qui a suscité des nervures sur les réseaux sociaux à la lumière de la couverture prolifique de l’événement. Cela comprenait des selfies postés par les participants et des vidéos  des partisans du président Donald Trump dans les hôtels de la région avant l’attaque.

Certaines personnes  qui avaient déjà été photographiées lors de rassemblements Trump et des partisans du mouvement de la théorie du complot QAnon ont été rapidement identifiés. Les détectives en ligne ont concentré leurs efforts sur les autres.

Plusieurs personnes clairement identifiées ont été immédiatement licenciées par leur employeur ou ont été conduit à démissionner.

 

Emeutes au Capitole : la prison ou l’asile pour Trump ?

Emeutes au Capitole : la prison ou l’asile pour Trump ?

 

Il est clair que Trump est largement responsable des événements qui ont conduit des extrémistes à envahir le capital. Il a chauffé à blanc ses supporters avec une immense manifestation et les a même invités à faire pression sur le capital. Il est clair que cette responsabilité de Trump pourrait le conduire en prison ou  à l’asile.

Nombre d’observateurs qui ont condamné Trump  et ses débordements l’ont en effet traité de malade mental. À tout le moins, il aura à rendre compte à la justice de ses appels récurrents face aux institutions.- Des accusations de complot, ainsi que des émeutes et des insurrections seront examinées pour les personnes arrêtées lors de la violation du Capitole américain, ont déclaré jeudi des responsables du ministère de la Justice.

Des membres de la police du Capitole des États-Unis figureront parmi les personnes interrogées en tant que témoins et si des éléments de preuve révèlent que l’un de ces officiers est complice, ils seront inculpés, a déclaré le procureur américain par intérim Michael Sherwin aux journalistes lors d’un point de presse.

«Toutes les options autour de la table», y compris les accusations de complot séditieux, d’émeutes et d’insurrection, a déclaré Sherwin.

Certains agents de la police du Capitole ont été filmés en train de poser pour des selfies avec des émeutiers pro-Trump qui sont entrés par effraction mercredi dans le bâtiment qui abrite la Chambre des représentants et le Sénat.

Envahissement du Capitole par les troupes de TRUMP : « UNE HONTE » (BUSH, OBAMA ET CARTER)

Envahissement du Capitole par les troupes de TRUMP : « UNE HONTE, (BUSH, OBAMA ET CARTER)

Trois démocrates et un républicain, Bill Clinton, George W. Bush, Barack Obama et Jimmy Carter se sont tour à tour exprimés pour condamner l’intrusion violente du Capitole à Washington par des partisans de Donald Trump, alors que les parlementaires étaient en train de certifier la victoire de Joe Biden lors de la présidentielle de novembre. Des heurts qui ont coûté la vie à au moins une personne, une femme.

Les trois derniers prédécesseurs de l’actuel président américain, qui se sont succédé à la Maison Blanche de 1993 à 2017, n’ont pas eu de mots assez durs pour qualifier les événements de ce mercredi, tout en pointant directement du doigt la responsabilité de celui qui doit quitter le pouvoir dans quelques jours, bien qu’il refuse de reconnaître sa défaite.

Barack Obama a pour sa part affirmé que « l’histoire se souviendra des violences aujourd’hui au Capitole, encouragées par un président qui a menti sans relâche sur l’issue d’une élection, comme d’un moment de déshonneur et de honte pour notre pays ».




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