Archive pour le Tag 'candidats'

Présidentielle 2022 : 30 à 50 candidats, la soupe est bonne !

Présidentielle 2022 : 30 à 50 candidats, la soupe est bonne !

Une trentaine de candidats ont déjà fait part de leur intention de se présenter en 2022. Une vingtaine d’autres pourrait le faire d’ici avril de l’année prochaine. Évidemment tous ne seront pas retenus. En 2017, 11 seulement, si l’on peut dire, avaient réussi à obtenir le nombre de signatures suffisantes. La particularité en France ,c’est que beaucoup de candidats déjà perdants se représentent encore, certains pour la deuxième ou la troisième fois. Certains très marginaux n’obtiendront que de 1 à 2 % mais c’est évidemment le moment de leur vie : apparaître sur le petit écran pour satisfaire leur ego. Pour d’autres, un peu plus sérieux , il s’agit de conquérir le pouvoir avec quelques chances de succès. Dans ce cas là, il ne sont que trois ou quatre.

Cet engouement démocratique pour la fonction présidentielle est aussi significatif du fait que la politique nourrit son homme. Certes tous ne visent pas la magistrature suprême et des milliers et des milliers de la superstructure politique (élus locaux, conseillers départementaux, conseillers de communauté, conseillers régionaux, députés, sénateurs etc.) vivent de cette activité pendant des années voire des dizaines d’années.

Certains candidats n’ont strictement aucune chance et sont là pour témoigner de leurs idées plus ou moins farfelues et ou de leur idéologie ( les trotskistes, le parti Animaliste, un maire transgenre et les inoxydable Jean Lassalle ou Asselineau.

Cette espèce de foire aux candidats ne grandit pas la France. Cela démontre au contraire l’affaiblissement des organisations qui normalement doivent assurer la médiation entre le pouvoir et les citoyens. Beaucoup de ces candidats sérieux vont même cacher leur organisation d’origine avec des slogans aussi médiocres que  : « ensemble, l’avenir c’est demain ». Bref le dégré zéro de la politique . Et pour se faire élire ou tenter, en multiplie évidemment les promesses de réévaluation notamment des salaires de chaque catégorie sociale. Un vrai concours Lépine de la démagogie qui démontre  qu’à défaut d’idées certains candidats ne manquent pas d’appétit pour la soupe du pouvoir. Pas étonnant si un personnage comme Zemmour émerge dans un environnement politique d’une telle médiocrité. De ce point de vue Macron avait montré le chemin en 2017.

Présidentielle: visite des candidats chez les « indigènes des territoires »

Présidentielle: visite des candidats chez les « indigènes des territoires »

 

Ce n’est sans doute pas un hasard si la plupart ont choisi la province pour annoncer leur participation à la présidentielle de 2022. En réalité, il y a un grand changement ; il ne s’agit plus de province, mot tombé dans la désuétude mais de territoires mots plus nobles que campagne, province ou terre éloignée.

 

D’une manière générale et pas seulement en politique, le terme territoire a effacé le mot province. Pour quelle raison scientifique ? Sans doute aucune mais pour des raisons de mode sémantique.

 

En politique, les gilets jaunes sont aussi passés par la et il est de bon ton de marquer la sensibilité provinciale de l’élite politique. Dans les faits malheureusement, la France est caractérisée par une hyper centralisation dans tous les domaines autour de Paris. C’est toujours là que tout se discute, tout se négocie, tout se décide.

 

La province a perdu de son attrait et de sa vigueur avec la désindustrialisation de la France. Elle ne pesait déjà pas lourd par rapport à Paris avant la mondialisation et la décrépitude industrielle française. Le mot territoire n’a guère de sens car il recouvre des réalités très diverses. Il y a une quinzaine de villes françaises de grande dimension.

Une  sorte de super agglo qui regroupe souvent la plus grande partie des habitants de la région et de l’activité économique. Quelques villes moyennes qui survivent avec difficulté grâce à quelques emplois tertiaires, beaucoup de retraités et des activités touristiques. Des petites villes souvent au bord de l’agonie qui progressivement sont privées de tout service public ou presque. Enfin le monde rural complètement désertique et dont l’avenir sera assuré par les résidents secondaires le temps des beaux jours. Seuls quelques vieux indigènes s’entête  à y rester.

 

Mais pour les élites parisiennes qui briguent les voix de tous les Français, hors  le périphérique parisien,  tout est territoire et tout est peuplé d’ indigène qu’il faut bien accepter de visiter pour recueillir leurs suffrages. La visite sera d’ailleurs largement commentée dans la presse locale qui se borne à traiter les faits divers comme les chiens écrasés. Une presse d’ailleurs en voie de disparition tellement le contenu est indigent.

 

Le président de la république lui-même a entamé un immense tour de France qui va durer des mois pour visiter ces indigènes, sorte de gaulois velléitaires qui s’entêtent  à refuser de rejoindre la région parisienne. Pas d’autres solutions donc que de faire une excursion en zone inconnue des territoires pour marquer sa relation féodale aux peuplades provinciales éloignées.

Elections Russie : Le parti de Poutine avec 40 % des voix dans une élection sans candidats d’opposition

Elections  Russie : Le parti de Poutine avec 40 % des voix dans une élection sans candidats d’opposition

 

Le parti de Poutine a récolté 43,39% des voix dans une élection où tous les candidats opposés officiellement à Poutine ont été interdits, selon des résultats préliminaires portant sur 21% des bureaux de vote. « 

Le parti du Kremlin devance les communistes du KPRF (22,82%) et semble assuré de conserver une large majorité à la Douma, la chambre basse du Parlement, même si ces résultats préliminaires témoignent d’une baisse par rapport à 2016. Russie Unie avait alors obtenu 54,2% des voix et les communistes 13,3%.

Le Kremlin a  écarté tous les concurrents les plus dangereux pour assurer à son parti, Russie unie, la majorité des sièges à la Douma. Les partisans de l’opposant emprisonné Alexeï Navalny ont en réaction appelé à voter pour les candidats les mieux placés pour battre ceux de Russie Unie, bien souvent des communistes.

Primaire EELV: cinq candidats dans trois fonctionnaires

Primaire EELV: cinq candidats dans trois fonctionnaires

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2022: cinq candidats dont trois fonctionnaires  ou assimilés, soit une sur-représentation de responsables payés par les deniers publics. Ce qui explique souvent la radicalité des intéressés assurés de toucher leur salaire et qui ignorent la menace sur l’emploi tout autant que les réalités sociaux économiques. Cinq prétendants sont donc sur la ligne de départ: Sandrine Rousseau, enseignante-chercheuse en sciences économiques de 49 ans, ex-vice-présidente du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais et ex-cadre dirigeante du parti; Éric Piolle, 48 ans, ancien cadre dirigeant de Hewlett-Packard et maire de Grenoble depuis 2014; Yannick Jadot, 53 ans, ancien responsable de Greenpeace France et député européen depuis 2009, vainqueur de la primaire d’EELV en 2016 avant de rejoindre le PS Benoît Hamon; Delphine Batho, 48 ans, ex-ministre et députée des Deux-Sèvres; Jean-Marc Governatori, enfin, âgé de 62 ans. L’ancien entrepreneur, écologiste centriste et conseiller municipal de Nice s’est imposé par voie de justice après la tentative d’exclusion du pôle écologiste de la formation de Corinne Lepage, qui lui apportait la majorité des parrainages nécessaires.

Démocratie–Election présidentielle de 2022 : déjà une bonne trentaine de candidats ou le folklore français

Démocratie–Election présidentielle de 2022 : déjà une bonne trentaine de candidats ou le folklore français

 

Si la crise démocratique en France se caractérise par une abstention de plus en plus inquiétante, par contre le nombre de candidats à la candidature ne faiblit pas. Cela vaut à peu près pour toutes les élections, de l’élection locale à l’élection présidentielle. Certains candidats présentent un  CV citoyen relativement étoffé tandis que d’autres sont de parfaits inconnus sans aucune expérience sociale. Même pour l’élection présidentielle , 30 à 50 candidats sont déjà sur les rangs. ( Et il manque encore les chasseurs, les pêcheurs, les boulistes et les joueurs du PMU notamment !)

Au final, on comptera seulement une bonne dizaine d’aspirants présidents, ce qui est déjà largement ridicule au regard des pratiques démocratiques internationales des pays développés. De toute évidence, une remise à plat complète de notre système démocratique s’impose notamment du fait que les élus ne sont réellement désignés que par une très petite partie du corps électoral. ( 10 % par exemple pour des élus locaux, départementaux ou régionaux, parfois moins ; pour les présidentielles l’abstention était déjà d’environ 25 % en 2017. À noter aussi qu’il faudrait tenir compte de 12 millions de mal ou non inscrits, soit 25 % des votants. La moitié des électeurs ne vote donc pas et les élus  recueillent au mieux 25 % des voix et dans certaines élections même moins de 10 %. Pour les présidentielles ,le vainqueur représentera un peu plus de 25 % au second tour.( Un peu plus de 10 % au premier tour).

Certains candidats sont là pour témoigner de leur posture plus ou moins iconoclaste ou tout simplement pour satisfaire un ego surdimensionné qui leur permet de façon presque rituelle d’apparaître sur le petit écran tous les cinq ans.

 

Il faut vraiment que la crise démocratique soit profonde en France pour se  laisser aller à une pantomime qui nourrit aussi le désintérêt voir le mépris du système politique.Notons que les candidats sortis de nulle part comme Macron donnent une légitimité supplémentaire à tous les fantaisistes qui se proposent de gérer la France alors que sans doute il ne serait pas capable de gérer une épicerie du coin.

Le JDD fait l’inventaire de cette espèce d’inventaire à la Prévert des candidats à la candidature.

Pour vous aider à y voir plus clair, le JDD a recensé les candidats officiellement déclarés, ceux qui passeront par des primaires ou encore ceux qui sont pressentis pour se présenter.

 

Les candidats

 

Ces responsables ont officialisé leur candidature ou bien ont déjà été désignés par leur mouvement. Il leur faut encore trouver les 500 parrainages d’élus d’ici à début 2022 pour se qualifier pour le premier tour. Les voici classés dans l’ordre chronologique de leur candidature, du plus récent au plus ancien.

Florian Philippot, ancien numéro deux du FN qui a fondé en 2017 le parti souverainiste Les Patriotes, a annoncé le mercredi 14 juillet 2021 sa candidature à la présidentielle.

Philippe Poutou* a été désigné pour la troisième fois de suite candidat par le Nouveau parti anticapitaliste, a annoncé sa formation lundi 28 juin 2021.

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a été investi par ses militants à l’issue d’un vote organisé du 7 mai au 9 mai 2021. La dernière candidature communiste remonte à 2007 puisque le PCF s’était allié à Jean-Luc Mélenchon lors des deux précédentes présidentielles.

Xavier Bertrand a officialisé sa candidature à la présidentielle dans un entretien au Point le 24 mars 2021, sans passer par une primaire à droite. L’ex-ministre et secrétaire général de l’UMP, parti qu’il a quitté en 2017, conditionne cette ambition à une réélection à la tête de la Région Hauts-de-France, qu’il obtient le 27 juin.

Jean Lassalle*, président du parti Résistons, a confirmé à l’AFP le 16 mars 2021 sa deuxième candidature à la présidentielle, après celle de 2017.

Nathalie Arthaud* a vu sa troisième candidature consécutive être validée par le 50e congrès de Lutte ouvrière, les 19 et 20 décembre 2020.

Jean-Luc Mélenchon* a annoncé sa candidature, la troisième après 2012 et 2017, le 8 novembre 2020 au 20-Heures de TF1. La condition qu’il s’est lui-même fixée – recueillir 150.000 parrainages citoyens – a été atteinte quatre jours plus tard.

Nicolas Dupont-Aignan* s’est déclaré pour la troisième fois de suite candidat à la présidentielle, le 26 septembre 2020 lors de la rentrée de son parti, Debout la France, à Paris.

Jean-Frédéric Poisson a annoncé dans Valeurs actuelles sa candidature le 16 juillet 2020, en tant que président du Parti chrétien-démocrate, rebaptisé depuis « VIA, la voie du peuple ». Il se présente cette fois directement à la présidentielle, après être passé par la primaire de droite en 2016, dont il avait terminé à l’avant-dernière place.

Marine Le Pen*, finaliste de la dernière présidentielle, a fait part le 16 janvier 2020 lors de ses voeux à la presse de sa « décision » de briguer pour la troisième fois Elysée, après 2012 et 2017. Le Rassemblement national doit entériner cette candidature lors de son congrès prévu les 3 et 4 juillet à Perpignan.

François Asselineau*, président de l’UPR, a annoncé dès le 4 avril 2019 sur France 2 son intention d’être « candidat à la prochaine présidentielle ».

Eric Piolle, le maire de Grenoble, a confirmé sa candidature à cette primaire dans un entretien à France Bleu Isère diffusé mardi 29 juin 2021.

Delphine Batho, députée et présidente de Génération Ecologie, a officialisé sa candidature lundi 5 juillet 2021 sur BFMTV.

Sandrine Rousseau, ancienne secrétaire nationale adjointe d’EELV, a annoncé aux militants de son parti dès le 26 octobre 2020 son intention de se présenter à la primaire écologiste de septembre 2021.

Yannick Jadot, tête de liste EELV aux européennes de 2019, a officialisé mercredi 30 juin 2021 au 20-Heures de TF1 être candidat à la présidentielle via la primaire écologiste. Il avait déjà remporté la primaire de l’écologie en 2016 avant de renoncer à sa candidature présidentielle en s’alliant au PS alors mené par Benoît Hamon.

  • Valérie Pécresse a officialisé jeudi 22 juillet sa candidature à la présidentielle. Réélue fin juin à la tête de la Région Ile-de-France, la dirigeante du mouvement Libres!, qui a quitté LR en 2019, a toujours souhaité une « primaire la plus ouverte possible » pour la droite.
  • Philippe Juvin, maire LR de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) et chef de service des urgences, a confirmé sa candidature sur France Info le 4 juillet. 

Ils sont pressentis :

  • Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, nourrirait des ambitions pour 2022 que l’intéressé ne confirme pas publiquement. L’ex-président des Républicains, en retrait de la scène nationale depuis sa démission consécutive à la débâcle de son camp aux européennes de 2019, n’est « pas dans une course de vitesse », a-t-il indiqué lundi 28 juin au lendemain de sa réélection aux régionales.
  • Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, a déjà fait part de son intérêt d’être candidat à cette primaire, qu’il appelle de ses voeux.
  • Michel Barnier, l’ancien négociateur du Brexit pour l’UE, a expliqué en avril au Point avoir un « projet d’ambition » et « de rassemblement du pays », tout en précisant qu’il se décidera sur une candidature à l’automne 2021.
  • David Lisnard, maire LR de Cannes, a indiqué le 7 juillet 2021 sur BFMTV Nice Côté d’Azur qu’il pourrait « participer » à une primaire de la droite, tout en ne souhaitant pas l’annoncer formellement. Il avait présenté le 9 juin 2021 une ébauche de programme dans la perspective de 2022.
  • Rachida Dati, maire LR du 7e arrondissement de Paris, avait déclaré en septembre 2020 au quotidien britannique The Times vouloir « gagner l’élection présidentielle de 2022″. Elle n’a pas confirmé sa candidature mais entend peser en vue de cette échéance.
  • Pierre Larrouturou, fondateur de Nouvelle Donne, élu député européen en 2019 sur la liste PS-Place publique, a annoncé sa candidature le 6 juillet 2021 dans un entretien à Ouest-France via cette primaire citoyenne.
  • Gérard Filoche, ex-PS aujourd’hui à la tête du mouvement Gauche démocratique et sociale (GDS), s’est déclaré candidat le 10 juillet 2021.
  • Sandrine Rousseau, déjà candidate à la primaire écologiste, s’est engagée en cas de victoire à passer également par cette primaire citoyenne.

En outre :

  • Gaël Giraud, économiste et membre de la liste des 12 personnalités proposées, a jugé cette « initiative bienvenue » et estimé que les candidats à cette primaire devaient « y participer pleinement ».
  • Charlotte Marchandise, ancienne maire adjointe de Rennes en charge de la santé, a fait part de son intérêt le 8 juillet 2021 mais n’est pas dans la liste de 12 personnalités pouvant, à ce stade, récolter des parrainages. Elle a déjà remporté une primaire citoyenne en 2016 mais n’avait pas récolté ses 500 parrainages pour se présenter en 2017

 

  • Emmanuel Macron* refuse pour l’heure de se prononcer ouvertement sur la perspective de briguer un second mandat présidentiel mais son camp fait tout comme. Le chef de l’Etat ne devrait pas officialiser sa candidature avant 2022.
  • Anne Hidalgo, la maire PS de Paris, a donné jeudi 1er juillet « rendez-vous à la rentrée » pour une éventuelle candidature à la présidentielle mais a déjà effectué un premier rassemblement d’élus de gauche le 12 juillet à Villeurbanne (Seine-Saint-Denis) au cours duquelle elle s’est vue remettre 500 premières signatures d’élus la soutenant.
  • Arnaud Montebourg, ex-ministre PS, a dit le 10 juin vouloir « peser » sur la présidentielle et s’est dit  »disponible pour cette perspective sérieuse d’une candidature unique » à gauche. Celui qui s’est mis en retrait de la vie politique depuis 2017 ne serait pas favorable à une primaire, lui qui a échoué à chaque fois à ce stade en 2012 et en 2017.
  • Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI réélu à la fin mai, s’est dit favorable à ce que sa formation présente un candidat en 2022. Il a indiqué que son parti arrêterait « à l’automne » sa position.
  • Eric Zemmour, polémiste d’extrême droite et figure de la chaîne de télévision CNews, cache de moins en moins son ambition présidentielle. L’association de financement du parti « Les amis d’Eric Zemmour » a été agréée mercredi 30 juin par la Commission nationale des comptes de campagne et l’homme doit sortir un livre en septembre.
  • Hélène Thouy, co-fondatrice du Parti animaliste, a annoncé jeudi 1er juillet sa candidature à la présidentielle.
  • Alexandre Langlois, policier et secrétaire général du syndicat Vigi, a annoncé sa candidature en juin 2021.
  • Clara Egger, enseignante-chercheuse aux Pays-Bas, est candidate depuis le 26 avril 2021 avec « le mouvement espoir RIC 2022″, qui défend l’introduction d’un référendum d’initiative citoyenne dans la Constitution.
  • Anasse Kazib, délégué syndical de Sud Rail et figure de la grève des cheminots en 2018, a annoncé en avril 2021 sa « pré-candidature » au sein du NPA, qu’il quitte ensuite.
  • Marie Cau, devenue en 2020 la première maire transgenre de France, à Tilloy-lez-Marchiennes (Nord) a annoncé son « souhait » d’être candidate à l’élection présidentielle, le 19 mars 2021 dans une interview à La Voix du Nord.
  • Jacline Mouraud, l’une des premières égéries du mouvement des Gilets jaunes, a annoncé le 7 décembre 2020 à l’AFP son souhait « de participer à l’élection présidentielle de 2022″.
  • Eric Drouet, leader des Gilets jaunes lors du conflit social de 2018-2019, a déclaré sa candidature le 18 octobre 2020.
  • Antoine Martinez, général, ancien officier de l’armée de l’air et récent signataire d’une tribune dans Valeurs actuelles sur le « délitement » de la France, s’est déclaré le 10 juillet 2020.
  • Hadama Traoré, militant associatif d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a indiqué en juin 2020 au Parisien qu’il va « aller » à la présidentielle avec son collectif « La Révolution est en marche ».
  • Gilles Lazzarini, chef d’entreprise et fondateur d’une ONG environnementale, a annoncé en juin 2020 son souhait de candidat, à la tête de son parti « P5″, le parti politique pour la paix et pour la protection de la planète.
  • Joachim Son-Forget, député non-inscrit élu en 2017 avec l’étiquette LREM, a indiqué le 12 février 2020 dans l’émission Touche pas à mon poste qu’il comptait être candidat en 2022.

Election présidentielle de 2022 : déjà une bonne trentaine de candidats ou le folklore français

Election présidentielle de 2022 : déjà une bonne trentaine de candidats ou le folklore français

 

Si la crise démocratique en France se caractérise par une abstention de plus en plus inquiétante, par contre le nombre de candidats à la candidature ne faiblit pas. Cela vaut à peu près pour toutes les élections, de l’élection locale à l’élection présidentielle. Certains candidats présentent CV citoyen relativement étoffé tandis que d’autres sont de parfaits inconnus sans aucune expérience sociale. Même pour l’élection présidentielle , 30 à 50 candidats sont déjà sur les rangs. ( Et il manque encore les chasseurs, les pêcheurs, les boulistes et les joueurs du PMU notamment !)

Au final, on comptera seulement une bonne dizaine d’aspirant président, ce qui est déjà largement ridicule au regard des pratiques démocratiques internationales des pays développés. De toute évidence, une remise à plat complète de notre système démocratique s’impose notamment du fait que les élus ne sont réellement désignés que par une très petite partie du corps électoral. ( 10 % par exemple pour des élus locaux, départementaux ou régionaux, parfois moins ; pour les présidentielles l’abstention était déjà d’environ 25 % en 2017. À noter aussi qu’il faudrait tenir compte de 12 millions de mal ou non inscrits, soit 25 % des votants. La moitié des électeurs ne vote donc pas et les élus  recueillent au mieux 25 % des voix et dans certaines élections même moins de 10 %. Pour les présidentielles le vainqueur représentera un peu plus de 25 % au second tour.

Certains candidats sont là pour témoigner de leur posture plus ou moins iconoclaste ou tout simplement pour satisfaire un ego surdimensionné qui leur permet de façon presque rituelle d’apparaître sur le petit écran tous les cinq ans.

 

Il faut vraiment que la crise démocratique soit profonde en France pour se  laisser aller à une pantomime qui nourrit aussi le désintérêt voir le mépris du système politique.Notons que les candidats sortis de nulle part comme Macron donnent une légitimité supplémentaire à tous les fantaisistes qui se proposent de gérer la France alors que sans doute il ne serait pas capable de gérer une épicerie du coin.

Le JDD fait l’inventaire de cette espèce d’inventaire à la Prévert des candidats à la candidature.

Pour vous aider à y voir plus clair, le JDD a recensé les candidats officiellement déclarés, ceux qui passeront par des primaires ou encore ceux qui sont pressentis pour se présenter.

 

Les candidats

 

Ces responsables ont officialisé leur candidature ou bien ont déjà été désignés par leur mouvement. Il leur faut encore trouver les 500 parrainages d’élus d’ici à début 2022 pour se qualifier pour le premier tour. Les voici classés dans l’ordre chronologique de leur candidature, du plus récent au plus ancien.

Florian Philippot, ancien numéro deux du FN qui a fondé en 2017 le parti souverainiste Les Patriotes, a annoncé le mercredi 14 juillet 2021 sa candidature à la présidentielle.

Philippe Poutou* a été désigné pour la troisième fois de suite candidat par le Nouveau parti anticapitaliste, a annoncé sa formation lundi 28 juin 2021.

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a été investi par ses militants à l’issue d’un vote organisé du 7 mai au 9 mai 2021. La dernière candidature communiste remonte à 2007 puisque le PCF s’était allié à Jean-Luc Mélenchon lors des deux précédentes présidentielles.

Xavier Bertrand a officialisé sa candidature à la présidentielle dans un entretien au Point le 24 mars 2021, sans passer par une primaire à droite. L’ex-ministre et secrétaire général de l’UMP, parti qu’il a quitté en 2017, conditionne cette ambition à une réélection à la tête de la Région Hauts-de-France, qu’il obtient le 27 juin.

Jean Lassalle*, président du parti Résistons, a confirmé à l’AFP le 16 mars 2021 sa deuxième candidature à la présidentielle, après celle de 2017.

Nathalie Arthaud* a vu sa troisième candidature consécutive être validée par le 50e congrès de Lutte ouvrière, les 19 et 20 décembre 2020.

Jean-Luc Mélenchon* a annoncé sa candidature, la troisième après 2012 et 2017, le 8 novembre 2020 au 20-Heures de TF1. La condition qu’il s’est lui-même fixée – recueillir 150.000 parrainages citoyens – a été atteinte quatre jours plus tard.

Nicolas Dupont-Aignan* s’est déclaré pour la troisième fois de suite candidat à la présidentielle, le 26 septembre 2020 lors de la rentrée de son parti, Debout la France, à Paris.

Jean-Frédéric Poisson a annoncé dans Valeurs actuelles sa candidature le 16 juillet 2020, en tant que président du Parti chrétien-démocrate, rebaptisé depuis « VIA, la voie du peuple ». Il se présente cette fois directement à la présidentielle, après être passé par la primaire de droite en 2016, dont il avait terminé à l’avant-dernière place.

Marine Le Pen*, finaliste de la dernière présidentielle, a fait part le 16 janvier 2020 lors de ses voeux à la presse de sa « décision » de briguer pour la troisième fois Elysée, après 2012 et 2017. Le Rassemblement national doit entériner cette candidature lors de son congrès prévu les 3 et 4 juillet à Perpignan.

François Asselineau*, président de l’UPR, a annoncé dès le 4 avril 2019 sur France 2 son intention d’être « candidat à la prochaine présidentielle ».

Eric Piolle, le maire de Grenoble, a confirmé sa candidature à cette primaire dans un entretien à France Bleu Isère diffusé mardi 29 juin 2021.

Delphine Batho, députée et présidente de Génération Ecologie, a officialisé sa candidature lundi 5 juillet 2021 sur BFMTV.

Sandrine Rousseau, ancienne secrétaire nationale adjointe d’EELV, a annoncé aux militants de son parti dès le 26 octobre 2020 son intention de se présenter à la primaire écologiste de septembre 2021.

Yannick Jadot, tête de liste EELV aux européennes de 2019, a officialisé mercredi 30 juin 2021 au 20-Heures de TF1 être candidat à la présidentielle via la primaire écologiste. Il avait déjà remporté la primaire de l’écologie en 2016 avant de renoncer à sa candidature présidentielle en s’alliant au PS alors mené par Benoît Hamon.

  • Valérie Pécresse a officialisé jeudi 22 juillet sa candidature à la présidentielle. Réélue fin juin à la tête de la Région Ile-de-France, la dirigeante du mouvement Libres!, qui a quitté LR en 2019, a toujours souhaité une « primaire la plus ouverte possible » pour la droite.
  • Philippe Juvin, maire LR de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) et chef de service des urgences, a confirmé sa candidature sur France Info le 4 juillet. 

Ils sont pressentis :

  • Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, nourrirait des ambitions pour 2022 que l’intéressé ne confirme pas publiquement. L’ex-président des Républicains, en retrait de la scène nationale depuis sa démission consécutive à la débâcle de son camp aux européennes de 2019, n’est « pas dans une course de vitesse », a-t-il indiqué lundi 28 juin au lendemain de sa réélection aux régionales.
  • Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, a déjà fait part de son intérêt d’être candidat à cette primaire, qu’il appelle de ses voeux.
  • Michel Barnier, l’ancien négociateur du Brexit pour l’UE, a expliqué en avril au Point avoir un « projet d’ambition » et « de rassemblement du pays », tout en précisant qu’il se décidera sur une candidature à l’automne 2021.
  • David Lisnard, maire LR de Cannes, a indiqué le 7 juillet 2021 sur BFMTV Nice Côté d’Azur qu’il pourrait « participer » à une primaire de la droite, tout en ne souhaitant pas l’annoncer formellement. Il avait présenté le 9 juin 2021 une ébauche de programme dans la perspective de 2022.
  • Rachida Dati, maire LR du 7e arrondissement de Paris, avait déclaré en septembre 2020 au quotidien britannique The Times vouloir « gagner l’élection présidentielle de 2022″. Elle n’a pas confirmé sa candidature mais entend peser en vue de cette échéance.
  • Pierre Larrouturou, fondateur de Nouvelle Donne, élu député européen en 2019 sur la liste PS-Place publique, a annoncé sa candidature le 6 juillet 2021 dans un entretien à Ouest-France via cette primaire citoyenne.
  • Gérard Filoche, ex-PS aujourd’hui à la tête du mouvement Gauche démocratique et sociale (GDS), s’est déclaré candidat le 10 juillet 2021.
  • Sandrine Rousseau, déjà candidate à la primaire écologiste, s’est engagée en cas de victoire à passer également par cette primaire citoyenne.

En outre :

  • Gaël Giraud, économiste et membre de la liste des 12 personnalités proposées, a jugé cette « initiative bienvenue » et estimé que les candidats à cette primaire devaient « y participer pleinement ».
  • Charlotte Marchandise, ancienne maire adjointe de Rennes en charge de la santé, a fait part de son intérêt le 8 juillet 2021 mais n’est pas dans la liste de 12 personnalités pouvant, à ce stade, récolter des parrainages. Elle a déjà remporté une primaire citoyenne en 2016 mais n’avait pas récolté ses 500 parrainages pour se présenter en 2017

 

  • Emmanuel Macron* refuse pour l’heure de se prononcer ouvertement sur la perspective de briguer un second mandat présidentiel mais son camp fait tout comme. Le chef de l’Etat ne devrait pas officialiser sa candidature avant 2022.
  • Anne Hidalgo, la maire PS de Paris, a donné jeudi 1er juillet « rendez-vous à la rentrée » pour une éventuelle candidature à la présidentielle mais a déjà effectué un premier rassemblement d’élus de gauche le 12 juillet à Villeurbanne (Seine-Saint-Denis) au cours duquelle elle s’est vue remettre 500 premières signatures d’élus la soutenant.
  • Arnaud Montebourg, ex-ministre PS, a dit le 10 juin vouloir « peser » sur la présidentielle et s’est dit  »disponible pour cette perspective sérieuse d’une candidature unique » à gauche. Celui qui s’est mis en retrait de la vie politique depuis 2017 ne serait pas favorable à une primaire, lui qui a échoué à chaque fois à ce stade en 2012 et en 2017.
  • Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI réélu à la fin mai, s’est dit favorable à ce que sa formation présente un candidat en 2022. Il a indiqué que son parti arrêterait « à l’automne » sa position.
  • Eric Zemmour, polémiste d’extrême droite et figure de la chaîne de télévision CNews, cache de moins en moins son ambition présidentielle. L’association de financement du parti « Les amis d’Eric Zemmour » a été agréée mercredi 30 juin par la Commission nationale des comptes de campagne et l’homme doit sortir un livre en septembre.
  • Hélène Thouy, co-fondatrice du Parti animaliste, a annoncé jeudi 1er juillet sa candidature à la présidentielle.
  • Alexandre Langlois, policier et secrétaire général du syndicat Vigi, a annoncé sa candidature en juin 2021.
  • Clara Egger, enseignante-chercheuse aux Pays-Bas, est candidate depuis le 26 avril 2021 avec « le mouvement espoir RIC 2022″, qui défend l’introduction d’un référendum d’initiative citoyenne dans la Constitution.
  • Anasse Kazib, délégué syndical de Sud Rail et figure de la grève des cheminots en 2018, a annoncé en avril 2021 sa « pré-candidature » au sein du NPA, qu’il quitte ensuite.
  • Marie Cau, devenue en 2020 la première maire transgenre de France, à Tilloy-lez-Marchiennes (Nord) a annoncé son « souhait » d’être candidate à l’élection présidentielle, le 19 mars 2021 dans une interview à La Voix du Nord.
  • Jacline Mouraud, l’une des premières égéries du mouvement des Gilets jaunes, a annoncé le 7 décembre 2020 à l’AFP son souhait « de participer à l’élection présidentielle de 2022″.
  • Eric Drouet, leader des Gilets jaunes lors du conflit social de 2018-2019, a déclaré sa candidature le 18 octobre 2020.
  • Antoine Martinez, général, ancien officier de l’armée de l’air et récent signataire d’une tribune dans Valeurs actuelles sur le « délitement » de la France, s’est déclaré le 10 juillet 2020.
  • Hadama Traoré, militant associatif d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a indiqué en juin 2020 au Parisien qu’il va « aller » à la présidentielle avec son collectif « La Révolution est en marche ».
  • Gilles Lazzarini, chef d’entreprise et fondateur d’une ONG environnementale, a annoncé en juin 2020 son souhait de candidat, à la tête de son parti « P5″, le parti politique pour la paix et pour la protection de la planète.
  • Joachim Son-Forget, député non-inscrit élu en 2017 avec l’étiquette LREM, a indiqué le 12 février 2020 dans l’émission Touche pas à mon poste qu’il comptait être candidat en 2022.

Régionales et départementales 2021 : énorme défaite des membres du gouvernement candidats

 Régionales et départementales 2021 : énorme défaite des membres du gouvernement candidats

 

défaite  historique la majorité en place   nettement balayée lors des élections régionales avec un score ne dépassant pas 11 % . Derrière, la droite grand vainqueur, la gauche et les écolos. Les résultats les plus significatifs :

 

Île-de-France

 

Le candidat macroniste qui conduisait la liste, Laurent Saint-Martin, est arrivé quatrième derrière la présidente ex-LR sortante (44,9%), l’écologiste Julien Bayou (33,3%) et le vice-président du RN Jordan Bardella (11,4%).

Centre Val de Loire

Le  ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement a été placé en quatrième position à l’échelle de la région (16%). Il arrive derrière le président PS sortant, François Bonneau (39%), le candidat RN Aleksandra Nicolic (25%), et le député LR Nicolas Forissier (20%).

Régionales en Nouvelle-Aquitaine

La ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens combattants a obtenu 13% des voix en Nouvelle-Aquitaine. Elle se place loin derrière le président PS sortant Alain Rousset, réélu pour un cinquième mandat (39%).

 Régionales dans le Grand Est

La ministre déléguée chargée de l’Insertion, Brigitte Klinkert, obtient 13% des voix dans la région Grand Est. Elle termine loin derrière le président LR sortant Jean Rottner (39%).

Démocratie et mode de désignation des candidats : la fin du vote à la papa ?

Démocratie et mode de désignation des candidats : la fin du vote à la papa ?

A dix-huit mois de la présidentielle, les partisans de la primaire, contestée depuis les échecs de Benoît Hamon et François Fillon en 2017, essaient de redonner du crédit à ce mode de désignation. Jusqu’à chercher l’inspiration dans des vidéos YouTube de mathématiciens

Matthieu Deprieck    dans un papier de l’opinion engage une réflexion sur le mode de désignation des candidats aux élections.

Bruno Retailleau propose d’organiser une primaire à droite autour d’un nouveau mode de scrutin, le « vote préférentiel ». La République en marche en a choisi un autre pour ces élections internes : le « jugement majoritaire ». A gauche, la Fondation Jean-Jaurès regarde, elle, du côté des Etats-Unis.

A la mort de Valéry Giscard d’Estaing, une vidéo a ressurgi sur Twitter. Dans le studio d’Europe 1, Edouard Philippe, encore loin d’être Premier ministre, se souvenait de la leçon qu’il avait reçue de VGE à la création de l’UMP, ancêtre des Républicains. Cela ne marchera pas, avait asséné l’ex-Président, parce que « vous n’avez pas changé le mode de scrutin. C’est le mode de scrutin qui détermine la structuration de la vie politique. »

Deux décennies plus tard, dans le petit monde politique, quelques hommes et femmes d’appareil s’accrochent à cette sentence. A droite, à gauche, au centre, ils essaient de secouer le cocotier républicain pour en faire tomber le bon vieux vote, qui élimine plus qu’il ne désigne.

La proximité de la présidentielle n’y est pas pour rien. « Les primaires de 2016 ont représenté une expérience traumatisante pour le PS et Les Républicains. Elles ont désigné deux candidats soutenus par la base militante au prix d’une compétition qui a divisé leur camp », rappelle Chloé Ridel, cofondatrice de l’association Mieux voter. De nombreux ténors jurent aujourd’hui qu’on ne les y reprendra plus. En face, les défenseurs de la primaire se creusent les méninges pour la réhabiliter.

« Rien compris ». Pour convaincre ses camarades, le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau s’est tourné vers le « vote préférentiel », inspiré par un membre de son équipe, nourri aux vidéos de mathématiciens youtubeurs. Au moment de se lancer vers 2022, le sénateur de Vendée s’est souvenu des résultats d’une enquête menée cinq ans plus tôt auprès des sympathisants LR. Une majorité regrettait les attaques entre Alain Juppé et François Fillon dans l’entre-deux tours de la primaire. Comment éviter pareille confrontation, s’est-il alors demandé. Simple : en supprimant le second tour.

Le « vote préférentiel » le permet. « Ce mode de scrutin à un tour pourrait faire consensus, pour plus de sérénité et d’unité », écrit-il dans son document de présentation, envoyé aux 278 000 personnes qui constituent le fichier utilisé par François Fillon en 2017. 500 ont répondu qu’ils ne voulaient plus entendre parler de la primaire, 500 autres ont trouvé le système intéressant.

Il est pourtant complexe. L’électeur est invité à classer tous les prétendants. Si un candidat figure en première position sur 50 % des bulletins, il est élu. Sinon, le candidat qui récolte le moins de premières places est éliminé et ses bulletins sont réaffectés à celui qui y figure en deuxième choix. Ainsi de suite jusqu’à ce qu’un impétrant franchisse le seuil de 50 % de votes. « Franchement, je n’ai rien compris », a raillé sur Europe 1, Xavier Bertrand.

«  Excellent  » ou «  passable  ». En Australie, où ce mode de désignation est utilisé, le dépouillement peut prendre des heures, reconnaît l’équipe de Bruno Retailleau, qui se dit ouverte aux alternatives. Elle va d’ailleurs recevoir l’association Mieux voter, qui promeut, elle, le « jugement majoritaire ». Dans ce cas de figure, il ne s’agit plus de classer les candidats mais de leur attribuer une mention de « excellent » à « insuffisant », en passant par « bien » ou « passable ».

Le « jugement majoritaire » n’est pas qu’une lubie de geeks. La République en marche vient de l’utiliser pour désigner les animateurs de ses centaines de comités locaux. « Au début, il y a eu des réticences à abandonner le système majoritaire classique. Aujourd’hui, il y a de l’impatience », assure Justine Henry, cheville ouvrière de cette révolution. Elle y voit de nombreux avantages : « Les candidats sont élus avec une majorité pour eux alors que dans le système traditionnel, ils récoltent au maximum 30 % des suffrages. »

Chloé Ridel de l’association Mieux voter a récemment présenté le « jugement majoritaire » à Europe Ecologie-Les Verts. Le « parlement » du parti réfléchissait à l’adopter pour sa primaire prévue avant la fin septembre 2021. La majorité était emballée mais la décision est tombée : « Nous ne souhaitons pas l’expérimenter sur un vote aussi capital. » La bataille entre Yannick Jadot et Eric Piolle promet d’être assez intense pour ne pas ajouter une inconnue supplémentaire.

A l’américaine. Cela n’étonne pas Emeric Bréhier, directeur de l’Observatoire de la vie politique à la Fondation Jean-Jaurès. Changer le mode de désignation, c’est acter une rupture avec une tradition ancrée depuis des décennies dans l’histoire française. En 2010, il comptait parmi les membres du groupe de travail dirigé par Arnaud Montebourg pour rénover le Parti socialiste. Le futur ministre de François Hollande avait commencé à réfléchir à un mode de scrutin inspiré des primaires américaines. L’idée n’était pas allée très loin, faute de soutiens. « Déjà, convaincre de l’utilité d’organiser une primaire avait été difficile, alors installer un mode de désignation innovant… », souffle Emeric Bréhier.

Avec Sébastien Roy, l’ex-député PS a rédigé une note pour la Fondation Jean-Jaurès dans laquelle il propose une organisation pour une primaire de gauche en 2021. Le nom choisi a tout d’une fable de La Fontaine : l’escargot et l’entonnoir.

« Escargot » parce que le scrutin serait réparti sur cinq week-ends consécutifs. Chaque groupe de régions serait appelé aux urnes à tour de rôle. « Entonnoir » parce qu’à chaque session, le ou les candidats n’ayant pas atteint un seuil préalablement défini seraient éliminés. Un tel scrutin serait plus facile à organiser, argue Emeric Bréhier : « Pour tenir 10 000 bureaux de vote, il faut trouver 40 000 personnes sur tout le territoire. » Le PS en serait aujourd’hui incapable. Le gain politique ne serait pas non plus à négliger : « Avec une exposition politique plus longue, des candidatures pourraient briser le plafond de verre et monter en puissance. Qui en 2008 croyait aux chances de Barack Obama lorsqu’il s’est lancé à la conquête de la Maison Blanche ? »

Les résistances au changement sont fortes. Le débat sur le vote par correspondance l’a montré. De tous ceux qui y étaient favorables dans la majorité, il ne reste plus que le MoDem. Très tôt, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin avait douché les espoirs, s’interrogeant sur « cette volonté d’américaniser notre système institutionnel ».

Avec les mêmes arguments, la mission d’information du Sénat sur le vote à distance a rejeté l’idée d’amender le mode de scrutin pour les régionales et départementales de juin 2021. L’unité de temps et de lieu fait partie du « rituel républicain », estime le président de la commission des lois, le sénateur LR François-Noël Buffet : « Le décret pris par le Premier ministre indique bien qu’il convoque les électeurs. La concrétisation de cette convocation, c’est le passage par l’isoloir. »

Les portes de la présidentielle restent donc pour l’instant fermées au nez des révolutionnaires du « vote préférentiel », du « jugement prioritaire » ou de « l’escargot et de l’entonnoir ». Ils continuent malgré tout de pousser si ce n’est pour 2022, au moins pour 2027.

 

Des «gilets jaunes» candidats à l’Élysée !!!

Des «gilets jaunes» candidats à l’Élysée !!!

 

 

D’une certaine façon, Emmanuel Macon a fait école. On peut désormais se présenter comme candidat à l’Élysée sans avoir jamais était responsable d’un mouvement collectif, et sans avoir réussi quoi que ce soit. Deux représentants des gilets jaunes envisagent en effet d’être candidats à la tête du pays alors qu’ils n’ont jamais été capables d’organiser leur propre mouvement qui s’est éteint justement sous le poids de leur incapacité et de leur incompétence. On compte désormais sur les phénomènes médiatiques, il suffit d’avoir diffusé une petite vidéo, d’être apparu plusieurs fois à la télé et cela suffit comme bagage social, sociétal et politique pour justifier d’une candidature. En général,  il faut au moins 10 à 15 ans pour former un responsable d’un mouvement national mais dans la période,  quelques semaines suffisent. Une curieuse conception de la démocratie ou l’auto proclamation des leaders. Ou le phénomène inquiétant de la  déconstruction démocratique.

Baisse des candidats à la fonction publique, pourquoi?

Baisse des candidats à la fonction publique, pourquoi?  

 

Constate une nette baisse pour ne pas dire une chute brutale en une vingtaine d’années des candidats à la fonction publique. En cause, évidemment le salaire souvent dérisoire des fonctionnaires. Pourtant les effectifs de fonctionnaires et assimilés sont les plus importants des pays d’Europe. Le problème c’est qu’on a choisi la quantité et non la qualité. Le problème c’est qu’on n’a pas déterminé quels étaient les champs prioritaires de l’action régalienne.

Du coup, des armées de fonctionnaires se déploient  dans toutes les fonctions y compris celles qui n’ont qu’un lien discutable avec l’intérêt général voire pas du tout. Par exemple les jardiniers municipaux, une véritable armée qui s’est développée depuis 20 ans et bien d’autres encore dans les grandes villes comme dans les plus petits villages.

Comme il y a sans doute le double de fonctionnaires nécessaires globalement- ce qui n’est pas contradictoire avec des tensions parfois dramatiques dans des secteurs peut réellement prioritaires- les salaires sont inférieurs en gros de 50 % par rapport à des pays comparables. Dans la recherche par exemple on ne peut pas conserver des experts de haut niveau avec des salaires de quelques milliers d’euros mensuels quand au Canada ou aux États-Unis voir en Allemagne les intéressés sont payés 10 fois plus voire davantage. On pourrait multiplier les exemples. La question centrale est celle du soir des champs de l’action régalienne et des moyens adaptés. Ce qui nécessiterait aussi des audits réguliers des fonctions publiques et des ressources utilisées. En 20 ans, le nombre de candidats pour les concours de la fonction publique de l’État a chuté, passant de 650.000 postulants en 1997 à seulement 228.000 en 2018.

La différence de salaire entre le domaine public et le domaine privé serait l’une des principales raisons du manque d’attractivité du service public.

Selon une information du Monde, alors que, en 1997, ils étaient environ 650.000 à souhaiter intégrer le corps des fonctionnaires, en 2018, ils ne sont plus de 228.000 à vouloir servir l’État, alors même que le nombre de jeunes diplômés, et donc de candidats potentiels, a augmenté.

Venezuela: le fou Maduro veut vacciner les candidats aux législatives avec le vaccin russe !

Venezuela: le fou Maduro veut vacciner les candidats aux législatives avec le vaccin russe !

 

On sait pertinemment qu’aucun vaccin sérieux ne sera disponible avant le milieu de l’année 2021 au mieux afin non seulement de tester son efficacité mais tout autant de vérifier ses effets indésirables et ses contre-indications. Notons qu’un très grand laboratoire britannique sur lesquels on  fondait de grand espoir vient d’arrêter de le tester justement en raison de conséquences très graves. Le groupe pharmaceutique anglo-suédois AstraZeneca, partenaire industriel de la prestigieuse université britannique Oxford, a en effet détecté un éventuel effet indésirable grave chez un participant aux essais cliniques de son vaccin expérimental.

Or pour des raisons politiques Poutine (qui veut son référendum pour rester au pouvoir 20 ans de plus) ou Trump (qui veut être réélu ) annoncent un vaccin. Une annonce évidemment complètement irresponsable et folle. La période est malheureusement caractérisée par la folie d’un certain nombre de dirigeants dans le monde comme en Chine, en Russie, en Iran, en Turquie, aux États-Unis ou encore au Venezuela. Dans ce dernier pays, le président Nicolas Maduro veut faire vacciner avec le vaccin russe les candidats aux législatives de décembre afin qu’ils fassent campagne «en toute sécurit黫En septembre, les premiers vaccins vont arriver de Russie pour des essais cliniques», a déclaré le président socialiste du pays sud-américain lors d’une allocution mardi soir.

En octobre, un deuxième lot en provenance de Russie doit arriver au Venezuela, a-t-il poursuivi au sujet de Spoutnik V, le vaccin russe contre le coronavirus perçu avec scepticisme dans le monde, notamment à cause de l’absence de phase finale des essais au moment de son annonce en août.

 

Coronavirus: Sanofi 2 candidats vaccins ?

Coronavirus: Sanofi 2 candidats vaccins ?

 

Sanofi annonce aussi de possibles vaccins contre le Coronavirus. Une annonce de plus qui s’ajoute à toutes celles des pays et des laboratoires qui  proclament la venue du remède miracle  pour les mois voir les semaines à venir. Sans parler  de pays comme la Russie qui utilise un vaccin qui n’a pas été testé sur une population suffisante. Le problème de cette course au traitement préventif potentiel- 150 à 200 dans le monde !-, c’est qu’on risque de déboucher sur des vaccins qui ne seront pas efficaces à 100 % et qui pourraient entraîner de graves contre-indications non vérifiées.

Derrière ces annonces, il y a aussi en seulement une course scientifique mais également une course financière pour recueillir à la fois des fonds publics et des fonds privés sans parler de la spéculation car toute annonce d’un prochain vaccin permet de faire monter les cours de bourse et la valeur du laboratoire.

Enfin, il y a ses contradictions permanents entre scientifiques qui s’affrontent entre eux aussi bien sur des traitements que sur le futur vaccin en fonction des l intérêts y compris financiers qu’ils entretiennent avec les laboratoires.

Sanofi qui ne veut pas être en reste annonce donc à son tour que la société travaille sur deux des plus de 150 vaccins potentiels en cours de développement dans le monde entier.

L’un d’eux, qui s’appuie sur une plate-forme de développement de vaccins contre la grippe, utilisera un adjuvant fabriqué par le britannique GlaxoSmithKline pour augmenter son efficacité.

L’autre, développé en coopération avec l’américain Translate Bio, s’appuie sur une technologie différente connue sous l’appellation mRNA.

“Les données initiales disent que nous sommes sur la bonne voie et que nous avons un vaccin”, a dit Paul Hudson lors d’un entretien vendredi en référence au candidat vaccin développé avec GSK.

Les essais cliniques devraient débuter le mois prochain.

Environ 30 vaccins potentiels sont actuellement au stade des essais chez l’homme. Mais Paul Hudson a déclaré en juin que la probabilité que Sanofi dispose d’un vaccin dont l’efficacité dépasserait 70% était supérieure à celle de ses concurrents, en partie grâce à l’expérience du groupe dans le domaine des vaccins.

“Notre confiance a augmenté. Nous avons du travail à faire, comme tout le monde, pour produire de gros volumes. Mais nous aurons un, peut-être deux vaccins l’an prochain”, a-t-il dit.

Translate Bio a déclaré pour sa part mardi que les essais chez l’homme du vaccin mRNA devraient débuter en novembre.

Sanofi a conclu avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni des accords portant sur le vaccin avec adjuvant et il est en discussions avancées avec l’Union européenne pour fournir jusqu’à 300 millions de doses.

Mais l’UE n’offre qu’une protection partielle aux fabricants de vaccins contre les risques juridiques liés aux effets secondaires des vaccins.

“Je crois qu’avec ce niveau de protection, nous sommes parvenus à un ‘niveau convenu’. Et je crois que cela nous a permis d’aller de l’avant et de signer. Mais je suis conscient du fait qu’il y a des positions différentes sur le niveau que cela représente”, a dit Paul Hudson.

Les vaccins étant développés dans l’urgence, il existe un risque accru qu’ils puissent avoir des effets secondaires inattendus ou une efficacité décevante.

La couverture financière de ces risques est un élément clé des discussions entre les laboratoires et les gouvernements en vue d’accords de fourniture de vaccins à grande échelle.

Aucun vaccin n’a pour l’instant été approuvé à l’exception du Spoutnik V autorisé en Russie avant même des essais à grande échelle.

Côte d’Ivoire: Bédié et Duncan , candidats

Côte d’Ivoire: Bédié et Duncan , candidats

 Henri Konan Bédié, 86 ans désigné candidat,et: Kablan Duncan, ( PDCI-Renaissance) sans doute aussi

 

Le politicien de 86 ans, Bédié,  a qualifié sa victoire dans son parti de «véritable plébiscite». L’ancien chef d’État ivoirien Henri Konan Bédié, 86 ans, a été désigné candidat à la présidentielle du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, opposition) avec 99,7% des voix à l’issue d’une convention de ce parti, a-t-il annoncé lundi 27 juillet à Abidjan.

Les «résultats provisoires» du vote des délégués dimanche «mettent en évidence mon élection avec un score de 99,7% des suffrages exprimés». «C’est un véritable plébiscite», a déclaré M. Bédié, président du PDCI, premier parti d’opposition ivoirien, lors d’un bref point de presse à sa résidence d’Abidjan. «La joie qui m’anime en ce jour est immense. Je suis heureux et fier d’avoir été élu comme candidat du PDCI», a ajouté M. Bédié, qui était candidat unique à cette convention, la seule autre candidature ayant été invalidée avant le vote.

Au pouvoir de 1993 à 1999, Henri Konan Bédié avait été renversé par un putsch militaire – le premier de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Sa candidature à l’élection présidentielle de 2000 avait été invalidée. En 2010, il était arrivé troisième. Alors que ses adversaires critiquent son âge avancé pour prétendre de nouveau à la magistrature suprême, M. Bédié a estimé dimanche que «l’âge est un atout».

Homme politique ivoirien qui s’est toujours illustré comme un technocrate, Daniel Kablan Duncan a été Premier ministre de 1993 à 1999 puis du 21 novembre 2012 au 10 janvier 2017, date à laquelle il a été nommé au poste de vice-président de la République par le président Alassane Ouattara dont il a démissionné pour prendre du champ avec le président de la république.

SONDAGE gouvernement. Les candidats en tête

SONDAGE gouvernement. Les candidats en tête

 

Pour le JDD, l’Ifop a sondé les Français* :ils  souhaitent-ils que Nicole Belloubet, Jean-Michel Blanquer, Christophe Castaner, Bruno Le Maire, Muriel Pénicaud et Olivier Véran conservent leur ministère? Deux d’entre eux recueillent une majorité d’opinions favorables : Bruno Le Maire (53%), à l’Economie et aux Finances, suivi par Olivier Véran (52%), aux Solidarités et à la Santé.

« Bruno Le Maire est peut-être le ministre qui est le mieux sorti de la crise, il y a eu très peu de critiques sur la gestion économique, analyse Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP. Il est en tête chez toutes les catégories politiques, à 90% chez LREM, 72% chez LR, presque 50% à gauche. » Seul Olivier Véran fait mieux auprès des sympathisants de gauche (51%). Le ministre de la Santé est aussi très populaire auprès des sympathisants LREM (87%) et LR (70%).

Les quatre autres ministres testés de recueillent pas une majorité d’opinions favorables. 44% des Français veulent voir Jean-Michel Blanquer poursuivre dans le rôle de ministre de l’Education nationale – « un score tout à fait honorable » selon Dabi – mais le détail de l’enquête est plus nuancé. « C’est assez préoccupant de voir qu’il fait un score très en dessous de sa moyenne chez les catégories de personne en âge d’avoir des enfants (38% chez les 25-34 ans et les 35-49 ans). Ça montre le divorce avec une partie des parents d’élèves », pointe le sondeur.

Pour les trois autres ministres testés, la situation est encore plus contrastée. Seuls 36% des Français veulent voir Nicole Belloubet rester ministre de la Justice, 28% souhaitent que Muriel Pénicaud conserve le ministère du Travail et 27% estiment que Christophe Castaner doit demeurer ministre de l’Intérieur. « Castaner est minoritaire dans tous les électorats, à peine majoritaire chez LREM (53%). Belloubet est aussi en difficulté, même si elle fait un score nettement au-dessus de lui. Il y a un vide sur l’autorité de l’Etat », note Frédéric Dabi.

Quant à Muriel Pénicaud, le sondeur estime que son faible score « est peut-être dû au fait que les Français ont intériorisé qu’on aurait un fort taux de chômage ». « C’est peut-être plus une anticipation qu’un désaveu, car elle a été considérée comme à la hauteur sur le chômage partiel. »

* Enquête menée le 3 juillet en ligne auprès d’un échantillon de 1.013 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

 

Municipales : l’appel de maires et de candidats pour annuler le premier tour des élections

Municipales : l’appel de maires et de candidats pour annuler le premier tour des élections

50 maires et candidats signent une tribune initiée par Renaud George, le maire (LREM) de Saint-Germain-au-Mont-d’Or (Rhône) et directeur de campagne de Gérard Collomb. Ils estiment qu’il faut revoter partout. Y compris dans les communes où une liste a dépassé les 50% le 15 mars dernier. «Que s’est-il passé le 15 mars dernier ? Un vol, tout simplement!», assurent ces élus, dont beaucoup ont été battus dès le premier tour. «Cette abstention aura marqué le scrutin car elle n’était pas libre. C’était une abstention  »contrainte »», plaident-ils.

Un avis que ne partage pas le premier ministre. Edouard Philippe a ouvert jeudi la porte à un nouveau scrutin en octobre dans les seules communes où était nécessaire un second tour.

 

Municipales : Macron lui-même désigne les candidats

Municipales : Macron lui-même désigne les candidats

 

On peut se demander légitimement si Macron est président de la république ou responsable de campagne électorale d’un parti ; en effet, on a rarement vu un président de la république s’investir autant pour la désignation des candidats aux municipales. On sait que la république en marche a mis  en place un comité central pour choisir les candidats aux municipales mais en réalité c’est Macon qui décide tout en plu.  Macon se rend même sur place pour rendre ses arbitrages. Après Marseille, Macron a rencontré les principaux intéressés notamment l’actuel maire Gérard Collomb et le président de la métropole David Kimelfeld, de « travailler ensemble » pour la ville et éviter une guerre fratricide. “Gérard Collomb a été et est pour cette ville le grand transformateur et il a un rôle essentiel à jouer dans l’avenir de la ville et de la métropole. David Kimelfed aujourd’hui est sur la présidence de la métropole et il a un rôle très important à jouer. Et moi je veux qu’ils agissent ensemble”, a dit Emmanuel Macron devant la presse, en marge de la visite d’une usine Safran à Villeurbanne. En clair, c’est Macon qui décide si la liste aux municipales doit être composée uniquement de membres de la république en marche au contraire envisager une alliance soit avec la droite comme à Bordeaux, soit avec la gauche comme à Lyon  Gérard Collomb, maire de Lyon et ancien ministre, avait fait savoir qu’il espérait voir Emmanuel Macron avant les vacances d’été afin de discuter des élections municipales, estimant que le chef de l’Etat serait à la manoeuvre pour choisir les candidats La République en Marche (LaREM) dans les grandes villes. L’enjeu pour Macron, c’est d’implanter la république en marche au plan local car pour l’instant son parti demeure virtuel. Il faut donc s’attendre à ce que Macron se comporte en chef de la campagne électorale les municipales des plus grandes villes. Ainsi Emmanuel Macron a récemment abordé le sujet en marge d’un sommet international à Marseille, où la succession du conservateur Jean-Claude Gaudin aiguise les appétits. A Bordeaux, LaREM a investi un candidat, Thomas Cazenave, contre l’avis du Mouvement démocrate de François Bayrou, son allié au niveau national, qui soutient le maire (Les Républicains) sortant Nicolas Florian. A Paris, trois députés briguent l’investiture via la Commission nationale (CNI) de LaREM : Cédric Villani, Benjamin Griveaux et Hugues Renson. Des ralliements de dernière minute ont exacerbé le duel entre les deux premiers, qu’un récent sondage donnait, à égalité, en mesure de battre la maire socialiste sortante Anne Hidalgo. Un “grand oral” de 45 minutes pour chacun des prétendants est prévu mardi devant la CNI, qui doit faire son choix mercredi. Dans un entretien au journal Le Monde, le délégué général de LaRem, Stanislas Guerini, a reconnu ce fonctionnement trop “vertical” de son mouvement, qui donne l’impression que tout est décidé dans la capitale, voire à l’Elysée.“Nous avons une organisation trop verticale dans laquelle tout doit remonter à Paris, chargée de régler tous les conflits, y compris locaux”, a-t-il dit, émettant le souhait que “les comités politiques départementaux puissent avoir davantage la main là-dessus”.“Pour la préparation des élections, je souhaite également qu’ils puissent détenir un pouvoir statutaire dans les commissions départementales d’investiture”, a ajouté le député de Paris. La vérité c’est que la vie de Stanislas Guerrini, théoriquement patron de la république en marche, ne compte guère puisque Macon décide en dernier ressort pour tout.

Municipales : un comité stalinien à la république en marche choisir les candidats

Municipales : un comité stalinien à la république en marche choisir les candidats

 

 

Il n’y a pas d’autres qualificatifs pour la commission d’investiture nationale de la république en marche. C’est bien un comité stalinien qui délivrera les investitures comme cela a déjà été fait pour les représentants à l’assemblée nationale aux européennes. Un comité désigné par Macron et très réduit qui ne dispose d’aucune légitimité démocratique puisque le parti en marche n’existe pas, que ces structures sont virtuelles et qu’il n’a aucune existence sur le terrain. Pas plus que pour les législatives, les militants de la république en marche ne seront consultés concernant les élections locales de 2020. Notons le caractère très opportuniste des membres de cette commission aux ordres de Macron.

 

 

Marie Guévenoux et Alain Richard, membres du Bureau Exécutif de LaREM en charge des élections municipales, co-présideront la CNI. Deux vieux routiers de la plitique qui ont mangé dans toutes les gamelles ;

Députée de la 9ème circonscription de l’Essonne, Marie Guévenoux a une longue expérience politique. Elle a été la première présidente des Jeunes Populaires en 2004. Conseillère de plusieurs ministres, elle a été secrétaire générale de la campagne d’Alain Juppé pour la primaire de 2016, avant de rejoindre La République En Marche.

Alain Richard a milité au PSU puis au Parti Socialiste de 1975 à 2017. Conseiller d’État, parlementaire de longue date, il a servi comme ministre de la Défense entre 1997 et 2002. Il a été réélu sénateur en 2017 après avoir rejoint La République En Marche. Maire de Saint-Ouen-l’Aumône pendant plus de 34 ans, il a une grande connaissance du rôle des élus locaux et des enjeux territoriaux. La commission est complétée par des réfrènes eux m^me désignés par le pouvoir central et des courtisans du président de la république. !

La CNI compte parmi ses membres :

Nabil Benbouha : référent du Val-de-Marne, il a fait des quartiers et de l’abstention chez les jeunes ses combats ;

Patricia Bordas : référente de Corrèze, ancienne sénatrice, elle a été maire-adjointe de Brive-La-Gaillarde de 2008 à 2014 ;

Jean-Marc Borello : membre fondateur d’En Marche et président du directoire du Groupe SOS, il a été membre de la commission d’investiture de LaREM pour les élections législatives et président de la commission nationale d’investiture de LaREM pour les élections européennes de 2019 ;

Alain Chrétien : maire de Vesoul depuis 2012 et président de la communauté d’agglomération de Vesoul, il a contribué à la création d’Agir en 2017 ;

Jennifer Courtois-Périssé : membre du Bureau Exécutif et membre fondatrice de La République Ensemble (fédération des élus progressistes), elle est maire de Rieumes, commune de 3500 habitants de Haute-Garonne, depuis 2014 et conseillère régionale d’Occitanie ;

Julien Denormandie : Ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé de la ville et du logement, il a été le directeur adjoint du cabinet d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie, poste dont il démissionne en 2016 pour participer à la création d’En Marche. Il devient le secrétaire général adjoint du Mouvement avant d’entrer au Gouvernement. Il co-pilote actuellement « Action quartiers » ;

Loris Gaudin : Membre du Conseil National des Jeunes avec Macron en charge de l’innovation sociale, il est également attaché parlementaire ;

Jean-Marie Girier : membre du Bureau Exécutif chargé de la structuration territoriale, il a été le directeur de campagne d’Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle ;

Nadia Hai : députée de la 11ème circonscription des Yvelines, elle co-pilote avec Julien Denormandie le chantier « Actions quartiers » auprès du Bureau Exécutif ;

Jean-Michel Jacques : député du Morbihan, il a été maire de Brandérion, commune de 1500 habitants de l’agglomération lorientaise, de 2014 à 2017 ;

Marie Lebec : députée de la 4ème circonscription des Yvelines, elle s’est engagée très tôt au sein du conseil municipal des jeunes de Louveciennes dans les Yvelines ;

Dominique Perben : ancien ministre (notamment de la Justice et de l’Outre-Mer), il fut également maire de Chalon-sur-Saône pendant plus de 19 ans. Il apportera notamment à la CNI sa connaissance des territoires ultra-marins ;

Didier Rambaud : élu sénateur de l’Isère sous l’étiquette En Marche en 2017, il a été maire de deux communes de moins de 9 000 habitants (Châbons pendant 13 ans puis le Grand-Lemps de 2014 à 2017) et président de la communauté des communes de Bièvre Est ;

Clémence Rouvier : référente d’Eure-et-Loir, elle était candidate aux élections européennes sur la liste Renaissance.

 

 

La CNI étudiera les candidatures à l’aune de six critères :

  • la probité et l’éthique du candidat, ainsi que sa cohérence avec les valeurs et les positions du mouvement ;
  • l’ambition de son projet pour la commune et sa faisabilité compte tenu des particularités locales ;
  • sa capacité de rassemblement ;
  • sa connaissance du territoire communal et sa prise en compte du fait intercommunal ;
  • son implantation locale ;
  • sa capacité à faire le meilleur résultat.

Les candidats et candidates à l’investiture devront réaliser et présenter une note de projet détaillant leur vision et leur équipe ainsi qu’une note de stratégie politique à la CNI.

Bref on continue de recruter sur dossier LaREM et non sur uen légitimité sociale ou démocratique.

Les premières vagues d’investitures débuteront mi-juin. Pour paris aussi ce sera sur dossier, m^me si le résultat est connu d’avance. (Comme pour les on pouvait candidater par internet).Les concurrents de Benjamin Griveaux redoutent évidemment  que cette procédure ne favorise l’ancien porte-parole du gouvernement, considéré comme proche d’Emmanuel Macron. Il n’ya plus guère qu’en Chine et ans quelques autres dictatures que les choix locaux sont imposé par un comité central !

Aéroport de Toulouse : encore des Chinois candidats

Aéroport de Toulouse : encore des Chinois candidats

Pendant que la France continue de faire du capitalisme à la papa, c’est-à-dire sur des conceptions du siècle dernier les grandes zones économiques, elles, pratiquent une nouvelle forme de régulation qui allie certes le capitalisme mais en préservant l’intérêt national. Quitte parfois  à entraver l’importation de biens ou de capitaux. Ainsi la France s’apprête à renouveler la privatisation de l’aéroport de Toulouse avant d’engager  celles d’ADP. Un nouveau chinois a manifesté son intérêt pour une prise de participation. On notera que ni en Chine ni aux États-Unis il n’est possible de laisser des capitaux privés étrangers prendre le contrôle des infrastructures. Pour des motifs stratégiques évidemment. D’une certaine manière, les orientations du gouvernement actuel, comme des précédents, consistent  à laisser le marché arbitrer les grands choix économiques du pays. C’est vrai pour les infrastructures (exemple les autoroutes ont été privatisées en grande partie)  mais c’est vrai également de la politique industrielle dont des pans entiers ont été bradés voir tout simplement abandonnés. La philosophie économique française a bien une quarantaine d’années de retard. Elle se réfère surtout au courant qu’on appelle l’école de Chicago, une vision libérale de l’économie qui s’appuie sur la théorie du libre marché et de la théorie classique des prix et du monétarisme. C’est un peu le laisser-faire de Guizot  (dans les années 1840) qui considère que l’efficacité des marchés coïncide avec l’intérêt général En opposition au keynésianisme et à l     peste socialisante. Du coup les chinois ne se gênent pas pour prendre des positions en France, ce qui est interdit en chine sauf avec un partenaire chinois.  L’émergence d’un groupe chinois parmi les candidats attise d’ailleurs  l’inquiétude des actionnaires locaux. « On a l’impression que les groupes français ont servi de lièvres pour faire monter les enchères. Ce n’est pas rassurant », fait remarquer Bernard Keller, vice-président de la Métropole qui siège au conseil de surveillance de l’aéroport. De son côté, Jean-Louis Chauzy, président du Ceser Occitanie, affirme :« C’est une surprise sans en être une. La Chine veut étendre son influence dans le monde en rachetant des infrastructures comme les ports et les aéroports pour construire de nouvelles routes de la soie. Elle n’est pas prête à renoncer à l’aéroport de Toulouse, car c’est là qu’est implanté Airbus, c’est une opportunité d’être au coeur de l’industrie aéronautique française. »

Européennes : des candidats hors sol d’en Marche sélectionnés par vidéo !

Européennes : des candidats hors sol d’en Marche sélectionnés par vidéo !

La  république en marche innove dans le domaine de la virtualité politique. En  Marche invente  la vidéo pour la sélection des candidats. Le parti la république en marche innove dans le domaine de la virtualité politique. Lors des élections législatives, on avait déjà recruté sur CV via Internet. Du coup, par parenthèse les diplômés d’instituts politiques se sont organisés largement pour noyauter le parti. Pour les européennes, la république en marche propose aux candidats d’adresser une vidéo à la direction du parti. Comme si une vidéo pouvait rendre compte de l’attachement à l’intérêt général et de la légitimité sociale et politique. De toute manière,  cela n’a aucune importance puisque le parti demeure virtuel, n’a aucun ancrage sur le terrain, aucune organisation et compte pour du beurre pour Macron. On demande simplement à ces parlementaires de lever la main quand on leur demande. De fait depuis l’élection de Macron, aucun parlementaire de la république en marche ne parvient à émerger. Avec la république en marche on atteint presque le zéro de la politique. Il suffit pour s’en persuader d’écouter sur les plateaux télé ces jeunes députés qui viennent ânonner  ce que dit déjà le gouvernement et qui forcément se font balayer rapidement par les  des autres interlocuteurs. Depuis trois semaines, le parti du Président travaille donc à l’élaboration de sa liste pour les élections européennes, qui se dérouleront le 26 mai. Mais comment sélectionner 79 personnes à partir de 2700 candidatures ? Telle une agence de mannequins, le jeune mouvement a demandé aux candidats à la candidature de lui faire parvenir un CV mais également une vidéo. Chacun doit se présenter et expliquer ses motivations, en deux minutes chrono. «Ce n’est pas évident comme exercice», reconnaît une candidate, qui s’est filmée dans son salon. D’autres évidemment qui se feront conseiller par des boîtes de communication afin que leur conviction coïncide parfaitement avec l’idéologie de Macron notamment l’adhésion au néo libéralisme.

 

Européennes : des candidats hors sol sélectionnés par vidéo !

Européennes : des candidats hors sol sélectionnés par vidéo !

La  république en marche innove dans le domaine de la virtualité politique. En  Marche invente  la vidéo sélection des candidats. Le parti la république en marche innove dans le domaine de la virtualité politique. Lors des élections législatives on avait déjà recruté sur CV via Internet. Du coup par parenthèse les diplômés d’instituts politiques se sont organisés largement pour noyauter le parti. Pour les européennes, la république en marche propose aux candidats d’adresser une vidéo à la direction du parti. Comme si une vidéo pouvait rendre compte de l’attachement à l’intérêt général et de la légitimité sociale et politique. De toute manière,  cela n’a aucune importance puisque le parti demeure virtuel, n’a aucun ancrage sur le terrain, aucune organisation et compte pour du beurre pour Macron. On demande simplement à ces parlementaires de lever la main quand on leur demande. De fait depuis l’élection de Macron, aucun parlementaire de la république en marche ne parvient à émerger. Avec la république en marche on atteint presque le zéro de la politique. Il suffit pour s’en persuader d’écouter sur les plateaux télé ces jeunes députés qui viennent ânonner  ce que dit déjà le gouvernement et qui forcément se font balayer rapidement par les  des autres interlocuteurs. Depuis trois semaines, le parti du Président travaille donc à l’élaboration de sa liste pour les élections européennes, qui se dérouleront le 26 mai. Mais comment sélectionner 79 personnes à partir de 2700 candidatures ? Telle une agence de mannequins, le jeune mouvement a demandé aux candidats à la candidature de lui faire parvenir un CV mais également une vidéo. Chacun doit se présenter et expliquer ses motivations, en deux minutes chrono. «Ce n’est pas évident comme exercice», reconnaît une candidate, qui s’est filmée dans son salon. D’autres évidemment qui se feront conseiller par des boîtes de communication afin que leur courrier conviction coïncide parfaitement avec l’idéologie de Macron notamment l’adhésion au néo libéralisme.

 

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