Archive pour le Tag 'candidat'

Législatives : Aurélien Rousseau, ancien ministre de Macron , candidat… à gauche

Législatives : Aurélien Rousseau, ancien ministre de Macron , candidat… à gauche

 

 

Politique-Mélenchon, Candidat premier ministre !

Politique-Mélenchon,  Candidat premier ministre !

 

Invité du JT de France 2 ce mercredi 12 juin, Jean-Luc Mélenchon affirme se « sentir capable » d’aller à Matignon, tout en affirmant n’être candidat « à rien du tout » et appelant à « attendre » le résultat des élections.(info BFM)

Le leader insoumis a assuré soutenir la proposition faite par le socialiste Olivier Faure: « c’est le groupe parlementaire le plus important qui propose » son candidat, ce qui ne revient pas à « imposer », a-t-il précisé.

Les alliés socialiste, communiste et écologiste de La France insoumise ont déjà tous assuré que l’union de la gauche autour d’un « front populaire » pour les législatives anticipées ne se ferait pas derrière Jean-Luc Mélenchon, lui préférant une « personnalité consensuelle ».

« Il n’y a pas de logique à ce que Jean-Luc Mélenchon soit le candidat » de l’union de la gauche pour Matignon, en cas de majorité à l’Assemblée, a prévenu le premier secrétaire du PS Olivier Faure sur TF1, rappelant que pendant la campagne des européennes « certains mots sont restés en travers de ma gorge ».

Selon le député, « il y avait une espèce d’évidence » lors des précédentes législatives car le leader insoumis avait fait 22% à la présidentielle. Mais dimanche, « c’est Raphaël Glucksmann qui est arrivé en tête de la gauche », a-t-il complété.

Jean-Luc Mélenchon? « Il n’était pas dans les discussions, nous sommes en train de construire autre chose », a abondé le patron des communistes Fabien Roussel sur France2, dont l’inimitié avec l’ancien triple candidat à la présidentielle est notoire.

De son côté, la députée écologiste Sandrine Rousseau a défendu le choix d’une « personne consensuelle » pour mener la campagne du « front populaire ».

« La question de Jean-Luc Mélenchon n’est pas consensuelle dans cet accord », a-t-elle expliqué sur LCI, évoquant les noms de l’insoumis François Ruffin ou de l’ancien dirigeant de la CFDT Laurent Berger, déjà évoqué par Raphaël Glucksmann.

Mélenchon, Candidat premier ministre !

Mélenchon,  Candidat premier ministre !

 

Invité du JT de France 2 ce mercredi 12 juin, Jean-Luc Mélenchon affirme se « sentir capable » d’aller à Matignon, tout en affirmant n’être candidat « à rien du tout » et appelant à « attendre » le résultat des élections.(info BFM)

Le leader insoumis a assuré soutenir la proposition faite par le socialiste Olivier Faure: « c’est le groupe parlementaire le plus important qui propose » son candidat, ce qui ne revient pas à « imposer », a-t-il précisé.

Les alliés socialiste, communiste et écologiste de La France insoumise ont déjà tous assuré que l’union de la gauche autour d’un « front populaire » pour les législatives anticipées ne se ferait pas derrière Jean-Luc Mélenchon, lui préférant une « personnalité consensuelle ».

« Il n’y a pas de logique à ce que Jean-Luc Mélenchon soit le candidat » de l’union de la gauche pour Matignon, en cas de majorité à l’Assemblée, a prévenu le premier secrétaire du PS Olivier Faure sur TF1, rappelant que pendant la campagne des européennes « certains mots sont restés en travers de ma gorge ».

Selon le député, « il y avait une espèce d’évidence » lors des précédentes législatives car le leader insoumis avait fait 22% à la présidentielle. Mais dimanche, « c’est Raphaël Glucksmann qui est arrivé en tête de la gauche », a-t-il complété.

Jean-Luc Mélenchon? « Il n’était pas dans les discussions, nous sommes en train de construire autre chose », a abondé le patron des communistes Fabien Roussel sur France2, dont l’inimitié avec l’ancien triple candidat à la présidentielle est notoire.

De son côté, la députée écologiste Sandrine Rousseau a défendu le choix d’une « personne consensuelle » pour mener la campagne du « front populaire ».

« La question de Jean-Luc Mélenchon n’est pas consensuelle dans cet accord », a-t-elle expliqué sur LCI, évoquant les noms de l’insoumis François Ruffin ou de l’ancien dirigeant de la CFDT Laurent Berger, déjà évoqué par Raphaël Glucksmann.

Mexique : un 25e candidat aux élections tué par les réseaux de drogue

Mexique : un 25e candidat aux élections tué par les réseaux de drogue

Dans la société des réseaux de narco trafiquants, l’assassinat des candidats aux élections se développe on vient en effet d’assister au 25e candidat tué par des réseaux de drogue.

 

Un nouveau candidat aux élections municipales a été assassiné vendredi 31 mai dans l’État de Puebla, dans le centre du Mexique, à moins de 48 heures des élections générales dans le pays, marquées par l’assassinat de plus d’une vingtaine de personnes qui briguaient des mandats locaux, selon les autorités. Jorge Huerta Cabrera, candidat pour un siège au conseil municipal d’Izucar de Matamoros, une ville d’environ 80.000 habitants, a été tué et son épouse et un collaborateur blessés dans l’attentat, ont indiqué à l’AFP une source du gouvernement de l’État de Puebla ainsi qu’un fonctionnaire du parquet. Selon les médias mexicains, Jorge Huerta Cabrera, 30 ans, a été abattu de plusieurs balles en plein jour, alors qu’il descendait de son véhicule.

 

Puigdemont, l’indépendantiste, candidat à la présidence catalane

Puigdemont, l’indépendantiste,  candidat à la présidence catalane

 
Bien qu’il soit toujours menacé d’arrestation en Espagne, l’indépendantiste entend se présenter à la présidence de la Catalogne. Carles Puigdemont a fui l’Espagne en 2017 à la suite d’une déclaration unilatérale d’indépendance qui a incité Madrid à destituer l’exécutif autonome de Catalogne, à dissoudre le Parlement régional et à mettre sous tutelle la région. 

Le dirigeant indépendantiste catalan en exil Carles Puigdemont a fait part jeudi de son intention de se présenter à la présidence de la Catalogne lors des élections régionale prévues en mai, ouvrant la voie à un retour en Espagne, où il risque l’arrestation.

« C’est le moment d’y être (en Catalogne). Soyons clair, mon objectif est de parachever le processus d’indépendance que nous avons ouvert en octobre 2017″, a dit Carles Puigdemont dans un discours prononcé à Elne, commune des Pyrénées-Orientales située à une trentaine de kilomètres de la frontière espagnole.

 

Politique- Élections européennes : Hollande ne sera pas candidat; Ouf !

Politique- Élections européennes : Hollande ne sera pas candidat, Ouf !

Voilà la France rassurée d’un danger supplémentaire écarté: Hollande ne sera pas Candidat pour les européennes en 2024. Un non-événement évidemment mais qui donne l’occasion à l’ancien président de faire encore parler de lui même pour rien. Et de croire qu’il a toujours une influence avec des propos toujours aussi bizarres et ambigus .

François Hollande assure dans un entretien accordé ce samedi 2 décembre à Ouest-France que «non, pas candidat, mais je jouerai un rôle». Sans doute un rôle de figurant !

«J’appuierai la liste socialiste si elle s’élargit à toutes les composantes du PS et à des mouvements extérieurs, comme celui de Bernard Cazeneuve (son ancien premier ministre et ministre de l’Intérieur, qui a quitté le PS et créé son propre mouvement, NDLR), et les radicaux…» du Parti radical de gauche (PRG), deux opposants à la Nupes.

L’ancien président de la République (2012-2017) estime que «seul cet élargissement peut donner une nouvelle force à l’idée sociale-démocrate», notamment en vue de la présidentielle de 2027.

«La direction du Parti socialiste n’a pas le choix. Elle doit accepter d’ouvrir largement sa liste», insiste l’ancien président, alors que le patron du PS Olivier Faure n’entend pas inviter Bernard Cazeneuve ou le PRG. «Le PS a besoin que Bernard Cazeneuve s’investisse personnellement dans cette campagne. Pour bien le connaître je le considère comme un atout», assure François Hollande.

Le PRG, opposé à toute alliance avec LFI, a annoncé fin novembre qu’il voulait présenter sa propre liste aux élections européennes, appelant le PS à sortir de «l’ambiguïté» et invitant Raphaël Glucksmann à ne pas être «le chef de file d’une liste du moratoire».

Élections européennes : Hollande ne sera pas candidat, Ouf !

Élections européennes : Hollande ne sera pas candidat, Ouf !

Voilà la France rassurée d’un danger supplémentaire écarté: Hollande ne sera pas Candidat pour les européennes en 2024. Un non-événement évidemment mais qui donne l’occasion à l’ancien président de faire encore parler de lui même pour rien. Et de croire qu’il a toujours une influence avec des propos toujours aussi bizarres et ambigus .

François Hollande assure dans un entretien accordé ce samedi 2 décembre à Ouest-France que «non, pas candidat, mais je jouerai un rôle». Sans doute un rôle de figurant !

«J’appuierai la liste socialiste si elle s’élargit à toutes les composantes du PS et à des mouvements extérieurs, comme celui de Bernard Cazeneuve (son ancien premier ministre et ministre de l’Intérieur, qui a quitté le PS et créé son propre mouvement, NDLR), et les radicaux…» du Parti radical de gauche (PRG), deux opposants à la Nupes.

L’ancien président de la République (2012-2017) estime que «seul cet élargissement peut donner une nouvelle force à l’idée sociale-démocrate», notamment en vue de la présidentielle de 2027.

«La direction du Parti socialiste n’a pas le choix. Elle doit accepter d’ouvrir largement sa liste», insiste l’ancien président, alors que le patron du PS Olivier Faure n’entend pas inviter Bernard Cazeneuve ou le PRG. «Le PS a besoin que Bernard Cazeneuve s’investisse personnellement dans cette campagne. Pour bien le connaître je le considère comme un atout», assure François Hollande.

Le PRG, opposé à toute alliance avec LFI, a annoncé fin novembre qu’il voulait présenter sa propre liste aux élections européennes, appelant le PS à sortir de «l’ambiguïté» et invitant Raphaël Glucksmann à ne pas être «le chef de file d’une liste du moratoire».

Poutine candidat -déjà élu -aux présidentielles en 2024 !

Poutine candidat -déjà élu- aux présidentielles en 2024 !

À la « surprise presque générale », Poutine est donc candidat–évidemment déjà élu- aux présidentielles russes en 2024. Déjà élu parce qu’évidemment il n’y aura pas de candidat d’opposition crédible, la plupart ayant été tués ou mis en prison. Ensuite, parce que les résultats dans cette dictature sont déjà proclamés avant même le dépouillement. On pourrait suggérer à la Russie et à Poutine en particulier d’éviter cette procédure bureaucratique que constituent les élections en Russie afin d’économiser les moyens d’un pays en moyenne condamné à la misère et à l’oppression.

Vladimir Poutine pourra donc rester au pouvoir jusqu’en 2030 au moins. Avec une cote de popularité de 80% en Russie, l’élection n’est qu’une formalité pour Vladimir Poutine s’il se présente : avec le soutien de l’Etat, des médias d’Etat et la quasi-absence de dissidence au sein de l’opinion publique, le dirigeant est certain de l’emporter.

Le président russe, qui a fêté son 71e anniversaire le 7 octobre, est au pouvoir depuis qu’il a été nommé Premier ministre en 1999 par Boris Eltsine. Il est à ce jour le dirigeant russe à la longévité la plus longue depuis Josef Staline. Le Kremlin a rejeté les informations selon lesquelles Vladimir Poutine était souffrant, les qualifiant de désinformation diffusée par l’Occident.

Ligue 1 foot: Compte tenu de la médiocrité aucun candidat pour téléviser

Ligue 1 foot: Compte tenu de la médiocrité aucun candidat pour téléviser


La ligue de football le français espérait une recette d’un milliard pour la télévision des matchs mais aucun candidat n’a voulu prendre le risque de répondre à l’appel d’offres. La preuve que la médiocrité générale du football français qui n’attire pas vraiment les mordus du sport a des conséquences économiques.

Sans discussion possible le spectacle offert par le championnat français n’a rien à voir avec d’autres championnats notamment évidemment le championnat anglais .

Le foot français joue aujourd’hui en deuxième division au plan des clubs loin derrière les Anglais, les Allemands, l’Espagne et même l’Italie.

La France joue en deuxième division comme le prouve d’ailleurs les résultats particulièrement médiocres dans les différentes compétitions européennes. En règle générale, tous les clubs français sont à peu près éliminé de ces compétitions vers la fin de l’année.

Il y a une vraie réflexion engagée à propos de la faiblesse du niveau du football français en club. On objectera que les résultats de l’équipe de France, eux, sont notoirement plus satisfaisants. Sans doute en raison du fait que la plupart des joueurs jouent précisément dans les grands championnats étrangers avec notamment un autre engagement physique.

L’absence de candidat pour télévisé les matcha constitue un camouflet pour le foot français. « Aucun des cinq lots » des droits TV de la Ligue 1 pour la période 2024-2029 n’a été attribué aux enchères mardi, a annoncé la Ligue de football professionnel (LFP), précisant que le « processus de commercialisation » allait se poursuivre. « Après avoir reçu plusieurs offres qualitatives et dispositifs de garantie financière sur l’ensemble des lots 1 à 5, LFP Media indique qu’aucun des cinq lots n’a été attribué ce jour, conformément aux dispositions de l’appel à candidatures Ligue 1 », écrit la LFP dans un communiqué.

Des négociations de gré à gré entre la LFP et les médias intéressés vont désormais commencer, et pourraient durer plusieurs semaines. Parmi les candidats pressentis, Prime Vidéo, beIN Sports, la plateforme de streaming sportif DAZN ou encore Apple. Canal+ pourrait aussi se réinviter dans la danse, alors que le président du directoire du groupe Maxime Saada avait prévenu la Ligue que la chaîne cryptée ne participerait pas aux enchères, fin septembre.

Leurs conditions « ont achevé de nous convaincre que votre seul objectif était d’en écarter Canal+ et de favoriser Amazon », avait-il écrit dans le courrier révélé par L’Equipe. « Vous n’avez eu de cesse de pénaliser Canal+ ». Ces enchères infructueuses sont un premier revers pour le président de la LFP, Vincent Labrune. Il avait dit espérer, cet été, atteindre un milliard d’euros de droits TV à redistribuer aux clubs professionnels, en comptant la vente des droits vers l’étranger – dont l’appel d’offres a été lancé le 6 octobre.

(avec AFP)

Russie: Evguéni Prigojine (Wagner) , candidat à l’élection présidentielle en Ukraine !

Russie: Evguéni Prigojine (Wagner) , candidat à l’élection présidentielle en Ukraine !

De pire en pire pour la Russie comme pour le monde avec la candidature annoncée du patron de Wagner pour des élections présidentielles en 2024 en Ukraine!

Une annonce qui n’est pas gratuite et qui vise aussi Poutine car Prigojine se verrait bien aussi successeur de Poutine . Ce serait évidemment une catastrophe supplémentaire au plan mondial d’autant que le groupe Wagner développe ses activités économiques et politiques criminelles dans des pays de plus en plus nombreux, dans des pays de l’Est mais aussi en Amérique du Sud et en Afrique.

Pour dissimuler son opposition à Poutine, il se se dit prêt à affronter Volodymyr Zelensky ou encore l’ancien président Petro Porochenko en 2024.

Le patron du groupe paramilitaire russe se dit prêt à affronter l’ancien président Petro Porochenko et Volodymyr Zelensky : «Je me présenterai à ce poste contre» eux, martèle-t-il. «Si je gagne l’élection au poste de président de l’Ukraine, tout ira bien, les gars. Les munitions ne seront plus nécessaires», assure-t-il en direct du front de Bakhmout, la plus longue bataille depuis le début de l’offensive russe.

Cette dernière remarque vise directement le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, et le chef d’état-major, Valéri Guerassimov, que Prigojine accuse de commettre une «trahison» en refusant de fournir des munitions à Wagner. En début de semaine, il s’était de nouveau plaint d’un manque de munitions, attribuant les retards de livraison à une possible «trahison».

«Des ordres ont été donnés pour la livraison le 23 février. Mais à ce jour, la plupart des munitions n’ont pas été envoyées», avait déclaré Prigojine sept jours plus tôt. Il avait menacé : «Si Wagner se retire maintenant de Bakhmout, c’est le front tout entier qui s’effondrera». «Il s’effondrera jusqu’aux frontières de la Russie, peut-être même plus loin. De manière générale, la situation ne sera pas des plus agréables», avait-il poursuivi.

Législatives : Thierry Solère 13 Chefs d’accusation… non candidat !

Législatives : Thierry Solère  13 Chefs d’accusation… non candidat !

 

Le député Thierry Solère, ex-Les Républicains et désormais proche conseiller d’Emmanuel Macron, n’a pas déposé sa candidature pour les élections législatives dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine comme il était prévu, a appris le service politique de France télévisions auprès de la majorité.

 

La candidature de celui qui est également conseiller régional d’Ile-de-France était critiquée en raison de l’existence d’une information judiciaire ouverte depuis 2019 contre lui, et dans laquelle l’élu, âgé de 50 ans, est mis en examen pour treize chefs d’accusation, dont « fraude fiscale », « emploi fictif » et « financement illicite de dépenses électorales ».

Il est soupçonné d’avoir « usé de son influence en vue de faire obtenir des marchés » à des sociétés immobilières entre 2007 et 2017, et à une société de conseil entre 2011 et 2012, d’après le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine), interrogé en janvier. Il a aussi été mis en examen pour manquements aux obligations déclaratives à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Election présidentielle 2022 : Macron candidat sans débat

Election présidentielle 2022 : Macron candidat  sans débat

 

 

Un papier du « Monde » soulève la contradiction de la campagne de Macro, qui veut d’une part élargir son concept de d’union nationale mais refuse en même temps le débat avec les forces concurrentes.Il ne fait pas de doute que, s’il est réélu, le chef de l’Etat aura la volonté de continuer à réformer le pays. Pour entraîner à sa suite un maximum d’acteurs, il devra faire preuve de capacité d’écoute et d’échange, ce que son refus de se confronter à ses adversaires ne montre pas.

 

 

Archi-favori dans tous les sondages d’intentions de vote, Emmanuel Macron est confronté depuis son entrée en campagne à deux défis. Le premier est d’expliquer en quoi un second mandat s’impose et peut être utile au pays, alors que l’histoire de la Ve République est jalonnée d’exemples décevants. La très longue conférence de presse tenue, jeudi 17 mars, par le président candidat jusqu’à présent très occupé par la guerre en Ukraine, et son insistance à revendiquer « un mandat clair » à partir de propositions concrètes et détaillées, était une réponse plutôt convaincante à cette interrogation. Il ne fait guère de doute que, s’il est élu, Emmanuel Macron aura la volonté de continuer à réformer le pays.

Certains des chantiers qu’il a évoqués, comme les réformes de l’assurance-chômage, de la formation professionnelle, de Pôle emploi, sont dans la droite ligne de ce qu’il a entrepris en 2017 pour tenter d’en finir avec le chômage de masse. Les résultats obtenus depuis cinq ans lui servent de levier. D’autres propositions sont en revanche en total décalage par rapport au projet initial, comme la retraite à 65 ans ou la baisse des droits de successions, qui semblent cette fois directement tirées de l’escarcelle de la droite.

Une idée apparaît totalement disruptive : celle de conclure un pacte nouveau avec les enseignants, qui se verraient proposer une hausse « significative » de leurs rémunérations à condition d’accepter de « nouvelles missions », comme le remplacement des professeurs absents. Combiné à la volonté de donner plus de liberté aux chefs d’établissement et de rendre transparentes les évaluations, ce chantier remet profondément en cause le fonctionnement actuel de l’éducation nationale, qui ne parvient pas à remplir sa promesse d’égalité des chances. Au terme de cinq années de relations difficiles avec les syndicats, le candidat assume la prise de risque en tablant cette fois sur la mobilisation des acteurs locaux : maires, chefs d’établissement, enseignants, parents d’élèves.

Façonnée par les crises, les blocages et les périls, la nouvelle France qu’Emmanuel Macron tente de faire émerger apparaît assez différente de celle d’aujourd’hui : elle est à la fois fortement mobilisée autour de la défense de sa souveraineté avec un effort budgétaire de 50 milliards d’euros par an jusqu’en 2027 et pourtant moins uniforme dans son fonctionnement. Le droit à l’expérimentation est revendiqué pour tenter de renouer le lien avec les citoyens. Le projet se veut aussi plus écologique et plus solidaire avec le triplement de la prime pouvoir d’achat ou la création d’une « solidarité à la source » pour les plus précaires. En jonglant avec tous les sujets sur un large spectre idéologique, Emmanuel Macron a montré qu’il était directement opérationnel, au risque d’aggraver son cas.

Son second défi était en effet de lutter contre l’idée d’une élection déjà faite et donc peu mobilisatrice. Cela méritait à tout le moins quelque considération pour ceux qui le défient. Il n’y en a pas eu. Le président candidat continue de refuser obstinément de débattre avec eux en arguant que tous ses prédécesseurs ont fait de même. Or les circonstances n’étaient pas les mêmes. Acteur depuis 2017 d’une puissante recomposition politique, Emmanuel Macron rêve ouvertement d’une large union nationale pour achever son projet. Le nombre de défis à relever l’y incite mais, pour espérer embarquer un maximum d’acteurs, il doit d’abord démontrer sa capacité d’écoute et de débat, après un quinquennat marqué par la verticalité. La campagne présidentielle est une occasion en or. Il ne s’y résout pas. C’est son talon d’Achille.

Macron, candidat complètement aseptisé

 Macron,  candidat complètement aseptisé

Bien différent du candidat audacieux de 2017, Emmanuel Macron se pose comme un rassembleur en temps de guerre, protecteur de la nation. Par Claude Patriat, Université de Bourgogne – UBFC  ( dans la Tribune)

 

Il s’est voulu président du « en même temps », mais il n’avait certainement pas prévu le scénario ukrainien.

Équilibre difficile à tenir par un seul et même homme : président candidat, Emmanuel Macron doit désormais en tant que chef d’État faire face à une guerre menaçant la démocratie et les valeurs européennes ; en tant que candidat, il s’oblige à ne pas négliger la confrontation démocratique interne et à ne pas écraser la concurrence sous le poids des circonstances.

D’où cette Lettre aux Français, avec un convenu qui confirme l’attendu.

La déclaration de candidature était un passage formellement obligé, la lettre en constitue une manière de service minimum.

La rupture de ton est manifeste avec l’intervention du 2 mars sur l’Ukraine. Toute dimension tragique est soigneusement écartée : la lettre vise avant tout à rehausser la capacité de la France, via son président, à affronter les dangers et les crises. Si l’ombre de la tragédie rôde autour du propos, elle reste voilée par le choix d’un vocabulaire aseptisé, reprenant les fondamentaux du genre et empruntant à ses adversaires leurs termes favoris : fraternité, lutte contre les inégalités, sécurité, inquiétude pour l’avenir, dignité, travail, courage. On va même jusqu’à capter le terme « reconquête »…

L’ensemble est baigné dans une atmosphère de modestie teintée d’humilité et de lucidité, qui ouvre la fenêtre à une discrète autocritique. Tout est fait pour éviter une provocation directe des adversaires. Certes, le président multiplie les incursions sur les terrains des concurrents, plante des banderilles ici et là. Mais on n’attaque qu’à fleuret moucheté, avec une soutenable légèreté, glissant parfois jusqu’au facilités des formules de communicants : « L’enjeu est de bâtir la France de nos enfants, pas de ressasser la France de notre enfance. »

Comme le choix répété du « nous » entend le surligner, l’heure est au rassemblement, et non pas à la division ou à la dispersion. Certes, ce thème de la « France unie » est devenu un classique pour un président en fonction souhaitant être réélu. Les circonstances en font plus que jamais un passage obligé.

Au candidat décomplexé de 2017 prônant la rupture, voire la révolution, a succédé, par la force du contexte, un président plaidant sagement la continuité, nécessaire par gros temps. Sur fond d’inquiétude causée par le chaos possible, Emmanuel Macron esquisse d’une plume délibérément modérée sa capacité à incarner l’unité nationale.

Un message qui s’adresse aux Français par-dessus la tête des autres candidats. Il n’en reste pas moins que, suspendue qu’elle est à l’évolution de la situation en Ukraine, cette déclaration ne renseigne pas sur ce que sera son engagement dans la campagne. Il est candidat. Il participera. Mais avant tout, il présidera. Ses concurrents n’ont toujours pas d’adversaire.

Contraint par les circonstances, Emmanuel Macron entretient habilement avec ses compétiteurs une étrange partie de cache-cache. Condamnés à un chiasme permanent, ceux-ci s’épuisent voir dans le président un vrai/faux candidat, et dans le candidat un faux/vrai président. Toute la campagne semble dès lors appelée à se dérouler dans une dialectique de l’être et du paraître : être ce que l’on est ou paraître ce qu’on veut être, là est la question.

Les lieux et les moments des confrontations qui ne peuvent manquer d’advenir restent dans la pénombre. Certes, elles auront lieu, démocratie oblige, et Emmanuel Macron l’a promis. Mais elles seront le plus souvent indirectes et médiées. Le jour même de la parution de la lettre, le néo-candidat a d’ailleurs tenu à diffuser via sa chaîne YouTube une vidéo savamment cadrée : un peu plus de quatre minutes, où il est saisi sur son lieu de travail (l’Élysée), mais veste tombée et avec la simplicité du contact qui sied à tout candidat.

Les circonstances aidant, dans cet espace-temps limité à quelques courtes semaines, les réseaux sociaux, répercutés par les chaînes d’information en continu, seront sans aucun doute l’arène principale du débat, donnant l’image d’une guérilla entretenue.

On ne choisit pas toujours le cadre du combat, mais il faut savoir se servir du terrain. Et la Lettre aux Français en est une habile illustration. Point besoin pour Emmanuel Macron d’énoncer longuement un programme ni d’assumer une vraie campagne. Il a son bilan et, depuis six mois, les promesses qu’il égrène sont autant de petits cailloux blancs : sécurité, santé, grand-âge, éducation… Le moment venu, il suffira de les rassembler dans la dernière ligne droite.

Nous voici donc bien loin de l’élection de 2017. Symétriquement à l’opposé. Alors, un jeune candidat audacieux, s’appuyant sur une méthode de combat originale, partait victorieusement à l’assaut des appareils politiques. Il se déclarait porteur d’une promesse de gouverner autrement, proposait de substituer au vieux monde politique usé par son impuissance, l’espoir d’une révolution fière et conquérante.

La campagne, voulue comme une transgression du traditionnel clivage droite/gauche, s’afficha longue et riche. La victoire fulgurante fut totale. Droite et gauche de gouvernement volèrent en éclats. Chassés du pouvoir, vivant leur défaite comme une usurpation, les vieux partis ne surent ou ne purent s’en remettre. Incapables de se positionner clairement par rapport au nouveau Président, hésitant entre le rejet complet et le compromis constructif, ils se sont montrés impuissants à construire une alternative et à se rassembler derrière de nouveaux leaders. Et donc à opposer un projet crédible.

Le résultat est là : un paysage politique dévasté, une extrême-droite suractivée (à plus de 30 %), un parti socialiste parti aux abysses, Les Républicains déchirés entre leur tropisme centriste et leurs vieux démons nationalistes, une participation annoncée en berne…

Le chemin de campagne d’Emmanuel Macron s’en trouve tout tracé : laisser ses opposants se disputer les fruits amers de leurs divisions, et affirmer son image de rassembleur dans un pays fracturé, en proie au doute et à l’inquiétude. C’est qu’il ne s’agit plus de monter à l’assaut d’une citadelle, mais d’apparaître comme le gardien ferme et rassurant de la maison qu’on occupe. Nul besoin d’avancer une forte artillerie. Il suffit d’ouvrir largement les ailes pour accueillir les soutiens venus des différents horizons. Seul le « en même temps » subsiste. Il change toutefois de sens : il voulait dire agir à gauche et à droite ; il signifie aujourd’hui réunir, sur tous les fronts.

Dès lors, on ne saurait s’étonner que la Lettre aux Français n’en dise pas plus. C’est dans ses silences qu’elle parle le plus fort.

 

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Par Claude Patriat, Professeur émérite de Science politique Université de Bourgogne, Université de Bourgogne – UBFC. Dans the conversation 

Politique: Macron candidat , la continuité molle

Macron candidat : la continuité molle

 

Dans un papier de l‘Opinion , on observe que Macron a largement abandonné ses habits de transformateur pour proposer à la place une sorte de continuité molle qui évacue les préoccupations et les enjeux .

 

Un quinquennat de crises et une guerre en Ukraine sont passés par là. Emmanuel Macron candidat à sa réélection est l’inverse, même s’il s’en défend, de celui qui déboulait dans le jeu politique de 2016. Rassurant, « protecteur », « lucide », quand le premier était « disruptif », « transformateur » et accumulait les hyperboles pour donner corps à la « Révolution » promise dans son livre de campagne. La révolution, sociale, sanitaire, et maintenant guerrière, les Français ne l’ont que trop connue pour l’attendre du champ politique, anticipe-t-il désormais. Ils veulent de la stabilité. Il propose d’en être le garant.

On retrouve bien ses fondamentaux dans la « lettre aux Français » qu’il publie ce jeudi soir . L’Europe, la valorisation du travail, l’émancipation par l’école, la confiance en l’avenir. A l’épreuve du pouvoir, d’autres ambitions se sont ajoutées : la souveraineté, le grand âge et la santé, les investissements d’avenir, dans la recherche en particulier. Leur addition doit constituer une « réponse singulière » face aux « dérèglements du monde ».

A ce stade pas de mesures précises pour nourrir sa promesse, mais on sent bien que là ne sera pas l’enjeu. Travailler plus longtemps, la réforme des retraites se lit entre les lignes. Baisser les impôts de production aussi. Sur le reste, l’éducation et la santé notamment, l’approche semble être davantage celle du réparateur que du modernisateur. Aux mots -absents – d’économies, de dette, de compétitivité, il préfère ceux de « valeurs », « culture », « méritocratie républicaine ». Le quoiqu’il en coûte lui aussi est passé par là.

En entrant tard en campagne, Emmanuel Macron a pu s’ajuster à l’offre. Sur le terrain de la réforme, Valérie Pécresse est trop faible pour qu’il soit contesté, calcule-t-il. Il semble faire le pari qu’il affrontera plutôt Marine Le Pen ou Eric Zemmour au second tour de la présidentielle : autres troubles à venir, anticipe-t-il, qui justifient qu’il mette l’accent sur la loi, l’« humain » et la défense du modèle social.

Dans le climat anxiogène du moment, le président sortant joue sur le réflexe légitimiste des électeurs. Il protège plus qu’il ne prend des risques parce que politiquement il n’en a pas besoin. Sa nature, en revanche, risque, elle, d’être bousculée. Ses proches ont suffisamment vanté son « ADN audacieux » pour qu’on ait longtemps cru qu’il voudrait laisser dans l’histoire la trace de la réforme profonde, un peu comme Gerhard Schröder en Allemagne. Les circonstances ont transformé sa conception du président. Réconcilier, unir, conforter face aux crises, c’est celle qu’il propose.

Macron candidat : la continuité molle

Macron candidat : la continuité molle

 

Dans un papier de l‘Opinion , on observe que Macron a largement abandonné ses habits de transformateur pour proposer à la place une sorte de continuité molle qui évacue les préoccupations et les enjeux .

 

Un quinquennat de crises et une guerre en Ukraine sont passés par là. Emmanuel Macron candidat à sa réélection est l’inverse, même s’il s’en défend, de celui qui déboulait dans le jeu politique de 2016. Rassurant, « protecteur », « lucide », quand le premier était « disruptif », « transformateur » et accumulait les hyperboles pour donner corps à la « Révolution » promise dans son livre de campagne. La révolution, sociale, sanitaire, et maintenant guerrière, les Français ne l’ont que trop connue pour l’attendre du champ politique, anticipe-t-il désormais. Ils veulent de la stabilité. Il propose d’en être le garant.

On retrouve bien ses fondamentaux dans la « lettre aux Français » qu’il publie ce jeudi soir . L’Europe, la valorisation du travail, l’émancipation par l’école, la confiance en l’avenir. A l’épreuve du pouvoir, d’autres ambitions se sont ajoutées : la souveraineté, le grand âge et la santé, les investissements d’avenir, dans la recherche en particulier. Leur addition doit constituer une « réponse singulière » face aux « dérèglements du monde ».

A ce stade pas de mesures précises pour nourrir sa promesse, mais on sent bien que là ne sera pas l’enjeu. Travailler plus longtemps, la réforme des retraites se lit entre les lignes. Baisser les impôts de production aussi. Sur le reste, l’éducation et la santé notamment, l’approche semble être davantage celle du réparateur que du modernisateur. Aux mots -absents – d’économies, de dette, de compétitivité, il préfère ceux de « valeurs », « culture », « méritocratie républicaine ». Le quoiqu’il en coûte lui aussi est passé par là.

En entrant tard en campagne, Emmanuel Macron a pu s’ajuster à l’offre. Sur le terrain de la réforme, Valérie Pécresse est trop faible pour qu’il soit contesté, calcule-t-il. Il semble faire le pari qu’il affrontera plutôt Marine Le Pen ou Eric Zemmour au second tour de la présidentielle : autres troubles à venir, anticipe-t-il, qui justifient qu’il mette l’accent sur la loi, l’« humain » et la défense du modèle social.

Dans le climat anxiogène du moment, le président sortant joue sur le réflexe légitimiste des électeurs. Il protège plus qu’il ne prend des risques parce que politiquement il n’en a pas besoin. Sa nature, en revanche, risque, elle, d’être bousculée. Ses proches ont suffisamment vanté son « ADN audacieux » pour qu’on ait longtemps cru qu’il voudrait laisser dans l’histoire la trace de la réforme profonde, un peu comme Gerhard Schröder en Allemagne. Les circonstances ont transformé sa conception du président. Réconcilier, unir, conforter face aux crises, c’est celle qu’il propose.

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