Archive pour le Tag 'candidat'

Municipales Paris : comme à l’ENA, un grand oral pour choisir le candidat LREM

Municipales Paris : comme à l’ENA, un grand oral pour choisir le candidat LREM

 

 

C’est aujourd’hui que les candidats de la république en marche pour les municipales de Paris doivent passer leur grand oral. On a ainsi choisi la méthode de l’ENA pour  désigner les candidats puisque les organisations locales du parti de Macron n’ont pas leur mot à dire, ni sur ses désignations et encore moins sur les orientations politiques. Une bien curieuse façon de gérer la démocratie. On se souvient d’ailleurs que les députés, eux, avaient été choisis sur examen de dossiers transmis par Internet. Là encore un comité central de quelques personnes avait tranché. Des procédures invraisemblables dans un pays moderne et démocratique. Il n’y a guère que dans les dictatures qu’on procède encore à ce mode de désignation des responsables. Le plus ridicule dans cette affaire c’est qu’en réalité ce comité national ne décidera pas vraiment puisqu’en dernier ressort c’est Macron qui indiquera quels sont les candidats de la république en marche pour les municipales. C’est vrai Paris mais c’est aussi vrai pour d’autres villes comme Marseille ou Lyon on a vu par exemple que Macron s’était investi personnellement à Marseille pour rechercher une forme d’union avec la droite. Il vient d’en faire autant en se déplaçant aussi avec la gauche à Lyon. Bref Macron est devenu le chef de la campagne électorale ; ce dont d’ailleurs se plaint le délégué général officiel, Guerrini dans une tribune du Monde. Guerrini n’a encore pas compris que ce parti était complètement virtuel, qu’il était réduit à un clan de supporters et que même son délégué général  était sans aucune influence.  Sarkozy lui aussi du fait de son activisme avait tendance à mettre son nez partout y compris dans le travail de son premier ministre. Mais là,  Macron le dépasse encore en matière d’interventionnisme de nature étatique, un interventionnisme de type monarchique.

 

Candidat mairie de Paris : Griveaux, charismatique comme un huissier !

Candidat mairie de Paris : Griveaux, charismatique comme un huissier !

C’est avec une certaine précipitation que Griveaux a quitté le gouvernement pour préparer sa candidature à la mairie de Paris, ce qui par parenthèse vient perturber un peu le calendrier des échéances avec d’une part la sortie du grand débat aussi l’importante échéance des élections européennes. Il faut dire que Griveaux a pour l’instant un sérieux handicap dans sa conquête de la mairie de Paris. En effet son image est assez détestable car dans sa mission de porte parole du gouvernement il s’est montré le plus souvent très condescendant voire méprisant en tout cas très partial. Son profil d’énarque le prédestinait sans doute davantage à être préfet de police que maire de Paris. Même quand il sourit, c’est visiblement de manière un peu forcée. On a un peu du mal à croire à ses propos car Griveaux manque sérieusement de charisme voire de conviction. C’est un peu l’archétype de l’oligarque énarchique compatible avec n’importe quel parti (il est passé du PS à Macron). Si Griveaux a quitté le gouvernement c’est surtout pour combattre ces concurrents d4En marche  qui eux aussi briguent l’investiture municipale. Il est assez surprenant que V ait fait  son cheval de bataille de la démocratie participative lui qui en général prend plutôt la posture d’un oligarque distant et condescendant. Bref, une sorte de ne copier coller de Macron mais sans la verve et le talent. Ne reste alors que la prétention et l’arrogance.

Européennes: Le « Gilet jaune » Benjamin Cauchy candidat sur la liste de Dupont-Aignan

Européennes: Le « Gilet jaune » Benjamin Cauchy candidat sur la liste de Dupont-Aignan

La récupération politique du mouvement des gilets jaunes par les parties commence avec cette décision du « Gilet jaune » Benjamin Cauchy de figurer sur la liste du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. Une décision qui risque de contribuer à faire éclater un peu plus un mouvement déjà très composite et aux idéologies contradictoires. Cette décision risque d’être assez mal appréciée par d’autres gilets jaunes qui combattent l’insertion dans un système politique qu’il condamne par ailleurs. Pour preuve, la liste autonome dite RIC a éclaté en vol. Il en sera de même pour toute candidature sous d’autres auspices politiques. La contradiction fondamentale réside dans le faite que le mouvement des gilets jaunes est fondamentalement un mouvement social, une sorte de syndicat des citoyens. Une force de contestation et de proposition mais pas de gestion qui suppose évidemment compromis voire des compromissions sans parler des déviances personnelles possibles qu’on rencontre dans tous les partis. Le “Gilet jaune” Benjamin Cauchy a donc annoncé jeudi dans Le Parisien sa candidature aux élections européennes, en position éligible, sur la liste du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, président de “Debout la France”. “J’avais rencontré, à leur demande, d’autres leaders politiques comme Jean Lassalle et Florian Philippot. J’avais été approché par des cadres du Rassemblement national et échangé longuement avec des responsables nationaux des Républicains comme, par exemple, le député (LR) Julien Aubert”, précise-t-il dans un entretien diffusé jeudi soir. “Mais c’est bel et bien Nicolas Dupont-Aignan qui me semble le plus en cohérence avec les revendications que je porte avec de nombreux gilets jaunes depuis quatre mois”, explique-t-il. Benjamin Cauchy, qui fut conseiller municipal UMP de Laon (Aisne) de 2008 à 2010, estime qu’une liste “Gilets jaunes” serait inopérante, invoquant “un manque de corpus et de cohérence politique”. “Le mouvement des gilets jaunes est un mouvement transpartisan où il y a des gens d’extrême gauche, d’extrême droite, de gauche, de droite, du centre et même des gens qui n’ont aucune conscience politique. Donc, faire une liste gilets jaunes pour les européennes, ça me semble être le mariage de la carpe et du lapin”, dit-il. Une observation qui n’est pas fausse mais qui est tout autant valable pour le mariage de responsable des gilets jaunes avec un mouvement politique.

Maurel voit Hollande candidat en 2022 ?

Maurel voit Hollande  candidat en 2022 ?

 

Pour donner un peu d’écho à sa démission du PS, le frondeur Maurel avait mis en avant le risque de voir Hollande candidat en 2022. Une démission  avec celle de la sénatrice Noëlle Lienemann qui n’a guète été médiatisée tellement elle est finalement anecdotique. Et non dépourvue d’intérêt personnel car la récompense pourrait être de figurer sur la liste européenne de Mélenchon !  “Je ne veux pas être au Parti socialiste le jour où le PS réinvestira François Hollande comme candidat à la présidence”, a-t-il déclaré lundi sur RFI. “C’est un scénario extrêmement plausible, lui le souhaite, beaucoup de ses anciens ministres, de ses anciens collègues le souhaitent aussi, ben moi je ne veux pas être là pour ce qui serait une formidable régression.” “Ce sont les militants, les sympathisants du Parti socialiste qui décideront le moment venu de qui sera notre candidat”, a répondu Faure le Premier secrétaire du PS. Ceci étant, bien que l’échéance de 2022 soit encore très lointaine l’hypothèse d’une candidature de François Hollande ne peut être exclue. La première raison c’est que tout dépendra du taux de popularité de Macron à cette époque. Si rien ne change, l’actuel président de la république pourrait être complètement laminé lors des prochaines élections présidentielles. Par ailleurs on ne voit pas émerger au sein du parti une personnalité susceptible de rendre crédible une candidature socialiste. François Hollande de son côté n’a jamais renoncé à la politique et tout démontre dans ses déclarations qu’il travail à crédibiliser uen nouvelle aventure politique. On objectera qu’en cas de faillite de Macron les candidatures d’une part du rassemblement national, d’autre part des Républicains pourraient offrir une alternative. Mais personne ne peut dire ce que sera la conjoncture économique, sociale et politique non seulement en France mais au plan international en 2022. Aucune hypothèse ne peut donc être rejetée y compris celles de l’émergence d’un nouveau courant politique, d’un nouveau leader.

Brésil: Lula trop populaire éliminé comme candidat à la présidence de la république

Brésil: Lula trop populaire éliminé comme candidat à la présidence de la république

 

L’Amérique du sud n’en finit pas de solder se comptes avec son passé réactionnaire et même fasciste. Pour preuve, Lula, empêché de se présenter à l’élection présidentielle tout simplement parce qu’il devance à hauteur de 40% son principal adversaire de droite qui n’obtient pas la moitié (19% des intentions de votes). La méthode est connue. L’Espagne elle même longtemps nourricière du fascisme d’Amérique du sud a bien emprisonné et condamner les leaders catalans pour les empêcher de se présenter aux élections de la région. Certes Lula n’est pas un saint, mais se prédécesseurs non plus. Sul fallait emprisonner tous les chefs d’Etats qui ont mis les doigts dans le pot de confiture, on manquerait de candidat dans le monde entier. La question est politique, économique aussi.  Lula, de loin l’homme politique le plus populaire du Brésil, a été condamné en appel à 12 ans d’emprisonnement pour corruption et est incarcéré depuis avril. Son parti, le Parti des travailleurs (PT), l’avait tout de même présenté comme candidat pour la présidentielle à la mi-août, estimant que Lula était innocent. Cependant une loi, baptisée “Ficha Limpa” (casier vierge), exclut du scrutin présidentiel les candidats ayant été condamnés en appel pour corruption. La décision du Tribunal supérieur électoral devrait mettre fin à un feuilleton qui a fait planer une grande incertitude sur le scrutin d’octobre. Cependant les avocats de Lula avaient auparavant annoncé qu’ils pourraient faire appel de la décision devant la Cour suprême. Les juges ont ignoré la recommandation de la commission des droits de l’homme de l’Onu, selon laquelle le gouvernement devait autoriser Lula à exercer ses droits politiques tant que ses appels devant les tribunaux n’ont pas été étudiés, a ajouté le PT.

Trump : encore candidat en 2020 !

Trump : encore candidat en 2020 !

Avec un culot désarmant ; Trump annoncé qu’il comptait se représentait en 23020 car ce serait le souhait de tout le monde. Une vision sans doute assez réductrice du monde ! Evidemment, ce n’est pas une  bonne nouvelle, ni pour les américains, ni pour les autres pays. Trump est en effet en train tant sur le plan économique que sociétal de mettre uen pagaille ingérable un peu partout ? C’est vrai avec les droits de douane, c’est vrai sur le climat, c’est vrai sur l’Iran, c’est vrai chez lui avec les mesures antisociales et même contre productives au plan économique. Donald Trump a donc annoncé dans un entretien au Mail au Sunday son intention de briguer un second mandat lors de l’élection présidentielle américaine de 2020 et estime que le camp démocrate n’est pas en mesure de le battre. Dans cet entretien, réalisé vendredi à bord de l’avion présidentiel Air Force One, le président américain livre aussi des détails de sa rencontre avec la reine Elizabeth II et évoque le sommet prévu lundi avec son homologue russe Vladimir Poutine. “Il semble que tout le monde veut que je me représente” en 2020, déclare Trump, ajoutant avoir “vraiment l’intention” de briguer un second mandat à la Maison blanche. Il estime que les démocrates ne sont pas en mesure de lui opposer un candidat crédible. “Je ne vois pas qui pourrait me battre en 2020, je les connais tous et je ne vois personne”, déclare-t-il.

Européennes : Bayrou pas candidat mais qui ?

Européennes : Bayrou pas candidat mais qui ?

 

Déjà échaudé par son entrée au gouvernement, Bayrou ne veut peut-être pas lâcher la proie pour l’ombre. Alors qu’il était clairement pressenti pour prendre la tête de liste de la majorité, François Bayrou préfère encore rester maire de Pau. Invité du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro, le patron du MoDem a déclaré qu’il ne sera pas candidat en 2019 : « Je suis maire d’une ville formidable. Je suis très heureux de ce qu’on y fait, ce qui se passe à Pau est assez original, assez puissant pour qu’on s’y intéresse, et je n’envisage pas d’être parlementaire, que ce soit national ou européen. » Annoncer que le président de la république à décidé de supprimer les circonscriptions régionales pour cette élection ; de ce fait, les candidats se retrouveront sur une seule liste nationale d’où l’intérêt d’une personnalité au caractéristiques qui rassemblent. François Bayrou semblait présenter ses critères. En outre il faut un responsable politique connu disposant déjà d’un certain poids dans l’opinion publique. Dans la coulisse, on pense à la république en marche au premier ministre, Édouard Philippe. Pas sûr cependant que ce dernier soit susceptible de rassembler tout le spectre des sensibilités de la république en marche et au-delà des électeurs. Si c’était le cas il faudrait aussi trouver un autre premier ministre en 2019. Une tâche pas aussi évidente car il convient évidemment de prendre une personnalité compétente et politiquement d’un certain poids mais pas trop que Macron continue de garder la main sur les grands dossiers et ne soit pas susceptible un jour d’être en situation de concurrence avec son premier ministre. « Je n’envisage pas d’être tête de liste, a-t-il ensuite insisté. J’ai été tête de liste aux européennes il y a suffisamment de temps pour que je n’aie pas envie de recommencer. » Les élections européennes, qui se dérouleront en mai 2019, sont encore loin, mais tous les partis travaillent activement le dossier. En décembre, Emmanuel Macron a annoncé, après avoir consulté tous les partis, son intention de supprimer les circonscriptions régionales. Selon le projet de loi présenté le 3 janvier dernier, les Français voteront pour une seule liste nationale.

Alitalia : Air France pas candidat

Alitalia : Air France pas candidat

Sans doute en mal de repreneurs compte tenu de la situation financière particulièrement catastrophique d’Alitalia le ministre de l’économie italien avait indiqué que le groupe Air France avait déposé une offre. Mais  le groupe Air France-KLM a démenti formellement samedi avoir déposé une offre de rachat de la compagnie italienne en difficulté Alitalia, au lendemain de la mention par le gouvernement italien de son éventuelle présence parmi les candidats. « Air France-KLM dément avoir déposé une offre pour le rachat d’Alitalia », a indiqué la compagnie aérienne dans un communiqué. La veille, le ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda, avait évoqué sa présence aux côtés d’EasyJet parmi les trois offres de reprise pour Alitalia.

Le Foll candidat à la tête du Parti socialiste

Le Foll candidat à la tête du Parti socialiste

 

Cette fois, c’est un candidat très sérieux qui se présente à la tête du parti socialiste. Un candidat très sérieux un double titre. D’abord parce que c’est une des rares personnalités politiques socialistes qui n’a pas été entraînée dans le naufrage de François Hollande. Il bénéficie d’un certain crédit dans l’opinion notamment à gauche. Comme ministre il a plutôt bien assuré ses fonctions. Sur le fond maintenant ,c’est sans doute l’un des rares qui preuve tenter d’inscrire l’évolution du parti socialiste dans la modernité pour le sortir enfin d’un discours marxiste dans les congrès et d’une pratique réformiste au pouvoir. Si quelqu’un peut encore sauver ce qui reste, c’est sans doute ce candidat de poids. Après Luc Carvounas, Stéphane Le Foll déclare sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, mardi 9 janvier, dans un entretien au quotidien Le Maine Libre, journal de la Sarthe dont il est député. Montrera sans doute contestataire vis-à-vis de Macon mais il n’enfermera pas le parti dans une impasse d’opposition systématique. A 57 ans, il a « décidé de relever le défi, ou plutôt les défis qui sont face à nous, en présentant un projet devant les militants », lors du prochain congrès du PS en avril. Dans le journal, Stéphane Le Foll n’est pas tendre avec le parti dont il brigue la tête, qu’il juge « exsangue, inaudible aux oreilles des Français » après sa « double défaite, présidentielle et législatives ». Parfois présenté comme compatible avec La République en marche, le député de la Sarthe se revendique « dans l’opposition » dans Le Maine Libre« J’ai voté contre le budget qui est favorable aux plus riches et injuste pour les classes moyennes et populaires », explique-t-il. « Je considère par exemple que les choix fiscaux décidés par Emmanuel Macron sur l’ISF et sur la fiscalité du capital vont continuer à creuser des inégalités patrimoniales ». Néanmoins, il juge que les « partis dits ‘traditionnels’«  sont mis à mal par Emmanuel Macron et qu’il « faut donc être capable de faire évoluer le Parti socialiste et de l’adapter à ce nouveau contexte ».

 

 

Macron candidat en 2022 (Lemaire), déjà !

Macron candidat en 2022 (Lemaire),  déjà !

Bruno Lemaire pratique un peu la fuite en avant en proposant déjà que Macon se représente en 2022. On se demande bien pourquoi il aborde dès maintenant cette problématique sinon peut-être pour renforcer une posture ministérielle parfois contestée. Emmanuel Macon n’est élu que depuis six mois, il paraît donc tout à fait outrancier d’envisager de paysage politique pour 2022. En outre cette perspective de candidature semble donner l’impression que le moment de l’élection et l’alpha et l’oméga de la politique. Bien sûr, il faut souvent  plus que cinq ans pour engager et réussir des réformes structurelles  par exemple la politique énergétique ou encore le secteur industriel. Cependant cela ne justifie pas qu’on se préoccupe déjà de la prochaine échéance présidentielle. De toute manière le contexte sera surtout influencé par les résultats qui seront obtenus ou pas par le gouvernement actuel. Les déclarations de Bruno Lemaire paraissent donc assez inopportunes dans le moment présent. “Non seulement je me suis engagé derrière Emmanuel Macron en 2017 mais je souhaite sa réélection en 2022 et je m‘engagerai derrière lui si jamais il prend cette décision de se représenter”, a déclaré le ministre de l‘Economie et des Finances au Grand Rendez-vous Europe 1-CNews-Les Echos. “Je me battrai pour la réélection d‘Emmanuel Macron en 2022 parce que je crois que c‘est important qu‘il y ait de la continuité dans l‘action publique”, a ajouté l‘ancien prétendant à la candidature des Républicains pour la présidentielle. “Le choix que j‘ai fait de me mettre derrière Emmanuel Macron en 2017, de soutenir son projet de transformation en profondeur de notre pays, c‘est un projet qui demande du temps et je pense qu‘il faudra au président de la République dix ans pour que cette transformation soit solide et que les tous les Français puissent en bénéficier”, a-t-il encore dit. Au moment où des médias se sont fait l’écho de tensions entre Bruno Le Maire et les deux têtes de l‘exécutif, il a déclaré que “(s)a seule ambition, c‘est de réussir comme ministre de l‘Economie et des Finances au service d‘Edouard Philippe et Emmanuel Macron”.

 

La présidence des Républicains : un seul candidat

La présidence des Républicains : un seul candidat

 

Officiellement il y a encore cinq candidats pour la présidence des Républicains mais il se pourrait bien que tout cela ce termine par une candidature unique de Laurent Wauquiez. En effet les autres candidats relativement marginaux auront du mal à obtenir le soutien nécessaire des 10 adhérents et des parlementaires. De toute manière même si un ou deux candidats parvenaient à satisfaire les critères de candidature, ils ne pourraient atteindre  qu’un score relativement insignifiant. En effet Laurent Wauquiez maîtrise totalement l’appareil et s’appuie surtout sur les plus radicaux. Compte tenu de l’absence de suspense quant au résultat est aussi des dérives droitières de l’intéressé, nombre de grands responsables républicains ont décidé de se mettre en réserve du parti. C’est le cas de Xavier Bertrand, de Valérie  Pécresse,  de  Christian Estrosi et même de Baroin l’un des seuls qui fait à peu près l’unanimité dans le parti. Enfin ce qui se joue c’est non seulement la ligne politique mais aussi la prochaine candidature républicaine aux présidentielles puisque les républicains ne renouvelleront pas la cruelle expérience des primaires. Laurent Wauquiez, unique poids lourd parmi les prétendants et à ce titre largement favori, était le seul à avoir la certitude de réunir les conditions demandées avant l‘heure butoir, mercredi à 20h00 (18h00 GMT). Pour ses quatre adversaires potentiels, les 48 dernières heures s‘annoncent décisives dans la quête des 2.347 formulaires d‘adhérents et des 13 signatures de parlementaires. Laurent Wauquiez redoute toutefois une candidature unique qui affaiblirait la légitimité de son élection. Aussi espère-t-il un ou deux autres candidats. De ce point de vue les derniers comptages sont donc en dans la coulisse mesure de rassurer la direction de LR mais aussi Laurent Wauquiez, qui redoutaient le scénario du prétendant unique et qui sans doute dans la coulisse aide à l’émergence d’un ou deux candidats alibi.  “On a besoin qu‘il y ait plusieurs candidats”, avait déclaré le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes lors d‘un meeting à Souvigny-en-Sologne (Loir-et-Cher), tout en appelant à demi-mot à soutenir Daniel Fasquelle. Une fois les dossiers déposés, la Haute Autorité chargée de superviser l’élection des 10 et 17 décembre publiera la liste officielle des candidats le jeudi 26 octobre.

Un candidat FN en faveur du candidat « insoumis »

Un  candidat FN en faveur du  candidat « insoumis »

 

 

Finalement la frontière qui  séparait les insoumis du Front national connaît une première brèche avec le soutien d’un candidat FN éliminé en faveur de son concurrent insoumis qualifié lui pour le deuxième tour des législatives. Le candidat FN Eric Dillies, éliminé au premier tour dans la première circonscription du Nord, a affirmé lundi qu’il voterait pour le candidat de La France insoumise (LFI) au deuxième tour et invite ses électeurs à faire de même. « Je ne suis pas d’accord avec tout ce que défend M. Quatennens, c’est évident, sinon je serais à La France Insoumise, mais les choses que nous avons en commun sont plus importantes que celles qui nous divisent parce qu’il y a urgence. Par exemple, je pense que la France n’a pas besoin d’un ajustement du code du travail tel qu’on le présente aujourd’hui », a-t-il précisé. Le candidat du Front National a vraisemblablement raison hormis sur quelques champs sociétaux notamment l’immigration, les programmes respectifs du Front national et des insoumis sont très proches. Sans parler de la dialectique violente et caricaturale assez semblable de Mélenchon et de Marine Le Pen. Les deux partis se veulent sans doute officiellement très différents et donnent l’impression de s’opposer avec fermeté pour autant sur le fond les positions sont très voisines. Elle se caractérise par un étatisme obsolète, un refus de toute réforme est un corporatisme de type poujadiste sans parler de l’irréalisme économique.

Candidat du peuple ou anti système : une escroquerie

Candidat du peuple ou anti système : une escroquerie

 

Face au discrédit qui touche les organisations politiques, désormais il est de bon ton pour les candidats de se présenter avec des vertus « anti systèmes ». Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ? Du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement actuel soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentants des moins favorisés voir des opprimés. Evidemment pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désignent des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi partie de ces multimillionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique, on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  « anti système » sont  les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats « anti système » entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et/ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause, notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Le dernier aspect de l’argumentation anti système touche au ridicule, à savoir, la dimension politique. En France en particulier,  tous les candidats sont des professionnels de la politique. En place depuis 20, 30 ans, davantage, ils vivent de la politique et ont transformé la fonction en métier et en rente. Les conditions démocratiques françaises imposent d’ailleurs l’appartenance à un appareil notamment quand il s’agit de l’élection présidentielle qui nécessite d’obtenir le soutien des élus pour valider une candidature. Tous appartiennent à des organisations, sont passés par des systèmes et sont d’une certaine façon le fruit d’appareils. Il n’existe pas de candidat réellement indépendant, ils sont le résultat d’un système qui se reproduit. La dépendance est plus ou moins forte. Pour être élu,  il est nécessaire d’être soutenu par les parrains d’un système,  au moins pour se lancer « dans la  carrière ». Une fois passée les obstacles sociaux, économiques et politiques les candidats ne peuvent donc revendiquer l’étiquette « anti système ». Cet argument populiste et démagogique ne peut être entendu que par les mouches victimes complices  attirées par le miel des promesses sans lendemain. Les candidats anti système n’existe pas, autant l’admettre et se déterminer sur des critères moins ésotériques.

Mélenchon : candidat holographique virtuel

Mélenchon : candidat holographique virtuel

Mélenchon a inventé le concept de candidat ubiquiste mais en même temps de président virtuel. La prouesse technologique est certains puisqu’elle permet d’imaginer la présence du leader de la France insoumise en plusieurs endroits à la fois. Cette dispersion géographique a cependant un défaut, le candidat est partout la cohérence de son programme  nulle part. Pour preuve, Mélenchon à sérieusement arrondi ses positions sur l’Europe st à même été contraint d’affirmer qu’il ne veut plus sortir de l’euro, ni même de l’Europe. Il faut dire que Mélenchon a été sérieusement attaqué au cours de la semaine passée non seulement sur les incohérences de son programme caractérisé par des dépenses non fiancées qui ruineraient le pays mais aussi sur sa politique internationale notamment ses amitiés avec des chefs d’État peu recommandable st sa référence au bolivarisme désuet. Mélenchon a donc réutilisé la technique de l’hologramme pour parler dans cette ville à la fois afin de rassurer vis-à-vis des fortes critiques dont il a été l’objet et ils l’ont affaibli. Reste que ce don d’ubiquité ne modifie pas le caractère gauchiste des propositions de Mélenchon qui se réfère à des conceptions politiques des années 50, bref le communisme. Indiscutablement le tribun est brillant, en outre il est cultivé, ce qui ne gâche rien. Cela est toutefois insuffisant pour donner la moindre crédibilité à un programme finalement assez proche de celui de Marine Le Pen qui s’affranchit de toute contrainte financière et de tout environnement international. Bref dans les deux cas des programmes qui conduiraient à la ruine de la France. Mélenchon ne peut guère convaincre sur le fond il ne doit compter que sur ses talents d’orateur. Mais l’exercice brillant qu’il  réalise est plus proche d’une prestation de stand-up d’un humoriste que de celle d’un responsable politique espérant accéder à la magistrature suprême. Mélenchon a beau arrondir  le la forme, le fond ne change pas : étatisme, nationalisme, protectionnisme, anticapitalisme et anti-impérialisme caractérisent ses orientations bien qu’il s’en défende mollement. «Ne croyez pas ce qu’ils vous disent: “il veut sortir de l’Europe, de l’euro (…)”, un peu de sérieux !», a affirmé Mélenchon, baissant d’un ton sur son couplet anti-Union européenne. Accusé par ses détracteurs d’incarner «la gauche de l’abandon », le député européen a insisté sur sa capacité à gouverner, s’il est élu le 7 mai. «L’homme que vous voyez est prêt à appliquer les pouvoirs qui lui seront confiés par la volonté du peuple », a affirmé l’ancien ministre, précisant qu’il sera appuyé par une «majorité insoumise ». Soucieux d’arrondir les angles, l’ancien socialiste a dit vouloir «assurer la continuité dans la gestion des affaires humaines ». En plus des ministres, des «hauts commissaires» seront investis d’une mission. Des hauts commissaires qui sans doute renforceront encore le pouvoir d’un État déjà tentaculaire. Point un candidat qui confond l’intérêt général, le service public, le statut de fonctionnaire et celui des entreprises publiques ; bref l’amalgame classique des gauchistes persuadés que l’État peut tout résoudre y compris en s’affranchissant des réalités socio économiques.  La modernité de Mélenchon se réduit dans à sa capacité d’ubiquité. Une modernité toutefois à relativiser puisqu’il s’agit ni plus ni moins de réunir des partisans devant une sorte de grand écran de télévision.

Jean Lassalle: le candidat lunaire

Jean Lassalle: le candidat lunaire

L’égalité de traitement à laquelle sont contraintes les chaines de télévision offre un espace d’expression inattendue aux candidats marginaux y compris les plus farfelus. C’est le cas pour Jean Lassalle dont on se demande bien ce qu’il est venu faire dans cette galère. A priori sympathique, et sans doute honnête, ce candidat se caractérise par une incapacité à prononcer une seule phrase un peu élaborée, quant à ses propositions elles sont  lunaires, évanescentes et surréalistes. Certes certaines de ses critiques  sont fondées ; par contre ; c’est le grand vide en matière de propositions. Il répète à l’envi qu’il est prêt pour assurer la responsabilité de président de la république. Mais quand on l’interroge sur son programme, il se limite toujours à dire : j’ai un programme, je ferai une réforme de l’État et j’ai un budget ! On n’en saura sans doute jamais davantage. Jean Lassalle et quelques autres candidats farfelus méritent d’être entendus car ils témoignent  de l’État démocratique du pays et de l’invraisemblable mode de sélection des candidats. Quand on écoute Lasalle, on se demande s’il s’agit d’une parodie d’interview d’un candidat à la magistrature suprême. Cela vaut  pour d’autres petits candidats qui en fait ne représente à peu près rien : ni une organisation, ni un courant de pensée politique, seulement eux-mêmes avec des réflexions et des propositions d’une banalité contradictoire à faire pleurer du niveau d’un bistrot. Extrait « Nous avons pour la première fois un dictateur qui n’a ni visage, ni armée », estime-t-il. Dictature de la finance, du commerce, de la mondialisation, de la rentabilité… Jean Lassalle veut parvenir à une nouvelle organisation du pays. « D’abord, je vais recréer un État. Il y a belle lurette que nous avons laissé s’écrouler le nôtre, pensant que l’Europe, unie, allait finir par en mettre un en place », estime-t-il. Pour cela, il propose de rassembler les Français, et regrette que la campagne ait été « obstruée par des affaires de costumes, de mariage, de filles et de je ne sais qui », lance Jean Lassalle. Accusé d’avoir un programme un peu flou, il se positionne toutefois en faveur du revenu universel comme le candidat du PS Benoît Hamon, refuse le nucléaire, souhaite le retour des quotas laitiers, une santé 100% couverte par la sécurité sociale et la sortie de l’OTAN. « Il y a une très grande cohérence », estime-t-il face à son programme.

 

Alain Juppé : « démerdez-vous; Je ne serai pas candidat »

Alain Juppé : « démerdez-vous;  Je ne serai pas candidat »

 

C’est en substance ce qu’a presque déclaré Alain Juppé suite aux nombreuses sollicitations dont il était l’objet pour remplacer François Fillon. Une déclaration claire, cohérente et digne mais pleine d’amertume. Alain Juppé a fait clairement allusion à l’irresponsabilité de l’appareil qui a démoli sa candidature. Il a aussi critiqué nettement la ligne radicale choisie par le vainqueur de la primaire. Il s’est aussi étonné du soutien assez soudain de certains sarkozystes notamment qui se sont dernièrement ralliés à lui pour enfoncer François Fillon. Une manière aussi de renvoyer dans leurs baskets le comité politique des républicains dont les revirements et l’irresponsabilité caractérisent la posture. Alain Juppé voulait sans doute anticiper la décision du comité politique qui s’est une nouvelle fois couché devant François Fillon lundi soir. Les appels reçus par Alain Juppé « tout au long de la semaine » n’auront servi à rien. S’exprimant depuis Bordeaux, ville dont il est maire depuis 2006, l’ancien Premier ministre a « confirmé, une bonne fois pour toutes, qu’[il] ne [sera] pas candidat à la présidence de la République »« Pour moi, il est trop tard, je n’incarne pas le renouveau souhaité par les Français. » « Je n’ai pas l’intention de m’engager dans des tractations partisanes ni marchandage de postes. Je ne suis donc pas en mesure aujourd’hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d’un projet fédérateur (…). Je le répète pour moi il est trop tard, mais il n’est pas trop tard pour la France, il n’est jamais trop tard pour la France. » Au cours d’une allocution sobre, teintée d’amertume et de gravité face à la situation dans laquelle se trouve la candidature de la droite et du centre, le prétendant malheureux de la primaire de novembre dernier a déploré le retrait du soutien d’une partie du centre et regretté la « radicalisation » d’un noyau de militants LR, présent dimanche après-midi au Trocadéro pour soutenir François Fillon. Admettant qu’il ne répondait pas « pleinement à l’exigence d’exemplarité », Alain Juppé a cependant insisté sur le fait qu’il n’avait pas été inquiété pour « enrichissement personnel » et que sa famille n’avait jamais été exposée. Manière de viser (indirectement) François Fillon et sa gestion de la crise dans laquelle son entourage et lui-même sont plongés depuis plus d’un mois, ajoutant que « l’obstination » de l’ancien Premier ministre conduisait à une « impasse ». Assurant qu’il se tenait prêt à dialoguer avec Nicolas Sarkozy et François Fillon, Alain Juppé a déploré un « gâchis » pour sa famille politique, alors que Fillon « avait un boulevard devant lui ». Et de rappeler, avec insistance, qu’il avait à l’époque été « fair-play » en lui apportant, à plusieurs reprises, son soutien.

 

Immigration: Trump critiqué par son candidat à la Cour suprême

Immigration: Trump critiqué par son candidat à la Cour suprême

Trump déjà critiqué par son propre candidat à la cour suprême. Peu d’observateurs ont remarqué les remerciements particulièrement timides à l’adresser à Trump par  le magistrat Neil Gorsuch désigné à la cour suprême par le nouveau président des Etats-Unis. On pouvait voir que le magistrat était particulièrement gêné par les marques d’estime et même d’affection que voulait lui témoigner Trump. Certes  le nouveau membre de la cour suprême est clairement sur des positions de droite extrême notamment sur le plan sociétal  Les opinions de Neil Gorsuch sont principalement connues par ses écrits et jugements. Il a rédigé un livre développant des arguments contre l’euthanasie et a soutenu des entreprises qui refusaient de fournir une couverture santé incluant une contraception à leurs employées. Dans son ouvrage, il n’a pas fait mystère de sa position « pro-life » : «Tous les êtres humains sont intrinsèquement utiles et le fait de prendre la vie par une tierce personne est toujours mauvaise» écrivait-il. Cependant ce juge ne veut sans doute pas être décrédibilisé par Trump et a déclaré vouloir se situer de manière impartiale et indépendante. Une indépendance qu’il affirme  en considérant comme sacrée   la séparation des pouvoirs. Et même s’il a été nommé par Donald Trump à la Cour suprême, le magistrat Neil Gorsuch a pris ses distances avec le président américain, mercredi, en dénonçant ses critiques contre le juge qui a suspendu son décret anti-immigration. Neil Gorsuch a estimé « décourageant » et « démoralisant » un tweet dans lequel le président américain a qualifié James Robart de « pseudo-juge » et sa décision de « ridicule ».  Gorsuch a fait cette confidence lors d’un entretien avec le sénateur démocrate Richard Blumenthal, qui s’est évidemment empressé de la relayer. Le porte-parole du candidat choisi par Donald Trump a ensuite confirmé ses propos. Mercredi matin, Donald Trump est revenu à la charge, estimant que « même un mauvais élève comprend ça » (qu’un président américain a le pouvoir de limiter ou de bloquer l’immigration venue d’un pays pour des raisons sécuritaires). Désormais, le sort de cette mesure anti-immigration, la plus emblématique et controversée de la jeune présidence Trump, est entre les mains de trois magistrats d’une cour d’appel de San Francisco. Ils doivent rendre un arrêt très attendu d’ici la fin de la semaine. « Je ne vais pas dire que cette cour est partiale alors que sa décision n’est pas encore tombée. Mais la justice apparaît tellement politisée », a dénoncé le président américain.

Présidentielles 2017 : Fillon ou l’arnaque du candidat anti système

 

Fillon a de nouveau attaqué Macron lors de son meeting de dimanche en le considérant comme un produit du système. Une accusation mal venue de la part de  celui pris les doigts dans le pot de confiture du système. Face au discrédit qui touche les organisations politiques, désormais il est de bon ton pour les candidats de se présenter avec des vertus anti systémiques. Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ? du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France,  on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement actuel soumis à l’impôt sur la fortune) ou encore le château, les chevaux de course de Fillon.  Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent, et de très loin, le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentant des moins favorisés voir des opprimés. Pas  avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désigne des boucs émissaires comme responsables des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations plus ou moins sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi parti de ces millionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  anti système sont bien les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats anti système entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et –ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause, notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Le dernier aspect de l’argumentation anti système touche au ridicule, à savoir, la dimension politique. En France en particulier,  tous les candidats sont des professionnels de la politique. En place depuis 20, 30 ans, davantage, ils vivent de la politique et ont transformé la fonction en métier et en rente. Les conditions démocratiques françaises imposent d’ailleurs l’appartenance à un appareil notamment quand il s’agit de l’élection présidentielle qui nécessite d’obtenir le soutien des élus pour valider une candidature. Tous appartiennent à des organisations, sont passés par des systèmes et sont d’une certaine façon le fruit d’appareils. Il n’existe pas de candidat réellement indépendant, ils sont le résultat d’un système qui se reproduit. La dépendance est plus ou moins forte. Pour être élu, il est nécessaire d’être soutenu par les parrains d’un système au moins pour se lancer « dans la  carrière ». Une fois passée les obstacles sociaux, économiques et politiques les candidats ne peuvent donc revendiquer l’étiquette « anti système ». Cet argument populiste et démagogique ne peut être entendu que par les mouches victimes complices  attirées par le miel des promesses sans lendemain. 

2017 : Même à 5%, le PS maintiendra son candidat (Cambadélis)

2017 : Même à 5%, le PS maintiendra son candidat (Cambadélis)

 

Le candidat du parti socialiste pourrait n’obtenir que de cinq à 7 % aux présidentielles si l’on se fie aux derniers sondages qui prévoient une victoire soit de Benoît Hamon, soit d’Arnaud Montebourg pour la primaire du PSG. Du coup, les rumeurs concernant le retrait des le premier tour d’un candidat du parti socialiste ne cessent  de s’amplifier. En raison de certains responsables socialistes qui rejoignent Macron des le premier tour. En raison aussi de la récente déclaration du ministre des affaires étrangères Ayrault  qui souhaite un ralliement de toute la gauche derrière celui qui aurait le plus de voix. Une manière de se préserver une porte de sortie pour le parti socialiste en vue des législatives. En clair il faut se préparer à rejoindre Macron soit au second tour si Macron se qualifie, soit même dès  le premier tour pour donner davantage de chances à Macron. Pourtant Cambadélis le premier secrétaire du PS affirme Qu’Il n’est pas question que le vainqueur de la primaire de la gauche se retire de la course à la présidentielle, en faveur de Jean-Luc Mélenchon ou d’Emmanuel Macron. Cette idée hante la campagne de la primaire des 22 et 29 janvier car son vainqueur, quel qu’il soit, est distancé dans les sondages par la droite et l’extrême droite mais également par Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et Emmanuel Macron (En marche !). La déclaration de Cambadélis révèle en fait l’inquiétude d’un parti socialiste qui pourrait être complètement marginalisé. Selon un sondage BVA publié mercredi, Manuel Valls est en tête des intentions de vote pour le premier tour de la primaire mais perdrait au second face à Benoît Hamon ou à Arnaud Montebourg. De candidats qui feront nettement moins de 10 % au premier tour des présidentielles. Notons également que Vincent Peillon n’hésite pas à poser la question du rassemblement autour de macro pour éviter que le parti socialiste ne disparaisse. La question du ralliement à macro se posera encore davantage pour les législatives. Si comme les sondages indiquent Macron obtient un score proche de 25 % c’est-à-dire environ trois fois plus que le parti socialiste aux présidentielles, il est clair que c’est le ralliement à Macron qui permettrait aux candidats députés du parti socialiste de sauver les meubles. D’autant plus que pour forcer la main au parti socialiste Macron a annoncé qu’il présentera des candidats dans toutes les circonscriptions. Aujourd’hui, Macron ne laisse aucune ambiguïté sur ses ambitions. À l’occasion de sa conférence de presse de ce jeudi , il a intitulé cette rencontre par un thème évocateur et provocateur en même temps à savoir: « Construire une majorité de projet ». Pour lui cette majorité doit se construire autour de lui. Pas étonnant si les responsables socialistes à commencer par Cambadélis se montrent aussi fébriles.

 

2017 :un candidat inconnu propose d’imposer à tous les Français le même remboursement de la dette

2017 :un candidat inconnu propose d’imposer à tous les Français le même  remboursement de la dette

 

Dans le cadre des élections de 2017 les intentions de candidature se multiplient. On en compte maintenant entre 40 et 50. Il y a sans doute parfois des idées  à prendre même chez certains  candidats complètement inconnus comme chez Olivier Régis,  conseiller municipal de Bezons (Val-d’Oise).  Par contre sa proposition de faire rembourser par tous les Français la dette publique ne manque pas d’interroger. L’intéressé propose tout simplement que chaque Français rembourse la dette publique à partir d’un prêt de banque qui serait rendu obligatoire. Une proposition pour le moins surprenante. Certes on objectera que cette dette devra être amortie d’une manière ou d’une autre mais certainement pas de façon aussi brutale et caricaturale. En effet cette dette qui représente plus de 2000 milliards soit environ presque 100 % du PIB représente de l’ordre de 33 000 € par Français. Chaque Français serait donc contraint d’emprunter 33 000 € et de les rembourser. Soit à partir de la vie de travail et de retraite de l’ordre  deux 500 € par mois (l’âge moyen d’entrée au travail est de 25 ans). Comme la durée moyenne de vie est d’environ 80 ans, chaque français rembourserait 500 € Pourtant  Diplômé d’économie l’intéressé oublie sans doute que le salaire moyen est de 2200 euros et le salaire moyen autour de 1800 euros. Bref qu’il faudrait retirer 500 euros pendant toute la vie de travail et de retraites.  On se demande aussi pourquoi il faudrait l’intermédiation des banques pour un remboursement qui prendrait en fait la forme d’un impôt. et qui n’a nul besoin de l’intervention des banques.  

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