Archive pour le Tag 'candidat'

Présidentielle 2022 – à droite, un candidat LR pour Noël ?

Présidentielle 2022 – à droite, un candidat  LR pour Noël ?

 

 

Le sondage Elabe diffusé le 1er juillet sur BFMTV, qui crédite François Baroin de 11 à 12% des voix à la présidentielle, loin derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen,  n’est pas très rassurant quant aux chances de succès d’un candidat du parti des républicains aux présidentielles. Du coup l’appareil veut accélérer le rythme. Beaucoup craignent en effet que faute de dynamique et de clarification le candidat naturel du parti républicain s’appelle Édouard Philippe.

L’hypothèse a été mise sur la table par Jean-François Copé. « J’ai dit ce que tout le monde ressent, explique-t-il. Nos électeurs, ce qui les intéresse, c’est d’avoir un nouveau leader et si nous ne sommes pas capables de créer une dynamique d’incarnation politique, ils se tourneront naturellement vers Édouard Philippe. Si Baroin y va, il occupera sans doute l’espace, mais s’il n’y va pas… » Si Jacob l’exclut, cette hypothèse séduit certains. Un responsable LR le rappelle : « 70 % des électeurs de Fillon voulaient que Philippe reste à Matignon. On ne peut pas raisonner uniquement en termes de trahison. »

 

Etats-Unis : Biden candidat démocrate ?

Etats-Unis : Biden candidat démocrate ?

 

Joe Biden était le seul candidat restant pour l’investiture après que son principal rival, Bernie Sanders, a renoncé à se présenter en avril.

Un candidat a besoin de 1.991 délégués pour s’assurer une nomination. Biden a atteint ce nombre vendredi après que sept états et le district de Columbia ont tenu leurs primaires plus tôt dans la semaine.

“Ce fut un honneur de concourir contre un groupe formé des candidats les plus talentueux du parti Démocrate et je suis fier de dire que nous allons vers cette élection présidentielle comme un parti uni”, a déclaré Biden dans un communiqué.

“Je vais passer chacun des jours qui nous sépare du 3 novembre à me battre pour gagner le vote des américains tout autour de ce grand pays afin que, ensemble, nous gagnions la bataille pour l’âme de cette nation, et afin que nous nous assurions de reconstruire notre économie sans oublier personne”, a-t-il ajouté. Rien n’est gagné pour Mylène dans la mesure où le président actuel s’efforce de diviser la population pour renforcer la conviction de ces supporters. Bref la stratégie de l’unité entre celle de l’affrontement

Tambouille municipale à Bordeaux : le candidat LREM Cazenave rallie la liste du maire sortant LR Florian

Tambouille municipale à Bordeaux : le candidat LREM Cazenave rallie la liste du maire sortant LR Florian

Paradoxe de Macron. On a reproché au maire de Lyon de se rapprocher des républicains pour  évincer les candidats du président. Mais à l’inverse à Bordeaux, c’est  le candidat de la république en marche qui ,lui, a décidé de s’unir au maire sortant les républicains. La vérité sans doute, c’est que la république en marche ne pèse pas grand-chose sur le terrain et ne peut exister qu’en fonction d’alliance plus ou moins contradictoire. Cela préfigure à l’évidence la confirmation de la défaite catastrophique de la république en marche aux élections municipales mais aussi l’échec qui se prépare aussi pour les élections départementales  et régionales qui vont suivre. La  LREM  n’a aucune existence sur le terrain et d’ailleurs n’est pas autorisée à participer au débat politique qui relève simplement de quelques leaders nationaux courtisans de Macron.

Sondage candidat idéal 2022 : honnête, compétent, démocrate

Sondage candidat   idéal  2022 : honnête, compétent, démocrate

Comme Diogène , l’électeur  recherche un homme virtuel ( ou une femme) qui soit à la fois honnête, compétent et démocrate lors de l’élection présidentielle de 2022. Sans doute un responsable fictif dans la mesure où il est sans doute difficile voire impossible de trouver un candidat réunissant les trois conditions. En tout cas actuellement l’offre politique ne correspond pas aux exigences de cet électeur.

Selon un sondage Elabe  72% des personnes interrogées se déclarent insatisfaites de l’offre politique actuelle. Un sentiment qui s’exprime de façon majoritaire parmi toutes les catégories socioprofessionnelles de la population. 

S’ils sont minoritaires, 45% des électeurs d’Emmanuel Macron, 41% de ceux de Marine Le Pen et 37% de ceux de François Fillon lors de la présidentielle de 2017 indiquent qu’au moins une personnalité politique trouve grâce à leurs yeux. A contrario, 74% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon et 85% de ceux de Benoît Hamon ne trouvent aucune personnalité politique convenable. Un taux qui atteint 90% chez les abstentionnistes.

Pour ce  portrait-robot du candidat idéal à la présidentielle de 2022, les Français ont mis en avant plusieurs éléments de parcours qui correspondraient à ce profil. Ainsi, le fait d’avoir eu des responsabilités politiques est cité par 43% des personnes interrogées et le fait d’avoir exercé des responsabilités associatives à 37%. Mais à l’inverse, 24% des personnes ne souhaitent plus être représentées par un responsable politique.

Le fait d’avoir été chef d’entreprise est cité à 32%, viennent ensuite les profils d’intellectuel, universitaire et chercheur (32% également), d’ouvrier et employé (29%), les personnes n’ayant jamais fait de politique (24%), les responsables militaires (16%), responsables syndicaux (11%) puis les sportifs (6%), humoristes (5%), personnalités issues des médias (4%) et les artistes (3%).

Parmi les qualités souhaitées, ce sont l’honnêteté (71%), l’écoute des Français (67%) et le réalisme (28%) qui arrivent en tête. Ces trois traits de personnalités sont suivis par la détermination (26%), l’autorité et la simplicité ex-æquo à 15%, le courage (14%), le dynamisme (11%), le charisme (10%), l’indépendance (9%) et l’humour, qui ferme la marche avec 2%.

Arrivée deuxième, l’écoute des Français apparaît en forte progression avec une augmentation de 13 points par rapport à une mesure réalisée en avril 2016, soit un an avant la précédente élection présidentielle.

Elabe pour BFMTV – Notre sondage Elabe du 12 février 2020.Sondage réalisé par Internet les 11 et 12 février selon la méthode des quotas sur un échantillon de 1002 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif de la population française. 

 

Villani, candidat libre, le vilain petit canard de LREM

Villani, candidat libre, le vilain petit canards de LREM

 Il y a évidemment quelque chose de surréaliste dans la décision de Stanislas Guerini d’exclure Cédric Villani de la république en marche. D’abord personne ne connaît Stanislas Guerini qui est supposé diriger un parti qui n’existe pas. En outre un délégué  général qui manifeste autant de charisme qu’  une limande . Guerini  n’a pas fait preuve depuis sa nomination de la moindre personnalité, de la moindre créativité et du moindre courage. Bref,  un oligarque placés là par Macron pour contrôler de façon stalinienne un pseudo parti. Notons d’ailleurs que les principaux responsables de la république en marche ont été auto désignés. Et pour cause, les structures locales ou régionales n’existent pas et où n’ont aucun pouvoir politique. La république en marche,  c’est un peu le parti communiste des années 50 avec les militants en moins et les courtisans en plus. Il y a une grande différence entre Cédric Villani qui, lui, a une vraie stature internationale, une reconnaissance mondiale, une vraie spécialité professionnelle tandis que  Stanislas Guerini q n’a jamais réussi grand chose. Prudent d’ailleurs, l’intéressé s’aventure peu sur la scène médiatique tellement il est transparent autant qu’inutile

 Le scientifique “n’est plus adhérent” de LaRem, a donc dit lundi sur Radio Classique le délégué général du parti, Stanislas Guerini, anticipant une exclusion qui sera discutée mercredi en bureau exécutif.

Cédric Villani avait acté dimanche à l’issue de l’entretien avec Emmanuel Macron une “divergence majeure” et dit son choix de briguer la mairie de la capitale en “toute indépendance”, en bâtissant une “coalition pour le climat”, sans rejoindre le candidat investi par LaRem, Benjamin Griveaux.

A pied, en métro, en auto ou en Vélib’, le scientifique de 46 ans va donc poursuivre sa campagne au pas de course, multipliant déplacements et contacts, des écologistes aux radicaux, sans céder aux sirènes qui l’invitent à renoncer. Un sondage Odoxa-CGI pour Le Figaro publié dimanche le place à 10% – le seuil pour qu’une liste passe au deuxième tour -, à six points derrière Benjamin Griveaux. L’écart était de deux points dans une enquête Ifop pour Le Journal du Dimanche du 19 janvier.

Dans le sondage Odoxa, le candidat Europe Ecologie-Les Verts David Belliard est à 14,5%. Un émiettement qui profite à la maire sortante Anne Hidalgo, en tête à 23%, devant l’ancienne ministre Les Républicains Rachida Dati, 20%.

Les prochains sondages diront si la mise à l’écart de Cédric Villani lui profitera ou pas. De l’avis d’une militante, cet acte d’autorité trahit les idéaux d’un mouvement né en 2016 autour de l’idée “macroniste” de bâtir au-delà des clivages partisans d’un monde alors jugé dépassé.

“On passe, comme ça, du rassemblement à l’exclusion en trois ans ?”, a-t-elle dit à Reuters. “Exclure Cédric Villani, c’est exclure la moitié des militants En Marche de Paris.”

Xavier Bertrand : candidat en 2022 ?

Xavier Bertrand : candidat en 2022 ?

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Le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, n’est pas encore officiellement candidat en 2022 mais il y pense sérieusement. Le problème pour lui, c’est de savoir sous quelle étiquette. Forcément sous une étiquette d’opposition à Macron mais une posture de droite qui ne cracherait pas sur les des sympathisants de gauche. Du coup, Xavier Bertrand pourrait se présenter sans l’appui officiel d’un parti politique. Finalement, il pourrait prendre la démarche de Macron dont il vise à peu près la même clientèle. Xavier Bertrand ne peut pas compter sur les voix d extrême-gauche, ni sur les voix d’extrême droite. L’intéressé a relativement bien réussi comme président de région, le problème maintenant est de parvenir à une image de présidentiable. Il y a du chemin à faire entre la position d’un baron local et celui d’un président de la république potentiel.  Non seulement Xavier Bertrand aura besoin d’appui nationaux qui lui manquent aujourd’hui mais il devra aussi se distinguer par le contenu de son programme. L’intéressé reconnaît la difficulté de la tâche. Président de la république, “J’y pense mais y penser ne suffit pas”, a déclaré l’ancien ministre dans l’émission “Vous avez la parole” sur France 2 à propos de la prochaine course à l’Elysée.

“Il faut un projet global, une vision, il faut aussi avoir une équipe parce qu’un homme seul ne peut pas réussir”, a-t-il ajouté. “Comment vous réparez les fractures françaises, comment vous rebâtissez une nouvelle société française, comment vous relancez ce pays en lui donnant une vraie perspective, ça demande un travail énorme. Aujourd’hui j’ai un certain nombre de réponses, je ne les ai pas toutes”, a poursuivi l’élu de 54 ans, sans étiquette politique depuis son départ

Les élections régionales sont, à ses yeux, un passage obligé sur le chemin de la présidentielle.

“Je ne brûle pas les étapes : ma priorité aujourd’hui, c’est la région des Hauts-de-France”, a-t-il dit. “Il est évident que si dans la région des Hauts-de-France six millions de personnes ne souhaitent pas que je continue, ça veut dire ne sont satisfaites de mon action, ne sont pas d’accord avec les idées, les propositions que j’ai faites dans la région parce qu’ils estiment que je ne vais pas suffisamment loin, que ce ne sont pas de bonnes réponses, dans ce cas-là je n’ai aucun crédit pour être candidat à l’élection présidentielle, c’est une évidence”.

En cas de défaite en 2021, il affirme qu’il arrêtera la politique.

Xavier Bertrand a quitté Les Républicains en décembre 2017 dans la foulée de l’élection de Laurent Wauquiez à la tête du parti, qui doit se doter d’un nouveau président le mois prochain. Secrétaire général de l’UMP de 2008 à 2010, Xavier Bertrand a été élu président de la région des Hauts-de-France il y a quatre ans.

Bien placé dans les sondages de popularité après des sympathisants de droite, il dit vouloir incarner une troisième voie entre La République marche d’Emmanuel Macron et le Rassemblement national de Marine Le Pen, les finalistes de la présidentielle de 2017.Pour Xavier Bertrand, ce duel encouragé par l’actuel chef de l’Etat revient à “confisquer” le débat politique.

“Là, on est en train de nous dire : ‘vous êtes gentils mais circulez y a rien à voir, les deux de la dernière fois c’est eux qui vont être à nouveau candidat’. Mais dans ce cas-là il n’y a plus de débat démocratique”, a-t-il considéré.

Municipales Paris : comme à l’ENA, un grand oral pour choisir le candidat LREM

Municipales Paris : comme à l’ENA, un grand oral pour choisir le candidat LREM

 

 

C’est aujourd’hui que les candidats de la république en marche pour les municipales de Paris doivent passer leur grand oral. On a ainsi choisi la méthode de l’ENA pour  désigner les candidats puisque les organisations locales du parti de Macron n’ont pas leur mot à dire, ni sur ses désignations et encore moins sur les orientations politiques. Une bien curieuse façon de gérer la démocratie. On se souvient d’ailleurs que les députés, eux, avaient été choisis sur examen de dossiers transmis par Internet. Là encore un comité central de quelques personnes avait tranché. Des procédures invraisemblables dans un pays moderne et démocratique. Il n’y a guère que dans les dictatures qu’on procède encore à ce mode de désignation des responsables. Le plus ridicule dans cette affaire c’est qu’en réalité ce comité national ne décidera pas vraiment puisqu’en dernier ressort c’est Macron qui indiquera quels sont les candidats de la république en marche pour les municipales. C’est vrai Paris mais c’est aussi vrai pour d’autres villes comme Marseille ou Lyon on a vu par exemple que Macron s’était investi personnellement à Marseille pour rechercher une forme d’union avec la droite. Il vient d’en faire autant en se déplaçant aussi avec la gauche à Lyon. Bref Macron est devenu le chef de la campagne électorale ; ce dont d’ailleurs se plaint le délégué général officiel, Guerrini dans une tribune du Monde. Guerrini n’a encore pas compris que ce parti était complètement virtuel, qu’il était réduit à un clan de supporters et que même son délégué général  était sans aucune influence.  Sarkozy lui aussi du fait de son activisme avait tendance à mettre son nez partout y compris dans le travail de son premier ministre. Mais là,  Macron le dépasse encore en matière d’interventionnisme de nature étatique, un interventionnisme de type monarchique.

 

Candidat mairie de Paris : Griveaux, charismatique comme un huissier !

Candidat mairie de Paris : Griveaux, charismatique comme un huissier !

C’est avec une certaine précipitation que Griveaux a quitté le gouvernement pour préparer sa candidature à la mairie de Paris, ce qui par parenthèse vient perturber un peu le calendrier des échéances avec d’une part la sortie du grand débat aussi l’importante échéance des élections européennes. Il faut dire que Griveaux a pour l’instant un sérieux handicap dans sa conquête de la mairie de Paris. En effet son image est assez détestable car dans sa mission de porte parole du gouvernement il s’est montré le plus souvent très condescendant voire méprisant en tout cas très partial. Son profil d’énarque le prédestinait sans doute davantage à être préfet de police que maire de Paris. Même quand il sourit, c’est visiblement de manière un peu forcée. On a un peu du mal à croire à ses propos car Griveaux manque sérieusement de charisme voire de conviction. C’est un peu l’archétype de l’oligarque énarchique compatible avec n’importe quel parti (il est passé du PS à Macron). Si Griveaux a quitté le gouvernement c’est surtout pour combattre ces concurrents d4En marche  qui eux aussi briguent l’investiture municipale. Il est assez surprenant que V ait fait  son cheval de bataille de la démocratie participative lui qui en général prend plutôt la posture d’un oligarque distant et condescendant. Bref, une sorte de ne copier coller de Macron mais sans la verve et le talent. Ne reste alors que la prétention et l’arrogance.

Européennes: Le « Gilet jaune » Benjamin Cauchy candidat sur la liste de Dupont-Aignan

Européennes: Le « Gilet jaune » Benjamin Cauchy candidat sur la liste de Dupont-Aignan

La récupération politique du mouvement des gilets jaunes par les parties commence avec cette décision du « Gilet jaune » Benjamin Cauchy de figurer sur la liste du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. Une décision qui risque de contribuer à faire éclater un peu plus un mouvement déjà très composite et aux idéologies contradictoires. Cette décision risque d’être assez mal appréciée par d’autres gilets jaunes qui combattent l’insertion dans un système politique qu’il condamne par ailleurs. Pour preuve, la liste autonome dite RIC a éclaté en vol. Il en sera de même pour toute candidature sous d’autres auspices politiques. La contradiction fondamentale réside dans le faite que le mouvement des gilets jaunes est fondamentalement un mouvement social, une sorte de syndicat des citoyens. Une force de contestation et de proposition mais pas de gestion qui suppose évidemment compromis voire des compromissions sans parler des déviances personnelles possibles qu’on rencontre dans tous les partis. Le “Gilet jaune” Benjamin Cauchy a donc annoncé jeudi dans Le Parisien sa candidature aux élections européennes, en position éligible, sur la liste du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, président de “Debout la France”. “J’avais rencontré, à leur demande, d’autres leaders politiques comme Jean Lassalle et Florian Philippot. J’avais été approché par des cadres du Rassemblement national et échangé longuement avec des responsables nationaux des Républicains comme, par exemple, le député (LR) Julien Aubert”, précise-t-il dans un entretien diffusé jeudi soir. “Mais c’est bel et bien Nicolas Dupont-Aignan qui me semble le plus en cohérence avec les revendications que je porte avec de nombreux gilets jaunes depuis quatre mois”, explique-t-il. Benjamin Cauchy, qui fut conseiller municipal UMP de Laon (Aisne) de 2008 à 2010, estime qu’une liste “Gilets jaunes” serait inopérante, invoquant “un manque de corpus et de cohérence politique”. “Le mouvement des gilets jaunes est un mouvement transpartisan où il y a des gens d’extrême gauche, d’extrême droite, de gauche, de droite, du centre et même des gens qui n’ont aucune conscience politique. Donc, faire une liste gilets jaunes pour les européennes, ça me semble être le mariage de la carpe et du lapin”, dit-il. Une observation qui n’est pas fausse mais qui est tout autant valable pour le mariage de responsable des gilets jaunes avec un mouvement politique.

Maurel voit Hollande candidat en 2022 ?

Maurel voit Hollande  candidat en 2022 ?

 

Pour donner un peu d’écho à sa démission du PS, le frondeur Maurel avait mis en avant le risque de voir Hollande candidat en 2022. Une démission  avec celle de la sénatrice Noëlle Lienemann qui n’a guète été médiatisée tellement elle est finalement anecdotique. Et non dépourvue d’intérêt personnel car la récompense pourrait être de figurer sur la liste européenne de Mélenchon !  “Je ne veux pas être au Parti socialiste le jour où le PS réinvestira François Hollande comme candidat à la présidence”, a-t-il déclaré lundi sur RFI. “C’est un scénario extrêmement plausible, lui le souhaite, beaucoup de ses anciens ministres, de ses anciens collègues le souhaitent aussi, ben moi je ne veux pas être là pour ce qui serait une formidable régression.” “Ce sont les militants, les sympathisants du Parti socialiste qui décideront le moment venu de qui sera notre candidat”, a répondu Faure le Premier secrétaire du PS. Ceci étant, bien que l’échéance de 2022 soit encore très lointaine l’hypothèse d’une candidature de François Hollande ne peut être exclue. La première raison c’est que tout dépendra du taux de popularité de Macron à cette époque. Si rien ne change, l’actuel président de la république pourrait être complètement laminé lors des prochaines élections présidentielles. Par ailleurs on ne voit pas émerger au sein du parti une personnalité susceptible de rendre crédible une candidature socialiste. François Hollande de son côté n’a jamais renoncé à la politique et tout démontre dans ses déclarations qu’il travail à crédibiliser uen nouvelle aventure politique. On objectera qu’en cas de faillite de Macron les candidatures d’une part du rassemblement national, d’autre part des Républicains pourraient offrir une alternative. Mais personne ne peut dire ce que sera la conjoncture économique, sociale et politique non seulement en France mais au plan international en 2022. Aucune hypothèse ne peut donc être rejetée y compris celles de l’émergence d’un nouveau courant politique, d’un nouveau leader.

Brésil: Lula trop populaire éliminé comme candidat à la présidence de la république

Brésil: Lula trop populaire éliminé comme candidat à la présidence de la république

 

L’Amérique du sud n’en finit pas de solder se comptes avec son passé réactionnaire et même fasciste. Pour preuve, Lula, empêché de se présenter à l’élection présidentielle tout simplement parce qu’il devance à hauteur de 40% son principal adversaire de droite qui n’obtient pas la moitié (19% des intentions de votes). La méthode est connue. L’Espagne elle même longtemps nourricière du fascisme d’Amérique du sud a bien emprisonné et condamner les leaders catalans pour les empêcher de se présenter aux élections de la région. Certes Lula n’est pas un saint, mais se prédécesseurs non plus. Sul fallait emprisonner tous les chefs d’Etats qui ont mis les doigts dans le pot de confiture, on manquerait de candidat dans le monde entier. La question est politique, économique aussi.  Lula, de loin l’homme politique le plus populaire du Brésil, a été condamné en appel à 12 ans d’emprisonnement pour corruption et est incarcéré depuis avril. Son parti, le Parti des travailleurs (PT), l’avait tout de même présenté comme candidat pour la présidentielle à la mi-août, estimant que Lula était innocent. Cependant une loi, baptisée “Ficha Limpa” (casier vierge), exclut du scrutin présidentiel les candidats ayant été condamnés en appel pour corruption. La décision du Tribunal supérieur électoral devrait mettre fin à un feuilleton qui a fait planer une grande incertitude sur le scrutin d’octobre. Cependant les avocats de Lula avaient auparavant annoncé qu’ils pourraient faire appel de la décision devant la Cour suprême. Les juges ont ignoré la recommandation de la commission des droits de l’homme de l’Onu, selon laquelle le gouvernement devait autoriser Lula à exercer ses droits politiques tant que ses appels devant les tribunaux n’ont pas été étudiés, a ajouté le PT.

Trump : encore candidat en 2020 !

Trump : encore candidat en 2020 !

Avec un culot désarmant ; Trump annoncé qu’il comptait se représentait en 23020 car ce serait le souhait de tout le monde. Une vision sans doute assez réductrice du monde ! Evidemment, ce n’est pas une  bonne nouvelle, ni pour les américains, ni pour les autres pays. Trump est en effet en train tant sur le plan économique que sociétal de mettre uen pagaille ingérable un peu partout ? C’est vrai avec les droits de douane, c’est vrai sur le climat, c’est vrai sur l’Iran, c’est vrai chez lui avec les mesures antisociales et même contre productives au plan économique. Donald Trump a donc annoncé dans un entretien au Mail au Sunday son intention de briguer un second mandat lors de l’élection présidentielle américaine de 2020 et estime que le camp démocrate n’est pas en mesure de le battre. Dans cet entretien, réalisé vendredi à bord de l’avion présidentiel Air Force One, le président américain livre aussi des détails de sa rencontre avec la reine Elizabeth II et évoque le sommet prévu lundi avec son homologue russe Vladimir Poutine. “Il semble que tout le monde veut que je me représente” en 2020, déclare Trump, ajoutant avoir “vraiment l’intention” de briguer un second mandat à la Maison blanche. Il estime que les démocrates ne sont pas en mesure de lui opposer un candidat crédible. “Je ne vois pas qui pourrait me battre en 2020, je les connais tous et je ne vois personne”, déclare-t-il.

Européennes : Bayrou pas candidat mais qui ?

Européennes : Bayrou pas candidat mais qui ?

 

Déjà échaudé par son entrée au gouvernement, Bayrou ne veut peut-être pas lâcher la proie pour l’ombre. Alors qu’il était clairement pressenti pour prendre la tête de liste de la majorité, François Bayrou préfère encore rester maire de Pau. Invité du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro, le patron du MoDem a déclaré qu’il ne sera pas candidat en 2019 : « Je suis maire d’une ville formidable. Je suis très heureux de ce qu’on y fait, ce qui se passe à Pau est assez original, assez puissant pour qu’on s’y intéresse, et je n’envisage pas d’être parlementaire, que ce soit national ou européen. » Annoncer que le président de la république à décidé de supprimer les circonscriptions régionales pour cette élection ; de ce fait, les candidats se retrouveront sur une seule liste nationale d’où l’intérêt d’une personnalité au caractéristiques qui rassemblent. François Bayrou semblait présenter ses critères. En outre il faut un responsable politique connu disposant déjà d’un certain poids dans l’opinion publique. Dans la coulisse, on pense à la république en marche au premier ministre, Édouard Philippe. Pas sûr cependant que ce dernier soit susceptible de rassembler tout le spectre des sensibilités de la république en marche et au-delà des électeurs. Si c’était le cas il faudrait aussi trouver un autre premier ministre en 2019. Une tâche pas aussi évidente car il convient évidemment de prendre une personnalité compétente et politiquement d’un certain poids mais pas trop que Macron continue de garder la main sur les grands dossiers et ne soit pas susceptible un jour d’être en situation de concurrence avec son premier ministre. « Je n’envisage pas d’être tête de liste, a-t-il ensuite insisté. J’ai été tête de liste aux européennes il y a suffisamment de temps pour que je n’aie pas envie de recommencer. » Les élections européennes, qui se dérouleront en mai 2019, sont encore loin, mais tous les partis travaillent activement le dossier. En décembre, Emmanuel Macron a annoncé, après avoir consulté tous les partis, son intention de supprimer les circonscriptions régionales. Selon le projet de loi présenté le 3 janvier dernier, les Français voteront pour une seule liste nationale.

Alitalia : Air France pas candidat

Alitalia : Air France pas candidat

Sans doute en mal de repreneurs compte tenu de la situation financière particulièrement catastrophique d’Alitalia le ministre de l’économie italien avait indiqué que le groupe Air France avait déposé une offre. Mais  le groupe Air France-KLM a démenti formellement samedi avoir déposé une offre de rachat de la compagnie italienne en difficulté Alitalia, au lendemain de la mention par le gouvernement italien de son éventuelle présence parmi les candidats. « Air France-KLM dément avoir déposé une offre pour le rachat d’Alitalia », a indiqué la compagnie aérienne dans un communiqué. La veille, le ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda, avait évoqué sa présence aux côtés d’EasyJet parmi les trois offres de reprise pour Alitalia.

Le Foll candidat à la tête du Parti socialiste

Le Foll candidat à la tête du Parti socialiste

 

Cette fois, c’est un candidat très sérieux qui se présente à la tête du parti socialiste. Un candidat très sérieux un double titre. D’abord parce que c’est une des rares personnalités politiques socialistes qui n’a pas été entraînée dans le naufrage de François Hollande. Il bénéficie d’un certain crédit dans l’opinion notamment à gauche. Comme ministre il a plutôt bien assuré ses fonctions. Sur le fond maintenant ,c’est sans doute l’un des rares qui preuve tenter d’inscrire l’évolution du parti socialiste dans la modernité pour le sortir enfin d’un discours marxiste dans les congrès et d’une pratique réformiste au pouvoir. Si quelqu’un peut encore sauver ce qui reste, c’est sans doute ce candidat de poids. Après Luc Carvounas, Stéphane Le Foll déclare sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, mardi 9 janvier, dans un entretien au quotidien Le Maine Libre, journal de la Sarthe dont il est député. Montrera sans doute contestataire vis-à-vis de Macon mais il n’enfermera pas le parti dans une impasse d’opposition systématique. A 57 ans, il a « décidé de relever le défi, ou plutôt les défis qui sont face à nous, en présentant un projet devant les militants », lors du prochain congrès du PS en avril. Dans le journal, Stéphane Le Foll n’est pas tendre avec le parti dont il brigue la tête, qu’il juge « exsangue, inaudible aux oreilles des Français » après sa « double défaite, présidentielle et législatives ». Parfois présenté comme compatible avec La République en marche, le député de la Sarthe se revendique « dans l’opposition » dans Le Maine Libre« J’ai voté contre le budget qui est favorable aux plus riches et injuste pour les classes moyennes et populaires », explique-t-il. « Je considère par exemple que les choix fiscaux décidés par Emmanuel Macron sur l’ISF et sur la fiscalité du capital vont continuer à creuser des inégalités patrimoniales ». Néanmoins, il juge que les « partis dits ‘traditionnels’«  sont mis à mal par Emmanuel Macron et qu’il « faut donc être capable de faire évoluer le Parti socialiste et de l’adapter à ce nouveau contexte ».

 

 

Macron candidat en 2022 (Lemaire), déjà !

Macron candidat en 2022 (Lemaire),  déjà !

Bruno Lemaire pratique un peu la fuite en avant en proposant déjà que Macon se représente en 2022. On se demande bien pourquoi il aborde dès maintenant cette problématique sinon peut-être pour renforcer une posture ministérielle parfois contestée. Emmanuel Macon n’est élu que depuis six mois, il paraît donc tout à fait outrancier d’envisager de paysage politique pour 2022. En outre cette perspective de candidature semble donner l’impression que le moment de l’élection et l’alpha et l’oméga de la politique. Bien sûr, il faut souvent  plus que cinq ans pour engager et réussir des réformes structurelles  par exemple la politique énergétique ou encore le secteur industriel. Cependant cela ne justifie pas qu’on se préoccupe déjà de la prochaine échéance présidentielle. De toute manière le contexte sera surtout influencé par les résultats qui seront obtenus ou pas par le gouvernement actuel. Les déclarations de Bruno Lemaire paraissent donc assez inopportunes dans le moment présent. “Non seulement je me suis engagé derrière Emmanuel Macron en 2017 mais je souhaite sa réélection en 2022 et je m‘engagerai derrière lui si jamais il prend cette décision de se représenter”, a déclaré le ministre de l‘Economie et des Finances au Grand Rendez-vous Europe 1-CNews-Les Echos. “Je me battrai pour la réélection d‘Emmanuel Macron en 2022 parce que je crois que c‘est important qu‘il y ait de la continuité dans l‘action publique”, a ajouté l‘ancien prétendant à la candidature des Républicains pour la présidentielle. “Le choix que j‘ai fait de me mettre derrière Emmanuel Macron en 2017, de soutenir son projet de transformation en profondeur de notre pays, c‘est un projet qui demande du temps et je pense qu‘il faudra au président de la République dix ans pour que cette transformation soit solide et que les tous les Français puissent en bénéficier”, a-t-il encore dit. Au moment où des médias se sont fait l’écho de tensions entre Bruno Le Maire et les deux têtes de l‘exécutif, il a déclaré que “(s)a seule ambition, c‘est de réussir comme ministre de l‘Economie et des Finances au service d‘Edouard Philippe et Emmanuel Macron”.

 

La présidence des Républicains : un seul candidat

La présidence des Républicains : un seul candidat

 

Officiellement il y a encore cinq candidats pour la présidence des Républicains mais il se pourrait bien que tout cela ce termine par une candidature unique de Laurent Wauquiez. En effet les autres candidats relativement marginaux auront du mal à obtenir le soutien nécessaire des 10 adhérents et des parlementaires. De toute manière même si un ou deux candidats parvenaient à satisfaire les critères de candidature, ils ne pourraient atteindre  qu’un score relativement insignifiant. En effet Laurent Wauquiez maîtrise totalement l’appareil et s’appuie surtout sur les plus radicaux. Compte tenu de l’absence de suspense quant au résultat est aussi des dérives droitières de l’intéressé, nombre de grands responsables républicains ont décidé de se mettre en réserve du parti. C’est le cas de Xavier Bertrand, de Valérie  Pécresse,  de  Christian Estrosi et même de Baroin l’un des seuls qui fait à peu près l’unanimité dans le parti. Enfin ce qui se joue c’est non seulement la ligne politique mais aussi la prochaine candidature républicaine aux présidentielles puisque les républicains ne renouvelleront pas la cruelle expérience des primaires. Laurent Wauquiez, unique poids lourd parmi les prétendants et à ce titre largement favori, était le seul à avoir la certitude de réunir les conditions demandées avant l‘heure butoir, mercredi à 20h00 (18h00 GMT). Pour ses quatre adversaires potentiels, les 48 dernières heures s‘annoncent décisives dans la quête des 2.347 formulaires d‘adhérents et des 13 signatures de parlementaires. Laurent Wauquiez redoute toutefois une candidature unique qui affaiblirait la légitimité de son élection. Aussi espère-t-il un ou deux autres candidats. De ce point de vue les derniers comptages sont donc en dans la coulisse mesure de rassurer la direction de LR mais aussi Laurent Wauquiez, qui redoutaient le scénario du prétendant unique et qui sans doute dans la coulisse aide à l’émergence d’un ou deux candidats alibi.  “On a besoin qu‘il y ait plusieurs candidats”, avait déclaré le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes lors d‘un meeting à Souvigny-en-Sologne (Loir-et-Cher), tout en appelant à demi-mot à soutenir Daniel Fasquelle. Une fois les dossiers déposés, la Haute Autorité chargée de superviser l’élection des 10 et 17 décembre publiera la liste officielle des candidats le jeudi 26 octobre.

Un candidat FN en faveur du candidat « insoumis »

Un  candidat FN en faveur du  candidat « insoumis »

 

 

Finalement la frontière qui  séparait les insoumis du Front national connaît une première brèche avec le soutien d’un candidat FN éliminé en faveur de son concurrent insoumis qualifié lui pour le deuxième tour des législatives. Le candidat FN Eric Dillies, éliminé au premier tour dans la première circonscription du Nord, a affirmé lundi qu’il voterait pour le candidat de La France insoumise (LFI) au deuxième tour et invite ses électeurs à faire de même. « Je ne suis pas d’accord avec tout ce que défend M. Quatennens, c’est évident, sinon je serais à La France Insoumise, mais les choses que nous avons en commun sont plus importantes que celles qui nous divisent parce qu’il y a urgence. Par exemple, je pense que la France n’a pas besoin d’un ajustement du code du travail tel qu’on le présente aujourd’hui », a-t-il précisé. Le candidat du Front National a vraisemblablement raison hormis sur quelques champs sociétaux notamment l’immigration, les programmes respectifs du Front national et des insoumis sont très proches. Sans parler de la dialectique violente et caricaturale assez semblable de Mélenchon et de Marine Le Pen. Les deux partis se veulent sans doute officiellement très différents et donnent l’impression de s’opposer avec fermeté pour autant sur le fond les positions sont très voisines. Elle se caractérise par un étatisme obsolète, un refus de toute réforme est un corporatisme de type poujadiste sans parler de l’irréalisme économique.

Candidat du peuple ou anti système : une escroquerie

Candidat du peuple ou anti système : une escroquerie

 

Face au discrédit qui touche les organisations politiques, désormais il est de bon ton pour les candidats de se présenter avec des vertus « anti systèmes ». Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ? Du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement actuel soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentants des moins favorisés voir des opprimés. Evidemment pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désignent des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi partie de ces multimillionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique, on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  « anti système » sont  les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats « anti système » entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et/ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause, notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Le dernier aspect de l’argumentation anti système touche au ridicule, à savoir, la dimension politique. En France en particulier,  tous les candidats sont des professionnels de la politique. En place depuis 20, 30 ans, davantage, ils vivent de la politique et ont transformé la fonction en métier et en rente. Les conditions démocratiques françaises imposent d’ailleurs l’appartenance à un appareil notamment quand il s’agit de l’élection présidentielle qui nécessite d’obtenir le soutien des élus pour valider une candidature. Tous appartiennent à des organisations, sont passés par des systèmes et sont d’une certaine façon le fruit d’appareils. Il n’existe pas de candidat réellement indépendant, ils sont le résultat d’un système qui se reproduit. La dépendance est plus ou moins forte. Pour être élu,  il est nécessaire d’être soutenu par les parrains d’un système,  au moins pour se lancer « dans la  carrière ». Une fois passée les obstacles sociaux, économiques et politiques les candidats ne peuvent donc revendiquer l’étiquette « anti système ». Cet argument populiste et démagogique ne peut être entendu que par les mouches victimes complices  attirées par le miel des promesses sans lendemain. Les candidats anti système n’existe pas, autant l’admettre et se déterminer sur des critères moins ésotériques.

Mélenchon : candidat holographique virtuel

Mélenchon : candidat holographique virtuel

Mélenchon a inventé le concept de candidat ubiquiste mais en même temps de président virtuel. La prouesse technologique est certains puisqu’elle permet d’imaginer la présence du leader de la France insoumise en plusieurs endroits à la fois. Cette dispersion géographique a cependant un défaut, le candidat est partout la cohérence de son programme  nulle part. Pour preuve, Mélenchon à sérieusement arrondi ses positions sur l’Europe st à même été contraint d’affirmer qu’il ne veut plus sortir de l’euro, ni même de l’Europe. Il faut dire que Mélenchon a été sérieusement attaqué au cours de la semaine passée non seulement sur les incohérences de son programme caractérisé par des dépenses non fiancées qui ruineraient le pays mais aussi sur sa politique internationale notamment ses amitiés avec des chefs d’État peu recommandable st sa référence au bolivarisme désuet. Mélenchon a donc réutilisé la technique de l’hologramme pour parler dans cette ville à la fois afin de rassurer vis-à-vis des fortes critiques dont il a été l’objet et ils l’ont affaibli. Reste que ce don d’ubiquité ne modifie pas le caractère gauchiste des propositions de Mélenchon qui se réfère à des conceptions politiques des années 50, bref le communisme. Indiscutablement le tribun est brillant, en outre il est cultivé, ce qui ne gâche rien. Cela est toutefois insuffisant pour donner la moindre crédibilité à un programme finalement assez proche de celui de Marine Le Pen qui s’affranchit de toute contrainte financière et de tout environnement international. Bref dans les deux cas des programmes qui conduiraient à la ruine de la France. Mélenchon ne peut guère convaincre sur le fond il ne doit compter que sur ses talents d’orateur. Mais l’exercice brillant qu’il  réalise est plus proche d’une prestation de stand-up d’un humoriste que de celle d’un responsable politique espérant accéder à la magistrature suprême. Mélenchon a beau arrondir  le la forme, le fond ne change pas : étatisme, nationalisme, protectionnisme, anticapitalisme et anti-impérialisme caractérisent ses orientations bien qu’il s’en défende mollement. «Ne croyez pas ce qu’ils vous disent: “il veut sortir de l’Europe, de l’euro (…)”, un peu de sérieux !», a affirmé Mélenchon, baissant d’un ton sur son couplet anti-Union européenne. Accusé par ses détracteurs d’incarner «la gauche de l’abandon », le député européen a insisté sur sa capacité à gouverner, s’il est élu le 7 mai. «L’homme que vous voyez est prêt à appliquer les pouvoirs qui lui seront confiés par la volonté du peuple », a affirmé l’ancien ministre, précisant qu’il sera appuyé par une «majorité insoumise ». Soucieux d’arrondir les angles, l’ancien socialiste a dit vouloir «assurer la continuité dans la gestion des affaires humaines ». En plus des ministres, des «hauts commissaires» seront investis d’une mission. Des hauts commissaires qui sans doute renforceront encore le pouvoir d’un État déjà tentaculaire. Point un candidat qui confond l’intérêt général, le service public, le statut de fonctionnaire et celui des entreprises publiques ; bref l’amalgame classique des gauchistes persuadés que l’État peut tout résoudre y compris en s’affranchissant des réalités socio économiques.  La modernité de Mélenchon se réduit dans à sa capacité d’ubiquité. Une modernité toutefois à relativiser puisqu’il s’agit ni plus ni moins de réunir des partisans devant une sorte de grand écran de télévision.

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