Archive pour le Tag 'Cancers'

Pollution : 10% des cancers

Pollution : 10% des  cancers 

 

Selon les données de l’agence européenne , la pollution de l’air est responsable de 1% des cas et d’environ 2% des décès – une part qui monte à 9% pour les cancers du poumon. Des études récentes ont également détecté «une corrélation entre l’exposition à long terme aux particules, un polluant atmosphérique majeur, et la leucémie chez les adultes et les enfants», souligne l’organisation européenne. Le radon, un gaz radioactif naturel susceptible d’être inhalé notamment dans les logements peu aérés, est lui considéré comme responsable de 2% des cas de cancers sur le continent.

Les  ultraviolets – d’origine principalement solaire mais aussi artificielle – sont responsables de près de 4% de tous les cas de cancer, en particulier du mélanome, une forme grave de cancer de la peau qui a fortement augmenté en Europe au cours des dernières décennies. Certaines substances chimiques utilisées sur les lieux de travail et libérées dans l’environnement sont également cancérigènes. Plomb, arsenic, chrome, pesticides, bisphénol A et les substances alkylées per- et polyfluorées (PFAS) comptent parmi les plus dangereuses pour la santé des Européens, au même titre que l’amiante, interdite depuis 2005 dans l’UE mais toujours présente dans certains bâtiments.

 

Santé: médecine du futur et cancers ?

Santé: médecine du futur et  cancers ?

Les  recherches actuelles dessinent une cancérologie d’avenir en mode 3.0, adaptée aux tumeurs comme au patient, pour améliorer les chances de guérir en réduisant les séquelles. Cette semaine, le leader de la cancérologie Gustave Roussy publie les premiers résultats d’une étude européenne pour comprendre les rechutes des cancers pédiatriques. Comment la cancérologie prendra-t-elle les malades en charge dans dix ans ? ( (Un papier de Florence Pinaud de la Tribune)

 

La cancérologie va-t-elle devenir une véritable médecine de précision ? Le leader de la cancérologie Gustave Roussy vient d’annoncer les résultats d’une étude européenne Mappyacts sur le cancer pédiatrique. Alors que de nombreux jeunes patients rechutent, cette étude séquence le génome des tumeurs pour mieux comprendre leur évolution afin d’adapter les traitements. Un premier pas vers la cancérologie du futur hyper personnalisée, une cancérologie 3.0.

Depuis vingt ans, la lutte contre le cancer a progressé. Si le nombre de nouveaux cas ne recule pas, la médecine soigne mieux cette maladie encore trop souvent mortelle. Aujourd’hui, 60% des cas traités donnent lieu à une guérison, d’autant plus que la maladie a été détectée tôt. Mais la prise en charge reste un exercice difficile. Si les immunothérapies et les nouveaux traitements ciblés fonctionnent très bien sur certains patients, ils échouent sur d’autres sans que l’on comprenne exactement pourquoi. De plus, les rechutes restent nombreuses et demandent des traitements plus élaborés. Les spécialistes sont clairs : on a encore beaucoup à apprendre sur le cancer. Et les nouvelles technologies nous aident à découvrir toutes les stratégies avec lesquelles il attaque et résiste aux médicaments. Détection plus précoce, traitements personnalisés et réduction des séquelles, que peut-on attendre de la cancérologie de demain ?

Diagnostiquer plus vite

Un des principaux enjeux est le diagnostic précoce. Plus tôt le cancer est identifié, meilleures sont les chances de guérison. « Aujourd’hui, nous intervenons le plus souvent tard, sur des cancers déjà métastasés, regrette Éric Solary, oncologue à Gustave Roussy et président du Conseil scientifique de la fondation ARC. Avec le progrès de l’imagerie médicale associée à l’intelligence artificielle, nous détecterons des tumeurs bien plus petites de manière très précoce. Nous parviendrons même à repérer les lésions dites pré néoplasiques, qui ne sont pas encore cancéreuses, mais risquent de le devenir. » Premier centre européen de cancérologie, Gustave Roussy développe actuellement une clinique pilote de prévention personnalisée des cancers. Une pratique appelée « Interception » pour évaluer les risques cancéreux des Français et suivre leur évolution, « La définition de ces risques pourra être affinée en fonction de l’exposition du patient à différents agents toxiques, poursuit Éric Solary. Mieux les connaître permettrait d’envisager des traitements préventifs pour maîtriser la maladie avant même qu’elle ne se déclare. » Pour définir quels facteurs induisent exactement quels risques, la recherche devra utiliser le big data pour parfaire sa connaissance des différents facteurs cancérogènes, qu’ils soient chimiques, biologiques ou génétiques. À terme, l’institut envisage de créer un centre de diagnostic rapide des risques cancéreux ouvert à tous les patients inquiets.

Mieux comprendre la maladie

Après des années d’études médicales, l’oncologie sollicite aujourd’hui d’autres sciences et techniques pour affiner sa compréhension des mécanismes de la maladie. Car au-delà d’une cellule qui se développe anormalement, cette pathologie est très complexe. « Le cancer implique des milliers de mécanismes biologiques encore mal connus, précise le Professeur Fabrice Barlesi, Directeur général de Gustave Roussy. Différentes disciplines scientifiques nous aideront à identifier ces mécanismes pour améliorer sa prise en charge. La recherche transdisciplinaire permet de mettre progressivement à jour le caractère inattendu de ces cellules cancéreuses ; comme leur capacité à devenir dormantes pour échapper à la vigilance des traitements avant de se réveiller et de déclencher des rechutes. » Avec le projet du Paris Saclay Cancer Cluster (voir Tribune du 04 février), l’institut mise sur le développement des équipes pluridisciplinaires associant des chercheurs de l’université Paris-Saclay, de l’Institut Polytechnique de Paris, de l’Inserm et de partenaires privés pour améliorer l’approche et la définition de tous les mécanismes secrets du cancer.

Pour mieux adapter les traitements

Dans les labos, différentes découvertes permettront de déterminer des marqueurs influençant la manière dont patient et cancer vont réagir au traitement. Jean-Philippe Girard est Directeur de Recherche Inserm à l’Institut de pharmacologie et de biologie structurale IPBS de Toulouse. Il vient de comprendre une des raisons pour lesquelles les traitements d’immunothérapie ne marchaient pas toujours chez les patients. « Il existe un mécanisme qui permet aux cellules immunitaires lymphocytes T de pénétrer dans les tumeurs pour éliminer les cellules cancéreuses, explique-t-il. Ce sont des vaisseaux sanguins spécifiques dits HEV qui jouent le rôle de porte d’entrée pour ces lymphocytes dopés par l’immunothérapie et capables d’éliminer les cellules cancéreuses. Suivant les patients et les cancers, on trouve plus ou moins de ces vaisseaux HEV qui favorisent clairement l’efficacité de l’immunothérapie. Il s’agit d’un marqueur qui prédit la réponse à ce type de traitement. » Autre grand mystère du cancer, les rechutes sont aussi des mécanismes complexes. Jean-Emmanuel Sarry est responsable de l’équipe « Métabolisme et résistance thérapeutique dans les leucémies aiguës myéloïdes » au Centre de Recherches en Cancérologie de Toulouse. Son équipe travaille à comprendre les mécanismes qui sous-tendent les résistances thérapeutiques responsables des rechutes.. « Nous avons identifié un biomarqueur prédictif des réponses à certains traitements administrés pour soigner ce type de leucémies. Ce biomarqueur « Mitoscore » est associé à une forte activité mitochondriale et énergétique des cellules leucémiques. Il pourrait nous permettre de proposer des thérapies plus personnalisées pour réduire les rechutes. Elles pourraient y associer un inhibiteur des mitochondries pour les patients à mitoscore élevé. »

Autre piste d’adaptation des traitements, une étude de Gustave Roussy a montré que les patients possédant la bactérie intestinale Akkermansia Muciniphila (AKK) présentent une meilleure réponse aux traitements par immunothérapie. Une clinique du microbiote a été créée et des essais cliniques ont démarré sur le cancer du poumon et le cancer du rein.

Vers une cancérologie de précision

En comprenant mieux comment le cancer évolue et résiste, la cancérologie de demain saura quel traitement sera le plus efficace sur quelle tumeur suivant la nature du patient. « La compréhension des mécanismes biologiques et génétiques permettra d’identifier les marqueurs pour adapter au mieux le traitement à la maladie, mais aussi au patient, explique Fabrice Barlesi. Avec ces découvertes, nous irons vers une médecine de précision ultra personnalisée. La prise en compte des multiples marqueurs améliorera clairement les chances de guérison. »

Pour cette cancérologie 3.0, Gustave Roussy développe un programme qui élaborera un avatar numérique et biologique de chaque patient. Une sorte de cancer virtuel modélisant tous les mécanismes qui favorisent la progression de la maladie, pour proposer des traitements personnalisés dès le diagnostic. Actuellement, l’institut teste l’efficacité de 25 médicaments différents sur des morceaux de la tumeur d’un patient, cultivée en laboratoire. Cela permettra de déterminer ce qui fonctionnera le mieux sur ce cancer précis. À terme, cette procédure menée dès le diagnostic permettra de savoir exactement quoi prescrire pour mieux guérir.

« À chaque fois qu’une technologie progresse, elle permet d’améliorer la compréhension puis le traitement du cancer, souligne Éric Solary. La prochaine étape viendra sans doute du machine learning qui va déclencher des avancées de ruptures. » Pour réunir les données nécessaires à une bonne intelligence artificielle Cancer, les oncologues lancent un mouvement de partage des données. Déjà, différentes bases d’oncologie se développent. Ainsi, la biotech de Montpellier SeqOne Genomics s’est impliquée dans la base Celia (Comprehensive Genomic profiling impact) aux côtés du géant américain Illumina). Ce projet vise à évaluer l’utilité clinique du profilage génomique complet dans la prise en charge thérapeutique de patients atteints d’un cancer à un stade avancé. La recherche contre le cancer a aussi pris une dimension européenne avec le Plan cancer européen qui espère réduire la mortalité de 3 millions d’ici 2030.

Pour ce plan, la France pilote le projet de plateforme européenne de recherche UNCAN.eu (UNderstand CANcer) avec une base européenne des données de recherche en cancérologie. Enfin, le dernier enjeu de la cancérologie 3.0 consiste à améliorer la vie des patients guéris. À cause des effets secondaires, les traitements sous forme de chimio ou d’immuno-thérapie qui les sauvent fatiguent aussi beaucoup les patients et les vieillissent prématurément. Il est essentiel de trouver le moyen d’améliorer leur qualité de vie après le cancer.

Florence Pinaud

La médecine du futur et les cancers ?

La médecine du futur et  les cancers ?

Les  recherches actuelles dessinent une cancérologie d’avenir en mode 3.0, adaptée aux tumeurs comme au patient, pour améliorer les chances de guérir en réduisant les séquelles. Cette semaine, le leader de la cancérologie Gustave Roussy publie les premiers résultats d’une étude européenne pour comprendre les rechutes des cancers pédiatriques. Comment la cancérologie prendra-t-elle les malades en charge dans dix ans ? ( (Un papier de Florence Pinaud de la Tribune)

 

La cancérologie va-t-elle devenir une véritable médecine de précision ? Le leader de la cancérologie Gustave Roussy vient d’annoncer les résultats d’une étude européenne Mappyacts sur le cancer pédiatrique. Alors que de nombreux jeunes patients rechutent, cette étude séquence le génome des tumeurs pour mieux comprendre leur évolution afin d’adapter les traitements. Un premier pas vers la cancérologie du futur hyper personnalisée, une cancérologie 3.0.

Depuis vingt ans, la lutte contre le cancer a progressé. Si le nombre de nouveaux cas ne recule pas, la médecine soigne mieux cette maladie encore trop souvent mortelle. Aujourd’hui, 60% des cas traités donnent lieu à une guérison, d’autant plus que la maladie a été détectée tôt. Mais la prise en charge reste un exercice difficile. Si les immunothérapies et les nouveaux traitements ciblés fonctionnent très bien sur certains patients, ils échouent sur d’autres sans que l’on comprenne exactement pourquoi. De plus, les rechutes restent nombreuses et demandent des traitements plus élaborés. Les spécialistes sont clairs : on a encore beaucoup à apprendre sur le cancer. Et les nouvelles technologies nous aident à découvrir toutes les stratégies avec lesquelles il attaque et résiste aux médicaments. Détection plus précoce, traitements personnalisés et réduction des séquelles, que peut-on attendre de la cancérologie de demain ?

Diagnostiquer plus vite

Un des principaux enjeux est le diagnostic précoce. Plus tôt le cancer est identifié, meilleures sont les chances de guérison. « Aujourd’hui, nous intervenons le plus souvent tard, sur des cancers déjà métastasés, regrette Éric Solary, oncologue à Gustave Roussy et président du Conseil scientifique de la fondation ARC. Avec le progrès de l’imagerie médicale associée à l’intelligence artificielle, nous détecterons des tumeurs bien plus petites de manière très précoce. Nous parviendrons même à repérer les lésions dites pré néoplasiques, qui ne sont pas encore cancéreuses, mais risquent de le devenir. » Premier centre européen de cancérologie, Gustave Roussy développe actuellement une clinique pilote de prévention personnalisée des cancers. Une pratique appelée « Interception » pour évaluer les risques cancéreux des Français et suivre leur évolution, « La définition de ces risques pourra être affinée en fonction de l’exposition du patient à différents agents toxiques, poursuit Éric Solary. Mieux les connaître permettrait d’envisager des traitements préventifs pour maîtriser la maladie avant même qu’elle ne se déclare. » Pour définir quels facteurs induisent exactement quels risques, la recherche devra utiliser le big data pour parfaire sa connaissance des différents facteurs cancérogènes, qu’ils soient chimiques, biologiques ou génétiques. À terme, l’institut envisage de créer un centre de diagnostic rapide des risques cancéreux ouvert à tous les patients inquiets.

Mieux comprendre la maladie

Après des années d’études médicales, l’oncologie sollicite aujourd’hui d’autres sciences et techniques pour affiner sa compréhension des mécanismes de la maladie. Car au-delà d’une cellule qui se développe anormalement, cette pathologie est très complexe. « Le cancer implique des milliers de mécanismes biologiques encore mal connus, précise le Professeur Fabrice Barlesi, Directeur général de Gustave Roussy. Différentes disciplines scientifiques nous aideront à identifier ces mécanismes pour améliorer sa prise en charge. La recherche transdisciplinaire permet de mettre progressivement à jour le caractère inattendu de ces cellules cancéreuses ; comme leur capacité à devenir dormantes pour échapper à la vigilance des traitements avant de se réveiller et de déclencher des rechutes. » Avec le projet du Paris Saclay Cancer Cluster (voir Tribune du 04 février), l’institut mise sur le développement des équipes pluridisciplinaires associant des chercheurs de l’université Paris-Saclay, de l’Institut Polytechnique de Paris, de l’Inserm et de partenaires privés pour améliorer l’approche et la définition de tous les mécanismes secrets du cancer.

Pour mieux adapter les traitements

Dans les labos, différentes découvertes permettront de déterminer des marqueurs influençant la manière dont patient et cancer vont réagir au traitement. Jean-Philippe Girard est Directeur de Recherche Inserm à l’Institut de pharmacologie et de biologie structurale IPBS de Toulouse. Il vient de comprendre une des raisons pour lesquelles les traitements d’immunothérapie ne marchaient pas toujours chez les patients. « Il existe un mécanisme qui permet aux cellules immunitaires lymphocytes T de pénétrer dans les tumeurs pour éliminer les cellules cancéreuses, explique-t-il. Ce sont des vaisseaux sanguins spécifiques dits HEV qui jouent le rôle de porte d’entrée pour ces lymphocytes dopés par l’immunothérapie et capables d’éliminer les cellules cancéreuses. Suivant les patients et les cancers, on trouve plus ou moins de ces vaisseaux HEV qui favorisent clairement l’efficacité de l’immunothérapie. Il s’agit d’un marqueur qui prédit la réponse à ce type de traitement. » Autre grand mystère du cancer, les rechutes sont aussi des mécanismes complexes. Jean-Emmanuel Sarry est responsable de l’équipe « Métabolisme et résistance thérapeutique dans les leucémies aiguës myéloïdes » au Centre de Recherches en Cancérologie de Toulouse. Son équipe travaille à comprendre les mécanismes qui sous-tendent les résistances thérapeutiques responsables des rechutes.. « Nous avons identifié un biomarqueur prédictif des réponses à certains traitements administrés pour soigner ce type de leucémies. Ce biomarqueur « Mitoscore » est associé à une forte activité mitochondriale et énergétique des cellules leucémiques. Il pourrait nous permettre de proposer des thérapies plus personnalisées pour réduire les rechutes. Elles pourraient y associer un inhibiteur des mitochondries pour les patients à mitoscore élevé. »

Autre piste d’adaptation des traitements, une étude de Gustave Roussy a montré que les patients possédant la bactérie intestinale Akkermansia Muciniphila (AKK) présentent une meilleure réponse aux traitements par immunothérapie. Une clinique du microbiote a été créée et des essais cliniques ont démarré sur le cancer du poumon et le cancer du rein.

Vers une cancérologie de précision

En comprenant mieux comment le cancer évolue et résiste, la cancérologie de demain saura quel traitement sera le plus efficace sur quelle tumeur suivant la nature du patient. « La compréhension des mécanismes biologiques et génétiques permettra d’identifier les marqueurs pour adapter au mieux le traitement à la maladie, mais aussi au patient, explique Fabrice Barlesi. Avec ces découvertes, nous irons vers une médecine de précision ultra personnalisée. La prise en compte des multiples marqueurs améliorera clairement les chances de guérison. »

Pour cette cancérologie 3.0, Gustave Roussy développe un programme qui élaborera un avatar numérique et biologique de chaque patient. Une sorte de cancer virtuel modélisant tous les mécanismes qui favorisent la progression de la maladie, pour proposer des traitements personnalisés dès le diagnostic. Actuellement, l’institut teste l’efficacité de 25 médicaments différents sur des morceaux de la tumeur d’un patient, cultivée en laboratoire. Cela permettra de déterminer ce qui fonctionnera le mieux sur ce cancer précis. À terme, cette procédure menée dès le diagnostic permettra de savoir exactement quoi prescrire pour mieux guérir.

« À chaque fois qu’une technologie progresse, elle permet d’améliorer la compréhension puis le traitement du cancer, souligne Éric Solary. La prochaine étape viendra sans doute du machine learning qui va déclencher des avancées de ruptures. » Pour réunir les données nécessaires à une bonne intelligence artificielle Cancer, les oncologues lancent un mouvement de partage des données. Déjà, différentes bases d’oncologie se développent. Ainsi, la biotech de Montpellier SeqOne Genomics s’est impliquée dans la base Celia (Comprehensive Genomic profiling impact) aux côtés du géant américain Illumina). Ce projet vise à évaluer l’utilité clinique du profilage génomique complet dans la prise en charge thérapeutique de patients atteints d’un cancer à un stade avancé. La recherche contre le cancer a aussi pris une dimension européenne avec le Plan cancer européen qui espère réduire la mortalité de 3 millions d’ici 2030.

Pour ce plan, la France pilote le projet de plateforme européenne de recherche UNCAN.eu (UNderstand CANcer) avec une base européenne des données de recherche en cancérologie. Enfin, le dernier enjeu de la cancérologie 3.0 consiste à améliorer la vie des patients guéris. À cause des effets secondaires, les traitements sous forme de chimio ou d’immuno-thérapie qui les sauvent fatiguent aussi beaucoup les patients et les vieillissent prématurément. Il est essentiel de trouver le moyen d’améliorer leur qualité de vie après le cancer.

Florence Pinaud

Un foyer de cancers pédiatriques en Loire-Atlantique

Un foyer de cancers pédiatriques en Loire-Atlantique

Evoquant le cas d’un foyer de cancers pédiatriques dans son département,Sandrine Josso,Députée (MoDem) de Loire Atlantique,déplore, dans une tribune au « Monde », qu’aucune analyse des données environnementales n’ait été menée.

 

Tribune.

 

Depuis 2015, vingt-cinq enfants ont déclaré un cancer dans un périmètre de 15 kilomètres autour de la commune de Sainte-Pazanne (Loire-Atlantique). Il ne se passe donc pas six mois sans qu’un nouvel enfant soit atteint. Une jeune fille est décédée il y a quelques semaines, portant à six le nombre de morts liées à un cancer pédiatrique dans la zone. Un enfant mort, c’est un de trop. Six, c’est intolérable.

Ce n’est pas faute d’alerter depuis plusieurs années. Dès 2017, l’agence régionale de santé (ARS) des Pays de la Loire se saisit de l’affaire à la suite du signalement d’une lanceuse d’alerte. Aucun lien direct n’est établi entre les polluants et les cancers, et aucune enquête complémentaire n’est diligentée. Bis repetita en février 2019, lorsque l’ARS saisit Santé publique France (SPF). Cette dernière conclut bien à la présence d’un foyer de cancers pédiatriques, mais ne préconise pas la poursuite d’analyse de données environnementales pour déterminer la cause des cancers. La démission des responsables publics doit nous interroger.

 

Comment est-il possible qu’aucune analyse ne soit menée sur le lien potentiel entre cumul de substances nocives dans l’environnement et surreprésentation des cancers pédiatriques sur le territoire ? C’est négliger le bon sens et fermer les yeux sur l’effet cocktail qui découle de l’addition de substances chimiques dans l’environnement. Le cancer est une maladie multifactorielle : refuser d’investiguer toutes ses potentielles origines, c’est laisser les métastases se propager dans le corps social.

L’exposition aux facteurs nocifs n’est pas un problème localisé, mais touche le pays entier, et la santé des Français doit être une priorité nationale. Pour mettre fin à ce fléau invisible, il n’est pas nécessaire de déployer l’artillerie lourde : nous avons déjà les outils.

Passons du principe de précaution au principe de prévention. En croisant les données de SPF avec les données environnementales et de biodiversité, nous pourrions mieux saisir l’ampleur de l’effet cocktail. Ces informations en main, le passage à l’action sera plus efficace. Ensuite, la création de moratoires relatifs aux installations dans les agglomérations où une surmortalité est observée est nécessaire et urgente.

Mettons également un terme aux dérogations préfectorales permettant une poursuite des activités industrielles sans prise en compte du danger. Au lendemain d’élections régionales et départementales, rappelons l’impact environnemental des décisions d’aménagement du territoire qui reposent sur ces collectivités.

Un vaccin contre certains cancers ?

Un vaccin contre certains cancers ?

 

Il faut évidemment toujours être très prudent avec les annonces de traitement qui permettrait d’éradiquer le cancer. Mais plusieurs annonces allant dans ce sens se sont multipliées au cours de l’année 2020. De son côté avec la collaboration de l’Institut Curie de Paris, l’IUCT, Oncopole de Toulouse a mis au point un vaccin permettant d’immuniser les patients de certains cancers. Pour y parvenir, cette immunothérapie, conçue au cas par cas par la biotech Transgene, s’appuie sur une approche individualisée et une analyse fine des cellules cancéreuses par de l’intelligence artificielle. Pour La Tribune, le Professeur Jean-Pierre Delord explique les contours de ce traitement innovant administré à un premier patient le 15 janvier.

« Une prouesse technologique incroyable« , « une avancée significative« , « un pas gigantesque« . Les mots ne manquent pas au Professeur Jean-Pierre Delord pour décrire une première en France, voire en Europe et même au niveau mondial. L’Institut Universitaire du Cancer de Toulouse (IUCT) – Oncopole, dont il est le directeur général, a annoncé jeudi 21 janvier la mise au point d’un vaccin individualisé contre le cancer.

Concrètement, un premier patient français atteint d’un cancer ORL a pu bénéficier du vaccin individualisé TG4050, le 15 janvier, dans le cadre d’un essai de phase 1 mené à l’établissement toulousain spécialisé dans la recherche contre le cancer. Conçue par la biotech Transgene, basée dans l’Alsace, l’immunothérapie TG4050 utilise un principe de vaccination thérapeutique individualisée. Pour mémoire, en cancérologie, les immunothérapies consistent à modifier le fonctionnement du système immunitaire .

Cancers pédiatriques: une étude « vite fait, bien fait » !

Cancers pédiatriques: une étude « vite fait,  bien fait » !

Un étude épidémiologique bien faite, surtout vite faite en 6 mois par Santé publique France (SpF) sur des cas groupés de cancers pédiatriques dans le secteur de Sainte-Pazanne, en Loire-Atlantique, près de Nantes Et qui évidemment  n’a pas permis d’identifier une cause commune, a annoncé mardi l’Agence régionale de Santé (ARS) des Pays de la Loire. Il est  clair qu’une étude épidémiologique pour être pertinente doit être plus longue et plus complète. On doit aussi étendre son champ géographique à d’autres cas signalés;

L’analyse épidémiologique, dont les résultats ont été présentés lundi aux familles, « valide le fait que le nombre de cancers pédiatriques sur le secteur des 7 communes (étudiées, ndlr) sur la période 2015-2019 est plus important que ce que l’on observe en moyenne en France ». En revanche, le questionnaire épidémiologique adressé à 13 familles concernées n’a pas permis d’identifier de facteur de risque commun déjà documenté dans la littérature scientifique. Si un questionnaire est utile, il ne peut constituer le seul moyen investigation surtout s’il est limité à aussi peu de familles. De ce point de vue des comparaisons entre plusieurs typologies de familles aurait été utiles et pas simplement dans le champ géographique visé. Surtout que d’autres cas sont signalés ailleurs.

En effet, au mois de juillet, l’ARS Bourgogne-Franche-Comté a été informée d’un « nombre anormalement élevé de cancers touchant des enfants » au sein de la population résidant sur les communes des Rousses, de Morbier, de Morez, de Saint-Pierre et de Prémanon. « Sur la base de ce signalement et après contact avec les familles, l’agence a établi une liste de dix cas, en lien avec les médecins traitants et le CHRU de Besançon, qui a apporté son appui pour la confirmation des diagnostics« , a précisé l’ARS dans un communiqué. Les enfants concernés étaient âgés de six mois à 13 ans au moment du diagnostic, a-t-elle ajouté.

 

L’agence nationale de santé publique, Santé publique France, a été saisie par l’ARS pour engager une expertise épidémiologique de ce signalement et rechercher d’éventuels facteurs explicatifs. Elle a lancé la recherche active pour d’autres cas.

Conditions de vie de la mère avant, pendant et après la grossesse, vie du père, habitudes alimentaires des enfants, lieux de vacances, scolarité, mode de garde des enfants etc. ont notamment été interrogés.  »Les résultats de ces travaux amènent Santé publique France à conclure à la présence d’un regroupement spatio-temporel sans cause commune identifiée », indique le communiqué. Ce qui conduit l’agence sanitaire à recommander « de ne pas poursuivre les investigations épidémiologiques localement » et « de ne pas engager d’investigations et prélèvements environnementaux supplémentaires ». SpF propose de « mettre en place une surveillance active pour identifier tout nouveau cas de cancer sur le secteur ».

Concernant les logements construits sur l’ancien site Leduc, où étaient fabriquées des charpentes, les analyses « écartent l’existence d’un risque sanitaire pour les habitants de ces logements ». Des analyses complémentaires seront toutefois menées. Des mesures environnementales sont par ailleurs programmées dans 17 logements d’enfants atteints de cancer d’ici fin janvier 2020 ainsi qu’une deuxième campagne de « levée de doute » dans l’école Notre-Dame de Lourdes, à Sainte-Pazanne.

L’agence sanitaire reconnaît que les connaissances scientifiques « sur les causes des cancers de l’enfant et le potentiel rôle des expositions environnementales dans ce processus restent parcellaires ».  »La recherche fondamentale (…) devrait permettre dans l’avenir d’enrichir les connaissances et ainsi d’améliorer les outils d’investigation disponibles pour répondre aux interrogations de la population », estime-t-elle.

Cancers: les « médecines alternatives » dangereuses ?

Cancers: les « médecines alternatives » dangereuses ?

Ce à quoi aboutit une  étude qui compare les résultats des patients qui choisissent de recourir aux seuls remèdes alternatifs et les résultats de ceux qui utilisent  la médecine classique. L’étude montre que des malades affectés de cancers fréquents ont jusqu’à cinq fois plus de risque de mourir que ceux qui optent pour des traitements classiques. Cette différence dans le risque de décès cinq ans après le diagnostic « a été la plus élevée pour le cancer du sein et du colon », a déclaré l’auteur principal de l’étude, Skyler Johnson de l’Université de Yale. Une étude cependant qui ne paraît pas forcément totalement pertinente car elle compare et oppose deux typologies de traitement très différents. De traitements qui sont opposés : ou bien la médecine classique ou bien la médecine parallèle. Or il aurait été plus intéressant de comparer avec un troisième groupe de patients utilisant à la fois la médecine classique et des remèdes alternatifs. On sait en effet que l’aspect psychologique constitue un moyen de défense non négligeable chez le patient et que les rémissions pour des cas identiques sont parfois difficilement explicables et qu’ils peuvent provenir de la capacité du malade a renforcé son système de défense. Ceci étant en l’état actuel des connaissances,  il est évident que le recours à la médecine classique est incontournable. Il serait irresponsable de ne recommander que la médecine alternative.
L’étude rapporte l’impact sur la survie pour quatre cancers du recours exclusif aux remèdes alternatifs (homéopathie, plantes, qi gong, yoga, naturopathie, acupuncture, diètes, méditation, prières…) au détriment des traitements classiques (chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie, traitement hormonal), dans une étude récemment parue dans le Journal of the National Cancer Institute.




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