Archive pour le Tag 'Canal'

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Canal+, abonnements à moins de 10 euros : ça ne vaut pas plus

Canal+,  abonnements à moins de 10 euros : ça ne vaut pas plus

 

Canal+, filiale de Vivendi reprise en main par la main musclée de Bolloré ne cesse de décevoir, en même temps de perdre des abonnés. Pas étonnant les contenus deviennent insignifiants. Plus  50 % des abonnés à Canal+ sont abonnés à la chaîne pour regarder le sport est en particulier le foot. Par cette année pas de foot anglais, le spectacle sportif le plus regardé au monde, pas non plus de coups d’Europe ou alors des matchs qui n’intéressent pas grand monde. Du coup  il faut s’abonner à d’autres chaînes et en particulier à BeIN qui détient les droits de diffusion. Si on ajoute à cela la reprise en main de certaines émissions comme le Grand journal ou la contestation et de moins en moins recommandée par le patron de Vivendi on comprendra que Canal+ est contraint de diminuer le prix de ces abonnements : des abonnements à 10 € et ça ne vaut vraiment pas plus quand on diffuse des matchs de foot ou de rugby de seconde division.  Donc, confrontée à la baisse des abonnements, la filiale de Vivendi change de braquet. La chaîne veut travailler en plus étroite collaboration avec les opérateurs télécom, et proposer des abonnements à prix réduit. Dans quelques semaines, le groupe va présenter sa grande offensive commerciale pour tenter d’endiguer l’hémorragie d’abonnés. Et pour y parvenir, Canal+ est prêt à revisiter certains fondamentaux de son modèle économique. C’est la deuxième phase du plan de relance de Canal+ échafaudé par Vincent Bolloré. Après avoir modifié la grille des programmes et réduit les tranches en clair, il s’agit cette fois de revoir de fond en comble la commercialisation des chaînes du groupe. L’homme d’affaires envisage de s’appuyer davantage sur les opérateurs télécoms. Des accords avec Free et Orange seront annoncés, avec des offres sur mesure pour leurs abonnés. Les opérateurs ne seront plus de simples intermédiaires mais de vrais partenaires, incités à vendre les chaînes Canal+. Ils toucheront des commissions plus généreuses et auront même la main sur la relation client.CanalSat déplorait en mai 2016 la perte d’un demi-million d’abonnés en trois ans, et Canal+ a encore perdu plus de 180.000 abonnements en 2016.

Canal+ : un avenir incertain

Canal+ : un avenir incertain

 

Difficile de prévoir l’avenir de Canal+ après les déclarations de Vincent Bolloré devant les sénateurs. Vincent Bolloré a en effet justifié à la fois sa cure de stérilité pour la chaîne et le remaniement des programmes. Ce qui est certain c’est que Canal+ sera mis à la diète pour rétablir les problèmes financiers (notons cependant que si on prend en compte les résultats de Canal SAT le déficit est relatif voir inexistant). Reste cependant la perte d’abonnés liée en particulier à la mise à l’écart de la plupart des dirigeants et des animateurs vedettes. Avec aussi un objectif de réorientation de la ligne éditoriale afin de tuer définitivement le fameux esprit canal jugé trop critique.- Face à l’érosion des d’abonnés et à l’accélération des pertes financières, le président du conseil de surveillance de Vivendi, maison mère de Canal+, a en effet  remanié en quasi-totalité l’état-major de Canal+, imposé une cure d’austérité à tous les étages et engagé une refonte des offres tarifaires. Le directeur général de Canal+ Maxime Saada a toutefois prévenu lors de la même audition que Canal+ pourrait descendre sous la barre des 4 millions d’abonnés à la fin de l’année. Canal+, dont le sport et le cinéma sont les deux vitrines, investit chaque année 200 millions d’euros dans le cinéma français dont il est le principal financeur. La chaîne cryptée doit cependant faire face à l’émergence de nouveaux concurrents puissants et aux poches pleines, à l’image de Netflix et Amazon pour le cinéma et les séries, et beIN Sports et Altice dans le sport. « Vous avez d’abord un problème numéro un qui est : est-ce que vous voulez un champion national ? Ça, les parlementaires ont à se prononcer là-dessus », a expliqué Vincent Bolloré. Une critique directe adressée à l’autorité de régulation de l’audiovisuel qui a refusé l’accord d’exclusivité entre Canal+ et Beijing. « Si vous voulez en effet qu’il n’y ait pas de champion national, c’est relativement facile. Vous mettez des mesures anti-concentration et vous aurez ce que vous avez aujourd’hui, c’est-à-dire aucun groupe français qui essaye de porter la culture française à l’extérieur et donc mourront petit à petit tous ceux qui seront dans ce secteur », a-t-il prévenu. « Il est évident que le lien entre les contenus et les tuyaux est en train de se faire partout dans le monde. Moi, en tant qu’actionnaire de référence, je pense qu’il n’est pas souhaitable de faire à la fois le téléphone et les contenus parce que je crois que c’est quasiment impossible », a-t-il dit. Longtemps à l’abri de l’attention des médias jusqu’à son entrée au capital de Vivendi, le dirigeant du groupe Bolloré doit aujourd’hui faire face à des accusations d’intervention dans les programmes, notamment après la déprogrammation d’un documentaire sur le Crédit mutuel, ou d’interférence entre ses différentes casquettes d’actionnaire de Vivendi, dirigeant du groupe Bolloré et propriétaire du publicitaire Havas. Mis sur le grill pendant plus de deux heures, Vincent Bolloré a rejeté en bloc les critiques. « Je pense que tout cela ce sont des blagues qui ont été mises en avant pour éviter la diète, parce que ce n’est pas agréable quand on a été un groupe tout puissant, qu’on faisait beaucoup d’entre-soi, de se retrouver tout d’un coup comme les autres à faire un peu attention à ce qu’on dépense », a-t-il dit.

(Avec Reuters)

Télé : « Salut les Terriens », l’émission de Thierry Ardisson de Canal+ à D8 !!

Télé : « Salut les Terriens »,  l’émission de Thierry Ardisson de Canal+ à D8 !!

 

Le grand ménage continue dans les chaînes détenues par Vivendi. Après avoir viré plus de 20 dirigeants sur 25 à Canal, d  nombreux d’animateurs,  Bolloré veut définitivement tuer ce qui est resté de l’esprit Canal+ considéré comme trop critique, trop branché et surtout trop à gauche. Du coup la plupart des tranches en clair de Canal+ seront supprimée s. À la place de l’esprit canal + traditionnel devra  pénétrer l’esprit Hanouna, l’insupportable animateur de D8, qui aura son émission sur Canal+. Dernière décision en date« Salut les Terriens »,  l’émission de Thierry Ardisson de Canal+ passe à D8 C’est l’animateur en personne qui a évoqué ce changement dans l’émission (de Canal+) consacrée aux médias « Le Tube ». « ‘Salut les Terriens’ sera sur Canal 8 – enfin j’espère qu’elle s’appellera Canal 8, ex-D8 – de 19 heures à 21 heures et pas jusqu’à 20h30 » comme actuellement. « Et je pense comme Cyril Hanouna je déborderai d’un quart d’heure de temps en temps », a déclaré Thierry Ardisson. L’objectif de Bolloré c’est de mettre en veilleuse Canal+ (menacé de disparition un moment) et de valoriser au contraire D8 la télé beauf de Vivendi destinée à faire de l’audience et du fric. Reste à savoir quel peut-être l’avenir de Canal+ qui n’est plus assurée d’avoir l’exclusivité de la diffusion des grands événements sportifs depuis que l’autorité de régulation de la télévision à refuser catégoriquement l’accord d’exclusivité entre Canal+ et beIN.

Refus de l’accord Canal+/beIN par l’Autorité de la concurrence

Refus de l’accord Canal+/beIN par l’Autorité de la concurrence

 

On s’attendait à ce que l’autorité de la concurrence impose des modalités pour autoriser l’accord entre Canal+ et beIN  notamment des modalités visant à revendre à d’autres chaînes certains droits sportifs. Mais en l’état du projet l’autorité de la concurrence a rejeté brutalement  l’accord entre Canal et BeIN (deux chaînes qui par ailleurs rencontrent des difficultés financières) L’Autorité de la concurrence s’oppose donc à l’accord de distribution exclusive entre la filiale de Vivendi Canal+ et beIN Sports, infligeant un revers cinglant à Vincent Bolloré qui avait présenté le projet comme essentiel pour redresser la chaîne cryptée. Le gendarme de la concurrence a refusé de lever l’interdiction faite en 2012 à la chaîne cryptée de distribuer une chaîne sportive payante, empêchant de facto la signature du partenariat annoncé en février. Le régulateur, qui aurait pu se contenter d’encadrer l’accord avec des conditions contraignantes, a finalement choisi la solution la plus radicale, donnant rendez-vous à Canal+ l’an prochain dans le cadre d’une remise à plat générale des règles encadrant la télévision payante. L’Autorité de la concurrence a une fois de plus marqué son indépendance alors que les dirigeants de Vivendi avaient multiplié les déclarations alarmistes ces dernières semaines sur l’état de santé de Canal+, « en situation de faillite » selon Vincent Bolloré qui a menacé d’ »arrêter le robinet » des chaînes françaises. « Je pense personnellement que ce n’est pas cet accord qui aurait restauré la rentabilité financière de Canal+ déplorée par son principal actionnaire. Cet accord aurait surtout beaucoup coûté au début », a expliqué le président de l’Autorité de la concurrence, Bruno Lasserre, lors d’une conférence de presse, évoquant un coût pour Canal+ compris entre 300 et 400 millions d’euros par an. Tout en reconnaissant la difficile équation financière de Canal+ qui doit faire face à l’inflation du coût des droits sportifs et à la baisse de ses revenus publicitaires, il a estimé que la chaîne, dont l’offre unique au prix élevé d’environ 40 euros est dépassée, avait du travail à faire pour séduire les petits budgets.

(Avec Reuters)

Bolloré autorisé à renommer D8, D17, ITélé et Canal « Télé Beauf »

Bolloré autorisé à renommer D8, D17 ,ITélé et Canal « Télé Beauf »

 

C’est le grand virage et le grand nettoyage dans les chaînes TV détenues par Bolloré. Désormais il faudra faire de l’audience, abandonner l’esprit critique et rétablir les comptes. Bref s’alignait sur la ligne éditoriale de D8 et faire de la télé beauf sur le modèle des émissions animées par l’insupportable Hanouna lequel d’ailleurs sera désormais aussi présent sur Canal. Canal qui a accéléré sa dégringolade depuis la reprise en main de la ligne éditoriale et l’éviction de nombre d’animateurs.  Selon Le quotidien l’Opinion, Vincent Bolloré a finalement obtenu ce qu’il réclamait depuis près d’un an : le changement de nom des trois chaînes gratuites de son groupe : D8, D17 et iTélé. CDeux responsables  et de responsables de présentateurs de la chaîne. Es trois chaînes seront rebaptisées : C8, CStar et Cnews. Ce sont les noms qui ont été officiellement validées par le CSA. Ce feu vert permet de repositionner  l’offre de télévision gratuite du groupe Vivendi impulsé par Vincent Bolloré. Ces changements de nom seront effectifs le 29 août. Chacune des chaînes bénéficiera d’un nouvel habillage.

 

Accord BeIN-Canal+: moins cher mais moins monopolistique

Accord BeIN-Canal+: moins cher mais moins monopolistique

 

Il est vraisemblable que l’autorité de la concurrence n’autorisera pas l’exclusivité que souhaite Canal+ pour diffuser les programmes de BeIN concernant par exemple le football anglais, championnat le plus regardé au monde. En cause le risque de monopole. Du coup Canal+  devrait ’être contraint de revendre une partie des programmes pour faciliter la concurrence. Pas forcément une bonne opération pour Canal+ qui veut redresser l’audience de la chaîne et dont les résultats déficits seraient de 400 millions (mais du fait  de bidouillages dans les relations entre Canal Sat et Canal+) ; ce qui est incontestable par contre c’est la perte d’audience de Canal + ;  pas forcément non plus que une bonne opération pour BeIN car la vente de ces programmes dans ses conditions s’effectuera un moindre prix. Selon Les Echos, qui ne citent pas leurs sources, Canal+ serait invité à revendre certains contenus de BeIN à ses concurrents au prix de gros. Il s’agit d’ »une pratique courante outre-manche mais risquée pour BeIN qui fait face à de lourdes pertes et qui ne disposerait ainsi pas d’un minimum garanti bien supérieur à celui qu’il obtiendrait en accordant l’exclusivité à un seul acteur », assure le quotidien. Il n’est apparemment pas question pour l’Autorité de la concurrence « de freiner l’essor des opérateurs télécoms dans les contenus en renforçant trop le poids de Canal+ dans l’univers de la télé payante », estime le journal. « L’important reste visiblement pour l’instant de favoriser l’installation de contre-pouvoirs face à Canal dans les contenus premium afin que les Orange, SFR, Free ou Bouygues Telecom puissent faire jouer la concurrence ». Un accord exclusif de distribution entre BeIN Sports et Canal+ poserait plusieurs problèmes de concurrence, avait estimé le CSA dans un avis confidentiel transmis à l’Autorité de la Concurrence, révélé vendredi par BFM Business. Le CSA craint trois conséquences, selon BFM Business. D’une part que les deux alliés s’entendent lors des futures attributions de droits sportifs. D’autre part, le CSA estime que BeIN, auquel l’accord devrait rapporter « près de 400 millions par an », aura moins d’incitation à revendre des droits à des chaînes gratuites au détriment des téléspectateurs. Enfin le régulateur s’inquiète pour les fournisseurs d’accès qui faute de pouvoir proposer BeIN verraient leur activité de distribution de chaines « fragilisée ». Selon les Echos, pendant les quelques semaines de délibérations au sein de l’antitrust, « Vincent Bolloré a brandi la menace de la fermeture de Canal en France, qui serait une catastrophe pour le financement de la création hexagonale, ou de sa sortie des contenus sportifs, qui fragiliserait les clubs ». En attendant, « un accord avec BeIN mais sans exclusivité pourrait quand même être trouvé. Mais à un prix bien moindre », explique le quotidien.

(Avec Challenges)

Bolloré fait le grand ménage à Canal+ et itélé

Bolloré fait le grand ménage à Canal+ et itélé

 

Comme d’habitude l’industriel breton ne fait pas dans la dentelle pour restructurer et développer ses activités. Il avance à coups de pied au cul comme il procède pour ses lucratives affaires en Afrique. C’est la même pédagogie qu’il emploie dans les médias depuis qu’il est à la tête de plusieurs chaînes de télévision notamment Canal+. C’est un constat largement partagé Bolloré n’aime pas l’esprit Canal+ encore moins sa posture bobo de gauche. Du coup il a chargé la barque des comptes en accusant Canal+ d’être responsable d’une perte de 400 millions alors qu’il s’agit d’un savant tripotage des comptes entre Canal Sat et Canal+. En réalité sans ses tripotages Canal+ serait à peu près à l’équilibre. Ceci étend il est vrai que Canal+ a perdu beaucoup d’abonnés. Le grand journal lui a perdu à peu près la moitié de son audience en un an ;  le développement de nombreuses autres chaînes apportées un rude coup à Canal+ victime aussi d’une usure de sa ligne éditoriale. Une ligne éditoriale dans laquelle Bolloré a mis de plus en plus son nez,  ce qui n’a pas arrangé la situation Pour redresser l’audience Bolloré est en train de virer la plupart des responsables de la chaîne. Dernière victime en date la présentatrice du grand journal. En effet Le 2 juin, Maïtena Biraben a officialisé son départ du Grand Journal. L’animatrice était arrivée à la tête de cette émission mêlant information et divertissement à la rentrée 2015, et n’y aura donc passé qu’une saison. Cette année aura été pleine d’épreuves pour elle. La présentatrice de 48 ans a dû faire face à une chute vertigineuse des audiences, divisée par deux par rapport à 2014, de vives tensions internes ayant mené à un jeu de chaises musicales. L’objectif de Bolloré et de changer précisément ce qui faisait l’esprit de Canal aussi de supprimer toutes les émissions en clair en espérant un report sur l’autre chaîne dont il est également le patron D8, la chaîne des beaufs dont il veut faire le concurrent de TF1. Bolloré veut aussi nettoyer I télé avec des restructurations et une réorientation, une mutation également conduite à coups de pieds dans le cul.   »Il y a dans ce projet une frontière idéologique assez floue entre ce qui relève du rédactionnel et ce qui relève de la publicité », a protesté un membre de la SDJ. « Si un annonceur veut une interview, on lui fera une interview », a estimé un responsable syndical. « Le vote d’une motion serait un premier avertissement pour dire que ça ne se passe pas comme ça ».   »On en a ras-le-bol de se faire balader, le ton général est ‘vous ferez ce qu’on vous dit’. Avec 50 personnes en moins, on se demande comment faire une chaîne d’info compétitive et de qualité »

Canal Plus : plier devant beIN Sports ou mourir

Canal Plus : plier devant beIN Sports ou mourir

Canal + devra plier devant BeIN Sport sur l’injonction de l’autorité de la concurrence. On sait que Canal a perdu le spectacle phare, à savoir les droits du foot anglais le plus regardé au monde. Les droits de retransmission des rencontres sont plus que jamais indispensables pour attirer les téléspectateurs vers une chaîne payante. Plus de la moitié des abonnés à Canal le sont pour le foot. Mais le marché des droits sportifs – objet d’une lutte sans merci entre Canal+ et BeIN Sports – est bouleversé par l’initiative d’Altice, le groupe du milliardaire des télécoms Patrick Drahi. Le groupe européen de télécoms et de médias a arraché  les droits de diffusion de la Premier League, le championnat anglais de football, pour le marché français,  Le montant du nouveau contrat est estimé autour de 100 millions d’euros par an, selon une source proche du dossier. Jusqu’ici, les droits appartenaient à Canal+ pour 63 millions d’euros annuels, selon L’Equipe.  C’est un coup très dur pour Canal+, dont les droits de la Premier League étaient devenus le dernier actif exclusif en matière de football. Les deux autres produits de premier choix, la Ligue des Champions et la Ligue 1, sont partagés avec BeIN Sports. . La filiale de Vivendi va enfin savoir si elle peut ou non commercialiser beIN Sports. Car cet accord avec la chaîne sportive reste soumis à l’approbation de l’Autorité de la concurrence. L’anti-trust, après avoir promis un verdict pour fin avril, l’a repoussé, et va finalement se prononcer d’ici mi-juin, a révélé le Monde la semaine dernière. Ce retard s’explique par les négociations entre la chaîne cryptée et le gendarme de la concurrence, plus âpres que prévues. Au fur et à mesure, la chaîne présidée par Vincent Bolloré a dû faire des concessions et en préciser d’autres. Mais cela ne suffit pas à l’Autorité de la concurrence, qui envisage d’infliger des obligations supplémentaires.  À l’origine, la filiale de Vivendi voulait commercialiser beIN Sports en exclusivité, sur le même modèle que les autres chaînes distribuées en exclusivité par CanalSat (Eurosport…). En pratique, pour regarder beIN Sports, le téléspectateur aurait été obligé de s’abonner aussi à CanalSat ou Canal Plus, permettant ainsi de doper leurs abonnements. Mais Canal a dû reculer sur ce point. Finalement, le téléspectateur pourra continuer à s’abonner à beIN Sports en solo, comme aujourd’hui. Le texte confidentiel des engagements proposés par la chaîne (cf. ci-dessous) stipule: « Canal Plus s’engage à rendre possible la souscription en stand alone par tout consommateur qui le souhaiterait. [...] beIN Sports sera vendue seule, via une offre de Canal Plus, si le consommateur en fait la demande, pendant toute la durée du contrat [soit 5 ans], et sera disponible dès le mois de juillet au prix garanti de 14 euros TTC par mois en 2016. Ce prix pourra ensuite faire l’objet d’une révision annuelle ». 

(avec BFM)

Canal + «est sauvable» (Bolloré); pas sûr!

Canal + «est sauvable» (Bolloré); pas sûr! 

 

 

 

 

Enfin conscient que sa chaîne Canal+ va dans le mur, Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, affirme, dans une interview aux Échos que la chaîne de télévision payante est « sauvable » et « sera sauvée », « sous réserve des accords prévus et des économies à faire ». Et de détailler : « On est passé par une première phase de prise de conscience, puis on a mis en place l’équipe qu’il faut, et la direction est maintenant claire. Quant à la démarche, elle s’inscrit dans le long terme ». Pas sûr cependant que cette chaîne soit « sauvable » compte tenu de la chute d’audience (Environ 100 000 abonnés en moins).et solvable (environ 300 millions de déficit).   C’est le résultat de la reprise en main de la chaîne par l’industriel Bolloré qui conduit l’évolution éditoriale à coups de trique et de coups de pied au cul ; témoin,  la disparation par exemple des Guignols, émission jugée trop sarcastique par l’intéressé sans parler des journalistes virés. Sans parler de l’annonce récente de Yann Barthès pour Ce qui pose évidemment plus généralement la question de point l’indépendance de l’information vis-à-vis des milieux  économiques mais aussi politiques. Or dans la période on constate la montée en puissance des groupes économiques et financiers dans la plupart des grands médias. D’où cette impression d’un affadissement général des lignes éditoriales sans originalité qui évite les sujets qui fâchent. D’où aussi effort logiquement la baisse d’audience de ces médias. Le buzz négatif généré par la reprise en main de Canal Plus par Vincent Bolloré semble avoir eu un effet sur le portefeuille d’abonnés.  Rappelons que, selon les études internes, un tiers des recrutements sont motivés par l’image de la chaîne. Or cette image a été écornée par la reprise en main musclée opérée par l’industriel breton.  Ces études montrent aussi que le recrutement de nouveaux abonnés est corrélé aux audiences des tranches en clair. Or celles-ci ont chuté de près de moitié à la rentrée.   …  Notons toutefois que le nombre d’abonnés chutait déjà avant la reprise en main par l’industriel breton. Depuis fin 2008, le nombre d’abonnés individuels en France métropolitaine a ainsi chuté de 471.000, dont 98.000 durant le seul premier semestre 2015.  Concernant iTélé dont les rumeurs annoncent une éventuelle cession, Vincent Bolloré répond : « il ne faut pas vendre iTélé, mais, au contraire, la garder et la redéployer en utilisant les forces de Vivendi et de Canal : on peut y couvrir plus de sport, plus de cinéma, plus de culture, plus d’économie, plus d’international. Il faut se démarquer de la concurrence en jouant sur nos forces ». Enfin, selon Les Echos, les plages en clair n’auront pas totalement disparu de la grille des programmes de Canal+ à la rentrée, mais les contenus gratuits accessibles à tous vont voir leur part se réduire très nettement dès septembre au profit de programmes cryptés réservés aux abonnés.  »Il n’y a pas une seule chaîne payante au monde qui ait des tranches en clair. Et pour nous, ce n’est pas une obligation réglementaire. Nous pouvons donc les réduire. Il faut que l’arbitrage sur ce point soit rendu d’ici à l’été », indique Vincent Bolloré.

(Avec AFP et les Echos)

Canal+ ; Yann Barthès, «Le Petit journal», viré ?

Canal+ ; Yann Barthès, «Le Petit journal», viré ?

Officiellement Yann Barthès quitte de lui-même Canal+ et abandonne la présentation du Petit journal. Un petit journal menacé depuis un moment par Bolloré considérant que l’émission était un peu trop subversive. Il faut ajouter que les audiences  des émissions en clair du soir de Canal+ ne cessent de dégringoler en matière d’audience. Le Grand journal par exemple a vu le nombre de téléspectateurs diminuer de plus de la moitié en un an. Enfin le nombre d’abonnés à Canal régresse régulièrement. Du coup Canal affiche des pertes financières importantes qui ont même amené Bolloré à envisager la fin de la chaîne. La dégradation de l’audience n’est pas nouvelle mais elle s’est accentuée depuis que Bolloré est devenu patron de la chaîne et a imposé  une nette remise en ordre de la ligne éditoriale. Du coup,  il n’est guère étonnant que Yann Barthès ait  anticipé son départ avant sans doute d’être viré. Yann Barthès a donc annoncé qu’il allait quitter Le Petit Journal, l’émission satirique culte de Canal+ qu’il animait depuis 2011, et dont il présentera la dernière le 23 juin.  «Je ne présenterai plus Le Petit Journal la saison prochaine. Je souhaite écrire avec les équipes de Bangumi [la société de production de l'émission] une nouvelle histoire et vivre de nouvelles aventures», a-t-il déclaré. Contactée, la direction de Bangumi a précisé avoir informé la direction de Canal+ du départ de Yann Barthès il y a deux semaines. Le Petit journal bénéficiait pourtant d’une meilleure audience que le grand journal mais il a subi la dégradation de son aînée. , cette baisse des audiences s’accompagne d’une nette baisse des revenus pour la chaîne cryptée. Sur le site de la régie publicitaire du groupe, on peut ainsi voir que les prix publics (et avant négociations) des espaces publicitaires ont baissé de plus de 30% sur un an. Trente secondes de publicité à 20h05, soit à la fin de l’émission sont facturées 12.300 euros par la chaîne pour la semaine du 25 janvier contre 18.400 euros il y a un an. Une baisse de 33%. Signe de son dépassement, l’émission phare de Canal+ coûte désormais moins cher aux annonceurs que Le Petit Journal de Yann Barthès qui facture, lui, la même publicité à 20h35 à 17.800 euros.  Pire, Le Petit Journal, l’autre émission star de Canal, dont les bons chiffres ne semblaient pas se démentir est entraînée dans la spirale. D’après des chiffres Médiamétrie, l’émission perd en effet 500.000 téléspectateurs sur un an et passe à 4,9% de part d’audience en janvier 2016 contre 6,5 à la même période un an plus tôt. Les explications sont là encore multiples mais la première d’entre elle vient des mauvais scores du Grand Journal. « On peut logiquement penser » que la faiblesse du Grand Journal influe sur les audiences, explique un professionnel des médias. En cause le développement des missions du même type, la croissance d’Internet, aussi surtout le recadrage de la ligne éditoriale par Bolloré qui considère la chaîne trop marquée à gauche est trop critique notamment sur les thèmes sociétaux, économiques ou politiques. Du coup la question l’existence même de Canal+ va se reposer en raison des graves déséquilibres financiers de la chaîne et des interrogations qui se posent concernant la diffusion des les émissions sportives. Aujourd’hui environ la moitié des abonnés à Canal+ sont le fait des amateurs de football ; or la chaîne a perdu les droits de diffusion du football anglais au profit de Beijing. Par les matchs du foot anglais sont les plus regardées au monde. En conclusion, le recadrage politique de Canal+ ajoutait à la perte de diffusion du foot anglais pourrait bien avoir la peau de la chaîne. La preuve sans doute que le management d’un grand média d’information par un grand capitaine d’industrie aux méthodes musclées n’est pas forcément le mieux adapté

Canal + supprimé : ou la gestion mode coup de pied au cul de Bolloré !

Canal + supprimé : ou la gestion mode coup de pied au cul de Bolloré !

 

Comme d’habitude le capitaine d’industrie ne fait pas dans la dentelle et menace tout simplement de supprimer Canal+ si les résultats commerciaux et financiers ne s’améliorent pas. Une mise en demeure s’adresse également d’ailleurs à la chaîne d’information I télé. Pas sûr que mangement  à la hussarde qui a réussi au groupe Bolloré notamment en Afrique ou il réalise l’essentiel de ses profits soit très adapté à la gestion du secteur des médias. Après avoir nettoyé le Grand journal, Bolloré s’était aussi récemment attaqué au Petit journal  le Petit journal qui pourrait être réduit voire disparaître en cause sans doute la ligne éditoriale considérée comme un peu trop impertinente et cela y compris au plan international où Bolloré compte de nombreux intérêts. Pourtant le Petit journal bénéficie d’une forte audience. Le nettoyage opéré par Bolloré se traduit cependant par une baisse notoire du nombre d’abonnés, une baisse qui s’est accélérée depuis son arrivée et la mise au pas de la chaîne ;  environ 250 000 abonnés ont été perdus sur un an. Cette fois la menace est plus globale puisse qu’elle vise toutes les chaînes de Canal+. A l’occasion de l’Assemblée générale de Vivendi ce jeudi, Vincent Bolloré, le président de son conseil de surveillance, a prévenu qu’il n’était pas interdit d’imaginer une fermeture de la chaîne cryptée française Canal+ si ses pertes n’étaient pas jugulées. En revanche, le groupe a levé une ambiguïté afin de se donner plus de chance d’obtenir le feu vert de l’Autorité de la concurrence pour son accord d’exclusivité avec BeIN Sports. On pourra toujours s’abonner aux chaînes sportives du groupe qatari séparément même s’il y a accord, a expliqué Stéphane Roussel, DG en charge de l’opérationnel chez Vivendi. Le retour à l’équilibre de Canal en France dépendra en grande partie de l’accord avec BeIN. La confirmation que l’exclusivité ne serait pas totale, sûrement sous la pression de l’Autorité de la concurrence et des concurrents de Canal dans la télé, risque d’inquiéter les investisseurs. « On pourra continuer à s’abonner à BeIN en solo mais ce sera Canal quand même qui enverra la facture aux clients, a précisé Stéphane Roussel en marge de l’AG.

(Avec Reuters)

Canal+ : après le Grand Journal, menace sur Le Petit Journal ?

Canal+ : après le Grand Journal, menace sur  Le Petit Journal ?

Si l’on en croit le Canard enchaîné l’opération nettoyage de Canal+ par Bolloré serait loin d’être terminée. Cette fois la menace concernerait le Petit journal qui pourrait être réduit voire disparaître en cause sans doute la ligne éditoriale considérée comme un peu trop impertinente et cela y compris au plan international où Bolloré compte de nombreux intérêts. Pourtant le Petit journal bénéficie d’une forte audience. Le nettoyage opéré par Bolloré se traduit cependant par une baisse notoire du nombre d’abonnés, une baisse qui s’est accélérée depuis son arrivée et la mise au pas de la chaîne ;  environ 250 000 abonnés ont été perdus sur un an. Pas sûr que le management à la hussarde du capitaine d’industrie soit très adapté à la gestion d’un média. Après « Les Guignols de l’info » passés en crypté et la refonte du « Grand journal », le patron de Vivendi serait bien décidé à limiter les marges de manoeuvre du présentateur Yann Barthès et de son équipe pour la prochaine saison, selon l’édition du Canard enchaîné du mercredi 13 avril. Ainsi, si la programmation de l’émission d’information satirique, diffusée chaque soir de la semaine en clair, serait maintenue à la rentrée 2016, Vincent Bolloré envisagerait de réduire son budget de fonctionnement. Selon  Le Canard enchaîné Vincent Bolloré réfléchirait de même à la création d’une nouvelle émission qui pourrait à terme remplacer « Le Petit Journal ». Il serait pour ce faire assisté par la société de production Banijay Zodiak, dirigée par Stéphane Courbit. Celle-là même qui produit la nouvelle émission de Michel Denisot, « Le Journal du Festival », à l’occasion du Festival de Cannes. L’homme d’affaires n’en est pas à son premier coup d’essai.  Son arrivée à la tête de Vivendi, Vincent Bolloré est officiellement président du conseil de surveillance, n’est pas passé inaperçue, en particulier du fait de la mise au pas rapide de Canal+. Bertrand Méheut, pourtant artisan du redressement de la chaîne cryptée qu’il dirigeait depuis 13 ans, a été écarté au profit de l’un de ses proches, Jean-Christophe Thiery. Son implication dans tous les dossiers l’a amené à réorganiser la grille avec le passage en crypté des « Guignols » ou la nomination de Maïtena Biraben à la tête du « Grand Journal ». Avec cette fois « Le Petit Journal« , le ménage de printemps chez Canal+ de Vincent Bolloré ne semble que commencer.

(Avec AFP)

Pas d’avenir pour Canal+ sans le foot anglais

Pas d’avenir pour Canal+ sans le foot anglais

 

 

On sait que Canal + connaît depuis des mois une baisse d’audience en raison notamment de l’influence qu’exerce l’industriel Bolloré sur la ligne éditoriale. Reste cependant le football qui attire à peu près la moitié des abonnés ; Or  les droits du foot anglais ont été arrachés par, le groupe Altice dirigé de Patrick Drahi propriétaire notamment de SFR et de Numericable. Pour l’instant le groupe Altis n’a pas précisé les conditions de diffusion du football anglais compétition la plus regardée au monde. Du coup 2 solutions apparaissent possibles pour Canal+ soit payer  relativement cher à Altice le droit de diffuser ces matchs, soit renoncer à la diffusion ; mais ce qui porterait un nouveau coup sérieux à l’audience de Canal+.  « Les droits premium n’ont pas vocation à être détenus ou maintenus en exclusivité pour nos propres clients. Interdire à des clients d’avoir accès au foot parce qu’ils ne sont pas chez nous, cela serait une mesure audacieuse qui pourrait se retourner contre nous.  Je ne crois pas à l’exclusivité qui enferme le client. Il est difficile de le conserver par la contrainte, le client veut avoir le choix » a alors indiqué en début de semaine Michel Combes, directeur des opérations Altice et PDG de sa filiale SFR, à nos confrères des Echos. Mais Le groupe Canal douterait même des réelles intentions d’Altice concernant la cession de lots à de potentiels rivaux.

Le rachat de beIN Sports pour sauver Canal+

Le  rachat de beIN Sports pour sauver Canal+

 

Canal+ en pleine perdition d’audience cherche à sauver la chaîne en obtenant l’exclusivité de la diffusion de being sport. En effet un client sur deux s’a bonne à Canal pour voir le foot or Canal + sera privé des droits de diffusion du championnat le plus vu dans le monde à savoir le championnat de foot anglais.  Selon BFM Business  Canal+ pourrait donc  payer « plus de 300 millions d’euros par an durant 5 ans » pour la distribution exclusive de la chaîne sportive beIN Sports, soit un total de plus de 1,5 milliard d’euros. Un montant qui paraît d’autant plus élevé que Canal ne verse que 50 millions d’euros par an à Eurosport pour la distribuer en exclusivité rappelle BFM Business.   BFM Business explique aussi que ce projet d’accord ne ferait pas forcément gagner des abonnés à Canal+: les téléspectateurs devraient pouvoir continuer à s’abonner uniquement à beIN Sports pour le prix actuel même si un rabais sur la facture totale devrait être proposé en cas d’abonnement conjoint à beIN Sports et Canal. Mais BFM Business évoque aussi les « rentrées d’argent » dont bénéficiera Canal qui « empochera le produit des abonnements à beIN Sports, moins la commission laissée aux fournisseurs d’accès » dont le montant est encore en discussion. L’accord entre la filiale de Vivendi et beIN Sports doit également obtenir le feu vert de l’Autorité de la concurrence qui doit donner sa réponse avant fin avril.

(avec bfm)

Canal+ : honte et médiocrité

Canal+ : honte et médiocrité

La diffusion d’un sketch à connotation raciste a entraîné de nombreuses réactions négatives à l’encontre de l’émission les guignols qui suit le  Grand journal. Un grand journal qui ne cesse de perdre de l’audience comme l’ensemble des autres émissions de Canal depuis la reprise en main musclée de la chaîne par Bolloré. « La honte absolue » Il a suffi d’un tweet de Stéphane Guillon en réaction à un sketch pour que Les Guignols reviennent sous les lumières médiatiques. Car, si l’émission satirique a beaucoup fait parler d’elle l’an passé, elle est désormais diffusée dans une indifférence quasi-générale. L’effet de curiosité s’est vite émoussé. Le 14 décembre, le premier numéro de la nouvelle mouture a rassemblé 1,5 million de téléspectateurs. Le lendemain, il y en avait 480.000 de moins au rendez-vous. Et encore, ces chiffres ne concernent que les premières minutes en clair, avant que le show se poursuive en crypté. Selon des statistiques citées par PureMédiasLes Guignols ne peuvent désormais plus compter que sur 695.000 fidèles en moyenne. Sur DailyMotion où sketches et émissions intégrales sont mis en ligne dans la foulée pour les non-abonnées, le nombre de vue des vidéos est très variable. Les extraits publiés depuis lundi, par exemple, cumulent entre 1.000 et 13.000 visionnages. Ce n’est pas ce que l’on appelle un vif enthousiasme.  « C’est l’empreinte Bolloré : il n’y a plus cette identité du Canal + historique qui misait sur les émissions en clair pour séduire le public et l’inciter à acheter un décodeur », explique Virginie Spies, analyste des médias. « Les Guignols ne font plus partie de la boutique Canal + », affirme Cécile Chave, analyste des médias et fondatrice de Mediastat. « Il n’y a plus aucun buzz, on ne les voit plus circuler. Certes, ils figurent dans la grille de la chaîne mais ils ne répondent plus aux attentes des téléspectateurs », poursuit-elle.  Presque 100 000 abonnés en moins pour Canal+. C’est le résultat de la reprise en main de la chaîne par l’industriel Bolloré qui conduit l’évolution éditoriale à coups de trique et de coups de pied au cul ; témoin,  la reprise en main par exemple des Guignols, émission jugée trop sarcastique par l’intéressé sans parler des journalistes virés. Ce qui pose évidemment plus généralement la question de l’indépendance de l’information vis-à-vis des milieux  économiques mais aussi politiques. Or dans la période on constate la montée en puissance des groupes économiques et financiers dans la plupart des grands médias. D’où cette impression d’un affadissement général des lignes éditoriales sans originalité qui évite les sujets qui fâchent. D’où aussi effort logiquement la baisse d’audience de ces médias. Le buzz négatif généré par la reprise en main de Canal Plus par Vincent Bolloré semble avoir eu un effet sur le portefeuille d’abonnés. , la chaîne justifie cette baisse par « un contexte économique et concurrentiel difficile », et précise: « la chaîne premium enregistre une légère hausse du nombre de ses nouveaux abonnés au 3ème trimestre, mais cette évolution ne compense pas le nombre de résiliations ». Rappelons que, selon les études internes, un tiers des recrutements sont motivés par l’image de la chaîne. Or cette image a été écornée par la reprise en main musclée opérée par l’industriel breton.  Ces études montrent aussi que le recrutement de nouveaux abonnés est corrélé aux audiences des tranches en clair. Or celles-ci ont chuté de près de moitié à la rentrée.  Globalement, la chaîne a vu son audience tomber à 2,4%, soit un recul de 0,7 point (le plus important de toutes les chaînes), et surtout le plus mauvais score depuis… 20 ans.  Mais l’hémorragie d’abonnés ne se verra qu’au fur et à mesure. En effet, l’abonné ne peut résilier son contrat qu’à sa date anniversaire, soit une fois par an…  Notons toutefois que le nombre d’abonnés chutait déjà avant la reprise en main par l’industriel breton. Depuis fin 2008, le nombre d’abonnés individuels en France métropolitaine a ainsi chuté de 471.000, dont 98.000 durant le seul premier semestre 2015.

Quel avenir pour Canal+ sans le foot anglais ?

Quel avenir pour Canal+ sans  le foot anglais ?

 

Trois facteurs explicatifs pourraient peser sur la situation de canal, d’abord la situation financière du groupe en France qui fait apparaître un déficit ensuite les pertes d’audience déjà enregistrées enfin la perspective de la suppression des matchs  de foot anglais. On sait que la moitié des abonnés sont essentiellement motivés par le foot. Or les matchs de foot anglais,  de loin le plus regardés dans le monde,  pourraient disparaître à Canal puisque les droits sont désormais détenus par Altice société de Patrick Drahi. De ce point de vue, l’alliance avec BeIN sport ne changera pas la donne.  La première ligue anglaise est de loin le championnat le plus relevé st le plus spectaculaire. En l’absence des matchs anglais, nombreux de téléspectateurs risquent de se désabonner de Canal, des abonnés qui seraient alors réduits à regarder des matchs le plus souvent insipides du championnat de France. Un autre élément pèse sur la désaffection des téléspectateurs vis-à-vis de canal c’est la perte progressive de l’esprit Canal caractérisé par une certaine impertinence et une certaine innovation. Or  Vincent Bolloré depuis qu’il est devenu propriétaire de Canal a fait le ménage et a  imposé une ligne éditoriale moins critique et moins originale. D’une certaine façon Vincent Bolloré mène le groupe Canal+ comme il mène ses entreprises, d’une main de fer. Pas sûr que les abonnés à Canal+ apprécient beaucoup ce type de gouvernance pas très adaptée au champ  des médias. Le groupe Canal+, présidé par Vincent Bolloré, reste cependant bénéficiaire avec 454 millions d’euros d’Ebitda en 2015, toutes activités et zones confondues. Les pertes financières en France sont 264 millions d’euros en 2015.  Mais personne ne doute du ralentissement de Canal+ en France. De 2012 à 2015, l’empire de la télévision payante a perdu dans l’Hexagone 1,1 million d’abonnés, à 8,45 millions

Canal+/BeIN Sports: hausse de l’abonnement

Canal+/BeIN Sports: hausse de l’abonnement,

Il est probable qu’on assistera une hausse assez significative de l’abonnement avec le regroupement entre Canal+ et BeIN Sports. En effet ces sociétés affichent un déficit significatif, de l’ordre  de 250 millions pour chacune d’entre elles, soit au total 500 millions. Un trou qui pourrait être bouché avec l’augmentation de l’abonnement aux deux chaînes groupées. Du coup l’association de consommateurs UFC-Que Choisir consommateurs alerte les autorités de la concurrence car elle craint que le coût de l’abonnement soit multiplié par trois ou quatre. L’UFC demande à l’Autorité de la concurrence, qui devra se prononcer sur le projet, de s’assurer que « les modes d’exploitation de beIN Sports choisis par Canal Plus préserveront le pouvoir d’achat des consommateurs sur le long terme ». Si les tarifs ne changent pas, « un abonnement à beIN Sports obligatoirement lié à une offre Canal entrainerait pour les consommateurs une multiplication par 3 ou 4 de leur facture », s’alarme l’UFC. Pour éviter un « dérapage inflationniste », l’UFC-Que Choisir préconise un « découplage des offres de programmes sportifs et des offres de programmes cinématographiques de Canal Plus ». Le projet d’alliance pour 5 ans entre la filiale de Vivendi et la chaîne qatarie dévoilé jeudi prévoit que « l’ensemble des chaînes BeIN Sports en France seraient disponibles en exclusivité dans les offres du Groupe Canal+ ». Pourtant, le lancement en juin 2013 de la chaîne beIN Sports et d’une offre « à prix accessible et avec l’absence de période d’engagement » représentait une avancée qui doit être préservée, insiste l’UFC. BeIN Sports propose aujourd’hui ses programmes pour 13 euros par mois, sans engagement, tandis que les offres de Canal+ sont facturées de 25 euros (Canal Sat) à 40 euros (Canal+) par mois, avec un engagement d’un an, rappelle l’UFC. Le groupe Vivendi a annoncé ce projet d’accord jeudi parallèlement à un plan de transformation visant à « arrêter les pertes » du groupe Canal+. Les chaînes de Canal+ en France perdent des abonnés depuis 2012. Et elles ont creusé leur perte opérationnelle à 264 millions d’euros en 2015. En face, malgré ses quelque 2,5 millions d’abonnés, BeIN Sports subit aussi de lourdes pertes, estimées à environ 250 millions d’euros par an du fait de l’inflation des droits sportifs.

(Avec AFP)

Canal + et BeIN Sports : à 40 € ou plus ?

Canal + et BeIN Sports : à 40 € ou plus ?

On sait maintenant qu’un accord a été passé entre les deux chaînes pour opérer un regroupement. Deux questions maintenant se posent cet accord sera-t-il entériné par les autorités de concurrence l’interrogation ?  Seconde question si l’accord est entériné quel sera le coût pour le consommateur. Le journal Le Monde parle de différents bouquets recomposés dont le prix pourrait varier de 13 à 40 €. En réalité une fourchette très approximative car 13 € est aujourd’hui le coût d’abonnement à la chaîne Qatarienne et 40 € le prix d’abonnement à Canal+ pour le bouquet le plus complet. Du coup il se pourrait bien que le prix du bouquet complet incluant la chaîne BeIN Sports  se situe au-dessus de 40 €. Reste à savoir si les abonnés vont suivre surtout depuis que Canal a perdu la diffusion des matchs de championnat anglais au profit de l’Altice. Coup de tonnerre dans le monde du sport. Les deux anciens frères ennemis, Canal + et BeIN Sports vont bientôt s’allier. Vivendi, maison mère de la chaîne cryptée, a annoncé jeudi qu’elle allait pouvoir conclure un accord de distribution en exclusivité des chaînes BeIn Sports en France. Le conseil de surveillance de Vivendi a donné son feu vert au directoire. Ce rapprochement permettra « à l’ensemble des clients des deux sociétés de disposer d’une offre complète », précise Vivendi. Canal + « pourrait découper de nouveaux packages moins chers et plus ciblés, mêlant des chaînes Canal+ et des chaînes de CanalSat : BeIN pourrait donc être inclus dans un ou plusieurs de ces bouquets, à un prix compris entre 13 et 40 euros par mois », précise Le Monde.  « A l’image d’un Sky britannique, Canal+ pourrait à terme lancer de nouveaux ‘packs’ thématiques conçus spécialement pour les fans de sport », abonde les Echos. « Il restera une offre à BeIN Sports seule pour treize euros par mois », a précisé une source proche du dossier au quotidien du soir. On ne sait pas encore, par contre, ce qu’il va advenir de BeIN Sports Connect, l’offre qui permet de souscrire un abonnement pour visualiser les chaînes du groupe sur un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Actuellement l’abonnement à BeIN Sports coûte seulement 13 euros par mois, contre 39,90 euros par mois pour le bouquet Canal + (hors promotions). Une offre qui donne accès à la moitié de la Ligue des champions, à huit matchs de Ligue 1 par journée, au championnat d’Espagne de football, d’Italie, d’Allemagne, à la NBA, à Wimbledon et à l’intégralité de la Coupe d’Europe de rugby… Cette offre pléthorique a séduit pour le moment 2.5 millions de personnes. Le groupe BeIN Sports vise 3 millions d’abonnés à l’horizon de l’Euro 2016. Le groupe qatari possède, en effet, la totalité de la compétition. Dans le même temps, Canal + ne détient plus que la moitié de la Ligue des Champions (contre l’intégralité avant 2012) et les deux meilleurs matchs du championnat de France. La Première League, a, pour sa part, été rachetée par Altice, le groupe de Patrick Drahi, pour les trois prochaines années. A partir de 2016, l’ensemble des matchs du championnat d’anglais devraient donc être diffusés sur Ma Chaine Sport.

BeIN Sports en exclusivité sur Canal + : Le rapprochement se précise

BeIN Sports  en exclusivité sur Canal + : Le rapprochement  se précise

Il  S’agit pour Canal+ de mettre un frein à la baisse des abonnements et pour Beijing sport de stopper le déficit qui se chiffre à 300 millions par an. Reste à savoir si l’autorité de la concurrence approuva l’accord passé entre les deux chaînes. Cela d’autant plus que cela risque de faire augmenter sensiblement le montant actuel de l’abonnement. En effet pour s’abonner à la chaîne qatarienne, les téléspectateurs pourraient à l’avenir être obligés de passer par CanalSat ou Canal +. Le dossier n’est pas simple. À ce stade, le scénario se heurte à un obstacle majeur: l’obligation par CanalSat de reprendre, «sur une base non exclusive», une chaîne premium et indépendante. Cette injonction formulée par l’Autorité de la concurrence s’applique jusqu’en juillet 2017 et pourrait être prolongée de cinq ans. Vincent Bolloré tente aujourd’hui de faire lever ce frein. D’ici à la fin de la semaine prochaine, l’antitrust lancera une consultation auprès des acteurs du marché: diffuseurs, fédérations sportives, opérateurs télécoms… Car le sujet inquiète. D’autant qu’il pose un autre problème: l’inflation du prix de l’abonnement si demain il faut souscrire à Canal + pour regarder beIN Sports. L’Autorité de la concurrence veillera sans doute à préserver le pouvoir d’achat des consommateurs. Actuellement, selon plusieurs sources, un peu moins de la moitié des clients de beIN Sports, soit quelque 1,2 million de personnes, ne cumulent pas leur abonnement avec une offre de Canal  +. La raison principale: le faible coût de beIN Sports, proposé à 13 euros, contre plus du double pour Canal +. Si les prix flambaient, les clients pourraient à l’avenir renoncer.

Bolloré annonce un rapprochement entre Canal+ et BeIN Sports

Bolloré annonce un rapprochement entre Canal+ et BeIN Sports

 

Une bonne nouvelle peut-être pour Canal+ dont l’audience ne cesse de s’effriter. Cette bonne nouvelle concerne le rapprochement entre Canal+ et BeIN Sports. Ce rapprochement est devenu d’autant plus nécessaire que BeIN Sports détient maintenant les droits de diffusion du football de la ligue un anglaise. La ligue la plus regardée au monde. Plus de la moitié des téléspectateurs de Canal+ sont motivés essentiellement par le football. Dans les autres champs d’activité Canal+ est de plus en plus concurrencé. Le Grand journal par exemple perd régulièrement des téléspectateurs. La faute sans doute à la reprise en main musclée de l’industriel Bolloré qui a viré nombre de responsables et a imposé une dépolitisation de la ligne éditoriale. Bien sûr en cas de regroupement avec beIN sports se posera la question du montant et de la répartition des droits télés mais pour que l’opération réussisse il conviendra sans doute de rassurer sur le maintien du montant. L’Autorité de la Concurrence devra néanmoins valider ce rapprochement, s’il a lieu. Il pourrait avoir, à terme, un impact sur le montant des droits TV reçus par la LFP pour la diffusion de la Ligue 1 notamment, renégociés récemment jusqu’en 2020 pour un montant de 748,5 millions d’euros par an. « Il est indispensable que nous réinvestissions dans le sport », affirmait en novembre Vincent Bolloré. Mais peu de droits de compétitions majeures seront remis en jeu prochainement.

 

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