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Canal+ : la fin pathétique du Grand journal de Bolloré

Canal+ : la fin pathétique du Grand journal de Bolloré

 

C’est la fin du Grand progressivement tué par Vincent Bolloré qui a repris en main la ligne éditoriale. Ce pourrait bien être aussi la fin de Canal + dont le nombre d’abonnés ne cesse aussi de s’écrouler du fait notamment de la nullité des programmes sportifs Du coup la perspective d’une alliance commerciale voir financière avec Orange pourrait se préciser. L’audience de l’émission télé « le Grand journal » de Canal+ n’en finit pas de s’enfoncer pour atteindre tout juste 100 000 téléspectateurs aujourd’hui. Certes la dégringolade de l’audience ne date pas d’hier, elle avait commencé à la fin de  l’ère Denisot,  s’était amplifiée avec De Caunes  qui paraissait tellement s’ennuyer dans son rôle d’animateur. Avec leurs successeurs on est tombé dans le badinage, l’approximatif et surtout l’ennui. En cause surtout le manque de culture politique de ces nouveaux animateurs et même le manque de culture générale tout court… La réalité c’est que le nouveau patron de canal Bolloré a voulu à la fois réorienter la ligne éditoriale de sa chaîne aussi faire des économies. Ainsi il n’a pas voulu recruter un poids lourd de l’info fut-elle distractive. Bref l’impertinence est encore là mais pas la pertinence. En gros l’esprit canal est mort. Canal + n’est (définitivement) plus le modèle télévisuel de la cool attitude.  Avant, Canal + était la girouette du cool, la chaine qui disait qui était in ou qui était out.  Vincent Bolloré, président des conseils de surveillance de Vivendi et Canal +, a fait sombrer « le Grand Journal » et avec lui la vitrine en clair quotidienne de la chaîne cryptée. Au pire de mauvais choix stratégiques, au mieux un sabotage en bonne et due forme. S’il y a bien une émission qui incarne Canal, ce sont les Guignols. Son ancêtre « les Arènes de l’info », né en 1988, a pris son essor sous ce nouveau nom dans les années 90 avec le succès qu’on connaît. Diffusée sur les coups de 20 heures, l’émission sert de respiration entre la première et la deuxième partie du Grand Journal jusqu’en 2015. La sanction Bolloré tombe le 22 juillet. L’émission sera diffusée en crypté à la fin du « Grand Journal », puis mise en ligne sur Dailymotion, tandis qu’un best-of hebdomadaire restera en clair. Un non sens pour les fans de l’émission. Au passage, les auteurs historiques des Guignols sont licenciés. Pour sauver l’émission on alterne alors  les séquences en clair et les séquences en crypté mais les audiences sont si mauvaises que tout repasse en clair dès le 26 septembre. Mais le mal est fait, en moyenne autour de 100.000 personnes assistent chaque soir au « Grand Journal ». C’est donc la fin du Grand Journal et sans doute aussi la fin prochaine de Canal + dans sa forme actuelle. De toute évidence on ne manage pas une chaine comme on manage une entreprise en Afrique où Bolloré retire ses principaux profits.

 

Orange au capital de Canal + ?

Orange au capital de Canal + ?

 

Il se confirme chaque jour un peu plus qu’Orange a l’intention d’opérer un rapprochement commercial avec Canal+ mais au-delà d’envisager aussi rapprochement capitalistique. D’après Reuters, Bolloré pourrait proposer à Stéphane Richard de lui céder 50% [de Canal +] en échange de titres Orange». L’éditeur du Grand Journal étant valorisé quelque 6 milliards d’euros, la moitié de l’entreprise correspondrait donc plus ou moins à 10% du capital d’un Orange qui s’en trouverait grandement renforcé dans le domaine des contenus. Sur ce créneau, dont Stéphane Richard ne voulait pas entendre parler il y a encore quelques mois, l’opérateur fait face à la concurrence agressive de SFR (propriétaire de Libération). La société détenue par Patrick Drahi en a fait la pièce maîtresse de sa stratégie de recrutement d’abonnés, pour se distinguer de son rival, qui joue plutôt sur la qualité de service et de réseau.  Dans l’immédiat, une simple prise de participation d’Orange dans Canal +, doublée d’accords commerciaux, semble réalisable. On voit mal l’Etat, détenteur de 23% du capital de l’opérateur télécoms, accepter une opération plus vaste, touchant l’actionnariat de ce fleuron aux 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, avant l’élection présidentielle de 2017. Après cela, tout est possible et dépendra beaucoup de l’identité des futurs chefs de l’Etat et du gouvernement et du prochain ministre de l’Economie

Canal Plus : racheté par orange ?

 

Canal Plus : racheté par orange ?

 

Canal+ pourrait être racheté par Orange , en tout cas c’est la proposition de Stéphane Richard le patron de l’opérateur télécoms. Une hypothèse vraisemblable dans la mesure où Canal+ déstabilisé par la nouvelle ligne éditoriale perd de plus en plus d’abonnés. En cause, la reprise en main de l’information par Bolloré qui se traduit par une programmation tendant  de plus en plus vers le divertissement style D8 au contenu affaibli voire à  la limite de la vulgarité avec Hanouna. Par ailleurs Canal+ ne diffuse désormais que des matchs de foot de manière occasionnelle voire anecdotique. Pendant longtemps la moitié des abonnés de Canal étaient motivés par la diffusion de matchs de football désormais largement accessible sur BeIN. Du coup C anal plus a largement perdu qui faisait son originalité et fait de plus en double emploi avec D8. En clair le contenu de Canal+ et de plus en plus indigent excepté pour le cinéma. Orange serait donc intéressé par un rachat du groupe de TV payante Canal+, filiale de Vivendi, s’il était mis en vente, a indiqué jeudi le patron de l’opérateur télécoms français Stéphane Richard cité jeudi par Les Echos sur son site internet.  »Si Canal+ était à vendre, c’est certain qu’Orange s’y intéresserait », a déclaré le responsable interrogé sur les hypothèses de rapprochement entre les deux groupes évoquées depuis plusieurs mois.  »Beaucoup de raisons poussent à une alliance entre Orange et Canal+ dont la forme et l’importance restent à définir », a expliqué Stéphane Richard qui s’exprimait en marge d’un déplacement au Maroc. Vivendi, la maison-mère de Canal+, sous la houlette de son principal actionnaire Vincent Bolloré, consacre beaucoup d’efforts à une relance de la chaîne cryptée sans réussir pour l’instant à stopper l’hémorragie d’abonnés. Un rapprochement entre Orange et Vivendi a été évoqué par plusieurs médias, alors que Canal+ subit la concurrence de plus en plus vive dans les contenus de SFR, filiale du groupe Altice.

i Télé et canal + : Morandini et Hanouna pour finir de tuer ces chaînes

i Télé et canal + : Morandini et Hanouna pour finir de tuer ces chaînes

Par son intransigeance, Bolloré va réussir à tuer définitivement I tél qui avait déjà du mal à exister. La direction de Canal a en effet refusé d’écarter Morandini. En outre le traumatisme est immense à I télé qui devrait voir partir de l’ordre de 30% de ses journalistes ; Pour Canal+, l’arrivée de Hanouna pourrait également bien être le signe du début de la fin d’autant quel’  hémorragie d’abonnés n’est pas endiguée.  Hanouna anime en effet désormais une émission  type ados attardés qui rompt évidemment avec la programmation plus intello de la chaine. Bref Bolloré  est en train d’aligner Canal+ sur TFI et RMC.  Jean-Marc Morandini se prépare sans doute à retrouver les plateaux d’i Télé dans une ambiance glaciale. « Nous avons obtenu que son travail soit très encadré et qu’aucun collaborateur d’i Télé ne soit contraint de travailler avec lui contre son gré, une disposition sans précédent dans une entreprise de presse », ont expliqué mercredi les grévistes dans un « texte de combat » publié sur le site Les Jours. La rédaction d’i Télé exigeait au départ une mise en retrait définitive de l’antenne de Jean-Marc Morandini, mais la direction n’a pas cédé sur ce point.  Jean-Marc Morandini a été mis en examen pour « corruption de mineurs aggravée » par l’utilisation d’un moyen de communication électronique en raison de deux plaintes portées à son encontre par deux jeunes hommes âgés de moins de 18 ans au moment des faits qui lui sont reprochés.

Canal+ : de Charybde en Sylla

Canal+ : de Charybde en Sylla

 

L’audience de Canal+ ne cesse de s’écrouler depuis la reprise en main musclée par Bolloré. En cause d’abord cet esprit Canal muselé par le capitaine d’industrie breton n’apprécie guère la critique, l’humour et la dérision du coup la ligne de Canal+ et tente de copier la politique éditoriale de TF1. Bref il faut faire dans le populaire. Deuxième cause la disparition de matchs de football important. Par la moitié des s’abonnés à Canal+ l’été précisément en raison du foot. À la place,  Canal+ diffuse des matchs de foot ou de rugby de seconde division voire de troisième. Bref Bolloré gère canal ses entreprises en Afrique : à coups  de pied au cul. Loin du papier à cigarette de ses débuts ou des médias français, l’empire de Vincent Bolloré s’étend aujourd’hui jusqu’en Afrique. Depuis 1995, l’industriel est actionnaire d’un groupe financier luxembourgeois qui gère des participations dans d’immenses exploitations d’huile de palme. Mais il n’aime pas trop en parler… « Complément d’enquête » s’est donc rendu sans lui au Cameroun. Extrait de France info  sur complément d’enquête de France de :

Grâce à deux syndicalistes, Tristan Waleckx a pu pénétrer dans une plantation d’huile de palme à deux heures de piste de Douala, la capitale économique. Ce qu’il y a découvert est édifiant. Pour 1 euro par jour, des hommes, des femmes, des adolescents de 16 ans, voire 14, payés à la tâche, récoltent sans aucune protection de lourdes noix de palme. Ils ne sont pas employés directement par le groupe Bolloré, mais par une myriade de sous-traitants. Un travail dur et des conditions misérables. « On dirait que nous sommes des animaux de brousse », dit un ouvrier en montrant ses paumes abîmées. « Complément d’enquête » a visité les campements vétustes de la palmeraie, des cabanes en bois sans eau ni mobilier qui datent d’il y a plus de cinquante ans. « Ce ne sont pas des habitations dignes d’êtres humains», proteste un ouvrier. « Ici, on vit comme des chèvres ou des porcs », s’indigne un autre. 

En 2013, une délégation d’ouvriers s’est rendue en France pour interpeller l’actionnaire breton, qui cristallise toute la colère, et lui faire part de ses doléances. « Vous pouvez compter sur moi », a assuré un Vincent Bolloré plein de bienveillance, qui semblait découvrir le dossier. Trois ans plus tôt, l’OCDE avait pourtant, fait rarissime, ouvert une enquête et conclu à des manquements au « respect des droits de l’homme », à la « protection de l’environnement » et à la « garantie de la sécurité et de la santé au travail ».

L’industriel assure avoir fait pression depuis sur ses partenaires des palmeraies, mais les associations locales continuent de manifester. « Nous sommes des esclaves de Vincent Bolloré », dit la pancarte de l’un des manifestants.

Notons que c’est surtout d’Afrique que Bolloré qui les profits de son groupe. Pas sûr cependant que ces méthodes de management soient très s’adaptées Dernier avatar : Le groupe réfléchit cependant à une nouvelle formule du « Petit Journal », dont l’audience est tombée sous les 400.000 téléspectateurs alors qu’elle dépassait 1,2 million lorsqu’elle était animée par Yann Barthès l’an dernier.  Quant au « Grand Journal », son audience cette semaine sur sa partie en clair était de l’ordre de 130.000 personnes seulement ces derniers jours, très loin des 600.000 de l’an dernier et des 1,5 million de téléspectateurs de 2013-2014.

 

Canal+, abonnements à moins de 10 euros : ça ne vaut pas plus

Canal+,  abonnements à moins de 10 euros : ça ne vaut pas plus

 

Canal+, filiale de Vivendi reprise en main par la main musclée de Bolloré ne cesse de décevoir, en même temps de perdre des abonnés. Pas étonnant les contenus deviennent insignifiants. Plus  50 % des abonnés à Canal+ sont abonnés à la chaîne pour regarder le sport est en particulier le foot. Par cette année pas de foot anglais, le spectacle sportif le plus regardé au monde, pas non plus de coups d’Europe ou alors des matchs qui n’intéressent pas grand monde. Du coup  il faut s’abonner à d’autres chaînes et en particulier à BeIN qui détient les droits de diffusion. Si on ajoute à cela la reprise en main de certaines émissions comme le Grand journal ou la contestation et de moins en moins recommandée par le patron de Vivendi on comprendra que Canal+ est contraint de diminuer le prix de ces abonnements : des abonnements à 10 € et ça ne vaut vraiment pas plus quand on diffuse des matchs de foot ou de rugby de seconde division.  Donc, confrontée à la baisse des abonnements, la filiale de Vivendi change de braquet. La chaîne veut travailler en plus étroite collaboration avec les opérateurs télécom, et proposer des abonnements à prix réduit. Dans quelques semaines, le groupe va présenter sa grande offensive commerciale pour tenter d’endiguer l’hémorragie d’abonnés. Et pour y parvenir, Canal+ est prêt à revisiter certains fondamentaux de son modèle économique. C’est la deuxième phase du plan de relance de Canal+ échafaudé par Vincent Bolloré. Après avoir modifié la grille des programmes et réduit les tranches en clair, il s’agit cette fois de revoir de fond en comble la commercialisation des chaînes du groupe. L’homme d’affaires envisage de s’appuyer davantage sur les opérateurs télécoms. Des accords avec Free et Orange seront annoncés, avec des offres sur mesure pour leurs abonnés. Les opérateurs ne seront plus de simples intermédiaires mais de vrais partenaires, incités à vendre les chaînes Canal+. Ils toucheront des commissions plus généreuses et auront même la main sur la relation client.CanalSat déplorait en mai 2016 la perte d’un demi-million d’abonnés en trois ans, et Canal+ a encore perdu plus de 180.000 abonnements en 2016.

Canal+ : un avenir incertain

Canal+ : un avenir incertain

 

Difficile de prévoir l’avenir de Canal+ après les déclarations de Vincent Bolloré devant les sénateurs. Vincent Bolloré a en effet justifié à la fois sa cure de stérilité pour la chaîne et le remaniement des programmes. Ce qui est certain c’est que Canal+ sera mis à la diète pour rétablir les problèmes financiers (notons cependant que si on prend en compte les résultats de Canal SAT le déficit est relatif voir inexistant). Reste cependant la perte d’abonnés liée en particulier à la mise à l’écart de la plupart des dirigeants et des animateurs vedettes. Avec aussi un objectif de réorientation de la ligne éditoriale afin de tuer définitivement le fameux esprit canal jugé trop critique.- Face à l’érosion des d’abonnés et à l’accélération des pertes financières, le président du conseil de surveillance de Vivendi, maison mère de Canal+, a en effet  remanié en quasi-totalité l’état-major de Canal+, imposé une cure d’austérité à tous les étages et engagé une refonte des offres tarifaires. Le directeur général de Canal+ Maxime Saada a toutefois prévenu lors de la même audition que Canal+ pourrait descendre sous la barre des 4 millions d’abonnés à la fin de l’année. Canal+, dont le sport et le cinéma sont les deux vitrines, investit chaque année 200 millions d’euros dans le cinéma français dont il est le principal financeur. La chaîne cryptée doit cependant faire face à l’émergence de nouveaux concurrents puissants et aux poches pleines, à l’image de Netflix et Amazon pour le cinéma et les séries, et beIN Sports et Altice dans le sport. « Vous avez d’abord un problème numéro un qui est : est-ce que vous voulez un champion national ? Ça, les parlementaires ont à se prononcer là-dessus », a expliqué Vincent Bolloré. Une critique directe adressée à l’autorité de régulation de l’audiovisuel qui a refusé l’accord d’exclusivité entre Canal+ et Beijing. « Si vous voulez en effet qu’il n’y ait pas de champion national, c’est relativement facile. Vous mettez des mesures anti-concentration et vous aurez ce que vous avez aujourd’hui, c’est-à-dire aucun groupe français qui essaye de porter la culture française à l’extérieur et donc mourront petit à petit tous ceux qui seront dans ce secteur », a-t-il prévenu. « Il est évident que le lien entre les contenus et les tuyaux est en train de se faire partout dans le monde. Moi, en tant qu’actionnaire de référence, je pense qu’il n’est pas souhaitable de faire à la fois le téléphone et les contenus parce que je crois que c’est quasiment impossible », a-t-il dit. Longtemps à l’abri de l’attention des médias jusqu’à son entrée au capital de Vivendi, le dirigeant du groupe Bolloré doit aujourd’hui faire face à des accusations d’intervention dans les programmes, notamment après la déprogrammation d’un documentaire sur le Crédit mutuel, ou d’interférence entre ses différentes casquettes d’actionnaire de Vivendi, dirigeant du groupe Bolloré et propriétaire du publicitaire Havas. Mis sur le grill pendant plus de deux heures, Vincent Bolloré a rejeté en bloc les critiques. « Je pense que tout cela ce sont des blagues qui ont été mises en avant pour éviter la diète, parce que ce n’est pas agréable quand on a été un groupe tout puissant, qu’on faisait beaucoup d’entre-soi, de se retrouver tout d’un coup comme les autres à faire un peu attention à ce qu’on dépense », a-t-il dit.

(Avec Reuters)

Télé : « Salut les Terriens », l’émission de Thierry Ardisson de Canal+ à D8 !!

Télé : « Salut les Terriens »,  l’émission de Thierry Ardisson de Canal+ à D8 !!

 

Le grand ménage continue dans les chaînes détenues par Vivendi. Après avoir viré plus de 20 dirigeants sur 25 à Canal, d  nombreux d’animateurs,  Bolloré veut définitivement tuer ce qui est resté de l’esprit Canal+ considéré comme trop critique, trop branché et surtout trop à gauche. Du coup la plupart des tranches en clair de Canal+ seront supprimée s. À la place de l’esprit canal + traditionnel devra  pénétrer l’esprit Hanouna, l’insupportable animateur de D8, qui aura son émission sur Canal+. Dernière décision en date« Salut les Terriens »,  l’émission de Thierry Ardisson de Canal+ passe à D8 C’est l’animateur en personne qui a évoqué ce changement dans l’émission (de Canal+) consacrée aux médias « Le Tube ». « ‘Salut les Terriens’ sera sur Canal 8 – enfin j’espère qu’elle s’appellera Canal 8, ex-D8 – de 19 heures à 21 heures et pas jusqu’à 20h30 » comme actuellement. « Et je pense comme Cyril Hanouna je déborderai d’un quart d’heure de temps en temps », a déclaré Thierry Ardisson. L’objectif de Bolloré c’est de mettre en veilleuse Canal+ (menacé de disparition un moment) et de valoriser au contraire D8 la télé beauf de Vivendi destinée à faire de l’audience et du fric. Reste à savoir quel peut-être l’avenir de Canal+ qui n’est plus assurée d’avoir l’exclusivité de la diffusion des grands événements sportifs depuis que l’autorité de régulation de la télévision à refuser catégoriquement l’accord d’exclusivité entre Canal+ et beIN.

Refus de l’accord Canal+/beIN par l’Autorité de la concurrence

Refus de l’accord Canal+/beIN par l’Autorité de la concurrence

 

On s’attendait à ce que l’autorité de la concurrence impose des modalités pour autoriser l’accord entre Canal+ et beIN  notamment des modalités visant à revendre à d’autres chaînes certains droits sportifs. Mais en l’état du projet l’autorité de la concurrence a rejeté brutalement  l’accord entre Canal et BeIN (deux chaînes qui par ailleurs rencontrent des difficultés financières) L’Autorité de la concurrence s’oppose donc à l’accord de distribution exclusive entre la filiale de Vivendi Canal+ et beIN Sports, infligeant un revers cinglant à Vincent Bolloré qui avait présenté le projet comme essentiel pour redresser la chaîne cryptée. Le gendarme de la concurrence a refusé de lever l’interdiction faite en 2012 à la chaîne cryptée de distribuer une chaîne sportive payante, empêchant de facto la signature du partenariat annoncé en février. Le régulateur, qui aurait pu se contenter d’encadrer l’accord avec des conditions contraignantes, a finalement choisi la solution la plus radicale, donnant rendez-vous à Canal+ l’an prochain dans le cadre d’une remise à plat générale des règles encadrant la télévision payante. L’Autorité de la concurrence a une fois de plus marqué son indépendance alors que les dirigeants de Vivendi avaient multiplié les déclarations alarmistes ces dernières semaines sur l’état de santé de Canal+, « en situation de faillite » selon Vincent Bolloré qui a menacé d’ »arrêter le robinet » des chaînes françaises. « Je pense personnellement que ce n’est pas cet accord qui aurait restauré la rentabilité financière de Canal+ déplorée par son principal actionnaire. Cet accord aurait surtout beaucoup coûté au début », a expliqué le président de l’Autorité de la concurrence, Bruno Lasserre, lors d’une conférence de presse, évoquant un coût pour Canal+ compris entre 300 et 400 millions d’euros par an. Tout en reconnaissant la difficile équation financière de Canal+ qui doit faire face à l’inflation du coût des droits sportifs et à la baisse de ses revenus publicitaires, il a estimé que la chaîne, dont l’offre unique au prix élevé d’environ 40 euros est dépassée, avait du travail à faire pour séduire les petits budgets.

(Avec Reuters)

Bolloré autorisé à renommer D8, D17, ITélé et Canal « Télé Beauf »

Bolloré autorisé à renommer D8, D17 ,ITélé et Canal « Télé Beauf »

 

C’est le grand virage et le grand nettoyage dans les chaînes TV détenues par Bolloré. Désormais il faudra faire de l’audience, abandonner l’esprit critique et rétablir les comptes. Bref s’alignait sur la ligne éditoriale de D8 et faire de la télé beauf sur le modèle des émissions animées par l’insupportable Hanouna lequel d’ailleurs sera désormais aussi présent sur Canal. Canal qui a accéléré sa dégringolade depuis la reprise en main de la ligne éditoriale et l’éviction de nombre d’animateurs.  Selon Le quotidien l’Opinion, Vincent Bolloré a finalement obtenu ce qu’il réclamait depuis près d’un an : le changement de nom des trois chaînes gratuites de son groupe : D8, D17 et iTélé. CDeux responsables  et de responsables de présentateurs de la chaîne. Es trois chaînes seront rebaptisées : C8, CStar et Cnews. Ce sont les noms qui ont été officiellement validées par le CSA. Ce feu vert permet de repositionner  l’offre de télévision gratuite du groupe Vivendi impulsé par Vincent Bolloré. Ces changements de nom seront effectifs le 29 août. Chacune des chaînes bénéficiera d’un nouvel habillage.

 

Accord BeIN-Canal+: moins cher mais moins monopolistique

Accord BeIN-Canal+: moins cher mais moins monopolistique

 

Il est vraisemblable que l’autorité de la concurrence n’autorisera pas l’exclusivité que souhaite Canal+ pour diffuser les programmes de BeIN concernant par exemple le football anglais, championnat le plus regardé au monde. En cause le risque de monopole. Du coup Canal+  devrait ’être contraint de revendre une partie des programmes pour faciliter la concurrence. Pas forcément une bonne opération pour Canal+ qui veut redresser l’audience de la chaîne et dont les résultats déficits seraient de 400 millions (mais du fait  de bidouillages dans les relations entre Canal Sat et Canal+) ; ce qui est incontestable par contre c’est la perte d’audience de Canal + ;  pas forcément non plus que une bonne opération pour BeIN car la vente de ces programmes dans ses conditions s’effectuera un moindre prix. Selon Les Echos, qui ne citent pas leurs sources, Canal+ serait invité à revendre certains contenus de BeIN à ses concurrents au prix de gros. Il s’agit d’ »une pratique courante outre-manche mais risquée pour BeIN qui fait face à de lourdes pertes et qui ne disposerait ainsi pas d’un minimum garanti bien supérieur à celui qu’il obtiendrait en accordant l’exclusivité à un seul acteur », assure le quotidien. Il n’est apparemment pas question pour l’Autorité de la concurrence « de freiner l’essor des opérateurs télécoms dans les contenus en renforçant trop le poids de Canal+ dans l’univers de la télé payante », estime le journal. « L’important reste visiblement pour l’instant de favoriser l’installation de contre-pouvoirs face à Canal dans les contenus premium afin que les Orange, SFR, Free ou Bouygues Telecom puissent faire jouer la concurrence ». Un accord exclusif de distribution entre BeIN Sports et Canal+ poserait plusieurs problèmes de concurrence, avait estimé le CSA dans un avis confidentiel transmis à l’Autorité de la Concurrence, révélé vendredi par BFM Business. Le CSA craint trois conséquences, selon BFM Business. D’une part que les deux alliés s’entendent lors des futures attributions de droits sportifs. D’autre part, le CSA estime que BeIN, auquel l’accord devrait rapporter « près de 400 millions par an », aura moins d’incitation à revendre des droits à des chaînes gratuites au détriment des téléspectateurs. Enfin le régulateur s’inquiète pour les fournisseurs d’accès qui faute de pouvoir proposer BeIN verraient leur activité de distribution de chaines « fragilisée ». Selon les Echos, pendant les quelques semaines de délibérations au sein de l’antitrust, « Vincent Bolloré a brandi la menace de la fermeture de Canal en France, qui serait une catastrophe pour le financement de la création hexagonale, ou de sa sortie des contenus sportifs, qui fragiliserait les clubs ». En attendant, « un accord avec BeIN mais sans exclusivité pourrait quand même être trouvé. Mais à un prix bien moindre », explique le quotidien.

(Avec Challenges)

Bolloré fait le grand ménage à Canal+ et itélé

Bolloré fait le grand ménage à Canal+ et itélé

 

Comme d’habitude l’industriel breton ne fait pas dans la dentelle pour restructurer et développer ses activités. Il avance à coups de pied au cul comme il procède pour ses lucratives affaires en Afrique. C’est la même pédagogie qu’il emploie dans les médias depuis qu’il est à la tête de plusieurs chaînes de télévision notamment Canal+. C’est un constat largement partagé Bolloré n’aime pas l’esprit Canal+ encore moins sa posture bobo de gauche. Du coup il a chargé la barque des comptes en accusant Canal+ d’être responsable d’une perte de 400 millions alors qu’il s’agit d’un savant tripotage des comptes entre Canal Sat et Canal+. En réalité sans ses tripotages Canal+ serait à peu près à l’équilibre. Ceci étend il est vrai que Canal+ a perdu beaucoup d’abonnés. Le grand journal lui a perdu à peu près la moitié de son audience en un an ;  le développement de nombreuses autres chaînes apportées un rude coup à Canal+ victime aussi d’une usure de sa ligne éditoriale. Une ligne éditoriale dans laquelle Bolloré a mis de plus en plus son nez,  ce qui n’a pas arrangé la situation Pour redresser l’audience Bolloré est en train de virer la plupart des responsables de la chaîne. Dernière victime en date la présentatrice du grand journal. En effet Le 2 juin, Maïtena Biraben a officialisé son départ du Grand Journal. L’animatrice était arrivée à la tête de cette émission mêlant information et divertissement à la rentrée 2015, et n’y aura donc passé qu’une saison. Cette année aura été pleine d’épreuves pour elle. La présentatrice de 48 ans a dû faire face à une chute vertigineuse des audiences, divisée par deux par rapport à 2014, de vives tensions internes ayant mené à un jeu de chaises musicales. L’objectif de Bolloré et de changer précisément ce qui faisait l’esprit de Canal aussi de supprimer toutes les émissions en clair en espérant un report sur l’autre chaîne dont il est également le patron D8, la chaîne des beaufs dont il veut faire le concurrent de TF1. Bolloré veut aussi nettoyer I télé avec des restructurations et une réorientation, une mutation également conduite à coups de pieds dans le cul.   »Il y a dans ce projet une frontière idéologique assez floue entre ce qui relève du rédactionnel et ce qui relève de la publicité », a protesté un membre de la SDJ. « Si un annonceur veut une interview, on lui fera une interview », a estimé un responsable syndical. « Le vote d’une motion serait un premier avertissement pour dire que ça ne se passe pas comme ça ».   »On en a ras-le-bol de se faire balader, le ton général est ‘vous ferez ce qu’on vous dit’. Avec 50 personnes en moins, on se demande comment faire une chaîne d’info compétitive et de qualité »

Canal Plus : plier devant beIN Sports ou mourir

Canal Plus : plier devant beIN Sports ou mourir

Canal + devra plier devant BeIN Sport sur l’injonction de l’autorité de la concurrence. On sait que Canal a perdu le spectacle phare, à savoir les droits du foot anglais le plus regardé au monde. Les droits de retransmission des rencontres sont plus que jamais indispensables pour attirer les téléspectateurs vers une chaîne payante. Plus de la moitié des abonnés à Canal le sont pour le foot. Mais le marché des droits sportifs – objet d’une lutte sans merci entre Canal+ et BeIN Sports – est bouleversé par l’initiative d’Altice, le groupe du milliardaire des télécoms Patrick Drahi. Le groupe européen de télécoms et de médias a arraché  les droits de diffusion de la Premier League, le championnat anglais de football, pour le marché français,  Le montant du nouveau contrat est estimé autour de 100 millions d’euros par an, selon une source proche du dossier. Jusqu’ici, les droits appartenaient à Canal+ pour 63 millions d’euros annuels, selon L’Equipe.  C’est un coup très dur pour Canal+, dont les droits de la Premier League étaient devenus le dernier actif exclusif en matière de football. Les deux autres produits de premier choix, la Ligue des Champions et la Ligue 1, sont partagés avec BeIN Sports. . La filiale de Vivendi va enfin savoir si elle peut ou non commercialiser beIN Sports. Car cet accord avec la chaîne sportive reste soumis à l’approbation de l’Autorité de la concurrence. L’anti-trust, après avoir promis un verdict pour fin avril, l’a repoussé, et va finalement se prononcer d’ici mi-juin, a révélé le Monde la semaine dernière. Ce retard s’explique par les négociations entre la chaîne cryptée et le gendarme de la concurrence, plus âpres que prévues. Au fur et à mesure, la chaîne présidée par Vincent Bolloré a dû faire des concessions et en préciser d’autres. Mais cela ne suffit pas à l’Autorité de la concurrence, qui envisage d’infliger des obligations supplémentaires.  À l’origine, la filiale de Vivendi voulait commercialiser beIN Sports en exclusivité, sur le même modèle que les autres chaînes distribuées en exclusivité par CanalSat (Eurosport…). En pratique, pour regarder beIN Sports, le téléspectateur aurait été obligé de s’abonner aussi à CanalSat ou Canal Plus, permettant ainsi de doper leurs abonnements. Mais Canal a dû reculer sur ce point. Finalement, le téléspectateur pourra continuer à s’abonner à beIN Sports en solo, comme aujourd’hui. Le texte confidentiel des engagements proposés par la chaîne (cf. ci-dessous) stipule: « Canal Plus s’engage à rendre possible la souscription en stand alone par tout consommateur qui le souhaiterait. [...] beIN Sports sera vendue seule, via une offre de Canal Plus, si le consommateur en fait la demande, pendant toute la durée du contrat [soit 5 ans], et sera disponible dès le mois de juillet au prix garanti de 14 euros TTC par mois en 2016. Ce prix pourra ensuite faire l’objet d’une révision annuelle ». 

(avec BFM)

Canal + «est sauvable» (Bolloré); pas sûr!

Canal + «est sauvable» (Bolloré); pas sûr! 

 

 

 

 

Enfin conscient que sa chaîne Canal+ va dans le mur, Vincent Bolloré, président du conseil de surveillance de Vivendi, affirme, dans une interview aux Échos que la chaîne de télévision payante est « sauvable » et « sera sauvée », « sous réserve des accords prévus et des économies à faire ». Et de détailler : « On est passé par une première phase de prise de conscience, puis on a mis en place l’équipe qu’il faut, et la direction est maintenant claire. Quant à la démarche, elle s’inscrit dans le long terme ». Pas sûr cependant que cette chaîne soit « sauvable » compte tenu de la chute d’audience (Environ 100 000 abonnés en moins).et solvable (environ 300 millions de déficit).   C’est le résultat de la reprise en main de la chaîne par l’industriel Bolloré qui conduit l’évolution éditoriale à coups de trique et de coups de pied au cul ; témoin,  la disparation par exemple des Guignols, émission jugée trop sarcastique par l’intéressé sans parler des journalistes virés. Sans parler de l’annonce récente de Yann Barthès pour Ce qui pose évidemment plus généralement la question de point l’indépendance de l’information vis-à-vis des milieux  économiques mais aussi politiques. Or dans la période on constate la montée en puissance des groupes économiques et financiers dans la plupart des grands médias. D’où cette impression d’un affadissement général des lignes éditoriales sans originalité qui évite les sujets qui fâchent. D’où aussi effort logiquement la baisse d’audience de ces médias. Le buzz négatif généré par la reprise en main de Canal Plus par Vincent Bolloré semble avoir eu un effet sur le portefeuille d’abonnés.  Rappelons que, selon les études internes, un tiers des recrutements sont motivés par l’image de la chaîne. Or cette image a été écornée par la reprise en main musclée opérée par l’industriel breton.  Ces études montrent aussi que le recrutement de nouveaux abonnés est corrélé aux audiences des tranches en clair. Or celles-ci ont chuté de près de moitié à la rentrée.   …  Notons toutefois que le nombre d’abonnés chutait déjà avant la reprise en main par l’industriel breton. Depuis fin 2008, le nombre d’abonnés individuels en France métropolitaine a ainsi chuté de 471.000, dont 98.000 durant le seul premier semestre 2015.  Concernant iTélé dont les rumeurs annoncent une éventuelle cession, Vincent Bolloré répond : « il ne faut pas vendre iTélé, mais, au contraire, la garder et la redéployer en utilisant les forces de Vivendi et de Canal : on peut y couvrir plus de sport, plus de cinéma, plus de culture, plus d’économie, plus d’international. Il faut se démarquer de la concurrence en jouant sur nos forces ». Enfin, selon Les Echos, les plages en clair n’auront pas totalement disparu de la grille des programmes de Canal+ à la rentrée, mais les contenus gratuits accessibles à tous vont voir leur part se réduire très nettement dès septembre au profit de programmes cryptés réservés aux abonnés.  »Il n’y a pas une seule chaîne payante au monde qui ait des tranches en clair. Et pour nous, ce n’est pas une obligation réglementaire. Nous pouvons donc les réduire. Il faut que l’arbitrage sur ce point soit rendu d’ici à l’été », indique Vincent Bolloré.

(Avec AFP et les Echos)

Canal+ ; Yann Barthès, «Le Petit journal», viré ?

Canal+ ; Yann Barthès, «Le Petit journal», viré ?

Officiellement Yann Barthès quitte de lui-même Canal+ et abandonne la présentation du Petit journal. Un petit journal menacé depuis un moment par Bolloré considérant que l’émission était un peu trop subversive. Il faut ajouter que les audiences  des émissions en clair du soir de Canal+ ne cessent de dégringoler en matière d’audience. Le Grand journal par exemple a vu le nombre de téléspectateurs diminuer de plus de la moitié en un an. Enfin le nombre d’abonnés à Canal régresse régulièrement. Du coup Canal affiche des pertes financières importantes qui ont même amené Bolloré à envisager la fin de la chaîne. La dégradation de l’audience n’est pas nouvelle mais elle s’est accentuée depuis que Bolloré est devenu patron de la chaîne et a imposé  une nette remise en ordre de la ligne éditoriale. Du coup,  il n’est guère étonnant que Yann Barthès ait  anticipé son départ avant sans doute d’être viré. Yann Barthès a donc annoncé qu’il allait quitter Le Petit Journal, l’émission satirique culte de Canal+ qu’il animait depuis 2011, et dont il présentera la dernière le 23 juin.  «Je ne présenterai plus Le Petit Journal la saison prochaine. Je souhaite écrire avec les équipes de Bangumi [la société de production de l'émission] une nouvelle histoire et vivre de nouvelles aventures», a-t-il déclaré. Contactée, la direction de Bangumi a précisé avoir informé la direction de Canal+ du départ de Yann Barthès il y a deux semaines. Le Petit journal bénéficiait pourtant d’une meilleure audience que le grand journal mais il a subi la dégradation de son aînée. , cette baisse des audiences s’accompagne d’une nette baisse des revenus pour la chaîne cryptée. Sur le site de la régie publicitaire du groupe, on peut ainsi voir que les prix publics (et avant négociations) des espaces publicitaires ont baissé de plus de 30% sur un an. Trente secondes de publicité à 20h05, soit à la fin de l’émission sont facturées 12.300 euros par la chaîne pour la semaine du 25 janvier contre 18.400 euros il y a un an. Une baisse de 33%. Signe de son dépassement, l’émission phare de Canal+ coûte désormais moins cher aux annonceurs que Le Petit Journal de Yann Barthès qui facture, lui, la même publicité à 20h35 à 17.800 euros.  Pire, Le Petit Journal, l’autre émission star de Canal, dont les bons chiffres ne semblaient pas se démentir est entraînée dans la spirale. D’après des chiffres Médiamétrie, l’émission perd en effet 500.000 téléspectateurs sur un an et passe à 4,9% de part d’audience en janvier 2016 contre 6,5 à la même période un an plus tôt. Les explications sont là encore multiples mais la première d’entre elle vient des mauvais scores du Grand Journal. « On peut logiquement penser » que la faiblesse du Grand Journal influe sur les audiences, explique un professionnel des médias. En cause le développement des missions du même type, la croissance d’Internet, aussi surtout le recadrage de la ligne éditoriale par Bolloré qui considère la chaîne trop marquée à gauche est trop critique notamment sur les thèmes sociétaux, économiques ou politiques. Du coup la question l’existence même de Canal+ va se reposer en raison des graves déséquilibres financiers de la chaîne et des interrogations qui se posent concernant la diffusion des les émissions sportives. Aujourd’hui environ la moitié des abonnés à Canal+ sont le fait des amateurs de football ; or la chaîne a perdu les droits de diffusion du football anglais au profit de Beijing. Par les matchs du foot anglais sont les plus regardées au monde. En conclusion, le recadrage politique de Canal+ ajoutait à la perte de diffusion du foot anglais pourrait bien avoir la peau de la chaîne. La preuve sans doute que le management d’un grand média d’information par un grand capitaine d’industrie aux méthodes musclées n’est pas forcément le mieux adapté

Canal + supprimé : ou la gestion mode coup de pied au cul de Bolloré !

Canal + supprimé : ou la gestion mode coup de pied au cul de Bolloré !

 

Comme d’habitude le capitaine d’industrie ne fait pas dans la dentelle et menace tout simplement de supprimer Canal+ si les résultats commerciaux et financiers ne s’améliorent pas. Une mise en demeure s’adresse également d’ailleurs à la chaîne d’information I télé. Pas sûr que mangement  à la hussarde qui a réussi au groupe Bolloré notamment en Afrique ou il réalise l’essentiel de ses profits soit très adapté à la gestion du secteur des médias. Après avoir nettoyé le Grand journal, Bolloré s’était aussi récemment attaqué au Petit journal  le Petit journal qui pourrait être réduit voire disparaître en cause sans doute la ligne éditoriale considérée comme un peu trop impertinente et cela y compris au plan international où Bolloré compte de nombreux intérêts. Pourtant le Petit journal bénéficie d’une forte audience. Le nettoyage opéré par Bolloré se traduit cependant par une baisse notoire du nombre d’abonnés, une baisse qui s’est accélérée depuis son arrivée et la mise au pas de la chaîne ;  environ 250 000 abonnés ont été perdus sur un an. Cette fois la menace est plus globale puisse qu’elle vise toutes les chaînes de Canal+. A l’occasion de l’Assemblée générale de Vivendi ce jeudi, Vincent Bolloré, le président de son conseil de surveillance, a prévenu qu’il n’était pas interdit d’imaginer une fermeture de la chaîne cryptée française Canal+ si ses pertes n’étaient pas jugulées. En revanche, le groupe a levé une ambiguïté afin de se donner plus de chance d’obtenir le feu vert de l’Autorité de la concurrence pour son accord d’exclusivité avec BeIN Sports. On pourra toujours s’abonner aux chaînes sportives du groupe qatari séparément même s’il y a accord, a expliqué Stéphane Roussel, DG en charge de l’opérationnel chez Vivendi. Le retour à l’équilibre de Canal en France dépendra en grande partie de l’accord avec BeIN. La confirmation que l’exclusivité ne serait pas totale, sûrement sous la pression de l’Autorité de la concurrence et des concurrents de Canal dans la télé, risque d’inquiéter les investisseurs. « On pourra continuer à s’abonner à BeIN en solo mais ce sera Canal quand même qui enverra la facture aux clients, a précisé Stéphane Roussel en marge de l’AG.

(Avec Reuters)

Canal+ : après le Grand Journal, menace sur Le Petit Journal ?

Canal+ : après le Grand Journal, menace sur  Le Petit Journal ?

Si l’on en croit le Canard enchaîné l’opération nettoyage de Canal+ par Bolloré serait loin d’être terminée. Cette fois la menace concernerait le Petit journal qui pourrait être réduit voire disparaître en cause sans doute la ligne éditoriale considérée comme un peu trop impertinente et cela y compris au plan international où Bolloré compte de nombreux intérêts. Pourtant le Petit journal bénéficie d’une forte audience. Le nettoyage opéré par Bolloré se traduit cependant par une baisse notoire du nombre d’abonnés, une baisse qui s’est accélérée depuis son arrivée et la mise au pas de la chaîne ;  environ 250 000 abonnés ont été perdus sur un an. Pas sûr que le management à la hussarde du capitaine d’industrie soit très adapté à la gestion d’un média. Après « Les Guignols de l’info » passés en crypté et la refonte du « Grand journal », le patron de Vivendi serait bien décidé à limiter les marges de manoeuvre du présentateur Yann Barthès et de son équipe pour la prochaine saison, selon l’édition du Canard enchaîné du mercredi 13 avril. Ainsi, si la programmation de l’émission d’information satirique, diffusée chaque soir de la semaine en clair, serait maintenue à la rentrée 2016, Vincent Bolloré envisagerait de réduire son budget de fonctionnement. Selon  Le Canard enchaîné Vincent Bolloré réfléchirait de même à la création d’une nouvelle émission qui pourrait à terme remplacer « Le Petit Journal ». Il serait pour ce faire assisté par la société de production Banijay Zodiak, dirigée par Stéphane Courbit. Celle-là même qui produit la nouvelle émission de Michel Denisot, « Le Journal du Festival », à l’occasion du Festival de Cannes. L’homme d’affaires n’en est pas à son premier coup d’essai.  Son arrivée à la tête de Vivendi, Vincent Bolloré est officiellement président du conseil de surveillance, n’est pas passé inaperçue, en particulier du fait de la mise au pas rapide de Canal+. Bertrand Méheut, pourtant artisan du redressement de la chaîne cryptée qu’il dirigeait depuis 13 ans, a été écarté au profit de l’un de ses proches, Jean-Christophe Thiery. Son implication dans tous les dossiers l’a amené à réorganiser la grille avec le passage en crypté des « Guignols » ou la nomination de Maïtena Biraben à la tête du « Grand Journal ». Avec cette fois « Le Petit Journal« , le ménage de printemps chez Canal+ de Vincent Bolloré ne semble que commencer.

(Avec AFP)

Pas d’avenir pour Canal+ sans le foot anglais

Pas d’avenir pour Canal+ sans le foot anglais

 

 

On sait que Canal + connaît depuis des mois une baisse d’audience en raison notamment de l’influence qu’exerce l’industriel Bolloré sur la ligne éditoriale. Reste cependant le football qui attire à peu près la moitié des abonnés ; Or  les droits du foot anglais ont été arrachés par, le groupe Altice dirigé de Patrick Drahi propriétaire notamment de SFR et de Numericable. Pour l’instant le groupe Altis n’a pas précisé les conditions de diffusion du football anglais compétition la plus regardée au monde. Du coup 2 solutions apparaissent possibles pour Canal+ soit payer  relativement cher à Altice le droit de diffuser ces matchs, soit renoncer à la diffusion ; mais ce qui porterait un nouveau coup sérieux à l’audience de Canal+.  « Les droits premium n’ont pas vocation à être détenus ou maintenus en exclusivité pour nos propres clients. Interdire à des clients d’avoir accès au foot parce qu’ils ne sont pas chez nous, cela serait une mesure audacieuse qui pourrait se retourner contre nous.  Je ne crois pas à l’exclusivité qui enferme le client. Il est difficile de le conserver par la contrainte, le client veut avoir le choix » a alors indiqué en début de semaine Michel Combes, directeur des opérations Altice et PDG de sa filiale SFR, à nos confrères des Echos. Mais Le groupe Canal douterait même des réelles intentions d’Altice concernant la cession de lots à de potentiels rivaux.

Le rachat de beIN Sports pour sauver Canal+

Le  rachat de beIN Sports pour sauver Canal+

 

Canal+ en pleine perdition d’audience cherche à sauver la chaîne en obtenant l’exclusivité de la diffusion de being sport. En effet un client sur deux s’a bonne à Canal pour voir le foot or Canal + sera privé des droits de diffusion du championnat le plus vu dans le monde à savoir le championnat de foot anglais.  Selon BFM Business  Canal+ pourrait donc  payer « plus de 300 millions d’euros par an durant 5 ans » pour la distribution exclusive de la chaîne sportive beIN Sports, soit un total de plus de 1,5 milliard d’euros. Un montant qui paraît d’autant plus élevé que Canal ne verse que 50 millions d’euros par an à Eurosport pour la distribuer en exclusivité rappelle BFM Business.   BFM Business explique aussi que ce projet d’accord ne ferait pas forcément gagner des abonnés à Canal+: les téléspectateurs devraient pouvoir continuer à s’abonner uniquement à beIN Sports pour le prix actuel même si un rabais sur la facture totale devrait être proposé en cas d’abonnement conjoint à beIN Sports et Canal. Mais BFM Business évoque aussi les « rentrées d’argent » dont bénéficiera Canal qui « empochera le produit des abonnements à beIN Sports, moins la commission laissée aux fournisseurs d’accès » dont le montant est encore en discussion. L’accord entre la filiale de Vivendi et beIN Sports doit également obtenir le feu vert de l’Autorité de la concurrence qui doit donner sa réponse avant fin avril.

(avec bfm)

Canal+ : honte et médiocrité

Canal+ : honte et médiocrité

La diffusion d’un sketch à connotation raciste a entraîné de nombreuses réactions négatives à l’encontre de l’émission les guignols qui suit le  Grand journal. Un grand journal qui ne cesse de perdre de l’audience comme l’ensemble des autres émissions de Canal depuis la reprise en main musclée de la chaîne par Bolloré. « La honte absolue » Il a suffi d’un tweet de Stéphane Guillon en réaction à un sketch pour que Les Guignols reviennent sous les lumières médiatiques. Car, si l’émission satirique a beaucoup fait parler d’elle l’an passé, elle est désormais diffusée dans une indifférence quasi-générale. L’effet de curiosité s’est vite émoussé. Le 14 décembre, le premier numéro de la nouvelle mouture a rassemblé 1,5 million de téléspectateurs. Le lendemain, il y en avait 480.000 de moins au rendez-vous. Et encore, ces chiffres ne concernent que les premières minutes en clair, avant que le show se poursuive en crypté. Selon des statistiques citées par PureMédiasLes Guignols ne peuvent désormais plus compter que sur 695.000 fidèles en moyenne. Sur DailyMotion où sketches et émissions intégrales sont mis en ligne dans la foulée pour les non-abonnées, le nombre de vue des vidéos est très variable. Les extraits publiés depuis lundi, par exemple, cumulent entre 1.000 et 13.000 visionnages. Ce n’est pas ce que l’on appelle un vif enthousiasme.  « C’est l’empreinte Bolloré : il n’y a plus cette identité du Canal + historique qui misait sur les émissions en clair pour séduire le public et l’inciter à acheter un décodeur », explique Virginie Spies, analyste des médias. « Les Guignols ne font plus partie de la boutique Canal + », affirme Cécile Chave, analyste des médias et fondatrice de Mediastat. « Il n’y a plus aucun buzz, on ne les voit plus circuler. Certes, ils figurent dans la grille de la chaîne mais ils ne répondent plus aux attentes des téléspectateurs », poursuit-elle.  Presque 100 000 abonnés en moins pour Canal+. C’est le résultat de la reprise en main de la chaîne par l’industriel Bolloré qui conduit l’évolution éditoriale à coups de trique et de coups de pied au cul ; témoin,  la reprise en main par exemple des Guignols, émission jugée trop sarcastique par l’intéressé sans parler des journalistes virés. Ce qui pose évidemment plus généralement la question de l’indépendance de l’information vis-à-vis des milieux  économiques mais aussi politiques. Or dans la période on constate la montée en puissance des groupes économiques et financiers dans la plupart des grands médias. D’où cette impression d’un affadissement général des lignes éditoriales sans originalité qui évite les sujets qui fâchent. D’où aussi effort logiquement la baisse d’audience de ces médias. Le buzz négatif généré par la reprise en main de Canal Plus par Vincent Bolloré semble avoir eu un effet sur le portefeuille d’abonnés. , la chaîne justifie cette baisse par « un contexte économique et concurrentiel difficile », et précise: « la chaîne premium enregistre une légère hausse du nombre de ses nouveaux abonnés au 3ème trimestre, mais cette évolution ne compense pas le nombre de résiliations ». Rappelons que, selon les études internes, un tiers des recrutements sont motivés par l’image de la chaîne. Or cette image a été écornée par la reprise en main musclée opérée par l’industriel breton.  Ces études montrent aussi que le recrutement de nouveaux abonnés est corrélé aux audiences des tranches en clair. Or celles-ci ont chuté de près de moitié à la rentrée.  Globalement, la chaîne a vu son audience tomber à 2,4%, soit un recul de 0,7 point (le plus important de toutes les chaînes), et surtout le plus mauvais score depuis… 20 ans.  Mais l’hémorragie d’abonnés ne se verra qu’au fur et à mesure. En effet, l’abonné ne peut résilier son contrat qu’à sa date anniversaire, soit une fois par an…  Notons toutefois que le nombre d’abonnés chutait déjà avant la reprise en main par l’industriel breton. Depuis fin 2008, le nombre d’abonnés individuels en France métropolitaine a ainsi chuté de 471.000, dont 98.000 durant le seul premier semestre 2015.

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