Archive pour le Tag 'calcul'

Logement : Le calcul de la performance énergétique remis en cause

Logement : Le calcul de la performance énergétique remis en cause

Le Conseil d’analyse économique (CAE) souligne l’écart considérable entre les diagnostics officiels et les données réelles des logements et remet donc en cause les conditions de l’évaluation des DPE.

Ces DPE, obligatoires depuis depuis le 1er janvier 2023 évaluent de façon très théorique la performance énergétique. les logements étiquetés G+ sont interdits à la location, suivis en 2025, 2028 et 2034 de l’ensemble des logements G, F et E, synonymes de passoires thermiques, ces logements qui laissent passer le froid en hiver et le chaud en été. A l’inverse, en haut du classement, les classes A, B, C, qui se retrouvent surtout dans le parc immobilier neuf, et même D, se retrouvent dans les habitats sains. Cet étiquetage est indispensable ne serait-ce que pour mener à bien des travaux de rénovation.

D’après un large panel, l’étude l’écart de consommation d’énergie au mètre carré entre un habitat mal classé et un bien classé est six fois moins fort que celui prédit par le DPE. En théorie, les logements étiquetés A et B n’excèdent pas une consommation moyenne de 83 kilowattheures par mètre carré et par an, tandis que les G consomment 560% de plus avec 548 kWh/m²/an. Sur le terrain, l’écart n’est « que » de + 85% et ce quelle que soit la surface.

En clair le conseil d’analyse économique remet sérieusement en cause la pertinence de la mesure de performance énergétique qui dépend surtout en réalité du comportement des ménages.

Logement : Le calcul de la performance énergétique remis en cause

Logement :Le calcul de la performance énergétique remis en cause

Le Conseil d’analyse économique (CAE) souligne l’écart considérable entre les diagnostics officiels et les données réelles des logements et remet donc en cause les conditions de l’évaluation des DPE.

Ces DPE, obligatoires depuis depuis le 1er janvier 2023 évaluent de façon très théorique la performance énergétique. les logements étiquetés G+ sont interdits à la location, suivis en 2025, 2028 et 2034 de l’ensemble des logements G, F et E, synonymes de passoires thermiques, ces logements qui laissent passer le froid en hiver et le chaud en été. A l’inverse, en haut du classement, les classes A, B, C, qui se retrouvent surtout dans le parc immobilier neuf, et même D, se retrouvent dans les habitats sains. Cet étiquetage est indispensable ne serait-ce que pour mener à bien des travaux de rénovation.

D’après un large panel, l’étude l’écart de consommation d’énergie au mètre carré entre un habitat mal classé et un bien classé est six fois moins fort que celui prédit par le DPE. En théorie, les logements étiquetés A et B n’excèdent pas une consommation moyenne de 83 kilowattheures par mètre carré et par an, tandis que les G consomment 560% de plus avec 548 kWh/m²/an. Sur le terrain, l’écart n’est « que » de + 85% et ce quelle que soit la surface.

En clair le conseil d’analyse économique remet sérieusement en cause la pertinence de la mesure de performance énergétique qui dépend surtout en réalité du comportement des ménages.

Étiquetage Nutri-score : changement de calcul

Étiquetage Nutri-score : changement de calcul

Le mode de calcul du Nutri-Score Européen va modifier le classement de ces étiquettes allant du vert au rouge et de A à E. Il s’agit de mieux «classer les aliments et les boissons en cohérence avec les principales recommandations alimentaires des pays européens».

Le nouvel affichage vise à mieux évaluer les conséquences pour la santé des produits alimentaires et va donc mieux intégrer les connaissances en matière d’alimentation et de santé, ont annoncé lundi les autorités sanitaires. «Ce nouvel algorithme renforcera l’efficacité du Nutri-Score pour classer les aliments et les boissons en cohérence avec les principales recommandations alimentaires des pays européens et guider les consommateurs vers des choix éclairés et favorables à leur santé», ont déclaré dans un communiqué commun les autorités sanitaires ou agroalimentaires de plusieurs pays, dont la France et l’Allemagne.

Le Nutri-Score est un système d’étiquetage qui vise à renseigner le consommateur sur les bénéfices ou les désavantages pour la santé des aliments en vente en magasin. Avec ses pastilles allant du vert au rouge assorties des lettres de A à E, ce système est en vigueur dans six pays européens: Allemagne, Belgique, Espagne, France, Luxembourg, Pays-Bas et Suisse.

Par exemple, es volailles seront ainsi mieux classées que les viandes rouges et les boissons à base d’édulcorants – comme le Coca Light se verront attribuer de moins bonnes notes, prenant acte que des études récentes ne témoignent pas d’un avantage crucial par rapport aux sucres classiques.

Désormais, les six pays concernés doivent introduire ces changements dans leur réglementation. «Les pays se sont accordés sur une mise en œuvre coordonnée du nouvel algorithme (…) d’ici la fin de l’année 2023», précise le communiqué. Les entreprises concernées auront ensuite deux ans pour adapter leur étiquetage.

La Banque de France débloque le crédit immobilier en modifiant le calcul du taux d’usure

La Banque de France débloque le crédit immobilier en modifiant le calcul du taux d’usure

Sous la pression de Bercy, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau a finalement accepté de procéder à un « ajustement technique » temporaire du taux d’usure en réactualisant ce dernier tous les mois et non plus chaque trimestre. L’idée est de permettre aux banques de remonter plus vite leur taux de crédit immobilier et de mieux s’ajuster aux conditions de refinancement. Les courtiers alertaient depuis des mois les pouvoirs publics sur les risques de taux: Taux d’usure débloquée n faveur du marché immobilier.

Les professionnels du crédit immobilier ont obtenu aujourd’hui le feu vert de la Banque de France pour une réforme – temporaire – du taux d’usure. Ce dernier a été remonté au 1er janvier à 3,57% pour un crédit immobilier de plus de 20 ans.

Il ne s’agit pas de modifier le mode de calcul du taux d’usure mais de trouver les moyens techniques pour assurer, le temps que les taux de marché se stabilisent, une actualisation du taux d’usure chaque mois et non plus chaque trimestre. Ce qui permettrait aux banques de faire remonter leur taux de crédit plus vite, et d’ouvrir un peu plus le robinet de crédit.

Pourtant, il y a encore quelques jours, la Banque de France expliquait que le marché du crédit immobilier se normalisait mais qu’il restait toujours dynamique. 

C’est en tout cas une demi-victoire pour les courtiers immobiliers, dont le modèle d’affaires est certainement menacé par la hausse des taux (et l’effondrement des renégociations de prêts). Ils ont réussi à faire opérer un virage à 180 degrés à la fois à Bercy et à la Banque de France sur ourtant, ce nouveau dispositif doit être rapidement mis en place, sans doute pour le 1er mars pr.

Calcul de l’inflation : l’indice des prix à la consommation ne prend pas en compte l’immobilier

Calcul de l’inflation : l’indice des prix à la consommation ne prend pas en compte l’immobilier

 

Pour nombre de ménages les charges de prêts à l’acquisition d’un logement représentent et de loin le premier poste de dépenses. Pourtant, cette dépense n’est pas intégrée dans l’indice des prix à la consommation de l’INSEE ! L’indice des prix à la consommation sous-estime donc l’inflation, car son calcul ne prend pas en compte les prix de l’immobilier, l’achat d’un logement étant considéré par l’Insee comme un investissement, et non comme un bien de consommation. Toutefois, la Banque centrale européenne pourrait revoir cette définition.

Depuis des années, nos dirigeants assurent que les prix n’augmentent pas. À peine 1,4% en 2019. Et pourtant, le ressenti des Français est bien différent. Il faut dire qu’un élément capital, essentiel même, n’est pas pris en compte dans le calcul des prix : l’immobilier. Et pourtant, en 20 ans, les prix de l’immobilier ont doublé, voire triplé dans les grandes villes. Soit une augmentation de plus de 200%. C’est ce que l’on appelle une inflation galopante.

L’Insee ne tient pas compte de l’immobilier dans l’indice des prix, parce qu’elle calcule l’indice des prix « à la consommation ». Tout est question de définition. Acheter un appartement ne fait pas partie de la consommation. On ne consomme pas un appartement, il s’agit d’un investissement qui garde toute sa valeur, et que son propriétaire pourra transmettre à ses enfants.

 

L’Insee prend simplement en compte les loyers dans son calcul de l’indice des prix. Et même s’ils augmentent, ils ne pèsent que pour 6% dans cet indice;  Une sous-estimation indiscutable. Et pourtant, le logement est devenu l’un des premiers sujets de préoccupation des Français. Il absorbe plus de 25% du budget des ménages.

 

Calcul de l’Inflation : l’indice des prix à la consommation ne prend pas en compte l’immobilier

Calcul de l’Inflation : l’indice des prix à la consommation ne prend pas en compte l’immobilier

 

Pour nombre de ménages les charges de prêts à l’acquisition d’un logement représentent et de loin le premier poste de dépenses. Pourtant, cette dépense n’est pas intégrée dans l’indice des prix à la consommation de l’INSEE ! L’indice des prix à la consommation sous-estime donc l’inflation, car son calcul ne prend pas en compte les prix de l’immobilier, l’achat d’un logement étant considéré par l’Insee comme un investissement, et non comme un bien de consommation. Toutefois, la Banque centrale européenne pourrait revoir cette définition.

Depuis des années, nos dirigeants assurent que les prix n’augmentent pas. À peine 1,4% en 2019. Et pourtant, le ressenti des Français est bien différent. Il faut dire qu’un élément capital, essentiel même, n’est pas pris en compte dans le calcul des prix : l’immobilier. Et pourtant, en 20 ans, les prix de l’immobilier ont doublé, voire triplé dans les grandes villes. Soit une augmentation de plus de 200%. C’est ce que l’on appelle une inflation galopante.

L’Insee ne tient pas compte de l’immobilier dans l’indice des prix, parce qu’elle calcule l’indice des prix « à la consommation ». Tout est question de définition. Acheter un appartement ne fait pas partie de la consommation. On ne consomme pas un appartement, il s’agit d’un investissement qui garde toute sa valeur, et que son propriétaire pourra transmettre à ses enfants.

 

L’Insee prend simplement en compte les loyers dans son calcul de l’indice des prix. Et même s’ils augmentent, ils ne pèsent que pour 6% dans cet indice;  Une sous-estimation indiscutable. Et pourtant, le logement est devenu l’un des premiers sujets de préoccupation des Français. Il absorbe plus de 25% du budget des ménages.

Calcul des prix : un modèle obsolète

Calcul  des  prix : un modèle obsolète

 

Depuis le milieu du XXe siècle, l’explication de la formation des prix par la théorie de l’équilibre des marchés se délite face aux réalités psychologiques et institutionnelles du comportement des agents économiques, constate Pierre-Noël Giraud dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune.

 

 A la fin du XIXe siècle, l’ambition de la théorie microéconomique néoclassique fut de construire un système rigoureux des prix, fondé sur l’hypothèse que le prix de marché des facteurs de production, le travail et le capital, doit être égal à leur « productivité marginale », c’est-à-dire au prix du produit que l’usage d’une unité supplémentaire de travail ou de capital permet d’obtenir. En effet, tant que la vente de cette production supplémentaire rapporte plus que le coût des facteurs, tout producteur continue à embaucher ou à acheter de nouvelles machines jusqu’au moment où les marchés s’équilibrent. Or, toute l’histoire de la pensée économique ultérieure a été l’érosion, puis la destruction complète, de la prétention de ce modèle à atteindre son objectif.

Au cours du XXe siècle, cette entreprise de démolition s’est déroulée sur deux plans.

D’abord sur le plan théorique, avec une critique des hypothèses fondamentales du modèle. La productivité marginale de chaque travailleur n’est en effet généralement pas mesurable : quelle était celle de Bill Gates chez Microsoft ? Si la productivité d’une équipe peut dans certains cas être mesurée, quelle est la contribution de chacun au résultat de l’équipe ? Plus grave, le calcul de la productivité marginale du capital suppose déjà connus les prix des différents éléments du capital, et donc ne peut contribuer à… les déterminer. Cette objection fut soulevée dans les années 1950, elle n’a toujours pas reçu de réponse satisfaisante.

Corriger les imperfections des marchés

Ensuite sur le plan empirique. Le modèle néoclassique suppose que tous les marchés soient « parfaits », c’est-à-dire qu’il n’y a, par exemple, ni monopoles, ni pollutions, ni ressources naturelles faisant l’objet d’une surexploitation parce qu’elles sont en accès libre, ni biens publics. Dans ce cas, les néoclassiques « démontrent » que le système de prix que délivrent ces marchés parfaits permet à l’économie d’atteindre une efficacité maximale. Or, en réalité, tous les marchés ou presque sont imparfaits. On a certes dérivé du modèle général toute une série de modèles d’équilibre « partiel », qui tiennent compte de diverses imperfections des marchés. Et on a, sur la base de ces modèles, préconisé des solutions pour les corriger – en témoigne la vigueur du débat sur la taxe carbone. Mais si les marchés sont imparfaits, alors la prétention normative du modèle à conférer aux seuls marchés les clefs de l’efficacité productive s’effondre.

Retraites : la Cour des comptes relève des « erreurs » de calcul

Retraites : la Cour des comptes relève des « erreurs » de calcul

La Caisse nationale d’assurance-vieillesse (CNAV), tout comme les autres branches du régime, est la cible de plusieurs critiques de la Cour des Comptes, dont l’une concerne un thème particulièrement sensible : les « erreurs » ayant une « portée financière » sur les pensions « nouvellement attribuée[s] ou révisée[s] ».

De telles anomalies, au détriment ou en faveur des personnes touchées, ne sont pas nouvelles, mais la situation a empiré : en 2020, elles concernaient un dossier sur six (16,4 %) contre « un sur neuf », il y a cinq ans, d’après les calculs de la Cour fondés sur un échantillon de près de 9 400 cas. Les trois quarts de ces dysfonctionnements pénalisent l’assuré. A la CNAV, on indique que le manque-à-gagner « médian » était de 123 euros par an en 2020, ce qui signifie que la moitié des individus lésés ont subi un préjudice égal ou supérieur à cette somme tandis que, pour l’autre moitié des assurés affectés, le montant non perçu est égal ou inférieur à 123 euros. Cette valeur médiane était plus importante en 2019, souligne-t-on à la CNAV : 139 euros.

Inflation : le calcul de l’indice est obsolète

Inflation : le calcul de l’indice est obsolète

 

 

 

Il est clair qu’il y a longtemps que l’indice des prix à la consommation calculée par l’INSEE est complètement obsolète. Conjoncturellement, il faut tenir compte de la crise sanitaire qui a complètement modifié la structure de consommation des Français. Structurellement , cet indice est aussi à revoir sérieusement puisque par exemple le du logement et seulement pris en compte pour 6 % dans l’indice total alors qu’il représente réellement de l’ordre de 20 %. En outre d’une manière générale sont sous-estimés l’évolution des prix des services.

Les  prix sur les produits alimentaires – en demande accrue avec la fermeture des restaurants – ne se sont, eux, pas relâchés. Bien au contraire. Le poids de l’alimentation dans la consommation a ainsi atteint 33% en avril, selon la Banque centrale. Or, selon l’Insee, cette part était de 18% dans son indice des prix en France.

 « L’Insee a fait comme si le confinement n’avait pas existé, c’est complètement aberrant. Le panier de référence de la ménagère est changé annuellement, alors qu’il est évident que la structure de consommation des Français a changé radicalement pendant les confinements. Le budget alimentaire a explosé et en plus avec des prix à la hausse, l’inflation a été bien supérieure », commente à La Tribune l’économiste Philippe Herlin, auteur de « Pouvoir d’achat : le grand mensonge » (2018, Eyrolles), dans lequel il pointe les défauts des méthodes de calcul de l’Institut national des statistiques. Et d’ajouter : « L’Insee aurait du faire un correctif ».

Inflation : le calcul de l’indice est obsolète

Inflation : le calcul de l’indice est obsolète

 

 

 

Il est clair qu’il y a longtemps que l’indice des prix à la consommation calculée par l’INSEE est complètement obsolète. Conjoncturellement, il faut tenir compte de la crise sanitaire qui a complètement modifié la structure de consommation des Français. Structurellement , cet indice est aussi à revoir sérieusement puisque par exemple le du logement et seulement pris en compte pour 6 % dans l’indice total alors qu’il représente réellement de l’ordre de 20 %. En outre d’une manière générale sont sous-estimés l’évolution des prix des services.

Les  prix sur les produits alimentaires – en demande accrue avec la fermeture des restaurants – ne se sont, eux, pas relâchés. Bien au contraire. Le poids de l’alimentation dans la consommation a ainsi atteint 33% en avril, selon la Banque centrale. Or, selon l’Insee, cette part était de 18% dans son indice des prix en France.

 « L’Insee a fait comme si le confinement n’avait pas existé, c’est complètement aberrant. Le panier de référence de la ménagère est changé annuellement, alors qu’il est évident que la structure de consommation des Français a changé radicalement pendant les confinements. Le budget alimentaire a explosé et en plus avec des prix à la hausse, l’inflation a été bien supérieure », commente à La Tribune l’économiste Philippe Herlin, auteur de « Pouvoir d’achat : le grand mensonge » (2018, Eyrolles), dans lequel il pointe les défauts des méthodes de calcul de l’Institut national des statistiques. Et d’ajouter : « L’Insee aurait du faire un correctif ».

Un calcul du déficit du régime des retraites contestable

Un calcul du déficit du régime des retraites  contestable

 

Le  déficit calculé par le COR est  »construit de toutes pièces », assure Henri Sterdyniak, dans une note d’analyse (fichier PDF) publiée par le collectif des Economistes atterrés. « Le calcul du déficit dépend énormément des hypothèses « , note-t-il . Par exemple  dans son rapport 2016, le COR prévoyait un retour à l’équilibre du système des retraites pour le milieu des années 2020, mais  dans l’édition 2017, il affirme que l’équilibre ne devrait pas être atteint avant le début des années 2040. Subitement aussi en 2019, le comité d’orientation des retraites souligne que le régime enregistrera un déficit de l’art de 10 milliards en 2025.

 

Finalement les prévisions du COR s’aligne sur les orientations des différents gouvernements. « Lorsque le gouvernement décide de diminuer les effectifs dans la fonction publique et qu’il n’augmente pas le point d’indice, les cotisations versées par les administrations diminuent. Donc un déficit apparaît, mais en contrepartie, il y a moins de dépenses publiques, en termes de masse salariale. Le déficit est donc artificiel. « indique Henri Sterdyniak.

 

Pour Henri Sterdyniak, le déficit du régime des fonctionnaires n’existe même pas, en réalité, car l’Etat a l’obligation de le combler. C’est bien « ce que dit la loi », confirme Hervé Boulhol, pour qui « il n’y a pas formellement de problème d’équilibre pour le secteur public »« S’il y avait un déficit, automatiquement, l’Etat devrait augmenter ses cotisations. Là, on enregistre des baisses dans la fonction publique et on fait l’hypothèse que le taux de cotisation de l’Etat resterait stable. C’est un produit un peu baroque », euphémise Henri Sterdyniak.

L’économiste de l’OFCE objecte également que le COR laisse de côté un autre point essentiel, « les excédents de la Caisse nationale des allocations familiales et de l’Unedic ». « Généralement, on transférait ces excédents au système de retraites. Là, on fait l’hypothèse qu’on oublie ces excédents et ces transferts. On choisit donc de faire apparaître le déficit au niveau des retraites, ce qui est tout à fait contestable », critique-t-il. C’est pourquoi il est  »problématique » de « regarder un poste isolément », selon Didier Blanchet, de l’Insee. Reprenant l’hypothèse du COR d’un taux de chômage à 7% en 2025, Henri Sterdyniak fait le calcul suivant : en 2025, la branche famille aurait un excédent de trois milliards, l’Unedic afficherait un excédent de 12 milliards et la protection sociale dans son ensemble disposerait d’un excédent de 14 à 23 milliards. Or, le déficit des retraites serait compris entre 7,9 et 17,2 milliards, d’après le COR. Les excédents des uns pourraient largement combler les déficits de l’autre.

 

Déficit régime des retraites: un calcul contestable

Déficit régime des retraites: un calcul contestable

 

Le  déficit calculé par le COR est  »construit de toutes pièces », assure Henri Sterdyniak, dans une note d’analyse (fichier PDF) publiée par le collectif des Economistes atterrés. « Le calcul du déficit dépend énormément des hypothèses « , note-t-il . Par exemple  dans son rapport 2016, le COR prévoyait un retour à l’équilibre du système des retraites pour le milieu des années 2020, mais  dans l’édition 2017, il affirme que l’équilibre ne devrait pas être atteint avant le début des années 2040. Subitement aussi en 2019, le comité d’orientation des retraites souligne que le régime enregistrera un déficit de l’art de 10 milliards en 2025.

 

Finalement les prévisions du COR s’aligne sur les orientations des différents gouvernements. « Lorsque le gouvernement décide de diminuer les effectifs dans la fonction publique et qu’il n’augmente pas le point d’indice, les cotisations versées par les administrations diminuent. Donc un déficit apparaît, mais en contrepartie, il y a moins de dépenses publiques, en termes de masse salariale. Le déficit est donc artificiel. « indique Henri Sterdyniak.

 

Pour Henri Sterdyniak, le déficit du régime des fonctionnaires n’existe même pas, en réalité, car l’Etat a l’obligation de le combler. C’est bien « ce que dit la loi », confirme Hervé Boulhol, pour qui « il n’y a pas formellement de problème d’équilibre pour le secteur public »« S’il y avait un déficit, automatiquement, l’Etat devrait augmenter ses cotisations. Là, on enregistre des baisses dans la fonction publique et on fait l’hypothèse que le taux de cotisation de l’Etat resterait stable. C’est un produit un peu baroque », euphémise Henri Sterdyniak.

L’économiste de l’OFCE objecte également que le COR laisse de côté un autre point essentiel, « les excédents de la Caisse nationale des allocations familiales et de l’Unedic ». « Généralement, on transférait ces excédents au système de retraites. Là, on fait l’hypothèse qu’on oublie ces excédents et ces transferts. On choisit donc de faire apparaître le déficit au niveau des retraites, ce qui est tout à fait contestable », critique-t-il. C’est pourquoi il est  »problématique » de « regarder un poste isolément », selon Didier Blanchet, de l’Insee. Reprenant l’hypothèse du COR d’un taux de chômage à 7% en 2025, Henri Sterdyniak fait le calcul suivant : en 2025, la branche famille aurait un excédent de trois milliards, l’Unedic afficherait un excédent de 12 milliards et la protection sociale dans son ensemble disposerait d’un excédent de 14 à 23 milliards. Or, le déficit des retraites serait compris entre 7,9 et 17,2 milliards, d’après le COR. Les excédents des uns pourraient largement combler les déficits de l’autre.

 

Calcul du pouvoir d’achat : une mesure faussée de l’évolution du coût de la vie

Calcul du pouvoir d’achat : une mesure faussée de l’évolution du coût de la vie 

C’est ‘interrogation  l’économiste Philippe Moati dans une tribune au « Monde » qui aussi pose la question de la pertinence de l’indice des prix (extraits)

« Le mouvement des « gilets jaunes » a fait ressurgir la question du décalage entre la mesure de l’évolution du pouvoir d’achat et sa perception par les Français. Elle s’était déjà imposée avec force au milieu des années 2000, amenant le gouvernement à saisir le Conseil d’analyse économique (Mesurer le pouvoir d’achat, Philippe Moati et Robert Rochefort, Rapport du CAE n° 73, La Documentation française, 2008) et à former une commission (la commission Quinet) chargée de proposer de nouveaux indicateurs.

Depuis, l’Insee livre régulièrement une mesure de la dynamique du pouvoir d’achat qui tient compte de la croissance démographique (la croissance du pouvoir d’achat par unité de consommation) et produit des séries sur l’évolution du niveau de vie selon différentes caractéristiques des ménages à partir de données individuelles. L’institut tient également une comptabilité du poids des dépenses « pré-engagées » (loyer, énergie, assurances, etc.).

Même en comblant ainsi une partie du fossé qui sépare l’approche macroéconomique du pouvoir d’achat – celle de la comptabilité nationale – et le point de vue nécessairement microéconomique des ménages, l’écart subsiste. Selon une enquête de l’Obsoco [Observatoire société et consommation] conduite en janvier 2019, à la question « par rapport à il y a cinq ans, comment estimez-vous que votre niveau de vie a évolué », 54 % des Français répondent qu’il a diminué, dont 29 % « beaucoup ».

Ils ne sont que moins de 1 sur 4 à estimer qu’il a progressé. Et pourtant, selon l’Insee, après le violent trou d’air de 2013, le pouvoir d’achat est en croissance continue, même rapporté au nombre d’unités de consommation. En 2018, il a cru de 0,4 %, après 0,7 % en 2017. Sur cinq ans, il a progressé de plus de 3 %.

Les causes de l’écart entre la mesure et le ressenti sont multiples. Il y a bien sûr des facteurs psychologiques et des « biais de perception » qui affectent le ressenti. Mais il y a également un important travers dans la mesure : le calcul de la croissance du pouvoir d’achat ne tient pas compte de l’évolution de norme de consommation et mesure bien mal l’évolution du « coût de la vie ».

Rappelons que la croissance du pouvoir d’achat est mesurée par le rapport entre la croissance nominale du revenu disponible brut des ménages et l’indice des prix à la consommation. La méthodologie de l’indice des prix a été élaborée de manière à apprécier le niveau de l’inflation, c’est-à-dire le rythme d’érosion de la valeur de la monnaie. Il ne constitue donc pas à proprement parler un indice du coût de la vie. »

Retour aux méthodes classiques pour la lecture et le calcul (Jean-Michel Blanquer)

Retour aux méthodes classiques pour  la lecture et le calcul  (Jean-Michel Blanquer)

Retour à la méthode classique pour la lecture et le calcul après les dérives pédagogistes qui ont fait oublier l’orthographe et la grammaire. Ce que déclare le ministre de l’éducation «On s’appuiera sur une pédagogie explicite, de type syllabique, et non pas sur la méthode globale, dont tout le monde admet aujourd’hui qu’elle a des résultats tout sauf probants». «Nous mettrons en avant les méthodes d’apprentissage les plus efficaces en matière de lecture d’écriture et de calcul. Il faut que les professeurs dédient un temps important à ce qui sera demain le cœur de leur compétence».En clair, il va falloir réapprendre à épeler et orthographier correctement. Réapprendre aussi les tables de multiplication et faire des opérations (addition, soustraction, multiplication, division). Par ailleurs,  Jean-Michel Blanquer, multiplie les projets comme celui de réhabiliter les internats. «L’internat répond à un enjeu social fort. Il y a des réussites en éducation prioritaire, mais des facteurs extrascolaires – le sommeil, la nourriture, la vie de quartier – peuvent peser sur la trajectoire des élèves, parfois de manière décisive», explique-t-il. Jean-Michel Blanquer regrette le discours de «grandes voix de l’éducation» qui affirme que l’école actuelle est façonnée pour les élites. «Ce discours qu’on qualifiera d’égalitariste a surtout poussé à détruire des choses qui fonctionnaient parfaitement».

 

Immobilier-Le prélèvement à la source : des conséquences pour le calcul de l’endettement

Immobilier-Le prélèvement à la source : des conséquences pour le calcul  de l’endettement

Normalement c’est en 2018 que devrait être généralisé le prélèvement à la source. Une des conséquences sans doute minimisées c’est la diminution mécanique de la capacité d’endettement pour l’achat d’un bien immobilier. Normalement aujourd’hui l’endettement ne doit pas dépasser 33% des revenus . Du coup avec le prélèvement de l’impôt , le salaire net va diminuer et la capacité d’endettement aussi sauf si les banques modifient leurs critère d’endettement.  Ce que démontre une  étude de la Tribune.  Prenons l’exemple d’un couple de cadres avec deux enfants gagnant ensemble 6640 euros par mois. Ils payent 3524 euros d’impôts par an, soit 270 euros par mois. Parce que les mensualités d’un crédit immobilier doivent au plus représenter 33 % des revenus, ce couple peut aujourd’hui devenir propriétaire d’une maison de 387.000 euros, en s’endettant sur 20 ans à 2,1 % (hors assurance) avec une mensualité 2213 euros, selon les calculs d’Immoprêt. A partir, de 2018, lorsque les impôts seront prélevés à la source, les revenus de ce couple seront amputés de 270 euros tous les mois et passeront à 6370 euros. Ce qui, selon les estimations d’Immoprêt devrait réduire sa capacité d’emprunt de 16.000 euros sur 20 ans. Pour que leur taux d’endettement représente au maximum 33 % de leurs revenus, ils devront acheter une maison un peu moins chère (371.000 euros) et payer une mensualité de 2123 euros (toujours dans l’hypothèse d’un crédit à 2,10 % sur 20 ans).

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