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Villeneuve sur Lot : Cahuzac fait son marché ! Aux voix ?

Villeneuve sur Lot : Cahuzac fait son marché ! Aux voix ?

L’ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac a fait samedi son marché à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), sa première apparition publique depuis sa démission, semblant ainsi vouloir prendre la température de l’électorat alors que plane le doute sur l’hypothèse de sa candidature à la législative partielle organisée en juin pour le remplacer. Sa promenade ne semblait pas avoir été annoncée. Seuls des journalistes de la presse locale, comme Sud Ouest ou la Dépêche du Midi, y ont assisté. «On était à l’inauguration de la permanence du Front de Gauche, à environ 100 mètres du marché, quand une personne nous a dit y avoir croisé Jérôme Cahuzac», a rapporté à l’AFP Joëlle Faure, journaliste de la Dépêche du Midi à Villeneuve-sur-Lot. «On l’a trouvé, il nous a salués, nous a laissé faire des photos, puis a demandé qu’on le laisse», poursuit la journaliste, disant que Jérôme Cahuzac «discutait, serrait la main aux gens». Selon elle, l’ancien député avait l’habitude de venir ainsi faire ses courses et rencontrer ses administrés sur ce marché du samedi, place Lafayette. Mais c’est la première fois qu’il réapparaissait en public depuis sa démission le 19 mars, consécutive à des accusations de fraude fiscale, et à ses aveux télévisés début avril. Jérôme Cahuzac avait nié pendant des mois la possession d’un compte en Suisse, révélée par le site Mediapart, avant de finir par l’admettre. Il a depuis été exclu du Parti socialiste, et a renoncé à retrouver automatiquement son siège de député comme la loi l’y autorisait. Il avait alors jugé que «la gravité de sa faute» ne lui «permettait pas» de rester parlementaire. Mais mardi, interrogé par le Figaro.fr qui lui demandait s’il comptait se porter candidat indépendant à la législative partielle des 16 et 23 juin dans la 3ème circonscription, il a répondu : «Aucune décision prise (…) Je constate une forme d’attente ou d’espérance chez certains». Le PS du Lot-et-Garonne a largement désigné lundi le chef d’entreprise à la retraite Bernard Barral, 66 ans, comme candidat du parti pour la législative partielle. Mais, au premier tour, il y avait eu 42 bulletins nuls sur 200 votants, et parmi ces bulletins plus de 20 portaient le nom de Jérôme Cahuzac. Jean-Claude Gouget, son ancien suppléant qui n’a pas souhaité se représenter à la partielle, n’a appris que samedi après-midi que Jérôme Cahuzac s’était rendu sur le marché dans la matinée : «Ca veut dire qu’il va être candidat!», a-t-il d’emblée estimé auprès de l’AFP. Yvette Catarino, propriétaire de la poissonnerie des Arcades, sur la place Lafayette, a confirmé à l’AFP que l’ancien député «n’avait pas fait de déclaration», qu’il était «simplement venu prendre des nouvelles» des gens, notamment de son fils, paraplégique depuis un accident il y a trois ans. «Il est venu dire bonjour aux Villeneuvois, j’ai trouvé ça gentil», a commenté Yvette Catarino, qualifiant Jérôme Cahuzac de «très grand Villeneuvois» et précisant que «ça ne (la) dérange pas s’il est candidat». Au micro de RTL, une autre Villeneuvoise a considéré ensuite que Jérôme Cahuzac était «gonflé, culotté» d’avoir fait cette promenade «comme si de rien n’était». Mais un autre habitant, auquel l’ex-ministre aurait confié «faire un petit sondage parmi la population», a assuré au contraire lui avoir conseillé : «Allez-y, allez-y». Bernard Barral, pour sa part, était «profondément choqué» que Jérôme Cahuzac «vienne ainsi parader sur le marché» pour «tâter le terrain». «Ce serait moi, en tant qu’industriel, qui aurait fraudé avec le fisc, je ne me promènerais pas ainsi de manière décontractée, je serais gêné», a-t-il déclaré à l’AFP. Bernard Barral a dit «ne pas craindre du tout» la candidature éventuelle de Jérôme Cahuzac. «Il a reçu un accueil courtois, mais les commentaires en off étaient différents», a-t-il affirmé. Jérôme Cahuzac a jusqu’au 24 mai pour se décider.

 

Cahuzac pourrait être réélu

Cahuzac pourrait être réélu

 

Pour l’instant pas de décision encore, donc une possibilité pour Cahuzac de se représenter, voire d’être réélu. La preuve en tout cas que Cahuzac n’a pas vraiment d’état d’âme sur sa dissimulation fiscale ;  une posture de nanti qui ne l’a pas empêché d’imposer  l’austérité aux français. Finalement un état d’esprit assez partagé au sein du gouvernement de bobos qui se gavent des ressources publiques (20 0000 euros en moyenne plus les avantagea pour un parlementaire) mais parlent sans cesse  de rigueur pour les autres .   »Aucune décision prise. Certains parlent pour moi sans mandat pour cela. Et je constate une forme d’attente ou d’espérance chez certains », a indiqué M. Cahuzac au Figaro.fr, en réponse à une interrogation du site.  Selon le Journal du Dimanche, Jérôme Cahuzac, qui avait remporté la troisième circonscription du Lot-et-Garonne avec 61,48% des suffrages en 2012, a laissé entendre à un proche qu’il n’écartait pas de se représenter comme indépendant à la législative partielle des 16 et 23 juin à Villeneuve-sur-Lot.  Aucune confirmation sur ces réflexions n’a pu être obtenue depuis dimanche par l’AFP dans l’entourage de M. Cahuzac.  Le premier secrétaire du PS Harlem Désir a estimé auparavant mardi, que M. Cahuzac serait « deux fois parjure » et « en totale contradiction avec des déclarations qu’il a pu faire », s’il venait à se représenter à l’élection partielle, qu’il a provoquée en ne reprenant pas son siège de député après sa démission du gouvernement suite à sa mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale.  La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem, lors de son point-presse, a pour sa part jugé une candidature Cahuzac « totalement inenvisageable », la qualifiant de « supputation ».  Le PS a désigné lundi comme candidat à cette élection dans la 3ème circonscription du Lot-et-Garonne Bernard Barral, un chef d’entreprise à la retraite de 66 ans, à l’issue d’un vote des militants locaux.  La date limite pour le dépôt des candidatures en préfecture a été fixée au 24 mai à 18h00.   »On a notre candidat, nous sommes rassemblés derrière lui et on fera campagne derrière lui », a déclaré à l’AFP mardi Matthias Fekl, premier secrétaire fédéral du PS pour le Lot-et-Garonne.  Il a précisé « qu’au premier tour de la primaire, il y a eu 42 bulletins blancs ou nuls, et que certains exprimaient un vote pour Cahuzac, qui a obtenu en gros le même score que le troisième prétendant, Eric Congé ».  Au second tour de la primaire, Bernard Barral a obtenu 127 voix (63,8%) face à une avocate de 42 ans, Catherine Joffroy (72 voix), lors d’une consultation à laquelle ont participé 204 militants.  Mais concernant une éventuelle candidature Cahuzac, M. Fekl n’a pas souhaité commenter « des hypothèses qui ne semblent pas crédibles ». « Ce n’est pas cohérent avec ce qu’il (Cahuzac) a dit lors de son interview télévisée, et avec la décision qu’il avait prise », a-t-il ajouté.  Bernard Barral a de son côté estimé qu’une éventuelle candidature de Jérôme Cahuzac serait pour ce dernier « suicidaire ». « Trois-quarts des militants ont sollicité ma candidature. Je suis le candidat du PS et nous avons un nombre croissant de sympathisants qui comprendraient mal » une telle initiative, a-t-il déclaré. « Je suis une personnalité atypique et j’apporte autre chose », a-t-il ajouté en soulignant que c’est ce qui est recherché par les électeurs.

 

Cahuzac-moralisation patrimoine : le choc, oui mais du ridicule

Cahuzac-moralisation patrimoine : le choc, oui mais  du ridicule

 

Inventaire à la Prévert, habillage, sous évaluation, ce choc de moralisation sent la précipitation et l’arnaque ; comme pour la politique économique, la méthodologie est très floue ; en fait c’est intéressé’ qui évalue seul son patrimoine, à sa manière. Le doute subsiste évidemment d’autant que certains biens repartis sur la famille ne figurent pas la plupart du temps. Le pire sans doute, le plus ridicule certainement,  la mention vieilles voitures, motos ou vélos pourquoi pas aussi des vieilles chaussettes. Pour les voitures, en fait rien de vraiment étonnant puisque les politiques utilisent essentiellement les voitures de fonction (c’est moins cher !) aux frais de la princesse ou trains et avions qu’ils ne payent pas. En fait le voile de fumée n’aura rien dissimulé en tout cas pas l’indécence de l’austérité imposée par Cahuzac et le gouvernement. Les conséquences de ce coup de com. étaient attendues. D’abord on découvre que la plupart des ministres socialistes sont riches, ensuite qu’on peut douter le l’exhaustivité des patrimoines déclarés, enfin qu’inévitablement la presse n’aura de cesse de vérifier les dires des déclarants provoquant de nouveaux scandales. Le véritable scandale, ce n’est pas le compte en Suisse de Cahuzac, c’est l’austérité imposée aux français y compris les plus démunis ; c’est aussi ce système oligarchique qui permet de s’enrichir et finalemenet d’ignorer les réalités économiques et sociales. Dernier exemple, l’inversion du chômage en 2013 qui relève tout autant du ridicule que du mépris des électeurs pris pour des «  veaux ».

Cahuzac : « tous des menteurs » ?

Cahuzac :  « tous des menteurs » ?

 

La phrase de Cahuzac dans sa confession télévisée n’est pas anodine. »J’ignore quel était son degré de connaissance de cette affaire » (Jérôme Cahuzac à propos de François Hollande). Un phrase embarrassante car elle laisse le doute dans une déclaration pourtant très cardée. Jérôme Cahuzac s’est exprimé mardi soir, sur BFMTV, pour la première fois à la télévision depuis qu’il a reconnu, le 2 avril dernier, posséder un compte en Suisse. L’ancien ministre du Budget a affirmé qu’il ne savait pas à quel point le chef de l’État et le Premier ministre connaissaient sa situation. En fait Cahuzac n’a guère apprécié la violence des propos à son égard, déclarant notamment si tous ceux qui mentent devaient démissionner, combien en resterait-il, exemple les 3% de déficit ». Une allusion à peine voilée à la promesse de Hollande sur la réduction du déficit.

Cahuzac : démission du mandat de député

Cahuzac : démission du mandat de député

 

L’ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac annoncer sa démission de son mandat de député, mardi à 18H00 sur la chaîne de télévision BFM-TV, a indiqué le quotidien La Dépêche du Midi.  Interrogé par le journal, le député de la 3e circonscription du Lot-et-Garonne « n’a pas précisé s’il se présenterait à la législative partielle qui suivra sa démission », ajoute sur son site internet le journal, qui a indiqué à l’AFP que l’ancien ministre annoncerait sa décision sur BFM-TV. Contacté par l’AFP, M. Cahuzac n’a pas donné suite.  Il a jusqu’à vendredi à minuit pour préciser ses intentions concernant son siège à l’Assemblée nationale.  Jérôme Cahuzac a quitté le gouvernement le 19 mars et avoué le 2 avril qu’il avait détenu un compte bancaire en Suisse, transféré depuis à Singapour.  Un de ses proches, le député PS Dominique Lefebvre, avait déclaré vendredi à i-Télé que Jérôme Cahuzac allait démissionner de son mandat de député, sans préciser la date.  Mardi à 15H45, le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS), n’avait pas été informé par Jérôme Cahuzac de sa décision, selon l’entourage de M. Bartolone. « Il va lâcher » affirmait toutefois, sous couvert d’anonymat, un député socialiste.  Jean-Claude Gouget, suppléant de Jérôme Cahuzac, a remplacé de dernier au poste de député de la 3e circonscription de Lot-et-Garonne lorsqu’il avait été nommé ministre du Budget. Mais il ne pourra pas se maintenir dans le cas où M. Cahuzac démissionne, et une élection partielle devra être organisée.  Dans le contexte actuel défavorable aux socialistes, le scrutin à Villeneuve-sur-Lot, ville dont Jérôme Cahuzac fut le maire de 2001 à 2008, comporte un risque pour le PS. L’ancien ministre, élu une première fois en 1997, avait perdu son siège en 2002, avant de le regagner en 2007, puis d’être confortablement réélu en juin dernier avec plus de 61% des voix au second tour.

 

Cahuzac : « on a menti sur les 3% de déficits »

Cahuzac : « on a menti sur les 3% de déficits? »

C’est la première fois que l’ancien ministre du Budget s’exprime officiellement depuis ses aveux. Quelques commentaires de sa part avaient toutefois filtré, notamment dans le Canard Enchaîné qui rapportait dans son numéro du 10 avril qu’il tempêtait sur la  façon dont ses mensonges avaient été jugés. « On me dit que j’ai menti sur ma situation personnelle. Cela veut dire quoi ? Qu’il y aurait des mensonges indignes et d’autres qui seraient dignes ? Quand on ment sur ordre, et pour des raisons politiques, à l’Assemblée, est-ce digne ? A ce compte-là, j’ai menti devant l’Assemblée, sur la possibilité de réaliser 3% de déficit en 2013″, se serait-il exclamé.

 

Hollande ne connaissait pas Cahuzac

Hollande ne connaissait pas Cahuzac

A en croire les différents responsables du gouvernement personne ne connaissait le compte de Cahuzac, ni Moscovici, ni Valls, Ni Taubira, ni Hollande. Ni sa personnalité sulfureuse.  Ils l’ont appris par la presse lors de la confession de Cahuzac ; On se demande même si maintenant on ne va pas affirmer que personne ne connaissait Cahuzac. On peut s’interroger réellement sur les procédures de recrutement pour former un gouvernement ; D’autant qu’Ayrault se justifie encore en affirmant que c’était le meilleur candidat à ce poste !  Cette semaine, l’hebdomadaire Valeurs Actuelles en remettait une couche en indiquant que le ministre de l’Economie avait envoyé une mission secrète en Suisse en décembre pour enquêter sur le compte de Jérôme Cahuzac. Si la visite jeudi à Bercy des présidents UMP des commissions des Finances du Parlement a confirmé la bonne foi de Pierre Moscovici, selon ce dernier, le gouvernement a tout de même décidé de monter au créneau de manière collégiale pour assurer la défense de son ministre. «J’ai demandé à Pierre Moscovici au mois de décembre quelles étaient les informations dont il disposait et il a dit (…) qu’il n’avait pas d’information», a expliqué sur RTL Jean-Marc Ayrault ce vendredi. «A chaque fois que je l’ai interrogé, il m’a dit ce qu’il savait, étape par étape», a-t-il ajouté, précisant qu’il écartait l’idée d’une suspension à titre conservatoire de Pierre Moscovici comme le demandent certains membres de l’opposition. «Il va y avoir une commission d’enquête, bientôt (…) et les ministres viendront devant la commission d’enquête répondre à toutes les questions des parlementaires», a encore répondu Jean-Marc Ayrault. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, a pour sa part dénoncé sur France Info des attaques «injustes et injustifiées» contre son collègue. Lui aussi a nié catégoriquement que le gouvernement ait su que Jérôme Cahuzac mentait sur son compte suisse avant les aveux du ministre du Budget démissionnaire. Manuel Valls a également assuré qu’il n’avait pas, pour sa part, diligenté d’enquête parallèle sur son ancien collègue: «C’en est fini des enquêtes parallèles.» La ministre déléguée à l’Economie numérique, Fleur Pellerin a quant à elle déclaré sur Radio Classique qu’il n’y avait pas à disculper Pierre Moscovici «car il n’est pas inculpé». «On est un peu dans une période où on est accusé de tout et son contraire», a souligné la ministre, qui a admis que la période était «difficile» pour le gouvernement.

 

Affaire Cahuzac : pour la presse étrangère la France a touché le fond

Affaire Cahuzac : pour  la presse étrangère la France a touché le fond

 

 

. « Le recul de la vertu est désormais le fléau de notre temps », écrit l’hebdomadaire britannique The Observer, cité par Courrier international, pour qui le Front National sera « le premier à bénéficier » de la « désillusion que suscitent d’une part les politiques, et d’autre part les élites dans leur ensemble ». Le Financial Times met en cause l’UMP et le PS, « aussi corrompus l’un que l’autre », et fait lui aussi du FN le grand gagnant de cette affaire. Même constat en Allemagne, où Der Spiegel n’hésite pas à parler de « crise d’Etat », rappelant que « l’ambiance générale du pays est celle d’un pessimisme extrême ». Pour la Süddeutsche Zeitung, cette affaire n’est rien d’autre que la preuve « d’une déchéance politique et morale » : « Une fois de plus, beaucoup de gens, écœurés, se détournent des forces politiques traditionnelles au profit des extrêmes ».   Pour le quotidien espagnol El Pais, l’affaire Cahuzac a révélé « la naïveté et la complaisance de la classe politique dans son ensemble (…). Comme l’Italie et l’Espagne, la France a touché le fond en matière de mensonge et de corruption », écrit de façon cinglante le journal madrilène. Reste que les Ibères ont accueillis avec satisfaction la démission de l’ancien ministre du Budget, une preuve pour eux du bon fonctionnement de la démocratie dans notre pays. Le quotidien belge Le Soir, met également en avant le rôle de Mediapart, qui a révélé l’existence du compte Suisse de l’ancien ministre du Budget. C’est finalement en Italie que le mensonge et les déboires de Jérôme Cahuzac ont le moins choqué. « Dans une Europe où toutes les certitudes s’écroulent une à une, l’Italie ne semble finalement pas pire que les autres » écrit le journal Panorama, comme rassuré.

 

Cahuzac : la Suisse interrogée très tard !

Cahuzac : la Suisse interrogée très tard !

Sur  Europe 1, le président UMP de la Commission des Finances de l’Assemblée, Gilles Carrez, est revenu sur la « descente » à Bercy qu’il a effectuée jeudi à Bercy avec Philippe Marini, le président de la Commission des Finances du Sénat. « Ce que nous souhaitons, c’est voir si, vraiment, s’agissant de M. Cahuzac, les procédures ont été suivies avec la même diligence qu’elles le sont pour tout autre citoyen ». »Il y a un fait sur lequel il nous semble que les choses sont claires : il n’y a pas eu de commando de l’administration fiscale française envoyé pour enquêter en Suisse. Nous le croyons volontiers. Il n’en demeure pas moins que nous estimons qu’on a beaucoup tardé à saisir la Suisse et que, quand on s’est résolu à le faire le 24 janvier, on l’a fait de façon extrêmement limité tout en oubliant de surcroît Singapour », a ensuite indiqué le député UMP. Interrogé sur les critiques que suscite leur démarche, Gilles Carrez a assuré que lui et son collègue étaient dans une démarche qu’ils essayaient de rendre la plus factuelle possible ».

Cahuzac exclu du PS : encore une injustice sociale

Cahuzac exclu du PS : encore une injustice sociale

 

 

Harmel désir s’est montré sans pitié, il à fait exclure Cahuzac du PS. Certes, il aura fallu attendre 4 mois pour prendre une décsion (‘encore plus qu’Hollande, c’est peu dire) mais c’est fait. Un acte de grand courage évidemment qu’il faut saluer. Harlem Désir n’a pas mâché ses mots puisqu’il a parlé « d’effronté »  à propos de Cahuzac ! Ce n’est donc pas une surprise, mais c’est désormais officiel. L’ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, a été exclu mardi du Parti socialiste. Une décision prise à l’unanimité par le Bureau national (direction), a-t-on annoncé au siège du parti. « Au regard de ses actes inacceptables pour un élu de la République et un membre du gouvernement, la détention de compte dissimulé à l’étranger pour frauder le fisc, et de ses mensonges au président de la République, à la représentation nationale et aux Français, Jérôme Cahuzac a porté gravement préjudice au Parti socialiste, et à ses principes », a déclaré le PS dans un communiqué. Jérôme Cahuzac va avoir du mal à rebondir en politique, puisque ses demandes pour retrouver son siège de député ne devraient pas aboutir non plus. Le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, avait estimé dès la semaine dernière, juste après les aveux de l’ancien ministre du Budget sur la possession d’un compte bancaire non déclaré à l’étranger, que Jérôme Cahuzac s’était « exclu de fait du Parti socialiste » et qu’il n’en était plus membre. L’affaire a ébranlé en profondeur les militants socialistes ainsi que la direction du PS. Elle devrait être largement abordée lors du prochain Conseil national (parlement) du PS, samedi prochain à Paris. Harlem Désir a également estimé lundi qu’il serait « totalement insensé » que Jérôme Cahuzac puisse revenir à l’Assemblée nationale. « Il ne peut pas revenir dans cette Assemblée devant laquelle il a menti de façon aussi effrontée, aussi cynique », a encore déclaré Harlem Désir sur i-Télé.

 

Affaire Cahuzac : « désastre généralisé »

(INTERVIEW –   Michel Wieviorka sociologue à l’EHESS. – interview JDD))

Quelle est votre réaction à l’affaire Cahuzac?
Je suis dans un état de sidération. C’est un désastre pour la gauche, pour le monde politique, pour la vie intellectuelle et la vie morale. Un désastre généralisé.

Qu’est-ce qui vous choque le plus : son mensonge depuis quatre mois, son compte offshore?
Pour moi, le plus grave, c’est que cette situation ait été possible. Depuis dix ans qu’ils se préparent à gouverner, les politiques de gauche avaient le temps de se connaître, de nouer des relations d’amitié, de confiance. Le fait que l’un d’eux ait pu faire gober à tous ses proches, au Président, au Premier ministre, à tout le monde, qu’il n’avait pas ce compte, c’est hallucinant. Après DSK et l’aveuglement du PS, cela m’inquiète beaucoup sur la capacité de ceux qui nous dirigent à porter un jugement sur les hommes. Qu’il ait menti, qu’il ait eu ce compte, toujours actif, alors qu’il était ministre du Budget, en charge de traquer la fraude fiscale, c’est terrifiant… D’autant que son prédécesseur au Budget était lui aussi, déjà, sous le coup de soupçons. Je crois que ce pays commence à être exaspéré par le monde de l’argent. Je sens une colère populaire qui monte. On ne peut pas demander davantage de pression fiscale, des efforts supplémentaires à tout le monde, et d’un autre côté voir une classe politique qui fonctionne comme cela. Cette colère qui monte, elle risque de se transformer en rage ici et là parce qu’il y a de quoi être enragé face à de tels événements. Vous savez, ce n’est pas rien des gens qui se suicident devant Pôle emploi ou sur leur lieu de travail… Il se passe quelque chose. On vit dans ce pays-là.

«Tout l’univers de Hollande est discrédité»

Cahuzac, c’est d’abord un désastre pour la gauche…
Bien sûr, d’abord pour la gauche. Elle avait dix ans pour se préparer au retour aux affaires, pour se forger une vision, et à l’évidence aujourd’hui, au bout de dix mois de gestion, on voit bien qu’elle n’était pas préparée et qu’aucune réflexion n’avait été engagée pour savoir comment conduire un pays en temps de crise. Elle se revendique de la social-démocratie, mais pour cela il faudrait avoir la capacité à faire fonctionner un État providence et pouvoir s’appuyer sur un parti ou un mouvement ouvrier ou syndical qui fasse du social ! Or rien de tout cela. C’est une social-démocratie sans social ! Dans la crise, la gauche n’offre aucune perspective à moyen, court et long terme. Elle a cru qu’il suffisait de gérer techniquement la crise… La droite n’est guère mieux, même si elle s’essaye à une deuxième jeunesse avec sa critique du mariage pour tous. Oui, je suis très inquiet… En fait, il s’est produit avec l’alternance de mai dernier une situation espagnole à l’envers. On prend la gauche parce que la droite ne va plus, mais maintenant qu’est-ce qu’on va faire si la gauche échoue aussi ? Un gouvernement de techniciens, cela a échoué en Grèce et en Italie. Je n’y crois pas en France. Il va nous rester les deux populismes, le national populisme d’extrême droite et le gaucho populisme d’extrême gauche. On risque de s’enfoncer dans une spirale de grand délabrement politique.

Vous parlez aussi de crise morale…
Oui, nous traversons une crise morale. La France est en Europe un des pays qui a le plus de mal avec la mondialisation. Dans toutes les études, nous sommes ceux qui ont le plus peur de l’avenir. Il y a une sorte d’inquiétude collective. Du coup, on s’enferme dans des débats surréalistes, comme le dernier en date, celui de la crèche Baby Loup. Nous sommes devenus un pays sans repères. Coup sur coup, l’affaire DSK, puis l’affaire Cahuzac, cela fait beaucoup… La crise est aussi intellectuelle. À la Maison des sciences de l’homme, on essaye de construire un débat d’idées sur des bases solides, respectables, mais c’est difficile. La plupart de nos initiatives ne provoquent que bien peu d’intérêt auprès des politiques…

Vous craignez une montée du Front national?
Ma plus grande inquiétude, ce n’est pas tant que le Front national rafle la mise, c’est plutôt une droitisation d’une partie de la droite. Dans un même temps, le FN va réclamer davantage de respectabilité et une partie de la droite est en court de lepénisation. Cette double logique peut provoquer une rencontre…

Comment pensez-vous que François Hollande puisse réagir?
Je ne sais pas, compte tenu de sa personnalité et de son approche politique, s’il pourra prendre les décisions structurelles lourdes qui s’imposent. Je pense qu’il va continuer à s’enliser en priant le ciel pour que l’économie reparte et que la crise s’éloigne. Bien sûr tous ses ministres ne sont pas corrompus, mais tout son univers est discrédité. Avec qui pourrait-il aujourd’hui faire des choses neuves ?

Vous êtes très pessimiste…
François Hollande a déjà perdu un an. C’était tout de suite qu’il fallait prendre des mesures, engager des choses importantes. Je ne dis pas qu’il n’a rien fait, mais que ce qu’il a fait n’était pas à la hauteur. Aujourd’hui, plus rien ne se résoudra par de la com ou des réformettes. Je ne vois pas ce que Hollande peut faire, et si ça commence à tanguer plus fort, je ne crois pas qu’il aura les ressources pour prendre les mesures et renverser la vapeur. Je vois plutôt un scénario à la Zapatero, avec un affaiblissement général et une fin de mandat médiocre.

 

Affaire Cahuzac Laurent- Wauquiez (UMP) : « le problème du rapport à l’argent concerne toute la classe politique »

Affaire Cahuzac Laurent- Wauquiez (UMP) :  «  le problème du rapport à l’argent concerne toute la classe politique »

Laurent Wauquiez est un candidat virtuel à la direction de l’UMP, il sait qu’il a des chances d’être élu (à condition que Copé n’étouffe pas l’élection) ; il n’hésite donc pas à dire qu’en faiat toute la classe politique est mouillée dans les scandales politico –financier – attaque indirecte contre Sarkozy, Copé et les vieux briscards de la politique).  Sous prétexte de participer au concours d’idées pour moraliser la vie politique, Laurent Wauquiez a jeté hier un pavé dans la mare de son propre parti, l’UMP. « Le problème n’est pas seulement Cahuzac et Hollande, mais celui du rapport de la classe politique à l’argent, de toute la classe politique », a affirmé l’ancien ministre dans le « JDD » et sur France 3 . « Tout le monde doit balayer devant sa porte », a-t-il insisté. Depuis la désastreuse élection Fillon-Copé, la jeune relève UMP fait au fond le pari que les deux hommes se sont fourvoyés et elle essaie d’accélérer l’histoire. Sûrs d’eux et de leur talent, Xavier Bertrand, Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire, entre autres, multiplient les initiatives censées illustrer leur nouvelle façon de faire de la politique. Laurent Wauquiez a été plus loin encore hier. Le « qui savait quoi sur Cahuzac » se pose à tous, droite comprise ? Le député-maire de Haute-Loire l’a senti et engage la bataille générationnelle dans son parti. Il a publié son patrimoine, proposé de s’inspirer de la transparence américaine et nord-européenne, et a assorti le tout de sous-entendus assassins sur ses aînés politiques. A commencer par Jean-François Copé, qu’il rêve d’affronter à l’UMP en septembre. « Je n’ai jamais eu d’ »estime personnelle » pour Jérôme Cahuzac », a indiqué Laurent Wauquiez en reprenant les mots utilisés par Jean-François Copé à l’égard de l’ancien ministre. Lorsqu’un parlementaire a une activité privée, il faut rendre publics les clients et les honoraires, a-t-il proposé, en citant les « avocats », profession du président de l’UMP. Mais plus généralement, « dans ma génération, nous nous sommes engagés en sachant qu’on ne faisait pas fortune en politique », a-t-il affirmé, comme pour mieux rappeler que ce n’était forcément le cas des précédentes.  L’affaire Cahuzac et les secousses politiques qu’elle provoque ouvriront-elles la voie à des hommes neufs, ou susciteront-elles un besoin de solidité ? Difficile à dire. De Mélenchon à Marine Le Pen en passant par le PS et l’UMP, les postures adoptées depuis une semaine ne sont évidemment pas exemptes d’arrière-pensées. Jean-François Copé s’est en tout cas voulu plus « mesuré » que ces derniers jours hier sur BFM TV. Cibler le gouvernement et demander sa démission, sans « cautionner la démagogie ».

 

Cahuzac: Hollande prépare des mesurettes en attendant un nouveau gouvernement

Cahuzac: Hollande prépare des mesurettes en attendant un nouveau gouvernement

Face aux scandales Cahuzac ou de son trésorier de campagne (financier international), Hollande prépare des mesurettes ; il risque d’être rapidement dépassé par la situation car d’autres informations pourraient venir pourrir un peu plus l’atmosphère politique ; exemple, la télévision publique helvétique (RTS) a assuré dimanche que l’ex-ministre délégué au Budget avait cherché à placer 15 millions d’euros en Suisse en 2009, une « thèse » toutefois immédiatement réfutée par son avocat, Jean Veil.  Hormis son déplacement de quelques heures samedi dans son fief de Tulle, le président de la République a passé le week-end à travailler et à consulter tous azimuts, en contact étroit avec les équipes de Matignon et du ministre chargé des Relations avec le Parlement Alain Vidalies.  Cinq jours après les aveux de l’ancien ministre délégué au Budget, la droite n’a pas baissé la garde, poursuivant ses attaques à l’encontre de l’exécutif. « Les jours du gouvernement sont comptés » a lâché l’ancien ministre UMP Xavier Bertrand, qui avec le président du mouvement Jean-François Copé a demandé une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire, comme l’avait fait auparavant l’UDI.  Face à l’urgence, l’objectif du gouvernement est d’élaborer le plus rapidement possible un projet de loi sur la base des mesures qu’il avait annoncées mercredi au lendemain de la mise en examen de son ex-ministre du Budget: réforme du Conseil supérieur de la magistrature pour « renforcer l’indépendance de la justice », lutte « impitoyable » contre les conflits entre intérêts publics et privés avec la « publication et le contrôle » du patrimoine des ministres et parlementaires, « interdiction de tout mandat public » pour les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale et corruption.   »Je prépare sous l’autorité du président de la République des mesures sévères pour garantir la transparence, le respect de la loi et la probité », a déclaré Jean-Marc Ayrault dans une interview à paraître lundi dans la Nouvelle République du Centre-Ouest. « La fin du cumul des mandats, la transparence totale sur les patrimoines, la traque des conflits d’intérêts, la lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux. Nous ferons tout ceci », assure-t-il.   »L’idée c’est de sortir un texte de loi très fort pour juguler » la crise provoquée par cette affaire, affirmait dimanche l’Elysée indiquant sans plus de précisions que « plusieurs pistes sont à l’étude ».   »On n’est pas en cellule de crise du matin au soir » mais « le président est déterminé à ce que des mesures radicales soient prises rapidement », précisait un conseiller du chef de l’Etat.  A Matignon, « tout le monde est à fond pour produire un texte le plus rapidement possible », indiquait un autre conseiller sans être en mesure de préciser si le texte pourrait être présenté dès cette semaine.  Les propositions vont bon train dans la majorité pour tenter de réparer les dégâts de l’affaire Cahuzac. Parfois dans la cacophonie. Ainsi le premier secrétaire du Parti socialiste Harlem Désir a proposé vendredi un référendum pour moraliser la vie politique, mais une de ses porte-parole, Frédérique Espagnac, a elle jugé que le Parlement avait déjà « les instruments » pour le faire.  L’aile gauche de la majorité et les écologistes continuent eux à être très sévères sur les responsabilités de l’exécutif, alors que selon un sondage paru dimanche 60% des Français sont favorables à un remaniement du gouvernement et que dans un autre plus du tiers se prononcent pour une dissolution de l’Assemblée nationale.  Dans l’entourage du chef de l’Etat, certains voient mal comment sortir de l’impasse. « Ce ne sont pas les mesures de moralisation qui vont changer quoi que ce soit. La population a été ébranlée dans ses profondeurs, il y a aujourd’hui une rupture de confiance avec le monde politique », affirme ainsi un de ses conseillers. « Je me souviens du temps où on rêvait d’un quinquennat sans affaires… c’est raté », se lamente un autre, rappelant avec amertume les déclarations de campagne du candidat socialiste.  En particulier celles du grand meeting du Bourget le 22 janvier 2012 où il proclamait « j’aime les gens quand d’autres sont fascinés par l’argent », faisant du monde de la finance son « adversaire ».  Alors que le chef de l’exécutif est passé en dessous de la barre des 30% dans deux récentes enquêtes d’opinion, son deuxième déplacement de 48 heures, qui était prévu cette semaine dans l’Ardèche et la Drôme, est remis « à plus tard », a indiqué l’Elysée.

 

Cahuzac : encore 15 millions cachés en Suisse ?

Cahuzac : encore 15 millions cachés en Suisse ?

L’ancien ministre français du Budget Jérôme Cahuzac aurait cherché à déposer 15 millions d’euros en Suisse en 2009, annonce dimanche la télévision publique suisse (RTS). « Il aurait tenté de placer cet argent dans un établissement de gestion financière à Genève en 2009 mais l’établissement aurait refusé par crainte de complications ultérieures, Jérôme Cahuzac étant une personnalité exposée politiquement, selon des informations bancaires recueillies par la rédaction de la RTS », précise la RTS sur son site. Pour Jean Veil, l’avocat de Jérôme Cahuzac, « cette thèse n’est pas crédible sur le plan du bon sens ». Avec l’acceptation en 2009 par la Suisse de se conformer à partir du 1er janvier 2010 aux règles de l’OCDE en matière d’évasion fiscale, Jérôme Cahuzac a cherché à escamoter ses avoirs et a pu clore son compte à la banque UBS avec l’aide de la société financière Reyl et Cie qui a placé l’argent dans la succursale de Singapour de la banque privée suisse Julius Baer. La somme concernée par cette opération est de 600.000 euros, comme l’a dit Jérôme Cahuzac et comme l’a laissé entendre à la presse le procureur genevois Yves Bertossa, en charge de l’enquête.  Le parquet de Genève, qui a saisi les documents bancaires concernant ce compte chez UBS et chez Reyl, a précisé ne pas avoir étudié le détail des mouvements de ce compte, tâche qui reviendra au parquet de Paris, à l’origine de la demande d’entraide judiciaire. Il n’y a pas eu de perquisition chez Julius Baer. Le parquet de Genève n’a pas exclu de recevoir des demandes complémentaires de Paris. Selon la RTS, « des sommes plus importantes auraient été déposées ou transférées par Genève dans les années précédentes », c’est-à-dire avant 2009. Des sources spécialisées n’excluent pas aussi l’existence d’un autre compte et s’étonnent de la relative modicité de la somme transférée sur Singapour compte tenu des frais facturés pour de telles opérations.

 

Cahuzac a fourni un certificat fiscal falsifié

Cahuzac a fourni un certificat fiscal falsifié

L’homme politique a présenté à la banque suisse « un certificat fiscal falsifié », écrit le Monde.  Le journal français Le Monde a décrit mercredi dernier l’odyssée des 600.000 euros non déclarés de Jérôme Cahuzac, qui sont restés longtemps en Suisse.  En 1992, Philippe Péninque, un ami de longue date de Jérôme Cahuzac a ouvert pour lui, sous son nom, ce compte à l’UBS Genève.  Quelques mois plus tard, Jérôme Cahuzac s’est rendu lui-même à Genève et le compte a été transféré à son nom.  En l’an 2000, la petite société financière Reyl & Cie, établie à Genève, est entrée en piste. A l’époque elle n’avait pas de licence bancaire, mais travaillait comme une société de Bourse. A ce titre, elle relevait de la surveillance de la FINMA, l’autorité suisse de surveillance des marchés financiers.  En tant qu’intermédiaire financier, Reyl & Cie n’était pas soumise aux mêmes règles que les banques et ne devait pas fournir de renseignement sur les détenteurs de ses comptes.  Reyl & Cie a ouvert auprès de l’UBS un compte « omnibus », soit un compte comprenant les fonds de plusieurs clients, seulement connus par la banque, et parmi lesquels figurait Jérôme Cahuzac, dont l’argent est resté de facto à l’UBS.  En 2009, après que la Suisse s’est déclarée prête à accorder l’aide judiciaire en cas d’évasion fiscale, Jérôme Cahuzac a estimé que la situation devenait trop dangereuse à Genève et a demandé à Reyl & Cie de transférer les fonds sur un compte ommnibus à Singapour, auprès de la filiale de la banque Julius Baer .  La banque Julius Baer a réagi avec prudence, écrit le journal. Elle a réclamé à Reyl & Cie, bien que rien ne l’y obligeait, un formulaire appelé « formulaire A », qui fait apparaître le nom du détenteur des fonds.  Lorsque les banquiers de Julius Baer ont vu qu’il s’agissait d’un homme politique, ils ont demandé un document certifiant que les fonds avaient bien été déclarés au fisc compétent.  Selon des recherches effectuées par le Tages Anzeiger, Jérôme Cahuzac « a présenté un certificat fiscal falsifié ». Il a également assuré que ces 600.000 euros provenaient de son activité de chirurgien esthétique, ajoute le journal. En conséquence, Julius Baer a autorisé l’opération de transfert de fonds.

 

Bartolone « essaie de convaincre » Cahuzac de renoncer à son siège de député ; on rêve !

Bartolone « essaie de convaincre » Cahuzac de renoncer à son siège de député ; on rêve !

 

Le président de l’assemblée nationale ( 3 ème personnage de l’Etat) qui essaye de convaincre un voleur de ne pas redevenir député, on rêve ou plutôt non. C’est la triste réalité du système politique qui s’auto protège. Du coup un voleur et un arnaqueur, ministre du budget, pourrait reprendre sa place et l’assemblée et voter notamment les lois fiscales ! C’est la loi a dit Bartolone, la loi de la mafia du système politique oligarchique.   »J’essaie d’expliquer à M. Cahuzac, compte tenu des propos qui ont été les siens devant la représentation nationale, qu’il vaut mieux qu’il ne redevienne pas député », a déclaré devant des journalistes M. Bartolone, qui s’est entretenu par téléphone « hier » (jeudi) avec l’ex-ministre du Budget.  Pressé de questions pour savoir si Jérôme Cahuzac lui avait formellement dit qu’il voulait revenir à l’Assemblée, M. Bartolone a répondu: « Vous imaginez toutes les idées qui peuvent lui passer par la tête », ajoutant, « je veux qu’il reste dans le rationnel ».   »Il y a les textes et il y a le contexte », a-t-il poursuivi. « Les textes prévoient que si Jérôme Cahuzac ne démissionne pas d’ici le 19 avril (un mois après sa démission du gouvernement, ndlr), il redevient automatiquement député. C’est la loi, c’est la dernière réforme constitutionnelle », a-t-il expliqué.   »Mais il y a le contexte et j’ai essayé de convaincre M. Cahuzac qu’il ne redevienne pas député. C’est mieux pour lui, c’est mieux pour l’Assemblée nationale », a poursuivi M. Bartolone.  Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a espérer pour sa part qu’il restait « une parcelle d’autorité au Premier ministre » pour dissuader l’ex-ministre de reprendre son siège. « Je n’ose pas imaginer que Jérôme Cahuzac puisse revenir après avoir parjuré comme il l’a fait devant la représentation nationale », a-t-il déclaré à l’AFP.  Dans les couloirs du Palais-Bourbon, le député socialiste Thierry Mandon estimait de son côté qu’il serait « inimaginable politiquement, humainement et moralement » que M. Cahuzac revienne à l’Assemblée. Si cela devait arriver, a-t-il précisé, il ne serait pas admis au sein du groupe socialiste, d’autant plus que le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a assuré que Jérôme Cahuzac « s’était exclu de fait » du parti.  Le ministre écologiste du Développement Pascal Canfin (EELV) a estimé pour sa part sur BFMTV que son ex-collègue n’avait « rien à faire à l’Assemblée ».  Moins catégorique, la ministre déléguée aux Personnes âgées, Michèle Delaunay, a souligné que la décision de Jérôme Cahuzac de renoncer ou non à son siège relevait « de sa conscience », tout en estimant que « sa fierté suffira » à l’en dissuader. « Ce n’est pas à nous de lui prescrire, mais à lui de choisir. Le mettre sous pression est une erreur », a-t-elle déclaré à l’AFP.  Le porte-parole de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, jugeait pour sa part que « les Français ne comprendraient pas qu’il puisse à nouveau siéger », « alors qu’il ne peut plus représenter le peuple français ».

 

 

Ayrault, le prof inflexible, inflige une punition de 100 lignes à Cahuzac

Ayrault, le prof inflexible, inflige une punition de 100 lignes à Cahuzac

 

On peut dire qu’Ayrault ne plaisante pas puisqu’il veut punir Cahuzac en lui faisant renoncer à ses indemnités futures d’ancien ministre. Un peu comme s’il lui infligeait une punition de 100 lignes (recopier 100 fois : je ne frauderai plus le FISC). On mesure bien la sévérité et l’autorité d’Ayrault qui se croit encore prof à l’école. Curieux quand même ce monde politique puisque dans le privé quand un salarié fait une faute lourde, il est licencié sans aucune indemnité ; au gouvernement, le concept de faute lourde n’existe pas, un beau métier !  Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a écrit à l’ancien ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, pour lui demander de « renoncer à ses indemnités » d’ancien ministre. Les anciens ministres touchent leur traitement pendant six mois après leur départ du gouvernement. C’est à ce traitement que doit renoncer Jérôme Cahuzac, selon le Premier ministre.  Les anciens ministres touchent des indemnités, équivalentes à leur traitement de ministre, pendant six mois après leur départ du gouvernement. C’est à ce traitement que doit renoncer Jérôme Cahuzac, selon le chef du gouvernement. La loi organique de 1958 prévoit que les ministres perçoivent leur traitement pendant six mois à compter de la fin de leur fonction, sauf s’ils retrouvent une activité rémunérée. Dans cette lettre à l’ancien ministre, Jean-Marc Ayrault relève que Jérôme Cahuzac a « juridiquement droit » à ces indemnités. Mais « compte tenu des circonstances », le chef du gouvernement lui demande d’y « renoncer ».

Hollande était au courant du compte de Cahuzac ?

Hollande était au courant du compte de Cahuzac ?

 

Plusieurs médias affirment jeudi que François Hollande lui-même savait, qu’il avait été informé par une note de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) commandée par le ministère de l’Intérieur. Qui dément avec force.. Selon Le Point, l’Elysée aurait reçu début décembre un document de la DCRI accréditant la thèse de l’existence du compte non déclaré de Jérôme Cahuzac. Et ce sous forme de « note blanche », ces notes rédigées en dehors de tout cadre légal, non siglées et non signées, et directement transmises au ministère de l’intérieur. Une pratique théoriquement interdite par Nicolas Sarkozy depuis son passage Place Beauvau en 2002. Le site M6infos.fr précise même que la demande du ministère a été formulée dès le 4 décembre, jour de la publication par le site Mediapart des premières infos mettant en cause la probité du ministre du Budget de l’époque.  Toujours selon M6, la demande du ministère de l’Intérieur portait précisément sur le fameux enregistrement où on entend un homme évoquer un compte en Suisse gênant pour sa carrière politique. 48 heures plus tard, les agents de la DCRI auraient conclu qu’il s’agissait très probablement de Jérôme Cahuzac. C’est cette information qui aurait été transmise place Beauvau puis, de là, à l’Elysée. Le ministère de l’Intérieur a immédiatement et vigoureusement démenti ces informations. « En aucun cas, il n’y a eu d’enquête parallèle – ni avant, ni pendant – celle menée depuis le 8 janvier 2013 sous la direction du procureur de la République de Paris par les services » de police, écrit la place Beauvau. « Jamais le ministre de l’Intérieur n’a donné de telles instructions. Toute conception contraire relève d’un autre temps et de pratiques révolues », poursuit le communiqué dans une pique très claire adressée au Renseignement intérieur version Bernard Squarcini, nommé à la tête de la DCRI par Nicolas Sarkozy et débarqué par François Hollande à son arrivée à l’Elysée. Dès mercredi, Jean-Marc Ayrault avait lui-même démenti l’existence de toute enquête parallèle devant les députés PSD réunis à l’Assemblée, comme en témoigne Christophe Castaner, élu des Alpes-de-Haute-Provence, sur Twitter.

 

Hollande prend des mesurettes face au scandale Cahuzac

Hollande prend des mesurettes face au scandale Cahuzac

Comme d’habitude Hollande tergiverse, un pas en avant, un pas en arrière. Il n’a pas compris que la crédibilité de l’austérité était désormais fortement atteinte pas l’affaire Cahuzac. Maintenant c’est Moscovici et  le ministère de l’intérieur qui vont être soumis à la question, les journalistes vont s’engager dans la brèche. . Annoncer une réforme du Conseil supérieur de la magistrature d’ici l’été pour renforcer l’indépendance de la justice ; prévoir une lutte contre les conflits d’intérêts et interdire tout mandat aux élus condamnés pour fraude fiscale et corruption, tout cela sent le réchauffé. Hollande aurait du profiter de l’affaire Cahuzac pour changer un gouvernement qui n’est pas crédible sur le plan économique et social. Hollande y sera sans doute contraint vers l’été mais ce sera alors sous la pression d’une part d’une opinion publique qui va un peu plus le lâcher, d’autre part sous  l’effet  des informations qui ne manqueront pas de filtrer sur le scandale Cahuzac voire sur d’autres (exemple le fait que le trésorier de campagne de Hollande dispose de comptes dans les paradis fiscaux). Hollande et son entourage ne se rendent  pas compte des dégâts collatéraux de cette affaire qui disqualifie toute la classe politique et les modalités actuelles de la démocratie. D’ici la fin de l’année, Hollande risque de voir son soutien populaire réduit autour de 20% (comme Jospin) ; dès lors ses marges d’action seront nulles et il n’aura plus qu’à désigner   un gouvernement d’experts et/ou d’union nationale en se consacrant à l’inauguration des chrysanthèmes. Comme dit Bayrou, on ne moralise pas la vie publique avec des rustines. Ce n’est pas demain que Hollande va s’attaquer au puisant syndicats des oligarques qui ont transformé la politique en carrière professionnelle et pour cause, il en vient.

L’avocat qui a ouvert le compte de Cahuzac ignorait qu’il n’était pas déclaré !

L’avocat qui a ouvert le compte de Cahuzac  ignorait  qu’il n’était pas déclaré

L’avocat proche de Marine Le Pen qui a ouvert en Suisse le compte bancaire de Jérôme Cahuzac, Philippe Péninque, affirme qu’il ne savait pas que ce compte n’avait pas été déclaré au fisc français, dans un entretien au Parisien-Aujourd’hui en France paru jeudi.   »Lorsque j’ai appris l’existence de cet enregistrement (celui de la voix de Jérôme Cahuzac révélé en décembre par Mediapart, NDLR), j’ai tout d’abord pensé à une manipulation. Je me suis dit qu’il était tombé dans un piège car, pour moi, un gars aussi intelligent que Cahuzac ne pouvait pas ne pas l’avoir déclaré », confie au journal Philippe Péninque.  Cet ancien leader du mouvement étudiant d’extrême droite GUD et ami de la présidente du FN confirme avoir ouvert « certainement en 1992″ à la banque UBS un compte pour Jérôme Cahuzac. « Ensuite, ce compte a vécu sa vie », ajoute l’ancien avocat spécialisé dans les montages fiscaux, sans évoquer son transfert en 2009 à Singapour.   »Cahuzac voulait développer ses interventions de greffes capillaires à l’étranger. Il se rendait parfois chez ses clients en Italie, en Espagne et au Moyen-Orient aussi, je crois. Il était plus +glamour+ pour la facturation de pouvoir donner une adresse en Suisse plutôt qu’à Paris », explique Philippe Péninque. « Je me suis donc rendu à Genève pour ouvrir un compte chez UBS dont j’étais tout d’abord l’ayant droit. Après quelques semaines ou mois – je ne me rappelle plus -, Cahuzac s’est rendu en Suisse mettre le compte à son nom », poursuit l’ancien avocat, assurant qu’il ne savait « absolument pas » que l’ex-ministre du Budget ne l’avait pas déclaré à l’administration fiscale française.  Philippe Péninque dit avoir connu Jérôme Cahuzac au tout début des années 1990 par l’intermédiaire d’un associé – ancien membre du GUD lui aussi – qui était le cousin de sa femme Patricia.   »J’ai la même amitié qu’avant pour lui. Je l’ai croisé par hasard à la sortie d’un café du XVIe arrondissement quelques jours avant ses aveux mardi. Il était blanc comme un linge et il m’a dit: +Je vais aller me dénoncer aux juges+ », affirme l’ancien avocat.  L’ancien ministre du Budget avait été mis en examen mardi pour blanchiment de fraude fiscale après avoir reconnu qu’il avait détenu un compte à l’étranger, des aveux qui ont provoqué un scandale politique.

 

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