Archive pour le Tag 'cacher'

« Gilets jaunes » : une manif peut en cacher une autre

« Gilets jaunes » : une manif peut en cacher une autre

 

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Indiscutablement, la participation à la manif des gilets jaunes a diminué pour le 24e  épisode. Autour de 25 000 pour le ministère de l’intérieur et trois fois plus pour les gilets jaunes qui admettent eux-mêmes la baisse. Il y a effectivement depuis des semaines un réel phénomène d’épuisement lié essentiellement aux modes de gestion de ce mouvement social qui a eu tendance à trop se politiser  au détriment des objectifs sociaux. Ajoutons à cela les contradictions entre les leaders auto proclamés. Pour autant, faut-il en conclure que le mouvement des gilets jaunes est terminé ? Sans doute pas car le mécontentement social demeure et le rejet de la politique du pouvoir est toujours aussi important ; à savoir autour de 70 %. Il pourrait bien connaître un réveil lors du 1er mai où il y aura une convergence entre les gilets jaunes et les syndicats qui vont appeler à la manifestation traditionnelle. On peut craindre aussi que les Black blocs profitent du regain de mobilisation pour semer le trouble et finalement aussi la confusion entre les objectifs politiques et des objectifs sociaux. Officiellement lors de cette 24e journée des organisations de la CGT se sont jointes aux manifestations des gilets jaunes. En fait ils n’ont fait que compenser quantitativement les troupes qui manquaient aux gilets jaunes. Dernières éléments, la manifestation de ce samedi n’était peut-être pas très opportune. Il faut en effet laisser le temps à l’opinion publique de digérer les annonces de Macron même si d’ores et déjà 65 % ont été déçus par la prestation du président de la république. La mobilisation va reprendre le 1er mai mais reste à savoir ce que va devenir ce mouvement des gilets jaunes dont les chiffres de mobilisation deviennent relativement marginaux.

Accueil de 130 migrants pour cacher les contradictions

Accueil de 130 migrants pour cacher les contradictions

 Fortement critiquée notamment par l’Italie la France tente de racheter en accueillant 130 migrants. La France avait  interdit l’accès de ses ports à l’Aquarius et au Lifeline, deux navires humanitaires ; Une position particulièrement hypocrite quand dans le même moment Macron reprochait aux italiens leurs postures nationalistes. D’un certain point de vue, la France essaye de se rattraper aux branches mais de manière un peu ridicule quand on sait par contre qu’on a autorisé l’Aquarius à faire une escale technique à Marseille mais sans débarquement des passagers ; L’objectif est bien entendu de montrer la fermeté de la France et en même temps la fidélité aux valeurs humanistes.  Le Lifeline, au bord duquel se trouvaient 234 migrants, a attendu six jours fin juin en Méditerranée faute de feu vert des autorités italiennes, avant d’être finalement autorisé à accoster au port de la Valette, à Malte.“Cette réponse démontre l’importance de la coordination entre partenaires européens dans le respect du droit international”, a estimé la porte-parole du Quai d’Orsay. “C’est la même démarche coopérative qui a inspiré les conclusions du dernier Conseil européen des 28 et 29 juin, s’agissant en particulier du projet d’établir des centres contrôlés sur le territoire de l’Union”. Des conclusions européennes inapplicables puisque fondées uniquement sur la décision de caque Etat et dont les contradictions apparaitront lors de chaque arrivée massive d’immigrés. La position du gouvernement français dans la crise de l’Aquarius lui a valu des critiques de l’opposition de gauche, de certains élus de la majorité et d’associations de défense des migrants. Emmanuel Macron, qui a invoqué le droit maritime international pour justifier la décision de la France de ne pas laisser accoster le navire, a riposté en fustigeant les “déclarations d’estrade” et une vision par un “petit bout de la lorgnette”.

Macron -Trump : caresses et bisous pour cacher les divergences

Macron -Trump : caresses et bisous pour cacher les divergences

La presse américaine a qualifiée de tactile la rencontre entre Macron et Trump. L’un comme l’autre n’ont pas été avares de tapes amicale, de caresses  et même de bisous. Une amitié peut-être réelle mais d’autant plus mise en scène qu’il fallait cacher les divergences sur le climat d’abord, question à pine abordée, sur l’Iran et même sur la Syrie. Macron en a fait des tonnes pour convaincre d’une avancée sur l’Iran alors qu’il s’agit clairement d’un recul qui risque d’apporter un peu plus de déstabilisation dans la zone d’influence iranienne.  Trump a clairement dit qu’il ne voulait plus de cet  accord de 2015 avec l’Iran mais  Emmanuel Macron a fait état mardi d’une “avancée” sur l’Iran, évoquant la perspective d’un “nouvel accord plus large” permettant de répondre aux préoccupations américaines mais dont les contours et l’impact sur l’échéance du 12 mai restent flous. Signé en 2015 par les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Union européenne, l’accord sur le programme nucléaire iranien – ou JCPOA – a mis en place un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée progressive des sanctions contre Téhéran. Donald Trump, qui n’a pas mâché ses mots depuis son élection sur cet accord, a donné aux signataires européens jusqu’au 12 mai pour “réparer les affreuses erreurs” de ce texte, faute de quoi il refuserait de prolonger l’assouplissement des sanctions américaines contre la république islamique. A l’approche de l’échéance, la pression diplomatique s’accroît sur les Etats-Unis, tant de la part de l’Iran que des pays européens, au premier rang desquels la France qui tente depuis plusieurs mois de “sauver” cet accord conclu après d’âpres négociations. Ce “nouvel accord” doit permettre d’englober quatre volets : bloquer toute activité nucléaire iranienne jusqu’en 2025, empêcher à plus long terme toute activité nucléaire, stopper les activités balistiques de l’Iran et créer les conditions d’une stabilité politique dans la région, a précisé le chef de l’Etat aux côtés du président américain. Dans la matinée, avant leur entretien dans le bureau Ovale, Donald Trump avait dénoncé une nouvelle fois un “accord désastreux” conclu sous la présidence de Barack Obama. Il avait également adressé une nouvelle mise en garde à l’Iran contre toute relance de son programme nucléaire militaire. “Les gens connaissent ma position sur l’accord iranien, c’est un accord terrible qui n’aurait jamais dû être conclu”, a-t-il dit. “Quel est ce genre d’accord qui permet de tester des missiles?”.

Le « Green deal «de Hulot : l’anglais pour cacher les contradictions

Le « Green deal «de Hulot : l’anglais pour cacher les contradictions

 

Moderne dans la forme, « très IN »,  mais très pauvre sur le fond, ce futur plan  vert énergétique de Nicolas Hulot prévu début 2018. Pourquoi l’annonce de ce plan énergétique «  dans la première moitié de 2018 » ? sans doute pour répondre aux critiques de plus en plus nombreuses concernant l’utilité de Nicolas Hulot au gouvernement. Lui-même s’interroge de plus en plus. Régulièrement battu lors  des arbitrages du gouvernement,  il se demande s’il n’est pas simplement qu’un alibi écologique pour Macron. Le ministre de l’écologie a d’abord menacé de quitter le gouvernement si la décision de construire le nouvel aéroport de Notre-Dame des Landes était prise. Finalement,  il s’accorde à nouveau un délai d’un an pour faire son propre bilan et décider ou non de partir. Le problème en matière énergétique c’est que  objectif de réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d‘ici à 2025 est complètement ingérable. On voit mal comment la France pourrait en quelques années substituer à la fermeture de centrales nucléaires des énergies alternatives suffisantes alors qu’au mieux elles n’atteindront que de l’ordre de  20 % de la production d’électricité d’ici une quinzaine d’années et que les éoliennes par exemple feront au mieux quatre ou 5 %. Fermer environ 17 à 20 réacteurs nucléaires en quelques années est tout simplement irréaliste. De toute manière,  ce n’est certainement pas Hulot qui décidera sur un aspect aussi stratégique. De la même manière qu’il ne gérera pas des nouvelles filières industrielles. Pourtant c’est ce qu’il affirme : “Je prépare un ‘Green Deal’ sur la transition énergétique, l‘efficacité énergétique, le développement des renouvelables, les nouvelles filières industrielles, que je présenterai dans la première partie de 2018”, déclare Nicolas Hulot au quotidien. “Pour réduire à 50% la part du nucléaire, il va falloir fermer un certain nombre de réacteurs, et je préciserai le nombre et les étapes au moment de la programmation pluriannuelle de l’énergie fin 2018”, ajoute-t-il. Bien entendu les énergies renouvelables sont utiles voir nécessaires mais jamais elles ne pourront compenser la fermeture du nombre de réacteurs nécessaires pour permettre de ramener la part du nucléaire à 50 % d’ici 2025. En faite Hulot tente de se refaire une popularité atteinte par les nombreuses couleuvres qu’il a dues avaler. Ce pourrait aussi qu’ils se servent de son plan irréalisable pour justifier un départ très médiatisé. En tout cas ces déclarations relèvent de la naïveté et ou de l’incompétence notamment quand il affirme  “Si nous voulons réduire la part du nucléaire, il faut que les Français acceptent la présence des énergies renouvelables sur leur territoire”, dit Nicolas Hulot. Pour ce faire, ajoute le ministre, les Français devront accepter l‘idée de projets éoliens offshore ou terrestres !

 

Un service civique étendu pour cacher le chômage

Un  service civique étendu pour cacher le chômage

 

 

D’une certaine manière Hollande est pris au piège de sa propre promesse concernant l’inversion de la courbe du chômage. Il lui sera impossible de créer le nombre d’emplois nécessaires pour effacer les 700 000 chômeurs supplémentaires depuis  2012. Du coup avec ses conseillers il ne cesse de s’investir dans l’ingénierie du bricolage statistique pour faire artificiellement diminuer le nombre d’inscrits à Pôle emploi. Ainsi a-t-il. Décidé de mettre 500 000 chômeurs supplémentaires en formation d’ici un an. Pour compléter le dispositif, il propose maintenant d’étendre le champ du service civique qui concernerait 350 000 jeunes au lieu de 70 000 aujourd’hui. La manipulation est évidente ;  avec un taux de croissance de d’environ 1.5%, on ne peut créer  que  100 000 supplémentaires. Dès lors  avec plusieurs centaines de milliers de  chômeurs soit en formation, soit dans le service civique, il sera aisé de démontrer que la situation du chômage connaît une amélioration légère qui ne peut que s’améliorer. Reste que la manipulation est tellement grossière qu’elle risque de ce retourner encore contre Hollande dont la parole est complètement discréditée non seulement chez les électeurs de droite bien entendu mais aussi chez des sélecteurs de gauche, ce qui explique en grande partie la montée du Front national. François Hollande a donc annoncé ce lundi que le budget du service civique sera plus que triplé d’ici à 2018 pour atteindre un milliard d’euros afin qu’il puisse accueillir plus de jeunes. Il a aussi demandé au gouvernement d’étudier l’allongement la journée défense et citoyenneté « jusqu’à une semaine ».  François Hollande a placé ses vœux à la jeunesse et aux forces de l’engagement sous le signe du civisme. Le Président de la République, qui était ce lundi dans le grand auditorium de Radio France à Paris, a annoncé que le budget du service civique passerait de « 300 millions d’euros aujourd’hui » à « plus d’un milliard d’euros en 2018″ afin qu’il puisse accueillir « près de 350.000 jeunes par an » d’ici trois ans. Ce n’est pas étonnant. François Hollande avait souhaité « la généralisation » du service civique le 31 décembre. Ce dispositif, indemnisé 573 euros nets par mois, est en place depuis cinq ans mais « il mobilise aujourd’hui à peine 70.000 jeunes de 16 à 25 ans » a regretté le chef de l’Etat. C’est la raison pour laquelle il a décidé de « renforcer »  l’agence du service civique qui deviendra un « Haut-commissariat à l’Engagement, placé directement auprès du Premier ministre ».  Afin de multiplier les offres et accueillir tous les jeunes qui souhaitent faire un service civique, François Hollande a précisé qu’il sera obligatoire pour les administrations, les ministères, les collectivités de proposer des missions ; bref des fonctionnaires intérimaires au contrat limité à la période électorale !

« Pas d’explication pour les terroristes de l’hyper cacher » ( Valls)

 

 

 

Comme Michel Onfray, le philosophe,  Manuel Valls ne peut s’empêcher de tomber dans la simplification voir la caricature quand il affirme ce samedi qu’il ne pouvait y avoir d’ »explication » possible aux actes des jihadistes qui « déchirent ce contrat qui nous unit », lors d’un hommage aux victimes un an après l’attaque de l’Hyper Cacher. Pour Manuel Valls se laisser aller à la  tentation d’expliquer c’est déjà excuser. Certes on comprend bien que Manuel Valls refuse qu’on trouve des excuses aux auteurs des attentats. Pour autant s’interdire de rechercher des explications c’est  ajouter l’obscurantisme des uns à l’obscurantisme des autres. « Pas  d’excuses aux ennemis qui s’en prennent à leurs compatriotes, qui déchirent ce contrat qui nous unit, il ne peut y avoir aucune explication qui vaille. Car expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser », a déclaré le Premier ministre lors d’une cérémonie du souvenir des quatre victimes de l’attaque de l’Hyper-cacher porte de Vincennes le 9 janvier 2015. Après les attaques du 13 novembre, Manuel Valls avait déjà expliqué qu’ »aucune excuse sociale, sociologique et culturelle » ne devait être cherchée aux auteurs d’attentats. Cette posture martiale et simplificatrice de Manuel Valls ne fait guère avancer la réflexion sur les facteurs explicatifs (multiples et complexes) du phénomène de terrorisme dont les deux auteurs sont français ou européens. D’une certaine façon cette dialectique simplificatrice ne peut servir qu’aux extrêmes (à gauche comme à droite) qui recherchent uniquement des bouc-émissaires en renonçant à toute tentative de réflexion. Pour continuer dans le même simplisme Valls aurait pu déclarer : non seulement expliquer, c’est déjà excuser  mais aussi que penser c’est aussi pardonner ! Bref le slogan martial pour faire office de pensée «Rien ne peut expliquer que l’on tue à des terrasses de cafés! Rien ne peut expliquer que l’on tue dans une salle de concert ! Rien ne peut expliquer que l’on tue des journalistes et des policiers ! Et rien ne peut expliquer que l’on tue des juifs ! Rien ne pourra jamais expliquer! », a lancé Manuel. Valls, sous les applaudissements. « Nous avons subi un acte de guerre. C’est une véritable guerre qui nous a été déclarée. Nous devrons l’affronter et la gagner », a-t-il assuré.

Service civique : encouragé pour cacher le chômage

Service civique : encouragé pour cacher le chômage

 

Encore un nouveau truc pour  cacher le chômage (en partie) : le service civique ;  en gros une autre version des contrats d’avenir. Pendant cette période service civique les jeunes toucheront une indemnité. Si le gouvernement avait vraiment être utile à la jeunesse, il aurait mieux fait de rétablir le service militaire qui au moins permettait de contribuer à la socialisation  «  des sauvageons de banlieue ».  L’Etat va débloquer des crédits de 100 millions d’euros sur trois ans (2015-2017) pour aider le service civique à atteindre les objectifs de développement fixés par François Hollande, a annoncé vendredi Najat Vallaud-Belkacem, ministre en charge de la Jeunesse.  « Dans un contexte budgétaire contraint, nous allons dégager un effort exceptionnel de 100 millions d’euros sur le budget triennal 2015-2017, pour accompagner la montée en charge du service civique », a déclaré la ministre, à laquelle François Chérèque doit remettre dans la matinée un rapport sur l’avenir de cette initiative créée en 2010. Le service civique permet à des jeunes de 16 à 25 ans d’effectuer une mission d’intérêt général sur 6 à 12 mois (auprès des personnes âgées, des sans abri etc.), indemnisée environ 570 euros nets par mois.

Réforme pénale : on remet le couvert avec une reforme sociétale pour cacher le chômage,

Réforme pénale : on remet le couvert avec une reforme sociétale pour cacher le chômage,

 De grandes idées à nouveau sur la prison de part de Taubira  légitimées par  le suivi des condamnés alors que la justice ne possède strictement aucun moyen pour ce suivi et pour la réinsertion. (Quand on a été visiteur de prison comme moi, on sait de quoi on parle). Un moyen auusi pour Hollande de cacher la misère du chômage avec cette nouvelle réforme de société déconnectée des réalités. La suppression des peines planchers. C’est un principe fondateur de l’esprit du projet de loi : l’individualisation de la peine. C’est pour cette raison que Christiane Taubira s’oppose aux peines planchers, mesure prise en 2007 par Nicolas Sarkozy, puisqu’elles sont par définitions automatiques. Le projet de loi prévoit que l’examen de mesures d’aménagement des peines soit obligatoire pour les peines de moins de un an de prison (contre deux actuellement) et en cas de récidive de six mois (contre un an actuellement). La mise en place d’une contrainte pénale. Christiane Taubira ne considère pas la prison comme la seule et unique solution et part du constat suivant : « La prison porte sa part dans la récidive. » Il s’agit de proposer une nouvelle peine, qui ne se substitue pas aux autres peines déjà existantes mais s’ajoute à la « palette » de peines offerte au juge. « Évidemment, et contrairement à ce qui est dit, ce projet de loi ne vise pas à supprimer ni à remplacer la prison. L’échelle des peines est là. Il s’agit d’enrichir l’arsenal répressif qui est mis à la disposition des juges. Concrètement, la contrainte pénale est une peine en milieu ouvert, restrictive de liberté. Elle peut, par exemple, prendre la forme d’un travail d’intérêt général (TIG), d’une obligation de soins ou d’autres obligations imposées par le juge de l’application des peines (JAP). Le projet de loi prévoit qu’elle puisse être prononcée pour tous les délits passibles d’un maximum de cinq ans de prison. Mais le rapporteur PS du texte Domnique Raimbourg a obtenu le feu vert pour élargir la contrainte pénale à tous les auteurs de délits. Pour lutter contre la récidive, Christiane Taubira entend mettre fin aux sorties de prison sans aucun suivi, dite « sorties sèches ».   »Les récidivistes plus que les autres doivent sortir avec un contrôle et des contraintes », expliquait-elle en août dernier, à La Rochelle. Depuis le début, la Garde des Sceaux plaide pour « un retour progressif à la liberté » qui pourrait passer par plusieurs obligations pour le condamné, comme c’est le cas par exemple au Canada, attaché à l’accompagnement des condamnés. « La sortie sèche » de prison est le terreau de l’aggravation des récidives », a également déclaré la ministre en rappelant que la nouvelle loi entendait instaurer un rendez-vous judiciaire une fois les deux-tiers de la peine exécutée pour permettre au juge d’application des peines de travailler sur l’avenir du détenu et se prononcer sur une éventuelle libération conditionnelle ou un maintien en prison.

 

Patrimoine : les parlementaires PS veulent cacher leurs sous !

Patrimoine : les parlementaires PS veulent cacher leurs sous !

 

Les parlementaires PS sont en colère, ils veulent bien de la « transparence » du patrimoine mais à condition de ne pas le rendre public ! Jean-Jacques Urvoas et Jean-Pierre Sueur, ont publié mercredi un communiqué commun pour réaffirmer leur volonté d’élaborer «un mécanisme permettant de concilier transparence, contrôle et respect de la vie privée auquel a droit tout individu». C’est dire la méfiance des parlementaires, qui vont tout faire pour encadrer la publication de leurs déclarations de patrimoine, que le gouvernement les incite à faire. Avant même la présentation en Conseil des ministres des projets de loi sur la transparence de la vie publique, qualifié de «tournant pour nos institutions» par François Hollande, une réunion au sommet s’est tenue mercredi, à 8 h 30, au Palais du Luxembourg. Autour de la table, les présidents des deux Assemblées, Claude Bartolone et Jean-Pierre Bel, et les deux présidents des groupes socialistes, Bruno Le Roux et François Rebsamen, tous déterminés à se frayer une voie – législative – pour empêcher la publicité intégrale des déclarations de patrimoine des élus, «qui n’existe nulle part ailleurs en Europe», rappelle Thierry Mandon, le porte-parole du groupe des députés PS. Dans le projet de loi organique présenté mercredi, il est indiqué à l’article premier que «les déclarations déposées par le député (…) sont rendues publiques par la Haute Autorité de la transparence de la vie publique». Quatre paragraphes suivent, pour indiquer les «éléments» qui ne peuvent pas être rendus publics: les adresses personnelles, les noms des conjoints, du partenaire ou du concubin, ceux des autres membres de la famille, les indications autres que le nom du département, les adresses des établissements financiers ou encore les numéros des comptes détenus. Il est précisé qu’«un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article». Thierry Mandon relève que «les modalités de la publication restent assez floues, ce qui laisse une marge pour protéger la vie privée des parlementaires».  Christophe Borgel, député PS de Haute-Garonne, résume l’état d’esprit de ses collègues quand il explique: «Je partage la volonté du gouvernement d’aller vers une République exemplaire. Mais ne mettons pas le petit doigt dans la République du soupçon.» Bernard Roman, député socialiste du Nord, ne cache pas son indignation: «À quoi ça sert? Qu’on me le dise! L’esprit de la République, c’est d’arriver devant les électeurs avec ses idées, pas avec sa particule et son patrimoine. Ça, c’était le suffrage censitaire. C’est fini!» Le président du groupe des radicaux de gauche, Roger-Gérard Schwartzenberg, a diffusé mercredi un communiqué explicite: «Étalage et déballage ne peuvent devenir les deux piliers de la vie publique. Il serait très regrettable d’entrer dans une démocratie du peep show». Le député radical de gauche des Charente-Maritime Olivier Falorni n’est pas en reste: «Va-t-on remonter mon arbre généalogique, et vérifier si mon arrière-grand-père n’était pas un mafieux

 

Ferroviaire : Une caisse noire pour cacher la dette de RFF

Ferroviaire : Une caisse noire pour cacher la dette de RFF

Les 20 milliards d’origine, cet «épouvantail financier» que l’on a emmuré dans RFF en 1997, n’ont jamais été repris en main par l’État. Résultat, RFF s’est constitué autour de deux métiers: la gestion des infrastructures ferroviaires, mais aussi la gestion financière pour aller chercher des investisseurs et placer des obligations tout en bénéficiant de la garantie de l’État. Les seuls intérêts s’élèvent à près d’un milliard et demi par an. «C’est le montant de cash qui nous manque chaque année pour entretenir le réseau et financer sa rénovation», rappelle Alain Quinet, le directeur général délégué de RFF. Alors que le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier, présente son projet de réforme mardi, la dette du chemin de fer français fait l’objet d’une réflexion spécifique qui sera détaillée dans quelques mois. Car s’il est envisagé de ramener RFF dans l’orbite de la SNCF, il n’est pas question que sa dette, trop lourde à porter pour l’entreprise publique, suive le même chemin. Mais il n’est pas davantage possible que l’État la récupère comme l’Allemagne l’avait fait en son temps: l’ardoise de la France atteint déjà 1832 milliards d’euros. Le mois dernier, la direction de la SNCF avait suggéré un «pacte national» pour le rail, qui aurait réparti la facture entre l’entreprise, ses clients et les régions et autres autorités organisatrices de transport. Mais, selon nos informations, c’est un autre schéma qui se concocte au ministère des Transports et à Matignon. La «mauvaise dette», les 20 milliards d’euros des origines, devrait être logée dans une structure ad hoc, un établissement public dont le statut devrait permettre de maintenir la garantie de l’État tout en évitant qu’elle soit requalifiée en dette d’État. Ces 20 milliards pourraient être très progressivement remboursés par les dividendes que la SNCF apporte habituellement au budget de l’État. La «bonne dette», d’environ 10 milliards d’euros pour RFF, est amortissable à moyen et long terme par les péages versés par les opérateurs ferroviaires lorsqu’ils empruntent le réseau. De son côté, la SNCF devra accroître sa productivité pour rembourser la sienne. La vertu de la réforme serait de pousser l’entreprise publique à réduire ses coûts de production pour régler sa note.

 

 




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