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Environnement-Le bilan carbone caché des traités commerciaux

Environnement-Le bilan carbone caché des traités commerciaux 

Le mécanisme d’ajustement à la frontière proposé par la Commission européenne, MAC, entre en conflit avec les négociations commerciales menées par la même Commission. Estime dans la Tribune Stefan Ambec et Claude Crampes, Toulouse School of Economics.

 

 

La Commission européenne a lancé une consultation publique sur le mécanisme d’ajustement carbone (MAC). Tous les citoyens européens sont invités à donner leur avis sur cet élément central du pacte vert en remplissant un questionnaire sur le site de la Commission d’ici au 28 octobre. En France, le Président Macron compte sur le MAC pour financer le plan de relance. Est-ce une manière de faire resurgir la taxe carbone balayée par les gilets jaunes dans le débat politique français ? Il s’agit bien d’une mesure qui a la saveur de la taxe carbone puisqu’elle est adossée à la même assiette fiscale, l’empreinte carbone. Néanmoins, contrairement à la taxe carbone, le MAC ne grève pas les émissions de CO2 lors de l’utilisation du produit (par exemple, le carburant automobile) mais le volume de CO2 émis lors de sa production. De plus, seuls les produits importés au sein de l’Union européenne (UE) sont éligibles.

Dans MAC, le terme « ajustement » fait référence à la différence de coût entre les produits fabriqués à l’intérieur des frontières de l’UE et les produits importés, différence imputable au contrôle des émissions de CO2 plus restrictif au sein de l’UE du fait du système de quota d’émissions (EU ETS). Dans un esprit de juste concurrence entre producteurs localisés de part et d’autre des frontières de l’UE, il s’agit de réduire cette différence par une surtaxe sur les produits importés en provenance de pays moins regardant en matière de réchauffement climatique. L’objectif est d’éviter des « fuites de carbone », c’est-à-dire la délocalisation des industries les plus émettrices de CO2 dont les produits nous reviennent plus carbonés que s’ils étaient fabriqués au sein de l’UE. Ces produits importés altèrent notre bilan carbone au moment où ils sont consommés. Comme l’a souligné le Haut Conseil pour le Climat dans son dernier rapport, si le bilan carbone de la France a globalement diminué depuis 2005, les émissions importées n’ont pas cessé d’augmenter de sorte que près de la moitié des émissions attribuable à la France ont lieu hors de ses frontière. Avant d’appliquer de nouveaux tours de vis réglementaires à la machine économique européenne, il paraît judicieux de colmater les fuites de carbones en s’attaquant à ces importations.

Comme souvent en économie, les solutions fondées sur des raisonnements relativement simples s’avèrent compliquées à mettre en pratique. Le MAC n’échappe pas à la règle. Les économistes ont identifié plusieurs écueils sur le chemin de son application.[1] Le premier est la mesure de l’empreinte carbone d’un bien, c’est-à-dire des émissions de gaz à effet de serre générées par sa production. Cette information est difficile à obtenir sur notre sol, a fortiori hors de nos frontières. L’empreinte carbone est généralement estimée sur la base d’hypothèses techniques discutables appliquées à des processus de production plus ou moins standardisés.

Deuxième écueil, l’empreinte carbone d’un même bien varie selon la technologie de production, la localisation, et les entrants de productions. L’acier n’émet pas la même quantité de CO2 selon qu’il est produit par réduction du minerai de fer avec du coke ou par recyclage de ferrailles dans un four électrique. Il faut prendre en compte le mix énergétique (la part de sources d’énergie renouvelables versus fossiles) du pays d’origine, les éventuelles politiques environnementales adoptées pour en estimer les coûts afin d’apprécier le différentiel d’ajustement. Cela nécessite non seulement de différencier les produits selon ces critères mais également d’assurer leur traçabilité le long de la chaine de valeur jusqu’à nos frontières.

Troisième écueil, le colmatage de certaines fuites de carbone peut accélérer le débit des émissions importées dans d’autres secteurs. La Commission propose d’imposer un MAC pour les seuls secteurs obligés du système de quotas d’émissions de CO2 EU ETS comme l’acier et le ciment. Mais cela aura pour effet d’augmenter le coût de ces produits quand ils sont utilisés par les producteurs européens sans affecter leurs concurrents extérieurs. Les constructeurs automobiles américains ou japonais auront accès à un acier dont l’empreinte carbone n’est pas taxée contrairement aux constructeurs européens. Les émissions de la production d’acier hors UE pourraient alors re-franchir la frontière sous forme de véhicules, de carrosseries et de pièces automobiles, des biens exemptés de MAC car non soumis à l’EU ETS. Au final, les fuites colmatées en amont de la chaîne de valeur se déplaceraient vers l’aval.

Dans sa réponse à la consultation publique mis en place par la Commission, le Gouvernement français a fait des propositions pour rendre le MAC opérationnel. Il s’agit, comme préconisé par la Commission, de se limiter à quelques secteurs impliqués dans l’EU ETS. Le MAC prendrait la forme de quotas d’émissions virtuels que les entreprises devraient acheter à hauteur de l’empreinte carbone importée au prix de marché de l’EU ETS.

Le problème de mesure serait réglé en prenant une moyenne des émissions européenne du secteur d’activité considéré. La différenciation par mode de production et pays d’origine pourrait se faire en transférant le fardeau de la preuve aux producteurs. Ceux-ci devraient démontrer que leur produit à une empreinte carbone moindre ou qu’ils sont soumis à des politiques publiques à des coûts significatifs, voire comparable à ceux de l’EU ETS, dans leur pays d’origine.

L’adossement à l’EU ETS a l’avantage de réduire les risques de contentieux juridique à l’OMC au titre de la clause de la nation la plus favorisée puisque les importateurs font face aux mêmes coûts que les entreprises au sein de l’UE tant pour le prix de la tonne de CO2 que pour le calcul de l’empreinte carbone de leur produit. Néanmoins, la différenciation des produits ouvre la porte à un activité de lobby intense de la part des industriels et des pays partenaires commerciaux de l’UE.

 

La Commission européenne a le mandat de négocier des traités commerciaux dont l’objectif principal est de libéraliser les échanges en réduisant les droits de douane et les barrières non-tarifaires. Des accords avec le Canada et la zone Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) ont été signés et sont en phase de ratification, d’autres avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont encore en négociation.[2] La baisse inconditionnelle des droits de douane prévue par ces traités tranche avec le MAC qui, au contraire, vise à une hausse différenciée des charges appliquées aux importations. Même si les traités commerciaux contiennent des dispositions sur le climat (comme le rappel des engagements pris par les pays signataires dans le cadre de l’Accord de Paris), ceux-ci ne conditionnent pas la libéralisation des échanges.

Ainsi, le traité avec le Mercosur prévoit une baisse progressive des droits de douanes sur 99.000 tonnes équivalent carcasse de viande bovine importée en Europe. Ce faisant, ce traité ouvre une nouvelle fuite de carbone puisque produire un kilo de viande bovine émet près de trois fois plus de gaz à effet de serre s’il est produit en Amérique Latine plutôt qu’en Europe selon les calculs de la FAO. Remplacer le bœuf français par le bœuf brésilien dans son assiette augmente le bilan carbone de la France via la déforestation importée. Selon les estimations du rapport Ambec, le risque de déforestation induit par le contingent tarifaire de viande bovine libéralisé aurait un impact important sur le bilan carbone du traité. Sa contribution en terme émissions de gaz à effet de serre serait telle que le coût climatique de l’accord Mercosur deviendrait supérieur aux gains économiques.

Le pacte vert remet en cause la cohérence des actions de la Commission européenne. Alors que son bras droit cherche à colmater les fuites de carbones, son bras gauche en ouvre d’autres en éliminant des droits de douane dans les traités commerciaux. La Commission lance une consultation sur un mécanisme qui vise à ériger des barrières tarifaires en fonctions de l’empreinte carbone des produits importés tout en continuant à négocier une libéralisation des échanges avec des pays connus pour leur bilan carbone désastreux, par exemple l’Australie. C’est à se demander si cette consultation n’est pas un écran de fumée pour cacher le bilan carbone des traités commerciaux. Si sa conversion à la cause climatique est sincère, la Commission devrait plutôt utiliser les accords commerciaux comme levier pour colmater les fuites carbones. Une solution, préconisée par le rapport Ambec et une initiative commune des Pays-Bas et de la France, consiste à conditionner la baisse des droits de douanes à des engagements concrets des pays signataires visant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

________

[1] Voir par exemple : Cosbey, A., S. Droege, C. Fischer and C. Munnings (2019) « Developing Guidance of Implementing Border Carbon Adjustments : Lessons, Cautions, and Research Needs from the Literature, » Review of Environmental Economics and Policy, 13(1): 3-22.

[2] Pour une liste exhaustive de ces accords négociés, voir https://ec.europa.eu/trade/policy/countries-and-regions/negotiations-and-agreements/

Le bilan carbone caché des traités commerciaux

Le bilan carbone caché des traités commerciaux 

Le mécanisme d’ajustement à la frontière proposé par la Commission européenne, MAC, entre en conflit avec les négociations commerciales menées par la même Commission. Estime dans la Tribune Stefan Ambec et Claude Crampes, Toulouse School of Economics.

 

 

La Commission européenne a lancé une consultation publique sur le mécanisme d’ajustement carbone (MAC). Tous les citoyens européens sont invités à donner leur avis sur cet élément central du pacte vert en remplissant un questionnaire sur le site de la Commission d’ici au 28 octobre. En France, le Président Macron compte sur le MAC pour financer le plan de relance. Est-ce une manière de faire resurgir la taxe carbone balayée par les gilets jaunes dans le débat politique français ? Il s’agit bien d’une mesure qui a la saveur de la taxe carbone puisqu’elle est adossée à la même assiette fiscale, l’empreinte carbone. Néanmoins, contrairement à la taxe carbone, le MAC ne grève pas les émissions de CO2 lors de l’utilisation du produit (par exemple, le carburant automobile) mais le volume de CO2 émis lors de sa production. De plus, seuls les produits importés au sein de l’Union européenne (UE) sont éligibles.

Dans MAC, le terme « ajustement » fait référence à la différence de coût entre les produits fabriqués à l’intérieur des frontières de l’UE et les produits importés, différence imputable au contrôle des émissions de CO2 plus restrictif au sein de l’UE du fait du système de quota d’émissions (EU ETS). Dans un esprit de juste concurrence entre producteurs localisés de part et d’autre des frontières de l’UE, il s’agit de réduire cette différence par une surtaxe sur les produits importés en provenance de pays moins regardant en matière de réchauffement climatique. L’objectif est d’éviter des « fuites de carbone », c’est-à-dire la délocalisation des industries les plus émettrices de CO2 dont les produits nous reviennent plus carbonés que s’ils étaient fabriqués au sein de l’UE. Ces produits importés altèrent notre bilan carbone au moment où ils sont consommés. Comme l’a souligné le Haut Conseil pour le Climat dans son dernier rapport, si le bilan carbone de la France a globalement diminué depuis 2005, les émissions importées n’ont pas cessé d’augmenter de sorte que près de la moitié des émissions attribuable à la France ont lieu hors de ses frontière. Avant d’appliquer de nouveaux tours de vis réglementaires à la machine économique européenne, il paraît judicieux de colmater les fuites de carbones en s’attaquant à ces importations.

Comme souvent en économie, les solutions fondées sur des raisonnements relativement simples s’avèrent compliquées à mettre en pratique. Le MAC n’échappe pas à la règle. Les économistes ont identifié plusieurs écueils sur le chemin de son application.[1] Le premier est la mesure de l’empreinte carbone d’un bien, c’est-à-dire des émissions de gaz à effet de serre générées par sa production. Cette information est difficile à obtenir sur notre sol, a fortiori hors de nos frontières. L’empreinte carbone est généralement estimée sur la base d’hypothèses techniques discutables appliquées à des processus de production plus ou moins standardisés.

Deuxième écueil, l’empreinte carbone d’un même bien varie selon la technologie de production, la localisation, et les entrants de productions. L’acier n’émet pas la même quantité de CO2 selon qu’il est produit par réduction du minerai de fer avec du coke ou par recyclage de ferrailles dans un four électrique. Il faut prendre en compte le mix énergétique (la part de sources d’énergie renouvelables versus fossiles) du pays d’origine, les éventuelles politiques environnementales adoptées pour en estimer les coûts afin d’apprécier le différentiel d’ajustement. Cela nécessite non seulement de différencier les produits selon ces critères mais également d’assurer leur traçabilité le long de la chaine de valeur jusqu’à nos frontières.

Troisième écueil, le colmatage de certaines fuites de carbone peut accélérer le débit des émissions importées dans d’autres secteurs. La Commission propose d’imposer un MAC pour les seuls secteurs obligés du système de quotas d’émissions de CO2 EU ETS comme l’acier et le ciment. Mais cela aura pour effet d’augmenter le coût de ces produits quand ils sont utilisés par les producteurs européens sans affecter leurs concurrents extérieurs. Les constructeurs automobiles américains ou japonais auront accès à un acier dont l’empreinte carbone n’est pas taxée contrairement aux constructeurs européens. Les émissions de la production d’acier hors UE pourraient alors re-franchir la frontière sous forme de véhicules, de carrosseries et de pièces automobiles, des biens exemptés de MAC car non soumis à l’EU ETS. Au final, les fuites colmatées en amont de la chaîne de valeur se déplaceraient vers l’aval.

Dans sa réponse à la consultation publique mis en place par la Commission, le Gouvernement français a fait des propositions pour rendre le MAC opérationnel. Il s’agit, comme préconisé par la Commission, de se limiter à quelques secteurs impliqués dans l’EU ETS. Le MAC prendrait la forme de quotas d’émissions virtuels que les entreprises devraient acheter à hauteur de l’empreinte carbone importée au prix de marché de l’EU ETS.

Le problème de mesure serait réglé en prenant une moyenne des émissions européenne du secteur d’activité considéré. La différenciation par mode de production et pays d’origine pourrait se faire en transférant le fardeau de la preuve aux producteurs. Ceux-ci devraient démontrer que leur produit à une empreinte carbone moindre ou qu’ils sont soumis à des politiques publiques à des coûts significatifs, voire comparable à ceux de l’EU ETS, dans leur pays d’origine.

L’adossement à l’EU ETS a l’avantage de réduire les risques de contentieux juridique à l’OMC au titre de la clause de la nation la plus favorisée puisque les importateurs font face aux mêmes coûts que les entreprises au sein de l’UE tant pour le prix de la tonne de CO2 que pour le calcul de l’empreinte carbone de leur produit. Néanmoins, la différenciation des produits ouvre la porte à un activité de lobby intense de la part des industriels et des pays partenaires commerciaux de l’UE.

 

La Commission européenne a le mandat de négocier des traités commerciaux dont l’objectif principal est de libéraliser les échanges en réduisant les droits de douane et les barrières non-tarifaires. Des accords avec le Canada et la zone Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) ont été signés et sont en phase de ratification, d’autres avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont encore en négociation.[2] La baisse inconditionnelle des droits de douane prévue par ces traités tranche avec le MAC qui, au contraire, vise à une hausse différenciée des charges appliquées aux importations. Même si les traités commerciaux contiennent des dispositions sur le climat (comme le rappel des engagements pris par les pays signataires dans le cadre de l’Accord de Paris), ceux-ci ne conditionnent pas la libéralisation des échanges.

Ainsi, le traité avec le Mercosur prévoit une baisse progressive des droits de douanes sur 99.000 tonnes équivalent carcasse de viande bovine importée en Europe. Ce faisant, ce traité ouvre une nouvelle fuite de carbone puisque produire un kilo de viande bovine émet près de trois fois plus de gaz à effet de serre s’il est produit en Amérique Latine plutôt qu’en Europe selon les calculs de la FAO. Remplacer le bœuf français par le bœuf brésilien dans son assiette augmente le bilan carbone de la France via la déforestation importée. Selon les estimations du rapport Ambec, le risque de déforestation induit par le contingent tarifaire de viande bovine libéralisé aurait un impact important sur le bilan carbone du traité. Sa contribution en terme émissions de gaz à effet de serre serait telle que le coût climatique de l’accord Mercosur deviendrait supérieur aux gains économiques.

Le pacte vert remet en cause la cohérence des actions de la Commission européenne. Alors que son bras droit cherche à colmater les fuites de carbones, son bras gauche en ouvre d’autres en éliminant des droits de douane dans les traités commerciaux. La Commission lance une consultation sur un mécanisme qui vise à ériger des barrières tarifaires en fonctions de l’empreinte carbone des produits importés tout en continuant à négocier une libéralisation des échanges avec des pays connus pour leur bilan carbone désastreux, par exemple l’Australie. C’est à se demander si cette consultation n’est pas un écran de fumée pour cacher le bilan carbone des traités commerciaux. Si sa conversion à la cause climatique est sincère, la Commission devrait plutôt utiliser les accords commerciaux comme levier pour colmater les fuites carbones. Une solution, préconisée par le rapport Ambec et une initiative commune des Pays-Bas et de la France, consiste à conditionner la baisse des droits de douanes à des engagements concrets des pays signataires visant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

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[1] Voir par exemple : Cosbey, A., S. Droege, C. Fischer and C. Munnings (2019) « Developing Guidance of Implementing Border Carbon Adjustments : Lessons, Cautions, and Research Needs from the Literature, » Review of Environmental Economics and Policy, 13(1): 3-22.

[2] Pour une liste exhaustive de ces accords négociés, voir https://ec.europa.eu/trade/policy/countries-and-regions/negotiations-and-agreements/

Pourquoi Marion Maréchal cache aussi le nom Le Pen

Pourquoi Marion Maréchal cache aussi le nom Le Pen

Curieux mais le nom de le Pen semble moins apprécié que la fortune de la famille par ses propres membres. Ainsi Marine Le Pen a-t-elle mené une campagne sous le seul nom de Marine, (ses collaborateurs préfèrent aussi l’appeler marine plutôt que Le Pen) ;  Jean Marie Le Pen avait alors interpellé sa fille en lui demandant si elle avait oubliait qu’elle s’appelait Le Pen.  Un nom trop hypothéqué de manière négative  par Jean Marie. Un moment on a cru que le front national s’intitulerait « Marine ». La nièce suit le chemin de sa tante et se débarrasse d’un nom encombrant.  . Marion Maréchal-Le Pen a en effet effacé sur ses comptes Facebook et Twitter le nom Le Pen, une façon de se distancier de son grand-père et d’aborder son avenir indépendamment de sa tante. L’ancienne députée doit s’exprimer le 31 mai à Paris à la soirée destinée à « débrancher Mai-68″, organisée par ses proches. Elle y sera présentée comme « Marion Maréchal ». Une décision qui a fait réagir son grand-père, Jean-Marie Le Pen : « Marion pense peut-être que mon nom est trop lourd à porter », a-t-il déclaré à l’AFP. « J’ai l’habitude d’être abandonné », a aussi dit celui qui conteste le changement de nom du FN – pour Rassemblement national – proposé par sa fille. Pour le politologue Jean-Yves Camus, cité par l’AFP, « c’est l’acquisition d’une identité claire qui la prépare pour l’avenir ». Marion Maréchal a « doublement intérêt à effacer le nom Le Pen. Pour ne pas apparaître comme la concurrente de sa tante. Et ne plus porter l’héritage de son grand-père ». Mais « cela ne change rien au fait qu’elle est en concurrence avec sa tante et qu’à ce jour, elle est toujours en bons termes avec son grand-père », précise ce spécialiste de l’extrême droite. Jean-Marie Le Pen a encore reçu Marion Maréchal-Le Pen jeudi, avec son arrière petite-fille Olympe, pour « deviser » avec elle, y compris de son projet d’école politique des droites qu’elle doit inaugurer à Lyon fin juin. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on rappelle que Marion Maréchal avait rajouté le nom Le Pen « pour faire de la politique ». « Elle le retire pour faire des affaires. Elle doit donc considérer que dans ce domaine c’est un obstacle ».

Canal Plus cache ses mauvais chiffres

Canal Plus cache  ses mauvais chiffres

Pour ne plus afficher sa dégringolade, Canal+ ne publie plus le nombre  de désabonnements.  Depuis l’arrivée aux commandes de Vincent Bolloré, les indicateurs de Canal Plus sont dans le rouge: chiffre d’affaires, rentabilité… Mais, contre toute évidence, Vincent Bolloré et les autres dirigeants martèlent que la chaîne va mieux. Pour cela, soit ils se projettent dans l’avenir, soit ils sortent de leur chapeau de tout nouveaux indicateurs, parcellaires et différents de ceux publiés régulièrement par Vivendi, ce qui rend impossible toute comparaison historique. Ce discours positif a démarré en juin 2016: « en réalité, Canal Plus est redressé. Le nombre d’abonnés est en train d’augmenter beaucoup en juin pour la première fois depuis longtemps », déclarait ainsi au Sénat Vincent Bolloré. En avril 2017, le président du conseil de surveillance de Vivendi et Canal Plus en remet une couche lors de l’assemblée générale de Vivendi: « notre pari est une remontée considérable des résultats de Canal Plus en 2017, au second semestre. En mars, il y a eu un équilibre entre les départs et les rentrées pour la première fois depuis 5 à 7 ans ». Pareillement, le directeur de la distribution de Canal Frank Cadoret assure en septembre 2017: « Canal Plus va mieux… Au deuxième trimestre 2017, pour la première fois depuis très longtemps, nous sommes passés en positif en regagnant 5.000 clients ». En fait,  Le chiffre publié par Vivendi montrait, non pas un gain de d’abonnés, mais au contraire un recul. Les analystes financiers se sont alors arrachés les cheveux: « Nous avons du mal à réconcilier le chiffre de +5.000 recrutements nets au 2ème trimestre avec le chiffre publié par Vivendi, qui était de -466.000″, écrit par exemple Oddo. Mais l’exemple le plus parlant de wishful thinking concerne le taux de désabonnement (churn en anglais), un indicateur là aussi très suivi par la bourse. Au 1er semestre 2017, il a atteint son plus haut historique, à 17,6%. Mais ce chiffre était enfoui au fond des comptes de Vivendi. Après février 2017, les sombres résultats des chaînes Canal Plus en France ont disparu des comptes, aussi subitement qu’ils étaient apparus…

Le taux de désabonnement (Canal Plus et CanalSat  inclus, CanalPlay, professionnels et outremer exclus)

2008: 13%

2009: 12,3%
2010: 11%
2011: nc
2012: 13,8%
2013: 14,9%
2014: 14,5%
2015: 14,9%
2016: 16,7%
1er semestre 2017:   17,6%

 

Juppé, le fils caché de Chirac ? (sondage)

Juppé, le fils caché de Chirac ? (sondage)

 

Dans toutes les monarchies en fin de règne trouve toujours des fils cachés. C’est peut-être le cas dans notre monarchie républicaine ou l’ancien souverain Jacques Chirac serait aussi le père d’Alain Juppé. Ce que pense en tout cas les Français. Parmi les héritiers présumés de Jacques Chirac, Alain Juppé se classe en tête (48%) loin devant Nicolas Sarkozy (19%) – même si l’écart est plus réduit dans l’électorat LR (47% pour Juppé, 30% pour Sarkozy). François Hollande, en dépit du soutien affiché jadis par l’intéressé, n’est considéré comme un légataire plausible ni à droite (2%) ni à gauche (14%). Certains généalogistes pointilleux feront observer que Jacques Chirac a dû commencer très tôt mais n’oublions pas que les souverains dans notre longue histoire ce sont parfois mariés lorsqu’ils avaient une douzaine d’années. Sarkozy, le fils maudit non reconnu officiellement, réclame aussi sa part d’héritage. Il ne lui reviendra sans doute pas grand-chose de Jacques Chirac qu’il avait traité « de roi fainéant ».

Cahuzac : du compte caché au conte fantastique

Cahuzac : du  compte caché au conte fantastique

 

 

Merveilleuse et lamentable affaire Cahuzac  qui risque de faire  l’actualité pendant des semaines et des mois tellement l’histoire qu’il raconte est romanesque. Voilà maintenant qu’après avoir dissimulé et menti,  il attribue à Michel Rocard les raisons de ces détournements financiers. Une histoire évidemment incroyable d’autant qu’il ajoute immédiatement que Michel Rocard n’était pas au courant. Au moins préserve-t-il la mémoire d’un des rares hommes exemplaires du système politique ;  ceci étant cette affaire est significative des modes de fonctionnement du système politique, des pratiques des apparatchiks et de la collusion entre l’argent et la politique. Certes on ne peut accuser tout les responsables de malversations surtout de ce type mais tous ou presque sont prisonniers en quelque sorte du mode de financement des organisations politiques et des combines des personnages troubles  de leur entourage qui en profitent pour s’enrichir. Le plus pitoyable dans l’argumentation de Cahuzac  c’est  qu’il refuse de donner les noms de ses donateurs et de ceux des proches de Michel Rocard pour lesquels soi-disant il travaillait. Il y a quelque chose de merveilleux tout autant que pitoyable dans les différents versions de Cahuzac  que qui pourrait maintenant sans doute se reconvertir dans le roman. Cet homme sait nous tenir en haleine dans un environnement de bas-fonds il y a quelque chose d’Eugène Sue. De Machiavel et d’Arsène Lupin aussi.  Le premier compte bancaire en Suisse ouvert par Jérôme Cahuzac n’a pas servi à cacher ses avoirs mais à financer de manière occulte l’activité politique de l’ancien Premier ministre Michel Rocard en 1992-1993, après sa démission, a déclaré lundi l’ancien ministre du Budget devant le tribunal correctionnel de Paris. Ces révélations de l’homme au centre du plus gros scandale du quinquennat de François Hollande, jugé à Paris pour fraude fiscale et blanchiment, ont surpris le tribunal, qui l’a assailli de questions. Devant les juges, il avait en effet reconnu l’existence de son compte caché à l’étranger, tout en assurant l’avoir approvisionné exclusivement avec des revenus tirés de ses activités de chirurgien et d’une mission de conseil auprès d’un laboratoire pharmaceutique. « Après mes aveux, j’ai décidé de tout prendre sur moi, pour ne pas faire de mal » à Michel Rocard notamment, a déclaré lundi Jérôme Cahuzac à la barre. « J’ai beaucoup hésité à dire ce qu’il en était ou à m’en tenir à la version de l’instruction. Si je me suis décidé à vous en parler, c’est qu’en conscience, je ne crois pas que ça nuira à son héritage politique. Ses amis ont fait comme tout le monde, parce qu’on ne pouvait pas faire autrement », a-t-il ajouté, se disant persuadé que l’ex-Premier ministre « ignorait tout ». Ce financement occulte provenait de laboratoires pharmaceutiques, a indiqué l’ancien ministre. Jérôme Cahuzac dit s’être vu confier pour mission, au printemps 1992, de trouver de l’argent auprès de dirigeants de l’industrie pharmaceutique pour financer l’activité de son mentor, qu’il avait suivi au pouvoir en intégrant le cabinet de son ministre de la Santé, Claude Evin, puis hors du pouvoir, après sa démission. « Il m’est alors dit que la seule façon d’aider ne peut être que de manière occulte et parallèle », a-t-il expliqué lundi. De retour dans les bureaux de Michel Rocard, où il rapporte les propos des industriels, Jérôme Cahuzac raconte qu’on lui répond, en substance, « pourquoi pas, mais pas en France. » « Puisque ça ne doit pas se faire en France, je demande à (l’avocat) Philippe Péninque d’ouvrir un compte en Suisse », poursuit Jérôme Cahuzac, ajoutant qu’à l’époque, le financement occulte était la règle, dans tous les partis. L’ouverture de ce compte, auprès de la banque suisse UBS, « c’était du financement politique pour un homme dont j’espérais qu’il aurait un destin national », explique encore l’ancien ministre, qui dit l’avoir fait par « militantisme sincère ». Interrogé par le président du tribunal sur les hommes politiques, proches de Michel Rocard, qui lui ont donné le feu vert pour se lancer dans ce financement occulte, Jérôme Cahuzac a refusé de donner des noms, riant parfois devant l’insistance du président, qui lui a demandé s’ils avaient toujours des responsabilités politiques. Certaines de ces « personnalités politiques » ont « progressé », s’est-il contenté d’indiquer. Y avait-il un commanditaire qui coordonnait tout cela, lui demande le président ? Pas vraiment, sous-entend l’ancien ministre : « C’était un bazar dont vous n’avez pas idée ». Ce financement de l’ex-Premier ministre (1988 à 1991), décédé le 2 juillet dernier, a duré sept mois, de novembre 1992 à mai 1993, assure Jérôme Cahuzac. Puis il a pris fin en 1993, après la « déroute des législatives », raconte-t-il à la barre. Jérôme Cahuzac dit s’être alors tourné vers « la ou les personnes » qui lui avaient demandé de gérer ce financement occulte, pour savoir que faire de ces fonds, qui « ne lui appartiennent pas ». « Tu ne bouges pas, on te dira », lui répondent-elles. « On ne m’a jamais dit ». (Avec Reuters)

Alstom : menaces sur l’emploi caché par le gouvernement

Alstom : menaces  sur l’emploi caché par le gouvernement

 

Le gouvernement à beau démentir les suppressions d’emplois chez Alstom paraissent incontournables depuis la reprise des activités électriques par Générale électric. L’activité d’Alstom est en effet désormais concentrée  essentiellement sur le ferroviaire or cette activité est structurellement menacée compte tenu de l’environnement mondial, de la concurrence aussi des gains de productivité qui  sont envisagées dans l’entreprise. Plusieurs milliers d’emplois seraient en cause. L’inénarrable Ségolène royale ne dément d’ailleurs pas formellement ces risques sur l’emploi. On se contente au gouvernement de contester les chiffres. « Les chiffres sortis ce matin n’ont pas été du tout confirmés par Emmanuel Macron », a déclaré le porte-parole du gouvernement lors du compte rendu du conseil des ministres, où le sujet a été évoqué par le ministre de l’Economie.   »Tous les contrats et tous les marchés sur les grands enjeux (…) sont aujourd’hui confirmés », a ajouté Stéphane Le Foll.  A la sortie du conseil, la ministre de l’Ecologie et de l’Energie, Ségolène Royal, a elle aussi mis en doute le projet de suppression d’emplois chez Alstom.   »Ce que vous dites sur Alstom n’est pas encore du tout définitif », a-t-elle dit aux journalistes en évoquant le maintien des commandes fermes de trains et l’engagement vers des transports propres qui « va redonner un nouveau souffle à toutes les entreprises » qui travaillent pour le transport collectif. Alstom et GE se sont refusé à tout commentaire mais General Electric a réaffirmé ses engagements. « GE réaffirme son engagement de créer 1.000 emplois nets en France au cours des trois ans suivant la clôture de la fusion », a déclaré un porte-parole du groupe américain, ajoutant que toute suppression de poste devrait être compensée par des créations pour respecter cet objectif. Le gouvernement réagissait à des informations selon lesquelles le cabinet d’audit Secafi a annoncé en juillet dernier aux syndicats d’Alstom que le groupe américain prévoirait de supprimer 10.300 postes dans le monde, dont 2.000 en France, sur les 65.000 emplois concernés par l’opération. Le rachat de la branche énergie d’Alstom par General Electric (GE) doit encore obtenir en septembre le feu vert de la Commission européenne.

 

MH370: on cache quoi ?

MH370: on cache quoi ?

 

Curieuse cette injonction des juges d’instruction français qui « l’impératif de transparence » dû aux familles des victimes du vol MH370 lors d’une réunion organisée après la découverte de débris qui pourraient appartenir à l’appareil de la Malaysia Airlines. Il ne fait guère de doute que les débris retrouvés appartiennent à l’avion en cause. En effet de seule Boeing 777 ce sont scratchés l’un aux États-Unis,  l’autre après avoir était abattu par les russes. L’interrogation ne peut donc concerner que les causes de l’accident. Il s’agit en particulier de savoir si cet accident est technique ou si c’est est le résultat d’un attentat  L’avion, un Boeing 777 qui effectuait la liaison entre Kuala Lumpur et Pékin, a disparu en mars 2014 avec 239 personnes à son bord. La rencontre avec les experts malaisiens avait lieu avant le début de l’analyse d’un morceau d’aile retrouvé la semaine dernière sur les rivages de l’île de La Réunion, qui doit avoir lieu à partir de mercredi à Toulouse. Etaient présents une quinzaine de personnes dont les trois juges d’instruction désignés pour mener l’enquête, le parquet et les enquêteurs français, les autorités malaisiennes dont un représentant de l’enquête de sécurité, le Bureau enquêtes et analyses et des représentants de l’Australie et de la Chine. « Le juge d’instruction a expliqué dans quel cadre procédural allait se faire l’expertise (et) a indiqué qu’il y avait un impératif de transparence pour les familles de victimes », a-t-on expliqué de source judiciaire. Le débris retrouvé dans l’est de La Réunion doit être analysé près de Toulouse, dans une antenne spécialisée dans l’aéronautique de la Direction générale de l’armement (DGA). Les autorités malaisiennes ont affirmé la semaine dernière que le débris, un flaperon, appartenait à un Boeing 777.  Un expert judiciaire en aéronautique a été désigné et va s’entourer d’autres experts, notamment de la DGA et du BEA, qui assisteront également à l’analyse. L’enquête de sécurité concerne sept pays : Australie, Malaisie, Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Indonésie.

Compte caché de Jean-Marie Le Pen en Suisse : « étrange » ( Philippot)

Compte caché de Jean-Marie Le Pen en Suisse : « étrange » ( Philippot)

 

« Je ne peux pas croire que cela soit vrai » a lâché ce lundi 27 avril sur i-TÉLÉ Florian Philippot à la suite des révélations de Mediapart sur les 2,2 millions d’euros qu’aurait caché Jean-Marie Le Pen en Suisse. « Non, je ne suis pas du tout au courant, j’ai appris comme vous tout cela cet après-midi, je ne sais pas du tout si c’est vrai, cela me parait étrange connaissant Jean-Marie Le Pen », a affirmé à ce sujet le vice-président du Front national.
D’après le site d’information, le fondateur du Front national a « détenu un compte caché chez HSBC, puis à la Compagnie bancaire helvétique (CBH), à travers un trust placé sous la responsabilité légale de son majordome, Gérald Gérin ». « Je crois qu’il s’en expliquera, c’est une affaire personnelle qui le concerne. J’ai eu Marine Le Pen au téléphone qui est très surprise et qui n’en connaissait rien non plus et qui attend comme nous tous des éclairages et des explications de Jean-Marie Le Pen », a déclaré Florian Philippot. Interrogé par ailleurs sur la crise récente au FN après les propos réitérés de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz, le vice-président du FN a déclaré qu’il « ne menait aucune guérilla à personne ». « Je ne suis pas dans un combat personnel dans cette affaire-là (…) je suis dans un débat d’idées sous la conduite, la direction, l’impulsion, de Marine Le Pen la présidente du Front ». Interrogé sur le point de savoir s’il « demandait toujours l’exclusion » de Jean-Marie Le Pen, Florian Philippot a répondu : « Je n’ai jamais rien demandé. Je n’ai jamais demandé l’exclusion. Je n’ai jamais donné de position publique, moi », a-t-il affirmé. Au plus fort de la crise, il avait affirmé que « toutes les options étaient sur la table », déclenchant l’ire de la députée FN du Vaucluse, et petite-fille du président d’honneur, qui lui reprochait cette « initiative personnelle » de « débat sur l’exclusion ». Peut-il être sanctionné s’il ne vient pas au bureau exécutif du 4 mai prochain? « Oui, on peut », a répondu Florian Philippot. « Je crois qu’il a plutôt annoncé qu’il viendrait si j’ai bien suivi » a-t-il poursuivi, précisant qu’il n’avait pas de contact avec Jean-Marie Le Pen. 

Hollande : quand la sémantique cache le vide de l’action

Hollande : quand la sémantique cache le vide de l’action

Duflot a raison quand elle affirme qu’Hollande se satisfait des mots et de la com. au lieu des actes. (Elle aurait pur cependant sen apercevoir avant !). Dernière trouvaille le fameux « pacte de responsabilité » qui en fait ne signifie rien d’autre qu’une baisse d’impôts sur les sociétés, une baisse par ailleurs bien insuffisante pour retrouver la compétitivité puisqu’il ne concerne que 10 milliards là où en faudrait une centaine pour un véritable choc. Mais il faudrait dégraisser l’Etat et la bureaucratie, dont précisément Hollande est issu. Du coup Valls a décidé de ne plus faire voter ce pacte qui sera intégré dans le vote de confiance au parlement. Même enflure sémantique avec le pacte de solidarité quand il fallait simplement –mais utilement- parler de faire baisser les impôts sur les couches populaires et peut être les couches moyennes. Hollande est coutumier de l’emploi de formules ronflantes qui ne signifient pas grand-chose. Il faut se rappeler de « l’ennemi, c’est la finance » lors de la campagne. Tout cela pour se coucher devant le lobby bancaire français et aboutir à une mini réforme qui ne change rien et qui permet toujours aux banques de spéculer y compris avec l’argent des dépôts. On ne peut oublier non plus l’inversion de la courbe du chômage, expression de statisticien alors qu’il suffisait de parler de baisse du chômage ; En fait chez Hollande la formule précède l’idée et ignore le plus souvent l’acte. Du coup plus personne ne croit dans ses slogans même à gauche et peut-être surtout à gauche si l’on se réfère aux catégories socioprofessionnelles qui se sont abstenues (surtout les couches populaires. L’homme d’appareil n’a sans doute eu jamais beaucoup de convictions sinon qu’un jour il accéderait à la fonction suprême. Pari réussi (Grâce auusi beaucoup à DSK) mais pour quoi faire ?  Rien. Pathétique ce président sans conviction, sans vision, sans charisme et qui a fusillé son mandat en deux ans et qui n’aura plus comme solution que de dissoudre l’assemblée après  le tsunami des élections européennes, tsunami qui ne grandira pas la France.

Municipales- Paris: l’arbre qui cache la forêt

Municipales- Paris:  l’arbre qui cache la forêt

 

 Malgré l’élection d’Anne Hidalgo à Paris, « l’arbre » symbolique censé masquer une forêt d’échecs, la gauche n’aura pas réussi à mobiliser son électorat dans l’entre-deux-tours, signe d’un désaveu tenace envers François Hollande et sa politique. L’abstention, qui avait déjà atteint un taux sans précédent au premier tour (36,45%), s’établit, record historique, à quelque 38%. Les déçus du « hollandisme » ont, pour une bonne part, soit grossi les rangs des abstentionnistes soit reporté leurs voix vers les listes du FN, qui réussit le pari de l’implantation locale sans toutefois déclencher une vague « bleu marine ».  Le chef de l’Etat, qui s’était engagé à tirer les enseignements de « l’avertissement » des Français, va s’exécuter « dans l’intérêt de la France », a assuré Jean-Marc Ayrault. Le Premier ministre, face à « un moment de vérité », a dit prendre « tout sa part » de la défaite alors qu’un remaniement gouvernemental se précise.   »Nous entendons, nous entendrons le message des électeurs », avait auparavant affirmé sur TF1 la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qui a confirmé un prochain geste fiscal pour les ménages les plus modestes. « Il y a des Français qui souffrent » et « il nous faut renouer le dialogue sur un certain nombre de points de notre politique », a-t-elle concédé. L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, a réclamé « un très fort changement » face à « un avertissement très sévère ». Les écologistes, qui ont pris la ville de Grenoble au PS, ont de nouveau mis en garde le gouvernement par la voix de leur secrétaire nationale Emmanuelle Cosse : « Nous avions bien dit que des choses n’allaient pas. Il faut rediscuter les 50 milliards d’économies » sur les dépenses publiques. La droite, qui avait limité ses ambitions à renverser le rapport de forces avec la gauche dans les quelque 1.100 communes de plus de 9.000 habitants, réussit au-delà de ses pronostics. Jusqu’ici majoritaire à 55% dans cette catégorie, la gauche tombe à 38%, selon l’Ifop. Toulouse, Saint-Etienne, Angers, Reims, Quimper, Tourcoing, Limoges, Nevers, Dunkerque, Belfort, Angoulême, Caen, Périgueux, Amiens ou encore Laval sont tombées comme autant de symboles. Elle conserve Marseille, deuxième ville de France. La gauche résiste à Lyon, Lille, Strasbourg, Nantes, Rennes, Metz, Brest, Lens, et conquiert Avignon, Douai, Lourdes. « Il s’agit vraiment des conditions d’une vague bleue », a dit Jean-François Copé. « C’est une très grande sanction pour la gauche ».

 

Patrimoine des députés: « on cache toujours ses petits sous »

Patrimoine des députés: «  on cache toujours ses petits sous »

 

Lamentables parlementaires incapables d’afficher publiquement leur patrimoine et qui voulaient même punir de prison celui qui le dévoilerait. Hollande avait pourtant promis la transparence. Ce corporatisme des élus nationaux constitue de toute évidence un frein majeur à la modernisation de la société et entache une  démocratie déjà bien discréditée par les conflits d’intérêts. Les députés ont supprimé lundi la peine d’un an de prison prévue jusqu’à présent en cas de divulgation d’une déclaration de patrimoine d’un député dans le cadre des projets de loi sur la transparence. En nouvelle lecture, les députés sont donc revenus sur l’un des dispositifs phare de ces textes, via un amendement PS. A l’issue d’un compromis, gouvernement et majorité avaient opté non pour la publicité annoncée par François Hollande, mais pour une consultation en préfecture assortie de sanctions pénales en cas de divulgation: un an de prison et 45.000 euros d’amende.  Cette proposition « résulte des débats qui se sont produits et de remarques justifiées », a fait valoir René Dosière (PS) qui a défendu cet amendement. Le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a expliqué qu’il s’agissait « d’une des volontés du Sénat ».  Au terme d’un débat chaotique, le Sénat avait supprimé l’article sur la publication de patrimoine.  Le président de la commission des Lois, Jean-Jacques Urvoas (PS), a expliqué que la sanction avait initialement été calquée sur les sanctions applicables aux atteintes à la vie privée.  Hervé Morin (UDI) a jugé que « 45.000 euros cela ne pèse rien ».




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