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Automobiles autonomes: c’est pas pour demain

Automobiles  autonomes: c’est pas pour demain

 

 

Le 8 novembre dernier, Waymo, succursale d’Alphabet consacrée aux véhicules sans chauffeur, annonçait la fermeture de ses opérations à Austin (Texas), où l’entreprise avait, en 2015, transporté pour la première fois un passager à bord d’un de ses véhicules. Elle affirme vouloir ainsi concentrer ses efforts sur la ville de Phoenix, en Arizona, où Waymo fournit un service de taxi autonome intégré à la plateforme Lyft, rivale d’Uber. Difficile, cependant, de ne pas voir dans cette annonce quelque chose de symbolique. Car si les taxis autonomes suscitent depuis plusieurs années de nombreux espoirs, leurs promesses tardent à se concrétiser.

En octobre, les analystes de la banque d’investissement Morgan Stanley ont amputé la valeur estimée de Waymo de 40 %. Motif : la commercialisation de ses taxis autonomes prend plus de temps que prévu, et ces derniers restent dépendants des chauffeurs humains. « Nous avons surestimé l’arrivée des véhicules autonomes », a de son côté avoué Jim Hackett, le directeur général de Ford, à l’occasion du Detroit Economic Club, un symposium qui s’est tenu en avril dans l’ex-capitale américaine.. Le 8 novembre dernier, Waymo, succursale d’Alphabet consacrée aux véhicules sans chauffeur, annonçait la fermeture de ses opérations à Austin (Texas),.

 

On peut se demander si le concept n’est pas une  utopie car il pose d’énormes problèmes de sécurité et de responsabilité. Fortement bousculé par l’affaire des émissions polluantes,  le secteur automobile tente de réagir en soulignant le caractère de modernité de l’automobile future. L’objectif est évidemment de peser pour que l’automobile ne soit pas exclue un jour de la ville. On affirme ainsi que l’automobile sera autonome, électrique et connectée. Le patron de Valeo dans une interview au JDD affirmait que cette voiture autonome et même déjà la. Il est évident que la voiture électrique va se substituer au moteur à combustion et que d’ici une dizaine d’années 80 % des véhicules neufs seront électriques ( à moins que la filière hydrogène !). La connexion, qui existe déjà, va continuer de s’amplifier. Reste la question de l’autonomie et du partage. Contrairement à ce qu’affirme le patron de Valeo l’autonomie totale n’est pas pour demain. Pour des raisons de sécurité, elle nécessite notamment des infrastructures spécifiques finalement un peu comme le métro ou le train. Pour l’instant, les navettes mobiles qui existent fonctionnent sur le mode ferroviaire. Les autres qui circulent sur les voies normales présentent un énorme risque.  Reste aussi la question fondamentale de l’automobile partagée qui constitue aussi un enjeu central pour l’industrie automobile. Sachant qu’un véhicule classique passe plus de 95 % de son temps à l’arrêt, il est évident que des formules de mutualisation sous différentes formes seront mises en place. Mais cette mutualisation aura un impact considérable sur le nombre de véhicules fabriqués. Ceci étant  l’interview de Jacques Aschenbroich, président de Valeo  au JDD  mérite d’être lue.

 

À quand la première voiture autonome commercialisée?
La première voiture autonome est déjà là. Nous avons pris une participation de 5% dans une start-up qui s’appelle Navya, dont les véhicules électriques et autonomes, des navettes, circulent à Sion en Suisse, à Confluence à Lyon, à La Défense, dans le Michigan ou à Singapour. En revanche, il faudra attendre encore un peu de temps pour que vous et moi puissions acheter une voiture totalement autonome.

 

Ce sera dans cinq, dix ou vingt ans?
Des voitures partiellement autonomes, ce sera dans quelques années. Vous pourrez déléguer leur conduite à certains moments et dans certaines conditions. Une voiture dans laquelle vous n’aurez ni volant ni pédales, cela va prendre plus de temps. Entre cinq et dix ans sans doute.

 

Laisser un véhicule se garer tout seul dans un parking, est-ce déjà possible?
Il y a déjà un modèle de la classe E de Daimler que vous pouvez envoyer se garer tout seul avec votre smartphone. Nous avons développé ce système avec le constructeur allemand. Valeo et Cisco ont développé une technologie qui permet aux voitures de se garer seules dans un parking. Beaucoup de parkings dans le monde sont intéressés par cette nouvelle technologie, mais cela prendra encore quelque temps avant que l’on passe à la phase commerciale.

 

L’automobile autonome sera-t-elle aussi partagée?
Le sujet de la propriété de la voiture versus la voiture considérée comme un service est un changement sociologique profond. Quand vous ou moi possédons un véhicule, il est utilisé 4 à 5% de son temps. Sinon, il dort dans un garage. Partager l’usage de la voiture, c’est ce que l’on fait avec un taxi ou avec les nouveaux services qui sont apparus comme Uber ou Blablacar. La plus grande innovation d’Uber est que le prix dépend du nombre de personnes ou de la demande. Une innovation absolument fabuleuse qui est rendue possible par des systèmes digitaux.

 

 Est-ce qu’un jour, dans les grandes villes, vous cesserez d’avoir votre automobile comme vous avez cessé d’avoir votre vélo pour utiliser un Vélib’?

Personne ne connaît la réponse à cette question. Le frein est que l’on part tous au travail ou en vacances en même temps.

 

La technologie de l’automobile autonome doit-elle encore progresser?
Les bases sont là mais les logiciels qu’il faut embarquer dans la voiture sont d’une très grande complexité. Il faut encore beaucoup travailler. Nous sommes numéro un mondial pour les caméras, les capteurs ultrason, les radars ou les lidars avec tous les logiciels qui permettent d’interpréter les données. Mais il faut encore redoubler d’efforts pour qu’une voiture soit autonome en toutes circonstances. Un exemple de problème à régler : ces capteurs doivent être utilisables tout le temps. Pour que l’automobile ne soit jamais aveugle, il faut les nettoyer, et cela coûte cher.

 

La voiture autonome a fait entrer les Gafa sur le marché de l’automobile. Vont-ils le changer comme Amazon bouscule la distribution?
L’histoire n’est pas écrite. Pour l’instant, les constructeurs et les géants du digital travaillent souvent ensemble. Mais l’important sera de savoir où se trouvera la valeur. Concevoir et construire une voiture, ce n’est pas si facile que ça. Ces deux mondes se développent en essayant d’entrer dans la mobilité digitale avec leurs armes respectives : le combat est ouvert.

Si les véhicules deviennent propres, tout ira bien?
Oui, la voiture électrique sera un des éléments essentiels de la mobilité urbaine en complément des transports en commun.

 

Comment jugez-vous les politiques lorsqu’ils rendent la circulation plus difficile à Paris?
Joker! Ce n’est pas en fossilisant l’espace urbain que vous assurez son développement économique.

 

 

Sondage municipales Paris: c’est cuit pour LaREM ?

Sondage municipales Paris: c’est cuit pour LaREM ?

Un sondage qui n’a pas été diffusé car il semble enterrer la perspective d’une victoire de LREM à Paris.  Commandé par le candidat macroniste dissident Cédric Villani, il a été réalisé par l’Ifop auprès d’un échantillon de 1055 personnes (dont 958 inscrites sur les listes électorales), représentatif de la population parisienne. Les interviews ont été réalisées du 4 au 8 novembre, la marge d’erreur est de 1,8 point.

L’intérêt de cette enquête est qu’elle envisage plusieurs scénarios : une élection « sans Benjamin Griveaux », une autre « sans Cédric Villani », et enfin une dernière « sans Pierre-Yves Bournazel et Gaspard Gantzer ». Elle mesure également les « traits d’image » des protagonistes, ainsi que la « capacité à faire mieux qu’Anne Hidalgo » de diverses personnalités, parmi lesquelles on retrouve… Jean-Louis Borloo et Agnès Buzyn.

Premier constat, la maire sortante Anne Hidalgo, pourtant très décriée durant la mandature, arrive en tête au premier tour dans tous les cas de figure, avec un score variant peu, de 22% à 24% des intentions de vote selon la configuration. Soit une chute d’une dizaine de points par rapport à son score du premier tour de 2014 (34,4%). A l’inverse, les listes Europe Ecologie-Les Verts conduites par David Belliard, qui se maintiennent entre 15% et 16% selon la configuration, indiquent une progression de près huit points des écologistes par rapport à 2014 (8,86% des voix).

Sans grande surprise, les listes de La République en marche conduites pas Benjamin Griveaux obtiennent leur meilleur score (21%)… en l’absence de Cédric Villani. Mais Anne Hidalgo fait alors, elle aussi, son meilleur score, avec 24% des intentions de vote.

Les listes Griveaux tombent à 16% lorsqu’elles sont en concurrence avec celles du mathématicien, qui sont alors à 12%. Et à 15,5% en l’absence de Pierre-Yves Bournazel (qui obtient de 4% à 6% des intentions des voix selon les cas) et de Gaspard Gantzer (de 1% à 1,5%). Les intentions de vote de ces deux petits candidats se reportent sur Cédric Villani (qui est alors à 14,5%) et sur Rachida Dati (18%). Conclusion, le député de l’Essonne « pique » cinq points au candidat officiel.

Quadrangulaires. En revanche, un retrait de Benjamin Griveaux ne favorise pas Cédric Villani de façon aussi spectaculaire : le candidat dissident passe de 12% à 18% des intentions de vote, mais se retrouve distancé par Rachida Dati, mesurée alors à 21%, soit trois points derrière Anne Hidalgo (24%).

De fait, les listes Les Républicains (LR) conduites par Rachida Dati obtiennent leur meilleur score (21% donc) en l’absence de Benjamin Griveaux, ce dernier prenant des voix à droite : 20% des électeurs de François Fillon à la présidentielle déclarent voter pour lui. Les listes LR tombent à 16% dans l’hypothèse où Griveaux, Villani, Bournazel et Gantzer s’affrontent.

Aux extrêmes, La France insoumise et le Rassemblement national restent l’un et l’autre contenus à 5%-6% des intentions de vote, quel que soit le cas de figure.

Globalement, le peu d’écart entre les cinq principales listes (Hidalgo-Belliard-Griveaux-Villani-Dati) laisse entrevoir des quadrangulaires dans plusieurs arrondissements, car une liste peut se maintenir à partir de 10% des inscrits.

Malgré l’incertitude que ces chiffres font peser sur le second tour, l’Ifop a mesuré l’hypothèse d’un duel entre les listes Hidalgo et Griveaux, le 22 mars : l’institut obtient l’égalité parfaite, soit 50% des intentions de vote pour l’un et pour l’autre. Dans le cas d’un face-à-face Hidalgo-Villani, la maire sortante l’emporterait de justesse, à 51% contre 49%.

La comparaison des « traits d’image » entre Anne Hidalgo, Benjamin Griveaux et Cédric Villani tourne globalement à l’avantage de la maire sortante. La maire sortante est certes perçue comme « méprisante » (à 47%, contre 38% pour Griveaux et 15% pour Villani) et « inquiétante » (43%, 33% et 24%), mais également comme « compétente » (41%, contre 35% pour Griveaux et 24% pour Villani) et « à l’écoute des préoccupations des Parisiens » (37%, 29% pour Griveaux et 34% pour Villani).

Enfin, seul l’ancien ministre Jean-Louis Borloo apparaît en mesure de défier Anne Hidalgo dans cette enquête. L’ancien ministre « agirait mieux qu’Anne Hidalgo » s’il était maire de Paris, pour 38% des personnes interrogées, « moins bien » pour 33% et « de la même manière » pour 29%. Benjamin Griveaux comme Cédric Villani agiraient « moins bien » à 39%, Rachida Dati à 47%, et la ministre de la Santé Agnès Buzyn à 43%.

C’est Macron qui est « en état de mort cérébrale » ( Erdogan)

C’est  Macron qui est   »en état de mort cérébrale » ( Erdogan)

 

 

Il est clair que les excès  nourrissent les excès, c’est vrai aussi en matière de politique diplomatique. Cette fois c’est Macron qui en est victime de la part d’un autre spécialiste de la provocation à savoir le président turc. Reprenant les déclarations du président français, qui avait jugé l’Otan en état de « mort cérébrale », Erdogan a déclaré: « Je m’adresse depuis la Turquie au président français Emmanuel Macron, et je le redirai à l’Otan. Fais d’abord examiner ta propre mort cérébrale. Ces déclarations ne siéent qu’à ceux dans ton genre qui sont en état de mort cérébrale ».

 

Les propos véhéments interviennent après des critiques au sujet de l’offensive lancée le mois dernier par la Turquie dans le nord-est de la Syrie contre une milice kurde appuyée par les pays occidentaux, celle des Unités de protection du peuple (YPG), qualifiée par la Turquie de « terroriste ». Emmanuel Macron a déclaré dans un entretien à l’hebdomadaire The Economist début novembre que cette offensive faisait partie des symptômes indiquant que l’Otan était en état de « mort cérébrale ».

Les remarques du président turc renforcent les tensions entre la Turquie et l’Otan, dont Ankara est membre, avant un sommet crucial de l’Alliance à Londres la semaine prochaine. Erdogan et Macron, ainsi que la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre britannique Boris Johnson doivent en outre se réunir en marge de ce sommet pour discuter de la Syrie.

Les critiques particulièrement vives de la France ont suscité l’ire des dirigeants turcs ces dernières semaines, qui accusent Paris de vouloir implanter un « Etat terroriste » dans le nord de la Syrie.  »Personne ne fait attention à toi. Tu as encore un côté amateur, commence par remédier à cela », a lancé Recep Tayyip Erdogan à l’endroit d’Emmanuel Macron. « Lorsqu’il s’agit de fanfaronner, tu sais très bien le faire. Mais lorsqu’il s’agit de verser à l’Otan l’argent que tu lui dois, c’est autre chose ».

« Il est tellement inexpérimenté! Il ne sait pas ce qu’est la lutte antiterroriste, c’est pour cela que les gilets jaunes ont envahi la France », a-t-il encore dit. « Gesticulez autant que vous voudrez, vous finirez par reconnaître le bien-fondé de notre lutte contre le terrorisme ».

Commissaire européen français : Macron veut imposer Thierry Breton mais c’est pas gagné

Commissaire européen français : Macron veut imposer Thierry Breton mais c’est pas gagné

D’une certaine manière,  Macron tente un nouveau coup de force avec le Parlement européen en proposant la candidature de Thierry Breton comme commissaire européen. Certes, la compétence technique, l’expérience et les convictions européennes de l’intéressé ne pas en cause. N’empêche que cette candidature pourrait être discuté au Parlement européen pour des motifs de conflit d’intérêts. Macron n’a guère apprécié le rejet de Sylvie Goulard alors qu’il  il avait obtenu l’accord de la présidente de la commission. Le problème, c’est que Macron s’est fait de nombreux ennemis en Europe parmi chez de nombreux chefs d’État qui n’ont guère apprécié l’attitude condescendante voire méprisante du président de la république. Par ailleurs au sein même des formations politiques européennes qui devraient soutenir le candidat français au poste de commissaire, des oppositions aux méthodes Macron sont clairement apparues. Il y a aussi le jeu trouble de l’Allemagne dont Macron est en partie responsable puisqu’il a manœuvré que le candidat allemand à la présidence de la commission soit évincé au profit de Mme Ursula Von der Leyen. Bref une immixtion française dans la politique allemande qu’on n’a guère appréciée outre-Rhin. Par ailleurs, sur le dossier du Brexit nombre de responsables européens ne gouttent  guère le radicalisme de la France pour éjecter le plus tôt possible le Royaume-Uni. Macron est toujours très en colère contre le Parlement européen qui lui a adressé véritable plaque dans la candidature de Sylvie Goulard. Mais d’une certaine façon il récidive en opposant un candidat encore une  fois indiscutable au  plan des compétences mais qui va susciter des interrogations ; les mêmes que celles qui  ont balayé la candidature de Sylvie Goulard.

Choisir un grand patron comme candidat à la Commission accroît les risques de conflits d’intérêts. D’autant que le groupe Atos est un fournisseur de services informatiques de l’Union européenne. Mais Thierry Breton est rodé sur ce terrain. Il avait déjà dû répondre à de nombreuses questions de conflits d’intérêt lorsqu’il avait été nommé à Bercy, après avoir dirigé France Télécom et Thomson. Il avait alors veillé à ce que les dossiers touchant ces entreprises soient traités directement par le Premier ministre.

« M. Breton a toujours fait preuve de rigueur pour éviter tout conflit d’intérêt » lorsqu’il était ministre en se déportant sur les dossiers pouvant le concerner, assure l’Elysée. D’ici fin novembre, le candidat doit  convaincre des eurodéputés particulièrement soucieux de transparence. Il devra d’abord passer devant la commission parlementaire des affaires juridiques, chargée de se prononcer sur les éventuels conflits d’intérêts des futurs commissaires, qui a déjà évincé le Hongrois Laszlo Trocsanyi et la Roumaine Rovana Plumb. Puis il sera soumis, comme avant lui Sylvie Goulard, à l’audition des eurodéputés qui doivent donner leur aval. Pour renforcer la crédibilité de la candidature de Thierry Breton macro a évoqué la perte de revenus de l’intéressé. Une précision sans doute inutile car Thierry Breton a amassé un nom impressionnant de stock-options  dans ses différents responsabilités. Son nouveau revenu pourrait tourner autour d’un million quand il a gagné presque quatre dans son ancienne responsabilité. Bref il est quand même à l’abri du besoin !

Commission européenne : Macron veut imposer Thierry Breton mais c’est pas gagné

Commission européenne : Macron veut imposer Thierry Breton mais c’est pas gagné

D’une certaine manière,  Macron tente un nouveau coup de force avec le Parlement européen en proposant la candidature de Thierry Breton comme commissaire européen. Certes, la compétence technique, l’expérience et les convictions européennes de l’intéressé ne pas en cause. N’empêche que cette candidature pourrait être discuté au Parlement européen pour des motifs de conflit d’intérêts. Macron n’a guère apprécié le rejet de Sylvie Goulard alors qu’il  il avait obtenu l’accord de la présidente de la commission. Le problème, c’est que Macon s’est fait de nombreux ennemis en Europe parmi chez de nombreux chefs d’État qui n’ont guère apprécié l’attitude condescendante voire méprisante du président de la république. Par ailleurs au sein même des formations politiques européennes qui devraient soutenir le candidat français au poste de commissaire, des oppositions aux méthodes Macron sont clairement apparues. Il y a aussi le jeu trouble de l’Allemagne dont Macron est en partie responsable puisqu’il a manœuvré que le candidat allemand à la présidence de la commission soit évincé au profit de Mme Ursula Von der Leyen. Bref une immixtion française dans la politique allemande qu’on n’a guère appréciée outre-Rhin. Par ailleurs, sur le dossier du Brexit nombre de responsables européens ne gouttent  guère le radicalisme de la France pour éjecter le plus tôt possible le Royaume-Uni. Macron est toujours très en colère contre le Parlement européen qui lui a adressé véritable plaque dans la candidature de Sylvie Goulard. Mais d’une certaine façon il récidive en opposant un candidat encore une  fois indiscutable au  plan des compétences mais qui va susciter des interrogations ; les mêmes que celles qui  ont balayé la candidature de Sylvie Goulard.

Choisir un grand patron comme candidat à la Commission accroît les risques de conflits d’intérêts. D’autant que le groupe Atos est un fournisseur de services informatiques de l’Union européenne. Mais Thierry Breton est rodé sur ce terrain. Il avait déjà dû répondre à de nombreuses questions de conflits d’intérêt lorsqu’il avait été nommé à Bercy, après avoir dirigé France Télécom et Thomson. Il avait alors veillé à ce que les dossiers touchant ces entreprises soient traités directement par le Premier ministre.

« M. Breton a toujours fait preuve de rigueur pour éviter tout conflit d’intérêt » lorsqu’il était ministre en se déportant sur les dossiers pouvant le concerner, assure l’Elysée. D’ici fin novembre, le candidat doit  convaincre des eurodéputés particulièrement soucieux de transparence. Il devra d’abord passer devant la commission parlementaire des affaires juridiques, chargée de se prononcer sur les éventuels conflits d’intérêts des futurs commissaires, qui a déjà évincé le Hongrois Laszlo Trocsanyi et la Roumaine Rovana Plumb. Puis il sera soumis, comme avant lui Sylvie Goulard, à l’audition des eurodéputés qui doivent donner leur aval. Pour renforcer la crédibilité de la candidature de Thierry Breton macro a évoqué la perte de revenus de l’intéressé. Une précision sans doute inutile car Thierry Breton a amassé un nom impressionnant de lastock-options  dans ses différents responsabilités. Son nouveau revenu pourrait tourner autour d’un million quand il a gagné presque quatre dans son ancienne responsabilité. Bref il est quand même à l’abri du besoin !

Brexit : le problème, c’est pour quand ?

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Finalement , le vote de la chambre des communes n’est guère éclairant sur les suites du brexit. En effet en théorie, l’accord négocié par Boris Johnson et l’union européenne a été adopté ( notons qu’il diffère très peu de l’accord passé avec Theresa May sauf sur les tarifs douaniers de l’Irlande du Nord). Le problème, c’est que cet accord est gelé et qu’on ne sait pas s’il pourra entrer en application. La chambre des communes a en effet exigé que cet accord de transition ne puisse être appliqué avant la mise au point d’un dispositif législatif interne au Royaume-Uni. À noter que la mise au point législative demandera des semaines et même des mois. Un nouveau report du brexit est donc incontournable à moins d’une rupture sans accord que refusent aussi les parlementaires. Du côté de l’union européenne,  il y a quelques réticences à nouveau report en particulier en provenance de la France. Cependant la France pèse de moins en moins dans l’union économique en raison notamment de son attitude condescendante voir méprisante. La France a d’ailleurs payé cette posture avec le refus de la candidature française, celle de Sylvie Goulard à un poste de la commission. Dans un premier temps, il semble bien qu’on pourrait consentir, comme le souhaite l’Allemagne qui dirige  la manœuvre, un délai de trois mois. Un délai court  éviterait de mettre Boris Johnson dans une position politique trop inconfortable. De toute manière,  Boris Johnson ne dispose pas de majorité pour influencer  à son profit le dispositif législatif. La chambre des Communes  pourrait bien mettre quelques coups de canif dans l’application de l’accord de transition. Un jour ou l’autre des élections seront la seule solution sortie de l’enlisement. Le problème est que cette dissolution doit être approuvée par la chambre des représentants et que sur cette question les avis sont partagés. Pour l’instant , il n’y a pas non plus une majorité organisée cette élection. Théoriquement, les tories sont en tête dans les sondages assez loin devant les travaillistes; cependant Boris  Johnson s’est fait de nombreux ennemis un peu partout au Royaume uni et le résultat d’une élection pourrait apporter des surprises. En outre ,de nouvelles élections nécessiteront à peu près obligatoirement encore un report du Brexit. Il n’est pas certain que la nouvelle majorité qui se dégagerait approuverait l’accord de Boris Johnson.  Les 27 de l’Union européenne officiellement  soutiennent le principe d’un report du Brexit au-delà du 31 octobre mais discutent toujours de sa durée, a indiqué ce mercredi une source européenne à l’issue d’une réunion des ambassadeurs à Bruxelles.

« Tous sont tombés d’accord sur le besoin d’un report pour éviter un Brexit sans accord. La durée du report est toujours en discussion », a-t-il ajouté.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a poursuivi ses discussions mercredi avec les chefs d’Etat et de gouvernement mercredi, selon la même source.

Mardi, il a recommandé aux Etats membres de l’UE d’accepter un troisième report, cette fois jusqu’au 31 janvier, après un vote des députés britanniques qui ont accepté le principe de l’accord tout en rejetant le calendrier imposé par Boris Johnson pour l’adopter.

« L’avis (des ambassadeurs) a été unanime pour estimer qu’une extension est nécessaire pour surmonter l’impasse avec Londres », selon l’un des participants qui a aussi estimé que les diplomates étaient plutôt favorables à « une extension plus longue », c’est à dire au 31 janvier 2020.

 

Fibre dans les campagnes : c’est pas pour demain

Fibre dans les campagnes : c’est pas pour demain

En dépit des déclarations des lobbys et du gouvernement, la fibre optique, ce n’est pas pour demain dans les campagnes. Certes on affirme que l’ensemble du territoire sera couvert pour donner une image d’aménagement équilibré du territoire mais dans les faits il en va autrement.

Pour l’instant le taux de pénétration de la fibre dans les campagnes n’est « que » de 16%, contre 39% dans les grandes villes, et 42% dans les villes moyennes et les périphéries des grandes agglomérations. De toute manière le Premier ministre lui-même avait pris des précautions d’usage en signalant que la volonté était bien d’équiper la plus grande partie de la France avec la fibre mais que d’autres moyens pourraient être utilisés comme le satellite ou encore la 5G pour suppléer à l’absence de câbles dans les zones peu denses. Notons que ces zones peu denses sont parfois dépourvues de couverture 4G  ou de couverture tout court à certains moments.

Les grands opérateurs nationaux, c’est-à-dire Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free se livrent à une concurrence féroce pour équiper les infrastructures dans les grandes villes. Mais dans les campagnes, moins peuplées et bien moins rentables, la donne est différente. Comme les grands opérateurs n’ont pas souhaité y aller spontanément, des réseaux dits d’initiative publique (appelés RIP) ont vu le jour. Ici, ce sont les collectivités qui déploient leurs propres réseaux de fibre, en bénéficiant d’aides financières de l’Etat.

Elles font appel à des opérateurs d’infrastructures, qui sont soit des filiales des grands opérateurs (Orange Collectivité ou SFR Collectivité). Soit d’autres acteurs peu connus du grand public, à l’instar de Covage, Axione (qui appartient au groupe Bouygues), Altitude ou TDF. Ces derniers signent ensuite des accords avec les opérateurs de détail, lesquels commercialisent les abonnements. Les campagnes et zones peu peuplées sont un des grands enjeux du déploiement de la fibre et de l’accès à Internet à très haut débit. Ces territoires regroupent 40% de la population. Ils représentent 17 millions de locaux et habitations à raccorder.  Le problème pour nombre de collectivités locales c’est que souvent la facture a pratiquement doublé par rapport aux devis initiaux et que vraisemblablement certaines zones peu denses seront encore abandonnées et où devront se satisfaire de la liaison via le cuivre (par parenthèse dans un état lamentable) et où de la 4G améliorée.

 

 

 

Le trou de la Sécu : c’est reparti

Le trou de la Sécu : c’est reparti

 

En 2018, on a décrété la fin du trou de la sécu. En fait, un équilibre précaire essentiellement dû à une bonne tenue de la croissance économique, donc des bonnes recettes du régime. Or en cette fin 2019, le trou de la sécu ressurgit.  Les comptes de la Sécurité Sociale replongent dans le rouge: le déficit devrait atteindre 5,4 milliards d’euros en 2019 (contre 700 millions d’excédents prévus il y a un an), puis encore 5,1 milliards attendus en 2020, d’après le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) présenté lundi matin. Le retour à l’équilibre des comptes sociaux, que le premier ministre Édouard Philippe avait promis pour 2020 après dix-huit ans de déficit, est désormais reporté à 2023.

 

Le gouvernement paraît surpris, pourtant c’est la conséquence de sa politique et  la commission des comptes de la Sécu avait alerté  sur  une augmentation des dépenses liées en particulier aux retites et en même temps une diminution des ressources du fait des exonérations consenties par Macron.  On se souvient évidemment que Marisol Touraine avait bien imprudemment déclaré lorsqu’elle était ministre de la santé que la sécurité sociale était désormais en équilibre. Certes les comptes se sont améliorés en 2018 avec un déficit limité à un peu plus de 1 milliard. Mais pour 2019 la tendance devrait s’inverser; Selon la Commission des comptes, cette rechute « résulte pour l’essentiel d’une croissance de la masse salariale « hausse des retraites notamment). Au lieu des 3,5% espérés à l’automne, Bercy ne table plus que sur une progression de 3,1%, selon le programme de stabilité transmis à Bruxelles en avril. Mais à cause de la « prime Macron » votée en décembre (exonération totale de cotisations et d’impôts jusqu’à 1.000 euros), la Sécu devra se contenter de 2,9%. Soit, au bout du compte, des « recettes plus faibles qu’attendu » de l’ordre de 1,7 milliard d’euros, l’équivalent du montant du déficit prévu, dans le meilleur des cas. L’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires dès le 1er janvier, et la baisse du taux CSG pour une partie des retraités, coûteront « respectivement 1,2 et 1,5 milliard d’euros », estime la Commission des comptes. De quoi aggraver le « creusement » du déficit « qui atteindrait alors 4,4 milliards », poursuit-elle, ajoutant que « la trajectoire de retour à l’équilibre de la sécurité sociale pourrait être remise en cause ». Du coup l’équilibre hypothétique de la Sécu est renvoyé à 2023. Personne ne peut savoir si cet objectif sera tenu car tout dépendra de la croissance à ce moment-là et on est déjà bien incapable de tracer des perspectives crédibles pour 2020.

Développement du Nucléaire : c’est reparti en Iran

Développement du Nucléaire : c’est reparti en Iran

 

Comme c’était prévisible, les Européens ne sont pas parvenus à modifier  leur posture particulière de ni pour ni contre. Ils ont en effet toujours le cul entre deux chaises entre leur volonté de ménager leurs échanges avec l’Iran mais aussi leur souci de ne pas fâcher le président des États-Unis qui pourrait prendre des mesures de rétorsion vis-à-vis de l’Europe. Bref,  les déclarations de l’union européenne et en particulier de Macron quant à la possibilité de trouver un accord avec l’Iran ont fait pschitt !  C’est une manifestation supplémentaire de l’inconsistance politique et diplomatique de l’Europe. Comme chez Macron, de grands discours,  de grandes intentions mais concrètement rien ou pas grand-chose sur toutes les grandes questions internationales « L’organisation de l’énergie atomique iranienne reçoit l’ordre de prendre toute mesure nécessaire en matière de recherche et de développement et d’abandonner tous les engagements en place dans ce domaine », a déclaré Hassan Rohani sur la télévision d’Etat, présentant la « troisième phase » du plan de réduction des engagements iraniens en matière nucléaire.

Cette mesure est prise car « nous ne sommes pas parvenus au résultat que nous désirions » dans le cadre de la récente tentative diplomatique emmenée par la France pour tenter d’éviter que l’accord sur le nucléaire conclu en juillet 2015 à Vienne ne vole en éclats, a dit Hassan Rohani.

Le président iranien a tenu ces propos peu après que l’émissaire américain pour l’Iran Brian Hook, a exclu toute « dérogation » aux sanctions des Etats-Unis contre l’Iran pour faciliter l’octroi d’une ligne de crédit à Téhéran dans le cadre de cette médiation française. Ceci étend, il faut relativiser la radicalité de l’Iran qui subit à l’initiative des États-Unis un véritable étranglement économique qui n’est pas sans conséquences graves sur le niveau de vies des Iraniens. Pour preuve Hassan Rohani a accordé  mercredi « à l’Europe » un « nouveau délai de 60 jours » pour répondre aux exigences de Téhéran faute de quoi l’Iran se déliera encore un peu plus de ses engagements pris à Vienne.  »A tout moment, si les Européens reviennent à leurs engagements, nous aussi, reviendrons aux nôtres », a-t-il dit.

L’électroporation : c’est quoi

 

L’électroration  consiste à appliquer des impulsions de champ électrique ultracourtes et intenses aux cellules pour  faire entrer ou sortir des molécules de manière très efficace, précise et ciblée directement dans la cellule.

 

Une définition de Gazettelabo :

 
« L’électroporation présente de nombreux avantages sur les méthodes plus conventionnelles qu’elles soient chimiques ou biologiques. Cette méthode est facile à réaliser et ainsi parfaite ment reproductible, rapide, avec des rendements excellents, et surtout non toxique. Contrairement aux agents chimiques, I’électroporation n’altère pas ou peu la structure biologique de la cellule ciblée, ni son fonctionnement bio logique. Cette méthode permet égale ment de s’affranchir de vecteurs biologiques comme les virus qui peuvent présenter certains inconvénients.
La perméabilisation réversible de la membrane cellulaire soumise à champ électrique permet d’introduire toute sorte de molécules dans la cellule. Cette méthode s’est donc très vite développée pour la construction de vecteurs en transférant des gènes dans des bactéries, ou pour l’étude de l’activité cellulaire après introduction de métabolites, protéines, anticorps dans les cellules. L’électroporation s’est aussi révélée être une méthode de choix pour les manipulations génétiques des cellules de mammifères ou des embryons.
L’application d’un champ électrique peut également être le facteur déclenchant de phénomènes particuliers. Ainsi, la parthénogénèse peut être induite en stimulant un œuf non fécondé, et de la même façon, on peut faciliter la fécondation en appliquant un pulse au sperme (ce qui entraine une amélioration de la réaction acrosomique).

L’électrofusion
Lorsque des cellules soumises à un champ électrique sont en contact, elles peuvent fusionner, c’est l’électrofusion. Le contact cellulaire préalable peut être effectué par une manipulation mécanique ou, comme c’est en général le cas, par un champ électrique oscillatoire de haute fréquence et de basse intensité. Les possibilités offertes par l’électrofusion sont multiples. En effet, cette technique qui présente les mêmes avantages que l’électroporation est très utilisée dans l’agronomie, pour la fusion de protoplastes et la création de plantes résistantes à des maladies dûes à des champignons ou à des insectes. C’est également un outil extrêmement efficace pour la création d’hydridomes dans le cadre de la production d’anticorps monoclonaux. La production et le rendement de cellules hybridomes sont améliorés d’un facteur 100 par rapport aux techniques chimiques.

Electroporation et électrofusion sont des techniques d’une grande fiabilité et dont les applications concernent des domaines multiples. Il est également intéressant de souligner que l’électroporation ouvre la voie à de nombreuses autres possibilités. »

La passion unique de Sarkozy, c’est Sarkozy lui-même ! (Fillon)

La passion unique de Sarkozy, c’est Sarkozy lui-même !  (Fillon)  

Il est évident que Fillon et Sarkozy ne partiront pas en vacances  ensemble. Dans son dernier ouvrage, Sarkozy enfonce un peu plus son ancien Premier ministre, plus exactement son ancien » collaborateur ». Il remet d’ailleurs en cause ce titre de Premier ministre en déclarant sur une chaîne d’information : « de toute façon je faisais tout et Fillon faisait le reste…..Je le pensais capable de fidélité. Je croyais le connaître… La suite montra mon erreur», écrit Sarkozy  qui ne voit pas en lui «un leader (…) prêt à supporter les tempêtes». Plus loin: «L’image qu’il renvoie est bien différente de ce qu’il est en profondeur. (…) Rarement, je ne suis autant passé à côté d’une personnalité», regrette-t-il.

Des attaques auxquelles François Fillon a répondu en une phrase, citée par Paris Match. «La passion unique de Nicolas Sarkozy, c’est Nicolas Sarkozy, réplique celui qui fut son premier ministre. Cette passion pour lui-même n’a d’égale que sa rancune pour ceux qui l’ont défié ». Il y a évidemment de part et d’autres volonté de régler des comptes. Fillon n’a jamais apprécié de n’être considéré par Sarkozy qu’un simple collaborateur. Par ailleurs,  Sarkozy lui n’a pas aimé être mis à l’écart de la candidature présidentielle à la place de Fillon. Un véritable camouflet pour Sarkozy. Pourtant Sarkozy avait pris le soin de saboter la candidature de Juppé, il pensait sans doute être le candidat naturel de son camp. La candidature de Fillon a aussi été sabotée avec la surprenante révélation de ses frasques financières. La question se pose de savoir qui avait intérêt à faire émerger cette histoire certes condamnable et qui le sera sans doute mais pourquoi en pleine campagne électorale ?  Si la droite a perdu lors des dernières élections présidentielles, elle le doit en partie à Sarkozy qui a su savonner la planche à ses concurrents internes du parti républicain. Le résultat de tout cela c’est que le parti républicain est en pleine perte de vitesse. Il n’a même plus de leader puisque Wauquiez aussi a été débarqué, grâce également à ‘aide discrète de Sarkozy !

Canicule : pourquoi c’est intenable en ville ?

  • Canicule : pourquoi c’est intenable en ville ?

 

Selon Météo-France, plus  1,5°C en moyenne en métropole depuis 1900 et  une hausse située entre 0,6 °C et 1,3 °C d’ici à 2050Pendant quelques jours,  là Une des médias sera presque totalement occupée par le phénomène de canicule qui va affecter le pays comme si le phénomène était aussi exceptionnel que cela. Ensuite on passera à autre chose.  En vérité, le réchauffement  dans une évolution tendancielle lourde caractérisée par le réchauffement climatique. Depuis des années et même des dizaines d’années, les hivers se font rares voire sont insignifiants tandis que globalement les températures s’élèvent ; cela en plus ; avec des mouvements de yo-yo surprenants, c’est-à-dire de grandes variations. Il y a longtemps que des météorologues ont prévu que Lyon connaîtrait le climat de Madrid en 2050 et celui d’Alger en 2100. Toutes les régions françaises seront affectées par cette hausse générale des températures qui ne concernent évidemment pas seulement la France mais  l’ensemble de la planète.  L’activité humaine à travers la pollution contribue largement à cette élévation des températures. En outre, l’urbanisme transforme les très grandes villes en véritable radiateur. Des sortes d’accumulateurs de chaleur dont la température ne parvient à baisser qu’après une heure du matin voir deux heures. L’écart avec les zones davantage mal atteints plusieurs degrés. Sur le plan technique, on  peut toujours expliquer les variations en indiquant la formation d’une dépression qui tire du sud vers   l’Europe des masses d’air chaud. . Mais le problème est structurel et au lieu d’organiser l’adaptation des habitants à ces modifications du climat on les renforce en concentrant presque 80 % de la population dans les zones super bétonnées et supers goudronnées. Il faudra sans doute quelques catastrophes pour agir réellement sur le dérèglement climatique (en modifiant les conditions de production et de consommation) ;  aussi sur l’urbanisme débridé qui non seulement portent atteinte aux conditions de vie mais prépare aussi à l’éclatement d’une bulle immobilière. Des pics de températures à 40 degrés sont donc  attendus en milieu de semaine prochaine en France. Ce phénomène météorologique est accentué par le réchauffement climatique et l’urbanisation. Météo France parle de risque réel de canicule, c’est-à-dire des températures dépassant les 20 degrés la nuit et ce, pendant trois jours consécutifs. Selon les premières prévisions, cet épisode caniculaire devrait durer au moins six jours. « Cette vague de chaleur pourrait être remarquable par sa précocité et son intensité », précise Météo France.

C’est en particulier dans les grandes métropoles comme Marseille ou Toulouse, que les pics de température sont à redouter. Mercredi et jeudi prochain par exemple, il devrait faire 38 degrés. A Lyon, Météo France prévoit un mercure avoisinant les 40 degrés, mercredi, jeudi et vendredi prochain. L’air est plus chaud qu’en zone rurale à cause du phénomène d’îlot de chaleur urbain. Si les extrêmes de température vont continuer d’augmenter ces prochaines années, c’est donc aussi parce que les villes continuent de s’étendre. « L’urbanisation accélère ce processus », précise à notre antenne Alix Roumagnac, président de la Société Predict, avant d’ajouter:

« Il faut prendre conscience que ces phénomènes vont s’amplifier. Il est important de faire comprendre que le comportement des gens doit s’adapter à ces évolutions », préconise-t-il.

 

Référendum privatisation d’ADP : c’est parti

Référendum privatisation d’ADP : c’est parti

 

À partir d’aujourd’hui le processus de consultation citoyenne est lancé pour la privatisation d’ADP. Il s’agit de réunir près de 5 millions de signatures d’électeurs soit environ 10 % du corps électoral. Les signatures doivent être recueillies d’ici le mois de mars 2020. Ensuite le débat devra avoir lieu au Parlement et à défaut par référendum. Il suffit d’être inscrit sur les listes électorales de sa commune ou de son consulat. Trois possibilités sont proposées pour soutenir le texte:

 

- en ligne, sur le site referendum. interieur.gouv.fr ;

- via des points d’accès à internet, situés «au moins dans la commune la plus peuplée de chaque canton (…) et dans les consulats» ;

via un formulaire papier à déposer auprès d’un agent de la commune ou du consulat.

ISF, RIC, 80 km/h, vote blanc : c’est non ! (Macron)

ISF, RIC,  80 km/h, vote blanc : c’est non ! (Macron)

Avant d’égrener la douzaine de mesures qu’il entend prendre Macron a tenu à préciser ce qu’il refuse notamment les totems des gilets jaunes. Pour lui c’est d’abord non au rétablissement de l’ISF dont les « gilets jaunes » demandent le rétablissement depuis six mois. Et de justifier encore cette orientation accordée au monde financier qui le soutienne. « L’ISF est paru comme une injustice fiscale », a d’abord expliqué le président, avant de défendre sa mesure : « Je veux rappeler que ce n’était pas une suppression mais une transformation vers le patrimoine immobilier pour encourager l’investissement dans l’économie réelle, puisque, sans ça, il y a une économie qui se vend aux investisseurs étrangers. ». Pour le RIC autre étendard des gilets jaunes, c’est encore totalement non. Tout juste une concession sur des référendums locaux dans un cadre municipal.

« Tel qu’il est proposé, il me semble remettre en cause la démocratie représentative », a jugé le président de la République devant ses ministres et les journalistes.

En revanche, Emmanuel Macron s’est prononcé en faveur de  »plus de place pour la voix référendaire dans notre démocratie ». Comment ? En abaissant à un million le nombre de signatures nécessaires pour un référendum d’initiative partagée (RIP). Jusque-là, il fallait réunir 10% du corps électoral, soit plusieurs millions de personnes, pour permettre aux Français de saisir le Parlement pour qu’il examine leur proposition. Opposition aussi de macro au vote obligatoire et au vote blanc. Le président assure que la question du vote blanc « n’est pas négligeable »« J’ai un moment été tenté par cette option mais je ne la retiendrai pas parce que la crise de notre démocratie est aussi une crise d’efficacité, de capacité à prendre les décisions. » 

On doit choisir. Parfois le moindre mal ou le mieux possible. Quand on vit une période difficile, blanc ça ne suffit pas (…), ça ne résoudra aucun problème. Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse

Recalée aussi, la question du vote obligatoire. « Je ne retiendrai pas cette option, parce que je ne crois pas qu’on réponde à la crise démocratique par la contrainte. » Selon le président, il y a aussi un aspect pratique.  »Quand je regarde nos voisins, il est très dur de faire respecter l’obligation. Est-ce qu’on met des amendes ? C’est très dur. Je n’y crois pas. »

La suppression de l’ENA : c’est pas pour demain !

La suppression de l’ENA : c’est pas pour demain !

Certains médias annoncent la suppression de l’ENA contenue dans le discours écrit de Macron suite au grand débat. Ce serait la mesure surprise du chef de l’État pour pimenter une allocution dont par ailleurs on connaissait à peu près l’essentiel d’un contenu qui ne surprendra guère. Pourtant il faut lire avec attention ce que contient ce discours écrit.  “Si nous voulons bâtir une société de l’égalité des chances et de l’excellence républicaine, il nous faut refonder les règles du recrutement, des carrières et de l’ouverture de la haute fonction publique… Je crois dans l’excellence républicaine et nous avons besoin d’une élite, de décideurs. Simplement, cette élite doit être à l’image de la société et être sélectionnée sur des bases exclusivement méritocratiques”, a-t-il écrit, selon le texte de son allocution dont des extraits ont été publiés par les médias. “C’est pourquoi nous changerons la formation, la sélection, les carrières en supprimant l’ENA et plusieurs autres structures pour en rebâtir l’organisation profonde”. Première observation il faudra du temps pour transformer ces structures de formation : plusieurs années sans doute. Par ailleurs la question n’est pas forcément uniquement l’ENA mais la profusion d’instituts de formation politique ( qui peuvent aussi conduire à l’ENA)  dont l’enseignement est particulièrement approximatif en ce sens qu’il a surtout pour objet de fabriquer des oligarques susceptibles de répondre à tout  mais de manière superficielle sans vraie connaissance théorique est évidemment sans pratiques concrètes dans le domaine politique ou  social. Pour preuve le gouvernement de Macron est largement noyauté par les anciens élèves de ces instituts politiques sorte de d’antichambre de l’ENA qui préparent surtout à devenir conseiller de responsables politiques puis responsable politique eux-mêmes sans avoir jamais étaient impliqués au préalable dans une organisation de base. Macron lui-même au plus haut niveau est entouré de ses jeunes hommes sans expérience et qui soutiennent des idéologies assez sulfureuses comme par exemple la suppression des corps intermédiaires et le débat direct entre le chef de l’État et le peuple. Bref une théorie appliquée qui a conduit au mouvement des gilets jaunes ! Rappelons que ce n’est pas la première fois qu’on annonce la suppression de l’ENA. Avant Emmanuel Macron, plusieurs dirigeants politiques – de François Bayrou à Michel Rocard en passant par l’ancien président Jacques Chirac – ont appelé ces dernières années à la suppression de l’ENA. En 2016, l’actuel ministre de l’Economie Bruno Le Maire, alors candidat à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017, avait estimé qu’il était “temps de supprimer l’ENA”. L’école “a rempli son office pendant des années, formé des fonctionnaires de grande qualité. Mais nous entrons dans un monde nouveau: celui des entrepreneurs, de la créativité, de l’innovation”, avait-il fait valoir. Selon une étude du Cevipof publiée en 2015 à l’occasion des 70 ans de l’école fondée par Michel Debré, le recrutement ne s’est pas démocratisé et n’a pas permis le brassage social espéré au moment de sa création. “La proportion d’élèves ayant un père exerçant une profession supérieure” est entre autres passée de 45% en 1950-1960 à 70% en 2014. Bref une école qui n’est ni réellement efficace, ni démocratique mais qui est loin encore d’être

Sondage Européennes: c’est pas gagné pour LREM

Sondage Européennes: c’est pas gagné pour LREM

 

 

 

Plus que jamais, il faudra prendre les sondages avec des pincettes. On le voit avec les sondages de popularité de Macron (qui monte ou qui descend selon les enquêtes … et les préférences des patrons de médias). On le constate aussi avec ce sondage concernant les européennes.  Un sondage Harris Interactive- Agence Epoka réalisée pour LCI, RTL et Le Figaro publié dimanche. En Marche serait en tête mais avec un seul point d’avance sur la liste du rassemblement national. Autant dire dans la marge d’erreur qui pourrait tout aussi bien placer le rassemblement national en tête. D’après ce sondage, avec 23 % des intentions de vote, en hausse d’un point, elle est talonnée par la liste du Rassemblement national, emmenée par Jordan Bardella, et créditée de 22 % (+  1 également). Encore distancés, Les Républicains ferment le trio de tête avec 13 % d’intentions de vote (- 1). Derrière, les différentes composantes d’une gauche éparpillée se retrouvent dans un mouchoir de poche: la liste LFI (8 %) arrive devant EELV (7 %) et la nouvelle liste PS-Place publique (7 %), qui progresse de deux points depuis l’annonce de l’alliance entre le parti d’Olivier Faure et le mouvement de Raphaël Glucksmann.

En tête de peloton, le duel LREM-RN s’installe donc durablement dans l’opinion. Et les motivations du vote sont très disparates selon les électorats potentiels. Les sondés s’exprimant en faveur d’une liste LREM assurent voter par «adhésion» (61 %) et privilégier «la capacité de la liste à bien représenter la France en Europe» (65 %). À l’inverse, les soutiens de la liste RN se positionnent surtout en fonction de «la capacité d’une liste à bien représenter leurs préoccupations» (56 %). Ce que reflètent bien les thèmes que privilégient les sondés dans cette élection: le pouvoir d’achat et l’immigration font figure de priorités (43 %, en hausse depuis la dernière vague, il y a deux semaines), devant les impôts (37 %), la lutte contre le terrorisme (36 %) et l’environnement (32 %). Les thématiques strictement européennes, comme la réforme des institutions européennes (22 %), la démocratie en Europe (19 %) ou la question des travailleurs détachés (17 %), n’apparaissent pas pour l’instant comme structurantes.

Si la crise que traverse l’exécutif au niveau national, symbolisé par le regain de violence des «gilets jaunes», n’a pour l’instant pas pénalisé la liste LREM-MoDem, un signal pourrait inquiéter les cadres de la majorité: 47 % des Français exprimant un vote indiquent souhaiter manifester une insatisfaction à l’égard d’Emmanuel Macron et du gouvernement, une proportion en hausse de cinq points en un mois.

 

Affaire Tapie : c’est pas moi, c’est l’autre ! (Stéphane Richard)

Affaire  Tapie : c’est pas moi,  c’est l’autre ! (Stéphane Richard)

 

 

La partie de ping-pong des responsabilités continues à propos de l’affaire tapie. Devant le tribunal qui juge l’escroquerie de tapie, Stéphane Richard actuel préside d’Orange et ancien directeur de cabinet de la ministre des finances renvoie la responsabilité sur Christine Lagarde. Or Christine Lagarde a été jugée pour cette affaire de façon très bienveillante puisque la justice a considéré simplement qu’elle avait fait preuve d’un peu de légèreté. Sans doute pour ne pas la mettre en difficulté comme présidente du fonds monétaire international. Finalement ce report de responsabilité sur Christine Lagarde seulement arrangerait bien tout le monde, d’abord le pouvoir et notamment les anciens responsables de l’Élysée à l’époque de Sarkozy, aussi le pouvoir actuel qui ne veut pas  inquiéter le patron d’Orange. On sait que tapie a participé directement à de très nombreuses réunions à l’Élysée justement sur sa propre affaire. Et l’arbitrage scandaleux a été permis grâce à l’influence de l’Élysée en échange de l’appui politique de tapie. Christine Lagarde est sans doute responsable mais elle aussi n’a fait qu’appliquer les consignes de Sarkozy et de son entourage. “Je n’ai nullement participé au choix des arbitres (…) Je n’ai pas participé à l’arbitrage, ni de près ni de loin”, a-t-il déclaré à la barre lors de son premier interrogatoire depuis le début du procès, dans lequel il comparaît depuis le 11 mars aux côté de cinq autres prévenus, dont Bernard Tapie. Stéphane Richard, 57 ans, a dit avoir été choqué à l’époque par le montant accordé par le tribunal arbitral à l’ancien homme d’affaires, qui estimait avoir été floué par le Crédit Lyonnais lors de la vente du fabricant allemand d’équipements de sport Adidas : 403 millions d’euros que Bernard Tapie a été condamné à rembourser dans le volet civil de cette affaire.“Comment ces trois arbitres ont pu (…) avoir la main aussi lourde ?” a dit le PDG d’Orange, qui a assuré avoir alors pensé immédiatement à un recours en annulation. Christine Lagarde a décidé de ne pas exercer de recours, ce qui lui a valu d’être condamnée pour “négligence” par la Cour de justice de la République, qui l’a cependant dispensée de peine. Cette décision “a été mûrement réfléchie, personnellement prise et assumée par Mme Lagarde”, a insisté Stéphane Richard, qui a dit n’avoir joué un rôle qu’en amont de l’arbitrage. “M. Nicolas Sarkozy ne m’a jamais parlé de ce dossier” mais “on peut penser” qu’il a été associé à la décision de recourir à l’arbitrage, a-t-il ajouté. Son principal accusateur est l’ancien directeur de l’APE, Bruno Bézard. “Il est évident que l’APE se donne le beau rôle en se présentant en gardien de l’orthodoxie”, a-t-il ironisé. Mais “il n’y a rien d’anormal dans le traitement de ce dossier”, s’est-il défendu. “J’ai pris quelques initiatives mais je ne vois pas en quoi ça peut constituer un quelconque délit.” !

Tapie aurait acheté un match PSG-Marseille? NON, c’est pas possible !

Tapie aurait acheté un match PSG-Marseille? NON, c’est pas possible !

 

 

Décidément Bernard Tapie est une victime. Déjà torturé par la justice pour l’affaire des 450 millions qui lui ont été payés indûment et qu’il devrait rembourser (un jour peut-être) voilà que Bernard Tapie est maintenant accusé d’avoir acheté un arbitre de football pour un match entre le PSG et Marseille. Évidemment l’intéressé se défend avec vigueur et clame son innocence. On le connaît, avec son bagout il serait capable de se faire donner 10 € par un clochard. Cette fois c’est l’ancien attaché parlementaire de Bernard Tapie qui accuse l’intéressé d’avoir acheté un match voir d’autres  «J’ai participé une fois à un achat d’arbitre, dit l’intéressé. Le lendemain de la rencontre, je suis allé lui remettre dans un endroit discret ce qui était convenu. La corruption n’était pas intensive, il ne s’agissait pas d’acheter tous les matches.» VA-OM ? «Tapie a toujours déclaré qu’il avait été condamné à tort. Mais j’étais là, et je n’étais pas seul, le jour où il a demandé que 250.000 francs soient versés à (Jean-Pierre) Bernès avant qu’il s’en aille à Valenciennes. Tapie a bien été le commanditaire de l’acte de corruption», affirme Fratani. Avant de charger l’ex-directeur sportif de l’OM : «À partir de 1988-1989, il se lance avec Tapie dans une entreprise de corruption qui va durer quatre saisons». Le tout en ajoutant avoir été «au courant de toutes les activités» de Bernès. Et d’ajouter : «Je les ai couvertes et il m’est arrivé d’y participer». Last but not least, Marc Fratani assure que la direction olympienne utilisait des produits pour affaiblir les équipes adverses à leur insu… «On déstabilisait aussi l’adversaire en utilisant des psychotropes : du Haldol, un anesthésiant. À l’aide de seringues à aiguilles ultra fines, le produit était injecté à l’intérieur de bouteilles en plastique», explique-t-il. A noter que ledit M. Fratani est en froid avec Bernard Tapie depuis des années.

 

Brexit : frontière ou pas frontière en Irlande, c’est la question

Brexit : frontière ou pas frontière en Irlande, c’est la question

 

La clause de « backstop  est sans doute le point qui oppose le plus l’union européenne aux partisans britanniques du break site. En fait, on semble d’accord sur les mesures transitoires relatives à cette clause mais l’union économique s’oppose à ce  qu’elle devienne définitive. En clair l’union européen considère évidemment que l’Irlande du Sud est partie intégrante de l’union économique et que les règles internes du marché européen doivent s’y appliquer mais sans frontière physique avec l’Irlande du Nord qui serait soumise comme l’ensemble de la Grande-Bretagne un accord d’union douanière. Or la Grande-Bretagne estime que cette absence de frontière risque de fête de soumettre l’ensemble de son pays aux règles de l’union européenne.  Michel Barnier refuse toujours de revenir sur le « backstop » irlandais (ou filet de sécurité), prévu dans l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne afin d’éviter le retour d’une frontière en Irlande du Nord. Dans un entretien au Monde ce jeudi 24 janvier, le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit a déclaré que le filet de sécurité ne peut être limité dans le temps, car cela contreviendrait à son objectif qui est de garantir l’absence de frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. « Ce filet de sécurité fait partie du traité de retrait. C’est une assurance pour préserver la paix et la stabilité de l’île d’Irlande (…) Le « backstop » dont nous parlons aujourd’hui [l'Irlande du Nord resterait alignée sur les règles du marché intérieur et le Royaume-Uni dans son ensemble serait maintenu dans une union douanière], c’est le Brexit qui nous l’impose. Et c’est celui qu’a choisi le Royaume-Uni », explique t-il dans les colonnes du Monde. Ces propos battent en brèche l’espoir qu’ont certains, à Londres, de voir le gouvernement britannique faire entériner l’accord par les députés en fixant une limite dans le temps à l’application de la clause de « backstop ». En effet, les partisans d’un divorce net avec l’UE voient cette clause comme un « piège », qui arrimerait leur pays indéfiniment à l’Union malgré le Brexit. Le négociateur européen, qui doit s’entretenir ce jeudi à Berlin avec la chancelière Angela Merkel, a estimé en outre qu’une autre possibilité envisagée par Londres, celle de conclure un accord bilatéral avec Dublin, était elle aussi impossible, car la frontière de l’Irlande est amenée à devenir la frontière de l’UE et du marché intérieur après le Brexit. À ses yeux, l’accord qui a été négocié avec les Britanniques – mais qui a été nettement rejeté par les députés de la Chambre des communes le 15 janvier -, est le meilleur qui existe, si l’on tient compte des « fameuses lignes rouges » fixées par le Royaume-Uni. D’autres options seront possibles si ces lignes rouges évoluent, a cependant relativisé Michel Barnier. L’Irish Independent écrit ce jeudi qu’en cas de Brexit dur, 600 agents de police pourraient être déployés aux quelque 300 postes-frontières échelonnés le long des 500 km de frontière entre l’Irlande et l’Ulster. Le journal irlandais cite des sources au fait d’une réunion qui s’est tenue mercredi entre un haut responsable de la police irlandaise, Drew Harris, et ses collaborateurs. Si Michel Barnier exclut de renégocier l’accord, il ne ferme pas la porte à un possible report de la date du retrait du Royaume-Uni de l’UE, prévu en principe le 29 mars prochain à 23h00 GMT. Mais il pose des conditions : un tel report devra être justifié, limité dans le temps et ne devra pas perturber les élections européennes qui se tiendront entre le 23 et le 26 mai 2019.

 

« Gilets jaunes » et l’ISF « c’est de la pipe », (assure Macron)

 

 

 

L’évangéliste Macron est un champion de la rhétorique manipulatrice. Pour preuve, il utilise le montant de l’impôt sur la fortune pour prouver que ce moyen est inadapté à l’amélioration de la situation même d’un seul gilet jaune. Là il devra quand même refaire son addition puisque le produit de l’ISF été de l’ordre de près de 4 milliards ; ’il n’y a de quoi satisfaire faire la totalité des gilets jaunes mais quand même de quelques-uns. Le procédé qu’utilise Macron est déplorable. C’est la méthode de l’amalgame entre deux sujets qui ont peu à  avoir entre eux. La situation sociale dégradée que dénoncent les gilets jaunes met en jeux des sommes plus  importants que l’ISF mais ce n’est pas le sujet. Pour l’ISF, ce qui est en cause c’est le symbole d’une politique fiscale qui est au service des plus défavorisés. Évidemment il n’y a pas que l’ISF à mettre en sujet mais la totalité de la politique fiscale. Par ailleurs il y a bien d’autres sujets que dénoncent les gilets jaunes : la politique économique, l’aménagement du territoire, la justice sociale, la démocratie autant de thèmes qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’ISF même si ce sujet est important puisqu’il introduit la problématique de la justice fiscale.  Penser qu’en rétablissant pleinement l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), « la situation d’un seul ‘gilet jaune‘ s’améliorera, c’est de la pipe », a pourtant déclaré Emmanuel Macron mardi lors de l’ouverture du « grand débat national » devant des élus de l’Eure. « Il ne faut pas raconter des craques : ce n’est pas parce qu’on remettra l’ISF comme il était il y a un an et demi que la situation d’un seul ‘gilet jaune’ s’améliorera. Ça, c’est de la pipe », a déclaré le chef de l’Etat. « Ce que je sais, c’est que si je le faisais demain, les quelques-uns qui étaient en train de revenir et de créer de l’emploi diraient : ‘on a compris, celui-là il est comme les autres, dès qu’il y a un coup de grisou, lui, il remballe ses idées et il est reparti. Non ! Non ! », s’est exclamé Emmanuel Macron. 

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