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Covid : c’est reparti

Covid  : c’est reparti

L’épidémie de Covid refait parler d’elle avec les variants BA.4 et BA.5 qui s’installent en France, après leur percée au Portugal notamment. Spécialistes de l’épidémiologie et de l’évolution des maladies infectieuses au sein de l’unité « Maladies infectieuses et vecteurs : Écologie, Génétique, Évolution et Contrôle » (Université de Montpellier, CNRS, IRD), Mircea Sofonea, maître de conférences, et Samuel Alizon, directeur de recherche, décryptent la situation dans l’Hexagone. ( La Tribune)

 

Le variant Omicron, devenu majoritaire au niveau mondial, continue à se répandre et à évoluer. Mais ses nouveaux avatars sont désormais désignés comme BA.1, BA.2, puis BA.4 et BA.5… Comment s’y retrouver ?

Samuel Alizon - Effectivement, il y a de quoi se perdre dans ce foisonnement de nomenclatures ! Les lettres grecques ont été introduites par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2021 avec le variant Alpha. C’est probablement la pire des classifications, car elle a été élaborée sans prendre en compte la biologie de l’évolution. Celles de Pango ou Nextclade sont bien plus adaptées. D’ailleurs, l’OMS semble avoir arrêté ses mises à jour et regroupe sous le terme générique d’Omicron tous les variants de type BA.

Nous avons modélisé la circulation des lignées de variants en France dans un travail récent et la première vague Omicron causée par la lignée BA.1 ressort dès fin 2021. Celle-ci a rapidement été supplantée par lignée BA.2, qui a causé une seconde vague hospitalière en avril 2022. Maintenant ce sont les lignées BA.4 et BA.5 qui prennent le pas.

Mircea T. Sofonea - Ces lignées ont été identifiées courant mai, mais elles auraient vraisemblablement émergé au cours du mois de décembre 2021 en Afrique du Sud, potentiellement à partir de BA.2, la lignée majoritaire en France depuis mars 2022.

Tandis que le variant BA.2 était aussi différent de BA.1 que le variant Delta l’était du variant Alpha, la divergence évolutive entre BA.4 et BA.5 est plus limitée.

Toutefois, même si le nombre de nouvelles mutations est limité, certaines interpellent. Ainsi, la mutation 452R de la protéine Spike est connue pour conférer une plus grande affinité avec le récepteur humain ACE2, utilisé par le virus pour pénétrer dans nos cellules. La mutation 486V, toujours dans la protéine Spike, confère quant à elle une assez grande capacité d’évasion immunitaire au virus.

Néanmoins, il convient d’être prudent avec le raisonnement par analogie appliqué aux mutations isolées. Car l’effet de ces dernières n’est ni absolu ni cumulatif ; il dépend de l’ensemble du génotype, avec de potentiels phénomènes synergiques et antagonistes, y compris pour des positions éloignées sur le génome (on parle d’épistasie).

Ces mutations sont-elles des innovations de ces variants, ou BA.4 et BA.5 « piochent-ils » dans toutes les possibilités qui ont été testées par leurs prédécesseurs – Delta, Gamma, Beta, Alpha ?

MTS - Rappelons qu’Omicron n’est pas le descendant de précédents variants, mais un cousin éloigné, et que les virus ne mutent pas de façon volontaire ni dirigée. Les mutations détectées dans le génome d’une nouvelle lignée sont apparues par hasard.

La mutation 452R n’était pas présente dans les lignées BA.1 ou BA.2, mais on la trouvait bien chez le variant Delta. C’est d’ailleurs une des trois mutations recherchées dans les tests de criblages actuellement réalisés sur tous les tests PCR positifs en France.

La mutation 486V n’est associée à aucune des lignées circulant au sein de notre espèce, mais des expériences dites de deep mutational scanning, qui consistent à générer des protéines avec des mutations, l’avaient identifiée comme étant potentiellement impliquée dans l’évasion à l’immunité.

SA - Concernant les différences entre variants, deux mécanismes génétiques sont impliqués : les mutations et la recombinaison. Cette dernière permet un brassage de portions entières du génome lorsque deux virus de lignées différentes « co-infectent » un même hôte.

Au niveau biologique, plusieurs hypothèses coexistent pour expliquer l’émergence de variants : la circulation accrue dans une population, l’implication d’un réservoir animal ou les infections chroniques chez des personnes immunodéprimées. En effet, ces dernières ne parviennent pas à éliminer le virus, qui cause donc des infections plus longues et plus létales. Une prépublication (donc à prendre avec précautions, car non encore relue par les pairs) d’une équipe de New York décrit ainsi l’évolution intra-patient d’un virus BA.1 avec l’accumulation de mutations clés et, surtout, sa transmission à au moins cinq autres personnes.

Dans le cas de BA.4 ou BA.5, comme leurs différences avec BA.2 sont assez limitées, il pourrait ne s’agir que de mutations fixées au fur et à mesure de la circulation du virus.

Pourquoi BA.4 et BA.5 se propagent-ils maintenant en France ?

SA - On peut facilement estimer un avantage de croissance d’une lignée par rapport à une autre dans une population. Selon notre équipe, celui de BA.5 est de l’ordre de 9 % en France par rapport à BA.2.

En revanche, il est compliqué de savoir d’où provient cet avantage. BA.5 se propage-t-il plus, car il est plus contagieux ? Ou bien parce qu’il échappe mieux à l’immunité ? Une prépublication par une équipe japonaise et une publication par une équipe chinoise mettent en avant le rôle de l’échappement immunitaire, notamment via la mutation 486V.

Quelle que soit l’origine de cet avantage, cela peut contribuer à un rebond épidémique en France.

MTS - Un second mécanisme est aussi à l’œuvre dans l’Hexagone : l’immunité anti-SARS-CoV-2 – essentiellement hybride, c’est-à-dire à la fois post-vaccinale et post-infectieuse – décline avec le temps depuis le dernier événement immunogène (qu’il s’agisse d’une infection ou de la vaccination).

Si la protection conférée par une infection Omicron ou une 3e dose de vaccin reste notable après cinq mois vis-à-vis d’une forme grave, elle est revanche très diminuée vis-à-vis d’une infection quelconque. La susceptibilité de la population au virus (c’est-à-dire le pendant de l’immunité collective), se reconstitue donc avec le temps, ouvrant à terme la possibilité d’une reprise épidémique.

En résumé, BA.4 et BA.5 se propagent à la faveur du vieillissement de notre immunité, et le font plus rapidement que BA.2, car ils bénéficient d’un double avantage de contagiosité et d’échappement immunitaire. BA.4 et BA.5 induisent donc une vague plus tôt que BA.2 ne l’aurait fait.

La situation au Portugal a pu inquiéter. Mais peut-on tirer des enseignements des tendances observées dans les autres pays ?

MTS - Je suis réservé sur les comparaisons interpays : elles sont de plus en plus délicates, car la circulation courante dépend, outre des mesures sanitaires en place, de l’historique épidémiologique et immunologique, de plus en plus différencié selon les pays.

Au niveau de la France, il est même toujours difficile de comparer quantitativement le relâchement des mesures contribuant à la reprise, et le contexte estival qui la limite, avec des jours plus longs et plus chauds favorisant les interactions sociales en milieu aéré.

SA - Le Portugal est un des pays européens où la vague BA.4/BA.5 est la plus avancée et s’accompagne d’une hausse des hospitalisations. Il est compliqué de savoir pourquoi elle y a débuté si précocement, mais, comme pour tous les débuts d’épidémies, le rôle d’événements aléatoires du type « super-propagation » y est probablement pour beaucoup.

Au niveau mondial, en Afrique du Sud, la vague BA.4/BA.5 semble sur le déclin. Aux États-Unis, en revanche, BA.2 a d’abord été remplacé par la lignée BA.2.12, mais celle-ci semble en voie de remplacement par BA.5.

Peut-on anticiper les conséquences de ces remplacements entre variants sur les futurs pics épidémiques ?

SA - En 2021, en France, un nouveau variant remplaçait les anciens, car il était plus contagieux. Depuis décembre 2021, c’est plutôt l’évasion immunitaire qui mène le bal.

Ceci rend la modélisation de scénarios délicate. Les modèles de notre équipe, comme de ceux de l’Institut Pasteur ou de l’Institut Pierre Louis d’Epidémiologie et de Santé publique tenaient déjà compte de la couverture vaccinale dans la population et du pourcentage de personnes ayant eu une infection naturelle.

En revanche, inclure le temps écoulé depuis la dernière vaccination ou infection naturelle est un défi, car, après deux ans de pandémie, deux campagnes vaccinales et une énorme vague BA.1, tout le monde a désormais une immunité différente !

MTS - Nous avons développé des outils pour prendre en compte cette hétérogénéité de l’immunité dans les populations. Vu nos contraintes, nous nous focalisons pour le moment sur le temps long, mais, en théorie, il devrait être possible d’utiliser ce cadre pour explorer des scénarios prospectifs à court terme.

Pour le moment, difficile de dire quelle sera l’ampleur exacte de la nouvelle vague épidémique qui débute. Cette vague, au sens génétique ou virologique, est déjà bien avancée et BA.5 deviendra majoritaire vraisemblablement d’ici le 20 juin. Si on peut compter sur l’été pour diminuer l’incidence par rapport à l’hiver, il n’empêchera pas, à lui seul, une vague de contamination. Pour mémoire, un des pics de circulation en France demeure août 2020, et la 4e vague (de Delta) avait connu son pic en juillet 2021.

La République… c’est les collectivités locales ?

Face à la nécessité de résoudre les fractures du pays dont ont témoigné les résultats de l’élection présidentielle, il est indispensable de démultiplier la République pour répondre aux besoins des Français. Pour cela, la coopération de tous les instants entre État et collectivités n’est plus une option mais une obligation. Par Sébastien Martin, Président d’Intercommunalités de France, Président de la Communauté d’Agglomération du Grand Chalon ( la Tribune)

Un plaidoyer en faveur d’une décentralisation vers les collectivités locales. Pas sûr cependant que le millefeuille administratif garantisse vraiment une plus grande efficacité et une plus grande démocratie surtout depuis la création des communautés de communes, une étagère supplémentaire pas toujours très utile. Notons enfin que la démocratie dans ces collectivités locales n’est pas toujours très exemplaire ! NDLR

 

La République, c’est l’action commune de l’État et des collectivités. Car avant d’être Président, Ministre, élu local ou agent de la fonction publique nous sommes toutes et tous au service de la République. Et c’est la République qui doit répondre aux angoisses, mais aussi aux espérances exprimées lors du scrutin présidentiel.

C’est pourquoi ce quinquennat doit être celui où l’on « démultipliera » la République, partout, dans sa capacité d’action.

Face aux inégalités, la « République démultipliée » doit être celle qui « entre » partout, et se réaffirme comme une, indivisible et plus que jamais décentralisée.

Un nouveau cadre de dialogue État-Collectivité doit être imaginé et appliqué. Il doit nous permettre de prendre en main tous les enjeux de l’action publique du prochain quinquennat et de cheminer ensemble vers des solutions.

Car chacun le sait, l’État ne peut pas tout. Rares sont les domaines où il agit seul. Même la sécurité, compétence pourtant hautement régalienne, est aujourd’hui l’affaire de tous. Il suffit de voir pour cela le rôle de plus en plus important joué par les Polices municipales.

Créer la République démultipliée, c’est créer plus de cohérence, de complémentarité entre échelles de décision et donc, d’efficacité de l’action publique dans une France des bassins de vie. Cette dernière ne doit plus se limiter à des frontières administratives, pour enfin s’adapter au territoire vécu par nos concitoyens.

Dans cette quête de pertinence de l’action publique, chaque acteur concerné doit savoir et pouvoir jouer sa partition. Il nous faut donc des échelons territoriaux stratégiques et d’autres de mise en œuvre opérationnelle selon les enjeux. Pour y parvenir, l’État doit être fédérateur et facilitateur.

Plusieurs solutions sont d’ailleurs activables rapidement, sans grande réforme, sans grande loi, mais par le changement des façons de procéder. D’abord, en confortant les contrats État-collectivités qui ont prouvé leur efficacité (CRTE, CPER, Action Cœur de Ville, Territoires d’Industrie…) et en assumant d’abandonner ceux qui ont montré leurs limites. Ensuite, en facilitant la délégation de certaines compétences entre collectivités qui, d’évidence, seraient mieux exercées à un niveau plus local. Certaines expérimentations ont montré que le versement des aides aux entreprises, compétence des régions, pouvait être assumé de manière efficace par une intercommunalité sur son territoire, du fait de sa meilleure connaissance des besoins. Dès lors, pourquoi l’État n’incite-t-il pas les régions à conventionner avec les bassins de vie les plus à même de s’en charger ? Pourquoi ne serait-il pas possible de déléguer aux blocs locaux en capacité de le faire la gestion des procédures d’implantation d’entreprises quand on sait que le gain de temps engendré permettrait de conforter l’attractivité de tout un territoire ?

C’est à l’échelle des bassins de vie, et grâce à cette manière plus pragmatique de procéder, que nous pourrons répondre aux enjeux majeurs de la réindustrialisation du pays, de sa transition écologique et de la cohésion sociale et territoriale indispensable à l’unité de la République.

Cela implique de donner aux territoires qui le peuvent, les pouvoirs financiers et opérationnels suffisants pour déployer eux-mêmes les stratégies qui les tirent vers le haut tout en accompagnant vers la pleine maîtrise de leurs compétences ceux qui en ont besoin.

Pour que le prochain mandat permette de résorber les fractures, son début devra être marqué par l’ouverture, dans tous les territoires, de l’indispensable débat du « qui peut faire quoi et mieux », en conviant, par exemple dans chaque région, les différentes collectivités à un échange sur les capacités à faire de chacune.

C’est par cette action coordonnée et commune entre États et collectivités, que nous pourrons répondre à l’exigence des Français de vivre dans un pays qui se préoccupe d’eux, de leur quotidien, de leur futur, de celui de leurs enfants. C’est en osant une « décentralisation de la confiance », où élus locaux, services déconcentrés et État central additionnent leurs envies et leurs possibilités, que l’on construira une République à même de démultiplier les énergies et donc, à la hauteur des défis de notre époque.

Sébastien Martin

Une souveraineté minérale en France, c’est possible

Une  souveraineté minérale en France, c’est possible

La transition énergétique à l’œuvre aujourd’hui est certainement le chantier majeur des cinquante prochaines années. La sortie du « tout-pétrole » actée par l’Union européenne représente en elle-même une formidable opportunité, qui ne sera pas sans conséquences tant nos habitudes de consommation, de déplacement vont être bouleversées dans les années à venir. Par Eugène Daronnat, consultant en énergie ( dans la Tribune)

 

Alors que nous pensions basculer dans un monde toujours plus virtuel, il apparait en réalité que notre dépendance aux matières premières et aux ressources minérales va s’accroitre de manière exponentielle. Si nous sortons à terme d’une dépendance au pétrole, nous rentrons de manière certaine dans une dépendance aux métaux stratégiques, indispensables à la transition énergétique et numérique. Le rapport Varin remis au mois de Janvier 2022 sur les enjeux « d’approvisionnement en matières minérales » pose de manière claire les enjeux.

La priorité « écologique » est évidemment de pérenniser le parc nucléaire existant (en optimisant notamment le facteur de charge de nos centrales nucléaires, aujourd’hui pour moitié à l’arrêt) tout en lançant le chantier de nouveaux EPR (15 au minimum pour répondre aux besoins croissants en électricité). Mais les combats écologiques de demain porteront aussi sur les métaux stratégiques. La France devra être à l’avant-garde de ce combat, et ce pour deux raisons.

Premièrement, pour sécuriser les approvisionnements Européens et Français en métaux stratégiques, alors que la dépendance aux matières premières est en train de devenir l’enjeu n°1. Un embargo de la Chine sur les métaux rares comme nous l’avons connu en 2010 serait dramatique pour nos économies. Nous devons accélérer fortement les investissements en la matière à travers le lancement du « fonds d’investissement dans les métaux stratégiques », qui doit être doté de plusieurs milliards d’euros, pour répondre à l’enjeu.

Par ailleurs, la refonte du code minier et la relance de la filière minière doivent être érigées en priorité, pour que nous ne connaissions pas une situation analogue à celle de la filière nucléaire, qui a connu depuis plusieurs dizaines d’années une perte de compétences que nous payons cher aujourd’hui.

Deuxièmement, pour des raisons écologiques, parce que l’exploitation des métaux stratégiques dans des conditions écologiques désastreuses, en Chine ou en Afrique notamment, va devenir dans les mois et les années à venir un sujet porté à la connaissance de l’opinion publique. Les Français, et notamment les jeunes générations ne nous pardonneraient pas de ne pas avoir pris les devants, en cautionnant cette délocalisation de pollution dans des pays moins soucieux de l’environnement.

Concrètement, la France pourrait diligenter une recherche approfondie de la présence de métaux précieux sur son sol et dans ses océans pour s’assurer que les éléments en notre possession sont à jour, et lancer ensuite rapidement sous le quinquennat une expérimentation d’exploration. Dans le même temps, il est essentiel d’accélérer sur la thématique du recyclage de ces métaux précieux.

La culture minière faisant partie de l’histoire de notre pays, de nombreuses régions pourraient être sensibles à de telles initiatives, par ailleurs pourvoyeuse d’emplois dans le moyen-terme, à travers la relance de la filière. Et si la souveraineté minérale était la réponse française au défi de la transition énergétique ?

On connait le nom du prochain premier ministre….c’est Macron

On connait le nom du prochain premier ministre….c’est Macron

 

La France avait sans doute oublié qu’elle avait un premier ministre dont la démission est annoncée pour jeudi ou samedi. La démission de Jean Castex devrait avoir lieu jeudi ou samedi et son successeur devrait être annoncé dans la foulée.  Plusieurs fois interrogées sur le nom du successeur de Castex, Macron entretient un faux mystère. Il a déclaré » je connais son nom mais le moment n’est pas venu de le donner ». La vérité c’est que le premier ministre sera Macron lui-même et le Premier ministre jouera les utilités….comme Castex.

Je connais le nom du prochain premier ministre….c’est moi (Macron)

Je connais le nom du prochain premier ministre….c’est moi (Macron)

 

La France avait sans doute oublié qu’elle avait un premier ministre dont la démission est annoncée pour jeudi ou samedi. La démission de Jean Castex devrait avoir lieu jeudi ou samedi et son successeur devrait être annoncé dans la foulée.  Plusieurs fois interrogées sur le nom du successeur de Castex, Macron entretient un faux mystère. Il a déclaré » je connais son nom mais le moment n’est pas venu de le donner ». La vérité c’est que le premier ministre sera Macron lui-même et le Premier ministre jouera les utilités….comme Castex.

L’ennemi de Macron, c’est l’indifférence (Jean-Yves Dormagen)

L’ennemi de Macron, c’est l’indifférence  (Jean-Yves Dormagen)

 

 

À la veille du premier tour présidentiel, la situation politique française est plongée dans un épais brouillard. Les Français ont eu de la peine à s’intéresser à cette campagne jugée atone par beaucoup. Pour Jean-Yves Dormagen, professeur de sciences-politiques à l’université de Montpellier et spécialiste des comportements électoraux, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon pourraient être pénalisés par l’abstention.(Entretien dans la Tribune)

 

Jean-Yves Dormagen, professeur de sciences-politiques à l’Université de Montpellier et président-fondateur de Cluster 17. (Crédits : Reuters)

LA TRIBUNE – Doit-on s’attendre à une forte abstention dimanche prochain au premier tour de l’élection présidentielle ?

JEAN-YVES DORMAGEN -Tous les indicateurs semblent montrer que l’abstention sera élevée. Les sondages prévoient dans la plupart des cas une forte abstention. Les instituts de sondage ont parfois des difficultés à anticiper l’abstention avec précision. Il faut donc prendre ces chiffres avec certaines précautions. Mais l’abstention pourrait approcher le record de 2002, voire même le dépasser. Certaines estimations évoquent un chiffre de 30%. Rappelons qu’à la présidentielle, la participation est en général autour de 80%.

À qui pourrait profiter cette abstention ?

Le profil des abstentionnistes est bien établi aujourd’hui. Les jeunes, les catégories les plus populaires, les moins diplômés risquent de s’abstenir fortement. À l’opposé, les personnes plus âgées, appartenant aux catégories supérieures et diplômées votent plus régulièrement, y compris quand l’abstention est élevée. Quand l’abstention progresse, elle accentue les écarts de participation entre les catégories. Si l’abstention est forte, elle a tendance à augmenter dans certains groupes alors qu’elle reste contenue dans d’autres groupes. En gros, pour un cadre qui va s’abstenir vous aurez deux ouvriers qui n’iront pas voter. C’est le même type d’écart entre jeunes et seniors.

En conséquence, les candidats dont l’électorat est plus jeune et plus populaire sont les plus menacés. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon pourraient être pénalisés par l’abstention. L’électorat de Jean-Luc Mélenchon a un profil très jeune. Quant à celui de Marine Le Pen, son électorat a un profil très populaire. Ces catégories sont très abstentionnistes. À l’opposé, Emmanuel Macron et Valérie Pécresse ont des électorats plus âgés, appartenant aux catégories supérieures et qui votent de manière plus constante.

La part des Français indécis est-elle encore importante à la veille du scrutin ?

Sur les dernières années, le phénomène d’indécision tend à augmenter et à durer plus longtemps. À la veille de l’élection, les études de mon Institut Cluster 17 montrent qu’il y a encore plus de 20% d’indécis. Ce qui est beaucoup à quelques jours du scrutin.

L’autre phénomène marquant est que les votes sont loin d’être cristallisés. Les dynamiques sont très soutenues à la hausse ou à la baisse pour les candidats. Il n’est pas exclu que les choses bougent jusqu’à dimanche dans l’isoloir.

Les élections régionales en 2021 et les élections municipales en 2020 ont été marquées par des niveaux d’abstention record sous la Vème République. Comment l’abstention a-t-elle évolué au cours des dernières décennies ?

On assiste à une tendance à l’augmentation de l’abstention depuis la fin des années 80. Ce cycle s’est accéléré depuis 2017. Cette accélération n’est pas seulement imputable au Covid. Les élections législatives en 2017 avaient déjà été marquées par une abstention record. Aux municipales de 2020, le record d’abstention a été pulvérisé. Enfin, les deux tiers des inscrits ne se sont pas déplacés pour aller voter aux dernières Régionales. C’est presque « un collapse démocratique » en termes de participation.

Jusqu’à présent, la présidentielle était relativement épargnée par la progression de l’abstention. Le record de participation de toute l’histoire du suffrage universel a même été battu en 2007. Dans ce cycle de faible mobilisation, des pics de mobilisation sont donc encore possibles. 2012 et 2017 restent d’ailleurs des scrutins mobilisateurs. Sur les deux tours de scrutin présidentiel en 2017, 87% des inscrits ont participé à au moins un des deux tours. L’enjeu de dimanche prochain est donc de savoir si la présidentielle va résister à l’abstention ou si elle va être touchée elle aussi et jusqu’à quel point.

20 ans après le passage de Jean-Marie Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle face à Jacques Chirac. L’abstention tend à se « normaliser ». Comment expliquez-vous un tel phénomène ?

L’abstention s’est, en effet, profondément banalisée. Cette banalisation est un phénomène de longue durée qui s’inscrit dans des transformations sociétales profondes. Le vote s’inscrit dans une société des droits et non plus des devoirs. Les individus considèrent qu’ils sont libres de leurs actes et de leurs choix dans la limite de ceux d’autrui. Cela correspond à une société où domine le libéralisme culturel.

Il n’y a pas de sentiment de culpabilité associé à l’abstention, en particulier chez les jeunes générations. Cela va même au-delà. Lorsque les deux tiers des citoyens ne votent plus, l’abstention s’est banalisée. Pendant longtemps, les citoyens ont voté par sentiment d’obligation. Ce sentiment subsiste peut-être encore un peu chez les plus âgés mais il tend à disparaître.

Concernant la banalisation du vote pour Marine Le Pen, nous ne revivrons pas le 21 avril 2002. À l’époque, les groupes de la gauche radicale, qui correspondent à l’électorat de Jean-Luc Mélenchon aujourd’hui, sont ceux qui s’étaient le plus mobilisés pour faire barrage à l’extrême droite et au « fascisme » pour reprendre la terminologie de la gauche de l’époque. Jacques Chirac a d’ailleurs été élu avec plus de voix de gauche que de voix de droite en 2002.

Aujourd’hui, au contraire, ce qui menace sans doute le plus Emmanuel Macron, c’est l’indifférence et le probable refus d’aller voter d’une grande partie de la gauche radicale. Marine Le Pen s’est banalisée. Les scores attribués dans les sondages à Marine Le Pen n’ont rien à voir à ceux de son père il y a 20 ans. Son potentiel électoral dans les sondages n’est plus le même et il exprime cette banalisation.

La participation des jeunes et des catégories populaires est particulièrement basse lors des récents scrutins. Comment expliquez-vous de tels résultats ?

Les classes d’âge jeunes sont moins politisées en moyenne que les classes d’âge plus âgées. La politisation augmente avec l’âge. Les catégories populaires, à fortiori les ouvriers, les travailleurs manuels, les catégories moins diplômées sont, elles aussi, en moyenne moins politisées que les classes sociales supérieures et diplômées.

Ces inégalités sociales de politisation se traduisent par des inégalités sociales de participation politique. Elles trouvent leur prolongement dans l’abstention. Le rôle d’une campagne électorale est précisément de mobiliser ceux qui sont les moins enclins à voter spontanément.

La campagne électorale est d’abord une campagne de mobilisation. Son impact est plus important sur les catégories les moins politisées. Dès que l’abstention augmente, la démobilisation touche d’abord les catégories jeunes et populaires car elles sont moins politisées.

Les chercheurs évoquent parfois les mal-inscrits et les non-inscrits sur les listes électorales. Combien représentent-ils de personnes en France ?

Les mal-inscrits correspondent aux personnes qui sont inscrites sur des listes mais ne sont pas inscrites sur leur lieu d’habitation. Ce phénomène concerne avant tout les jeunes. Actuellement, près de la moitié des jeunes sont soit non-inscrits, soit mal-inscrits. Cela contribue aussi à expliquer le différentiel de participation entre les jeunes et les seniors.

En 2017, il y avait environ 7,5 millions de mal-inscrits sur les listes électorales. Cette mal-inscription explique à elle seule près de la moitié du non-vote à la présidentielle. C’est un phénomène majeur.

En revanche, la non-inscription a diminué. « Selon les derniers chiffres de l’Insee », 5% des Français sont non-inscrits. C’est un chiffre historiquement bas. Le grand problème aujourd’hui est donc la mal-inscription. Actuellement, la mal-inscription correspond environ à 15% de l’électorat. Il faut cependant rappeler que tous les mal-inscrits ne s’abstiennent pas. Certains jeunes retournent dans leur famille pour aller voter. Mais facteur augmente évidemment beaucoup les risques d’être abstentionniste, surtout si l’élection est peu mobilisatrice.

Comment expliquez-vous cette hausse de l’inscription alors que l’élection présidentielle semble peu mobilisatrice ?

Le changement de calendrier pour les inscriptions peut expliquer cette amélioration. Jusqu’en 2020, les citoyens ne pouvaient pas s’inscrire sur les listes électorales l’année de l’élection. Le calendrier de l’inscription était désynchronisé de celui de la campagne électorale. Cette année, on a pu s’inscrire jusqu’en mars. Et on peut encore le faire pour les législatives.

Cette réforme permet aux citoyens de s’inscrire jusqu’à six semaines avant l’élection. Le second facteur qui peut expliquer cette amélioration est l’inscription sur Internet. Beaucoup d’inscriptions en 2022 ont été réalisées en ligne. Ce qui montre bien que les procédures comptent aussi et qu’il y aurait lieu de moderniser l’organisation du vote si l’on veut favoriser la participation.

Défendre l’Ukraine, c’est défendre notre liberté

Défendre l’Ukraine, c’est défendre notre liberté

Le député européen Raphaël Glucksmann appelle, dans une tribune au « Monde », l’Europe à montrer qu’elle est prête « à payer le prix de la liberté » en mettant fin aux importations de gaz et de pétrole russes et en fournissant davantage d’armes aux forces ukrainiennes.

 

Tribune.

 

Depuis le 24 février 2022, les dirigeants européens répètent en boucle que l’histoire est redevenue tragique et que la guerre est de retour dans nos vies. Mais ont-ils vraiment compris ce que cela signifiait ? Et nous ? Avons-nous compris que l’avenir de l’Europe se décidait dans les ruines de Marioupol et de Kharkiv, dans les rues de Kyiv [le nom ukrainien de Kiev] et de Kherson, dans les corridors des chancelleries et les travées des Parlements aussi, en chacun de nous enfin ?

Le dire n’est pas suffisant, il faut se comporter et agir en conséquence, c’est-à-dire tout faire – tout sauf une intervention militaire directe contre la puissance nucléaire russe – pour arrêter Vladimir Poutine en Ukraine. Maintenant. Sans tergiversation ni faux-fuyant.

Mais nos élites biberonnées au mythe de la paix perpétuelle sauront-elles faire face à la tempête qu’elles ont si longtemps refusé de voir venir ? L’Europe trouvera-t-elle la force de naître de ce chaos que les anciens Grecs plaçaient aux origines du monde, ou bien s’y noiera-t-elle par impuissance et apathie ?

A ces questions, nos dirigeants n’ont pas encore apporté de réponse claire. Les Ukrainiens, si. Imprévue à Moscou comme à Washington, leur résistance est la surprise qui ouvre une brèche et place chacun face à ses responsabilités. Sans elle, nos gouvernants auraient une fois de plus consenti à la défaite du droit, de nos principes et de nos intérêts. Ils auraient condamné, puis seraient passés à autre chose. Comme en Géorgie. Comme en Syrie. Comme en Crimée. C’est cette résistance héroïque qui change la donne.

Nous n’enverrons pas d’armée combattre à ses côtés, mais nous pouvons l’aider beaucoup plus qu’actuellement. Face aux hésitations américaines sur les avions de chasse Mig polonais, les Européens doivent assumer de livrer les avions, les missiles sol-air, les batteries antimissiles que les Ukrainiens nous demandent afin d’essayer de fermer ce ciel meurtrier que nous laissons ouvert.

Les démagogues qui confondent les mots « paix » et « soumission » clament qu’agir ainsi nous conférerait le statut de « cobelligérant ». C’est faux. La charte de l’Organisation des Nations unies est claire : lorsqu’une nation souveraine est envahie en violation du droit international, lui fournir des armes ne rend aucunement « cobelligérant ». Affirmer l’inverse revient à accepter que Poutine fixe les termes du débat qu’il suscite et du conflit qu’il impose. C’est ce que nous avons fait depuis son accession au pouvoir en 1999 et c’est ce qui nous a menés là, au bord du gouffre.

Ukraine : Poutine , c’est du génie pour Trump !

Ukraine : Poutine , c’est du génie pour Trump !

 

 

La confrérie des dictateurs  internationaux semble se donner la main dans le soutien immonde à Poutine. C’est aussi le cas de Trump dont on peut douter de la santé mentale qui prend position pour le dictateur plus en le considérant même comme un génie. Toujours évidemment la nuance pour ce paranoïaque mafieux (actuellement dans les mailles de la justice pour d’innombrables fraudes fiscales et qui aura aussi à rendre compte de sa responsabilité personnelle dans l’envahissement du Capitole).  En regardant l’allocution de Vladimir Poutine lundi, lors de laquelle le président russe a déclaré reconnaître l’indépendance de deux territoires séparatistes d’Ukraine, «j’ai dit « c’est du génie »», a déclaré le milliardaire républicain à un podcast conservateur. «Qu’est-ce qu’il est malin», a ajouté l’ancien président au sujet de Vladimir Poutine, vantant au passage sa relation avec le dirigeant russe. La proximité entre les deux hommes a par le passé fait l’objet de vives critiques.

C’est la forêt qu’on assassine avec de bons sentiments (Pierre Bois d’Enghien)

C’est la forêt qu’on assassine avec de bons sentiments (Pierre Bois d’Enghien)

La France dispose d’un important patrimoine forestier aujourd’hui mis en danger avec les effets du réchauffement climatique. Pour inverser la tendance, il faut coordonner les compétences des professionnels du secteur et se prémunir contre les critiques faites contre les forestiers au nom d’un nouveau discours politiquement correct. Par Pierre Bois d’Enghien, ingénieur agronome et enseignant en sciences de l’environnement.

 

La France est, par tradition, un pays de forêts. Aujourd’hui, elle dispose de 4,3 millions d’hectares (ha) de forêts publiques et quasi un tiers du territoire métropolitain est boisé, soit 17 millions d’ha. L’édition 2021 de l’Inventaire forestier de l’IGN révèle que depuis 1985 jusqu’à ce jour, la croissance moyenne de la superficie boisée est de 80.000 ha par an et que la forêt métropolitaine est constituée à 67% de peuplements de feuillus, 21% de conifères et 12% de peuplements mixtes feuillus/résineux.

L’Hexagone a donc toujours porté une attention particulière à son patrimoine forestier. Qu’il s’agisse d’étendre ses superficies, y améliorer la biodiversité, de protéger des espèces séculaires comme les épicéas (dans le Jura, les Vosges par exemple) ou le merisier, ou d’introduire de nouvelles espèces comme le chêne rouge d’Amérique pour servir de pare-feu, notre pays a toujours été à l’avant-garde de la sylviculture et de la protection forestière. Cet effort s’étend sur le temps long, car il faut entre trente et cinquante ans pour voir les retombées d’une politique forestière et, en même temps, il faut penser celle-ci sur une période allant jusqu’à 200 ans!

Il est donc triste aujourd’hui de constater que la forêt française est en danger. Certes, le couvert forestier dans toute sa diversité ne disparaîtra pas demain. Mais, les perspectives sont alarmantes. Ainsi, les épicéas devraient disparaitre totalement du paysage des plaines d’ici deux ans, estime Bertrand Munch, directeur de l’office national des forêts (ONF). Il faudra s’attendre à voir reculer des espèces emblématiques comme le hêtre ou le frêne. Le pin sylvestre et le châtaignier pourraient leur emboîter le pas.

Pour les experts, l’ennemi est clairement désigné : le réchauffement climatique. Ce phénomène favorise le développement d’espèces nuisibles aux arbres à l’image du scolyte qui affecte les épicéas. Les cycles de sécheresses et les épisodes de fortes précipitations induits par le réchauffement climatique affectent aussi nos forêts qui ne pourront s’y adapter suffisamment rapidement sans l’intervention de l’homme.

Dans l’ensemble, la situation est préoccupante. A très court terme, 10% du territoire pourrait être concerné par ces bouleversements. Néanmoins, il est encore possible de changer les choses. La chance de la France est de disposer d’une tradition forestière forte. Des chênaies lancées par Colbert au Fonds forestiers national créé en 1947, les forêts ont toujours été au cœur des préoccupations des pouvoirs publics. Et cela s’explique par les fonctions économique, environnementale et sociale, qu’elles jouent.

Mais pour réussir à inverser la tendance négative que nous observons actuellement, il faudra les efforts conjugués des différentes parties impliquées dans la sauvegarde de la forêt. Or c’est aujourd’hui le nœud du problème : cette absence de coordination entre partenaires de la même cause. Pire, il est désormais monnaie courante, au nom d’un nouveau discours supposément politiquement correct de critiquer l’action des forestiers. S’élever contre les coupes rases, ou même la simple action humaine sur les forêts est la nouvelle doxa. Pour ceux qui disposent d’une expertise dans le domaine, cette vision procède d’un idéalisme naïf qui aurait pu prêter à sourire s’il n’avait pas des conséquences désastreuses.

Et que dire quand on sait que ces critiques viennent essentiellement de diverses associations de défense de l’environnement ? Elles reposent au mieux sur de l’ignorance, au pire sur de la mauvaise foi. Il convient d’opposer à ces accusations un ensemble de faits. En premier lieu, il faut rappeler que les forestiers constituent un atout dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation des forêts. Leur mission est de protéger la forêt et de permettre son exploitation durable. Ce faisant, ils permettent d’améliorer le stockage du carbone par nos bois, et de réduire les importations de grumes exotiques, dont le bilan carbone peut être catastrophique.  Au quotidien, les forestiers mettent en œuvre une vision de ce que sera la forêt. Contrairement aux idées reçues, les forêts dont nous avons héritées sont davantage le fruit d’une action humaine que d’un laisser-faire de la nature.

Il est donc important de rappeler que, si le but final poursuivi par les uns et les autres est la sauvegarde du patrimoine forestier français, celle-ci ne se fera qu’avec l’action des forestiers, qui sont tous les jours au contact des forêts et des espèces qu’elles abritent. Cette mission devra également s’accomplir avec le soutien des différentes parties prenantes qui ont à cœur de préserver la nature. A moins d’un agenda caché, il n’y a aucun profit à lancer une chasse aux forestiers. La forêt française est le produit de l’action de ces derniers, et pour la sauvegarder, il convient d’instaurer entre partenaires, et dans l’esprit du public, un climat de confiance. Ce climat ne peut être que la conséquence d’un débat, honnête et bien informé. Autrement, c’est la forêt qu’on assassine.

La gauche , c’est Macron !

La gauche , c’est Macron !

Par Dominique Villemot, Jacky Bontems, Aude de Castetont membres de Démocratie Vivante

(Une tribune en forme de plaidoyer sans nuance pour la politique de Macron qui serait le représentant de la gauche !  ( dans l’ »Opinion »)

 La gauche traditionnelle est hors-jeu : les candidats de ses partis (PS, EELV, PRG) obtiennent à eux trois à peine 10 % dans les sondages car une grande partie de leurs électeurs soutiennent Emmanuel Macron (41 % des électeurs de François Hollande en 2012 disent vouloir voter Emmanuel Macron, selon un sondage paru dans le JDD du 6 février). Et ce n’est pas en ciblant leurs critiques sur Emmanuel Macron et en le traitant de droite qu’ils les feront revenir, tellement ces critiques sont en décalage par rapport à la réalité.

 

En effet Emmanuel Macron a pris de nombreuses mesures favorables aux Français, et notamment aux plus modestes d’entre eux. Le « quoiqu’il en coûte » a bénéficié massivement aux salariés, grâce à la prise en charge du chômage partiel qui les a protégés contre le licenciement. Le taux de chômage a ainsi fortement baissé durant le quinquennat, de 9,5 % à 7,6 %, malgré la crise sanitaire, et notamment chez les jeunes pour lesquels il a baissé de 26 % à 19 % du fait en particulier de la réforme de l’apprentissage. Le pouvoir d’achat des ménages a augmenté de 7,6 %, avec les baisses d’impôts (suppression de la taxe d’habitation et des cotisations salariales maladie et chômage, baisse de l’impôt sur le revenu) et la hausse de la prime d’activité. Il faut ajouter le chèque énergie et l’indemnité inflation.

Le quinquennat a donc permis de donner plus à ceux qui ont moins grâce à la croissance et à la baisse du chômage, mais il est allé plus loin en s’attaquant aux causes profondes des inégalités. C’est le cas pour la santé avec le remboursement à 100% des frais de lunettes et des soins dentaires. C’est aussi le cas pour l’éducation avec le dédoublement des classes de CP et de CE1, le parcours « 1000 jours » pour la petite enfance et le maintien de l’ouverture des écoles pendant la crise sanitaire.

De plus, jamais jusqu’à présent un gouvernement n’avait fait autant pour l’écologie avec l’arrêt de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures, l’arrêt des centrales à charbon, la loi sur l’économie circulaire puis la loi climat et résilience et enfin le plan de relance de 100 milliards,dont un tiers est consacré à la transition énergétique.

Un bilan qu’une gauche responsable ne peut que soutenir, et qui se situe dans le prolongement de l’action de Michel Rocard, Pierre Bérégovoy ou Jacques Delors

Il faut aussi citer les nombreuses mesures prises en faveur des femmes (loi renforçant l’action contre les violences sexistes et sexuelles, loi visant à agir contre les violences au sein de la famille, loi visant à protéger les victimes de violences conjugales, loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel) auxquelles on ajoutera la réforme des pensions alimentaires et la PMA pour toutes.

Enfin n’oublions pas la défense de la laïcité et la loi sur le « séparatisme ».

Bilan. Un bilan qu’une gauche responsable ne peut que soutenir, et qui se situe dans le prolongement de l’action de Michel Rocard, Pierre Bérégovoy ou Jacques Delors.

Et puis les électeurs de centre-gauche ne veulent pas d’un retour de la droite, d’une droite qui a perdu confiance en la France, d’une droite qui classe les Français en fonction de leur origine ou de leur religion et qui se tourne vers le passé.

Ils ne se reconnaissent pas pour autant dans Jean-Luc Mélenchon, populiste et eurosceptique. Les sociaux-démocrates, les écologistes de progrès, les réformateurs qui ne veulent ni de la droite ni de Mélenchon se reconnaissent naturellement dans Emmanuel Macron car, entre Macron et Mélenchon, il n’y a rien.

Dominique Villemot, Jacky Bontems et Aude de Castet sont membres de Démocratie Vivante.

2002 perspectives pour Anne Hidalgo : c’est cuit

 

 

2002 perspectives pour Anne Hidalgo : c’est cuit

 

Virginie Martin, polititologue et sociologue, estime  qu’il n’y a pratiquement pas d’espoir que la campagne électorale d’Anne Hidalgo  décolle. De fait,  la plupart de sondages ne lui donne pas plus de 4 %. Une véritable débâcle. Interview sur France Info

Qu’est-ce qui pourrait faire enfin décoller la campagne d’Anne Hidalgo ?

Virginie Martin : Je ne sais pas. Pas grand chose, je pense, malheureusement pour elle, c’est difficile. La campagne rame, elle est très peu audible. Elle n’arrive vraiment pas imprimer. Aujourd’hui, on a entendu un discours qui se raccrochait plutôt au passé du Parti socialiste plutôt qu’à un avenir. Ça manque quand même un peu de colonne vertébrale idéologique pour demain et après-demain.

Dans son entourage, il se dit qu’elle veut absolument y croire. Il y a une espèce de volonté, absolument de pureté, d’aller jusqu’au bout. J’ai plutôt l’impression aujourd’hui qu’elle a envie de tenir jusqu’au bout, même si, effectivement, il peut se jouer la faillite économique du PS, qui est déjà aujourd’hui dans une très mauvaise posture financière.

Anne Hidalgo avait réclamé une primaire de la gauche, mais ne reconnaît pas aujourd’hui la primaire populaire. Les électeurs ne s’y perdent-ils pas un peu ?

Ils s’y perdent totalement. D’autant que son discours et ses positions ont fluctué. Elle a été plutôt, à un moment donné, favorable à l’égard de cette primaire populaire. Aujourd’hui, plutôt défavorable. Elle a été plutôt ouverte vis-à-vis des Verts. Aujourd’hui, elle tape beaucoup sur Yannick Jadot. Il y a une ligne qui n’est pas constante. Et là, évidemment, pour imprimer, c’est très compliqué. Etre audible, ce n’est pas possible quand on n’est pas constant.

Anne Hidalgo n’a-t-elle pas un problème de positionnement idéologique ?

C’est une difficulté, une difficulté aussi des cinq ans qui viennent de passer. Le PS aurait pu se réarmer idéologiquement, vraiment se positionner très clairement aussi par rapport à Emmanuel Macron. Tout ça aurait pu se faire. Il y a eu du temps. Le programme aurait pu aussi avoir plus de souffle. Benoît Hamon, typiquement, avait un programme très riche. Il n’a pas fait beaucoup de points, il a quand même dépassé les 5%. Là, on a un peu l’impression qu’il y a une tentative de se réconcilier avec les catégories populaires. Mais finalement, Anne Hidalgo se raccroche plutôt au passé, avec le mariage pour tous, la peine de mort, l’accord climat 2015… Qu’est ce qui a été fait depuis cinq ans au sein même du parti ? Peut être pas assez de travail aussi, et pas assez de préparation pour cette élection.

Prix Carburants: hausses record et c’est pas fini

Prix Carburants: hausses record et c’est pas fini

Des hausses records du carburant et c’est pas fini car le prix du pétrole flambe encore. On enregistre en effet un Record historique pour les carburants dont  les prix sont repartis.  Le gazole s’est vendu la semaine précédente à 1,6214 euro le litre en moyenne, au plus haut, selon les chiffres hebdomadaires du ministère de la Transition écologique arrêtés le vendredi. Le prix avait atteint 1,5583 euro le litre la semaine s’arrêtant le 7 janvier, un montant équivalent au précédent record datant du 15 octobre. Le précédent pic des prix avait eu lieu en 2018, un peu plus d’un mois avant le début du mouvement des «gilets jaunes»: le litre s’échangeait alors pour 1,5331 euro le 12 octobre. Par ailleurs, le sans-plomb 1995-E10, l’essence la plus répandue, s’est vendu à 1,6821 euro, soit une hausse de plus de 2 centimes par rapport au précédent record établi la semaine précédente.

En hausse constante ces dernières semaines, les prix ont dépassé depuis octobre le précédent record, remontant à août 2013 (1,5691 euro le litre). Au cours de la même période, le litre de sans-plomb 95 s’est vendu en moyenne à 1,7069 euro, taxes comprises, contre 1,6823 euro le litre la semaine précédente. La troisième moyenne la plus haute remonte à 2012, à 1,6664 euro le litre. Le sans-plomb 98 a aussi atteint un record, à 1,7674 euro le litre.

Épargne : la rémunération du livret à passe de 0,5 % à 1 %, c’est trop !

Épargne : la rémunération du livret à passe de 0,5 % à 1 %, c’est trop !

 

Comme il fallait s’y attendre la rémunération du livret A sera insignifiante puisque elle passera de 0,5 % à 1 %. C’est trop, d’après la Banque de France qui aurait conseillé de passer de 0,5 % à 0,8 %. ! Dans le même temps sur un an l’inflation officielle aura progressé, elle, de 2,8 %  en niveau) ; conclusion la perte de pouvoir d’achat se rapproche de 2 %. En tout cas le chiffre officiel de l’INSEE dont l’indice de mesure des prix à la consommation est largement obsolète du fait du changement de structure des dépenses des ménages. Les dépenses ajustables pèsent de moins en moins dans le budget des ménages alors qu’augmentent les dépenses contraintes. De toute manière on a un peu de mal à comprendre comment l’inflation pourrait n’être que de 2,8 % en France qui importe à peu près tout en tout cas une grande partie des biens de consommation alors que c’est inflation est de 5 % en Allemagne.

La hausse annoncée ne couvrira donc pas totalement l’inflation , d’autant que celle-ci a fortement accéléré en fin d’année. Mais le grand gagnant de ces changements de taux est sans nul doute le livret d’épargne populaire (LEP), qui rapportera 2,2% dès le 1er février, car sa formule est plus étroitement liée à l’inflation. Près de 7 millions de Français détiennent un LEP, accessible sous conditions de revenus. 15 millions de Français seraient éligibles.

Épargne : la rémunération du livret à passe de 0,5 % à 1 %, c’est trop !

Épargne : la rémunération du livret à passe de 0,5 % à 1 %, c’est trop !

 

Comme il fallait s’y attendre la rémunération du livret A sera insignifiante puisqu’elle passera de 0,5 % à 1 %. C’est trop, d’après la Banque de France qui aurait conseillé de passer de 0,5 % à 0,8 %. ! Dans le même temps sur un an l’inflation officielle aura progressé, elle, de 2,8 %  en niveau) ; conclusion la perte de pouvoir d’achat se rapproche de 2 %. En tout cas le chiffre officiel de l’INSEE dont l’indice de mesure des prix à la consommation est largement obsolète du fait du changement de structure des dépenses des ménages. Les dépenses ajustables pèsent de moins en moins dans le budget des ménages alors qu’augmentent les dépenses contraintes. De toute manière on a un peu de mal à comprendre comment l’inflation pourrait n’être que de 2,8 % en France qui importe à peu près tout en tout cas une grande partie des biens de consommation alors que c’est inflation est de 5 % en Allemagne.

La hausse annoncée ne couvrira donc pas totalement l’inflation , d’autant que celle-ci a fortement accéléré en fin d’année. Mais le grand gagnant de ces changements de taux est sans nul doute le livret d’épargne populaire (LEP), qui rapportera 2,2% dès le 1er février, car sa formule est plus étroitement liée à l’inflation. Près de 7 millions de Français détiennent un LEP, accessible sous conditions de revenus. 15 millions de Français seraient éligibles.

Démocratie : Voter ou ne pas voter : c’est la question !

DémocratieVoter ou ne pas voter : c’est la question !

Aller voter, ne pas aller voter ; rester fidèle à un candidat, opter pour un nouveau ; voter pour des idées ou par stratégie… Cet ouvrage collectif » Voter par temps de crise  » brosse le portrait d’électeurs avant, pendant et après la campagne présidentielle de 2017. (papier du Monde). 

Un essai de typologie intéressant qui dépasse les clivages traditionnels mais qui peut être ne rend pas compte de l’obsolescence des approches et cheminements politiques. Parmi cette obsolescence, le clivage droite gauche qui n’a plus guère de sens sur nombre d’enjeux régaliens comme la santé, l’éducation, la sécurité, l’environnement ou encore la défense.

Pour preuve à peine 40 % aujourd’hui sont décidés vraiment aller voter en 2022. De quoi effectivement s’interroger car cette posture de refus traduit non seulement une absence dl’incarnation des valeurs et orientations souhaitées mais tout autant une sorte de rejet d’une démocratie restée à l’état néandertalien NDLR

 

Alors que depuis plusieurs semaines déjà, la campagne présidentielle bat son plein sans en avoir toujours l’air, une mécanique familière s’est amorcée chez beaucoup de Français. Au gré des prises de parole des (futurs) candidats, des analyses livrées par les commentateurs politiques, des débats télévisés, des publications de sondages, des repas familiaux, des discussions entre collègues ou entre amis, un travail s’opère : l’élaboration d’un choix et de sa signification. Aller voter, ne pas aller voter ; rester fidèle à un candidat, opter pour un nouveau ; voter pour des idées ou par stratégie…

 

C’est cette longue élaboration que l’ouvrage collectif Voter par temps de crise prend pour objet d’étude. Que s’est-il passé, exactement, lors de ce laps de temps ? Comment les électeurs et électrices arrêtent-ils leur choix ? Comment leurs diverses appartenances ont-elles modelé leur geste ? Partant du constat que les grandes enquêtes produites par les instituts de sondage échouent à rendre compte de la façon dont les électeurs se représentent les élections et les candidats, l’équipe de recherche a opté pour une autre méthode.

L’ouvrage se présente ainsi comme une galerie de quatorze portraits d’électrices et d’électeurs Français, classés des plus privilégiés aux plus démunis. Chaque portrait, précédé d’un verbatim de la personne interrogée et suivi d’une courte mise en perspective sociologique, brosse la biographie d’un électeur rencontré à plusieurs reprises avant, pendant et après la campagne présidentielle de 2017. De Louis et Anne-Sophie à Florence, en passant par Khalid, Josette ou Arnaud – les prénoms ont été modifiés –, le lecteur découvre ainsi à chaque fois une vision singulière de l’élection, formée par leur métier, leur secteur d’activité, leurs revenus, leur patrimoine, leur lieu de vie, leur famille, leurs loisirs et leurs sociabilités respectifs. Et, bien sûr, par leur vote.

Ce choix de se placer au plus près de l’électeur ordinaire – bien que ces destins singuliers aient été choisis pour leur capacité à incarner des destins sociaux exemplaires – permet notamment de nuancer des enquêtes statistiques ne prenant pour variable que la seule catégorie socioprofessionnelle. Tout l’intérêt de ces récits est alors de dessiner les nombreuses appartenances et identités de chacun, et la façon dont celles-ci s’articulent dans le contexte politique spécifique de l’année 2017. Le lecteur pourra dès lors suivre la conversion à Emmanuel Macron des fillonistes Louis et Anne-Sophie, la persistance de Josette à voter Benoît Hamon malgré les turpitudes du Parti socialiste, ou encore la façon dont le changement d’affectation d’Arnaud, policier de terrain, infléchit sa logique de vote en faveur de Marine Le Pen.

Voter ou ne pas voter : c’est la question !

Voter ou ne pas voter : c’est la question !

Aller voter, ne pas aller voter ; rester fidèle à un candidat, opter pour un nouveau ; voter pour des idées ou par stratégie… Cet ouvrage collectif » Voter par temps de crise  » brosse le portrait d’électeurs avant, pendant et après la campagne présidentielle de 2017. (papier du Monde). 

Un essai de typologie intéressant qui dépasse les clivages traditionnels mais qui peut être ne rend pas compte de l’obsolescence des approches et cheminements politiques. Parmi cette obsolescence, le clivage droite gauche qui n’a plus guère de sens sur nombre d’enjeux régaliens comme la santé, l’éducation, la sécurité, l’environnement ou encore la défense.

Pour preuve à peine 40 % aujourd’hui sont décidés vraiment aller voter en 2022. De quoi effectivement s’interroger car cette posture de refus traduit non seulement une absence dl’incarnation des valeurs et orientations souhaitées mais tout autant une sorte de rejet d’une démocratie restée à l’état néandertalien NDLR

 

Alors que depuis plusieurs semaines déjà, la campagne présidentielle bat son plein sans en avoir toujours l’air, une mécanique familière s’est amorcée chez beaucoup de Français. Au gré des prises de parole des (futurs) candidats, des analyses livrées par les commentateurs politiques, des débats télévisés, des publications de sondages, des repas familiaux, des discussions entre collègues ou entre amis, un travail s’opère : l’élaboration d’un choix et de sa signification. Aller voter, ne pas aller voter ; rester fidèle à un candidat, opter pour un nouveau ; voter pour des idées ou par stratégie…

 

C’est cette longue élaboration que l’ouvrage collectif Voter par temps de crise prend pour objet d’étude. Que s’est-il passé, exactement, lors de ce laps de temps ? Comment les électeurs et électrices arrêtent-ils leur choix ? Comment leurs diverses appartenances ont-elles modelé leur geste ? Partant du constat que les grandes enquêtes produites par les instituts de sondage échouent à rendre compte de la façon dont les électeurs se représentent les élections et les candidats, l’équipe de recherche a opté pour une autre méthode.

L’ouvrage se présente ainsi comme une galerie de quatorze portraits d’électrices et d’électeurs Français, classés des plus privilégiés aux plus démunis. Chaque portrait, précédé d’un verbatim de la personne interrogée et suivi d’une courte mise en perspective sociologique, brosse la biographie d’un électeur rencontré à plusieurs reprises avant, pendant et après la campagne présidentielle de 2017. De Louis et Anne-Sophie à Florence, en passant par Khalid, Josette ou Arnaud – les prénoms ont été modifiés –, le lecteur découvre ainsi à chaque fois une vision singulière de l’élection, formée par leur métier, leur secteur d’activité, leurs revenus, leur patrimoine, leur lieu de vie, leur famille, leurs loisirs et leurs sociabilités respectifs. Et, bien sûr, par leur vote.

Ce choix de se placer au plus près de l’électeur ordinaire – bien que ces destins singuliers aient été choisis pour leur capacité à incarner des destins sociaux exemplaires – permet notamment de nuancer des enquêtes statistiques ne prenant pour variable que la seule catégorie socioprofessionnelle. Tout l’intérêt de ces récits est alors de dessiner les nombreuses appartenances et identités de chacun, et la façon dont celles-ci s’articulent dans le contexte politique spécifique de l’année 2017. Le lecteur pourra dès lors suivre la conversion à Emmanuel Macron des fillonistes Louis et Anne-Sophie, la persistance de Josette à voter Benoît Hamon malgré les turpitudes du Parti socialiste, ou encore la façon dont le changement d’affectation d’Arnaud, policier de terrain, infléchit sa logique de vote en faveur de Marine Le Pen.

Pour AXA : « L’inflation est de retour, c’est un fait !

Pour AXA : « L’inflation est de retour, c’est un fait !

Un des patrons les plus importants de France, celui d’Axa contredi dans les Echos t l’analyse de nombre d’experts qui affirment que l’inflation n’est que temporaire. Pour le patron d’AXA, l’inflation actuelle revêt pour l’essentiel un caractère structurel, lié notamment aux tensions sur le marché du travail. Le patron franco-allemand se réjouit de la priorité donnée à l’Europe par le nouveau gouvernement allemand, mais prévient que les discussions ne seront pas simples avec la France pour autant.

Quel regard portez-vous sur les changements politiques qui viennent d’avoir lieu en Allemagne ? La nouvelle coalition au pouvoir dans votre pays d’origine va-t-elle rompre avec l’ère Merkel ?

Je ne le crois pas. Les Allemands ont voté en faveur d’une certaine continuité. Ils considèrent qu’Olaf Scholz, le nouveau chancelier, incarne la posture et les positions d’Angela Merkel. Mais le programme de la coalition est tourné aussi vers l’avenir. Il s’empare de beaucoup de sujets importants, dont celui des investissements dans les infrastructures, le développement du « digital » et de la formation, ainsi que la question clé de l’adaptation du pays aux changements climatiques, avec l’ambition de sortir du charbon idéalement en 2030. Reste maintenant à déterminer comment tout cela va être financé.

Covid monde: 5 millions de morts , c’est au moins 1 million de trop

Covid monde: 5 millions de morts , c’est au moins 1 million de trop

si l’on se réfère aux statistiques de l’OMS, l’Europe aurait enregistré 1,5 millions de morts. Grâce à la vaccination, 500 000 morts aurait été évités. Un gain de 25 %. Le même chiffre appliqué à l’ensemble du monde aurait permis d’économiser plus d’un million de morts à niveau de  à vaccination équivalente.

Le pire évidemment c’est que faute de vaccination suffisante au plan mondial, le virus ne cesse d’évoluer et revient à boomerang même dans les pays développés qui ont vacciné massivement. C’est notamment le cas avec le variant delta et peut-être demain avec le nouveau variant récemment découvert en Afrique du Sud.

La pandémie provoquée par le coronavirus a fait au moins 5.173.915 morts dans le monde depuis fin 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles jeudi à 11H00 GMT. Les États-Unis sont le pays le plus endeuillé, avec 775.397 décès, devant le Brésil (613.339), l’Inde (466.980) et le Mexique (293.186). En Europe, le Covid-19 a causé la mort de plus d’1,5 million de personnes, selon le comptage de l’AFP.

Actuellement, le pays le plus touché est la Russie, qui enregistre près de 30% des nouveaux décès quotidiens recensés sur le continent, avec 1246 décès en moyenne par jour. Selon des chiffres officiels que les autorités elles-mêmes considèrent largement sous-estimés, le pays est aussi le plus endeuillé avec un total de 269.057 décès. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie dans le monde pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui calculé à partir des chiffres officiels.

Une hausse des retraites de base de 1,1%… c’est trop !

Une hausse des retraites de base de 1,1%… c’est trop !

 

En dépit d’une hausse des prix qui tournera autour de 2,6 % sur un an, les retraites de base n’auront progressé que de 0,4 %. En 2022 l’inflation devrait être de leur de 2,5 %, cependant la régularisation n’atteindra que 1,1 % au 1er janvier. Bilan, une perte de pouvoir d’achat de près de 5 % en deux ans. Ou comment récupérer par l’inflation les dérives financières du budget et de la dette. Notons en outre qu’apparemment l’inflation progresse moins vite en France qu’ailleurs en raison en particulier de l’obsolescence de l’indice des prix de l’INSEE qui n’intègre pas les modifications structurelles de la consommation notamment les dépenses contraintes (impôts, logement, énergie, assurance, abonnement etc.).

Cette revalorisation de 1,1% attendue en 2022 concernera toutes les retraites de base, tant pour les salariés du privé que pour les fonctionnaires et les indépendants. Son niveau est établi par un calcul consacré dans le Code de la Sécurité sociale: il y est précisé, à l’article L.161-25, que la revalorisation de la retraite de base entre en vigueur chaque année au 1er janvier, et qu’elle est indexée «sur la base d’un coefficient égal à l’évolution de la moyenne annuelle des prix à la consommation, hors tabac». Le tout, sur une période allant du mois de novembre de l’année précédente (2020, en l’occurrence) à octobre de l’année en cours (2021).

Parallèlement à cette revalorisation, les retraités qui touchent moins de 2000 euros par mois doivent s’attendre au versement, en février 2022, de l’«indemnité inflation». D’un montant de 100 euros, elle a également pour but d’amortir la hausse des prix des biens de consommation et en particulier de l’énergie.

La revalorisation des retraites complémentaires, elle, peut varier d’un organisme à l’autre. C’est ainsi que les pensions complémentaires des 13 millions d’anciens salariés du privé n’ont été revalorisées que de 1% au 1er novembre, soit 0,5 point de moins que l’inflation, au 1er novembre dernier. Une décision prise par les syndicats et le patronat qui gèrent la caisse de retraite dédiée, l’Agirc-Arrco. L’objectif assumé était de rétablir la «trajectoire d’équilibre» mise à mal par le Covid-19, qui a provoqué un déficit de plus de 4 milliards d’euros en 2020.

 

CO2 : c’est reparti comme avant (COP 26)

CO2  : c’est reparti comme avant (COP 26)

 

 

 

Après la parenthèse endémique, les émissions de CO2 sont reparties comme avant . Après une baisse historique de 5,4 % l’an dernier, ces dernières sont reparties à la hausse dès 2021, à 36,4 milliards de tonnes de CO2 (+ 4,9 %), selon les dernières données du Global Carbon Project dévoilées jeudi. Avec la croissance actuelle, elles pourraient même renouer avec leur niveau de 2019 (36,7 milliards).

 

Une étude qui ne fait que confirmer les inquiétudes de l’ONU sur des hypothèses de climat.

l’Accord de Paris prévoyait rester sous le seuil fatidique des +2°C, si possible 1,5°C, d’ici à 2050 par rapport à l’ère pré-industrielle mais d’après l’ONU les engagements réels des Etats restent largement insuffisants. Résultat : le monde se dirige peu à peu vers un réchauffement « catastrophique » de +2,7 °C, avertit l’ONU dans un rapport publié le 17 septembre.

.Pour cause, en prenant en compte l’ensemble des contributions nationales des Etats (c’est-à-dire leur stratégie pour atteindre les ambitions de préservation du climat), les émissions de gaz à effet de serre devraient augmenter de 16% en 2030 par rapport à 2010. Il faudrait pourtant les réduire de 40% d’ici à 2030 pour rester sous les +1,5°C, et de 25% pour se maintenir sous les +2°C, fait valoir l’organisation internationale. Sinon c’est une véritable catastrophe climatique qui va se produire.

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