Archive pour le Tag 'Bygmalion'

Sarkozy–Bygmalion : encore une affaire qui finira en eau de boudin

Sarkozy–Bygmalion : encore une affaire qui finira en eau de boudin

Pour l’instant, l’ancien président de la République a été condamné, jeudi 30 septembre, à un an ferme pour dépassement du plafond des dépenses de sa campagne. Immédiatement sa peine a été commuée en maintien à domicile avec système électronique ! En outre Nicolas Sarkozy a évidemment fait appel; du coup avec le temps, la pression médiatique s’amenuisant encore l’intéressé pourrait s’en sortir avec seulement du sursis en appel. Bref Sarkozy a dépensé 20 millions au lieu de 10 pour sa campagne électorale mais sa sanction risque d’être assez anecdotique. Ou comment encore dévaloriser la crédibilité de l’appareil judiciaire.

Le jugement rendu jeudi 30 septembre par le tribunal correctionnel de Paris dresse pourtant un impitoyable constat : à la place qui était la sienne, chacun des prévenus a contribué au dépassement de 20 millions d’euros des frais de campagne du président candidat Nicolas Sarkozy en 2012, soit le double du plafond autorisé. En instaurant, en couvrant, ou en tirant profit de la mise en place d’un système illégal de fausse facturation, tous ont « porté atteinte à la confiance dans le système électoral français » et à l’autorité des décisions des organes de contrôle, « dont l’existence et le rôle sont prévus par la loi ou par la Constitution elle-même ».

L’ancien chef de l’État, qui n’était pas présent au tribunal ce jeudi, a donc été condamné à un an de prison ferme. Une peine aménagée en détention à domicile sous surveillance électronique. Selon nos informations, il fait appel de sa condamnation.

Affaire Bygmalion: Sarkozy Innocenté ?

  • Affaire Bygmalion: Sarkozy Innocenté ?
  • Avec la justice on peut s’attendre à tout, capable de faire traîner des affaires pendant des mois ou même des dizaines d’années et dans le même temps de condamner en 24 heures un gifleur à des peines lourdes. Ainsi Sarkozy menacé de un an de prison dont six avec sursis pourrait encore une fois passer à travers les mailles du filet en raison sans doute de sa proximité avec le pouvoir.
  • Sa défenseest  simple : il n’était pas au courant, il n’a rien signé !
  • Le parquet, en revanche, estime que Nicolas Sarkozy est «le seul responsable de ses comptes de campagne». Lors de son réquisitoire, la procureur Vanessa Perrée avait affirmé que Nicolas Sarkozy avait bien participé au dépassement de ses comptes de campagne «en augmentant le nombre de meetings, en augmentant le coût des meetings». Sa fonction de président de la République au moment des faits «exigeait une probité irréprochable», avait insisté le parquet.
  • Des peines allant de dix-huit mois à quatre ans d’emprisonnement avec sursis, assorties d’amendes de 25.000 à 150.000 euros, ont été requises à l’encontre des treize autres prévenus dans l’affaire Bygmalion, lesquels comparaissent notamment pour «usage de faux»«escroquerie» et complicité de ces délits.

Bygmalion : Sarkozy le seul à risquer de la prison ferme

Bygmalion : Sarkozy le seul à risquer de la prison ferme

Dans l’affaire des tricheries des dépenses de campagne présidentielle de Sarkozy de 2012, ce dernier risque d’écoper seul de la prison ferme parmi les 14 inculpés. Les peines requises :

Nicolas Sarkozy: 12 mois de prison dont la moitié avec sursis. 3750€ d’amende.
Guillaume Lambert: 4 ans avec sursis, 50.000€ d’amende.
Philippe Briand: 3 ans avec sursis, 80.000€ d’amende.
Philippe Blanchetier: 3 ans avec sursis, 40.000€.
Jérôme Lavrilleux: 3 ans avec sursis, 50.000€.
Eric Cesari: 4 ans avec sursis, 60.000€.
Fabienne Liadzé: 3 ans avec sursis, 40.000€.
Pierre Chassat: 2 ans avec sursis, 25.000€.
Bastien Millot: 2 ans dont un avec sursis probatoire, 150.000€.
Guy AlvèsSébastien Borivent et Franck Attal: 18 mois avec sursis, 100.000€.
Pierre Godet: 3 ans avec sursis, 60.000€.
Marc Leblanc: 2 ans avec sursis, 30.000€.

 

Pour le ministère public, les stratèges de la campagne lancée en février 2012 constatent début mars que l’enveloppe légale n’y suffira pas. Le prestataire, le parti et le candidat décident donc de mettre en œuvre un système de fausse facturation faisant supporter à l’UMP ce que le candidat, qui exige à présent un meeting par jour, ne peut déclarer .

Bygmalion ? « Connais pas  » (Sarkozy)

Bygmalion ? « Connais pas  » (Sarkozy)

Aujourd’hui Sarkozy qui figure parmi les 14 prévenus dans l’affaire Bygmalion de fausses factures relatives à la campagne électorale devrait être physiquement présent à son procès. On connaît par avance le contenu de sa défense. Il prétend en effet ne pas connaître l’entreprise Bygmalion qui organisé ses meetings et même en avoir entendu parler. Une posture qui sera difficile à défendre puisque la plupart des autres prévenus connaisse parfaitement la société Bygmalion.

Le prix réel des quelque 40 meetings organisés par l’agence événementielle Bygmalion avait été drastiquement réduit, et le reste – 80% des factures – réglé par l’UMP (devenu LR), au nom de conventions fictives du parti.

Procès Bygmalion : l’organisateur des meetings accuse Nicolas Sarkozy

Procès Bygmalion : l’organisateur des meetings accuse Nicolas Sarkozy

 

 

Franck Attal, le responsable de la filiale événementielle de Bygmalion, Event & Cie accuse clairement tous les responsables de la campagne électorale Nicolas Sarkozy y compris ce dernier.

« Lors d’une rencontre avec des responsables de la campagne, ils nous ont demandé de sous-facturer les événements à venir et de facturer le reste à l’UMP au motif de ‘convention du parti de droite’. » De fausses conventions. « Les bras m’en tombent à ce moment-là, explique Franck Attal au tribunal. Je sors du bureau, je vais tout de suite voir mon supérieur. Moins de 24 heures après, il me fait un retour. Mes boss ont validé. »

 

« Il fallait s’adapter tout le temps, se souvient Franck Attal à la barre. Rien n’avait été cadré à l’avance avec l’UMP et le candidat prévoyait quatre ou cinq meetings au départ. Puis les demandes se sont précipitées. » Franck Attal en organisera au total 43, avec des exigences toujours plus importantes. « Fallait mettre le paquet, que ça pète ! », précise-t-il. Des écrans de 100 mètres, des caméras autoportées, des meetings grandioses qui font s’emballer les dépenses au-delà du plafond légal autorisé.

Affaire Bygmalion : Sarkozy ne risque pas grand chose devant la CJR

Affaire Bygmalion : Sarkozy ne risque pas grand chose devant la CJR

  • L’ancien président de la république ne risque pas grand-chose devant la très spéciale cour de justice de la république. En effet, cette cour a été spécialement créée pour juger les affaires des membres du gouvernement, ce qui constitue  déjà une inégalité de traitement par rapport aux autres citoyens. Mais surtout cette cour est essentiellement composée d’élus qui évidemment n’ont pas trop intérêt à sanctionner leurs collègues pour peu qu’ils soient eux-mêmes un jour impliqués dans des affaires du même type. Cette curiosité juridique a été crée en 1993 aux fins précisément de mettre les membres du gouvernement à l’abri des sanctions applicables aux citoyens ordinaires. Pour preuve jusqu’alors, la cour de justice n’a prononcé que des peines accessoires. Témoin encore la récente décision concernant l’ancien ministre de la justice qui vient d’écoper seulement un mois de prison avec sursis pour avoir communiqué à un collègue politique l’état de son dossier juridique concernant des fraudes fiscales.
  •  Ce que dit wikipédia :
  • La  Cour de justice de la République (CJR) est la juridiction française d’exception compétente pour juger les crimes ou délits commis par les membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions. Pour les faits commis en dehors de leurs fonctions, les juridictions de droit commun classiques sont compétentes.
  • La Cour de justice de la République est créée en 1993. Le statut de la Cour de justice de la République et ses attributions sont fixés par la Constitution ; la Cour de justice de la République comprend quinze juges dans sa formation de jugement : douze parlementaires (dont six députés et six sénateurs) et trois magistrats du siège de la Cour de cassation, dont l’un est président de la Cour. Les parlementaires sont élus par l’Assemblée nationale et par le Sénat après chaque renouvellement général ou partiel de ces assemblées. Les magistrats sont élus par la Cour de cassation. Chaque juge a un suppléant élu dans les mêmes conditions. »

 

En conclusion les retombées de l’affaire Pygmalion seront davantage médiatiques que judiciaires. Par parenthèse on peut s’interroger sur l’efficacité de la commission de contrôle des comptes de campagne. En tout cas, la justice fait semblant de suivre son cours. La Cour de cassation a donc rejeté mardi l’ultime recours de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bygmalion, levant ainsi le dernier obstacle à la tenue d’un procès de l’ancien chef de l’Etat pour financement illégal de campagne électorale.

Dans son ordonnance, le juge Tournaire reproche à l’ex-président d’avoir dépensé au moins 42,8 millions d’euros pour sa campagne perdue de 2012, soit plus de 20 millions d’euros au-dessus du plafond autorisé. L’enquête a établi que ces dépenses avaient été couvertes par un système frauduleux de facturation, de minoration ou d’omission déclarative, au centre duquel se trouvent la société prestataire de service Bygmalion et sa filiale Event & Cie.

Si les investigations n’ont pas établi que Nicolas Sarkozy avait joué un rôle dans ces fraudes, il en a “incontestablement bénéficié” et elles lui ont donné des moyens “bien supérieurs à ce que la loi autorisait”, lit-on dans l’ordonnance. Parmi les 13 autres personnes poursuivies figurent des membres de l’équipe de campagne de l’ancien chef de l’Etat et des responsables de Bygmalion, qui ont admis l’existence d’un système frauduleux de double facturation.

Sarkozy-Bygmalion : vers un enterrement de l’affaire ?

Sarkozy Bygmalion : vers un enterrement de l’affaire ?

 

En gros, Sarkozy  a dépensé le double du plafond autorisé pour sa campagne de 2012 avec en plus un système de fausses factures. (Autour de 40 millions au lieu de 20). Mais  l’affaire pourrait être enterrée car Sarkozy a fait appel  suite à la décision d’un juge d’instruction de le renvoyer en correctionnelle. L’entourage de Nicolas Sarkozy ne parait pas inquiet.  Sur BFM TV, Sébastien Huyghe, député LR du Nord et proche de l’ex-président, s’est montré serein. « Je ne doute pas que nous aurons un énième non-lieu », a-t-il dit. Le parquet de Paris avait requis le renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy le 30 août dernier. Mais plusieurs recours avaient été déposés par certains mis en examen, retardant la décision finale des juges. Dans son réquisitoire, le procureur estimait que la responsabilité de l’ex-chef de l’Etat était « pleinement engagée », notamment car il avait donné des instructions en faveur d’une augmentation des dépenses, alors même que le dépassement du plafond des dépenses était acté dès la troisième semaine de campagne. En juillet 2013, après invalidation de ses comptes de campagne, les « Sages » ont en effet estimé que Nicolas Sarkozy devait restituer au Trésor public une avance forfaitaire de 153.000 euros versée pour sa campagne perdue de 2012 et payer 363.615 euros de dépassement du plafond légal. L’enquête dite « Bygmalion » portait à l’origine sur un système présumé de fausses factures destiné à masquer des dépassements de dépenses à l’UMP (dont le parti Les Républicains est l’héritier) durant la campagne présidentielle de 2012. Un système de fraude « relativement simple dans son principe, et d’une ampleur considérable », selon une source judiciaire. Mais l’enquête a révélé un autre système, « plus simple encore », l’omission déclarative, selon l’accusation. Fin 2014, elle a été élargie au délit de financement illégal de campagne électorale. Le dossier Bygmalion vise 18 millions d’euros de présumées fausses factures émises par Bygmalion, mais aussi d’autres dépenses de l’UMP, pour 13,5 millions d’euros. Parmi les 13 autres personnes renvoyées en correctionnelle dans ce dossier figurent des responsables de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, dont son ex-directeur de campagne Guillaume Lambert et le député Philippe Briand, et d’anciens cadres de l’UMP et de la société de communication Bygmalion. Ils sont renvoyés pour divers chefs, parmi lesquels faux, usage de faux, abus de confiance, escroquerie, complicité de ces délits, ou encore complicité de financement illégal de campagne électorale, précise la source judiciaire.

Bygmalion: report de procédures avant enterrement par la droite

Bygmalion: report de procédures avant enterrement par la droite

 

 

Une nouvelle fois on va solliciter «  le temps juridique » pour faire reporter au maximum  l’instruction en cours sur l’affaire Pygmalion. Suffisamment longtemps jusqu’aux présidentielles afin que cette affaire soit définitivement enterrées ensuite. Trop de responsables sont en effet impliqués au sein des Républicains. Le probable président issu des Républicains ne voudra pas se mettre à dos autant  ceux dont il aura besoin d’une part pour la primaire ensuite pour l’élection présidentielle. la procédure pourrait durer des années comme d’autres affaires de même nature (exemple l’affaire Tapie) et finalement terminer dans les tiroirs de la bienveillante justice. Des avocats des mis en examen dans l’affaire Bygmalion ont donc demandé le renvoi de l’audience prévue lundi devant la chambre de l’instruction, qui doit examiner les derniers recours, déplorant de ne pas avoir été convoqués, a-t-on appris ce vendredi auprès de plusieurs d’entre eux. Lundi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris doit examiner plusieurs recours, notamment l’un émanant de l’un des quatorze mis en examen, Guillaume Lambert, ancien directeur de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, et l’autre du parti Les Républicains (LR), partie civile dans ce dossier. Cet examen est l’une des dernières étapes avant la décision des juges d’instruction de renvoyer ou non en procès les protagonistes, dont Nicolas Sarkozy. « Je demande le renvoi de cette audience parce qu’on a oublié de me convoquer, alors que j’ai un intérêt évident à savoir si des actes de la procédure doivent être ou non annulés », a déclaré à l’AFP Me Alexandre Varaut, conseil de Philippe Blanchetier l’un des avocats de l’UMP (devenu LR) mis en examen. Seuls les avocats qui ont déposé des demandes de nullité ont été convoqués, ont assuré plusieurs conseils. « C’est un procédé déloyal et déséquilibré au regard des droits de la défense », a estimé Me Eric Morain, l’un des avocats de Philippe Briand, trésorier de la campagne, également poursuivi dans cette affaire. Christian Saint-Palais, avocat de Jérôme Lavrilleux mis en examen pour son rôle présumé lorsqu’il était directeur-adjoint de la campagne, « se réserve la possibilité d’engager un recours » si l’audience a lieu sans qu’il ait été convoqué. De son côté, Jérôme Karsenti, avocat de l’association de lutte contre la corruption Anticor, partie civile dans l’affaire, « comprend la demande de renvoi » et pourrait s’y joindre. « Je n’ai moi-même été convoqué que pour l’examen d’un des trois recours », relève-t-il. Le parquet de Paris a demandé fin août le renvoi en procès de quatorze personnes dans cette affaire de fausses factures durant la présidentielle de 2012, dont Nicolas Sarkozy pour le délit de financement illégal de campagne électorale. Le ministère public préconise le rejet des recours qui doivent être examinés lundi. L’enquête porte sur un vaste système de fausses factures que les juges d’instruction attribuent à la société Bygmalion, chargée d’organiser les meetings de Nicolas Sarkozy, l’UMP, et l’équipe de campagne du candidat, pour masquer un dépassement massif du plafond de dépenses autorisé par la loi, fixé à l’époque à 22,5 millions d’euros. Nicolas Sarkozy n’est pas mis en cause pour avoir eu connaissance de cette fraude. Mais il est soupçonné d’avoir engagé des dépenses supplémentaires, en demandant de nouveaux meetings, alors qu’il avait été informé d’un risque réel de dépassement du plafond.

L’affaire Bygmalion : des mails cachés

L’affaire Bygmalion : des mails cachés

 

Les avocats de Guillaume Lambert, l’ancien directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, ont déposé in extremis un mémoire dans lequel ils réclament purement et simplement l’annulation de samise en examen dans l’affaire Bygmalion. Objet de leur « coup de gueule » : ils suspectent le juge d’instruction Serge Tournaire de leur avoir « caché des documents ». Des centaines de mails et autres textos retrouvés entre Jérôme Lavrilleux, l’ancien bras droit de Copé, et des hommes de Bygmalion, notamment son co-fondateur, Bastien Millot.

Dans ces messages, surtout postérieurs à la campagne de 2012, ils évoquent parfois « jfc », pour désigner Jean-François Copé, et il leur arrive de dîner avec lui… Pourtant, dans l’enquête Bygmalion, alors que son agence de communication est soupçonnée d’avoir fait des fausses factures avec l’UMP, Bastien  Millot dit en avoir quasiment tout ignoré. Tout comme Jean-François Copé, qui a assuré durant l’instruction n’avoir rien su de ces questions financières, pourtant à demi-assumées par Lavrilleux. Un i-message bien énigmatique donne pourtant une coloration différente à ces versions. Le 10 novembre 2013, Jérôme Lavrilleux écrit à Bastien Millot : « JFC a deux obsessions : 1. Il me faudrait de bons sondages 2. Je m’en sors pas question €€ ». Sur le papier rien à voir avec la présidentielle de 2012. Mais n’empêche, Copé, en 2013, aurait donc eu pour « obsessions » les questions d’euros…

( JDD)

 

Nouvelle affaire Bygmalion-Copé-Sarkosy

Nouvelle affaire Bygmalion-Copé-Sarkosy

 

 

Patrick de Carolis, est renvoyé en correctionnelle pour favoritisme dans l’enquête sur des marchés publics octroyés à la société de communication Bygmalion, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. En clair ces proches se sont sucrés sur le dos de France télévision.  Camille Pascal, ex-secrétaire général du groupe audiovisuel public et ancienne plume de Nicolas Sarkozy, est également renvoyé de ce chef, a-t-on précisé. Quant à Bygmalion, et son ancien dirigeant Bastien Millot, ils sont renvoyés en correctionnelle du chef de recel de favoritisme. L’ex-agence de communication Bygmalion est décidément au cœur de l’actu. Après la mise en examen de Nicolas Sarkozy lundi pour « financement illégal de campagne électorale » – certains de ses meetings organisés par Bygmalion en 2012 ayant fait l’objet d’un vaste système de fausses factures - la Cour de Cassation vient de rendre public un arrêt décisif dans l’autre volet de l’affaire : les contrats passés entre cette boite de com’ et France Télévisions. Suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée en janvier 2013 par le syndicat CFE-CGC de l’audiovisuel public, le juge Renaud Van Ruymbeke avait été chargé de faire la lumière sur les nébuleuses prestations de services passés entre Bastien Millot, l’un des fondateurs de Bygmalion, proche de Jean-François Copé, et France Télévisions, groupe que le même Millot avait quitté pour fonder précisément… Bygmalion. On n’est jamais si bien servi que par son ancien employeur. Entre 2008 et 2011, France Télévisions et son président, Patrick de Carolis, nommé par le CSA sous Jacques Chirac, avaient signé pour plus d’un million d’euros de contrats à Bygmalion (accompagnement stratégique, veille internet, réponses au courrier des téléspectateurs…) Un joli pactole pour la toute jeune société de Bastien Millot. Premier problème : Millot, avant de se lancer dans ce lucratif business, était directeur délégué auprès de Patrick de Carolis, en charge de la stratégie, de l’innovation et de la communication. Autant dire qu’il avait quelques entrées auprès du patron. Deuxième problème : ces mirifiques contrats n’avaient donné lieu à aucun appel d’offres, aucune consultation d’autres prestataires ni aucune publicité. Mis en examen par le juge Van Ruymbeke pour, respectivement, « favoritisme » et « recel de favoritisme », Patrick de Carolis et Bastien Millot contestaient être soumis au Code des marchés publics. En juillet 2015, la chambre de l’instruction de la Cour d’Appel de Paris les avait renvoyés dans les cordes en validant la base légale sur laquelle le juge Van Ruymbeke avait procédé à leurs mises en examen. Dans un arrêt mis en ligne le 17 février 2016, la Cour de Cassation enfonce le clou, et clôt le débat. Elle reconnaît que les marchés litigieux ont été conclus par « France télévisions, société de droit privé, régie par le droit des personnes privées », avant d’ajouter aussitôt que « cette société est investie d’une mission de service public, que l’Etat détient l’intégralité de son capital, que ses ressources financières essentielles proviennent de la redevance audiovisuelle, que France télévisions est soumise au contrôle économique et financier de l’Etat » et « qu’il est, dès lors, impossible de soutenir que les marchés de prestation de services, notamment, comme en l’espèce, ceux passés par France télévisions avec un partenaire de droit privé, la société Bygmalion, sont des contrats de droit privé, soumis exclusivement au droit privé. »

 

(Avec Reuters et Marianne)

Bygmalion : Sarkozy convoqué par la justice

 

L’affaire Pygmalion est loin d’être terminée, de nouvelles mises en examen pourraient t même se produire. Même Jean-François Copé contrairement à ce qu’il a affirmé dimanche n’est pas blanchi. Par ailleurs L’ancien président de la République devrait être convoqué dans les jours qui viennent par les juges en charge de ce tentaculaire dossier portant sur la campagne de 2012.  Des soupçons persistent sur une question de surfacturation.  Plusieurs de ses proches ont été mis en examen dans cette affaire mais pas de Copé dont l’homme de confiance était pourtant à la tête de la société Bygmalion. Jean-François Copé qui vient tout juste, dimanche 14 février sur le plateau de France 2, de se lancer dans la course aux primaires, estimant être lavé de tout soupçon. Jean-François Copé n’a pas été « blanchi » par les juges. Ils ont simplement renoncé à le mettre en examen parce que rien ne prouve, pour l’instant, qu’il ait commis une infraction. « Témoin assisté » ne veut pas dire qu’il est relaxé. C’est un statut provisoire, hybride, qui lui permet de consulter le dossier Bygmalion « au cas où ». Tant que l’instruction n’est pas close, la mise en examen de Jean-François Copé reste possible. Les juges peuvent en décider à tout moment, y compris par simple lettre, sans même passer par un nouvel interrogatoire et sans avoir à se justifier. Ce genre de revirement est rare, c’est vrai, mais il peut arriver. D’autant plus que le dossier est loin d’être clos. Dans cette nébuleuse affaire Bygmalion, les juges n’ont pas encore établi précisément les rôles de chacun. Il leur reste notamment un personnage-clé à entendre, Nicolas Sarkozy, l’ancien candidat à la présidentielle. Son audition est attendue dans les prochains jours. Elle conduira peut-être les juges à rebattre toutes leurs cartes.

(Avec AFP)

Bygmalion-UMP : une enquête pour 13 millions supplémentaires

Bygmalion-UMP : une enquête pour 13 millions supplémentaires

 

L’affaire Bygmalion ce n’est pas la découverte de « seulement » 18 millions de fausse déclaration mais de 13 millions supplémentaire, soit plus de 31 millions. . Une paille ! Et de toute évidence Sarko n’était au courant de rien ! «  Vous me voyez, moi, pour compter les billets pour savoir si je dépassai les limites !»  Sans doute la ritournelle qui sera servie par l’intéressé ces prochains jours. Le parquet de Paris a donc élargi le 26 octobre l’enquête sur les fausses factures présumées de la société Bygmalion pour la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2012 à d’autres dépenses de l’ex-UMP, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Un document en possession des juges, et faisant apparaître des dépenses présidentielles comme des dépenses de l’ex-UMP, devenue Les Républicains, sont au cœur de cette nouvelle piste qui concerne 13,5 millions d’euros, explique cette source, confirmant une information de L’Obs.  Les juges soupçonnent au moins une partie de cette somme de n’avoir pas été intégrée dans les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, dit-elle.  Selon L’Obs, ce document a été saisi lors de perquisitions au siège des Républicains. Intitulé « Situation budgétaire », il dresse la liste des dépenses et des recettes effectuées par le parti de droite en 2012.  Le parquet de Paris a établi un réquisitoire supplétif le 26 octobre dernier pour étendre son enquête à ces dépenses jugées suspectes.  Ces 13,5 millions d’euros qui intriguent les juges s’ajoutent aux 18 millions d’euros de fausses factures présumées émises par Bygmalion, et qui auraient été destinées à masquer des dépassements de dépenses durant la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, rappelle la source judiciaire.  Au total, treize personnes sont mises en examen dans cette enquête. Parmi elles figurent d’anciens responsables de la campagne de l’ex-chef de l’Etat, d’ex-cadres de l’UMP et d’anciens responsables de la société Bygmalion.  Nicolas Sarkozy, aujourd’hui président des Républicains, a été entendu début septembre dans le cadre d’une audition libre. L’enquête des juges, initialement ouverte pour faux, usage de faux, abus de confiance, tentative d’escroquerie et complicité et recel de ces délits, a été étendue fin novembre au délit de financement illégal de campagne électorale. Dans un entretien publié mardi dans Le Parisien, Nicolas Sarkozy « conteste formellement que les comptes de la campagne présidentielle aient ‘dérapé’ ». L’ex-directeur adjoint de la campagne de 2012, Jérôme Lavrilleux, l’a accusé à la mi-octobre dans L’Obs de ne « pas assumer ». Selon l’eurodéputé, « les comptes ont débordé de tous les côtés. » « Les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ont dérapé, et pas seulement le budget consacré aux meetings. Il ne faudrait plus appeler cette affaire ‘Bygmalion’, mais celle des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy », a déclaré Jérôme Lavrilleux à

Une autre affaire Bygmalion ?

Une autre affaire Bygmalion ?

  Les juges s’intéressent à d’autres dépenses potentiellement réglées par l’UMP, en dehors de l’affaire des fausses factures de Bygmalion qui fait trembler la droite depuis un an et demi. Et la somme est colossale : il s’agit de 10 millions d’euros dont l’utilisation reste mystérieuse.  Certes, les juges n’en sont pour l’instant qu’au stade des interrogations. Mais un élément a de quoi intriguer. Il a été abordé il y a trois semaines dans le bureau des magistrats, lors d’une grande confrontation entre cinq des treize mis en examen dans le dossier Bygmalion. Sur le budget 2012 de l’UMP, on trouve une ligne intitulée « présidentielle », et en face, la somme de 13,5 millions d’euros. Sur ce poste, trois millions d’euros ont été intégrés aux comptes de la campagne de Nicolas Sarkozy. Mais à quoi ont servi les 10 millions restants ? C’est toute la question. L’homme par qui le scandale est arrivé, Jérôme Lavrilleux, qui était directeur adjoint de la campagne, n’a pas tellement éclairé les enquêteurs. « Je ne sais pas précisément. Sans doute à financer des affiches, à payer les transports des militants… Sauf qu’on ne peut pas demander à la SNCF ou à d’autres prestataires, comme à Bygmalion, de modifier leurs factures ! », a-t-il répondu dans un entretien à L’Obs mi-octobre. En tout cas, la commission des comptes de campagne est claire : financer le transport de militants à un meeting, c’est bel et bien une dépense de campagne. Un nouveau front est donc ouvert dans ce dossier à tiroirs. Si la dépense supplémentaire de 10 millions d’euros se confirmait, le total des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy s’élèverait à 50 millions d’euros. C’est deux fois et demi le plafond autorisé.

Bygmalion: « Aucune crédibilité aux propos de Jérôme Lavrilleux » ! (Sarkozy)

Bygmalion: « Aucune crédibilité aux propos de Jérôme Lavrilleux » !  (Sarkozy)  

Circulez, il n’y a rien à voir, en gros le système de défense de Sarkozy suite aux déclarations de son ancien directeur adjoint de campagne Jérôme Lavrilleux qui avait déclaré que Sarkozy mentaient. Lavrilleux, qui l’accuse de ne pas assumer sa responsabilité dans le système de fausses factures mis au jour dans le financement de sa campagne de 2012 et qui dénonce le système de défense récurrent de Sarkozy dans les différentes affaires en cours : « c’est pas moi, c’est l’autre ». Député européen et ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé, Jérôme Lavrilleux s’en prend donc  à Nicolas Sarkozy après l’avoir, jusqu’alors, dédouané.   »Oui, les comptes ont débordé de tous les côtés. Il n’y a que Nicolas Sarkozy pour dire dans sa déposition que cette affaire ne concerne pas sa campagne. C’est un système de défense voué à un échec total. Il adopte le même dans toutes les affaires où il est entendu : c’est pas moi, c’est l’autre », déclare Jérôme Lavrilleux. « Dans Bygmalion, il dit : ‘C’est pas moi, c’est Copé.’ Il se défausse, il vit dans un monde irréel, et ne sait pas assumer. Les grands chefs sont pourtant ceux qui assument. L’ingratitude est la marque des faibles », ajoute-t-il. « Je vais vous dire quelque chose que je n’ai jamais dit, et dont j’ai la certitude, conforté par la lecture du dossier aujourd’hui : les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ont dérapé, et pas seulement le budget consacré aux meetings. Il ne faudrait plus appeler cette affaire ‘Bygmalion’, mais celle des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy », poursuit-il.

« Bygmalion : c’est pas moi, c’est Copé (Sarkozy) »

« Bygmalion : c’est pas moi, c’est Copé (Sarkozy) »

 

Alors que l’ancien directeur adjoint de la campagne présidentielle de 2012 affirme que Sarkozy ment. Brice Hortefeux, lui, estime que l’ancien président de la république n’a rien à voir dans cette affaire. Ce qui confirme la défense de Sarkozy qui a déclaré aux enquêteurs en substance « c’est pas moi, c’est Copé ». En fait il y a près de 20 millions qui se baladent puisqu’on ne sait pas s’ils ont servi à dépasser la somme légale pour le financement d’une campagne électorale présidentielle pour enrichir certains. À moins que la somme ait été  émise de côté pour un autre financement illégal. En attendant les protagonistes de cette affaire se renvoient la balle. «C’est une affaire qui concerne la société Bygmalion. Tous ceux qui sont cités sont liés ou travaillent dans cette société», a commenté ce mercredi le sarkozyste Brice Hortefeux, interrogé sur France Info. «A l’évidence, beaucoup des protagonistes de la société Bygmalion ou liés à celle-ci semblent être aux abois, ce qui les amène à prononcer des mots contradictoires par rapport à ce qu’ils avaient eux-mêmes évoqué au début de cette affaire», a également déclaré le député européen. «Que la justice fasse sereinement son travail et la vérité apparaîtra. (…) Nicolas Sarkozy est totalement serein sur ce sujet. Tant de choses ont été dites, contredites… Nous avançons dans une totale sérénité», a poursuivi l’ancien ministre de l’Intérieur. Le maire de Pau, François Bayrou (Modem), a déploré qu’il y ait «deux poids deux mesures en France (…) selon que vous serez puissant ou misérable». «On parle de 18,5 millions d’euros de dépassements de comptes de campagne pour l’élection centrale du pays. Si l’on ne voit pas qu’il y a là une question qui se pose à notre vie publique… On est devant deux univers dont l’un est un univers jusqu’à maintenant protégé et l’autre est un univers exposé aux jugements, y compris les plus brutaux», a estimé l’ancien candidat à la présidentielle sur Public Sénat et Sud Radio.

Bygmalion : Sarkozy ment (Jérôme Lavrilleux)

Bygmalion : Sarkozy ment (Jérôme Lavrilleux)

« Je vais vous dire quelque chose que je n’ai jamais dit, et dont j’ai la certitude, conforté par la lecture du dossier aujourd’hui : les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 ont dérapé, et pas seulement le budget consacré aux meetings. Il ne faudrait plus appeler cette affaire +Bygmalion+, mais celle des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy », déclare le député européen, Jérôme Lavrilleux , ancien cadre de l’UMP. « Les comptes ont débordé de tous les côtés. Il n’y a que Nicolas Sarkozy pour dire dans sa déposition que cette affaire ne concerne pas sa campagne… C’est un système de défense voué à un échec total. Il adopte le même dans toutes les affaires où il est entendu : +c’est pas moi, c’est l’autre+. Dans Bygmalion, il dit +c’est pas moi, c’est Copé+. Il se défausse, il vit dans un monde irréel et ne sait pas assumer. Les grands chefs sont pourtant ceux qui assument. L’ingratitude est la marque des faibles », assène M. Lavrilleux, mis en examen dans cette affaire. « Nicolas Sarkozy ment », accuse-t-il encore en réponse aux affirmations de l’ancien chef de l’Etat pour qui Jérôme Lavrilleux, malgré ses dénégations, était au courant de l’état financier de sa campagne présidentielle. Lors de son audition début septembre par la police, Nicolas Sarkozy a reconnu l’existence d’un système de fausses factures mais à d’autres fins, entre l’UMP alors dirigée par Jean-François Copé et Bygmalion, la société de ses proches. Des accusations qui ont rendu furieux le camp Copé et fortement tendu les relations Sarkozy-Copé ces dernières semaines. Cinq figures de l’affaire Bygmalion se sont retrouvées chez les juges d’instruction toute la journée de vendredi pour une longue confrontation, la plus importante depuis le début de cette enquête. Parmi les cinq mis en examen arrivés au pôle financier dans la matinée, Franck Attal, le patron d’Event and Cie, filiale de Bygmalion et société prestataire des meetings, et Jérôme Lavrilleux, qui avaient révélé ce système frauduleux au printemps 2014. Etaient également présents le directeur de la campagne de Nicolas Sarkozy, Guillaume Lambert, l’ancien directeur général de l’UMP, Eric Cesari, et l’ancienne directrice des ressources du parti, Fabienne Liadze, qui nient avoir participé à une fraude. Les enquêteurs ont la conviction que des fausses factures ont permis d’imputer à l’UMP environ 18,5 millions d’euros de dépenses de meetings qui auraient dû figurer dans le budget de campagne du candidat. But de cette « ventilation », dissimuler une explosion du plafond légal des dépenses (22,5 M EUR). Jérôme Lavrilleux, acteur clé de l’affaire Bygmalion et ex-directeur de cabinet de Jean-François Copé, accuse Nicolas Sarkozy de « se défausser » et de ne pas « assumer » ses responsabilités dans ce système de fausses factures durant sa campagne présidentielle de 2012

Affaire Bygmalion : « les fausses factures servaient financement illégal à la campagne de Sarkozy, (Guy Alvès)

Affaire Bygmalion : « les  fausses factures servaient  financement illégal à la campagne de Nicolas Sarkozy, (Guy Alvès)

C’est l’ancien chef de cabinet de Copé qui l’ affirme :  le système des fausses factures de Bygmalion n’a été mis en place que pour permettre un financement illégal de la campagne électorale de Sarkozy en 2012. On constate donc que les relations entre Sarkozy et Copé sont en train de se radicaliser. Sarkozy récemment interrogé par la justice sur ce point avait complètement enfoncé Copé. C’est maintenant un proche collaborateur de Copé qui à son tour mouille clairement Sarkozy ; lequel pour sa défense affirme qu’il n’était au courant de rien et qu’il ignorait même que Pygmalion organisait sa campagne ! . »Le système de fausses factures a servi de financement illégal à la campagne de Nicolas Sarkozy et uniquement de financement illégal à la campagne de Nicolas Sarkozy », c’est ce qu’affirme Guy Alvès ce mercredi 30 septembre au micro de RTL;  Guys Alvès a été mis en examen avec douze autres personnes qui reconnaissent avoir eu connaissance de la fraude, sauf pour Bastien Millot, l’un des cofondateurs de la société. En avril dernier, il déclarait dans Vanity Fair : « L’UMP m’a mis un pistolet sur la tempe ». Il revient sur les accusations et sa relation avec Jean-François Copé. « On nous accuse d’avoir pris des millions sans rien faire, juste parce que nous serions des proches de Copé – je l’ai été et même, j’en suis fier, mais comme un collaborateur, pas comme un amis. J’ai mis dix ans à l’appeler Jean-François et je l’ai toujours vouvoyé. On nous a ciblés pour l’abattre, rien de tout cela n’était vrai », déclarait-t-il. L’affaire Bygmalion a été marquée par les déclarations de Jérôme Lavrilleux, au bord des larmes, à la télévision. « Lavrilleux m’a téléphoné quelques heures avant de passer aux aveux à la télévision, précise-t-il. Mais je n’ai pas décroché ». Le 23 septembre dernier, Nicolas Sarkozy a été entendu par les policiers anti-corruption. L’ancien président de la République aurait attaqué Jean-Fraçois Copé, selon les informations de L’Obs. Dans des extraits d’audition, le président des Républicains se serait montré très virulent et nierait son implication dans le système de fausses factures découvert entre l’UMP et la société Bygmalion.

Bygmalion : c’est pas moi, c’est Copé ! (Sarkozy)

Bygmalion : c’est pas moi, c’est Copé ! (Sarkozy)

Surréaliste mais vrai Sarkozy entendu récemment par la police dans l’affaire Bygmalion  a affirmé qu’il n’était au courant de rien et a copieusement enfoncé Copé. Sarkozy a déclaré qu’il n’était absolument pas au courant de l’évolution de ses comptes de campagne, qu’il ignorait que l’organisation de ses meetings avait été confiée avec Bygmalion et qu’il ignorait même le nom de cette société, nom  qu’il a appris par la presse ;  On rêve ! Le 4 septembre dernier, Nicolas Sarkozy a été entendu par la police dans le cadre de l’affaire Bygmalion, qui s’interroge sur le financement de sa campagne présidentielle en 2012. Alors que plusieurs personnes ont déjà été mises en examen dans cette enquête, l’ancien président, qui était entendu sous le régime de l’audition libre, s’est défendu d’être au courant de manipulations des comptes, ou encore d’avoir donné des consignes. « J’étais préoccupé [par le fait] de gagner les élections. Quant à la maîtrise des coûts, elle relevait de la responsabilité de mon équipe », a déclaré Nicolas Sarkozy, selon L’Obs qui a eu accès aux échanges. « L’argument d’une campagne qui dérape est une farce », a-t-il ajouté. Au cours de ces sept heures d’audition, Nicolas Sarkozy cite à plusieurs reprises Jean-François Copé, qui n’a pas été mis en examen dans l’affaire. Interrogé sur un sms, datant d’avril 2012, de Jérôme Lavrilleux à Guillaume Lambert, alors directeur de campagne, qui affirme qu’il n’y « a plus d’argent » et que Jean-François Copé « en a parlé au PR (Président de la République, Ndlr) », il répond : « J’ignorais que Jean-François Copé était tenu informé de mon compte de campagne par Jérôme Lavrilleux. Il ne m’en a en tout cas jamais parlé. Mais j’observe qu’il en parlait à Jean-François Copé. » Nicolas Sarkozy affirme également qu’il a appris le nom de Bygmalion dans la presse et qu’il ne connaissait pas les cadres – dont Bastien Millot et Guy Alvès – de cette agence de communication. Pourquoi alors a-t-elle été choisie pour s’occuper des meetings de sa campagne présidentielle? C’était « une demande ferme de Jérôme Lavrilleux et de Jean-François Copé », répond-il alors. Avant de poursuivre : « Partout où est passé Jean-François Copé, il a pris Bygmalion. » Les enquêteurs soupçonnent un système de fausses factures mis en place entre une filiale de Bygmalion, Event and Cie, et l’UMP (devenu Les Républicains). Objectif : ventiler sur le budget du parti environ 18,5 millions d’euros de dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy, afin d’éviter qu’elles ne dépassent le plafond autorisé de 22,5 millions d’euros et ne soient rejetées par le Conseil constitutionnel, ce qui avait quand même été le cas. « A la malhonnêteté, à la bêtise qu’on me prêterait, s’ajouterait alors le goût du suicide », rétorque Nicolas Sarkozy le 4 septembre dernier selon L’Obs. « Le préjudice qui m’est fait pour ma réputation par cette scandaleuse affaire Bygmalion est immense », conclut l’ancien président.  Selon Libération, Jean-François Copé ne veut pas croire que Nicolas Sarkozy ait pu tenir de tels propos à son égard. Selon l’ancien patron de l’UMP, qui s’est confié à des proches réunis mercredi matin à l’Assemblée nationale, ces dires seraient « factuellement inexacts » et « très inélégants ».

Affaire Bygmalion : fausses signatures, fausses factures et fausses prestations

Affaire Bygmalion : fausses signatures, fausses factures et fausses prestations

Pour résumer tout était faux en tout cas en partie. Selon le JDD Une expertise graphologique notifiée vendredi aux 13 responsables mis en examen de l’affaire Bygmalion risque de semer encore un peu plus le trouble. Selon cette expertise, la signature de l’ancien trésorier de l’UMP, Dominique Dord, a été répliquée informatiquement. C’est une signature « scannée » du trésorier qui a été retrouvée sur 25 fausses factures de l’ex-UMP. L’expert a identifié deux systèmes différents de signatures contrefaites soit via « une imprimante laser », soit via « un système à encre bleue ». « C’est stupéfiant », indique au JDD un ancien haut cadre de l’UMP. Il y a surtout le dépassement des couts.  Guillaume Lambert soutient qu’il ignorait les dépassements de coûts, et qu’au contraire il avait cherché à diminuer les frais de campagne. Lambert accuse même les hommes de Bygmalion, proches de « MM. Copé et Lavrilleux », d’avoir surfacturé leurs prestations… Pour sa part, Éric Cesari n’était au courant de rien : ni des dépassements de campagne, ni des conventions bidon payées par l’UMP. « En trois ans de présidence Copé, je n’ai jamais eu de réunion en tête à tête avec lui », a-t-il dit au juge, se démarquant lui aussi de Lavrilleux. Fabienne Liadzé maintient n’avoir pas été informée du système. Quant à Franck Attal, il affirme que c’est Jérôme Lavrilleux, dès le mois de mars, qui lui a dit que « la solution envisagée [était] de déplacer la facturation des prestations sur les conventions programmées à l’UMP »… Franck Attal raconte avoir pris la décision, avec les responsables de Bygmalion, d’accepter ce système de fausses factures. Seul hic, Lavrilleux dément en bloc… et accuse les quatre autres. Sa déposition du 15 juin est un monument de défausse. Sur Lambert d’abord, sa cible principale, dont les affirmations, dit-il, « n’ont aucun sens ». Lavrilleux dément avoir imposé Event comme prestataire pour la campagne. « Cela s’est fait dans la précipitation et dans l’impréparation totale du côté de l’entourage proche du candidat », déclare-t-il.   Lavrilleux « conteste avec force ». Il soutient avoir été simplement « avisé » du système « postérieurement au second tour de la présidentielle ». La suite de sa phrase est un modèle d’accusation : « […] quand Éric Cesari et Fabienne Liadzé sont venus me voir dans mon bureau pour me faire part des conclusions auxquelles ils étaient arrivés suite à une réunion organisée précédemment dans le bureau d’Éric Cesari avec… Guillaume Lambert ». À l’évidence, le juge ne semble pas comprendre pourquoi, alors que le système avait été mis en place dès le mois de mars, ­Liadzé et Cesari seraient venus lui en parler si tard… « Je n’ai pas de réponse à apporter à cela », réplique Lavrilleux, qui en revanche assure « n’avoir jamais parlé à Jean-François Copé »… de cette « décision qui n’est pas la mienne mais à laquelle je ne me suis pas opposé ». À ce niveau de contradictions, le juge Tournaire va donc organiser cette confrontation à cinq. Qui assumera le fait têtu du dossier : l’UMP sous la présidence Copé a payé 18,5 millions de fausses factures.

UMP-Bygmalion : nouvelle mise en examen

UMP-Bygmalion :  nouvelle mise en examen

Le feuilleton Pygmalion continue. Déjà mis en examen en octobre 2014 pour complicité de faux et d’usage de faux, Bastien Millot, longtemps proche de Jean-François Copé, a été mis en examen pour complicité de financement illégal de campagne électorale et complicité d’escroquerie par les juges d’instruction. Par ailleurs, il est mis en examen dans une autre affaire concernant des soupçons de favoritisme sur des contrats payés par France Télévisions à Bygmalion.  Les enquêteurs soupçonnent un système de fausses factures mis en place entre une filiale de Bygmalion, Event and Cie, et l’UMP (devenu Les Républicains). Objectif : ventiler sur le budget du parti environ 18,5 millions d’euros de dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy, afin d’éviter qu’elles ne dépassent le plafond autorisé de 22,5 millions d’euros et ne soient rejetées par le Conseil constitutionnel, ce qui avait quand même été le cas. Treize personnes sont mises en examen. Parmi elles, outre Bastien Millot, trois anciens cadres de Bygmalion, Guy Alvès, Franck Attal et Sébastien Borivent. Ces derniers reconnaissent avoir eu connaissance de la fraude, ce que Bastien Millot a toujours contesté. Ses trois anciens associés le mettent pourtant en cause. Franck Attal, patron d’Event and Cie, a expliqué aux juges que le directeur adjoint de la campagne, Jérôme Lavrilleux, l’avait sollicité fin mars-début avril 2012 pour lui annoncer qu’il fallait recourir à un système frauduleux de ventilation des dépenses de campagne sur l’UMP, ce que Jérôme Lavrilleux conteste, situant le recours à la fraude après la présidentielle. Selon une source proche du dossier, Franck Attal a assuré avoir alors prévenu Sébastien Borivent qui à son tour en aurait fait part aux deux patrons de Bygmalion, Bastien Millot et Guy Alvès. D’après cette source, Sébastien Borivent a affirmé aux magistrats que Bastien Millot, aujourd’hui avocat, avait donné son «feu vert» à l’opération.

 

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol