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Nicolas Hulot : un livre déjà…ou le sens du business

Nicolas Hulot : un livre déjà…ou le sens du business

 

Nicolas Hulot a sans doute perdu son portefeuille de ministre de l’environnement mais il n’a pas perdu l’honneur ni le sens du business. Après sa mission, les médias et de nombreux responsables politiques se sont répandus en louange sur la personnalité de l’ancien ministre écolo. Mais c’est la tradition, une sorte d’éloge de funérailles. Mais Nicolas Hulot qui s’est bâti une solide fortune grâce à l’écologie et qui va sans doute continuer sort  15 jours après sa démission un nouveau livre qui devrait compléter des revenus et un patrimoine déjà très confortables. En vérité Nicolas Hulot n’a pas eu vraiment le temps d’écrire mais il veut profiter de la vague médiatique de sa démission pour capitaliser médiatiquement  et surtout financièrement. En réalité Hulot sort un petit bouquin de 100 pages Les mauvaises langues diront que pour le prix (9,90 euros), c’est un peu cher pour ce que c’est. A peine plus de quinze jours après avoir quitté le gouvernement, l’ancien ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, s’apprête, selon nos informations, à publier un livre aux éditions de l’Aube. Intitulé Ne plus me mentir, ce livre de moins de 100 pages qui se contente ni plus ni moins de retranscrire en intégralité deux interviews données alors qu’il était encore en poste. Le premier est un entretien fleuve accordé fin juin à l’hebdomadaire Le 1, la seconde est celle diffusée sur France inter le 28 août, au cours de laquelle Nicolas Hulot a annoncé sa démission. Bref, il faut capitaliser l’écologie. Le journal Businessman ou écologiste ? Surtout journaliste businessman, Hulot est le journaliste le mieux payé au monde. . Le journal  américain People With Money estime que Hulot  a accumulé  près de 215 millions d’euros.  Récemment épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros) ; hulot pas efficace comme ministre écolo mais bon comme businessman de l’environnement.

Schiappa : la ministre du business

Schiappa : la ministre du business

La provocante et sulfureuse ministre écrit des ouvrages à la vitesse de la lumière avec des thèses contradictoires et surtout nourries de banalités. Elle se pique après des essais (c’est le mot qui convient)  très populistes d’être maintenant romancière. Et pour en assurer la promotion, elle mobilise le service de presse de son ministère. Commentaire d’un internaute :

 

« Donc non seulement Schiappa publie un livre contenant un consternant ramassis de clichés sexistes et de niaiseries macronistes, mais en plus elle utilise le service de presse du ministère pour en faire la promotion. Le macronisme : médiocrité, arrogance et mélange des genres. »

 

La grande gueule du gouvernemenet qui tempête sur tout sait s’y prendre ;  enfant du gauchisme, elle sait utiliser le marché à son profit (comme Hulot qui a fait une fortune avec l’environnement). . Dans ses essais elle a tout défendu et le contraire aussi. Une sorte de littérature en mode paris Match. Ce mélange des genres entre activités publiques et privées est typique du macronisme qui loue les forces du marché mais en ne négligeant pas d’utiliser la force publique dans un intérêt personnel. Les vacances auront été propices pour étouffer cette affaire et le Premier ministre s’est contenté de gronder sa turbulente mais très intéressée ministre. Une ministre en tout cas qui milite maintenant pour légalité entre hommes et femme mais pas pour la même égalité. Mais c’est   une simple «erreur humaine». Telle est l’explication apportée par le premier ministre, Edouard Philippe, concernant l’utilisation des contacts du service de presse de la secrétaire d’État, Marlène Schiappa, à des fins promotionnelles privées. Le 22 mai dernier, les journalistes avaient reçu dans leurs boîtes mails, une invitation à une dédicace du livre «Si souvent éloigné de vous », de la romancière et secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes. Certains avaient alors dénoncé la confusion, faite par le cabinet, entre domaine public et privé. La secrétaire d’État semblant utiliser les moyens du ministère pour assurer la publicité d’un livre personnel.

Suite à cet événement, le premier ministre annonce un «réexamen» des procédures, dans une lettre datée du 1er août, rendue publique par l’association anticorruption Anticor. «Tout envoi par le service presse est désormais doublement validé par la hiérarchie du cabinet», afin de prévenir «la réitération d’une telle initiative», affirme-t-il dans le courrier.

Prenant connaissance des démarches du service presse du cabinet de Marlène Schiappa, l’association Anticor avait rapidement réagi. Selon elle, cette initiative était contraire à la loi: «On a utilisé le fichier et les moyens de l’État. Cela pose un problème pénal, de détournement de finalité de fichier (un délit passible de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende), mais aussi un problème déontologique», s’alarmait l’association.

Le scandale du business des maillots de l’équipe de France

Le scandale du business des maillots de l’équipe de France

On peut comprendre évidemment l’enthousiasme qui règne autour de l’événement exceptionnel de la coupe du monde et du positionnement de l’équipe de France. Pour autant, on peut s’interroger sur le véritable scandale que constitue le prix des maillots en général et en particulier celui de l’équipe de France. Il est probable en effet qu’on vendra encore davantage de maillots qu’en 1998 et les équipementiers et revendeurs se réjouissent évidemment de cette demande qu’on peine d’ailleurs à satisfaire. Des maillots vendus qu’à 150 à 180 € quand ils sont produits  à l’étranger évidemment pour des sommes de l’ordre de 10 € à peine. Le bonus est immense.  Dans la plupart des grands clubs professionnels le business des maillots rapporte une fortune et permet d’amortir les sommes totalement folles consenties pour le transfert des joueurs. Ainsi par exemple le transfert du portugais Ronaldo du Real de Madrid à la Juventus de Turin 100 millions d’euros va-t-il être amorti immédiatement par la vente de près de 80 millions de la vente de ses maillots. Finalement le scandale ne concerne pas seulement l’équipement de l’équipe de France mais de tous les clubs mythiques au plan mondial et surtout européen. Ce n’est pas du textile qui est vendu mais du rêve et de futurs souvenirs mais à ce prix on peut quand même s’interroger sur ce business notamment parce que ceux qui achètent des maillots à 150 € appartiennent à certaines couches pas forcément favorisées. Bien sûr c’est sans doute un tabou d’aborder cette question qui constitue un moyen très important dans l’équilibre du budget des clubs professionnels. Finalement un scandale mais pas davantage que le prix des places des grands matchs en Europe. En cause sans doute la folie du coup des transferts de joueurs et celle de leurs rémunérations qui peut varier pour les plus grandes vedettes de 30 à 60 millions par an on peut évidemment aimer le sport, le foot en particulier mais en même temps être conscient de ses dérives commerciales.

Le business des maillots (Pierre Arcens)

Le business des maillots (Pierre Arcens)

 

 

Pierre Arcens, président de la marque française Hungaria revient sur l’importance du business des maillots (interview France info)

Il a explosé ces dernières années. Aujourd’hui un club comme le PSG peut vendre 500.000 maillots alors qu’en 1998 un club qui en vendait 100.000 c’était déjà énorme. En fait c’est cette époque-là, cette victoire en Coupe du monde qui a transformé ce marché des articles de sport. Le sponsoring d’une équipe nationale qui était alors perçu comme un poste de dépense économique pouvait alors devenir un business juteux.

BFM Business: Parce que la vente de maillots de foot est si importante pour les marques?

 

 

P.A.: Oui cela représente 70% je dirais du chiffre d’affaires généré par une Coupe du Monde pour un équipementier comme Nike ou Adidas.

BFM Business: Et en 1998, les ventes de maillots ont explosé grâce à la Coupe du Monde?

P.A.: Oui mais ça a été très long. Il faut savoir qu’un maillot ça se conçoit 18 mois à l’avance à peut près. C’est à ce moment-là que l’on fait les prévisions de commandes. En 1996, nous avions vendu pour l’Euro en Angleterre 8.000 maillots de l’équipe de France. C’était ça les chiffres de l’époque! Mon responsable commercial passe donc commande de 40.000 maillots pour 1998. Moi je vois ça à l’époque et je passe derrière en lui disant: « Non prends en 200.000″. Cela faisait 25 fois plus qu’en 1996! Tout le monde me traite de fou!

 

 

BFM Business: Et vous avez immédiatement tout vendu?

P.A.: Mais pas du tout! Le début a été un flop. Sur les 200.000 que nous avions en stock, la distribution nous en avait pris 120.000 en avril 1998. Il m’en restait 80.000 sur les bras. Là on a eu peur. Parce qu’en plus les magasins en vendaient très peu et commençaient à casser les prix. Et puis la Coupe du Monde démarre et toujours rien ne se passe… Et arrive le match contre le Paraguay en huitième de finale. La France se qualifie et là les ventes décollent enfin et très vite. Nous avons rapidement demandé un réassort à nos usines en Asie et aussi en Tunisie pour livrer plus vite. Mais il fallait un mois et demi, deux mois à l’époque pour recevoir les commandes. Résultat: la veille de la finale nous n’avions absolument plus rien. Les gens commençaient à en acheter au marché noir 10 fois le prix!

BFM Business: Pourtant tout le monde était en bleu dans le stade lors de la finale.

P.A.: Oui mais je peux vous le dire maintenant, les VIP comme Obispo, Johnny et les autres portaient des maillots non conformes ce soir-là. Jean-Claude Darmon, le financier du foot français à l’époque, m’avait appelé pour avoir des maillots pour ses VIP au stade. Nous avons dû récupérer des maillots qui étaient partis au pilon car ils étaient non conformes. Ce sont ceux-là que portaient les stars dans les tribunes.

BFM Business: Et les maillots avec la première étoile étaient arrivés quand en magasin?

P.A.: Il a fallu attendre début août pour des petites quantités et mi-août pour de vrais stocks. Et là que les ventes ont atteint les sommets. Tous les gamins voulaient le maillot pour Noël. Au total nous en avons vendu finalement 800.000 sur l’ensemble de l’année, soit 20 fois plus que nos premières estimations! Nous avons réalisé cette année-là 450 millions de francs (70 millions d’euros) de chiffres d’affaires avec les maillots alors que notre contrat de sponsoring avec la FFF nous avait coûté 100 millions de francs (15 millions d’euros).

BFM Business: C’est difficile d’anticiper la demande pour ces produits?

P.A.: Oui parce que ça dépend de la performance de l’équipe. Et ensuite parce que les délais de fabrication et de transport sont longs. il faut compter 45 jours de bateau pour acheminer des stocks de Chine. Il faut donc anticiper. Et le plus compliqué dans la production ce sont les accessoires. Car un maillot c’est du tissu et surtout des accessoires comme le coq en silicone, l’étoile, le petit drapeau etc. Or ça, à la différence du tissu qu’on a en grande quantité, il faut le produire à la demande. Le maillot de l’équipe de France, beaucoup d’usine peuvent le faire: il suffit d’avoir le tissu et de le teinter ce qui prend cinq jours. Mais pour les accessoires c’est plus compliqué, il faut en refabriquer très vite. C’est pour cela que tout est centralisé sur un seul site, en l’occurrence en Thaïlande pour le maillot Nike actuel.

BFM Business: Adidas a vendu 800.000 maillots en 1998, Nike va-t-elle faire mieux cette année?

P.A.: C’est fort probable oui. Je pense que Nike va en vendre au moins le double, je dirais aux alentours de 1,6 million. L’époque a changé, les Français achètent plus de maillots aujourd’hui.

BFM Business: Finalement c’est une business très rentable les ventes de maillots pour les équipementiers.

P.A.: C’est difficile à dire. Parce que Nike verse 50 millions d’euros par an à la FFF pour équiper les Bleus. Dans les faits ça lui coûte moins cher car la marque paie 38 millions en cash, le reste -les 12 autres millions- ce sont des équipements qu’elle fournit et qui lui coûtent moins cher puisque c’est elle qui les produit. Mais pour rentabiliser cet investissement -à savoir dégager 40 millions d’euros de marge nette- il faut vendre beaucoup de maillots. En année régulière, c’est à dire hors Euro ou Coupe du monde, c’est absolument impossible. Et même cette année ce sera difficile. Pour dégager 40 millions de marge nette, Nike devra faire 200 millions de chiffres d’affaires à peu près, ce qui représente 400 millions à peu près de ventes de maillots dans les magasins. À 100 euros en moyenne le maillot, cela fait 4 millions de ventes. Pas facile. Alors Nike ne vend pas que des maillots et bénéficie de l’exposition incroyable de la Coupe du monde mais même pour les grandes marques, les contrats de sponsoring du foot sont difficilement rentabilisables.

Macron après Télé plouc, télés intello et business

Macron après Télé plouc, télés intello et business

 

Macron a utilisé l’émission très regardé de JP Pernaud sur TF1  pour tenter de convaincre les ploucs du bien fondé de sa politique. Chez les retraités, le discours est mal passé et de l’ordre de 70% n’ont pas considéré son intervention comme crédible. Du coup, ce soir il s’adressera aux intellos de gauche de Mediapart et aux businessmen de BFM. Des médias beaucoup plus confidentiels mais qui s’adressent aux décideurs. Après les ploucs, les bobos et les bourgeois. Il faudra cependant que Macron soit un peu plus convainquant et qu’il sorte de sa posture jupitérienne un peu condescendante. Il sera aidé par BFM qui va soutenir Macron discrètement mais efficacement : BFM qui jouit d’un certain crédit car c’est et de loin la meilleure télé info. Mais son public est celui des cadres, des businessmen et des startups. A inverse, Mediapart représente les rebelles de la gauche et il ya aura match des questions entre Mediapart et BFM. Il faut espérer que le président de la république sera un peu plus convaincant que sur TFI où on attendait évidemment avec une  certaine impatience cette intervention de Macron qui a avait  consenti à parler depuis une école dans la France profonde. On souhaitait évidemment qu’il parle de la ruralité, du désaménagement du territoire, qu’il réponde au sentiment d’abandon de cette France périphérique qui perd ses emplois, ses services publics et se transforme peu à peu en réserve de retraités. Rien de tout cela, la descente dans l’enfer des ploucs n’a donné lieu à aucun traitement de la part du chef de l’Etat: la désertification économique et sociale va continuer. Le président des villes a surtout parlé aux urbains sans annoncer grand-chose de nouveau. Il a confirmé ses orientations. Se contentant d’affirmer qu’il savait où il allait et qu’il faisait ce qu’il avait annoncé. Ce qui est faux par exemple sur la réforme de la SNCF dont il n’a pratiquement jamais parlé pendant sa campagne. Quant à savoir où il va, de nombreuses incertitudes demeurent car le projet n’est pas très clair, il appuie sur une sorte d’idéologie très libérale mais aussi très bureaucratique, très centralisée assez contradictoire. Ce qui est sûr c’est que Macron veut enfiler les réformes quitte à les effectuer à la va vite et sans  négociation. Ce sera le cas de la SNCF comme de beaucoup d’autres réformes (prison, justice, universités, hôpitaux, Ehpad).  Autre exemple  sur les Etats généraux de l’alimentation. « Je vous promets que je ferai ce qu’on a dit », a déclaré Macron sans autre précision alors quelques 30 % des agriculteurs sont en état de faillite annoncée faute de prix suffisants. . Sur la mesure très controversée des 80km-h, Voulue par le Premier ministre, on verra dans 2 ans à précisé le chef de l’Etat. Pour l’hôpital et les Ehpad, « on va s’en occuper » a déclaré Macron.  Un peu court come intervention !

 

Arabie saoudite et la France : le business d’abord

Arabie saoudite et la France : le business d’abord

C’est la real politique : le businesse d’abord ! C’est en substance ce que dit le pouvoir vis-à-vis de l’Arabie saoudite critiquée pour ses atteintes aux droits de l’homme, ses soutiens au terrorisme et son rôle au Yémen. Laissons une chance au jeune prince qui gouverne l’Arabie saoudite à déclaré Macron. De son coté,   le porte parole du gouvernement Benjamin Griveaux n’a d’ailleurs pas manqué de préciser, lors de l’émission « L’Epreuve de vérité » sur Public Sénat-Radio Classique-AFP, que la péninsule arabique représente un » partenaire commercial important pour la France ». « Il y a une industrie en France importante avec des milliers d’emplois à la clé sur cette industrie particulière qu’est l’industrie de l’armement ». Le bilan des exportations globales d’armements tricolores en 2016 s’élèverait autour de 14 milliards d’euros.  Lundi, dix ONG, dont Amnesty International, la Fidh, Action contre la faim, Human Rights Watch ou Reporters sans frontières, ont appelé Emmanuel Macron à demander au prince héritier saoudien de mettre un terme aux attaques contre les civils au Yémen. Ces organisations relèvent dans la même étude citée plus haut (à la p.12) « l’utilisation possible » de canons Caesar et chars Leclerc fabriqués par le français Nexter, de drones de surveillance et d’hélicoptères Cougar (Airbus) et de frégates françaises au large du Yémen.« Si ces indices ne constituent pas des preuves, ils jettent de graves soupçons sur la présence et l’utilisation massive de matériel militaire français au Yémen », peut-on lire. Elles pressent par ailleurs la France de cesser ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, qui mènent la coalition sunnite engagée au Yémen. La présidence française a quant à elle déjà exclu toute suspension des ventes et livraisons, arguant d’un « contrôle très strict » des exportations.  Un député de La République en Marche, Sébastien Nadot, a déposé une proposition de résolution en vue de la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les ventes d’armes françaises aux belligérants au Yémen.

Hulot : l’écologiste du business

Hulot : l’écologiste du business

Que fait Hulot au gouvernement lui qui n’a aucune compétence économique, sociale, politique  ou même environnementale ? Il sert de caution à Macron. Certes l’ancien animateur télé a réalisé d’intéressants reportages sur l’environnement mais ça ne suffit pas pour avoir une vision écologique cohérente et encore moins une  vision sociétale. En outre et  surtout le champ de réflexion et d’action de Hulot est étroitement cadrée par les soutiens financiers d’entreprises les plus polluantes qui lui ont permis de construire son immense fortune de 200 millions sur le dos de l’écologie. Hulot, l’ancien animateur télé est populaire, c’est certain comme Mimi Mathis ou Michel Drucker mais ses compétences et ses convictions sont comme les montres de Salvador Dali : molles. Par contre, il sait gérer son image et surtout sa fortune  réalisée garce à son business écolo. Épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyle salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien.

Nucléaire- Hulot, l’écologiste du business

Nucléaire- Hulot,  l’écologiste  du business

 

Hulot, l’ancien animateur télé est populaire, c’est certain comme Mimi Mathis ou Michel Drucker mais ses compétences et ses convictions sont comme les montres de Salvador Dali : molles. Par contre, il sait gérer son image et surtout sa fortune  réalisée garce à son business écolo. Récemment épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyle salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien.

 

Business et politique : avertissement à un Insoumis et un Modem

Business et politique : avertissement à un Insoumis et un Modem

Deux députés, Thierry Robert (MoDem) et François Ruffin (LFI), ont été rappelés mercredi à l‘ordre par le président de l‘Assemblée pour avoir “créé une confusion” entre l‘exercice de leur mandat et des intérêts privés. Thierry Robert, député de la Réunion, s’était présenté comme député sur son compte Facebook pour faire de la publicité en faveur d‘une de ses sociétés immobilières. François Ruffin, député de la Somme, avait réalisé dans son bureau à l‘Assemblée une vidéo dans laquelle il faisait la promotion de Fakir, journal satirique local dont il est le rédacteur en chef. Par ailleurs d’autres députés pourrait bien aussi être rappelés à l’ordre notamment 2 députés  d’en marche qui ont embauché les enfants d’autres députés.  Au moins deux députés LREM, Christophe Arend et Bertrand Sorre, ont embauché les enfants d’autres députés LREM, ce qui est une pratique légale mais encadrée, a-t-on appris aujourd’hui de sources parlementaires, confirmant une information du site Streetpress. Les lois pour la confiance dans la vie politique votées cet été interdisent l’emploi comme collaborateur de son propre conjoint ou de ses enfants. Lorsqu’un collaborateur parlementaire a un lien familial avec un autre député ou sénateur, il doit en informer « sans délai le député ou le sénateur dont il est le collaborateur, le bureau et l’organe chargé de la déontologie parlementaire de l’assemblée dans laquelle il est employé ».  Charlie Trisse, fille de la députée de Moselle Nicole Trisse, a été embauchée par Christophe Arend, élu du même département. « Ma fille est dans la sphère politique depuis trois ans, elle est compétente et avait déjà travaillé avec le député Bertrand Pancher (UDI) dans le passé. C’est elle qui a en fait signalé que je suis devenue députée », a déclaré à l’AFP Nicole Trisse. Vignal, fille du député de l’Hérault Patrick Vignal, travaille aux côtés de Bertrand Sorre, élu de la Manche. Elle était

 

Nucléaire- Hulot, l’écologiste du business

Nucléaire- Hulot,  l’écologiste  du business

 

Récemment épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyle salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien.

 

Hulot, l’écologiste du business

Hulot,  l’écologiste  du business

 

Récemment épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement financement de sa, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes. par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyl salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien.

Pour Trump, son business continue même avec l’étranger

Pour Trump, son business continue même avec l’étranger

Trump a conservé toutes ses parts dans son holding et continu de faire du business y compris avec l’étranger. Du coup les procureurs américains du Maryland et de Washington ont assigné lundi en justice le président américain, lui reprochant d’accepter des paiements de gouvernements étrangers via son empire immobilier d’après une info des échos. La plainte déposée lundi se fonde sur la « clause sur les émoluments », une disposition de la Constitution américaine interdisant à toute personne occupant une fonction publique d’ »accepter cadeau, émoluments, fonction ou titre de quelque sorte que ce soit d’un roi, prince, ou d’un Etat étranger » sans accord du Congrès. Pour les personnes à l’initiative de cette action judiciaire, le président Trump est coupable de conflits d’intérêt permanents, en n’ayant pas pris suffisamment de distance avec son groupe économique géré par ses fils. En janvier, l’ONG anti-corruption Citizens for Responsibility and Ethics in Washington avait déposé une plainte similaire devant un tribunal fédéral de New York. Mais cette nouvelle plainte est la première présentée par des entités gouvernementales.

Découverte d’une société de business de Fillon

Découverte d’une  société de business de Fillon

 

Le Canard enchaîné, reprenant une information du site Bastamag, révèle l’existence d’une société de conseil qui aurait permis au député de Paris de toucher 757 000 euros de salaire net depuis juin 2012.  L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy est peu loquace sur la question du lobbying. Et pour cause : en 2012, juste avant de commencer son nouveau mandat de député, François Fillon a créé une société de consulting, baptisée « 2F Conseil », située à deux pas des Invalides, et dédiée à des activités de conseil et des conférences. Son objet : « Le conseil, l’assistance, la formation, la réalisation d’études, de veille, d’audits, d’analyses ou de prestations » en faveur « de toute personne physique (…), personne morale (…), tout État et de tout organisme international européen, national, étatique, régional, départemental, municipal ou local ». La loi interdit aux députés de commencer des activités de conseil – sources de potentiels conflits d’intérêt – en cours de mandat, sauf pour certaines professions libérales réglementées, comme les avocats. François Fillon a créé la sienne juste avant d’être élu. Peu auparavant, il avait lui-même signé un décret permettant aux anciens ministres et parlementaires titulaires d’un diplôme de droit ou de son équivalent de devenir automatiquement avocat. En 2012, ces activités de conseil lui ont rapporté 70 000 euros, selon sa déclaration d’intérêts et d’activités. En 2013, les profits ont grimpé à plus de 140 000 euros, soit sept fois le revenu salarial moyen. Et depuis ? Impossible de le savoir, les députés n’étant tenus de déposer une déclaration auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique qu’une seule fois au cours de leur mandat. Pour l’année 2015, la société 2F Conseil a déclaré un chiffre d’affaires en hausse de 38%, à près de 300 000 euros. Quelle est la nature exacte de cette activité ? Qui sont les clients de 2F Conseil ? Leur identité est-elle de nature à générer de possibles conflits d’intérêt ? Contactée à plusieurs reprises, l’équipe de François Fillon a refusé de répondre à nos questions. Parmi les députés, son cas n’est pas isolé. D’autres personnalités politiques, comme Luc Chatel, ont également créé une activité de conseil très lucrative (plus de 183 000 euros en 2013). D’autres sont ou ont été lobbyistes, comme le socialiste Malek Boutih, député et directeur des relations institutionnelles de la radio Skyrock. Une cinquantaine d’autres parlementaires sont, en tant qu’avocats, autorisés à mener des missions de conseil. Certains figurent parmi ceux qui déclarent le plus de revenus annexes en sus de leur indemnité parlementaire.

 

Trump bloque les frontières sauf pour les pays où il fait du business !

Trump bloque les frontières sauf pour les pays où il fait du business !

L’interdiction vise les réfugiés et les  visiteurs de sept pays à la population majoritairement musulmane : Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie, Yémen. Mais trois pays font l’objet d’une exception: la Turquie, l’Egypte et l’Arabie Saoudite, trois pays avec lesquels le groupe Trump entretien de fortes relations économiques. En clair il y fait du business. Curieux comme décision notamment concernant la Turquie où transitent la plupart des terroristes. L’interdiction comme les exceptions pour motif de business montrent la dérive autoritaire de Trump ; un président des États-Unis qui se soucie peu du caractère réaliste ou illégal de ses décisions et dont  la politique consiste pour ses premières mesures a surtout mettre en scène la signature de décrets sur lesquels risquent de revenir la justice américaine et le congrès. Pour importe pour le nouveau président américain : seul compte l’effet médiatique si des institutions remettent  en cause certaines orientations, il pourra toujours imputer la faute  aux représentants de l’establishment. Bref du populisme teinté d’autoritarisme qui met en cause les principes démocratiques des États-Unis. Avec en plus une forte dose d’hypocrisie pour protéger les intérêts financiers du groupe Trump. Un groupe dont il a conservé la propriété contrairement à l’usage et au droit américain.

« Je mets en place de nouvelles mesures de contrôle pour maintenir les terroristes islamiques radicaux hors des Etats-Unis d’Amérique. Nous ne voulons laisser entrer dans notre pays que ceux qui soutiendront notre pays et aiment profondément notre peuple », a déclaré Donald Trump lors d’une cérémonie au Pentagone. Ces mesures sont évidemment critiquables et même condamnables mais elles sont surtout illégales. L’ACLU et les associations américaines de défense des droits civiques  soulignent que leur interpellation dont ont été victimes nombre de ressortissants des pays visés sur la seule base du décret violent le 5e amendement de la Constitution américaine, qui protège contre les abus gouvernementaux et garantit la sécurité juridique de tout individu. Selon Stephen Legomsky, ancien conseiller juridique des services d’immigration et de la citoyenneté américaine au sein de l’administration Obama, cette disposition pourrait être inconstitutionnelle. Dans une tribune publiée par le New York Times (en anglais), David J. Bier estime aussi que cette disposition est illégale. Pour lui, le décret n’est pas conforme les « Immigration and nationality acts of 1965″, une série de lois adoptées qui a notamment aboli les quotas basés sur la nationalité. Ces textes prévoient qu’aucune personne ne peut être « discriminée dans la délivrance de son visa d’immigrant en raison de sa race, de son sexe, de sa nationalité, de son lieu de naissance ou de son lieu de résidence » et ils encadrent strictement les exceptions. David J. Bier cite par exemple le cas d’Iraniens interdits d’entrés aux Etats-Unis, en 1980, par le président Jimmy Carter, pendant la crise des otages américains en Iran. Il s’agissait d’étudiants, de touristes et de visiteurs temporaires mais il existait de nombreuses exceptions. A plusieurs reprises, les tribunaux américains ont ainsi rappelé l’interdiction de la discrimination en matière d’immigration. En 1996, le Congrès a par ailleurs adopté un amendement pour signifier que le lieu de la demande d’immigration ne peut pas être un facteur discriminant.

Noël business : la revente des cadeaux pour 42 %

Noël business : la revente des cadeaux pour 42 %

 

 

 

Il y a longtemps que Noël a perdu de sa symbolique fête religieuse qui par syncrétisme à englobé la fête du solstice d’hiver ; puis elle  devenu une fête  familiale et de plus en plus la fête des marchands. Témoin le nombre incalculable de marchés de Noël qui se déroulent  partout dans les villes de France et même dans les moindres villages. La fête marchande domine désormais la fête religieuse. Depuis les 30 glorieuses les cadeaux offerts se multiplient, ils représentent aujourd’hui autour de 700 € par ménage. Mais des cadeaux souvent inutiles, qui font double emploi ou simplement déplaisent. Du coup,  42 % des Français sont prêts à revendre leurs cadeaux rapidement soit pour en acheter un autre soient tout simplement pour garder l’argent. Il faut dire que nombre d’enfants et de parents reçoivent déjà des cadeaux toute l’année et que celui offert à l’occasion de Noël perd beaucoup de son intérêt et de son sens symbolique. On est loin de l’orange qui été reçu par beaucoup à Noël il y a 70 ans ! Il faut dire qu’à l’époque les oranges étaient rares, le pouvoir d’achat relativement bas comparé à celui d’aujourd’hui et que la société de consommation n’avait pas pris l’ampleur actuelle. On se demande bien pourquoi certains n’ont pas encore prient l’initiative d’organiser des vide greniers entre Noël et le jour de l’an pour se débarrasser de cadeaux mal appréciés. En tout cas se développe des bourses d’échange.  Présent dans six pays européens avec plus de 115 points de vente, Troc.com offre un large choix d’articles allant des objets de maison et de loisir aux nouvelles technologies. La marque repose sur un site Internet, des petites annonces gratuites et un réseau de magasins et de professionnels partout en France: des experts interviennent directement auprès des vendeurs pour estimer leurs biens et le revendre au meilleur prix. Troc.com propose également des services de relooking des produits, d’enlèvement à domicile et de vide-maison. Une solution qui fonctionne: «Si on voit que le produit ne se vend pas bien au bout de 2 mois, on baisse le prix jusqu’à ce qu’il se vende. En 6 mois, les produits sont tous partis», explique au Figaro Frédéric Husson, responsable communication du réseau. Car la principale difficulté rencontrée par les particuliers lors de la revente de leur bien est bien le prix: «Il est parfois difficile d’expliquer aux gens qu’on ne peut pas revendre 200 euros un bien qui en valait 300 au moment de l’achat, il y a quelques mois», explique Frédéric Husson. Les  Français interrogés par Troc.com envisagent de revendre leurs cadeaux de Noël si ces derniers ne leur conviennent pas, et 32% des revendeurs revendront leurs cadeaux via un site Internet de petites annonces. Les fondateurs de la start-up HelloZack l’ont bien compris et simplifient ce procédé. Le propriétaire d’un iPhone, iPad, Apple Watch ou MacBook n’a qu’à se connecter sur le site Internet hellozack.com et renseigner des informations sur le produit (état, processeur, mémoire, etc.): il reçoit ensuite un mail lui indiquant une estimation du prix du produit, et n’a qu’à indiquer une heure et un lieu dans Paris intra muros pour qu’un coursier HelloZack vienne récupérer le produit. Une fois le bien récupéré, HelloZack génère immédiatement des petites annonces sur les sites Internet pour qu’il soit revendu. L’ancien propriétaire verra ensuite son compte bancaire ou PayPal crédité du montant estimé du bien.

 

Une commissaire européenne à la concurrence faisait son business dans un paradis fiscal

Une commissaire européenne à la concurrence faisait son business dans un paradis fiscal

 

Après l’affaire Barroso l’ancien président de la commission européenne reconverti chez le banquier Goldman Sachs’ le banquier qui avait truqué les comptes de la Grèce), c’est maintenant l’affaire de cette commissaire européenne à la concurrence qui faisait son petit business dans un paradis fiscal alors que sa fonction consistait essentiellement à vérifier la loyauté des conditions de concurrence en Europe Selon des révélations du Monde dans le cadre des «Bahamas Leaks», Neelie Kroes aurait été administratrice d’une société offshore basée aux Bahamas entre 2000 et 2009 sans en avoir averti les autorités bruxelloises. Cinq mois après les «Panama Papers»Le Monde et ses partenaires du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) font de nouvelles révélations. Selon des documents confidentiels auxquels ils ont pu avoir accès, les «Bahamas Leaks», certaines des 175.000 structures offshore enregistrées dans ce paradis fiscal entre 1990 et 2016 sont liées à des personnalités politiques. L’ancienne commissaire européenne à la concurrence, la Hollandaise Neelie Kroes, est notamment citée dans ces documents, obtenus par la Süddeutsche Zeitung, qui forment un «registre du commerce» concernant ces sociétés opaques, révélant par là même qui en sont les dirigeants. Considérée comme l’une des femmes les plus influentes du monde cinq années de suite par le magazine Forbes, Neelie Kroes, ex-commissaire européenne à la concurrence entre 2004 et 2009 sous la présidence de Jose Manuel Barroso, a été, selon ces documents révélés par Le Monde, directrice d’une société enregistrée aux Bahamas, Mint Holdings Limited, entre 2000 et 2009. Selon le quotidien, l’existence de cette structure n’a jamais été révélée à la Commission comme cela aurait dû être le cas. Chaque Commissaire doit en effet remplir, lors de sa prise de fonction, une déclaration d’intérêt. Au contraire, elle y annonçait avoir renoncé à toutes ses fonctions au sein de cette holding avant son entrée à la Commission européenne. Toujours selon des informations du Monde, Mint Holdings Limited aurait dû servir à une transaction qui consistait à racheter plus de 6 milliards de dollars d’actifs à la branche internationale d’Enron. Une opération qui devait être financée par des investisseurs proches de la famille royale des Émirats arabes unis, ainsi que par des hommes d’affaires saoudiens. Seulement, cette transaction avait tourné court en raison des problèmes de santé du principal investisseur, l’ancien président des Émirats arabes unis, Zayed al-Nayane, mort en 2004.  Contacté par le quotidien, Neelie Kroes a d’abord démenti ces informations avant de reconnaître avoir été nommée directrice non exécutive de la société. Toutefois, elle assure que Mint Holdings Limited n’a «jamais été opérationnel» et qu’elle n’en a reçu aucune gratification financière. L’ex-commissaire européenne juge également que la mention de son nom dans les documents en tant qu’administratrice de la société jusqu’en 2009 est «une erreur administrative». Cette mention aurait dû, selon elle, être supprimée en 2002. Si Neelie Kroes s’est dit «prête à assumer l’entière responsabilité» de cette omission, ses fonctions de commissaire européenne à la concurrence l’ont conduit à favoriser la libéralisation du marché de l’énergie, dans lequel évolue la société Enron, et dans lequel les Émirats arabes unis jouent un rôle majeur. Selon ces documents, ce n’est qu’en 2009, moins de deux mois avant de changer de portefeuille pour prendre les rênes du commissariat à l’énergie, que Neelie Kroes démissionne de ses fonctions d’administratrice au sein de cette société offshore. Selon les documents qu’a pu consulter Le Monde dans le cadre des «Bahamas Leaks», d’autres dirigeants de premier plan seraient également directeurs de structures offshore: le ministre des Finances canadien, Bill Morneau, le vice-président angolais Manuel Vicente, l’ancien émir du Qatar, Hamad ben Khalifa al-Thani, ou encore l’ancien ministre des mines colombien, Carlos Caballero Argaez.

(Avec agence)

L’économie collaborative : partage ou business ?

L’économie collaborative : partage ou  business ?

 

Interviewé dans le journal minute Marc-Arthur Gauthey, membre du collectif  OuiShare revient sur les désavantages et les dérives de l’économie. – OuiShare avait

contribué à définir et populariser le concept «d’économie collaborative». De ce point de vue il est clair que l’économie collaborative a permis de nouvelles formes de partage mais qu’elle a rendu aussi possible une nouvelle intermédiation marchande qui a détourné à son profit une partie de la valeur ajoutée sans parler des contournement des règles fiscales et sociales.

 

Pour la quatrième édition du OuiShare Fest, quel message voulez-vous faire passer?

Le message est dans le thème: «after the Gold Rush» [la ruée vers l’or et après?]. Depuis 5 ans, on a vu pas mal de monde sur la ligne de départ de l’économie collaborative. Il y a eu beaucoup d’espoirs, notamment pour remettre du sens dans nos pratiques de consommation. Dans tout ça, on observe deux orientations. Ceux qui sont partis à la conquête de nouveaux marchés avec un objectif de rentabilité, qui ont levé des fonds. Dans les start-up qui ont survécu, certaines ont tiré leur épingle du jeu comme Airbnb, Blablacar, Guest to Guest, etc. Et puis il y a un deuxième courant qui se rapproche plus de l’économie sociale et solidaire, avec une vision sociale et humaniste. Le problème c’est qu’on a mis ces deux mouvements dans le même sac et que la deuxième tendance est nécessairement moins visible et un peu plus laissée pour compte.

Qu’est-ce qu’il y a justement «après la ruée vers l’or»?

Le grand sujet cette année au OuiShare Fest, c’est la «blockchain». On commence à découvrir qu’on est capables de créer des échanges sans intermédiaires, qui peuvent concurrencer les plateformes traditionnelles. A terme, ça ouvre des opportunités immenses. Dans un autre registre, on questionne les méthodes managériales. Les entreprises traditionnelles ont aujourd’hui du mal à attirer et à conserver les talents, il y a une hiérarchie très forte et un espace de créativité restreint. Il faut impulser une transformation culturelle et digitale et faire évoluer les entreprises. Et puis l’avenir c’est aussi se concentrer sur la transformation personnelle: être bien dans sa vie, dans son job. Jusqu’aux années 2000, la valeur carrière était au centre de tout. Aujourd’hui on se recentre sur l’accomplissement personnel, la créativité.

 

Quel est le rapport avec l’économie collaborative?

Il n’y en a pas tellement! On essaye de sortir de cette expression qu’on a contribué à créer et qui englobe des choses très différentes. On a vécu un glissement de la consommation collaborative à l’économie collaborative. Maintenant, on compte passer à une société collaborative. Autrement dit, un endroit dans lequel on ferait passer la coopération devant la compétition. L’économie collaborative est un prétexte marketing pour amener le grand public vers toutes ces questions.

Quelle est le rôle du citoyen dans cette société collaborative?

La place du citoyen c’est de se dire qu’on peut tous être acteurs de nouveaux usages, de façons d’être et de faire, de communautés émergentes. C’est pour ça qu’on a organisé une journée portes ouvertes samedi 21 mai avec 5 parcours et des ateliers concrets. L’idée, c’est que les gens se rendent compte qu’ils peuvent contribuer à un avenir commun et être, à leur petite échelle, acteurs de changement. On a tous les moyens de faire avancer les choses.

 

 

Iran : le business avant les droits de l’homme

Iran : le business avant les droits de l’homme

 

Pour la forme François Hollande a fait une allusion au respect des droits de l’homme devant le président iranien en visite en France. En réalité,  il s’est surtout réjoui de la reprise des relations économiques avec l’Iran ; reprise qui va offrir de nombreux débouchés à des entreprises françaises qui ont bien besoin de commandes nouvelles. L’industrie aérienne sera l’une de des bénéficiaires de cette normalisation économique et politique entre les deux pays. Iran Air a commandé jeudi 118 Airbus pour un total de quelque 25 milliards de dollars (23 milliards d’euros) aux prix catalogue, dont 12 A380, apportant une bouffée d’oxygène bienvenue au très gros porteur européen en mal de dynamisme commercial. Cette méga-commande, qui comprend aussi 16 unités de l’A350-1000, version étendue du nouveau long-courrier d’Airbus, a été signée à l’Elysée à l’occasion de la visite en France du président iranien Hassan Rohani. Téhéran profite ainsi de la levée des sanctions dont le pays faisait l’objet en raison de ses activités nucléaires pour rénover la flotte de la compagnie Iran Air Le contrat signé par Fabrice Brégier, PDG d’Airbus, et Farhad Parvaresh, son homologue à la tête de la compagnie aérienne iranienne, comporte aussi 45 monocouloirs A320 (dont 24 A320neo, la version remotorisée) et 45 long-courriers A330 (dont 18 A330neo). On objectera que la normalisation des relations avec l’Iran correspond surtout à des objectifs économiques et que la question des libertés individuelles et collectives a été mise un peu sous le coude. Sans doute mais il y aurait lieu  de critiquer autant sinon davantage nos relations avec les l’Arabie Saoudite et d’une façon plus générale les pays du golfe.

Iran : le business remplace la menace nucléaire

Iran : le business remplace la menace nucléaire

Finalement l’Iran a échangé sa menace nucléaire contre la promesse de rétablir le business avec son pays. Un pays étranglé par les sanctions des pays occidentaux tout autant que par son isolement volontaire voulu par les intégristes qui craignent que le développement des échanges internationaux ne vienne pervertir leur idéologie du repli sectaire. Du côté occidental, on se réjouit  de cette normalisation des relations économiques avec l’Iran. Ce pays producteur de pétrole va certainement peser sur les cours et éviter ainsi une brusque remontée des prix de cette matière première. Surtout,  l’Iran constitue un marché pour les débouchés des productions occidentales. On envisage par exemple assez rapidement une commande de plus de 100 Airbus. À l’intérieur de l’Iran, une grande partie de l’opinion publique souhaite cette ouverture économique et même culturelle sur le monde « L’économie iranienne est libérée des chaînes des sanctions, il est temps de construire et de croître », a tweeté samedi le président Hassan Rohani après l’annonce de la levée des sanctions internationales qui frappaient son pays depuis cinq ans en raison du programme nucléaire de Téhéran. A levée des sanctions cela  permettra au pays d’acheter de nouveau non seulement des avions et des biens d’équipement industriels mais aussi de se fournir en médicaments et en produits de grande consommation. Le financement pourrait en être assuré au départ par le déblocage des actifs confisqués dans le cadre des sanctions (L’actif bloqué est évalué entre 50 et 100 milliards de dollars). Il conviendra cependant d’être attentif aux réactions inévitablement négatives des religieux les plus les intégristes dont les soutiens profitent largement de la corruption généralisée dans ce pays. Autre sujet de préoccupation, les réactions possibles de l’Arabie Saoudite principal concurrent de l’Iran ; premier rival géopolitique et économique dans la région (le PIB de l’Arabie Saoudite et de l’ordre de 650 milliards pour 400 actuellement concernant l’Iran).

Hollande en Chine pour le climat ou le business ?

Hollande en Chine pour le climat ou le business ?

 

 

Une visite en fait ambigüe ;  officiellement il s’agit de persuader le pays le plus pollueur du monde (25% des émissions) de faire davantage d’efforts pour lutter contre le réchauffement climatiques.  Compte tenu de létat actuel des engagements de chaque pays, l’objectif de ne pas dépasser 2 degré pour la fin du siècle ne peut être atteint. Au mieux ce sera 2.7 (d’après l’ONU), jusqu’à 3.5 pour certains scientifiques. D’où l’idée de se satisfaire de ces plans insuffisants pour transformer COP 21 en succès politique mais d’y inclure de clauses de révisions en fonction des résultats. Des clauses de révision qui ne plaisent pas aux pays les plus pollueurs. Du coup Hollnde va s’efforcer de persuader la chine de les accepter. Mais Hollande sera accompagné d’une quarante de chefs entreprises, là c’est essentiellement pour le business (officiellement pour servir la croissance verte). En fait pas exemple pour vendre des centrales nucléaires en particulier ; pas vraiment la croissance verte ! Qu’il s’agisse de centrale nucléaire comme à charbon. François Hollande entame donc lundi une tournée asiatique de trois jours en Chine,  A un mois de la COP21 (30 novembre-11 décembre), l’Elysée prend mille précautions oratoires pour ne pas perturber le dialogue en cours avec Pékin, premier pollueur mondial en pleine prise de conscience « verte » et donc arbitre des négociations.   »La Chine souhaite fonder son développement sur l’innovation et des technologies propres. Ses objectifs de croissance doivent être compatibles avec la limitation des gaz à effet de serre », dit un conseiller de François Hollande, assurant que les deux pays sont « dans une phase d’échanges intenses ». Les discussions portent essentiellement sur les modalités des futures « clauses de révision », rendez-vous réguliers permettant de vérifier, voire de réviser à la hausse les engagements pris à Paris pour contenir la hausse des températures en-deçà de 2°C d’ici la fin du siècle. Soucieux de se concentrer sur les questions climatiques, Paris a laissé le soin à la chancelière allemande Angela Merkel de superviser jeudi à Pékin la vente à la Chine de 130 avions Airbus pour quelque 15,5 milliards d’euros. « C’était coordonné », dit-on à l’Elysée. Forcément pour ne pas confondre trop aisément climat et business !

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