Archive pour le Tag 'business'

Le business parallèle des produits pharmaceutiques

Le business parallèle des produits pharmaceutiques

 

Professeur d’économie à Toulouse School of Economics,  économiste Pierre Dubois démontre, dans une tribune au « Monde », que la vente parallèle de médicaments autorisée au sein de l’Union européenne pour favoriser la concurrence profite en fait aux pharmacies et constitue un frein à l’innovation par les laboratoires.

Tribune. 

 

Les importations parallèles de médicaments représentent aujourd’hui jusqu’à 25 % du marché dans certains pays européens et 5,5 milliards d’euros dans l’ensemble de l’Union européenne (UE). Cette pratique, peu connue du grand public, désigne l’achat de médicaments dans un pays et la revente dans un autre, afin de profiter des écarts tarifaires au sein de l’UE. La législation encadre ce type de revente, mais laisse beaucoup de place à cette pratique dans le but de favoriser la concurrence intra-européenne.

A l’aide des données du marché norvégien, nous avons essayé de comprendre les effets de ces pratiques sur l’industrie, voici nos principales conclusions. Les différences de prix des médicaments entre les pays peuvent atteindre 300 % en Europe, en raison de plafonds réglementaires ou de règles gouvernementales strictes en matière de fixation des prix. Ces différences de prix créent des possibilités d’importations parallèles.

Pour les médicaments sous brevet, le commerce parallèle affecte le partage des bénéfices entre une société pharmaceutique innovante, les détaillants et les commerçants parallèles. Dans une nouvelle étude, nous montrons que, dans un pays qui ne réglemente pas les marges des pharmacies, les incitations à négocier des prix de gros plus bas jouent un rôle important pour favoriser la pénétration du commerce parallèle et que l’interdiction des importations parallèles profiterait aux fabricants.

Les remboursements au patient ne dépendant pas de l’origine du médicament, car il n’y a pas de différence de prix entre les médicaments locaux et ceux issus de la vente parallèle. Ce commerce ne bénéficie donc pas aux consommateurs, mais ce sont les pharmacies et entreprises d’import-export qui sont les principales bénéficiaires de ce type de commerce, au détriment des fabricants de médicaments.

Les entreprises qui s’occupent d’importer les médicaments proposent des prix plus bas que ceux des producteurs mais, dans les pays où des chaînes de pharmacies ont une très grande part de marché, la majorité des bénéfices atterrissent dans les caisses des pharmacies qui n’ont pas de raison de répercuter cette différence de prix au niveau des consommateurs.

Ce bénéfice est d’autant plus élevé pour les pharmacies que ces prix d’achat avantageux leur permettent de mieux négocier avec les fabricants et de faire baisser les prix de gros, menaçant de se tourner sinon vers ces médicaments importés. Tous ces effets sont relativement négatifs dans la mesure où ils encouragent les fabricants de médicaments à ne pas adapter leurs prix aux différents marchés, privant ainsi potentiellement les pays les plus pauvres de certains produits.

Coronavirus: le business du sport menacé

Coronavirus: le business du sport menacé

Virgile Caillet, expert en marketing sportif et délégué général de l’Union sport & cycle, souligne les conséquences financières du business du sport suite au Coronavirus dans une interview à France Info. ( Qui expliquent en partie le maintien curieux de certains rassemblements sportifs, NDLR)

 

Quelles sont les conséquences directes auxquelles est confronté le monde du sport aujourd’hui avec l’épidémie du Covid-19 ?

 

Virgile Caillet :  »Quand on s’attache à la filière du sport, il n’y a pas que les événements sportifs qui sont impactés par le coronavirus, mais également le commerce et l’industrie du sport. En ce qui concerne les détenteurs de droits, les sponsors, les organisateurs, il y a évidemment le sujet de l’annulation des compétitions, avec derrière les assurances qui couvrent la plupart des événements. Mais concrètement, cela entraîne des pertes sèches considérables avec par exemple les bénéfices liés à la billetterie qui tombent à l’eau. Mais il y a également la dimension commerciale, avec toute la problématique de la production et de l’approvisionnement. Avec le blocage des usines, qui sont majoritairement en Asie, les mises en quarantaine, on se retrouve avec des pénuries et des situations extrêmement complexes. D’ores et déjà, il y a des conséquences directes et il pourrait y avoir des ruptures de stock dans les magasins. »

 

En raison des pertes sèches liées à l’annulation ou au passage à huis clos d’événements sportifs, pourrait-on assister au report de certaines compétitions ?

 

VC :  »Ça me semble de plus en plus compliqué compte tenu de l’avancée du calendrier. On arrive au printemps et pour les sports collectifs notamment, il va y avoir une densité de compétitions importante. En football par exemple, on assistera rien que dans les prochaines semaines à la finale de la Coupe de la Ligue, aux demi-finales de la Coupe de France, aux huitièmes de finale de la Ligue des champions… Il est donc difficile de reporter les matches, et le huis clos pourrait être privilégié. Mais cela veut dire un manque à gagner considérable en termes de billetterie mais aussi sur les recettes ‘matchday’ avec les consommations autour des stades ou les ventes de produits dérivés. »

 

Pensez-vous que certains intérêts économiques pourraient passer devant le risque que représente le Covid-19 ? Est-ce que le principe de rentabilité pourrait prendre le pas sur le principe de précaution ?

VC :

« Sincèrement, je ne le pense pas. Il y a une telle sensibilisation au plus haut niveau des instances mondiales que je ne vois pas le principe de précaution être battu en brèche par des intérêts économiques. En revanche, ces intérêts économiques sont tellement présents, tellement importants, qu’il faut avoir un maximum d’éléments à disposition avant de prendre une décision sur un événement sportif. Et c’est l’incertitude autour de ces éléments qui rend compliqué la prise de décision. C’est le cas avec les Jeux Olympiques et l’Euro par exemple. A priori, selon les scientifiques, le pic serait atteint en Europe dans le courant du mois d’avril. Mais d’ici au début de l’Euro à la mi-juin, va-t-on pouvoir maîtriser les choses ? Il est peut-être encore un peu tôt pour le dire. »

 

Serait-il envisageable de voir certains sponsors se désengager aujourd’hui, en raison des pertes sèches que ces annulations pourraient engendrer ?

 

VC :  »D’un point de vue de l’image de marque, ce serait très malvenu. Cela donnerait une impression d’opportunisme et de manque de compassion. Ce n’est pas la logique d’un partenariat. La situation est très délicate à gérer, mais un retrait serait très maladroit. »

 

À titre d’exemple, combien pourrait coûter l’annulation pure et simple des Jeux Olympiques de Tokyo ?

 

VC : « Certaines choses concrètes pourront être remboursées. Il y a des clauses d’annulation dans les contrats d’assurance et si le cas d’une épidémie internationale n’est pas exactement stipulée, il s’agit ici d’un cas de force majeure qui remplit certains critères inscrits dans les contrats. En revanche, toute la dimension immatérielle, on ne peut pas l’évaluer et c’est de la perte sèche. Par exemple, les revenus liés au tourisme ne peuvent pas être remboursés. Il est cependant compliqué d’évaluer ces pertes car il y a toujours cette incertitude et ce manque de lisibilité sur ce qui pourrait advenir. On ne sait pas combien de temps cette épidémie va durer. Il faudrait également prendre en compte les conséquences potentielles sur l’emploi avec tous les postes liés à la billetterie, la sécurité, les boutiques, qui ne seraient pas pourvus. Également sur la ville, sur un territoire. C’est valable également en France pour des plus petits événements, et c’est du concret aujourd’hui : si vous annulez les championnats de France d’athlétisme par exemple, c’est toute la collectivité qui est impactée. »

 

A-t-on déjà connu un phénomène de cette ampleur aux conséquences aussi importantes sur l’économie du sport ?

 

VC :  »Objectivement, je n’ai jamais connu ça, une telle incertitude et cette potentialité d’impact, à l’image du fait d’envisager d’annuler les Jeux Olympiques. On a vécu des boycotts par exemple, mais jamais une épidémie mondiale qui pourrait remettre en question de tels événements avec tous les enjeux économiques qui y sont rattachés.« 

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

 

La question centrale qui se pose  pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement ,cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus d’histoires. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessman ou prétendu comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voir certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans, on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de tous ces anciens élèves c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficace sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratique puisque réservée aux fils de l’élite (60 à 70 %).

 

 

OMS: organisation mondiale du business ou de la santé ?

OMS: organisation mondiale du business  ou de la santé ?

 Il est de plus en plus clair que la Chine exerce d’énormes pressions sur l’organisation mondiale de la santé (OMS)  afin d’éviter que des mesures draconiennes soient prises pour limiter l’extension du virus. En cause évidemment, des considérations économiques de la Chine mais pas seulement. La Chine dans la croissance s’inscrit dans une tendance baissière particulièrement dangereuse. La crise sanitaire actuelle pourrait lui coûter de l’ordre d’un pour cent de croissance. Or la Chine par ailleurs affectée par une crise de l’endettement qui menace réellement l’économie.

Officiellement environ 7000 personnes seraient affectées et 170 personnes déjà décédées . La vérité est sans doute tout autre car tous les chiffres économiques, sociaux, sanitaires prennent des dimensions très politiques en Chine. Personne ne peut dire exactement le nombre de personnes concernées par le virus peut être 10 fois plus que les chiffres annoncés. La maladie s’ étend dans toute la Chine qui reconnaît quand même que le virus a d’ores et déjà fait plus de malades que le SRAS . Après avoir déjà tergiversé l’OMS se borne à lancer un appel demandant à tous les pays d’agir. Ce qui ne signifie pas  grand-chose. Tout dépend ce qu’on entend par action.

Le mode le plus efficace serait évidemment la mise en quarantaine du pays avec l’interdiction de tous les vols en provenance ou à destination de la Chine. Justement ce qui risque de contribuer à un affaiblissement supplémentaire d’une croissance chinoise malade du ralentissement international et de l’endettement. D’autres pays n’ont pas trop intérêt à des mesures trop draconiennes comme les États-Unis comte tenu des interactions dans les processus de production en particulier dans l’informatique et le  numérique mais pas seulement. Bref, on va sans doute attendre que la maladie s’étende encore sur le plan géographique pour prendre des mesures réellement adaptées à l’enjeu.

Comme nombre de structures internationales, l’OMS est soumise aux pressions d’abord du business. Pourtant ce virus est transmissible de l’homme à l’homme. Un virus par ailleurs difficilement détectable en raison des délais d’incubation. Le pire évidemment serait de constater la contamination de l’Afrique dans les structures sanitaires serait incapables de contrôler la pandémie. la Chine a de nombreux intérêts en Afrique et ‘elle est à même détaché de nombreux Chinois y compris effectuer des tâches relativement simples( par  des prisonniers politiques). L’organisation mondiale de la santé est surtout travaillée  par les enjeux financiers

Pour l’organisation, lancer une alerte à portée mondiale a de lourdes conséquences, notamment économiques – l’épidémie de SRAS en 2003 aurait coûté 30 milliards de dollars. Elle requiert en outre pour chaque Etat le déclenchement d’une action de restriction du commerce et de la circulation. Par ailleurs, la notion d’alerte répond à une situation « soudaine », toujours selon l’OMS. A ce titre, l’organisme a décidé de la donner à cinq reprises en près de dix ans : en 2009 pour la grippe porcine H1N1 (plus de 18 000 morts recensés par l’OMS et 214 pays touchés), en 2014 pour la poliomyélite et la fièvre Ebola (11 300 décès), en 2016 pour Zika, et en 2019 à nouveau pour Ebola (2 230 morts). L’état d’urgence mondiale aurait dû être déclaré par l’organisation mondiale de la santé dans la mesure il est impossible de mettre au point un vaccin avant des mois. Malheureusement les préoccupations économiques prennent le dessus sur les dimensions sanitaires

Au-delà du secteur aérien, l’épidémie actuelle de pneumonies virales crée des incertitudes pour l’ensemble des perspectives économiques mondiales, a souligné mercredi le président de la Fed, la banque centrale américaine, Jerome Powell.

Macron en Chine : le business d’abord mais les droits de l’homme et le climat en sourdine

Macron en Chine : le business d’abord mais les droits de l’homme et le climat en sourdine

 

La phrase de Macron est significative : » il ne veut pas faire la politique du mégaphone en Chine ». Une jolie formule qui signifie qu’il abordera à peine la question des droits de l’homme, de la démocratie ou encore du climat. La priorité -voire l’exclusivité- sera accordée au business c’est-à-dire aux problèmes du rééquilibrage des échanges commerciaux. Il est vrai que ces échanges sont particulièrement déséquilibrés car le déficit avec la Chine représente à peu près la moitié du déficit de global c’est-à-dire environ 30 milliards sur les 50 à 60 milliards de déficits chronique de la balance commerciale française. Aussi le chef de l’État pourrait avec de nombreux chefs d’entreprise notamment du CAC  40 tenter d’obtenir une plus grande ouverture pour les exportations françaises aussi à propos des investissements. On sait en effet que pour l’instant il est impossible à une entreprise étrangère d’investir seul dans une société, il lui faut absolument accepter un partenaire chinois. À l’inverse les Chinois ne se privent pas de prendre des participations voire le contrôle complet de nombre d’activités en France et compris dans le domaine agricole. Macron compte sur ses compétences de négociateur pour obtenir ce que les États-Unis eux-mêmes n’ont pu jusque-là arracher à savoir des règles de commerce bilatéral plus équilibrées. Il y a aussi une différence de taille dans la structure économique de la France et de la Chine. D’abord évidemment les deux économies ne sont pas comparables) . Le PIB représente 14 000 en Chine pour 2700 milliards en France.

Les Etats-Unis (1er) et la Chine (2e) font cette année encore la course en tête des pays au plus fort PIB, pour le produit intérieur brut. Avec 21 345 milliards de dollars, le pays de l’Oncle Sam reste encore loin devant l’empire du Milieu, qui plafonne à 14 217 milliards de dollars, selon les dernières prévisions du Fonds Monétaire International (FMI), publiées en avril 2019. Toutefois, si l’on prend comme indicateur le PIB exprimé en parité de pouvoir d’achat (PPA), un outil qui mesure le pouvoir d’achat des monnaies par rapport à un panier de produits, la Chine domine les Etats-Unis, avec un PIB de 23 301 milliards contre 19 391 milliards de dollars (chiffres de la Banque mondiale, exprimés en dollars internationaux courants).

Autre différence entre la France et la Chine, l’économie chinoise est entièrement dans les mains d’une sorte de mafia du parti communiste peut respectueuse des règles concurrentielles et démocratiques. La rencontre aboutira sans doute à quelques d’accords commerciaux permettant par exemple de vendre des Airbus, des yaourts  ou des centrales nucléaires notamment mais ne sera vraisemblablement pas susceptible d’inverser les tendances des échanges et leurs conditions. En outre pour peser réellement sur la Chine, l’ensemble du poids européen ne serait pas inutile et sans doute plus productif que des accords séparés de chaque pays européen dont certains par exemple comme l’Italie s’ouvrent  à la fameuse route de la soie.

Au total, une quarantaine accords devraient cependant être signés, notamment dans les domaines de l’aéronautique, de l’énergie et de l’agroalimentaire, lors de la séquence politique prévue mercredi à Pékin entre Emmanuel Macron et son homologue Xi Jinping. “Pour Pékin comme pour Paris, la dimension économique sera très importante”, relève Valérie Niquet, responsable du programme Asie de la Fondation pour la recherche stratégique. La question des droits de l’homme et la situation à Hong Kong devraient aussi être évoquées mais “en privé”, comme lors de la visite de janvier 2018, à l’issue de laquelle Emmanuel Macron avait assumé de ne pas “donner des leçons à la Chine” et de ne pas vouloir céder à la politique du mégaphone.

 

 

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

 

La question centrale qui se pose pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus l’histoire. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessmen ou prétendus comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voire certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves, d’un conformisme désolant,  tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de ces anciens élèves, c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficaces sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratiques puisque réservées aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

 

 

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

L’ENA : école d’administration, d’oligarques ou de business

 

La question centrale qui se pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus d’histoires. L’autre dérive de l’ENA c’est de former également de futurs businessman ou prétendu comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voir certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de tous ses anciens élèves c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficace sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratique puisque réservée aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

Télécom- Huawei : pour l’Allemagne le business d’abord, l’Europe et les Etats-Unis après !

Télécom- Huawei : pour l’Allemagne  le business d’abord, l’Europe et les Etats-Unis après !

 

L’Allemagne a été mise en garde Washington si Huawei est autorisé à participer au déploiement de la 5G. Allemande. L’enjeu est à la fois politique et économique. Jusqu’à leur l’Allemagne s’est montrée très réticente pour freiner les velléités de déploiement en Allemagne de l’opérateur chinois. En cause le faite que des sociétés allemandes ont déjà passée des accords avec Huawei  qui possède une longueur d’avance concernant la technologie cinq j’ai. Une technologie qui pourrait être utile à l’ l’économie allemande notamment à son secteur automobile. En Europe nombre de pays sont plutôt réticents en raison des risques économiques mais aussi politiques entre parenthèses (enjeux des données et risques d’espionnage). Le gouvernement allemand discute toujours d’une participation ou pas du chinois Huawei au réseau 5G de téléphonie mobile de l’Allemagne, a déclaré mardi le ministre de l’Economie, Peter Altmaier. Prié de commenter un article du Wall Street Journal selon lequel une décision interministérielle préliminaire a été prise autorisant Huawei à participer à la construction de ce réseau de nouvelle génération, le ministre a répondu: « Je ne peux pas confirmer explicitement cette information car nous en sommes toujours au stade des discussions avec d’autres ministères. »Huawei, premier fournisseur mondial d’équipements de télécommunications, est soupçonné de laisser le gouvernement chinois s’adonner à l’espionnage d’autres Etats, ce qu’il dément. Les Etats-Unis ont demandé à leurs alliés de ne pas utiliser les technologies de Huawei.

Reuters a appris mardi d’une source gouvernementale allemande que Berlin ne prendrait sans doute pas sa décision rapidement. La vente aux enchères du réseau mobile 5G devrait commencer après la mi-mars et il apparaît de plus en plus que le gouvernement allemand n’exclura pas complètement Huawei. Peter Altmaier a déclaré à Reuters la semaine dernière que Berlin envisageait de renforcer les exigences de sécurité des entreprises de télécoms qui souhaitent participer à la 5G, rendant ainsi possible une surveillance plus étroite de Huawei. Le patron de Huawei en Allemagne a déclaré au quotidien Handelsblatt que le gouvernement chinois ne s’était pas immiscé dans ses activités et que la société ferait en sorte d’assurer sa transparence.  Mais ce lundi, le Wall Street Journal a indiqué que Washington s’était fendu d’une lettre au gouvernement allemand. Dans cette missive, adressée par l’ambassadeur américain à Berlin Richard Grenell au ministre de l’Economie Peter Altermaier, les Etats-Unis menacent de revoir leur coopération en matière de renseignement si l’Allemagne ne chasse par Huawei des réseaux 5G.pas sûr que l’Allemagne soit sensible aux arguments européens ou américains, car outre Rhihin c’est la logique du business qui l’emporte souvent sur les considérations politiques et diplomatiques.

 

En poste à l’Élysée, Benalla faisait aussi son business !

En poste à l’Élysée, Benalla  faisait aussi son business !

 

 

Il y en a qui dans l’entourage de Macron ont adhéré concrètement à sa  philosophie du business incontrôlé. C’est le cas de son garde du corps Benalla qui a développé ses affaires alors qu’il était en poste à l’Élysée. Plus l’enquête avance et plus il est démontré que Benalla parallèlement à sa responsabilité auprès de macro développait son business. Cela sans doute en utilisant les relations internationales de sa fonction. Il est quand même curieux que l’Élysée n’ait pas été au courant des différentes activités lucratives de Benalla. La vérité c’est qu’il bénéficie est sans doute d’une grande bienveillance de la part de Macron avec lequel il avait développé des relations privilégiées. On se souvient que Mediapart avait déjà révélé que Benalla s’était converti en organisateur de voyages d’affaires internationaux en Afrique. Ensuite Mediapart avait révélé un contrat passé entre Benalla et un proche de Poutine. Mediapart vient aussi de dévoiler que Benalla avait aussi passé un autre contrat avec un autre oligarque  russe. Les deux contrats portants sur un montant de leurs deux 2,2 millions d’euros. Selon le média d’investigation, qui cite notamment le dirigeant du groupe Velours choisi comme prestataire, «les deux contrats russes négociés par l’ancien collaborateur du chef de l’État français, avant et après son départ de l’Élysée, s’élèvent à 2,2 millions d’euros». Le nom de cette société, qui a employé Alexandre Benalla entre octobre 2014 et novembre 2015, est apparu avec les révélations en décembre de Mediapart à propos d’un contrat signé entre Mars, la société de Vincent Crase – ex-employé de LREM mis en examen avec Alexandre Benalla pour les violences du 1er-Mai – et le sulfureux oligarque russe Iskander Makhmoudov. Jeudi, le parquet national financier (PNF) a confirmé avoir ouvert une enquête pour «corruption» sur ce contrat, dans lequel serait en outre impliqué Chokri Wakrim, ex-membre des services spéciaux et compagnon de la commissaire de police alors responsable de la sécurité du premier ministre.

Classement environnement Business : la France recule

Classement environnement Business : la France recule

La France recule à la 29ème place dance ce classement de la Banque Mondiale., elle a cédé deux rangs. Ce n’est pas faute d’avoir mis en place des réformes facilitant la vie des entreprises. La Banque mondiale se félicite ainsi de l’abaissement de la redevance pour la création de bureaux dans la loi de finance rectificative de décembre 2015. Egalement à l’actif de la France, la réforme du printemps 2016 des prud’hommes, l’ouverture des magasins le dimanche dans les zones touristiques et l’extension des horaires nocturnes sont également salués. En revanche, la Banque reproche « un renchérissement du transfert de la propriété ». Si l’Hexagone est loin derrière d’autres pays européens comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne, il devance néanmoins l’Espagne, l’Italie ou la Belgique. Selon les critères retenus, la France conserve sa première place pour la facilité d’exportation et d’importation à partir de son territoire. Elle a raccourci de 4 à 3,5 jours le délai nécessaire pour démarrer une activité. Il en faut plus de 5 aux Etats-Unis, plus de 10 en Allemagne et près de 30 en Chine. Le temps de construction d’un hangar est encore long puisqu’il faut 183 jours contre 64 au Danemark, 93 en Nouvelle- Zélande mais 227 en Italie et 244 en Chine. Il faut, en moyenne, 71 jours pour être raccordé au réseau électrique, alors que 28 sont nécessaires en Allemagne, mais près de 90 aux Etats-Unis et 143 en Chine.

Incident Facebook: une faille ou du business ?

Incident Facebook: une faille ou du business ?

 

- Le secrétaire d’Etat français au Numérique ouvre la boîte de pandore à propos des facteurs explicatifs concernant le pillage de données 50 millions d’abonnés. On sait que Facebook constitue une plate-forme d’échanges d’infos entre amis qui livrent des données personnelles particulièrement intéressantes pour la publicité ciblée. On ne peut en effet adresser de publicité tout le temps et sur tout aux 2 milliards d’abonnés de Facebook. Le coût serait insupportable pour les annonceurs. Du coup il faut extraire de cet immense fichier des échantillons homogènes par pays, par produit, par comportement par catégorie socio professionnelle etc. Ces fichiers coûtent une fortune et c’est le cœur du business de Facebook. Du coup le secrétaire d’État français au numérique n’exclut pas la possibilité que le pillage des données vienne même de l’intérieur de Facebook comme cela a déjà été le cas.  “J’ai regardé dans le détail (…) comment Facebook expliquait cette faille. C’est une faille extrêmement complexe. C’est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’une faille simple ou d’un hack qui utilise des failles déjà très connues”, a déclaré Mounir Mahjoubi à Radio J. “C’est une vraie construction; quelqu’un y a passé beaucoup de temps”, a-t-il ajouté. “Ça veut dire soit un génie, soit une organisation très structurée, soit (…) quelqu’un de l’intérieur.”Il n’a pas exclu non plus qu’un “grand pays” puisse être derrière cet incident qualifié par le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, de “très sérieux problème de sécurité». Selon Mounir Mahjoubi, Facebook France n’a pas été en mesure à ce stade de dire si des internautes français ont été affectés et dans quelle mesure. “J’ai fait partie des 90 millions de comptes qui ont été déconnectés d’urgence dans la journée d’avant-hier”, a cependant ajouté le secrétaire d’Etat. “Je pense donc avoir la preuve que des comptes français sont concernés.”

Nicolas Hulot : un livre déjà…ou le sens du business

Nicolas Hulot : un livre déjà…ou le sens du business

 

Nicolas Hulot a sans doute perdu son portefeuille de ministre de l’environnement mais il n’a pas perdu l’honneur ni le sens du business. Après sa mission, les médias et de nombreux responsables politiques se sont répandus en louange sur la personnalité de l’ancien ministre écolo. Mais c’est la tradition, une sorte d’éloge de funérailles. Mais Nicolas Hulot qui s’est bâti une solide fortune grâce à l’écologie et qui va sans doute continuer sort  15 jours après sa démission un nouveau livre qui devrait compléter des revenus et un patrimoine déjà très confortables. En vérité Nicolas Hulot n’a pas eu vraiment le temps d’écrire mais il veut profiter de la vague médiatique de sa démission pour capitaliser médiatiquement  et surtout financièrement. En réalité Hulot sort un petit bouquin de 100 pages Les mauvaises langues diront que pour le prix (9,90 euros), c’est un peu cher pour ce que c’est. A peine plus de quinze jours après avoir quitté le gouvernement, l’ancien ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, s’apprête, selon nos informations, à publier un livre aux éditions de l’Aube. Intitulé Ne plus me mentir, ce livre de moins de 100 pages qui se contente ni plus ni moins de retranscrire en intégralité deux interviews données alors qu’il était encore en poste. Le premier est un entretien fleuve accordé fin juin à l’hebdomadaire Le 1, la seconde est celle diffusée sur France inter le 28 août, au cours de laquelle Nicolas Hulot a annoncé sa démission. Bref, il faut capitaliser l’écologie. Le journal Businessman ou écologiste ? Surtout journaliste businessman, Hulot est le journaliste le mieux payé au monde. . Le journal  américain People With Money estime que Hulot  a accumulé  près de 215 millions d’euros.  Récemment épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros) ; hulot pas efficace comme ministre écolo mais bon comme businessman de l’environnement.

Schiappa : la ministre du business

Schiappa : la ministre du business

La provocante et sulfureuse ministre écrit des ouvrages à la vitesse de la lumière avec des thèses contradictoires et surtout nourries de banalités. Elle se pique après des essais (c’est le mot qui convient)  très populistes d’être maintenant romancière. Et pour en assurer la promotion, elle mobilise le service de presse de son ministère. Commentaire d’un internaute :

 

« Donc non seulement Schiappa publie un livre contenant un consternant ramassis de clichés sexistes et de niaiseries macronistes, mais en plus elle utilise le service de presse du ministère pour en faire la promotion. Le macronisme : médiocrité, arrogance et mélange des genres. »

 

La grande gueule du gouvernemenet qui tempête sur tout sait s’y prendre ;  enfant du gauchisme, elle sait utiliser le marché à son profit (comme Hulot qui a fait une fortune avec l’environnement). . Dans ses essais elle a tout défendu et le contraire aussi. Une sorte de littérature en mode paris Match. Ce mélange des genres entre activités publiques et privées est typique du macronisme qui loue les forces du marché mais en ne négligeant pas d’utiliser la force publique dans un intérêt personnel. Les vacances auront été propices pour étouffer cette affaire et le Premier ministre s’est contenté de gronder sa turbulente mais très intéressée ministre. Une ministre en tout cas qui milite maintenant pour légalité entre hommes et femme mais pas pour la même égalité. Mais c’est   une simple «erreur humaine». Telle est l’explication apportée par le premier ministre, Edouard Philippe, concernant l’utilisation des contacts du service de presse de la secrétaire d’État, Marlène Schiappa, à des fins promotionnelles privées. Le 22 mai dernier, les journalistes avaient reçu dans leurs boîtes mails, une invitation à une dédicace du livre «Si souvent éloigné de vous », de la romancière et secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes. Certains avaient alors dénoncé la confusion, faite par le cabinet, entre domaine public et privé. La secrétaire d’État semblant utiliser les moyens du ministère pour assurer la publicité d’un livre personnel.

Suite à cet événement, le premier ministre annonce un «réexamen» des procédures, dans une lettre datée du 1er août, rendue publique par l’association anticorruption Anticor. «Tout envoi par le service presse est désormais doublement validé par la hiérarchie du cabinet», afin de prévenir «la réitération d’une telle initiative», affirme-t-il dans le courrier.

Prenant connaissance des démarches du service presse du cabinet de Marlène Schiappa, l’association Anticor avait rapidement réagi. Selon elle, cette initiative était contraire à la loi: «On a utilisé le fichier et les moyens de l’État. Cela pose un problème pénal, de détournement de finalité de fichier (un délit passible de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende), mais aussi un problème déontologique», s’alarmait l’association.

Le scandale du business des maillots de l’équipe de France

Le scandale du business des maillots de l’équipe de France

On peut comprendre évidemment l’enthousiasme qui règne autour de l’événement exceptionnel de la coupe du monde et du positionnement de l’équipe de France. Pour autant, on peut s’interroger sur le véritable scandale que constitue le prix des maillots en général et en particulier celui de l’équipe de France. Il est probable en effet qu’on vendra encore davantage de maillots qu’en 1998 et les équipementiers et revendeurs se réjouissent évidemment de cette demande qu’on peine d’ailleurs à satisfaire. Des maillots vendus qu’à 150 à 180 € quand ils sont produits  à l’étranger évidemment pour des sommes de l’ordre de 10 € à peine. Le bonus est immense.  Dans la plupart des grands clubs professionnels le business des maillots rapporte une fortune et permet d’amortir les sommes totalement folles consenties pour le transfert des joueurs. Ainsi par exemple le transfert du portugais Ronaldo du Real de Madrid à la Juventus de Turin 100 millions d’euros va-t-il être amorti immédiatement par la vente de près de 80 millions de la vente de ses maillots. Finalement le scandale ne concerne pas seulement l’équipement de l’équipe de France mais de tous les clubs mythiques au plan mondial et surtout européen. Ce n’est pas du textile qui est vendu mais du rêve et de futurs souvenirs mais à ce prix on peut quand même s’interroger sur ce business notamment parce que ceux qui achètent des maillots à 150 € appartiennent à certaines couches pas forcément favorisées. Bien sûr c’est sans doute un tabou d’aborder cette question qui constitue un moyen très important dans l’équilibre du budget des clubs professionnels. Finalement un scandale mais pas davantage que le prix des places des grands matchs en Europe. En cause sans doute la folie du coup des transferts de joueurs et celle de leurs rémunérations qui peut varier pour les plus grandes vedettes de 30 à 60 millions par an on peut évidemment aimer le sport, le foot en particulier mais en même temps être conscient de ses dérives commerciales.

Le business des maillots (Pierre Arcens)

Le business des maillots (Pierre Arcens)

 

 

Pierre Arcens, président de la marque française Hungaria revient sur l’importance du business des maillots (interview France info)

Il a explosé ces dernières années. Aujourd’hui un club comme le PSG peut vendre 500.000 maillots alors qu’en 1998 un club qui en vendait 100.000 c’était déjà énorme. En fait c’est cette époque-là, cette victoire en Coupe du monde qui a transformé ce marché des articles de sport. Le sponsoring d’une équipe nationale qui était alors perçu comme un poste de dépense économique pouvait alors devenir un business juteux.

BFM Business: Parce que la vente de maillots de foot est si importante pour les marques?

 

 

P.A.: Oui cela représente 70% je dirais du chiffre d’affaires généré par une Coupe du Monde pour un équipementier comme Nike ou Adidas.

BFM Business: Et en 1998, les ventes de maillots ont explosé grâce à la Coupe du Monde?

P.A.: Oui mais ça a été très long. Il faut savoir qu’un maillot ça se conçoit 18 mois à l’avance à peut près. C’est à ce moment-là que l’on fait les prévisions de commandes. En 1996, nous avions vendu pour l’Euro en Angleterre 8.000 maillots de l’équipe de France. C’était ça les chiffres de l’époque! Mon responsable commercial passe donc commande de 40.000 maillots pour 1998. Moi je vois ça à l’époque et je passe derrière en lui disant: « Non prends en 200.000″. Cela faisait 25 fois plus qu’en 1996! Tout le monde me traite de fou!

 

 

BFM Business: Et vous avez immédiatement tout vendu?

P.A.: Mais pas du tout! Le début a été un flop. Sur les 200.000 que nous avions en stock, la distribution nous en avait pris 120.000 en avril 1998. Il m’en restait 80.000 sur les bras. Là on a eu peur. Parce qu’en plus les magasins en vendaient très peu et commençaient à casser les prix. Et puis la Coupe du Monde démarre et toujours rien ne se passe… Et arrive le match contre le Paraguay en huitième de finale. La France se qualifie et là les ventes décollent enfin et très vite. Nous avons rapidement demandé un réassort à nos usines en Asie et aussi en Tunisie pour livrer plus vite. Mais il fallait un mois et demi, deux mois à l’époque pour recevoir les commandes. Résultat: la veille de la finale nous n’avions absolument plus rien. Les gens commençaient à en acheter au marché noir 10 fois le prix!

BFM Business: Pourtant tout le monde était en bleu dans le stade lors de la finale.

P.A.: Oui mais je peux vous le dire maintenant, les VIP comme Obispo, Johnny et les autres portaient des maillots non conformes ce soir-là. Jean-Claude Darmon, le financier du foot français à l’époque, m’avait appelé pour avoir des maillots pour ses VIP au stade. Nous avons dû récupérer des maillots qui étaient partis au pilon car ils étaient non conformes. Ce sont ceux-là que portaient les stars dans les tribunes.

BFM Business: Et les maillots avec la première étoile étaient arrivés quand en magasin?

P.A.: Il a fallu attendre début août pour des petites quantités et mi-août pour de vrais stocks. Et là que les ventes ont atteint les sommets. Tous les gamins voulaient le maillot pour Noël. Au total nous en avons vendu finalement 800.000 sur l’ensemble de l’année, soit 20 fois plus que nos premières estimations! Nous avons réalisé cette année-là 450 millions de francs (70 millions d’euros) de chiffres d’affaires avec les maillots alors que notre contrat de sponsoring avec la FFF nous avait coûté 100 millions de francs (15 millions d’euros).

BFM Business: C’est difficile d’anticiper la demande pour ces produits?

P.A.: Oui parce que ça dépend de la performance de l’équipe. Et ensuite parce que les délais de fabrication et de transport sont longs. il faut compter 45 jours de bateau pour acheminer des stocks de Chine. Il faut donc anticiper. Et le plus compliqué dans la production ce sont les accessoires. Car un maillot c’est du tissu et surtout des accessoires comme le coq en silicone, l’étoile, le petit drapeau etc. Or ça, à la différence du tissu qu’on a en grande quantité, il faut le produire à la demande. Le maillot de l’équipe de France, beaucoup d’usine peuvent le faire: il suffit d’avoir le tissu et de le teinter ce qui prend cinq jours. Mais pour les accessoires c’est plus compliqué, il faut en refabriquer très vite. C’est pour cela que tout est centralisé sur un seul site, en l’occurrence en Thaïlande pour le maillot Nike actuel.

BFM Business: Adidas a vendu 800.000 maillots en 1998, Nike va-t-elle faire mieux cette année?

P.A.: C’est fort probable oui. Je pense que Nike va en vendre au moins le double, je dirais aux alentours de 1,6 million. L’époque a changé, les Français achètent plus de maillots aujourd’hui.

BFM Business: Finalement c’est une business très rentable les ventes de maillots pour les équipementiers.

P.A.: C’est difficile à dire. Parce que Nike verse 50 millions d’euros par an à la FFF pour équiper les Bleus. Dans les faits ça lui coûte moins cher car la marque paie 38 millions en cash, le reste -les 12 autres millions- ce sont des équipements qu’elle fournit et qui lui coûtent moins cher puisque c’est elle qui les produit. Mais pour rentabiliser cet investissement -à savoir dégager 40 millions d’euros de marge nette- il faut vendre beaucoup de maillots. En année régulière, c’est à dire hors Euro ou Coupe du monde, c’est absolument impossible. Et même cette année ce sera difficile. Pour dégager 40 millions de marge nette, Nike devra faire 200 millions de chiffres d’affaires à peu près, ce qui représente 400 millions à peu près de ventes de maillots dans les magasins. À 100 euros en moyenne le maillot, cela fait 4 millions de ventes. Pas facile. Alors Nike ne vend pas que des maillots et bénéficie de l’exposition incroyable de la Coupe du monde mais même pour les grandes marques, les contrats de sponsoring du foot sont difficilement rentabilisables.

Macron après Télé plouc, télés intello et business

Macron après Télé plouc, télés intello et business

 

Macron a utilisé l’émission très regardé de JP Pernaud sur TF1  pour tenter de convaincre les ploucs du bien fondé de sa politique. Chez les retraités, le discours est mal passé et de l’ordre de 70% n’ont pas considéré son intervention comme crédible. Du coup, ce soir il s’adressera aux intellos de gauche de Mediapart et aux businessmen de BFM. Des médias beaucoup plus confidentiels mais qui s’adressent aux décideurs. Après les ploucs, les bobos et les bourgeois. Il faudra cependant que Macron soit un peu plus convainquant et qu’il sorte de sa posture jupitérienne un peu condescendante. Il sera aidé par BFM qui va soutenir Macron discrètement mais efficacement : BFM qui jouit d’un certain crédit car c’est et de loin la meilleure télé info. Mais son public est celui des cadres, des businessmen et des startups. A inverse, Mediapart représente les rebelles de la gauche et il ya aura match des questions entre Mediapart et BFM. Il faut espérer que le président de la république sera un peu plus convaincant que sur TFI où on attendait évidemment avec une  certaine impatience cette intervention de Macron qui a avait  consenti à parler depuis une école dans la France profonde. On souhaitait évidemment qu’il parle de la ruralité, du désaménagement du territoire, qu’il réponde au sentiment d’abandon de cette France périphérique qui perd ses emplois, ses services publics et se transforme peu à peu en réserve de retraités. Rien de tout cela, la descente dans l’enfer des ploucs n’a donné lieu à aucun traitement de la part du chef de l’Etat: la désertification économique et sociale va continuer. Le président des villes a surtout parlé aux urbains sans annoncer grand-chose de nouveau. Il a confirmé ses orientations. Se contentant d’affirmer qu’il savait où il allait et qu’il faisait ce qu’il avait annoncé. Ce qui est faux par exemple sur la réforme de la SNCF dont il n’a pratiquement jamais parlé pendant sa campagne. Quant à savoir où il va, de nombreuses incertitudes demeurent car le projet n’est pas très clair, il appuie sur une sorte d’idéologie très libérale mais aussi très bureaucratique, très centralisée assez contradictoire. Ce qui est sûr c’est que Macron veut enfiler les réformes quitte à les effectuer à la va vite et sans  négociation. Ce sera le cas de la SNCF comme de beaucoup d’autres réformes (prison, justice, universités, hôpitaux, Ehpad).  Autre exemple  sur les Etats généraux de l’alimentation. « Je vous promets que je ferai ce qu’on a dit », a déclaré Macron sans autre précision alors quelques 30 % des agriculteurs sont en état de faillite annoncée faute de prix suffisants. . Sur la mesure très controversée des 80km-h, Voulue par le Premier ministre, on verra dans 2 ans à précisé le chef de l’Etat. Pour l’hôpital et les Ehpad, « on va s’en occuper » a déclaré Macron.  Un peu court come intervention !

 

Arabie saoudite et la France : le business d’abord

Arabie saoudite et la France : le business d’abord

C’est la real politique : le businesse d’abord ! C’est en substance ce que dit le pouvoir vis-à-vis de l’Arabie saoudite critiquée pour ses atteintes aux droits de l’homme, ses soutiens au terrorisme et son rôle au Yémen. Laissons une chance au jeune prince qui gouverne l’Arabie saoudite à déclaré Macron. De son coté,   le porte parole du gouvernement Benjamin Griveaux n’a d’ailleurs pas manqué de préciser, lors de l’émission « L’Epreuve de vérité » sur Public Sénat-Radio Classique-AFP, que la péninsule arabique représente un » partenaire commercial important pour la France ». « Il y a une industrie en France importante avec des milliers d’emplois à la clé sur cette industrie particulière qu’est l’industrie de l’armement ». Le bilan des exportations globales d’armements tricolores en 2016 s’élèverait autour de 14 milliards d’euros.  Lundi, dix ONG, dont Amnesty International, la Fidh, Action contre la faim, Human Rights Watch ou Reporters sans frontières, ont appelé Emmanuel Macron à demander au prince héritier saoudien de mettre un terme aux attaques contre les civils au Yémen. Ces organisations relèvent dans la même étude citée plus haut (à la p.12) « l’utilisation possible » de canons Caesar et chars Leclerc fabriqués par le français Nexter, de drones de surveillance et d’hélicoptères Cougar (Airbus) et de frégates françaises au large du Yémen.« Si ces indices ne constituent pas des preuves, ils jettent de graves soupçons sur la présence et l’utilisation massive de matériel militaire français au Yémen », peut-on lire. Elles pressent par ailleurs la France de cesser ses ventes d’armes à l’Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, qui mènent la coalition sunnite engagée au Yémen. La présidence française a quant à elle déjà exclu toute suspension des ventes et livraisons, arguant d’un « contrôle très strict » des exportations.  Un député de La République en Marche, Sébastien Nadot, a déposé une proposition de résolution en vue de la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les ventes d’armes françaises aux belligérants au Yémen.

Hulot : l’écologiste du business

Hulot : l’écologiste du business

Que fait Hulot au gouvernement lui qui n’a aucune compétence économique, sociale, politique  ou même environnementale ? Il sert de caution à Macron. Certes l’ancien animateur télé a réalisé d’intéressants reportages sur l’environnement mais ça ne suffit pas pour avoir une vision écologique cohérente et encore moins une  vision sociétale. En outre et  surtout le champ de réflexion et d’action de Hulot est étroitement cadrée par les soutiens financiers d’entreprises les plus polluantes qui lui ont permis de construire son immense fortune de 200 millions sur le dos de l’écologie. Hulot, l’ancien animateur télé est populaire, c’est certain comme Mimi Mathis ou Michel Drucker mais ses compétences et ses convictions sont comme les montres de Salvador Dali : molles. Par contre, il sait gérer son image et surtout sa fortune  réalisée garce à son business écolo. Épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyle salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien.

Nucléaire- Hulot, l’écologiste du business

Nucléaire- Hulot,  l’écologiste  du business

 

Hulot, l’ancien animateur télé est populaire, c’est certain comme Mimi Mathis ou Michel Drucker mais ses compétences et ses convictions sont comme les montres de Salvador Dali : molles. Par contre, il sait gérer son image et surtout sa fortune  réalisée garce à son business écolo. Récemment épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyle salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien.

 

Business et politique : avertissement à un Insoumis et un Modem

Business et politique : avertissement à un Insoumis et un Modem

Deux députés, Thierry Robert (MoDem) et François Ruffin (LFI), ont été rappelés mercredi à l‘ordre par le président de l‘Assemblée pour avoir “créé une confusion” entre l‘exercice de leur mandat et des intérêts privés. Thierry Robert, député de la Réunion, s’était présenté comme député sur son compte Facebook pour faire de la publicité en faveur d‘une de ses sociétés immobilières. François Ruffin, député de la Somme, avait réalisé dans son bureau à l‘Assemblée une vidéo dans laquelle il faisait la promotion de Fakir, journal satirique local dont il est le rédacteur en chef. Par ailleurs d’autres députés pourrait bien aussi être rappelés à l’ordre notamment 2 députés  d’en marche qui ont embauché les enfants d’autres députés.  Au moins deux députés LREM, Christophe Arend et Bertrand Sorre, ont embauché les enfants d’autres députés LREM, ce qui est une pratique légale mais encadrée, a-t-on appris aujourd’hui de sources parlementaires, confirmant une information du site Streetpress. Les lois pour la confiance dans la vie politique votées cet été interdisent l’emploi comme collaborateur de son propre conjoint ou de ses enfants. Lorsqu’un collaborateur parlementaire a un lien familial avec un autre député ou sénateur, il doit en informer « sans délai le député ou le sénateur dont il est le collaborateur, le bureau et l’organe chargé de la déontologie parlementaire de l’assemblée dans laquelle il est employé ».  Charlie Trisse, fille de la députée de Moselle Nicole Trisse, a été embauchée par Christophe Arend, élu du même département. « Ma fille est dans la sphère politique depuis trois ans, elle est compétente et avait déjà travaillé avec le député Bertrand Pancher (UDI) dans le passé. C’est elle qui a en fait signalé que je suis devenue députée », a déclaré à l’AFP Nicole Trisse. Vignal, fille du député de l’Hérault Patrick Vignal, travaille aux côtés de Bertrand Sorre, élu de la Manche. Elle était

 

123



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol