Archive pour le Tag 'burkini'

Opération  » tous à poil » contre «Opération burkini»

 Opération «  tous  à poil » contre «Opération burkini» 

Les Militants islamistes n’ont pas l’habitude de faire dans la dentelle. Par pure provocation des femmes aux relations islamistes avérées proches des Frères musulmans se sont baignées complètement vêtues d’un burkini dans une piscine à Grenoble. Ces femmes revendiqueraient  le droit de se baigner avec ce maillot de bain couvrant, destiné à des musulmanes et interdit par le règlement des piscines. Elles ont écopé d’une amende de 35 euros. On ne sait pas s’il faut rire ou déplorer ce grossier coup de pub à caractère religieux mais évidemment aussi politique qui vise à contester les normes républicaines. Un groupe sur Facebook a prit le parti d’en rire en n’appelant à une opération tous à poil dans les piscines pour ridiculiser la manipulation grossière et archaïque des islamistes.

 «Ce n’est pas vrai qu’il y a des millions de femmes en France qui souhaitent se baigner en burkini, c’est faux», assure Marlène Schiappa. «C’est le fait d’une très petite minorité qui multiplie des actions coup-de-poing», estime la ministre, convaincue qu’«il y a un message politique derrière (…): “couvrez-vous”», « (visant) à créer une nouvelle norme». Selon elle, «les valeurs de la République, c’est aussi que chaque femme puisse porter un maillot de bain, sans pression d’aucune sorte». Toutefois, «cette crispation du débat ne doit pas mener à des discriminations. »

L’arrêté « anti-burkini » de Sisco validé

L’arrêté « anti-burkini » de Sisco validé

Le tribunal administratif de Bastia valide, mardi 6 septembre, l’arrêté pris par le maire de Sisco, interdisant toute tenue religieuse ostentatoire sur les plages de cette commune de Haute-Corse. Dimanche 14 août, le maire Ange-Pierre Vivoni avait pris cet arrêté avec le conseil municipal, à la suite d’une violente rixe survenue la veille, sur une plage de sa commune.  Le juge, se référant à la récente décision du Conseil d’Etat suspendant un arrêté comparable, estime qu’« en l’espèce, compte tenu des récents événements (…) la présence (…) d’une femme portant un costume de bain de la nature de ceux visés par l’arrêté (…) serait (…) de nature à générer des risques avérés d’atteinte à l’ordre public qu’il appartient au maire de prévenir ». La Ligue des droits de l’Homme a immédiatement annoncé qu’elle allait déposer un recours, selon France Inter. Quelques jours après l’altercation, le procureur de la République avait tenu à exclure une quelconque radicalisation et avait précisé que la rixe n’avait pas été déclenchée par une photo d’une musulmane se baignant en burkini. Toutefois, 26 maires avaient pris des arrêtés « anti-burkini » à la suite de ce fait-divers, déclenchant une polémique nationale. Le 27 août, le Conseil d’Etat a mis un coup d’arrêt aux interdictions des tenues « ne respectant pas la laïcité » sur les plages publiques prises par une trentaine de communes du littoral, en appelant au « respect des libertés garanties par les lois ».  De nombreux maires – notamment ceux de Nice, Menton, Fréjus, Mandelieu-la-Napoule, ou encore de Sisco, de Leucate (Aude) ou du Touquet (Pas-de-Calais) – avait fait savoir que leurs arrêtés demeuraient en vigueur.

(Avec RTL et AFP)

Faut-il une loi pour interdire le burkini ?

Faut-il une loi pour interdire le burkini ?

 

Une affaire qui taraude aussi bien le monde médiatique mais surtout politique depuis plusieurs semaines et qui revient encore à l’actualité avec la décision du tribunal administratif de Sisco en Corse. Une décision qui valide l’arrêté municipal interdisant le maillot total. Notons d’abord que les mœurs ont beaucoup évolué en une centaine d’années puisqu’au début du siècle dernier les rares baigneuses dissimulaient la plus grande partie de leur corps. La problématique vestimentaire n’est donc pas tellement religieuse mais peut-être simplement sociétale.  Au lieu de vouloir réglementer les religions  -car le règlement à caractère répressif est souvent détestable- peut-être serait-il souhaitable mais de fortement encourager  le respect des coutumes  qui constituent le ciment de la société. Or force est de constater que ce ciment ne cesse de ce lézarder voir de disparaître. On ne peut reprocher aux musulmans de se singulariser dans l’espace public et dans le même temps tolérer le laxisme total vis-à-vis des règles les plus élémentaires qui rendent possible voire agréable la vie en commun. Si le Burkini  ou le voile doit être condamné c’est davantage parce qu’il constitue un outrage aux usages que pour des motifs religieux. De ce point de vue peu de gens s’étonnent  qu’on ne dise plus bonjour ou merci. Dans les magasins à taille humaine, chez le médecin, chez le coiffeur ou l’épicier par exemple,  on entre désormais comme dans une étable. Le personnage entrant qui salue surprend, au mieux reçoit en échange une indifférence totale. Or ces gestes de civilité sont à la  base même des usages qui permettent aux humains de cohabiter harmonieusement.  La politesse est  l’expression la plus sophistiquée pour mériter l’admission dans un groupe connu ou inconnu. De la même manière qu’on avait l’habitude de retirer sa coiffure avant d’entrer dans un espace clos, dans une boutique, chez un tiers ou encore à l’école. La casquette est par exemple aujourd’hui sans doute collée à la chevelure puisque rares sont ceux qui osent la retirer en public. Certes la société progresse dans de nombreux domaines économique, social, environnemental, scientifique mais sur le strict plan sociétal ordinaire, c’est-à-dire la vie de tous les jours, elle ne semble guère faire preuve d’avancées. L’affaire n’est pas une question d’âge ou de situation sociale. Il y a plus de 50 ans que le processus de dégradation de l’usage de la politesse est en route. La tolérance à engendré le laxisme, lequel a débouché sur l’indifférence puis à favorisé le mépris et parfois la haine. Le voile, le chapeau ou le burkini  sont à traiter de même façon, ils doivent se retirer en public par respect pour les autres. Une manière de se conformer aux usages qui font l’harmonie entre les composantes d’un même groupe ou d’une même société. En confondant souvent tolérance, liberté et laxisme, la société française elle-même a largement nourri la destruction du ciment favorisant l’harmonie entre les individus, entre les groupes. Du coup chaque groupe reconstitue ses propres codes  de vie commune le plus souvent au mépris de celui des deux autres. Et beaucoup d’individus manifestent une indifférence total à l’égard de toute règle ne serait-ce que dans le domaine de la politesse. L’exemple le plus caricatural et le plus dramatique étant celui des comportements dans les zones de non-droit.

Burkini : la stratégie subversive des islamistes ( Mezri Haddad)

 

 


Dans un article d’Huffington post  Mezri Haddad
, Philosophe et directeur du Centre International de Géopolitique et de Prospective Analytique (CIGPA),  dénonce la stratégie des islamistes.

 

Du débat byzantin sur l’interdiction du voile dit islamique dans les écoles, à la controverse récente sur le port du burkini au bord des plages, que de chemin parcouru dans le « féminisme » islamiste, que de progrès politique et philosophique au pays des Lumières éteintes! Interdire ou autoriser à certaines femmes grenouilles de la « diversité » de se baigner aux côtés des femmes émancipées et décomplexées de la France profonde, est en effet une question hautement philosophique et éminemment politique, qui aurait passionné Jean-Paul Sartre et son Castor, non sans affliger Raymond Aron. Pour le moment, cette question mobilise le Conseil d’Etat, qui va devoir se prononcer sur la légalité des arrêtés municipaux l’interdisant.  Cette régression intellectuelle et politique vertigineuse est inversement proportionnelle à la progression fulgurante de l’islamisme en France et de façon plus générale en Europe. Mieux encore, l’affaire du burkini, comme celles du voile, de la burka, des piscines exclusivement réservées aux vierges effarouchées, des caricatures de Mohamed, de la conférence du pape Benoît XVI à Ratisbonne, de la viande halal dans les cantines scolaires…, toutes ces affaires sont autant de batailles idéologiques et politiques engagées contre la République par les islamistes et plus exactement par les Frères musulmans. Ces affaires obéissaient à la même logique subversive et s’inscrivaient dans le combat contre la laïcité et contre la civilisation occidentale en général, selon une stratégie graduelle de conquête de la France, l’ex-fille aînée de l’Eglise que certains polygames voudraient marier au calife. Dans cette guerre de l’obscurantisme contre les Lumières conduite par les Frères musulmans, qui est consubstantiellement et idéologiquement liée à l’autre guerre terroriste que mène Daech contre l’Occident, la stratégie de l’ennemi de l’intérieur est à la fois simple et redoutable: susciter le scandale, provoquer le débat pour en récolter les bénéfices médiatiques ou symboliques et éventuellement les acquis politico-juridiques. Déjà dans le bras de fer qui avait opposé les zélotes du voile aux gouvernants, ce sont les premiers qui avaient gagné la bataille et ce, malgré la loi votée sur l’interdiction du voile dans les établissements scolaires. Ce fut plus exactement une victoire à la Pyrrhus, puisqu’interdit dans les collèges et les lycées, le voile aggravé par la burka afghane a proliféré dans les rues, les établissements privés et même dans les universités, nonobstant la proscription de cette burka venue du fond des âges. Même ponctuellement et conjoncturellement défait, l’islamisme progresse donc et rien ne semble dissuader ses tenants enturbannés, qui dictent leurs lois dans les cités, ou en costume-cravate, qui font du marketing et de la communication sur les plateaux de télévision.  Comble de la subversion et du cynisme, cette guerre à la fois symbolique, idéologique et politique n’est pas faite au nom de l’islam, ni même d’une prétendue réappropriation identitaire. Elle est déployée sous la double imposture de la liberté de conscience et des sacro-saints droits de l’homme dans lesquels Jean-Louis Harouel voit à juste titre « un avatar de la religion de l’humanité » devenue « mortelle aux Européens ». Ces droits de l’homme sont surtout une arme dissuasive que l’islamisme aseptisé par la Turquie et financé par le Qatar utilise pour islamiser la France.  On ne le dira jamais assez, l’islamisme, si « modéré » soit-il, n’est pas l’islam mais sa déviance théocratique et néofasciste. L’islamisme n’est pas la religion quiétiste pratiquée par la majorité des musulmans de ce pays, mais une « religion séculière » dans le sens que Raymond Aron assignait à ce terme en pensant au national-socialisme hitlérien et au communisme stalinien, à savoir une doctrine totalitaire et génocidaire. Que dit précisément l’islam sur la prétendue obligation coranique de porter le voile? Rien de plus que ce que n’a prescrit le judaïsme antique ou le christianisme primitif. Dans la première Epître aux Corinthiens, Paul écrit que «Toute femme qui prie ou prophétise, le chef non voilé, fait honte à son chef (Dieu); c’est exactement comme si elle était une femme rasée. Si donc une femme ne se voile pas, qu’elle se tonde aussi! Mais s’il est honteux pour une femme d’être tondue ou rasée, qu’elle se voile !» En phase avec l’enseignement paulinien, Tertullien, l’auteur du De virginis velandi (Du voile des vierges), recommandait aux fidèles chrétiennes de porter le voile. Idem pour saint Augustin. Dans le Coran, la question du voile n’est évoquée qu’en deux occurrences: primo, « Dis aux croyantes de baisser les yeux et de contenir leur sexe ; de ne pas faire montre de leurs agréments, sauf ce qui émerge, de rabattre leur fichu sur les échancrures de leur vêtement… » (sourate XXIV, 31); secundo, « Prophète, dis à tes épouses, à tes filles, aux femmes des croyants de revêtir leurs mantes: sûr moyen d’être reconnues (pour des dames) et d’échapper à toute offense » (sourate XXXIII, 59). Comme l’indiquait l’illustre Jacques Berque, à l’origine, « le port du voile distingue la femme libre des femmes de condition inférieure ».   L’égyptien Ashmawy a précisément consacré un ouvrage au problème du voile dit islamique, intitulé Vérité du voile et validité du Hadith, où on lit cette phrase troublante: « Ce n’est pas l’islam qui a imposé le voile à la femme, mais c’est plutôt le voile qui a été imposé et à l’islam et à la femme. » Dans son magistral Notre femme. Dans la loi coranique et la société (1930), le tunisien Tahar Haddad écrivait: « Si l’usage du voile en était formellement ordonné et appuyé par le Prophète lui-même, il n’y aurait pas eu des controverses à ce sujet entre les jurisconsultes de l’islam parmi lesquels des contemporains du Prophète. » C’est en profitant de cette brèche que Bourguiba, pour lequel « le voile n’est qu’un affreux torchon », a pu faire adopter dès 1956 un code du statut personnel révolutionnaire et résolument féministe. Caprice de l’Histoire, depuis l’irruption du « printemps arabe » et l’arrivée au pouvoir en Tunisie des Frères musulmans, voile et burka se sont métastasés, écoles et crèches islamistes ont proliféré et plusieurs cas de polygamie ont même été relevés.  La bataille juridique qui se joue aujourd’hui devant le Conseil d’Etat sera déterminante, non seulement pour les valeurs dont est porteuse la France mais également pour l’avenir des musulmans dans ce pays. Dans leur écrasante majorité, ces derniers ne se reconnaissent ni dans le voile dit islamique, ni encore moins dans la burka ou le burkini, qui ne sont pas « un vêtement comme un autre », selon la fatwa islamo-trotskyste d’Edwy Plenel, mais les panneaux publicitaires ambulants de l’idéologie théocratique et totalitaire des Frères musulmans et la bannière noire de Daech. Consciemment ou involontairement, par cynisme ou par ignorance, des femmes acceptent d’être le vecteur de cette idéologie mortifère, néofasciste et résolument antiféministe, qui profite des lois libérales pour les phagocyter à moyens termes et les annihiler à long termes.  Etant donné que le port du voile en général et de la burka ou du burkini en particulier procède beaucoup plus d’une recommandation islamique conjoncturelle que d’une obligation coranique immuable, attendu que le port du voile relève soit du prosélytisme islamiste, soit de l’exhibitionnisme identitaire, le législateur français doit l’interdire, pas seulement sur les plages mais dans tous les lieux publics. En République et même en Islam, la pudeur discrète est nettement préférable à la pudibonderie ostentatoire. En cela, Jean-Pierre Chevènement, qu’on ne peut accuser de réaction ou d’islamophobie, a eu raison de recommander aux musulmans la discrétion.   Devant le dilemme suivant lequel interdire le burkini serait une atteinte à la liberté de conscience et l’autoriser serait une offense à la laïcité, une maxime de Lacordaire serait à méditer: « C’est la loi qui libère et parfois c’est la liberté qui opprime. » Autant le dire clairement: si le Conseil d’Etat, pour des considérations droit-de-l’hommistes et des ratiocinations juridiques, invalide les arrêtés municipaux, ce serait une défaite des Lumières devant l’obscurantisme, une victoire symbolique, idéologique et politique des Frères musulmans et de leurs alliés daéchiens en terre « mécréante »…comme ils disent!

(Huffington)

 

 

Burkini : Hollande ne mouille pas le maillot

Burkini : Hollande ne mouille pas le maillot

Alors que la polémique monte y compris au sein de la gauche François Hollande et intervenu sur le sujet du burkini pour ne pas dire grand-chose. Plus exactement pour dire tout et son contraire. Une manière comme d’habitude de ne pas se mouiller. En déplacement à La Celle Saint-Cloud (Yvelines) pour une rencontre avec des dirigeants sociaux-démocrates européens, jeudi 25 août, François Hollande s’est exprimé sur le débat polémique concernant les interdictions de porter le burkini sur de nombreuses plages françaises. Selon le chef de l’État, la « vie en commun » constitue un « grand enjeu » en France mais « suppose aussi que chacun se conforme aux règles et qu’il n’y ait ni provocation ni stigmatisation« . Face à la presse, le président a également regretté la « montée des populistes ». Cette intervention de François Hollande survient quelques heures après les propos contradictoires de plusieurs membres du gouvernement. « Je suis contre le burkini« , a notamment déclaré Najat-Vallaud Belkacem, tandis que Marisol Touraine a tenu à souligner que « la laïcité n’est pas le refus de la religion« . Les deux ministres ont été rapidement désavouées par Manuel Valls, en première ligne pour défendre les arrêtés anti-burkini : « Ces arrêtés ont été pris au nom même de l’ordre public. (…) Et le burkini, oui, encore une fois, c’est l’asservissement de la femme« . Saisi par la Ligue des droits de l’homme et le Collectif contre l’islamophobie en France, le Conseil d’État doit se prononcer vendredi 26 août (15h) sur la légalité de ces arrêtés municipaux controversés. La décision de la plus haute juridiction administrative de France établira ainsi une jurisprudence qui sera suivie de près par toutes les communes balnéaires.

(Avec RTL)

Burkini : le maillot qui divise le gouvernement

Burkini : le maillot qui divise le gouvernement

 

Opération réussie pour les intégristes qui avec le burkini sont parvenus à installer la polémique au sein même du gouvernement dont plusieurs membres ont pris leurs distances avec la multiplication des arrêtés d’interdiction soutenus par Manuel Valls. François Hollande, lui, n’a pas voulu se mouiller et a indirectement évoqué la question en marge d’une réunion de sociaux-démocrates européens dans les Yvelines, en appelant tous les citoyens à « se conformer aux règles », sans « provocation ni stigmatisation ». Le débat enfle depuis fin juillet. Au nom de risques de troubles à l’ordre public, plusieurs dizaines de maires, la plupart de droite, ont pris des arrêtés interdisant cette tenue de bain couvrante, utilisée par des musulmanes pratiquantes. Le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative française, se prononcera vendredi à 15H00 sur une demande de suspension en urgence de l’un de ces arrêtés, pris par la mairie de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). La prolifération des arrêtés anti-burkini « n’est pas bienvenue », a estimé sur Europe 1 la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem. « Jusqu’où va-t-on pour vérifier qu’une tenue est conforme aux bonnes moeurs ? » « Je pense qu’il y a une dérive qui est dangereuse, une dérive politique, puisque ces arrêtés ont été pris par des responsables politiques », a-t-elle ajouté, tout en déplorant que cela « libère la parole raciste ». Dans un texte publié sur son site internet, la ministre de la Santé Marisol Touraine a lancé pour sa part une mise en garde contre une « polémique de tous les dangers ». « Faire comme si, en se baignant voilée ou en restant habillée sur une plage, on menaçait en soi l’ordre public et les valeurs de la République, c’est oublier que ces valeurs doivent précisément permettre à chacun de ne pas renier son identité », dit-elle. « La laïcité (…) ne doit pas devenir le fer de lance d’une stigmatisation dangereuse pour la cohésion de notre pays. » Le Premier ministre a pour sa part réaffirmé son soutien aux arrêtés anti-burkini : « Ils ont été pris à un moment donné, dans des plages du sud de la France, quelques jours après les attentats de Nice dans un contexte particulier », a dit Manuel Valls sur BFM TV, récusant le terme de « dérive ». Quant à la libération de la parole raciste évoquée par sa ministre de l’Education nationale, il a estimé que c’était « une mauvaise interprétation », car « ces arrêtés ont été pris au nom-même de l’ordre public ». Une mise au point critiquée par le député socialiste « frondeur » Yann Galut qui l’a accusé sur Twitter de « diviser les Français, la gauche » et son propre gouvernement. Quant à la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, elle a déploré une « hystérie médiatique et politique qu’il faut arrêter ». Les arrêtés anti-burkini, largement soutenus à droite, nourrissent dans la communauté musulmane la crainte d’une stigmatisation. Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) a ainsi été reçu mercredi à sa demande par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui lui a assuré que les principes de l’État de droit seraient respectés.

(Avec Reuters)

Arrêt anti-burkini confirmé par la justice

Arrêt anti-burkini confirmé par la justice

Le tribunal administratif de Nice considérant que le port du Burkini  constituait une revendication de nature identitaire a rejeté lundi une nouvelle demande de suspension d’un arrêté pris par une mairie des Alpes-Maritimes, celle de Villeneuve-Loubet. Déjà saisie il y a une dizaine de jours pour un arrêté du maire de Cannes, la juridiction niçoise avait alors rendu une décision allant dans le même sens, confortant les municipalités ayant interdit le port de vêtements religieux sur les plages. « C’est évidemment une déception, même s’il n’y a pas de grande surprise », a réagi lundi Me Patrice Spinosi, avocat de la Ligue des droits de l’homme (LDH), à l’origine de l’un des référés déposés contre la mairie de Villeneuve-Loubet. « Cette décision nous permet de saisir dès à présent le Conseil d’Etat, qui devrait fixer une date d’audience d’ici une dizaine de jours et statuer à très bref délai », a ajouté l’avocat, joint par Reuters. La LDH et le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), qui avait saisi le juge des référés pour l’arrêté cannois, jugent les mesures anti-burkini liberticides et discriminatoires à l’encontre des baigneuses de confession musulmane. Dans son ordonnance, le juge des référés invoque notamment le contexte sensible de l’état d’urgence, prolongé à la suite de l’attentat du 14-juillet à Nice (86 morts), ainsi que le « retentissement, facteur de tensions supplémentaires », déclenché par la polémique sur le port du burkini.   »Ce port vestimentaire sur les plages peut également être perçu comme étant l’expression d’une revendication identitaire », peut-on encore lire dans l’ordonnance.

Après Cannes et Villeneuve-Loubet, deux villes dirigées par des maires Les Républicains, plusieurs communes côtières du Sud-Est et du Nord, dont Nice et le Touquet, ont décidé à leur tour de bannir cet été les tenues de plage recouvrant le corps.

(Avec Reuters)

 




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