Archive pour le Tag 'budgétaire'

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Déficit budgétaire : la double peine

Déficit budgétaire : la double peine

 

La première punition c’est le déficit lui même qui sera encore comblé par l’emprunt (les remboursements des intérêts de la dette globale de 2000 milliards représente environ 45  milliards par an !). Pour 2014  déficit sera encore  énorme : de plus de 85 milliards (soit 3 milliards de plus que prévus et bien au-delà des critères du pacte de stabilité fixé par Bruxelles et signé bien sûr par la France puisque ces la France qui a inventé le principe des 3% !) Deuxième punition celle de la commission européenne qui pourrait aller jusqu’à 11 milliards L’amende européenne à l’encontre de la France, pour un déficit jugé excessif, pourrait atteindre 4,2 milliards d’euros. Cela correspond à 0,2 % du produit intérieur brut de l’Etat éventuellement sanctionné. On est ici dans ce que prévoit l’article 126 du traité de fonctionnement de l’Union européenne.  Il existe un second étage possible, un « élément variable égal à un dixième de la différence entre le déficit incriminé et la limite de référence des 3% ». Autrement dit, tout ce qui dépasse vaudrait double amende. En combinant les deux, l’Etat en cause pourrait devoir régler à l’Union européenne 1,5 point de sa richesse nationale. Ce qui signifierait pour la France, hypothèse d’école, jusqu’à 11 milliards d’euros!   En tout cas, dans plusieurs capitales européennes, à Madrid, à Lisbonne, à Helsinki, à Riga et ailleurs, ce n’est pas vraiment l’envie qui manque. D’après le quotidien néerlandais « De Volkstrant », le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, se montre de plus en plus favorable à une procédure.  Sur le papier, il peut former une alliance avec les deux futurs vice-présidents de la Commission européenne chargés des questions économiques, un Finlandais et un Letton, militants d’une très stricte discipline budgétaire. Ce serait l’occasion de prouver enfin qu’il n’y a pas deux poids, deux mesures.  Encore faudrait-il convaincre de l’intérêt réel d’endetter davantage encore la deuxième économie d’Europe.

 

Un excédent budgétaire allemand : pour quoi faire ?

Un excédent budgétaire allemand : Pour quoi faire

 

Paradoxe l’Allemagne est un des très rares pays à dégager des excédents budgétaires depuis trois ans. De quoi sans doute alimenter la relance dont la zone euro a besoin mais Merkel n’envisage cette relance budgétaire que si l’activité économique allemande ne chute pas, bref le contraire de ce qu’il faudrait ! L’Allemagne a en effet dégagé au premier semestre 2014 son excédent budgétaire le plus élevé depuis la réunification, en octobre 1990. Ce nouveau signe de la solidité des finances de l’Allemagne devrait inciter ses partenaires européens à augmenter la pression sur le gouvernement allemand, auquel ils réclament davantage de soutien à la croissance. L’Allemagne a enregistré sur les six premiers mois de l’année un excédent de 16,1 milliards d’euros, soit 1,1% du produit intérieur brut (PIB), montrent les chiffres publiés lundi par l’Office fédéral de la statistique. Ce chiffre place la première économie d’Europe sur de bons rails pour dégager un excédent budgétaire sur l’ensemble de l’année pour la troisième année consécutive. Les données publiées lundi sont également de nature à inciter les autres pays membres de la zone euro à réclamer de l’Allemagne qu’elle fasse davantage pour stimuler la croissance dans le bloc monétaire, notamment en réduisant les impôts et en dopant la dépense publique. « Ces chiffres seront interprétés dans les autres pays européens comme une confirmation de la nécessité de réclamer à l’Allemagne davantage d’efforts budgétaires », commente Holger Sandte, économiste de Nordea Bank. La Banque centrale européenne (BCE) elle-même semble endosser ces appels puisque son président Mario Draghi s’est prononcé récemment en faveur d’une politique budgétaire plus accommodante. Mais le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a jugé la semaine dernière que les propos du président de la BCE avaient été « surinterprétés ».Un manière de jeter un seau d’eau froide sur le petit enthousiasme de la BCE.  Lundi, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré que l’excédent budgétaire pourrait permettre des investissements, à la condition toutefois que la situation économique du pays évolue favorablement.  

 

L’austérité budgétaire: « une erreur » ( Pisani-Ferry)

L’austérité  budgétaire: « une erreur » (selon Pisani-Ferry)

Nouveau patron du Commissariat général à la stratégie et à la prospective, l’économiste Jean Pisani-Ferry estime, dans un entretien accordé jeudi à l’AFP, que l’Europe a « fait l’erreur de tout miser sur la réduction des déficits publics ».

Cet ancien conseiller des socialistes Dominique Strauss-Kahn à Bercy et Lionel Jospin à Matignon vient de quitter la direction du cercle de réflexion européen Bruegel. Il annonce aussi avoir démissionné du Haut Conseil des Finances publiques, un organisme indépendant adossé à la Cour des comptes qui vient de rendre son premier avis sur les prévisions économiques du gouvernement.

QUESTION: Comment interprétez-vous votre nomination?

REPONSE: « Le fait d’avoir choisi quelqu’un issu du monde des +think tank+, d’un milieu européen, d’une institution qui a sa liberté de parole et son indépendance, cela démontre, de la part du Premier ministre, une volonté d’ouverture et de débat, le souci d’un regard neuf.

Aussitôt nommé, j’ai démissionné du Haut Conseil des Finances publiques pour qu’il n’y ait pas le moindre soupçon. Le Haut Conseil est une institution dont on comprendra vite qu’elle est indispensable à la crédibilité de la politique budgétaire. Mais elle est encore très jeune. Je ne pense pas une seconde que ma présence aurait nui à son indépendance mais je n’ai pas voulu lui faire courir le risque de la controverse. »

Q: Quelle sera la mission du nouveau commissariat, qui remplace le Centre d’analyse stratégique?

R: « La structure reprend le Conseil d’analyse stratégique. Quant aux missions, il y a une double volonté. D’abord d’avoir une relation plus forte avec la décision publique, donc d’éclairer les choix publics, de se porter sur des sujets plus centraux et plus stratégiques. D’autre part, il y a une volonté d’impliquer les partenaires sociaux, la société civile, donc d’avoir une fonction renforcée de concertation et de débat public. Ce sont deux missions complémentaires: plus le gouvernement compte sur cette institution, plus les partenaires extérieurs la prennent au sérieux, et plus le débat implique les différents acteurs plus il est intéressant pour le gouvernement. »

Q: Quelle est votre position dans le débat actuel entre croissance et austérité?

R: « Une remarque d’abord: c’est typiquement dans une situation d’interrogation sur la voie à prendre qu’une institution comme la nôtre est utile. Nous devrons regarder un peu plus loin que les dirigeants qui sont dans l’action immédiate. Pour que les politiques puissent, lorsque c’est nécessaire, être infléchies ou changées, il faut le préparer par des réflexions mûries à froid plutôt que dans le feu de l’action. La réflexion doit avoir un temps d’avance.  Ma position personnelle, qui à ce stade repose sur les travaux de Bruegel plutôt que sur ceux du commissariat, est claire: l’Europe a fait l’erreur de tout miser sur la réduction des déficits publics et de croire que donner un coup de collier à l’ajustement budgétaire sans avoir auparavant réglé les problèmes de l’économie privée lui permettrait de se sortir des difficultés. Le sérieux budgétaire est indispensable, il ne faut surtout pas l’abandonner. Mais c’est une oeuvre de longue haleine. Parallèlement, il faut améliorer, à l’échelle européenne, les conditions du financement bancaire, poursuivre le désendettement privé. Bref, créer les conditions de la croissance. Comme ces conditions n’étaient pas remplies, le coup de collier budgétaire n’a pas donné le résultat attendu, au contraire, comme l’économie était faible et les taux d’intérêt déjà près de zéro, la consolidation budgétaire a eu des effets négatifs sur la croissance beaucoup plus importants que prévu. »

 

Allemagne : en excédent budgétaire

Allemagne : en excédent budgétaire

 

. Pour 2012, il dépasse 4 milliards d’euros. Un chiffre meilleur que prévu. Le FMI s’attendait à un déficit proche de zéro, mais plutôt négatif… La Commission européenne prévoyait un excédent de 0,1% du PIB. Les bons chiffres allemands vont accroître la pression en faveur d’un rééquilibrage de la croissance en zone euro. Les ministres des Finances du G20 réunis ce week-end à Washington ont exhorté les pays en excédent à faire de la relance pour aider la croissance de leurs partenaires commerciaux. L’Allemagne était le premier pays visé. Le reste de la zone euro s’enfonce dans le rouge, notamment l’Espagne qui affiche le plus mauvais chiffre de déficit d’Europe: -10,6% du PIB, devant la Grèce (-10% du PIB), et l’Irlande (-7,6% du PIB). L’Italie fait un peu moins bien que prévu, avec un déficit à -3% du PIB. C’est toutefois mieux que la France dont le déficit public atteint -4,8 % du PIB, fin 2012, soit plus de 98 milliards d’euros. Les deux mauvaises nouvelles d’Eurostat sont l’Espagne et la Belgique qui ont vu leur déficit sur PIB se creuser en raison de deux sauvetages bancaires coûteux: Bankia pour la première et Dexia pour la seconde. Plombée par un chômage à 26% de la population active, l’Espagne devrait obtenir de Bruxelles un nouveau délai d’un an de 2014 à 2015, pour réduire ses déficits à 3%. Le dérapage belge sera plus facile à corriger, car le petit royaume de Belgique n’est pas en récession cette année. Même si 11 pays sur 17 ne respectent pas la règle des 3% de déficits en 2012, ces derniers sont en voie de résorption rapide en zone euro: -3,7% en 2012 contre -6,4% en 2009. Le FMI appelle d’ailleurs la zone euro à alléger sa cure d’austérité. D’autant que les dettes publiques sont toujours en hausse: 90,6% du PIB en 2012, contre 80% en 2009 pour l’ensemble de la zone euro. Le record de ratio de dette est détenu par la Grèce à 156,9% du PIB en 2012, suivie de l’Italie (127% du PIB). La France est juste en dessous de la moyenne de zone euro, avec une dette à 90,2% du PIB…

 

Etats-Unis : le mur budgétaire de la peur

Etats-Unis : le mur budgétaire de la peur

 

Le mur budgétaire n’est toujours pas résolu, il le sera impérativement avant le 31 décembre avec des réductions de dépenses mais mois importantes que ce que veulent les républicains et des augmentations d’impôts mais moins importantes que ce que veulent les démocrates. En, attendant le mur fait peur.  Ces derniers jours, les appels à la responsabilité politique se sont multipliés outre-Atlantique, mais aussi en Europe et en Asie. Même Christine Lagarde, la patronne du FMI, a mis en garde contre le risque que les États-Unis perdent leur suprématie mondiale. les États-Unis sont au bord d’un gouffre: si aucune loi ne change d’ici au 31 décembre 2012, le 2 janvier 2013, le déficit budgétaire des États-Unis sera plombé de 607 milliards de dollars, pour la seule année 2013 (il sera de 1100 milliards en 2012). Et ce, de manière automatique. Ainsi, seront enclenchés presque 400 milliards de dollars de réduction de dépenses publiques: les budgets de tous les ministères seront rabotés de 10%. D’un autre côté, il y aura plus de 200 milliards de dollars de hausse d’impôts: il s’agit pour l’essentiel de la fin d’avantages fiscaux dont les Américains bénéficiaient depuis une loi reconduite en 2010 pour une durée de deux ans. «Tous les Américains» seront touchés par des hausses d’impôts: les moins fortunés verront leur taux d’imposition passer de 10% à 15% et les plus aisés de 35% à 39,6%. De plus, les cotisations de la Sécurité sociale seront relevées, la durée des indemnisations du chômage ne sera plus prolongée et les dividendes seront fiscalisés. L’enjeu est si important que Barack Obama a dû, un peu plus précipitamment que d’habitude, quitter Hawaï où il célèbre Noël en famille, pour revenir à Washington ce jeudi matin aux aurores. Sans aucun doute, un texte sera adopté avant le passage au Nouvel an. Mais ce sera un accord a minima qui ne fera que repousser les grandes problématiques économiques et fiscales des États-Unis, asphyxiés par un endettement public colossal. Ce qui pourrait déplaire aux agences de notations.

 

FMI : remise en cause du rythme d’assainissement budgétaire

FMI : remise en cause du rythme d’assainissement budgétaire

 

En calait le rythme d’austérité va tuer la croissance, voilà le message du FMI. Le FMI tire en effet à nouveau la sonnette d’alarme face aux risques de ralentissement de l’économie mondiale. Dans un discours prononcé lundi après midi à Londres, David Lipton, le premier directeur général adjoint de l’organisation financière internationale, considère que les pays du G20 doivent aujourd’hui renforcer leur coopération face à la crise comme ils avaient su le faire en avril 2009 au G20 de Londres. David Lipton souligne que «dans de nombreux pays les ménages ont besoin de réduire leurs dettes», tout comme «les banques doivent se désendetter, s’assurer des sources de financement plus stables et améliorer leurs bilans». Dans de telles conditions, poursuit le numéro 2 du FMI, «le remède normal pour le secteur public serait d’être contre cyclique», autrement dit d’apporter un soutien. Or cette marge de manœuvre se trouve aujourd’hui rendue impossible par les déficits et les dettes des États. Le problème est d’autant plus compliqué que «beaucoup de pays se trouvent confrontés à la même situation et que l’assainissement des finances privées et des budgets publics conjuguent leurs effets restrictifs sur l’activité économique». Le FMI reprend donc son antienne, qui avait dominé son assemblée annuelle de Tokyo, il y a tout juste un mois. Ressortant le vieux mot de «conundrum» (énigme en français), que le patron de la Fed Alan Greenspan avait remis au goût du jour en son temps, David Lipton préconise aux États de «trouver le bon rythme d’assainissement budgétaire à court terme» – en clair il s’agit de mettre la pédale douce – à condition qu’ils prennent des «engagements réels et crédibles à moyen terme».

Etats-Unis : Obama va dans le mur….budgétaire

Etats-Unis : Obama va dans le mur….budgétaire

Barack Obama, reconduit pour quatre ans à la présidence des Etats-Unis, reste confronté à la tâche difficile de relancer la croissance et l’emploi et son travail sera compliqué par la cohabitation que lui impose un parti républicain resté majoritaire à la Chambre des représentants. Dans un courriel, la Maison blanche a dit mercredi soir que « le président avait réitéré son engagement de trouver des solutions bipartisanes pour réduire notre déficit de manière équilibrée, baisser les impôts pour les familles des classes moyennes et pour les petites entreprises ainsi que de créer des emplois ». « Sur le parquet, les traders sont en pleine réflexion. Le président Barack Obama n’a pas été en mesure de résoudre la question budgétaire avant sa réélection, pourquoi le serait-il après ? C’est la grande question », a souligné Todd Schoenberger de BlackBay Group à New York. Le sentiment baissier s’est encore accentué avec la publication en Europe des prévisions économiques de la Commission européenne qui laissent craindre une croissance quasi-nulle en 2013 avant une timide reprise en 2014. La chute de mercredi efface l’intégralité des gains enregistrés la veille à Wall Street, lorsque les indices avaient progressé sous l’effet de la hausse des valeurs liées à la santé et à la défense qu’une victoire de Mitt Romney aurait pu favoriser. « Ce que le marché nous dit, c’est qu’il avait intégré une possible victoire de (Mitt) Romney », a déclaré Phil Orlando de Federated Investors à Philadelphie.

 

 

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