Archive pour le Tag 'budgétaire'

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États-Unis : forte hausse du déficit budgétaire

États-Unis : forte hausse du déficit budgétaire

Pour soutenir une croissance un peu défaillante,  les États-Unis n’ont pas hésité à renouer avec une forte augmentation du déficit budgétaire qui devrait passer de 2,5 % en 2015 à 3,2 % du PIB en 2016. Sans doute faut-il voir là la meilleure résistance des les États-Unis au tassement de la croissance au plan international même si cela de poser une lourde hypothèque sur la dette mondiale. Le déficit budgétaire des Etats-Unis pour l’exercice 2016 est reparti à la hausse pour la première fois depuis 2011, alourdi par la progression des dépenses d’assurance santé et de retraite, selon les chiffres du Trésor américain publiés vendredi. Le déficit des finances de l’Etat fédéral s’est établi à 587 milliards de dollars sur la totalité de l’exercice clos fin septembre contre 439 milliards en 2015.  La croissance mondiale même si continueCela représente une progression de 34% en données brutes et de 25% en données ajustées des variations calendaires. Le déficit est ainsi repassé au-dessus de la barre des 3% du Produit intérieur brut à 3,2% du PIB contre 2,5% en 2015 ce qui était son niveau le plus bas en huit ans. Il reste néanmoins « égal à la moyenne des quarante dernières années », a souligné l’administration. « Le déficit demeure de deux tiers sous le niveau de celui de 2009″ en proportion de la production nationale alors que l’économie avait plongé dans la récession, a affirmé dans un communiqué le directeur du Bureau du Budget de la Maison Blanche, (OMB) Shaun Donovan.  Il a souligné que ce déficit aurait été « significativement plus bas si le Congrès n’avait pas adopté des crédits d’impôts sur les sociétés fin 2015 sans qu’elles soient financées ». Mais malgré la bonne tenue de l’économie et la croissance modérée de l’activité et donc des recettes, ce creusement du déficit était aussi prévisible du fait du vieillissement de la population et de l’augmentation des dépenses de santé. Les dépenses de l’Etat en matière d’assurance santé pour les plus âgés (Medicare) et les plus démunis (Medicaid) ont grimpé de 7%, soit de 76 milliards de dollars.
A cela s’ajoute une hausse des dépenses liées aux retraites (+3%, soit 33 milliards de dollars). Les intérêts de la dette fédérale se sont aussi alourdis de 7%, soit 28 milliards de dollars, alors que la dette a gonflé de 1.052 milliards de dollars à 14.168 milliards.
Cela n’a pas été compensé par l’apport, pourtant plus important en 2016, des versements de dividendes de la Banque centrale (Fed) au Trésor, qui sont toujours exceptionnels depuis quelques années en raison des profits que la Fed a fait sur ses achats d’actifs pour soutenir l’économie. Ces apports ont augmenté de 20%, soit 19 milliards, pour totaliser 116 milliards de dollars.

(Avec AFP)

 

Discipline budgétaire mais sur une hypothèse de croissance fausse pour le budget 2017

Discipline budgétaire mais sur une hypothèse de croissance fausse pour le budget 2017

 

Promis, juré, le déficit public passera en dessous de 3 % en 2017 pour se conformer aux critères européens. Difficile cependant de boucler ce budget avec notamment les différentes promesses électorales. Du coup, on ressort les bonnes vieilles recettes qui consistent à surévaluer la croissance,  donc les rentrées fiscales en même temps. Le gouvernement se fonde en effet sur une hypothèse de croissance de 1,5 % en 2017 au-dessus des attentes des institutions internationales (entre 1,1% et 1,3%). Michel Sapin a fait valoir que, avant l’été, « tout portait à croire » que cette prévision de 1,5% serait dépassée » et que les derniers développements « semblent montrer » que les effets du Brexit sur l’environnement international de la France « seront moins notables que les premières estimations. En attendant, sapin a annoncé que le gouvernement avait décidé de relever à +2,1% l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie pour 2017, contre 1,75% prévu précédemment, – soit un impact de 700 millions d’euros – pour tenir compte des conséquences en année pleine de la hausse du point d’indice de la grille salariale de la fonction publique hospitalière. Anticipant ce développement, le président de la Cour des comptes, Didier Migaud, qui présentait mardi un rapport sur la Sécurité sociale, a déclaré qu’un tel scénario « pourrait être compris comme le signal d’un relâchement plus durable de l’évolution des dépenses ». Parallèlement pour honorer ces engagements dans différents domaines, Bercy va demander 1,5 milliard d’euros d’économies supplémentaires à la Sécurité sociale, selon des modalités qui devraient être dévoilées en fin de semaine. L’effet décalé dans le temps des nouvelles baisses d’impôt fait que le taux des prélèvements obligatoires « pourrait » rester stable en 2017 à 44,5% du PIB alors que le gouvernement visait à l’origine 44,2%.

Avec Reuters

Le déficit budgétaire en hausse

Le déficit budgétaire en hausse à fin juin

 

Le déficit budgétaire serait dû d’après le ministère des finances à des avances de trésorerie, reste que ce déficit ne sera pas amélioré en 2016 surtout avec le tassement économique qui s’annonce pour la deuxième partie de l’année. Le déficit du budget de l’Etat français s’élevait à 61,8 milliards d’euros à fin juin, en hausse de 3,3 milliards par rapport à la même période il y a un an, selon les données publiées mardi par le secrétariat d’Etat au Budget. Il intègre une avance exceptionnelle de 5,4 milliards d’euros octroyée à l’Agence de services et de paiement (ASP), qui sera remboursée dans le courant de l’année, au titre du préfinancement des aides communautaires de la politique agricole commune, est-il souligné dans le communiqué du ministère. « Le solde retraité de cette avance exceptionnelle est en amélioration de 2,0 milliards d’euros par rapport à l’année précédente », précise Bercy en ajoutant que le déficit au 30 juin, principalement dû au fonctionnement du compte d’avances aux collectivités territoriales, est appelé à se résorber au dernier trimestre. Au 30 juin, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) s’établissaient à 193,9 milliards d’euros contre 193,8 milliards un an plus tôt. La loi de finances pour 2016 prévoit un déficit budgétaire en légère hausse, à 72,3 milliards d’euros contre 70,5 milliards en 2015.

(Avec Reuters)

Zone euro : sanctions contre l’Espagne et le Portugal pour dérapage budgétaire, pour l’exemple ?

Zone euro : sanctions contre l’Espagne et le Portugal pour dérapage budgétaire, pour l’exemple ?

 

 

La procédure de sanction engagée par les ministres des finances de la zone euro pose de sérieuses interrogations. Il s’agit en effet de la première procédure de ce type engagée alors que d’autres pays ne s’étaient pas privés à l’occasion de dépasser les critères de déficit lorsque cela les arrangeait. L’Allemagne ne s’en est pas privée en dépassant au début des années 2000 (pendant plusieurs années)  les 3 % fixés par l’union économique. Quant à la France c’est une habituée des dépassements. Il est évidemment plus facile de taper sur l’Espagne ou le Portugal que sur la France à fortiori l’Allemagne. L’autre interrogation porte sur l’opportunité de cette procédure dans une conjoncture marquée par l’affaiblissement de la croissance au plan mondial, un affaiblissement qui sera amplifié de 0,2 à 0,3 % du fait du brexit. Peut-être s’agit-il d’un avertissement indirect adressé à la France par l’Allemagne via les instances européennes. Pas sûr cependant que cet orthodoxie financière soit actuellement très adaptée à l’environnement économique ; un environnement économique caractérisé par un affaiblissement de la croissance (illustré par le recul de la production industrielle en mai en France, en Italie mais aussi en Allemagne). C’est donc une procédure de sanctions inédite qui s’ouvre pour deux pays européens. Les ministres des Finances de la zone euro vont « soutenir [mardi] la recommandation de la Commission européenne » et déclarer mardi l’Espagne et le Portugal en dérapage budgétaire, a annoncé lundi soir Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe, à l’issue d’une réunion à Bruxelles des grands argentiers de la monnaie unique. Lors d’une conférence de presse avec le Néerlandais, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a précisé que s’ouvrira « une période de 20 jours » à partir du moment où les ministres de la zone euro  »vont dans notre sens ». Le Français a rappelé que les amendes possibles étaient « au maximum de 0,2% » du Produit Intérieur Brut (PIB) et au « minimum zéro ». Dans le cadre de cette échéance de vingt jours, l’exécutif européen « doit aussi proposer la suspension d’une partie des engagements de versements de fonds structurels européens » à partir de 2017. Selon une source européenne, les fonds concernés pour l’an prochain s’élèvent pour l’Espagne à 1,3 milliard d’euros et pour le Portugal à 500 millions d’euros. En 2015, le déficit public espagnol a atteint 5% du produit intérieur brut (PIB), bien au-delà du seuil du pacte de stabilité (3% du PIB) et des objectifs que lui avait fixés la Commission, à 4,2%. Quant au Portugal, il avait affiché un déficit public de 4,4% du PIB l’an passé alors que l’objectif fixé était de repasser sous les 3%. En 2016, le pays espère toutefois rentrer dans les clous. « Nous allons engager un processus de dialogue avec les ministres » de l’Espagne et du Portugal, a encore expliqué Pierre Moscovici, les incitant à faire valoir « le plus vite possible » leurs arguments pour expliquer pourquoi ils ont dérapé et ce qu’ils veulent faire pour améliorer leur situation budgétaire. Les deux pays disposent de dix jours à compter du constat de dérapage par leurs pairs de la zone euro.

 

(Avec AFP)

 

Déficit budgétaire : Madrid demande pardon à la commission européenne

Déficit budgétaire : Madrid demande pardon à la commission européenne

 

Le déficit budgétaire espagnol va sans doute dériver en raison d’une part de la crise économique mais aussi de la crise politique puisque l’Espagne n’est toujours pas capable de former un gouvernement. Des élections seront d’ailleurs organisées fins juin pour tenter de trouver une majorité et de dégager un gouvernement stable. Madrid demande donc pardon à la commission européenne surtout pour éviter d’avoir à subir les pénalités prévues en cas de dépassement budgétaire, soit environ 2 milliards. Le président du gouvernement espagnol par intérim, Mariano Rajoy, a donc adressé un courrier à la Commission européenne lui demandant de ne pas appliquer à son pays une amende pour manquement aux objectifs de réduction du déficit budgétaire en 2015. Mariano Rajoy explique dans cette lettre envoyée au président de l’exécutif européen Jean-Claude Juncker que l’Espagne a consenti d’importants efforts, réduisant de moitié son déficit public, au cours des quatre dernières années, indique le quotidien El Pais. Un porte-parole de la Commission européenne a confirmé qu’un courrier de l’Espagne avait été reçu et qu’il allait être examiné. Une source au sein du gouvernement espagnol a précisé que la lettre reprenait des informations qui avaient déjà été transmises à Bruxelles lors des derniers plans de réduction du déficit budgétaire. Celui-ci devait être ramené à 4,2% du PIB pour 2015 mais cet objectif n’a pas pu être atteint en raison d’une hausse des dépenses des régions et d’une baisse des revenus tirés des cotisations sociales. La Commission européenne envisage d’infliger des pénalités à l’Espagne et au Portugal en raison de ces manquements. Toutefois, des responsables ont expliqué à Reuters que la sanction pourrait être symbolique. La pénalité maximale est de 0,2% du PIB, ce qui équivaudrait dans le cas de l’Espagne à 2,16 milliards d’euros.

(Avec Reuters)

Royaume –Uni : nouvelle austérité budgétaire

Royaume –Uni : nouvelle austérité budgétaire

Alors que la croissance se tasse le gouvernement décide de nouvelles mesures de restriction budgétaire qui pourrait bien à leur tour affaiblir encore un peu plus la croissance. Une manière aussi en période préélectorale pour le parti conservateur de se distinguer très nettement des orientations de gauche du nouveau responsable des travaillistes. Ou quand la politique reprend le dessus sur l’intérêt général. Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a confirmé dimanche que de nouvelles coupes budgétaires seraient annoncées lors de la présentation du budget, mercredi prochain.  La croissance britannique a atteint 2,2% sur l’ensemble de l’année 2015 par rapport à 2014, ce qui représente un ralentissement par rapport aux 2,9% enregistrés en 2014. Le gouvernement avait renoncé à plusieurs coupes drastiques en novembre dernier. Il avait notamment reculé face aux critiques sur son projet de réduire les crédits d’impôt des plus démunis. Mais depuis le début de l’année, M. Osborne insiste sur la nécessité de continuer la politique d’austérité enclenchée par son camp conservateur depuis son retour au pouvoir en 2010, face à une opposition travailliste menée par un dirigeant très marqué à gauche, Jeremy Corbyn, favorable à l’investissement public. L’économie du Royaume-Uni est sous la menace du ralentissement chinois et des problèmes de ses voisins de la zone euro, avec lesquels il réalise la majorité de ses échanges commerciaux. Elle est aussi confrontée à ses propres difficultés, avec un déséquilibre entre les secteurs d’activité, et l’incertitude autour d’un possible Brexit, à l’approche du référendum du 23 juin sur l’appartenance du pays à l’Union européenne. 

 

(AFP)

Espagne : le pacte européen de stabilité budgétaire menacé

Espagne : le pacte européen de stabilité budgétaire menacé

 

 

L’Espagne par la voix du chef du gouvernement espagnol sortant, Mariano Rajoy a déclaré que l’Espagne ne pourrait respecter les objectifs d’équilibre budgétaire décidés par l’Europe. Une déclaration à prendre  d’autant plus au sérieux que c’est le leader socialiste qui a été sollicité pour tenter de former un gouvernement. Il est vraisemblable que ce dernier prendra encore davantage de liberté avec les contraintes européennes. En clair cela signifie que le pacte de stabilité budgétaire est grandement menacé puisque presque la moitié des pays de la zone euro ne le respecteront pas en 2016, la France y compris bien entendu. Pour autant la commission européenne s’accroche à son dogme : «Quand les marchés sont volatiles, vous avez besoin de fermeté sur ce qui a été convenu (…) nous devons prendre cela très au sérieux», a déclaré le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, interrogé sur le budget espagnol après une réunion des 19 ministres des Finances à Bruxelles. Et le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, de renchérir: «L’Espagne doit respecter les recommandations (…) il faudra voir avec le nouveau gouvernement (…) il faudra être très rigoureux». Comme si on pouvait faire abstraction du tassement économique mondial qui affecte aussi la zone euro puisque les perspectives de croissance de 2016 n’atteindront peut-être même pas les résultats de 2015,  qu’en outre on n’est pas à l’abri d’une crise financière majeure. Alors qu’il faudrait relancer réellement les investissements et soutenir le pouvoir d’achat pour relancer la croissance. Certes la rigueur budgétaire est nécessaire mais ce n’est pas en période de crise qu’on  peut y parvenir et de ce point de vue le calendrier de la commission européenne est un peu surréaliste.

Terrorisme : le déficit budgétaire autorisé par l’union européenne

Terrorisme : le déficit budgétaire  autorisé par l’union européenne

 

Après les attentats Hollande a clairement dit que l’objectif de ramener le déficit budgétaire en dessous des 3 % du PIB pour 2017 n’était plus possible compte tenu des dépenses supplémentaires à engager dans la lutte contre le terrorisme. D’une certaine manière, Moscovici commissaire européen aux affaires économiques a donné son aval au dépassement budgétaire de la France. « Une chose est claire dans les circonstances actuelles, c’est le fait que dans ce moment terrible, la protection des citoyens, la sécurité des citoyens en France et en Europe est la priorité », a dit le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici. Sans doute s’agit-il là du seul vrai soutien de l’union européenne qui en matière de défense et de sécurité affirme vouloir apporter son aide à la France mais dans le flou diplomatique le plus total.  Mardi matin, le Premier ministre, Manuel Valls, a clairement fait savoir sur France Inter que les objectifs figurant dans la dernière trajectoire des finances publiques françaises « seront forcément dépassés », les nouveaux moyens engagés pour la sécurité n’étant pas financés « au détriment des autres budgets ». Parmi les mesures annoncées, figurent la création de 5.000 emplois supplémentaires dans la police et la gendarmerie en deux ans, 3.500 postes de plus dans la justice et aux douanes et le gel des réductions d’effectifs dans les armées jusqu’en 2019. Une première estimation de leur coût donnée par le ministère des Finances porte sur plusieurs centaines de millions d’euros. « C’est un coût supplémentaire par rapport à ce qui était prévu (…) (mais) ça reste compatible avec les engagements européens », a-t-on assuré. Pierre Moscovici, qui présentait devant la presse les avis de la Commission sur les projets de budget 2016 des pays de la zone euro, a estimé qu’il était trop tôt pour évaluer l’impact de ces annonces sur la « trajectoire budgétaire » de la France.

Un pacte budgétaire idiot et non respecté

Un pacte budgétaire idiot et non respecté

 

Le pacte budgétaire est une invention typique de ce que peut produite la technocratie. Il faut d’abord se rappeler l’ histoire même de ce pacte budgétaire qui lui même a été précédé du pacte de stabilité et de croissance de 1997. Ce pacte de stabilité et de croissance est une invention de l’ingénierie fiscale française.  Selon Le Parisien, qui a retrouvé Guy Abeille, l’homme à l’origine de ce chiffre, « les 3 %, inventés en une heure un soir de juin 1981, sur un coin de table, ne reposaient sur aucune théorie économique ». Le chiffre aurait simplement répondu à la demande de François Mitterrand de « faire barrage à ses ministres trop dépensiers » en trouvant une règle « facile » et « qui sonne économiste », raconte l’ancien haut fonctionnaire de la direction du budget. Ce n’est pas tout. Pour son inventeur, ce chiffre « rond » faisait aussi penser à la « Trinité ». « 2 % ? Cela nous mettait trop sous pression. 3 % ? C’est un bon chiffre, un chiffre qui a traversé les époques, cela faisait penser à la Trinité », déclare Guy Abeille. En fait ce pacte qui a été imposé par La France te l’Allemagne n’a pas été respecté d’où le nouveau pacte budgétaire européen applicable depuis 2013. Ceux qui ont imposé le premier pacte de stabilité en 1997 ne se sont pas privés de s’assoir dessus dès 2004 ;  la France comme l’Allemagne n’ont pas respecté ce qu’elle avaient   imposé à toute l’Europe, cela pour soutenir leur croissance. Aujourd’hui donc c’est le pacte budgétaire applicable depuis 2013 mais seulement à la zone euro. Un pacte que le France ne peut toujours pas respecter (comme d’autres) que l’Allemagne, elle, respecte en ce moment mais sur lequel elle pourrait s’assoir à nouveaux si ses intérêts vitaux  devaient être en jeu (un affaiblissement de a croissance par exemple. Le nouveau pacte de 2013 impose de ne pas dépasser un déficit de 0.5% de déficit structurel (hors dépenses exceptionnelles). Un pacte aussi idiot que le précédant, pourquoi hier 3% maintenant 0.5% hors dépenses exceptionnelles. En fait les budgets des Etats,  comme tous les budgets  sur le principe doivent être totalement équilibrés sinon le cumul des charges financières  peut devenir insupportable. Ceci étant, c’est sur longue période que doivent être appréciés et gérés ces budgets, en période forte croissance, il importerait de dégager des excédents et à l’inverse en période de faible croissance tolérer des déficits. Il n’est nul besoin de traité sophistiqué pour comprendre et mettre en œuvre ce principe. Du coup la politique d’ austérité voulue par l’Europe en période de croissance atone est suicidaire, non seulement elle tue la croissance mais tue aussi les ressources fiscales donc accroît les déficits. Des évidences que de grands ministres des finances qui ne venaient pas de l’ENA mais du terrain comme Pinay, Monory ou Bérégovoy avaient  compris (et sans traité !). Mais les temps ont changé, la technocratie a pris la place du politique et la sphère financière domine la sphère politique.

Réformes structurelles avant l’austérité budgétaire (Commission européenne)

Réformes structurelles avant l’austérité budgétaire (Commission européenne)

 

Dans une interview aux Echos  Valdis Dombrovskis, commissaire européen, faitt état du changement

de stratégie  de l’union européenne qui désormais privilégie les réformes structurelles en mettant la pédale

douce sur  les règles budgétaires. L’union s’aperçoit (sans doute (un peu tardivement) que l’austérité a tué

 la croissance. Une évolution favorable à la France et qui devrait lui éviter des sanctions financières (

autour de 4 milliards normalement).

Quelles priorités pour 2015 ?

 

 

Valdis Dombrovskis- Nous  estimons que l’essentiel de l’ajustement budgétaire a eu lieu. Nos attentes pour 2014 et 2015 est que l’ajustement budgétaire entre les différents pays de la zone euro soient un jeu à somme nulle : ce que nous appelons la « neutralité ». D’ailleurs, cette neutralité permettra la poursuite de la consolidation budgétaire de l’Eurozone, grâce au retour de la croissance.  Ensemble, les 16 pays de la zone euro (hors Grèce et Chypre qui sont sous des programmes d’aide et de surveillance particuliers) affichent un déficit budgétaire de 2,6% cette année . Si l’on regarde les projets budgétaires des Etats pour 2015, ce déficit global devrait tomber à 2,2% l’an prochain, selon leurs calculs. Mais selon les nôtres et en actualisant avec les prévisions d’automne, nous prévoyons plutôt un ordre de grandeur de 2,4% de déficit par rapport au PIB de la zone euro. En partie grâce au retour de la croissance.

La fin de l’austérité budgétaire ?

Il faut rester « responsable ». Sept pays présentent des budgets qui nous semblent mettre en risque le respect du pacte de stabilité et de croissance, dont la France qui ne respecte pas les recommandations sur le déficit budgétaire, et l’Italie et la Belgique qui ne respectent pas les recommandations sur la diminution de leur dette publique. Mais comme nous accordons la priorité aux réformes structurelles, nous donnons à ces pays plus de temps pour faire des réformes et évaluer leur impact sur leurs finances. Ces trois pays nous ont d’ailleurs envoyé une lettre dans laquelle ils détaillent leur programme de réformes avec un calendrier précis.  Au printemps, nous pourrons présenter une analyse plus complète, avec les chiffres sur l’exécution des budgets 2014 et les projets adoptés pour 2015, mais aussi grâce au résultat des 16 enquêtes que nous allons lancer aujourd’hui sur certains déséquilibres macroéconomiques décelés dans les pays membres.

 

Faut-il revoir les règles de la gouvernance des déficits et des budgets mises sur pied récemment à travers des directives compliquées, le « six pack » et le « two-pack » dans le jargon communautaire ?

Ces règles ont cherché à renforcer la gouvernance de l’Eurozone et y ont contribuée, mais il est trop tôt selon nous, pour tirer un bilan. En effet, elles ont été votées et adoptées par le conseil et le parlement européens en 2011 et 2013 et nous ne proposons pas de déjà les changer. Il faut aussi réfléchir sur la manière d’inciter davantage les pays à mettre en œuvre les recommandations de politique économique que la Commission européenne adresse en juin aux Etats, mais cela ne pourra passer que par des consultations plus approfondies avec les parlements des Etats membres et avec les partenaires sociaux. C’est en partie mon mandat, de trouver les moyens d’améliorer la gouvernance économique de l’Union Européenne. Je ferai des propositions pour cela.

 

Déficit budgétaire : la France récidiviste (Günther Oettinger, commisaire européen)

Déficit budgétaire : la France récidiviste (Günther Oettinger, commisaire européen)

A la vielle de la décsion européenne concernant le déficit de la France, c’est un proche de Merkel qui s’exprime et non Moscovici. En faiat c’est l’avis de l’Allemagne.

 « La Banque centrale européenne a-t-elle brûlé ses cartouches pour rien? Pire, une nouvelle crise nous guette-t-elle? Et que se passera-t-il si la croissance continue à se faire attendre? Reconnaissons-le: la profonde crise de confiance dans l’euro, qui a semé la crainte pour leur épargne chez des millions de citoyens et a ébranlé la quasi-totalité de notre système économique, a été surmontée grâce aux énormes efforts des États membres, pays débiteurs aussi bien que créanciers, et à la coopération fructueuse mise en place avec les institutions de l’UE. Le fait d’avoir jugulé cette crise ensemble est indéniablement une réussite.  Quelques interrogations subsistent néanmoins et, comme l’ont montré les prévisions d’automne de la Commission européenne, les perspectives de croissance restent faibles. C’est pourquoi l’orientation crédible des politiques économiques et financières doit être maintenue sans relâche. Nous devons poursuivre nos efforts pour rétablir la confiance perdue. Dans ce domaine, les poids lourds de la zone euro tels que la France et l’Allemagne ont un rôle déterminant à jouer, mais la question de la rigueur avec laquelle la Commission européenne doit traiter la France en tant que pays déficitaire récidiviste est tout aussi importante. Ce lundi, la Commission européenne doit prendre une décision qui sera sans doute l’une des plus difficiles et lourdes de conséquence de son bref mandat: il s’agit de décider si la France est autorisée à laisser pour la troisième fois son déficit public dépasser la barre des 3 % du PIB. Depuis 2009, le pays n’est pas parvenu à ramener son endettement sous le niveau prescrit de 3 %. Dans sa dernière décision, la Commission avait donc prolongé jusqu’en 2015 le délai qui était accordé à la France pour corriger son déficit excessif. Cependant, les récentes prévisions économiques d’automne de la Commission montrent que, même avec cette prolongation, l’objectif ne sera pas atteint. Au contraire, en l’absence d’efforts supplémentaires, le déficit devrait continuer à augmenter, pour atteindre 4,4 % du PIB en 2015 et 4,5 % en 2016.  Il s’agit également de savoir si c’est simplement une question de volonté, et comment la Commission doit gérer une telle situation. En effet, nous perdrions toute crédibilité si nous prolongions pour la troisième fois le délai accordé sans exiger des contreparties très concrètes et précises. La France doit s’engager sur des objectifs politiques clairs, qui résoudront de manière durable ses problèmes économiques et budgétaires. Ce faisant, il ne faut pas que cela soit interprété comme une décision prise contre la France, mais comme une mesure prise pour et avec la France. La France a d’ailleurs déjà tracé elle-même une voie possible pour sortir de cette situation. Lors de la réunion des chefs d’État et de gouvernement de juin 2014, elle a elle-même réaffirmé les recommandations économiques et budgétaires à son égard et a affiché la volonté de mettre tout en œuvre pour les appliquer. Elle doit donc s’attaquer à une série de problèmes: le niveau élevé du coût de la main-d’œuvre et de l’impôt sur les salaires, l’augmentation de l’imposition des entreprises, la perte de parts de marché à l’exportation au niveau mondial. La France doit donc commencer par mettre en œuvre de profondes réformes structurelles, qui entraîneront une reprise de l’investissement et la création d’emplois, et stimuleront la croissance. Les réformes structurelles constituent aussi le meilleur moyen pour que les entreprises aient accès au crédit à des conditions favorables.  L’enjeu ne se limite d’ailleurs pas à la France: sans une France économiquement solide, c’est la reprise de l’ensemble de la zone euro qui est compromise. Une prolongation de délai dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance n’est donc acceptable que si la France s’attaque de manière crédible à ses problèmes. Elle a certes déjà pris certaines mesures, mais trop peu et avec trop d’hésitation. Il faut faire plus – dans l’intérêt de la France elle-même, mais aussi de la zone euro. Lundi, la Commission devrait donc conditionner une prolongation du délai à des mesures concrètes et mesurables, assorties d’échéances précises. Le traité de Lisbonne offre des possibilités à cet effet. Nous devons en faire usage. Pour la France et pour l’Europe. »

 

Déficit budgétaire : la double peine

Déficit budgétaire : la double peine

 

La première punition c’est le déficit lui même qui sera encore comblé par l’emprunt (les remboursements des intérêts de la dette globale de 2000 milliards représente environ 45  milliards par an !). Pour 2014  déficit sera encore  énorme : de plus de 85 milliards (soit 3 milliards de plus que prévus et bien au-delà des critères du pacte de stabilité fixé par Bruxelles et signé bien sûr par la France puisque ces la France qui a inventé le principe des 3% !) Deuxième punition celle de la commission européenne qui pourrait aller jusqu’à 11 milliards L’amende européenne à l’encontre de la France, pour un déficit jugé excessif, pourrait atteindre 4,2 milliards d’euros. Cela correspond à 0,2 % du produit intérieur brut de l’Etat éventuellement sanctionné. On est ici dans ce que prévoit l’article 126 du traité de fonctionnement de l’Union européenne.  Il existe un second étage possible, un « élément variable égal à un dixième de la différence entre le déficit incriminé et la limite de référence des 3% ». Autrement dit, tout ce qui dépasse vaudrait double amende. En combinant les deux, l’Etat en cause pourrait devoir régler à l’Union européenne 1,5 point de sa richesse nationale. Ce qui signifierait pour la France, hypothèse d’école, jusqu’à 11 milliards d’euros!   En tout cas, dans plusieurs capitales européennes, à Madrid, à Lisbonne, à Helsinki, à Riga et ailleurs, ce n’est pas vraiment l’envie qui manque. D’après le quotidien néerlandais « De Volkstrant », le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, se montre de plus en plus favorable à une procédure.  Sur le papier, il peut former une alliance avec les deux futurs vice-présidents de la Commission européenne chargés des questions économiques, un Finlandais et un Letton, militants d’une très stricte discipline budgétaire. Ce serait l’occasion de prouver enfin qu’il n’y a pas deux poids, deux mesures.  Encore faudrait-il convaincre de l’intérêt réel d’endetter davantage encore la deuxième économie d’Europe.

 

Un excédent budgétaire allemand : pour quoi faire ?

Un excédent budgétaire allemand : Pour quoi faire

 

Paradoxe l’Allemagne est un des très rares pays à dégager des excédents budgétaires depuis trois ans. De quoi sans doute alimenter la relance dont la zone euro a besoin mais Merkel n’envisage cette relance budgétaire que si l’activité économique allemande ne chute pas, bref le contraire de ce qu’il faudrait ! L’Allemagne a en effet dégagé au premier semestre 2014 son excédent budgétaire le plus élevé depuis la réunification, en octobre 1990. Ce nouveau signe de la solidité des finances de l’Allemagne devrait inciter ses partenaires européens à augmenter la pression sur le gouvernement allemand, auquel ils réclament davantage de soutien à la croissance. L’Allemagne a enregistré sur les six premiers mois de l’année un excédent de 16,1 milliards d’euros, soit 1,1% du produit intérieur brut (PIB), montrent les chiffres publiés lundi par l’Office fédéral de la statistique. Ce chiffre place la première économie d’Europe sur de bons rails pour dégager un excédent budgétaire sur l’ensemble de l’année pour la troisième année consécutive. Les données publiées lundi sont également de nature à inciter les autres pays membres de la zone euro à réclamer de l’Allemagne qu’elle fasse davantage pour stimuler la croissance dans le bloc monétaire, notamment en réduisant les impôts et en dopant la dépense publique. « Ces chiffres seront interprétés dans les autres pays européens comme une confirmation de la nécessité de réclamer à l’Allemagne davantage d’efforts budgétaires », commente Holger Sandte, économiste de Nordea Bank. La Banque centrale européenne (BCE) elle-même semble endosser ces appels puisque son président Mario Draghi s’est prononcé récemment en faveur d’une politique budgétaire plus accommodante. Mais le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a jugé la semaine dernière que les propos du président de la BCE avaient été « surinterprétés ».Un manière de jeter un seau d’eau froide sur le petit enthousiasme de la BCE.  Lundi, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré que l’excédent budgétaire pourrait permettre des investissements, à la condition toutefois que la situation économique du pays évolue favorablement.  

 

L’austérité budgétaire: « une erreur » ( Pisani-Ferry)

L’austérité  budgétaire: « une erreur » (selon Pisani-Ferry)

Nouveau patron du Commissariat général à la stratégie et à la prospective, l’économiste Jean Pisani-Ferry estime, dans un entretien accordé jeudi à l’AFP, que l’Europe a « fait l’erreur de tout miser sur la réduction des déficits publics ».

Cet ancien conseiller des socialistes Dominique Strauss-Kahn à Bercy et Lionel Jospin à Matignon vient de quitter la direction du cercle de réflexion européen Bruegel. Il annonce aussi avoir démissionné du Haut Conseil des Finances publiques, un organisme indépendant adossé à la Cour des comptes qui vient de rendre son premier avis sur les prévisions économiques du gouvernement.

QUESTION: Comment interprétez-vous votre nomination?

REPONSE: « Le fait d’avoir choisi quelqu’un issu du monde des +think tank+, d’un milieu européen, d’une institution qui a sa liberté de parole et son indépendance, cela démontre, de la part du Premier ministre, une volonté d’ouverture et de débat, le souci d’un regard neuf.

Aussitôt nommé, j’ai démissionné du Haut Conseil des Finances publiques pour qu’il n’y ait pas le moindre soupçon. Le Haut Conseil est une institution dont on comprendra vite qu’elle est indispensable à la crédibilité de la politique budgétaire. Mais elle est encore très jeune. Je ne pense pas une seconde que ma présence aurait nui à son indépendance mais je n’ai pas voulu lui faire courir le risque de la controverse. »

Q: Quelle sera la mission du nouveau commissariat, qui remplace le Centre d’analyse stratégique?

R: « La structure reprend le Conseil d’analyse stratégique. Quant aux missions, il y a une double volonté. D’abord d’avoir une relation plus forte avec la décision publique, donc d’éclairer les choix publics, de se porter sur des sujets plus centraux et plus stratégiques. D’autre part, il y a une volonté d’impliquer les partenaires sociaux, la société civile, donc d’avoir une fonction renforcée de concertation et de débat public. Ce sont deux missions complémentaires: plus le gouvernement compte sur cette institution, plus les partenaires extérieurs la prennent au sérieux, et plus le débat implique les différents acteurs plus il est intéressant pour le gouvernement. »

Q: Quelle est votre position dans le débat actuel entre croissance et austérité?

R: « Une remarque d’abord: c’est typiquement dans une situation d’interrogation sur la voie à prendre qu’une institution comme la nôtre est utile. Nous devrons regarder un peu plus loin que les dirigeants qui sont dans l’action immédiate. Pour que les politiques puissent, lorsque c’est nécessaire, être infléchies ou changées, il faut le préparer par des réflexions mûries à froid plutôt que dans le feu de l’action. La réflexion doit avoir un temps d’avance.  Ma position personnelle, qui à ce stade repose sur les travaux de Bruegel plutôt que sur ceux du commissariat, est claire: l’Europe a fait l’erreur de tout miser sur la réduction des déficits publics et de croire que donner un coup de collier à l’ajustement budgétaire sans avoir auparavant réglé les problèmes de l’économie privée lui permettrait de se sortir des difficultés. Le sérieux budgétaire est indispensable, il ne faut surtout pas l’abandonner. Mais c’est une oeuvre de longue haleine. Parallèlement, il faut améliorer, à l’échelle européenne, les conditions du financement bancaire, poursuivre le désendettement privé. Bref, créer les conditions de la croissance. Comme ces conditions n’étaient pas remplies, le coup de collier budgétaire n’a pas donné le résultat attendu, au contraire, comme l’économie était faible et les taux d’intérêt déjà près de zéro, la consolidation budgétaire a eu des effets négatifs sur la croissance beaucoup plus importants que prévu. »

 

Allemagne : en excédent budgétaire

Allemagne : en excédent budgétaire

 

. Pour 2012, il dépasse 4 milliards d’euros. Un chiffre meilleur que prévu. Le FMI s’attendait à un déficit proche de zéro, mais plutôt négatif… La Commission européenne prévoyait un excédent de 0,1% du PIB. Les bons chiffres allemands vont accroître la pression en faveur d’un rééquilibrage de la croissance en zone euro. Les ministres des Finances du G20 réunis ce week-end à Washington ont exhorté les pays en excédent à faire de la relance pour aider la croissance de leurs partenaires commerciaux. L’Allemagne était le premier pays visé. Le reste de la zone euro s’enfonce dans le rouge, notamment l’Espagne qui affiche le plus mauvais chiffre de déficit d’Europe: -10,6% du PIB, devant la Grèce (-10% du PIB), et l’Irlande (-7,6% du PIB). L’Italie fait un peu moins bien que prévu, avec un déficit à -3% du PIB. C’est toutefois mieux que la France dont le déficit public atteint -4,8 % du PIB, fin 2012, soit plus de 98 milliards d’euros. Les deux mauvaises nouvelles d’Eurostat sont l’Espagne et la Belgique qui ont vu leur déficit sur PIB se creuser en raison de deux sauvetages bancaires coûteux: Bankia pour la première et Dexia pour la seconde. Plombée par un chômage à 26% de la population active, l’Espagne devrait obtenir de Bruxelles un nouveau délai d’un an de 2014 à 2015, pour réduire ses déficits à 3%. Le dérapage belge sera plus facile à corriger, car le petit royaume de Belgique n’est pas en récession cette année. Même si 11 pays sur 17 ne respectent pas la règle des 3% de déficits en 2012, ces derniers sont en voie de résorption rapide en zone euro: -3,7% en 2012 contre -6,4% en 2009. Le FMI appelle d’ailleurs la zone euro à alléger sa cure d’austérité. D’autant que les dettes publiques sont toujours en hausse: 90,6% du PIB en 2012, contre 80% en 2009 pour l’ensemble de la zone euro. Le record de ratio de dette est détenu par la Grèce à 156,9% du PIB en 2012, suivie de l’Italie (127% du PIB). La France est juste en dessous de la moyenne de zone euro, avec une dette à 90,2% du PIB…

 

Etats-Unis : le mur budgétaire de la peur

Etats-Unis : le mur budgétaire de la peur

 

Le mur budgétaire n’est toujours pas résolu, il le sera impérativement avant le 31 décembre avec des réductions de dépenses mais mois importantes que ce que veulent les républicains et des augmentations d’impôts mais moins importantes que ce que veulent les démocrates. En, attendant le mur fait peur.  Ces derniers jours, les appels à la responsabilité politique se sont multipliés outre-Atlantique, mais aussi en Europe et en Asie. Même Christine Lagarde, la patronne du FMI, a mis en garde contre le risque que les États-Unis perdent leur suprématie mondiale. les États-Unis sont au bord d’un gouffre: si aucune loi ne change d’ici au 31 décembre 2012, le 2 janvier 2013, le déficit budgétaire des États-Unis sera plombé de 607 milliards de dollars, pour la seule année 2013 (il sera de 1100 milliards en 2012). Et ce, de manière automatique. Ainsi, seront enclenchés presque 400 milliards de dollars de réduction de dépenses publiques: les budgets de tous les ministères seront rabotés de 10%. D’un autre côté, il y aura plus de 200 milliards de dollars de hausse d’impôts: il s’agit pour l’essentiel de la fin d’avantages fiscaux dont les Américains bénéficiaient depuis une loi reconduite en 2010 pour une durée de deux ans. «Tous les Américains» seront touchés par des hausses d’impôts: les moins fortunés verront leur taux d’imposition passer de 10% à 15% et les plus aisés de 35% à 39,6%. De plus, les cotisations de la Sécurité sociale seront relevées, la durée des indemnisations du chômage ne sera plus prolongée et les dividendes seront fiscalisés. L’enjeu est si important que Barack Obama a dû, un peu plus précipitamment que d’habitude, quitter Hawaï où il célèbre Noël en famille, pour revenir à Washington ce jeudi matin aux aurores. Sans aucun doute, un texte sera adopté avant le passage au Nouvel an. Mais ce sera un accord a minima qui ne fera que repousser les grandes problématiques économiques et fiscales des États-Unis, asphyxiés par un endettement public colossal. Ce qui pourrait déplaire aux agences de notations.

 

FMI : remise en cause du rythme d’assainissement budgétaire

FMI : remise en cause du rythme d’assainissement budgétaire

 

En calait le rythme d’austérité va tuer la croissance, voilà le message du FMI. Le FMI tire en effet à nouveau la sonnette d’alarme face aux risques de ralentissement de l’économie mondiale. Dans un discours prononcé lundi après midi à Londres, David Lipton, le premier directeur général adjoint de l’organisation financière internationale, considère que les pays du G20 doivent aujourd’hui renforcer leur coopération face à la crise comme ils avaient su le faire en avril 2009 au G20 de Londres. David Lipton souligne que «dans de nombreux pays les ménages ont besoin de réduire leurs dettes», tout comme «les banques doivent se désendetter, s’assurer des sources de financement plus stables et améliorer leurs bilans». Dans de telles conditions, poursuit le numéro 2 du FMI, «le remède normal pour le secteur public serait d’être contre cyclique», autrement dit d’apporter un soutien. Or cette marge de manœuvre se trouve aujourd’hui rendue impossible par les déficits et les dettes des États. Le problème est d’autant plus compliqué que «beaucoup de pays se trouvent confrontés à la même situation et que l’assainissement des finances privées et des budgets publics conjuguent leurs effets restrictifs sur l’activité économique». Le FMI reprend donc son antienne, qui avait dominé son assemblée annuelle de Tokyo, il y a tout juste un mois. Ressortant le vieux mot de «conundrum» (énigme en français), que le patron de la Fed Alan Greenspan avait remis au goût du jour en son temps, David Lipton préconise aux États de «trouver le bon rythme d’assainissement budgétaire à court terme» – en clair il s’agit de mettre la pédale douce – à condition qu’ils prennent des «engagements réels et crédibles à moyen terme».

Etats-Unis : Obama va dans le mur….budgétaire

Etats-Unis : Obama va dans le mur….budgétaire

Barack Obama, reconduit pour quatre ans à la présidence des Etats-Unis, reste confronté à la tâche difficile de relancer la croissance et l’emploi et son travail sera compliqué par la cohabitation que lui impose un parti républicain resté majoritaire à la Chambre des représentants. Dans un courriel, la Maison blanche a dit mercredi soir que « le président avait réitéré son engagement de trouver des solutions bipartisanes pour réduire notre déficit de manière équilibrée, baisser les impôts pour les familles des classes moyennes et pour les petites entreprises ainsi que de créer des emplois ». « Sur le parquet, les traders sont en pleine réflexion. Le président Barack Obama n’a pas été en mesure de résoudre la question budgétaire avant sa réélection, pourquoi le serait-il après ? C’est la grande question », a souligné Todd Schoenberger de BlackBay Group à New York. Le sentiment baissier s’est encore accentué avec la publication en Europe des prévisions économiques de la Commission européenne qui laissent craindre une croissance quasi-nulle en 2013 avant une timide reprise en 2014. La chute de mercredi efface l’intégralité des gains enregistrés la veille à Wall Street, lorsque les indices avaient progressé sous l’effet de la hausse des valeurs liées à la santé et à la défense qu’une victoire de Mitt Romney aurait pu favoriser. « Ce que le marché nous dit, c’est qu’il avait intégré une possible victoire de (Mitt) Romney », a déclaré Phil Orlando de Federated Investors à Philadelphie.

 

 

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