Archive pour le Tag 'budgétaire'

Un recul du déficit budgétaire essentiellement du à la croissance

 Un recul du  déficit budgétaire essentiellement du à la croissance

On peut évidemment se réjouir de la réduction du déficit budgétaire 2017 mais cette évolution ne découle pas d’une diminution des dépenses puisque ces dernières augmentent mais d’une croissance de la fiscalité en raison d’une activité économique plus dynamique. Il devrait en être de même 2018. En clair, les trous du budget  sont moins importants en raison de phénomènes conjoncturels mais pas de réformes structurelles  du (concernant notamment la réforme de l’État et des collectivités publiques en général). Le déficit budgétaire a en effet reculé de 8,4 milliards d’euros sur les dix premiers mois de l’année, atteignant 77,1 milliards d’euros fin octobre contre 85,5 milliards à la même date un an plus tôt, a annoncé vendredi le ministère des Finances. Cette dynamique s’explique notamment par une hausse des recettes fiscales, en particulier des recettes issues de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), précise le ministère dans un communiqué. Au 31 octobre 2017, les recettes nettes de l’Etat se sont établies à 260,1 milliards d’euros, contre 251,8 milliards voilà un an, soit une hausse de 8,3 milliards d’euros. Selon le ministère des Finances, les seules recettes fiscales ont augmenté en un an de 8,1 milliards d’euros, et celles issues de la TVA de 5,3 milliards d’euros. Cette amélioration a permis de compenser en grande partie la hausse des dépenses, qui ont atteint 328,3 milliards d’euros, contre 318,3 milliards au 31 octobre 2016. Cette hausse, selon le ministère, est liée à la recapitalisation d’Areva, financée sur crédits budgétaires pour 1,5 milliard d’euros, et à la révision à la hausse des dépenses des ministères actée dans le projet de loi de finances présenté fin septembre. Le budget de l’Etat a par ailleurs bénéficié d’une amélioration des « comptes spéciaux », utilisés pour des opérations ponctuelles et spécifiques, comme la vente d’actions publiques. Le solde de ces comptes s’est établi fin octobre à -8,9 milliards d’euros, contre -19 milliards il y a un an, précise Bercy, qui explique cette amélioration par des reversements par la Coface de sommes liées à l’aide au commerce extérieur et par un décalage dans le temps des remboursements prévus pour le préfinancement de la politique agricole commune.

 

Excédent budgétaire allemand de 14 milliards et 70 milliards de déficit pour la France

Excédent budgétaire allemand  de 14 milliards et 70 milliards de déficit pour la France

 

14 milliards d’excédents pour l’Allemagne à mettre en rapport avec les 70 milliards de déficits pour la France. En 2017, le ministère des Finances allemand prévoyait jusqu‘ici un budget à l’équilibre, même si plusieurs instituts économiques ont déjà projeté pour les années à venir des excédents records pour les finances publiques allemandes, lesquelles englobent les Länder. La nouvelle projection avancée par le Spiegel est une bonne nouvelle pour le bloc conservateur CDU-CSU d‘Angela Merkel, le Parti libéral-démocrate (FDP) et les écologistes qui ont entamé des négociations en vue de former une coalition gouvernementale. Si elles étaient mises en œuvre en l’état, leurs propositions combinées augmenteraient en effet les dépenses publiques d‘une centaine de milliards d‘euros au cours des quatre prochaines années.

L’équilibre budgétaire menacé par la suppression de la taxe sur les dividendes

L’équilibre budgétaire menacé par la suppression de la taxe sur les dividendes

 

Une taxe considérée comme  illégale qui risque de coûter cher au budget et même de mettre en cause la réduction du déficit.   La fin de la taxe de 3% sur les dividendes  a en effet été sous-estimée et pourrait coûter 10 milliards d‘euros à l‘Etat selon une nouvelle évaluation du ministère de l‘Economie et des Finances, rapporte le Figaro dans son édition à paraître vendredi. Dans son projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022, le gouvernement a estimé que l’État pourrait avoir à rembourser 300 millions d’euros en 2018, puis 1,8 milliard chaque année en 2019, 2020 et 2021, aux entreprises qui ont dû s’acquitter de cette taxe ces dernières années, ce qui représente un coût total de 5,7 milliards d’euros. Saisi en juillet par le Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel a estimé vendredi que cette différence de situation méconnaissait les « principes d’égalité devant la loi et devant les charges publiques » et jugé dès lors que c’était « contraire à la Constitution ». Cette contribution avait été mise en place en 2012 peu après l’arrivée de François Hollande à la présidence pour compenser une perte de recettes budgétaires et encourager les entreprises à réinvestir leurs bénéfices. Au-delà du manque à gagner, c‘est surtout le coût des contentieux engagés par les grands groupes qui devrait peser sur les finances publiques. Le gouvernement a prévu dans le budget 2018 une provision de 300 millions d‘euros pour ces litiges. “Si le gouvernement ne compense pas le coût du contentieux par des économies ou des recettes supplémentaires, l‘objectif de parvenir à 2,6% de déficit par rapport au PIB en 2018 sera largement dépassé”, écrit Le Figaro. Selon Le Figaro, l‘exécutif négocie par ailleurs avec l‘Association française des entreprises privées (Afep), qui regroupe les grands groupes, pour étaler ses remboursements sur dix ans.

Le gouvernement veut conjuguer économie, fiscalité et équilibre budgétaire

Le gouvernement veut conjuguer économie, fiscalité et équilibre budgétaire

 

Le gouvernement français s’engage dans un difficile exercice pour conjuguer à la fois les économies budgétaires, réduire la fiscalité et en même temps mieux rééquilibrer le déficit public. Si les économies budgétaires sont cohérentes avec la recherche d’un meilleur équilibre des déficits par contre la réduction de la fiscalité, elle, constitue une réelle difficulté pour cet équilibre. La baisse de la fiscalité pourrait atteindre environ 10 milliards en 2018. Elle devrait être compensée par des économies budgétaires d’un montant d’environ 20 milliards. Ces deux opérations combinées permettant d’atteindre environ 2,8 % du PIB pour le déficit public. Dans un entretien à paraître mercredi dans Les Echos, le chef du gouvernement confirme en outre la mise en oeuvre dès 2018 des principales mesures fiscales du programme présidentiel d’Emmanuel Macron, dont les réformes de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune) et de la fiscalité de l’épargne. Celle de la taxe d’habitation, que l’exécutif entend supprimer pour 80% des foyers, fera l’objet d’une première étape l’an prochain, pour un coût de trois milliards d’euros. « Nous voulons provoquer un effet de souffle fiscal en faveur de l’investissement, de l’emploi et de la croissance », dit Edouard Philippe aux Echos. »Nous voulons donner confiance aux acteurs économiques, avec de la visibilité et des engagements précis », a-t-il ajouté. Le tout se traduira par une baisse de 11 milliards d’euros de la pression fiscale en 2018, soit plus de 0,5 point de PIB, en tenant compte des mesures déjà prises à la fin du précédent quinquennat, comme la baisse de l’impôt sur les sociétés, sur lesquelles le nouveau gouvernement ne reviendra pas. Pour les financer, il mise sur une croissance économique qui atteindrait 1,6% cette année, se calant ainsi sur la dernière prévision de l’Insee, puis 1,7% l’an prochain, alors que la trajectoire du dernier gouvernement socialiste tablait sur 1,5% en 2017 comme en 2018. S’agissant du déficit public, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a annoncé mardi 4,5 milliards d’économies nouvelles pour le ramener cette année à 3% du PIB comme la France s’y est engagée auprès de ses partenaires européens. L’objectif de 2,8% affiché par l’ancien exécutif a été battu en brèche par le rapport de la Cour des comptes sur l’état des finances publiques. Le nouveau pouvoir vise maintenant 2,7% à l’horizon 2018. Cela passera par un effort d’ »au moins » 20 milliards d’euros d’économies l’an prochain via une stabilité en volume des dépenses de la sphère publique et en valeur pour ce qui est des seules dépenses de l’Etat, a souligné Edouard Philippe. La nouvelle trajectoire que le gouvernement soumettra aux commissions des Finances des deux chambres du Parlement ce mercredi prévoit en outre une baisse de cinq points sur l’ensemble du quinquennat du ratio dette publique/PIB qui s’inscrivait à 96,3% fin 2016. L’effort demandé parallèlement aux collectivités locales sera discuté lors de la conférence des territoires prévue la semaine prochaine, le Premier ministre évoquant à nouveau sur ce point la suppression possible d’un des trois échelons territoriaux en dessous de la région. Il a encore confirmé que, pour compenser la hausse controversée de la Contribution sociale généralisée (CSG), qui doit permettre de compenser les baisses de cotisations sociales des salariés mises en œuvre dès 2018, des mesures seront prévues à destination des indépendants et des fonctionnaires.

Déficit budgétaire : pour une réévaluation de toutes les dépenses

Déficit budgétaire : pour une réévaluation de toutes les dépenses

 

 

De manière diplomatique, la cour des comptes a considéré que le budget était insincère. On clair,  on a truqué l’équilibre qui prévoyait de ramener le déficit à 2.8% du Pib ‘ après 3.4% en 2016). Du coup sur la tendance le déficit atteindra 3,2%. Il manque 8 milliards. Ce qu’avait prévu le sénat lors de l’examen du budget initial.

 

« L’analyse de la budgétisation prévue pour l’État en 2017 confirme le constat d’un budget de campagne : les dépenses dérapent de près de 10 milliards d’euros, la masse salariale et les effectifs augmentent et de nombreuses sous-budgétisations affectent la crédibilité du solde budgétaire prévisionnel présenté pour un montant compris entre 3,1 et 5,2 milliards d’euros. Du côté des recettes, le constat n’est guère plus brillant : les estimations revêtent un caractère particulièrement optimiste en raison à la fois d’une prévision de croissance supérieure à celle du consensus des économistes et d’une élasticité à la croissance probablement surévaluée. Il est donc à craindre que le déficit budgétaire de l’État ne connaisse pas en 2017 l’amélioration prévue par le présent projet de loi de finances, et ce malgré des effets positifs artificiels résultant de certains jeux d’écriture, en particulier le reversement de 4 milliards d’euros de la Coface au nouveau compte de commerce « Soutien au commerce extérieur », qui diminue d’autant le déficit sans pour autant améliorer d’une quelconque façon la situation financière de l’État. Le budget de l’État pour 2017 est donc irréaliste…..le  Gouvernement crée des charges d’un montant très important qui ne pèseront pas sur l’exercice budgétaire 2017 et dont l’impact se fera sentir à partir de 2018. Ainsi, la double budgétisation en autorisations d’engagement et crédits de paiement lui permet d’engager des dépenses sans en assumer l’impact sur le solde budgétaire, puisque celui-ci n’intègre que les décaissements de crédits de paiement. En particulier, doit être signalé le choix de ne pas inscrire de crédits de paiement sur le troisième programme des investissements d’avenir (PIA 3), pour un montant de 10 milliards d’euros. Au total, ce sont plus de 12 milliards d’euros de dépenses qui sont budgétées en autorisations d’engagement seulement et ne donneront lieu à décaissement de crédits de paiement qu’à compter de l’exercice 2018. Le Gouvernement annonce aussi plusieurs mesures en recettes dont l’impact budgétaire porte sur les exercices postérieurs à 2017, pour un montant de 11,8 milliards d’euros à horizon 2020. Au total, le projet de budget 2017 présenté par le Gouvernement créé 24 milliards d’euros de charges nouvelles qui n’auront un impact budgétaire effectif qu’à partir de 2018. »

. Le Premier ministre, Edouard Philippe, s’est cependant engagé à contenir le déficit à 3% du PIB à la fin de l’année, après 3,4% fin 2016, et à mettre « un terme à la spirale de l’augmentation continue de nos déficits », après la publication du rapport. Les huit milliards d’euros « de chèques en bois » dénoncés par Edouard Philippe jeudi représentent le dérapage par rapport à la cible de 2,8% du précédent gouvernement, accueillie avec scepticisme par le Haut conseil des finances publiques (HCFP) à la botte du gouvernement)  et qui était plus optimiste que les prévisions des grandes organisations internationales. Outre les arbitrages budgétaires sur ces économies, le gouvernement va devoir décider des modalités de mise en oeuvre des réformes fiscales qu’Emmanuel Macron comptait mettre sur les rails en 2018, comme la suppression de la taxe d’habitation, la réforme de l’ISF ou la baisse de l’impôt sur les sociétés. Bref il va falloir raboter sérieusement à la fois pour réduire les dépenses mais aussi pour financer les nouvelles mesures. Or le budget est depuis longtemps incontrôlable. Plus de 300 milliards de dépenses nettes annuelles et environ 70 milliards de déficit. Comme dans une  entreprise, la seule méthode serait de faire  réévaluer toutes les dépenses par des organismes réellement indépendants. Le budget est en effet hors contrôle depuis longtemps, nourrit le déficit, la dette publique (100% du Pib) en dépit du plus haut niveau de prélèvement obligatoire. De toute évidence, il faut changer de méthode.

Ségolène Royal en justice pour cavalerie budgétaire

Ségolène Royal en justice pour cavalerie budgétaire

 

Dépôt de plaintes contre les responsables de la dégradation des comptes régionaux de l’ex-région Poitou-Charentes dirigée par Ségolène Royal de 2004 à 2014 par  l’opposition de droite au Conseil régional de Nouvelle Aquitaine Les élus se reposent sur le rapport de la Chambre régionale des comptes (CRC) présenté le 19 décembre dernier et qui faisait état d’une situation financière dégradée dans l’ancienne région dont Ségolène Royal avait la charge et qui a été intégrée dans la Nouvelle-Aquitaine (Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes). « La région Poitou-Charentes a signé pour 197 millions d’euros d’emprunts toxiques dont 46 millions d’euros d’emprunts très toxiques, et 97 millions d’euros moyennement toxiques et la défaisance de ces prêts est estimée aujourd’hui à 46 millions d’euros », a dit Yves d’Amécourt, vice-président du groupe LR-CPNT, lors d’une conférence de presse. Il a dénoncé une « cavalerie budgétaire » qui a eu pour effet de manière instantanée de faire passer la capacité de désendettement de la région Nouvelle-Aquitaine de 4,5 ans en 2015 à 7,5 ans en raison de la situation en Poitou-Charentes.  Parmi les autres griefs retenus figurent l’absence de délégation de signature du directeur du budget, l’absence de mise en concurrence des établissements bancaires avant la contraction de ces emprunts et la violation des règles d’information de l’assemblée. La Chambre avait aussi chiffré à 111,6 millions d’euros les retards de paiement et soulignait que de nombreux créanciers de l’ancienne Poitou-Charentes avaient été mis en difficulté. Le groupe d’opposition doit faire une demande au président socialiste de la région, Alain Rousset, d’engager les poursuites en déposant une plainte auprès du procureur de la République et de saisir le procureur financier près la CRC pour que celui-ci puisse saisir la Cour de discipline budgétaire et financière. La procédure administrative implique que la région Nouvelle Aquitaine engage les poursuites. En cas de refus, le groupe LR-CPNT devrait alors se rapprocher du tribunal administratif pour obtenir l’autorisation de se substituer à la région.  Ségolène Royal a pour sa part dénoncé une « violente campagne de dénigrement » et estimé, en se reposant notamment sur le fait que l’insincérité des comptes n’avait pas été retenue par la CRC, que « les accusations jetées en pâture pour discréditer sans preuve sont ainsi clairement démenties. »  « On est sur un champ de mines », avait répondu Alain Rousset qui se demandait « si on est allé à la même école pour apprendre à lire et à compter. »

Programme Macron : relance économique et sérieux budgétaire

Programme Macron : relance économique et sérieux budgétaire

 

Pour résumer, Emmanuel Macron propose de réaliser une cinquantaine de milliards d’économies et de les réinvestir dans la relance notamment des investissements. Il propose une baisse de la fiscalité équitablement répartie entre entreprises et ménages. Il envisage des réformes structurelles destinées à redonner à la France une crédibilité vis-à-vis de l’Allemagne dans le but de relancer la dynamique européenne. Sans crédibilité, la France ne fera pas bouger l’Allemagne déclare-t-il. Dans une interview publiée vendredi par Les Echos, l’ex-ministre de François Hollande, candidat à l’élection présidentielle, présente les grandes lignes de son programme économique. Il fait de la lutte contre le chômage de masse sa priorité et juge possible de le ramener à 7% de la population active à la fin du quinquennat. Compte tenu de prévisions de croissance « prudentes » et d’un déficit public à 2,9% du PIB en 2017, il précise qu’il n’y aura « ni cadeau, ni rigueur supplémentaire » cet été s’il est élu.

CADRAGE MACRO-ÉCONOMIQUE ET TRAJECTOIRE BUDGÉTAIRE

- respect de l’engagement européen de limiter les déficits publics à 3% du PIB (2,9% en 2017);

- prévision de croissance : de 1,4% en 2017 à 1,8% en 2022 ;

- réduction de trois points de la part des dépenses publiques dans le PIB en cinq ans, soit 60 milliards d’euros d’économies par rapport à leur croissance spontanée.

Ces économies seront réparties entre assurance-maladie (15 milliards d’euros, avec une progression des dépenses maintenue à 2,3% par an), assurance-chômage (10 milliards), collectivités locales (10 milliards) et Etat (25 milliards).Il juge possible de ne pas renouveler 120.000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat, dont 50.000 pour l’Etat et 70.000 dans les collectivités locales. Celles-ci pourront recourir plus largement à des recrutements de droit privé et devront « respecter la durée annuelle légale du temps de travail » (1.607 heures).

PLAN QUINQUENNAL D’INVESTISSEMENTS PUBLICS

Cinquante milliards d’euros d’investissements publics en cinq ans, dont :

- 15 milliards pour la formation et la qualification des jeunes et des demandeurs d’emploi ;

- 15 milliards pour la transition écologique et énergétique, notamment pour accompagner la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim ;

- le reste sera notamment consacré à la modernisation de l’administration (numérisation), à l’agriculture, à la santé et aux transports locaux.

« Financé par des taux d’intérêts très bas, notre plan d’investissement permettra de réduire nos dépenses avant la fin du quinquennat et de soutenir notre croissance potentielle. C’est cela qui améliorera la soutenabilité de notre dette. »

FISCALITÉ

- objectif : baisse nette des prélèvements obligatoires de 20 milliards d’euros sur le quinquennat, répartie « équitablement entre ménages et entreprises » ;

- réduction d’impôt d’environ 10 milliards d’euros en début de quinquennat pour les classes populaires et moyennes ;

- transformation du crédit d’impôt compétitivité emploi en allègement pérenne de charges en 2018 et suppression des dernières charges patronales au niveau du smic ;

- réduction à 25%, sur le quinquennat, de l’impôt sur les sociétés ;

- transfert sur la contribution sociale généralisée des cotisations salariales maladie et chômage ;

- « Toute hausse de TVA est exclue », assure le candidat ;

- création d’un prélèvement forfaitaire unique de l’ordre de 30%, prélèvements sociaux inclus, pour tous les revenus du capital (intérêts, dividendes, loyers, plus-values, etc.) ;

- alignement progressif de la fiscalité du diesel sur l’essence et montée en charge de la taxe carbone.

(Avec Reuters)

Politique budgétaire zone euro : le FMI se contredit

Politique budgétaire zone euro : le FMI se contredit

 

En quelques mois le FMI se contredit sur la nécessité ou non d’une  relance budgétaire. Le FMI vient d’affirmer qu’il fallait un politique budgétaire neutre dans la zone euro et non pas expansionniste comme l’a suggéré la Commission européenne. Cette position qui prend à revers l’exécutif européen figure dans une analyse régulière de l’économie de la zone euro qui a été présentée jeudi aux ministres des Finances des Dix-Neuf réunis à Bruxelles. Alors que la Commission a recommandé l’an dernier une « orientation budgétaire expansionniste » pour la zone euro, de l’ordre de 0,5%, le FMI juge qu’un tel relâchement ne serait pas conforme au Pacte de stabilité et de croissance qui lie les Etats membres de la zone euro. Mais en juillet le FMI disait le contraire«Constatant les limites des politiques monétaires ultra accommodantes le fonds monétaire international (FMI) avait  appelé en juillet à une relance urgente de la dépense publique. Deux raisons à cela d’abord le tassement économique constaté depuis le deuxième trimestre aussi les conséquences du brexit dont il est difficile de mesurer les effets non seulement sur la zone euro mais aussi au plan mondial ». À cet égard le FMI hésitait même  entre une posture volontariste et une attitude alarmiste. Le moins que l’on puisse dire c’est que le Fmi comme nombre d’experts sont en fait désorientés par la gestion complexe de l’ampleur et du  ryttme de trois leviers : la politique monétaire, la politique budgétaire et les réformes structurelles. On notera que le FMI n’a pas adressé les mêmes reproches aux Etats Unis qui ont su faire converger une  politique budgétaire expansionniste avec un politique monétaire accommodante.

Relance budgétaire: l’OCDE pour

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  • Comme le fonds monétaire international l’OCDE confirme que la croissance risque d’être relativement molle en 2017 au plan mondial (autour de 3 %) et préconise la relance budgétaire du fait des limites maintenant atteintes par la politique monétaire. La progression du produit intérieur brut (PIB) mondial est estimée à 3,3 % en 2017 (contre 3,2 % dans les projections de septembre). Pour 2018, ce « club » de trente-cinq pays riches mise sur un léger rebond, à 3,6 %.Une « initiative budgétaire importante et efficace », lancée par la nouvelle administration américaine, stimulerait la consommation domestique et l’investissement aux Etats-Unis, estiment les experts du château de la Muette, à Paris, le siège de l’institution. La croissance y est attendue à 2,3 % en 2017 et 3 % en 2018. Finalement, grâce à des retombées bénéfiques pour le reste de la planète« la croissance mondiale pourrait retrouver un peu de vigueur », est-il écrit. Comme  le Fonds monétaire international, l’OCDE lance un appel à une relance budgétaire mondiale coordonnée. Et juge que la zone euro, notamment l’Allemagne, pourrait faire davantage. D’abord, car la politique monétaire a atteint ses limites. Ensuite, parce que les taux d’intérêt  bas sont vecteurs d’opportunités. Enfin, les efforts de consolidation budgétaire de ces dernières années ont permis de réduire les ratios de dette sur PIB dans bien des pays et offrent une plus grande marge de manœuvre.  L’OCDE préconise des investissements qui favorisent la croissance comme la recherche et développement, la formation des salariés ou les infrastructures « vertes ». Un léger espoir est permis, mais le tableau général reste peu engageant. Dans la zone euro, la croissance est revue légèrement en hausse, à 1,7 % en 2017 . Mais, selon l’institution, ses perspectives restent grevées par un chômage élevé, les fragilités du secteur bancaire et les « incertitudes sur l’intégration européenne », aggravées depuis le Brexit, en juin. En France, le PIB ne devrait progresser qu’autour de 1 % en 2017.

Etats-Unis : trop de flou budgétaire. (FED)

Etats Unis : trop de flou budgétaire. (FED)  

La Banque centrale américaine considère qu’il y a actuellement trop de flou budgétaire à travers les propositions du nouveau président pour modifier de façon significative sa politique monétaire. La FED  n’écarte toujours pas l’hypothèse d’un relèvement des taux en raison de la bonne tenue de l’activité mais demeure cependant prudente notamment en raison de la dérive budgétaire possible et de l’accroissement de l’endettement. L’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis a créé une incertitude « considérable » sur les politiques qu’il est susceptible de mener et il est trop tôt pour que la Réserve fédérale décide d’ajuster son plan de relèvement graduel des taux d’intérêt, a dit lundi le président de l’antenne de New York de la banque centrale américaine. William Dudley, l’un des membres influents et décisionnaires du comité de politique monétaire de la Fed, a dressé un panorama confiant de la situation de l’économie américaine tout en abordant les questions de politique budgétaire et en pointant l’augmentation de l’endettement public. Il a souligné l’accélération de la hausse des salaires et a dit s’attendre à de nouvelles améliorations de la situation du marché du travail et sur le front de la convergence de l’inflation vers l’objectif de la Fed de 2% l’an à moyen terme. « En supposant que l’économie demeure sur cette trajectoire, je serais favorable à ce que la politique monétaire devienne légèrement moins accommodante sur la durée en relevant graduellement le niveau des taux d’intérêt à court terme », a dit ce proche de la présidente de la Fed Janet Yellen. « Il y a encore une incertitude considérable sur la manière dont la politique budgétaire va évoluer au cours des prochaines années. A l’heure actuelle, il est trop tôt pour tirer des conclusions définitives », a-t-il lors d’une intervention publique au cours de laquelle il n’a pas explicitement fait référence au président-élu. Depuis l’élection de Donald Trump à la Maison blanche, Wall Street, le marché obligataire et le dollar sont orientés à la hausse. Dudley a dit que cette réaction des marchés représentait un « durcissement » des conditions de marché tout en ajoutant que cela ne l’inquiétait pas car elle semble motivée par des anticipations d’une hausse des dépenses publiques qui devrait soutenir l’économie. L’élection de Donald Trump, qui s’est notamment engagé à mettre en oeuvre une politique de relance budgétaire massive, a fortement renforcé la perspective d’une hausse de taux par la Réserve

L’OCDE pour la relance budgétaire

L’OCDE pour la relance  budgétaire

Comme le fonds monétaire international l’OCDE confirme que la croissance risque d’être relativement molle en 2017 au plan mondial (autour de 3 %) et préconise la relance budgétaire du fait des limites maintenant atteintes par la politique monétaire. La progression du produit intérieur brut (PIB) mondial est estimée à 3,3 % en 2017 (contre 3,2 % dans les projections de septembre). Pour 2018, ce « club » de trente-cinq pays riches mise sur un léger rebond, à 3,6 %.Une « initiative budgétaire importante et efficace », lancée par la nouvelle administration américaine, stimulerait la consommation domestique et l’investissement aux Etats-Unis, estiment les experts du château de la Muette, à Paris, le siège de l’institution. La croissance y est attendue à 2,3 % en 2017 (+ 0,2 point de pourcentage par rapport à septembre) et 3 % en 2018. Finalement, grâce à des retombées bénéfiques pour le reste de la planète« la croissance mondiale pourrait retrouver un peu de vigueur », est-il écrit. Comme  le Fonds monétaire international, l’OCDE lance un appel à une relance budgétaire mondiale coordonnée. Et juge que la zone euro, notamment l’Allemagne, pourrait faire davantage. D’abord, car la politique monétaire a atteint ses limites. Ensuite, parce que les taux d’intérêt extrêmement bas sont vecteurs d’opportunités. Enfin, les efforts de consolidation budgétaire de ces dernières années ont permis de réduire les ratios de dette sur PIB dans bien des pays et offrent une plus grande marge de manœuvre.  L’OCDE préconise des investissements qui favorisent la croissance comme la recherche et développement, la formation des salariés ou les infrastructures « vertes ». Un léger espoir est permis, mais le tableau général reste peu engageant. Dans la zone euro, la croissance est revue légèrement en hausse, à 1,7 % en 2017 (+ 0,2 point par rapport à septembre). Mais, selon l’institution, ses perspectives restent grevées par un chômage élevé, les fragilités du secteur bancaire et les « incertitudes sur l’intégration européenne », aggravées depuis le Brexit, en juin. En France, le PIB ne devrait progresser que de 1,3 % en 2017.

 

États-Unis : forte hausse du déficit budgétaire

États-Unis : forte hausse du déficit budgétaire

Pour soutenir une croissance un peu défaillante,  les États-Unis n’ont pas hésité à renouer avec une forte augmentation du déficit budgétaire qui devrait passer de 2,5 % en 2015 à 3,2 % du PIB en 2016. Sans doute faut-il voir là la meilleure résistance des les États-Unis au tassement de la croissance au plan international même si cela de poser une lourde hypothèque sur la dette mondiale. Le déficit budgétaire des Etats-Unis pour l’exercice 2016 est reparti à la hausse pour la première fois depuis 2011, alourdi par la progression des dépenses d’assurance santé et de retraite, selon les chiffres du Trésor américain publiés vendredi. Le déficit des finances de l’Etat fédéral s’est établi à 587 milliards de dollars sur la totalité de l’exercice clos fin septembre contre 439 milliards en 2015.  La croissance mondiale même si continueCela représente une progression de 34% en données brutes et de 25% en données ajustées des variations calendaires. Le déficit est ainsi repassé au-dessus de la barre des 3% du Produit intérieur brut à 3,2% du PIB contre 2,5% en 2015 ce qui était son niveau le plus bas en huit ans. Il reste néanmoins « égal à la moyenne des quarante dernières années », a souligné l’administration. « Le déficit demeure de deux tiers sous le niveau de celui de 2009″ en proportion de la production nationale alors que l’économie avait plongé dans la récession, a affirmé dans un communiqué le directeur du Bureau du Budget de la Maison Blanche, (OMB) Shaun Donovan.  Il a souligné que ce déficit aurait été « significativement plus bas si le Congrès n’avait pas adopté des crédits d’impôts sur les sociétés fin 2015 sans qu’elles soient financées ». Mais malgré la bonne tenue de l’économie et la croissance modérée de l’activité et donc des recettes, ce creusement du déficit était aussi prévisible du fait du vieillissement de la population et de l’augmentation des dépenses de santé. Les dépenses de l’Etat en matière d’assurance santé pour les plus âgés (Medicare) et les plus démunis (Medicaid) ont grimpé de 7%, soit de 76 milliards de dollars.
A cela s’ajoute une hausse des dépenses liées aux retraites (+3%, soit 33 milliards de dollars). Les intérêts de la dette fédérale se sont aussi alourdis de 7%, soit 28 milliards de dollars, alors que la dette a gonflé de 1.052 milliards de dollars à 14.168 milliards.
Cela n’a pas été compensé par l’apport, pourtant plus important en 2016, des versements de dividendes de la Banque centrale (Fed) au Trésor, qui sont toujours exceptionnels depuis quelques années en raison des profits que la Fed a fait sur ses achats d’actifs pour soutenir l’économie. Ces apports ont augmenté de 20%, soit 19 milliards, pour totaliser 116 milliards de dollars.

(Avec AFP)

 

Discipline budgétaire mais sur une hypothèse de croissance fausse pour le budget 2017

Discipline budgétaire mais sur une hypothèse de croissance fausse pour le budget 2017

 

Promis, juré, le déficit public passera en dessous de 3 % en 2017 pour se conformer aux critères européens. Difficile cependant de boucler ce budget avec notamment les différentes promesses électorales. Du coup, on ressort les bonnes vieilles recettes qui consistent à surévaluer la croissance,  donc les rentrées fiscales en même temps. Le gouvernement se fonde en effet sur une hypothèse de croissance de 1,5 % en 2017 au-dessus des attentes des institutions internationales (entre 1,1% et 1,3%). Michel Sapin a fait valoir que, avant l’été, « tout portait à croire » que cette prévision de 1,5% serait dépassée » et que les derniers développements « semblent montrer » que les effets du Brexit sur l’environnement international de la France « seront moins notables que les premières estimations. En attendant, sapin a annoncé que le gouvernement avait décidé de relever à +2,1% l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie pour 2017, contre 1,75% prévu précédemment, – soit un impact de 700 millions d’euros – pour tenir compte des conséquences en année pleine de la hausse du point d’indice de la grille salariale de la fonction publique hospitalière. Anticipant ce développement, le président de la Cour des comptes, Didier Migaud, qui présentait mardi un rapport sur la Sécurité sociale, a déclaré qu’un tel scénario « pourrait être compris comme le signal d’un relâchement plus durable de l’évolution des dépenses ». Parallèlement pour honorer ces engagements dans différents domaines, Bercy va demander 1,5 milliard d’euros d’économies supplémentaires à la Sécurité sociale, selon des modalités qui devraient être dévoilées en fin de semaine. L’effet décalé dans le temps des nouvelles baisses d’impôt fait que le taux des prélèvements obligatoires « pourrait » rester stable en 2017 à 44,5% du PIB alors que le gouvernement visait à l’origine 44,2%.

Avec Reuters

Le déficit budgétaire en hausse

Le déficit budgétaire en hausse à fin juin

 

Le déficit budgétaire serait dû d’après le ministère des finances à des avances de trésorerie, reste que ce déficit ne sera pas amélioré en 2016 surtout avec le tassement économique qui s’annonce pour la deuxième partie de l’année. Le déficit du budget de l’Etat français s’élevait à 61,8 milliards d’euros à fin juin, en hausse de 3,3 milliards par rapport à la même période il y a un an, selon les données publiées mardi par le secrétariat d’Etat au Budget. Il intègre une avance exceptionnelle de 5,4 milliards d’euros octroyée à l’Agence de services et de paiement (ASP), qui sera remboursée dans le courant de l’année, au titre du préfinancement des aides communautaires de la politique agricole commune, est-il souligné dans le communiqué du ministère. « Le solde retraité de cette avance exceptionnelle est en amélioration de 2,0 milliards d’euros par rapport à l’année précédente », précise Bercy en ajoutant que le déficit au 30 juin, principalement dû au fonctionnement du compte d’avances aux collectivités territoriales, est appelé à se résorber au dernier trimestre. Au 30 juin, les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) s’établissaient à 193,9 milliards d’euros contre 193,8 milliards un an plus tôt. La loi de finances pour 2016 prévoit un déficit budgétaire en légère hausse, à 72,3 milliards d’euros contre 70,5 milliards en 2015.

(Avec Reuters)

Zone euro : sanctions contre l’Espagne et le Portugal pour dérapage budgétaire, pour l’exemple ?

Zone euro : sanctions contre l’Espagne et le Portugal pour dérapage budgétaire, pour l’exemple ?

 

 

La procédure de sanction engagée par les ministres des finances de la zone euro pose de sérieuses interrogations. Il s’agit en effet de la première procédure de ce type engagée alors que d’autres pays ne s’étaient pas privés à l’occasion de dépasser les critères de déficit lorsque cela les arrangeait. L’Allemagne ne s’en est pas privée en dépassant au début des années 2000 (pendant plusieurs années)  les 3 % fixés par l’union économique. Quant à la France c’est une habituée des dépassements. Il est évidemment plus facile de taper sur l’Espagne ou le Portugal que sur la France à fortiori l’Allemagne. L’autre interrogation porte sur l’opportunité de cette procédure dans une conjoncture marquée par l’affaiblissement de la croissance au plan mondial, un affaiblissement qui sera amplifié de 0,2 à 0,3 % du fait du brexit. Peut-être s’agit-il d’un avertissement indirect adressé à la France par l’Allemagne via les instances européennes. Pas sûr cependant que cet orthodoxie financière soit actuellement très adaptée à l’environnement économique ; un environnement économique caractérisé par un affaiblissement de la croissance (illustré par le recul de la production industrielle en mai en France, en Italie mais aussi en Allemagne). C’est donc une procédure de sanctions inédite qui s’ouvre pour deux pays européens. Les ministres des Finances de la zone euro vont « soutenir [mardi] la recommandation de la Commission européenne » et déclarer mardi l’Espagne et le Portugal en dérapage budgétaire, a annoncé lundi soir Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe, à l’issue d’une réunion à Bruxelles des grands argentiers de la monnaie unique. Lors d’une conférence de presse avec le Néerlandais, le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, a précisé que s’ouvrira « une période de 20 jours » à partir du moment où les ministres de la zone euro  »vont dans notre sens ». Le Français a rappelé que les amendes possibles étaient « au maximum de 0,2% » du Produit Intérieur Brut (PIB) et au « minimum zéro ». Dans le cadre de cette échéance de vingt jours, l’exécutif européen « doit aussi proposer la suspension d’une partie des engagements de versements de fonds structurels européens » à partir de 2017. Selon une source européenne, les fonds concernés pour l’an prochain s’élèvent pour l’Espagne à 1,3 milliard d’euros et pour le Portugal à 500 millions d’euros. En 2015, le déficit public espagnol a atteint 5% du produit intérieur brut (PIB), bien au-delà du seuil du pacte de stabilité (3% du PIB) et des objectifs que lui avait fixés la Commission, à 4,2%. Quant au Portugal, il avait affiché un déficit public de 4,4% du PIB l’an passé alors que l’objectif fixé était de repasser sous les 3%. En 2016, le pays espère toutefois rentrer dans les clous. « Nous allons engager un processus de dialogue avec les ministres » de l’Espagne et du Portugal, a encore expliqué Pierre Moscovici, les incitant à faire valoir « le plus vite possible » leurs arguments pour expliquer pourquoi ils ont dérapé et ce qu’ils veulent faire pour améliorer leur situation budgétaire. Les deux pays disposent de dix jours à compter du constat de dérapage par leurs pairs de la zone euro.

 

(Avec AFP)

 

Déficit budgétaire : Madrid demande pardon à la commission européenne

Déficit budgétaire : Madrid demande pardon à la commission européenne

 

Le déficit budgétaire espagnol va sans doute dériver en raison d’une part de la crise économique mais aussi de la crise politique puisque l’Espagne n’est toujours pas capable de former un gouvernement. Des élections seront d’ailleurs organisées fins juin pour tenter de trouver une majorité et de dégager un gouvernement stable. Madrid demande donc pardon à la commission européenne surtout pour éviter d’avoir à subir les pénalités prévues en cas de dépassement budgétaire, soit environ 2 milliards. Le président du gouvernement espagnol par intérim, Mariano Rajoy, a donc adressé un courrier à la Commission européenne lui demandant de ne pas appliquer à son pays une amende pour manquement aux objectifs de réduction du déficit budgétaire en 2015. Mariano Rajoy explique dans cette lettre envoyée au président de l’exécutif européen Jean-Claude Juncker que l’Espagne a consenti d’importants efforts, réduisant de moitié son déficit public, au cours des quatre dernières années, indique le quotidien El Pais. Un porte-parole de la Commission européenne a confirmé qu’un courrier de l’Espagne avait été reçu et qu’il allait être examiné. Une source au sein du gouvernement espagnol a précisé que la lettre reprenait des informations qui avaient déjà été transmises à Bruxelles lors des derniers plans de réduction du déficit budgétaire. Celui-ci devait être ramené à 4,2% du PIB pour 2015 mais cet objectif n’a pas pu être atteint en raison d’une hausse des dépenses des régions et d’une baisse des revenus tirés des cotisations sociales. La Commission européenne envisage d’infliger des pénalités à l’Espagne et au Portugal en raison de ces manquements. Toutefois, des responsables ont expliqué à Reuters que la sanction pourrait être symbolique. La pénalité maximale est de 0,2% du PIB, ce qui équivaudrait dans le cas de l’Espagne à 2,16 milliards d’euros.

(Avec Reuters)

Royaume –Uni : nouvelle austérité budgétaire

Royaume –Uni : nouvelle austérité budgétaire

Alors que la croissance se tasse le gouvernement décide de nouvelles mesures de restriction budgétaire qui pourrait bien à leur tour affaiblir encore un peu plus la croissance. Une manière aussi en période préélectorale pour le parti conservateur de se distinguer très nettement des orientations de gauche du nouveau responsable des travaillistes. Ou quand la politique reprend le dessus sur l’intérêt général. Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a confirmé dimanche que de nouvelles coupes budgétaires seraient annoncées lors de la présentation du budget, mercredi prochain.  La croissance britannique a atteint 2,2% sur l’ensemble de l’année 2015 par rapport à 2014, ce qui représente un ralentissement par rapport aux 2,9% enregistrés en 2014. Le gouvernement avait renoncé à plusieurs coupes drastiques en novembre dernier. Il avait notamment reculé face aux critiques sur son projet de réduire les crédits d’impôt des plus démunis. Mais depuis le début de l’année, M. Osborne insiste sur la nécessité de continuer la politique d’austérité enclenchée par son camp conservateur depuis son retour au pouvoir en 2010, face à une opposition travailliste menée par un dirigeant très marqué à gauche, Jeremy Corbyn, favorable à l’investissement public. L’économie du Royaume-Uni est sous la menace du ralentissement chinois et des problèmes de ses voisins de la zone euro, avec lesquels il réalise la majorité de ses échanges commerciaux. Elle est aussi confrontée à ses propres difficultés, avec un déséquilibre entre les secteurs d’activité, et l’incertitude autour d’un possible Brexit, à l’approche du référendum du 23 juin sur l’appartenance du pays à l’Union européenne. 

 

(AFP)

Espagne : le pacte européen de stabilité budgétaire menacé

Espagne : le pacte européen de stabilité budgétaire menacé

 

 

L’Espagne par la voix du chef du gouvernement espagnol sortant, Mariano Rajoy a déclaré que l’Espagne ne pourrait respecter les objectifs d’équilibre budgétaire décidés par l’Europe. Une déclaration à prendre  d’autant plus au sérieux que c’est le leader socialiste qui a été sollicité pour tenter de former un gouvernement. Il est vraisemblable que ce dernier prendra encore davantage de liberté avec les contraintes européennes. En clair cela signifie que le pacte de stabilité budgétaire est grandement menacé puisque presque la moitié des pays de la zone euro ne le respecteront pas en 2016, la France y compris bien entendu. Pour autant la commission européenne s’accroche à son dogme : «Quand les marchés sont volatiles, vous avez besoin de fermeté sur ce qui a été convenu (…) nous devons prendre cela très au sérieux», a déclaré le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, interrogé sur le budget espagnol après une réunion des 19 ministres des Finances à Bruxelles. Et le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, de renchérir: «L’Espagne doit respecter les recommandations (…) il faudra voir avec le nouveau gouvernement (…) il faudra être très rigoureux». Comme si on pouvait faire abstraction du tassement économique mondial qui affecte aussi la zone euro puisque les perspectives de croissance de 2016 n’atteindront peut-être même pas les résultats de 2015,  qu’en outre on n’est pas à l’abri d’une crise financière majeure. Alors qu’il faudrait relancer réellement les investissements et soutenir le pouvoir d’achat pour relancer la croissance. Certes la rigueur budgétaire est nécessaire mais ce n’est pas en période de crise qu’on  peut y parvenir et de ce point de vue le calendrier de la commission européenne est un peu surréaliste.

Terrorisme : le déficit budgétaire autorisé par l’union européenne

Terrorisme : le déficit budgétaire  autorisé par l’union européenne

 

Après les attentats Hollande a clairement dit que l’objectif de ramener le déficit budgétaire en dessous des 3 % du PIB pour 2017 n’était plus possible compte tenu des dépenses supplémentaires à engager dans la lutte contre le terrorisme. D’une certaine manière, Moscovici commissaire européen aux affaires économiques a donné son aval au dépassement budgétaire de la France. « Une chose est claire dans les circonstances actuelles, c’est le fait que dans ce moment terrible, la protection des citoyens, la sécurité des citoyens en France et en Europe est la priorité », a dit le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici. Sans doute s’agit-il là du seul vrai soutien de l’union européenne qui en matière de défense et de sécurité affirme vouloir apporter son aide à la France mais dans le flou diplomatique le plus total.  Mardi matin, le Premier ministre, Manuel Valls, a clairement fait savoir sur France Inter que les objectifs figurant dans la dernière trajectoire des finances publiques françaises « seront forcément dépassés », les nouveaux moyens engagés pour la sécurité n’étant pas financés « au détriment des autres budgets ». Parmi les mesures annoncées, figurent la création de 5.000 emplois supplémentaires dans la police et la gendarmerie en deux ans, 3.500 postes de plus dans la justice et aux douanes et le gel des réductions d’effectifs dans les armées jusqu’en 2019. Une première estimation de leur coût donnée par le ministère des Finances porte sur plusieurs centaines de millions d’euros. « C’est un coût supplémentaire par rapport à ce qui était prévu (…) (mais) ça reste compatible avec les engagements européens », a-t-on assuré. Pierre Moscovici, qui présentait devant la presse les avis de la Commission sur les projets de budget 2016 des pays de la zone euro, a estimé qu’il était trop tôt pour évaluer l’impact de ces annonces sur la « trajectoire budgétaire » de la France.

Un pacte budgétaire idiot et non respecté

Un pacte budgétaire idiot et non respecté

 

Le pacte budgétaire est une invention typique de ce que peut produite la technocratie. Il faut d’abord se rappeler l’ histoire même de ce pacte budgétaire qui lui même a été précédé du pacte de stabilité et de croissance de 1997. Ce pacte de stabilité et de croissance est une invention de l’ingénierie fiscale française.  Selon Le Parisien, qui a retrouvé Guy Abeille, l’homme à l’origine de ce chiffre, « les 3 %, inventés en une heure un soir de juin 1981, sur un coin de table, ne reposaient sur aucune théorie économique ». Le chiffre aurait simplement répondu à la demande de François Mitterrand de « faire barrage à ses ministres trop dépensiers » en trouvant une règle « facile » et « qui sonne économiste », raconte l’ancien haut fonctionnaire de la direction du budget. Ce n’est pas tout. Pour son inventeur, ce chiffre « rond » faisait aussi penser à la « Trinité ». « 2 % ? Cela nous mettait trop sous pression. 3 % ? C’est un bon chiffre, un chiffre qui a traversé les époques, cela faisait penser à la Trinité », déclare Guy Abeille. En fait ce pacte qui a été imposé par La France te l’Allemagne n’a pas été respecté d’où le nouveau pacte budgétaire européen applicable depuis 2013. Ceux qui ont imposé le premier pacte de stabilité en 1997 ne se sont pas privés de s’assoir dessus dès 2004 ;  la France comme l’Allemagne n’ont pas respecté ce qu’elle avaient   imposé à toute l’Europe, cela pour soutenir leur croissance. Aujourd’hui donc c’est le pacte budgétaire applicable depuis 2013 mais seulement à la zone euro. Un pacte que le France ne peut toujours pas respecter (comme d’autres) que l’Allemagne, elle, respecte en ce moment mais sur lequel elle pourrait s’assoir à nouveaux si ses intérêts vitaux  devaient être en jeu (un affaiblissement de a croissance par exemple. Le nouveau pacte de 2013 impose de ne pas dépasser un déficit de 0.5% de déficit structurel (hors dépenses exceptionnelles). Un pacte aussi idiot que le précédant, pourquoi hier 3% maintenant 0.5% hors dépenses exceptionnelles. En fait les budgets des Etats,  comme tous les budgets  sur le principe doivent être totalement équilibrés sinon le cumul des charges financières  peut devenir insupportable. Ceci étant, c’est sur longue période que doivent être appréciés et gérés ces budgets, en période forte croissance, il importerait de dégager des excédents et à l’inverse en période de faible croissance tolérer des déficits. Il n’est nul besoin de traité sophistiqué pour comprendre et mettre en œuvre ce principe. Du coup la politique d’ austérité voulue par l’Europe en période de croissance atone est suicidaire, non seulement elle tue la croissance mais tue aussi les ressources fiscales donc accroît les déficits. Des évidences que de grands ministres des finances qui ne venaient pas de l’ENA mais du terrain comme Pinay, Monory ou Bérégovoy avaient  compris (et sans traité !). Mais les temps ont changé, la technocratie a pris la place du politique et la sphère financière domine la sphère politique.

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