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Jours d’après à Paris: même bruit, même pollution ?

Jours d’après à Paris:  même bruit, même pollution ?

Sur franceinfo Julien Bayou  , leader écolo, dénonce la stratégie de LREM qui selon lui « choisit de s’allier à la droite et de faire une sorte de barrage à l’écologie » à Lyon ou à Bordeaux.

 

franceinfo : Est-ce que vous abordez ce deuxième tour dans d’aussi bonnes conditions que le premier ?

Julien Bayou : Au mois de mars, c’est vrai que nos thèmes ont peut-être dominé la campagne. Mais au mois de mars, les Françaises et les Français avaient « la tête à la crise sanitaire », c’est normal. L’enjeu, c’était d’enrayer la propagation du virus. Si nous proposons toutes les conditions sanitaires pour permettre aux gens d’aller voter en toute sérénité, j’ai bon espoir qu’au mois de juin la question qui se pose soit : doit-on redémarrer comme avant ? Est-ce que c’est faire pleuvoir à nouveau des milliards pour soutenir des actionnaires alors même qu’ils vont licencier comme à Renault et Air France ? Ou est ce que c’est prendre le virage de la transition écolo dans la justice sociale ? Ou est ce qu’on choisit une ville où il fait bon vivre, où on lutte contre la canicule, où on préserve des îlots de fraîcheur. On a accès à la nature en ville. On lutte contre la cherté des loyers et on soutient l’économie locale. C’est ça le projet. Ce qui est assez fascinant, ce n’est pas les bisbilles avec le parti socialiste, parce qu’on construit ensemble. En vérité ce qui est fascinant c’est que LREM, qui dit pourtant soutenir l’écologie, choisit de s’allier à la droite et de faire une sorte de barrage quand l’écologie progresse à Lyon ou à Bordeaux. Il faut faire barrage à l’écologie comme si c’était une menace.

Julien Bayou

À Strasbourg, votre candidate était arrivée en tête. Les socialistes accepteraient de se désister à condition de prendre la métropole, où en est-on ce soir ?

Des discussions sont toujours en cours. Nous proposons d’amplifier les résultats du premier tour. Et ça passe également par des politiques au niveau de la métropole pour tenir les promesses, si vous êtes élu maire, il faut que dans la métropole vous ayez un projet cohérent. C’est tout l’enjeu des discussions et pas forcément des questions de personnes. Est-ce qu’on partage le même projet pour la ville de Strasbourg et pour la métropole ? Ce sont des questions de fond, je pense notamment à la question du grand contournement ouest. Il s’agit encore de bétonner dans des zones. Pour nous, il s’agit de protéger des espèces menacées, de réduire la pollution qui frappe Strasbourg. C’est un enjeu aussi de santé publique. C’est un sujet important et peut être que ça prend du temps. Mais l’enjeu, c’est de pouvoir construire un « contrat de gouvernement », j’ai envie de dire pour la Ville et pour l’agglomération.

Il y a le cas de Paris également. Est-ce que David Belliard est parvenu à un accord avec Anne Hidalgo à l’heure où nous parlons ?

Là encore, l’enjeu, c’est de tenir compte des résultats du premier tour. À Paris, c’est Anne Hidalgo qui est arrivée en tête. Et donc c’est dans ce rapport de force, entre guillemets, dans cet équilibre que les discussions se font. Mais là encore, il y a des questions d’urbanisme très importantes. On sort d’un confinement où les Parisiens et les Parisiennes, et plus généralement toute la population en France, a souffert d’avoir accès aux parcs et jardins. Et donc, l’enjeu, c’est de pas densifier à nouveau certains quartiers qui sont pollués et très denses. Et donc, c’est le cas du nord du 18ème. Il y a des friches que les socialistes, jusqu’ici, voulaient bétonner. Il y a des grands projets d’urbanisme qui vont à nouveau densifier, saturer les transports en commun. Ce sont des discussions structurantes parce que pour la qualité de la vie en ville.

Julien Bayou on sent bien quand même que ça frotte entre le Parti socialiste et Europe Écologie-Les Verts. Vous avez excédé certains de vos partenaires historiques à Dijon, par exemple, ou à Lille, où Martine Aubry préfère se passer de vous et ne pas fusionner. Comment vous expliquez ces réactions ?

Vous parlez forcément des trains qui n’arrivent pas à l’heure, à Rennes, par exemple, moi je constate que les socialistes et les écologistes sont contents, enthousiastes même de l’accord qui a pu être trouvé et des discussions qui ont permis d’enrichir les projets des premiers tours. En fait, je pense qu’il y a aussi un enjeu de génération. C’est sûr que pour Martine Aubry, qui a débuté dans les années 2000 où l’écologie n’était qu’ « un à-côté », constater que 25% de ses électeurs ont choisi Stéphane Baly et qu’il y a des sujets d’urbanisme dont on ne veut plus, que la ville est polluée et minérale et qu’il s’agit de choisir la transition écolo dans la justice sociale. Il me semble que ça, pour elle, c’était trop. Et donc elle a rompu, elle n’a même pas participé à la moindre discussion. Donc, effectivement, il y aura une liste conduite par Stéphane Baly et j’espère qu’elle l’emportera.

Confinement : l’effet bénéfique sur le bruit

Confinement  : l’effet bénéfique sur le bruit

D’après Pour Jérôme Sueur, Ecologue et acousticien ( Chronique dans le Monde)

« Le confinement de notre société lié à la pandémie du Covid-19 a créé des conditions environnementales exceptionnelles. La diminution de l’activité humaine a réduit le bruit de nos machines et les sons dérangeants de nos rues. Par effet de contraste, ce quasi-silence humain met en valeur les sons de la nature et souligne la nocivité des bruits que nous générons en situation « normale ». Le confinement ouvre pour le jour d’après des désirs sonores respectueux des santés humaine, animale et environnementale.

Le bruit est une forme de pollution, au même titre que la pollution de l’air, de l’eau, du sol. Notre société produit de nombreux déchets sonores : bruit des transports terrestres et aériens, des constructions, de l’industrie, de l’agriculture et des loisirs. Depuis 2018, l’Organisation mondiale de la santé considère le bruit comme l’un des principaux risques environnementaux pour notre santé. Les bruits peuvent en effet être toxiques : ils fragilisent notre système auditif, perturbent notre sommeil, affectent notre concentration et nos apprentissages, modifient nos systèmes endocriniens et cardiovasculaires. Ainsi, près de 11 mois de vie en bonne santé en moyenne par Francilien seraient perdus sur une vie entière.

Le bruit induit des effets délétères analogues chez les animaux. Le bruit masque les communications sonores animales, empêchant le transfert des informations essentielles sur l’identité, la présence, le statut des individus. En milieu marin, le bruit naval et de l’exploitation off-shore cause notamment les échouages de mammifères marins. Le bruit induit un stress chez les organismes jouant un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes comme les décomposeurs de matière organique, les pollinisateurs ou les disperseurs de graines, conduisant à des effets écologiques globaux. Le bruit appauvrit la qualité des paysages sonores naturels en prenant le pas sur les sons d’origines animales et végétales. Le bruit est donc une pollution aux conséquences multiples et multi-échelles dont le coût social dépasse très largement celui estimé pour les hommes qui s’élevait en 2016 à 57 milliards d’euros par an en France.

Le bruit est la part non désirée de nos envies d’expansion, de déplacements, de consommation. Or, le confinement a contraint ces envies, et s’est ainsi installé dans nos sociétés une forme de silence. Les observatoires acoustiques mis en place notamment en régions parisienne et lyonnaise montrent une réduction drastique de ce superflu sonore pouvant aller jusqu’à 10 dB, soit des sons deux à trois fois moins forts. Les nuisances sonores de l’activité navale ont également diminué en lien avec la réduction de 30 % du trafic maritime mondial.

« La meilleure science économique est celle qui fait le moins de bruit »

« La meilleure science économique est celle qui fait le moins de bruit »

Prix Nobel d’économie en 2019, les deux professeurs au Massachusetts Institute of Technology publient « Economie utile pour des temps difficiles » (Seuil), dans lequel ils montrent comment les économistes peuvent apporter des réponses aux questions du moment : réchauffement climatique, inégalités, immigration… En avant-première, « Le Monde » publie des extraits du premier chapitre, intitulé « MEGA : Make Economics Great Again ».

Bonnes feuilles. Nous vivons une époque de polarisation croissante. De l’Inde à la Hongrie, des Philippines aux Etats-Unis, du Brésil au Royaume-Uni, de l’Italie à l’Indonésie, le débat public entre droite et gauche se réduit de plus en plus à des affrontements bruyants, où l’invective laisse peu de place à la nuance et à la réflexion. Aux Etats-Unis, où nous vivons et travaillons, le nombre d’électeurs qui votent pour un parti différent aux diverses élections est à son plus bas niveau historique. Parmi les Américains qui s’identifient à l’un des deux grands partis, 81 % ont une opinion négative du parti adverse ; 61 % des démocrates jugent les républicains racistes, sexistes et sectaires, et 54 % des républicains jugent les démocrates malveillants. Un tiers des Américains seraient profondément déçus si un membre de leur famille proche épousait une personne de l’autre camp.

En France et en Inde, deux autres pays où nous passons beaucoup de temps, la montée de la droite dure est commentée, au sein de l’élite progressiste « éclairée » à laquelle nous appartenons, en des termes toujours plus apocalyptiques. La peur ne cesse de grandir : la civilisation telle que nous la connaissons, fondée sur le débat et la démocratie, serait désormais menacée.

 

Nous sommes des économistes, c’est-à-dire des chercheurs en sciences sociales. Notre métier consiste à présenter des faits et une interprétation des faits qui seront susceptibles, nous l’espérons, de réduire ces divisions et d’aider chaque camp à mieux comprendre l’autre, afin de parvenir, sinon à un consensus, du moins à une sorte de désaccord raisonnable. La démocratie ne peut certes pas vivre sans conflit, mais à condition qu’il y ait du respect de part et d’autre ; et le respect suppose la compréhension mutuelle.

Ce qui rend la situation actuelle particulièrement inquiétante, c’est que l’espace permettant un débat de ce type semble se réduire chaque jour un peu plus. On observe une « tribalisation » des opinions, non seulement dans le domaine strictement politique, mais aussi en ce qui concerne les principaux problèmes de société et les solutions qu’il conviendrait de leur apporter. (…)

Cela est d’autant plus regrettable que nous rentrons dans des temps difficiles. Les folles années de forte croissance mondiale, alimentée par l’expansion du commerce international et l’incroyable réussite économique de la Chine, sont sans doute terminées : la croissance chinoise ralentit et des guerres commerciales éclatent ici et là. Les pays qui ont prospéré sur cette déferlante – en Asie, en Afrique, en Amérique latine – commencent à s’inquiéter de ce qui les attend. Bien sûr, dans la plupart des pays riches, en Occident, cette croissance lente ne date pas d’hier, mais le détricotage du tissu social qui l’accompagne la rend particulièrement préoccupante aujourd’hui. Il semble que nous soyons revenus à l’époque des Temps difficiles de Charles Dickens, les riches se dressant contre des pauvres de plus en plus aliénés et privés de perspective d’avenir.

 

 

 

Iran : bruit de bottes ou enflure du verbe des gardiens de la révolution ?

Iran : bruit de bottes ou enflure  du verbe des gardiens de la révolution ?

 

 Comme le président américain, les gardiens de la révolution pratiquent  l’exubérance verbale pour menacer de tous les maux l’ennemi que représente l’Arabie Saoudite appuyée par les États-Unis. On ne peut évidemment écarter malheureusement la perspective d’un conflit militaire d’envergure entre l’Arabie Saoudite et l’Iran. Pour autant, les ’attaques significative de belligérants sont rarement précédés d’annonce tonitruante. Trump  a utilisé la même méthode en promettant l’enfer pour l’Iran mais jusque-là il s’est bien abstenu de toute velléité réellement guerrière. Pour l’instant , il s’en tient à des mesures de répression économique et ne souhaite nullement que les États-Unis s’investissent dans un nouveau conflit. Cela en raison notamment des prochaines élections présidentielles américaines. Du côté de l’Iran, comme aux États-Unis, l’opposition entre faucons et colombes est de plus en plus nette. Les gardiens de la révolution voudraient bien entraîner l’ensemble de l’Iran dans un conflit guerrier avec l’Arabie Saoudite et les États-Unis. Les colombes iraniennes, elles, souhaiterait bien un accord pour sortir de l’oppression économique que subit le pays. Du coup, il faut voir la déclaration des gardiens de la révolution comme un discours à usage interne. Certes les gardiens de la révolution ont sans doute réussi un coup en portant une attaque sur des installations pétrolières de l’Arabie Saoudite mais contrairement à ce qu’a indiqué la presse au début, les dégâts sont loin d’être aussi importants qu’on le pensait et tout devrait redevenir normal d’ici quelques jours. Bien évidemment les rebelles yéménites ne sauraient ^ter les seuls responsables de cette attaque , il s’agit d’un coup réalisé grâce au matériel irnien et à l’appui logistique de certaines forces de l’Iran-  la déclaration du chef des gardiens de la révolution doit donc être relativisée :

“Soyez prudents, une agression limitée ne restera pas limitée. Nous pourchasserons tout agresseur”, a déclaré le général Hossein Salami, cité par la télévision publique iranienne. “Nous continuerons jusqu’à la destruction complète de l’agresseur”, a-t-il ajouté.

Ses propos interviennent au lendemain de l’annonce de l’envoi de moyens militaires américains pour renforcer les capacités de défense saoudiennes.

Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite imputent à l’Iran la responsabilité des attaques du week-end dernier contre des installations majeures de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco.

L’Iran dément toute responsabilité dans ces frappes, qui ont été revendiquées par les rebelles Houthis du Yémen, proches de Téhéran, et que combattent les Saoudiens à la tête d’une coalition militaire formée en mars 2015.

Réforme des institutions : beaucoup de bruit pour pas grand-chose

Réforme des institutions : beaucoup de bruit pour pas grand-chose

 

 

 

Finalement,  la proposition de réforme des institutions ne satisfait pas grand monde et ne change pas  grand monde. Certes, il y a la réduction du nombre de députés de 577 à 404 mais la grande nouveauté concernant la proportionnelle relève du gadget ; Avec 15% de proportionnelles, cela ne change guère la carte de la représentation des organisations politiques. De toute manière,  cette réforme est encore loin d’être adoptée car il faudra les 3/5 ème du parlement (Sénat et assemblée). Or le gouvernement devra donc composer avec en particulier le sénat très opposé aux mesures de réduction du nombre de parlementaires et aux limitations dans le temps du mandat (3 maximum). Même le Modem de Bayrou n’est pas enthousiaste considérant que Macron n’a pas tenu sa promesse en matière de proportionnelle. Cette reforme risque finalement de n’aboutir à pas grand-chose compte tenu du nécessaire compromis avec le sénat. On voit mal en effet le gouvernement proposer un référendum sur le sujet. Ce serait rendre un risque politique énorme car les référendum sont souvent détournés de leur objet et pourraient se transformer en pour ou contre Macron. Dans une  période d’agitation sociale, le résultat serait incertain. Bref une réforme pour pas grand  qui semble utilisée pour tenter de dissimuler la réforme SNCF autrement plus conflictuelle.

 

 

 

Information : Le texte préféré à l’image et au bruit

Information : Le texte préféré à l’image et au bruit

 

 

Même si les images et le bruit progressent  comme support d’information une étude démontre que près de 70 % des Américains préfèrent encore le texte pour être informés. Sur Internet les vidéos envahissent les  écrans qu’il s’agisse d’information ou de pub. Des vidéos qui réduisent encore davantage le contenu de l’info. Même si ces vidéos progressent  la question et de savoir si elles sont regardées puisqu’une étude de Reuters  montre que seulement un quart sont effectivement visionnées.  Aux États-Unis, les 18-29 ans préférèrent le texte à la vidéo pour suivre l’actualité, selon une étude du Pew Research Center. La nouvelle a d’abord de quoi surprendre, tant le format vidéo est vanté pour appâter la tranche d’âge si convoitée des médias et annonceurs. Mais le résultat s’explique par le fait que les jeunes s’informent massivement sur un média où l’écrit fait encore loi: Internet. Dans le détail, les 18-29 ans préfèrent à 42% lire pour s’informer, et à 38% regarder une vidéo, tous médias confondus. Chez les plus de 65 ans, la vidéo est quant à elle plébiscitée à 58%, contre 27% pour la lecture. Cela ne veut pourtant pas dire que les jeunes se désintéressent de la vidéo, mais plutôt qu’ils se détournent de la télévision au profit d’Internet, à la différence de leurs aïeux restés fidèles à la télévision. Si l’on se limite aux médias en ligne, les 18-29 ans sont en effet les plus grands consommateurs de vidéos, et de très loin puisqu’ils sont au moins deux fois plus portés sur ce support que les répondants de plus de 30 ans. Cette migration des internautes vers la vidéo en ligne peut encore sembler anecdotique, au regard de la suprématie de l’écrit, plébiscité par 68% des Américains pour s’informer en ligne selon une étude du Reuters Institute for Journalism parue en septembre. Mais 22% d’entre eux affirment désormais préférer la vidéo aux autres formats en ligne. Également en France, au Royaume-Uni ou encore au Japon, la progression de la vidéo en ligne dans les habitudes d’information s’observe depuis 2014.

 

(Avec le Figaro)

franceinfoTV.fr : des images et du bruit !

franceinfoTV.fr : des images et du bruit !

 

Des journalistes de la radio France info ont raison de s’inquiéter de la dégradation des contenus aussi bien du site Internet que de la nouvelle chaîne. La nouvelle chaîne télévisée est finalement à l’image des autres chaînes d’information spécialisée comme BFM ou LCI. On empile les infos y compris contradictoires, on reprend les dépêches d’agence, on fait des micros trottoirs,  on organise des tables rondes avec des experts sortis d’on ne sait où. . Bref ,de la télé très pop. Quand au site Internet de France Info c’est surtout des images et du son ;  des photos, des vidéos,  des gros titres avec des accroches tapageuses; bref; comme les deux autres sites des grands groupes de médias. Dès lors  avec de tels contenus on se demande vraiment pourquoi France Info et le site Internet relèvent  encore du service public. Des journalistes de la radio France info donc accusent la nouvelle chaîne d’information éponyme et son site de «ternir» l’image de la radio, regrettant des «contradictions» entre les informations données sur les trois médias, dans une motion adressée aujourd’hui à leur direction. «La rigueur est notre marque de fabrique. Nous n’acceptons pas de voir cette image ternie par la télé et par le site qui portent notre nom», ont souligné 60 journalistes, chefs de services et rédacteurs en chef, soit 41% des 146 titulaires et responsables de la radio, dans une motion consultée par l’AFP. «La direction ne peut plus ignorer la déception, la colère, les inquiétudes de 60 journalistes de la rédaction», lancent-ils. Ils exigent des «garanties d’urgence», notamment sur la «cohérence éditoriale» entre les différentes antennes, moins de trois semaines après le lancement de la chaîne sur la TNT. Les journalistes évoquent un incident survenu samedi après-midi quand la chaîne de télévision «a annoncé +une prise d’otage en cours à Paris+ (sic) interrogeant ensuite la cliente d’un salon de coiffure et lui conseillant de +rester à l’abri+ (sic)!» «La radio n’a pas fait cette erreur parce qu’elle a pris le temps de vérifier l’information», écrivent les journalistes. «Il est inenvisageable que la télé ou le site internet qui portent le nom de la radio continuent de diffuser des informations contradictoires avec l’antenne radio, voire carrément non vérifiées», protestent-ils dans cette motion adressée à leur direction.

Alors que la radio a abandonné son site propre au profit d’un site d’information unique, les journalistes réclament «un site internet qui reflète enfin le travail de la radio dès cette semaine».

(Avec le Figaro)

Loi Macron : « Du bruit pour pas grand-chose » (Juppé)

Loi Macron : « Du bruit pour pas grand-chose » (Juppé)

Finalement Juppé a raison, la loi Juppé se réduit à peu de choses ; sans doute auusi pourquoi elle est approuvée par les Français, car c’est une réforme économique complètement marginale. « La loi Macron (du nom du ministre de l’Économie, NDLR), c’est beaucoup de bruit pour pas grand-chose. On nous a annoncé que ça allait révolutionner la façon dont les entreprises fonctionnent. Y a pas grand-chose dans cette loi », a déclaré le maire de Bordeaux et candidat à la primaire de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) à l’élection présidentielle en 2017, invité de l’émission La voix est libre sur France 3 Aquitaine.  Le texte présenté mercredi par Emmanuel Macron suscite de fortes réticences chez plusieurs élus socialistes, comme Martine Aubry, qui entendent peser pour le faire amender très sensiblement. « Quand on voit l’opposition de la gauche de la gauche, on se dit que l’immobilisme et le conservatisme au Parti socialiste sont vraiment des valeurs sûres », a ajouté Alain Juppé.  La principale pierre d’achoppement est le chiffre de 12 dimanches travaillés par an figurant dans le projet de loi, le PS souhaitant le ramener à « 5 à 7 dimanches ». « Pour le travail le dimanche, moi, je suis pour plus de liberté », a commenté le maire de Bordeaux : « Franchement, vivons dans le monde où nous sommes (…), est-ce qu’il serait vraiment scandaleux que les Galeries Lafayette sur le boulevard Haussmann à Paris soient ouvertes le dimanche ? » « Les gestionnaires des Galeries Lafayette disent que si c’est ça, on crée 1 000 emplois et des millions de touristes qui sont dans Paris viendront » y faire leurs achats. « Donc, il faut là aussi de la souplesse et la loi Macron est de ce point de vue extrêmement timide », a conclu Alain Juppé.

Immobilier loi Duflot « Du bruit pour pas grand chose » Alain Dinin (Nexity):

Immobilier loi Duflot « Du  bruit pour pas grand chose » Alain Dinin (Nexity):

Finalemenet c’est à peine si on trouve trace dans la presse du vote de la loi Duflot tellement elle a été amendée et réduite comme peau de chagrin ; « Beaucoup de bruit pour pas grand-chose ». Alain Dinin, le président directeur général de Nexity et invité de BFM Business ce mercredi 19 février, a ainsi jugé le projet de loi Alur (Accès au logement et à un urbanisme rénové). Ce texte de Cécile Duflot passe ce mercredi à l’Assemblée et demain au Sénat pour un vote définitif. Pour Alain Dinin, si le marché est bloqué, c’est à cause des prix. Il suffirait de faire baisser le nombre de normes : « il y en a 3.700 aujourd’hui ». Ou alors que les collectivités arrêtent de spéculer sur les prix des logements.  » En Ile-de-France, 55% du prix du logement dépend de la collectivité dont 20% de la TVA et 35% de prix du terrain ». Selon lui, l’état du marché en 2014 devrait être le même qu’en 2013. « L’offre et la demande sont déséquilibrés. Nous ne produisons pas assez de logements. Le président en veut 500.000 par an, nous en sommes à moins de 300.000″. Et il précise qu’entre l’instabilité fiscale et les incertitudes engendrées par ce projet de loi Duflot, « pas assez de permis de construire ont été déposés ». Donc la construction de logements neufs cette année devrait encore être insuffisante. D’ailleurs, le PDG de Nexity rappelle un chiffre alarmant : la production de logements résidentiels est au même niveau qu’en 1992, pourtant il y a 10 millions de personnes en plus en France.  Si le projet de loi Alur ne relance pas la construction, plusieurs dispositifs sont quand même attendus. La garantie universelle des loyers (GUL) constitue l’une des mesures phares. Elle a été toutefois profondément revue et corrigée après la levée de boucliers des professionnels de l’immobilier et des assureurs. Créée à compter de début 2016 pour rassurer les propriétaires mais aussi tenter de limiter les expulsions en traitant plus tôt les impayés, elle sera toujours publique et gratuite mais elle ne sera plus obligatoire, puisque le bailleur pourra lui préférer une caution personnelle. Autre disposition clef, l’encadrement des loyers dans les zones tendues, où la demande excède largement l’offre de logements, n’a été que légèrement retouché depuis le début de l’examen parlementaire. Dans les grandes villes comme Paris, le ministère espère lancer l’encadrement des loyers dès la rentrée 2014.

 

Sommeil : 52% des français génés par le bruit

Sommeil : 52% des français génés

 

. C’est le résultat d’une enquête de l’Institut national du sommeil et de la vigilance. Le bruit, grand ennemi de nos nuits La treizième édition de la Journée du Sommeil, c’est le 22 mars. A cette occasion, une enquête INSV (Institut national du sommeil et de la vigilance)/ MGEN (mutuelle) vient mettre en lumière les nuisances qui viennent trop souvent perturber nos nuits(*). Ainsi, 52% des Français sont gênés par le bruit au moment de l’endormissement, et 60% d’entre eux le considèrent comme le premier facteur de réveil. 31% des personnes interrogées sont gênées dans leur sommeil par le bruit en semaine ou le week-end (14% en semaine et le week-end). Dans la grande majorité des cas, soit 92%, le bruit qui dérange provient de l’extérieur, émis pour l’essentiel par les transports (61%), voitures en tête. Portable, radio, télévision ou ordinateurs – les appareils électroniques sont présents dans trois chambres sur quatre. Et surprise, la nuit, 42% des Français adultes dorment avec leur téléphone portable allumé, au risque d’être réveillés par un appel. Par ailleurs, toujours selon l’enquête, 24% des personnes interrogées se disent exposées à l’éclairage public dans leur chambre. L’enquête montre également des habitudes peu propices à un sommeil de qualité: 21% des  personnes interrogées déclarent dormir avec un animal de compagnie qui les réveille souvent… et les réchauffent, trop parfois. Le bruit, placé au premier rang des ennemis du sommeil par une majorité de Français peut, lui aussi, retentir sur la santé à long terme. « Le bruit fragmente le sommeil, et donc diminue sa qualité et son effet récupérateur », souligne le Dr Joëlle Adrien, présidente du comité scientifique de l’INSV. Même si on en a pas conscience  – par exemple avec une télévision ou  une radio qui restent branchée -  le bruit fait réagir le corps et le cerveau, explique-t-elle.  En témoigne le rythme cardiaque qui s’accélère, la pression artérielle qui s’élève discrètement. Et pour le Dr Adrien, « si un tiers des Français se dit gêné par le bruit, cela veut dire qu’ils sont beaucoup plus ».

 




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