Archive pour le Tag 'Bridgestone'

Bridgestone refuse la reconversion de Béthune

Bridgestone refuse la reconversion de Béthune

Il n’y a aucune perspective de reprise de l’usine de Béthune d’autant que Bridgestone n’en souhaite aucune dans la filière pneus. Une claque évidemment pour les 860 employés qui auront du mal à ce recaser ailleurs compte tenu de l’environnement. Une claque aussi pour le gouvernement qui montre ainsi les limites de son action économique même pour une seule entreprise. «Bridgestone a fermé la porte, Bridgestone quitte le site de Béthune.» «Le scénario qui visait à maintenir une activité de production de pneus pilotée par Bridgestone a été refermé», a-déclaré la représentante du gouvernement. «Mais nous nous serons là aux côtés des salariés pour trouver les meilleures solutions possible (…) pour travailler sur des scénarios de reprise (…) pour faire en sorte que le plan social qui est aujourd’hui proposé soit amélioré» a assuré la ministre. «Nous allons nous battre pour que ce site reste industriel», a-t-elle ajouté, évoquant comme piste une production dans la région de batteries électriques. D’autres projets très vagues sont aussi évoqués et on sait que dans ce genre de situation certains repreneurs ne sont pas très sérieux voir même profitent de la situation pour dépecer complètement ce qui reste de l’entreprise y comprise en encaissant des aides publiques.

«La fermeture de l’usine Bridgestone de Béthune, c’est l’échec d’un État sans vision stratégique, et c’est un drame pour toute notre région HautsDeFrance. Sans volonté politique d’inverser la tendance, la désindustrialisation continuera», a pour sa part tweeté la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen. Le secrétaire général de Force Ouvrière, Yves Veyrier avait quant à lui dénoncé une décision «inadmissible».

Bridgestone : un plan pour sauver la moitié des emplois

Bridgestone : un plan pour sauver la moitié des emplois

Ce projet industriel, basé sur une expertise du cabinet Accenture, prévoit une production sur place de 3 millions de pneus de qualité supérieure et éviterait la moitié des 843 licenciements annoncés.

 

Il suppose une restructuration et un investissement de 100 millions d’euros;  le gouvernement tente de persuader Bridgestone d’accepter un plan qui permettrait de sauver la moitié des emplois c’est-à-dire autour de 400 sur les 860.

L’État serait prêt à investir dans ce projet qui nécessiterait un investissement d’environ 100 millions pour repositionner le site sur la production de pneus de haute qualité. Pour l’instant, Bridgestone qui avait envisagé la fermeture totale n’a pas répondu favorablement à la sollicitation du gouvernement. Son argumentation se fonde sur la crise automobile et notamment celle du pneu qui affiche une surcapacité en Europe surtout face aux pneus asiatiques très compétitifs.

Normalement la fermeture est prévue le 2 mai, reste à savoir Bridgestone est vraiment décidé à saisir la perche qui lui est tendue par le gouvernement français. Rien n’est sûr car la stratégie de la firme est à la fois européenne et mondiale pour recentrer ses sites de production.

Bridgestone: le symbole de la désindustrialisation

Bridgestone: le symbole de la désindustrialisation

 

La tribune du maire de Cannes, vice président de l’association des maires de France dans l’Opinion à propos du processus de désindustrialisation.

 

 

 

 

 

Le fabricant japonais de pneumatiques Bridgestone a annoncé le mois dernier vouloir entamer des discussions en vue de la fermeture de son usine de Béthune (Pas-de-Calais) en raison de la faiblesse de la demande et d’une forte concurrence. Cette usine, mise en service en 1961 et d’une capacité de production d’environ 17 000 pneus par jour, emploie 863 personnes.

La fermeture annoncée de l’usine Bridgestone à Béthune est d’abord un drame humain. Toutes les familles concernées vont subir de plein fouet les conséquences sociales de cette décision. Elle est aussi le symbole de la faillite de l’Etat en matière de politique industrielle depuis des décennies.

Car, ne nous y trompons pas : ce plan social, qui concerne les 863 employés du seul site français du fabricant de pneumatiques japonais, n’a que peu à voir avec la crise liée à l’épidémie de Covid-19. Il a tout à voir avec des choix économiques et fiscaux qui se sont révélés mortifères pour l’industrie nationale et pour l’emploi depuis plus de trente ans.

En 2020, nous comptons déjà près de 400 plans de ce type, si injustement appelés « plans de sauvegarde de l’emploi » dans un vocabulaire technocratique qui ne tient plus aucun compte des réalités humaines depuis longtemps. C’est davantage que l’année dernière à la même époque et se réfugier derrière la crise sanitaire reviendrait à nier une évidence.

Les chiffres sont bien connus et ils sont saisissants. En quarante ans, la part de l’industrie manufacturière dans le PIB de la France a été divisée par plus de deux. Elle n’est plus que de 10 % aujourd’hui. Le nombre d’emplois a suivi la même pente dévastatrice avec plus de deux millions d’emplois perdus dans le secteur industriel sur la même période.

Si certains de ces plans sociaux marquent davantage les esprits – on se souvient de Gandrange, de Florange ou encore, en pleine campagne présidentielle 2017, de l’usine Whirlpool d’Amiens – la plupart ne mobilisent pas autant l’intérêt des médias et des politiques, sinon locaux.

Désindustrialisation. Sur ces questions, la démagogie l’emporte trop souvent. A droite comme à gauche on se dit « indigné » ou « scandalisé » et on continue d’adopter des postures étatistes à chaque fermeture d’usine ou délocalisation, alors même que cette approche étatiste, faite de subventions de circonstances alimentées par les prélèvements les plus élevés de l’OCDE, a conduit notre industrie à l’échec.

Nos gouvernements successifs s’empressent de répondre à chaque problème par un traitement social qui coûte cher, ne résout rien et alimente la spirale délétère de la perte de responsabilité privée et de la hausse de la dépendance publique, source de surfiscalité, de surendettement et de dégradation de la compétitivité du pays

Certains en viennent même à appeler à la nationalisation de l’usine concernée. Or, si la question de la participation de l’Etat dans certains secteurs stratégiques pour la souveraineté du pays peut se poser, il n’est ici pas question de cela mais des mauvais choix effectués par nos gouvernements successifs qui s’empressent de répondre à chaque problème par un traitement social qui coûte cher, ne résout rien et alimente la spirale délétère de la perte de responsabilité privée et de la hausse de la dépendance publique, source de surfiscalité, de surendettement et de dégradation de la compétitivité du pays.

Pour « traiter » ce qui est visible médiatiquement et relève du théâtre politique, on maltraite tout le tissu économique invisible qui fait la réalité entrepreneuriale et sociale de la France.

Nous ne parviendrons jamais à lutter contre le processus de désindustrialisation à l’œuvre depuis les années 80 sans prendre enfin le contre-pied de ces mesures aussi démagogiques qu’inefficaces et finalement destructrices.

Pour ce faire, cessons enfin de surtaxer le capital, de surdensifier le Code du travail, de créer chaque année de nouvelles normes qui nous pénalisent vis-à-vis de nos concurrents internationaux ; développons les infrastructures de communication et des formations professionnelles en phase avec les réalités entrepreneuriales ; rapprochons les charges de celles de nos voisins qui ont une politique sociale efficace ; stimulons la recherche et la mise en réseaux des entreprises ; veillons à de bonnes externalités (transports, logement, accueil des enfants, etc.) ; soutenons le marketing territorial pour créer des flux économiques positifs.

Compétitivité dégradée. Surtout, nous devons mettre fin à cette spécificité nationale des impôts de production qui pèsent en France d’un poids considérable par rapport à nos partenaires et concurrents. La dégradation substantielle de la compétitivité de notre économie réside en grande partie dans ce constat alarmant relevé récemment par le Conseil d’Analyse Economique : les impôts de production représentent 3,7 % de la valeur ajoutée des entreprises en France contre 0,8 % en Allemagne. En Europe, seule la Grèce prélève davantage !

Dans son budget 2021, le gouvernement a prévu une baisse de 10 milliards de ces impôts mais qui concerne principalement la part régionale de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) sans toucher à la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) qui accable pourtant les entreprises dès le premier euro de chiffre d’affaires et dont la suppression aurait été bien plus pertinente. De plus, la CVAE permettant le financement des collectivités locales, la question se pose, une fois de plus, de l’autonomie fiscale de celles-ci et au bout du compte de leur capacité à peser sur la réindustrialisation du pays.

Désigner le Covid-19 comme étant le seul responsable des plans sociaux qui vont encore frapper des milliers de Français dans les mois qui viennent ne serait pas honnête et ne permettrait pas d’enrayer ce terrible processus. Nous devons enfin être lucides. Nous devons dépasser le registre de l’émotion pour proposer de vraies solutions. Nous devons faire le choix de la liberté microéconomique et de la régulation stratégique macroéconomique.

Cela nécessite un peu de courage, un langage de vérité et une vraie volonté d’agir plutôt que de s’indigner. A défaut, nous entendrons encore et toujours les mêmes et sempiternels refrains, jusqu’à ce que le rideau tombe définitivement et que la France du travail mette la clé sous la porte.

David Lisnard est maire de Cannes (06) et Vice-Président de l’Association des Maires de France (AMF).

Bridgestone : tous responsables

Bridgestone : tous responsables  

 

De la gauche à la droite en pensant par le gouvernement, tous n’ont pas assez de mots pour dénoncer la trahison de Bridgestone. Pourtant cette affaire n’est que le énième épisode de la lente extinction de l’industrie française plombée par la compétitivité notamment la fiscalité mais aussi la productivité, par la technocratie et l’irresponsabilité des syndicats gauchistes.  Il est évidemment de bon ton de taper très fort sur Bridgestone dont effectivement la fermeture d’usine constitue un véritable drame pour les travailleurs intéressés mais aussi pour l’économie française. Curieusement, toutes les voix s’unissent celle de gauche, celle de droite celle des syndicats et celle du gouvernement pour cogner sur la société japonaise. Pourquoi pas !  Les Japonais eux-mêmes n’ont pas pris de gants quand il s’agissait de cogner sur la France et  Renault impliqués dans la gestion de Nissan. À tel point que l’affaire a pris les dimensions économiques bien sûr mais aussi juridiques et politiques. On peut cependant être étonné de la surprise de la plupart des responsables qui savent très bien que le processus de désertification industrielle est largement entamé en France depuis qu’on a décidé de délocaliser dans les pays à bas coût de main-d’œuvre. À cela s’ajoute évidemment les conditions de la compétitivité française plombée par la fiscalité et les procédures. S’ajoutent aussi le sujet tabou de la productivité et des 35 heures qui ont fini de tuer les performances de nombre d’entreprises. Évidemment, il est plus facile de taper sur une entreprise étrangère que sur une entreprise française comme Michelin qui vient tout juste de faire la même chose à la Roche-sur-Yon.  L’industrie du pneu souffre du même malaise que l’ensemble de l’industrie: insuffisance de compétitivité et de qualité sauf dans que les rares secteurs comme l’aéronautique.  Par ailleurs l’ industrieest délaissée par des ingénieurs eux-mêmes qui préfèrent se recaser dans le monde de la finance. Une industrie méprisée par les technocrates et les prophètes de salon qui rêvent d’une économie composée uniquement de start-ups du numérique et de mondialisation sans contrainte. Sans parler de la responsabilité de certains syndicats gauchistes qui ont tout fait pour rendre impossible le dialogue social et pour neutraliser les velléités d’adaptation conjoncturelle mais aussi structurelle. Bref , l’incompétence et l’hypocrisie est générale. Dans quelques mois on passera un autre sujet et on aura oublié ce nouvel exemple de désindustrialisation du pays. En cause le manque de vision stratégique, la sous culture économique qui gangrène le pays, l’absence de dialogue dans les entreprises, le poids des prélèvements obligatoires, la bureaucratie , le double langage permanent des responsables politiques etc.  

Bridgestone : le gouvernement menace Speedy !

Bridgestone : le gouvernement menace Speedy !

Le gouvernement est relativement désarmé face à la décision sans appel de Bridgestone de fermer l’usine de  Béthune. Du coup, la sous ministre Agnès Pannier-Runacher en mal d’arguments utilise le chantage vis-à-vis de Speedy, société d’entretien des véhicules, propriété de Bridgestone.

«Bridgestone a également une activité pour les particuliers, qui est Speedy. Je crois que chacun regardera avec précision la façon dont ce groupe se comporte», a mis en garde Agnès Pannier-Runacher.

Un argument davantage politique que juridique car on ne voit pas en quoi le gouvernement pourrait se permettre de sanctionner Speedy en raison de la fermeture de l’usine de pneus de Béthune.

Les consommateurs pourraient-ils, par solidarité avec les salariés de Bridgestone, «sanctionner» le fabricant de pneus en ne se rendant plus dans sa filiale Speedy ? Rien n’est moins sûr, assure au Figaro Jean-Pierre Corniou, spécialiste de l’Industrie automobile. «Le consommateur n’est pas nationaliste au point de bouder une des premières enseignes de maintenance comme Speedy dans le but de punir Bridgestone».

Selon lui, c’est le rapport qualité/prix qui prime dans son choix : «Quel que soit l’avis du gouvernement, des influenceurs, l’acheteur va essayer d’optimiser son gain à lui. Cette idée de punir au nom de la marque et du drapeau est très archaïque et ne répond pas à la réalité de la vie économique», tranche-t-il. «On essaye de transformer une question productive en une question consumériste mais ça ne marche pas», abonde Bernard Jullien, maître de conférences en économie à l’Université de Bordeaux et spécialiste de l’industrie automobile. Il prend ainsi l’exemple de Volkswagen, que le scandale du «dieselgate» en 2015 n’a pas empêché, elle et ses autres marques, «de conserver une bonne image» auprès des consommateurs.

Bridgestone : la direction confirme la fermeture

Bridgestone : la direction confirme la fermeture

Le déplacement de deux ministres habitudes n’a rien changé et contrairement à ce qui avait été annoncé il n’y aura pas de recherche de solutions en commun avec Bridgestone pour une éventuelle poursuite de l’activité actuelle. À l’issue d’une réunion de crise avec les syndicats, les élus locaux ainsi que les ministres de l’Industrie et du Travail, la direction de Bridgestone a indiqué ce lundi que la fermeture du site de Béthune était «la seule option», mais qu’elle entendait «participer activement à la recherche de solutions pour le site et le territoire».

Un discours souvent entendu et rarement traduit concrètement. En effet on ne voit pas se profiler une reprise par un quelconque constructeur de pneus puisque le secteur est gravement affecté non seulement par les conséquences sanitaires mais par une crise plus structurelle liée aux rapports à la mobilité. Il faudra sans doute se rabattre sur une reconversion dans d’autres domaines.

On peut se demander quelle société aura le courage de reprendre une entreprise dont la problématique est très politisée et dont  le climat syndical est particulièrement mauvais. En outre l’environnement économique actuel n’incite pas à la création de nouvelles unités de production, l’objectif actuel est plutôt de sauver ce qui peut l’être . Du coup les promesses et les projets évoqués n’engagent que ceux qui veulent bien y croire. Par exemple quand

les ministres de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, et du Travail, Élisabeth Borne, déclare «Le gouvernement va se battre pour sauver les emplois et travailler sur des scénarios alternatifs«La direction nous a très expressément dit qu’elle était prête à ouvrir des scénarios alternatifs – au maintien de l’activité actuelle NDLR», a abondé Agnès Pannier-Runacher. La ministre de l’Industrie a évoqué une «réunion physique», d’ici deux à trois semaines, pour examiner ces différents scénarios alternatifs à une fermeture de site.

Le gouvernement va mandater un cabinet de conseil pour «contre-expertiser» l’ensemble des scénarios qui ont été étudiés par Bridgestone avant de prendre la décision de fermer son usine de Béthune, a précisé Agnès Pannier-Runacher. Cet contre expertise ne changera certainement pas la décision de la direction du japonais Bridgestone.

Certains élus, à l’instar du député François Ruffin (LFI), sont  venus sur place c lundi matin pour soutenir les salariés. Ces derniers a notamment accusé «les politiques qui laissent faire depuis 40 ans, qui signent des accords de libre-échange avec la Chine, avec le Vietnam, avec la Corée du sud, et qui après viennent pleurnicher».

La sous ministre de l’industrie a déclaré que le délai de cinq mois pour réfléchir aux solutions alternatives constituées un espoir. Tout est possible a-t-elle déclaré mais en écartant immédiatement toute perspective de nationalisation !

Bridgestone : 5 mois pour négocier

Bridgestone : 5 mois pour négocier

Agnès Pannier-Runacher, sous- ministre de l’Industrie, a annoncé l’ouverture de cinq mois de négociations avec la direction du groupe. Cinq mois au cours desquels « tous les scénarios seront étudiés ».

Au micro du « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI », la ministre a ­précisé qu’un accord de méthode avait été signé entre les syndicats et la direction du groupe japonais. Ce dernier avait annoncé mercredi sa volonté de fermer le site en avril 2021. Cet arrêt entraînerait la suppression de 863 emplois directs et aurait des conséquences économiques dramatiques dans une ­région déjà fortement éprouvée par les plans sociaux.

« À Bari, en Italie, une usine Bridgestone a été sauvée grâce à un investissement de 40 millions dont 10 apportés par le gouvernement italien », a rappelé Agnès Pannier-Runacher. Si des aides devaient être accordées, des contreparties seraient demandées. « Pas question de signer un chèque en blanc ».

Si des aides d’État peuvent être engagées pour sauver la fabrication de pneus à Béthune, pas question en revanche de nationaliser l’usine. « L’État n’est pas un industriel », a tranché la ministre. Pas question non plus de demander à Bridgestone le 1,8 million d’euros perçu par l’entreprise au titre du CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi).

Fermeture de Bridgestone : hypocrisie et incompétence générales

Fermeture de Bridgestone : hypocrisie et incompétence générales

 

Il est évidemment de bon ton de taper très fort sur Bridgestone dont effectivement la fermeture d’usine constitue un véritable drame pour les travailleurs intéressés mais aussi pour l’économie française. Curieusement, toutes les voix s’unissent celle de gauche, celle de droite celle des syndicats et celle du gouvernement pour cogner sur la société japonaise. Pourquoi pas !  Les Japonais eux-mêmes n’ont pas pris de gants quand il s’agissait de cogner sur la France et  Renault impliqués dans la gestion de Nissan. À tel point que l’affaire a pris les dimensions économiques bien sûr mais aussi juridiques et politiques. On peut cependant être étonné de la surprise de la plupart des responsables qui savent très bien que le processus de désertification industrielle est largement entamé en France depuis qu’on a décidé de délocaliser dans les pays à bas coût de main-d’œuvre. À cela s’ajoute évidemment les conditions de la compétitivité française plombée par la fiscalité et les procédures. S’ajoutent aussi le sujet tabou de la productivité et des 35 heures qui ont fini de tuer les performances de nombre d’entreprises. Évidemment, il est plus facile de taper sur une entreprise étrangère que sur une entreprise française comme Michelin qui vient tout juste de faire la même chose à la Roche-sur-Yon.  L’industrie du pneu souffre du même malaise que l’ensemble de l’industrie: insuffisance de compétitivité et de qualité sauf dans que les rares secteurs comme l’aéronautique.  Une industrie délaissée par des ingénieurs eux-mêmes qui préfèrent se recaser dans le monde de la finance. Une industrie méprisée par les technocrates et les prophètes de salon qui rêvent d’une économie composée uniquement de start-ups du numérique et de mondialisation sans contrainte. Sans parler de la responsabilité de certains syndicats gauchistes qui ont tout fait pour rendre impossible le dialogue social et pour neutraliser les velléités d’adaptation conjoncturelle mais aussi structurelle. Bref l’incompétence et l’hypocrisie est générale. Dans quelques mois on passera un autre sujet et on aura oublié ce nouvel exemple de désindustrialisation du pays. En cause le manque de vision stratégique, la sous culture économique qui gangrène le pays, l’absence de dialogue dans les entreprises, le poids des prélèvements obligatoires, la bureaucratie , le double langage permanent des responsables politiques etc.

 

Il est évidemment de bon ton de taper très fort sur Bridgestone dont effectivement la fermeture d’usine constitue un véritable drame pour les travailleurs intéressés mais aussi pour l’économie française. Curieusement, toutes les voix s’unissent celle de gauche, celle de droite celle des syndicats et celle du gouvernement pour cogner sur la société japonaise. Pourquoi pas !  Les Japonais eux-mêmes n’ont pas pris de gants quand il s’agissait de cogner sur la France et  Renault impliqués dans la gestion de Nissan. À tel point que l’affaire a pris les dimensions économiques bien sûr mais aussi juridiques et politiques. On peut cependant être étonné de la surprise de la plupart des responsables qui savent très bien que le processus de désertification industrielle est largement entamé en France depuis qu’on a décidé de délocaliser dans les pays à bas coût de main-d’œuvre. À cela s’ajoute évidemment les conditions de la compétitivité française plombée par la fiscalité et les procédures. S’ajoutent aussi le sujet tabou de la productivité et des 35 heures qui ont fini de tuer les performances de nombre d’entreprises. Évidemment, il est plus facile de taper sur une entreprise étrangère que sur une entreprise française comme Michelin qui vient tout juste de faire la même chose à la Roche-sur-Yon.  L’industrie du pneu souffre du même malaise que l’ensemble de l’industrie: insuffisance de compétitivité et de qualité sauf dans de rares secteurs comme l’aéronautique.  Une industrie délaissée par des ingénieurs eux-mêmes qui préfèrent se recaser dans le monde de la finance. Une industrie méprisée par les technocrates et les prophètes de salon qui rêvent d’une économie composée uniquement de start-ups du numérique et de mondialisation sans contrainte. Sans parler de la responsabilité de certains syndicats gauchistes qui ont tout fait pour rendre impossible le dialogue social et pour neutraliser les velléités d’adaptation conjoncturelle mais aussi structurelle. Bref l’incompétence et l’hypocrisie est générale. Dans quelques mois on passera un autre sujet et on aura oublié ce nouvel exemple de désindustrialisation du pays. En cause le manque de vision stratégique, la sous culture économique qui gangrène le pays, l’absence de dialogue dans les entreprises, le poids des prélèvements obligatoires, la bureaucratie , le double langage permanent des responsables politiques etc.

Bridgestone : hypocrisie et incompétence générales

Bridgestone : hypocrisie et incompétence générales

 

Il est évidemment de bon ton de taper très fort sur Bridgestone dont effectivement la fermeture d’usine constitue un véritable drame pour les travailleurs intéressés mais aussi pour l’économie française. Curieusement, toutes les voix s’unissent celle de gauche, celle de droite celle des syndicats et celle du gouvernement pour cogner sur la société japonaise. Pourquoi pas !  Les Japonais eux-mêmes n’ont pas pris de gants quand il s’agissait de cogner sur la France et  Renault impliqués dans la gestion de Nissan. À tel point que l’affaire a pris les dimensions économiques bien sûr mais aussi juridiques et politiques. On peut cependant être étonné de la surprise de la plupart des responsables qui savent très bien que le processus de désertification industrielle est largement entamé en France depuis qu’on a décidé de délocaliser dans les pays à bas coût de main-d’œuvre. À cela s’ajoute évidemment les conditions de la compétitivité française plombée par la fiscalité et les procédures. S’ajoutent aussi le sujet tabou de la productivité et des 35 heures qui ont fini de tuer les performances de nombre d’entreprises. Évidemment, il est plus facile de taper sur une entreprise étrangère que sur une entreprise française comme Michelin qui vient tout juste de faire la même chose à la Roche-sur-Yon.  L’industrie du pneu souffre du même malaise que l’ensemble de l’industrie: insuffisance de compétitivité et de qualité sauf dans que les rares secteurs comme l’aéronautique.  Une industrie délaissée par des ingénieurs eux-mêmes qui préfèrent se recaser dans le monde de la finance. Une industrie méprisée par les technocrates et les prophètes de salon qui rêvent d’une économie composée uniquement de start-ups du numérique et de mondialisation sans contrainte. Sans parler de la responsabilité de certains syndicats gauchistes qui ont tout fait pour rendre impossible le dialogue social et pour neutraliser les velléités d’adaptation conjoncturelle mais aussi structurelle. Bref l’incompétence et l’hypocrisie est générale. Dans quelques mois on passera un autre sujet et on aura oublié ce nouvel exemple de désindustrialisation du pays. En cause le manque de vision stratégique, la sous culture économique qui gangrène le pays, l’absence de dialogue dans les entreprises, le poids des prélèvements obligatoires, la bureaucratie , le double langage permanent des responsables politiques etc.

Bridgestone : hypocrisie et incompétence générales

Bridgestone : hypocrisie et incompétence générales

 

Il est évidemment de bon ton de taper très fort sur Bridgestone dont effectivement la fermeture d’usine constitue un véritable drame pour les travailleurs intéressés mais aussi pour l’économie française. Curieusement, toutes les voix s’unissent celle de gauche, celle de droite celle des syndicats et celle du gouvernement pour cogner sur la société japonaise. Pourquoi pas !  Les Japonais eux-mêmes n’ont pas pris de gants quand il s’agissait de cogner sur la France et  Renault impliqués dans la gestion de Nissan. À tel point que l’affaire a pris les dimensions économiques bien sûr mais aussi juridiques et politiques. On peut cependant être étonné de la surprise de la plupart des responsables qui savent très bien que le processus de désertification industrielle est largement entamé en France depuis qu’on a décidé de délocaliser dans les pays à bas coût de main-d’œuvre. À cela s’ajoute évidemment les conditions de la compétitivité française plombée par la fiscalité et les procédures. S’ajoutent aussi le sujet tabou de la productivité et des 35 heures qui ont fini de tuer les performances de nombre d’entreprises. Évidemment, il est plus facile de taper sur une entreprise étrangère que sur une entreprise française comme Michelin qui vient tout juste de faire la même chose à la Roche-sur-Yon.  L’industrie du pneu souffre du même malaise que l’ensemble de l’industrie: insuffisance de compétitivité et de qualité sauf dans que les rares secteurs comme l’aéronautique.  Une industrie délaissée par des ingénieurs eux-mêmes qui préfèrent se recaser dans le monde de la finance. Une industrie méprisée par les technocrates et les prophètes de salon qui rêvent d’une économie composée uniquement de start-ups du numérique et de mondialisation sans contrainte. Sans parler de la responsabilité de certains syndicats gauchistes qui ont tout fait pour rendre impossible le dialogue social et pour neutraliser les velléités d’adaptation conjoncturelle mais aussi structurelle. Bref l’incompétence et l’hypocrisie est générale. Dans quelques mois on passera un autre sujet et on aura oublié ce nouvel exemple de désindustrialisation du pays. En cause le manque de vision stratégique, la sous culture économique qui gangrène le pays, l’absence de dialogue dans les entreprises, le poids des prélèvements obligatoires, la bureaucratie , le double langage permanent des responsables politiques etc.

 

Bridgestone : une fermeture économique et politique

Bridgestone : une fermeture économique et politique

 

La fermeture brutale duJaponais Bridgestone à Béthune (Pas-de-Calais) constitue évidemment une catastrophe sociale. En effet cette usine emploie 863 personnes dans la fabrication de pneumatiques pour voitures. Cette fermeture a plusieurs dimensions. D’abord une dimension économique avec la baisse du secteur automobile qui pourrait être de 25 % pour la construction en 2020. À cela s’ajoute la montée considérable des pneus fabriqués en Chine.

D’autres entreprises du secteur ont aussi réduit leur production en France comme Michelin récemment à la Roche-sur-Yon, avant en Indre-et-Loire.

Il y a aussi Continental à Clairoix dans l’Oise (683 salariés en 2010) et Goodyear à Amiens-Nord (1.143 salariés en 2014). Les deux ont donné lieu à une forte mobilisation syndicale et entraîné de longues procédures judiciaires. Dans d’autres pays d’Europe les constructeurs ont aussi réduit les capacités de production ou fermer carrément l’usine

Le manufacturier japonais revendique le premier rang mondial sur le marché des pneumatiques. L’usine de Béthune, qui produit des pneus pour l’automobile sous les marques Bridgestone et Firestone, connaît des difficultés de longue date.

Sans doute en prévision de ses difficultés, Bridgestone n’a pas réalisé les investissements qui auraient peut-être permis de rendre plus compétitive l’usine de Béthune. Elle est « la moins performante » parmi la dizaine d’usines du groupe en Europe, affirme la direction. En une décennie, ses effectifs ont chuté de 40%, au même rythme que ses volumes de production dans un marché stable. La crise sanitaire n’a rien arrangé. Le marché automobile européen a chuté de près de 40% au premier semestre et devrait rester en baisse de 25% sur 2020, frappé par les conséquences de la pandémie de Covid-19.

La plupart des responsables politiques s’offusquent de cette fermeture considérant qu’il y a comme une espèce de trahison alors que l’entreprise a évidemment bénéficié aussi du soutien de l’État notamment dans le cadre des mesures de relance.

Cette fermeture renvoie évidemment à l’écroulement du secteur industriel en France dont nombre de pans ont été délocalisés ailleurs. Pour les pneus, la part de marché des produits chinois a atteint 25 % en une dizaine d’années quand elle était insignifiante auparavant. On pourrait évidemment citer bien d’autres produits. Ce qui pose un double problème celui des conditions de l’échange avec un pays dont les conditions de concurrence sont faussées sur le plan fiscal, social et économique. Ceci étant les conditions de la compétitivité française en général notamment des charges et de la productivité sont posées. On ne peut en effet ne privilégier que l’aspect politique de cette affaire sans poser aussi les enjeux économiques spécifiques à la France. De ce point de vue la réaction de Xavier Bertrand, candidat potentiel pour 2022 paraît un peu démagogique et surtout un peu courte quand il déclare:

« Si ça leur coûte d’investir, ça va leur coûter beaucoup plus cher de fermer le site. Et ça va prendre des années. Parce qu’en France, on ne part pas comme ça, c’est pas ‘prends l’oseille et tire-toi’. Dans ces cas-là, il faut assumer ses responsabilités et ça va être des années de procédure. C’est la loi qui est ainsi faite. Et quand on a affaire à des cyniques, on se comporte comme face à des cyniques. (…) La balle est dans leur camp. »

 

Bridgestone, 950 emplois menacés

Bridgestone, 950 salariés menacés

« Le segment des pneus pour les voitures en Union européenne est passé de 300 millions d’unités en 2011 à 261 millions en 2012 (-13%) et aucune reprise de volume au niveau de 2011 n’est prévue avant 2020″, a justifié le fabricant japonais de pneumatiques. Il va entamer des discussions avec les parties concernées sur le sort des 950 salariés du site qui avait fêté l’an passé ses 50 ans.  L’usine de Bari est l’une des 8 unités de production de pneus de Bridgestone en Europe. Les autres installations se trouvent en Espagne, en France, en Pologne et en Hongrie.   »Cette décision n’aura aucun effet sur les autres entités du groupe existant en Italie, l’un des marchés clés en Europe, y compris un centre technique près de Rome », a assuré Bridgestone.   »Le choix de la liquidation de l’usine de Bari fait suite à une analyse approfondie des changements structurels qui ont eu lieu au cours des deux dernières années sur le marché du pneu à la fois en Europe et dans le monde », a détaillé le principal concurrent du français Michelin.   »Mise à part une baisse structurelle de la demande de pneus, le secteur souffre de la pression croissante émanant de producteurs des pays émergents, qui présentent des atouts en termes de compétitivité-coût », explique aussi Bridgestone.  Le groupe japonais précise que ces concurrents ont constamment gagné des parts de marché dans le segment bas de gamme, où ils jouissent d’avantages considérables en termes de coûts de production, au détriment des grands fabricants de pneus plus performants tels que Bridgestone.  Or, l’usine de Bari produit des pneus d’usage général qui sont directement concurrencés par ces pneus à bas coût.   »Malgré les efforts répétés visant à réformer l’usine de Bari afin de répondre à ces nouveaux défis, nous n’avons d’autre choix que de fermer ce site » jugé inapte à soutenir cette situation, indique Bridgestone.  Et d’assurer que « la décision a été prise après une analyse approfondie de toutes les solutions possibles, mais qu’aucune d’entre elles n’est réalisable ».  Le groupe pense que l’usine de Bari cessera de fonctionner dans la première moitié de 2014.  La chute des ventes de pneus est directement liée à la crise que traverse le secteur de l’automobile en Europe où les constructeurs souffrent de surcapacité de production alors que les consommateurs sont peu enclins à dépenser.  Le groupe Bridgestone, tourné vers les pneus haut de gamme, est pour sa part globalement en excellente santé, avec des bénéfices qui progressent, aidés par le regain des ventes de voitures au Japon l’an passé et la baisse du yen qui augmente mécaniquement ses recettes tirées de l’étranger.

 

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