Archive pour le Tag 'Brexit'

Enjeux économiques d’un Brexit dur

Enjeux économiques d’un Brexit dur

 

D’après les institutions britanniques le PIB  pourrait durement chuter de  l’ordre d’au moins 7 % en cas d’absence d’accord concernant l’accompagnement du Brexit. Un choc évidemment beaucoup plus important qu’avec un accord qui ne ferait baisser la croissance que de 1 à 3 %. L’absence d’accord entre l’union économique et la Grande-Bretagne amènerait les échanges avec ce dernier pays à être couvert dans les conditions de l’organisation mondiale du commerce. En clair, il y aurait un rétablissement des contrôles et surtout des droits de douane qui viendrait amputer la compétitivité de la Grande-Bretagne qui commerce essentiellement avec l’Europe. Parallèlement il faudrait compter sur une hausse de l’inflation aussi une montée du chômage qui pourrait presque doubler. À long terme par contre l’activité comme le chômage pourrait trouver une situation proche d’aujourd’hui. La situation serait d’autant plus catastrophique que la conjoncture économique mondiale actuelle s’inscrit dans une tendance baissière particulièrement en Europe. Parmi les conséquences à noter  la montée des taux d’intérêt et donc de la dette aussi une dévaluation de l’ordre art de 25 % de la livre. Ce qui redonnerait de la compétitivité à l’économie anglaise mais pénaliserait très lourdement les consommateurs donc aussi la croissance interne.

Brexit : May sauvée….. mais pas la Grande Bretagne

Brexit : May sauvée….. mais pas la Grande Bretagne

 

 

Provisoirement, la Première ministre britannique Theresa May a sauvé son poste de Première ministre après le rejet d’une motion de défiance déposée par le Parti travailliste. Une motion de défiance rejetée de justesse par 325 voix contre 306. Pourtant la veille, Theresa May avait essuyé une énorme défaite avec un rejet massif de l’accord entre l’union européenne et la Grande-Bretagne. L’explication est simple,  les conservateurs cette fois n’ont pas voulu additionner meurs voix aux  travaillistes car l’adoption d’une motion de défiance aurait provoqué vraisemblablement des élections. Or en l’état du rapport de force les conservateurs pourraient perdre ces élections et le pouvoir. D’une certaine manière, ce vote en faveur de Theresa May ne change rien à l’inextricable situation dans laquelle s’est mise la Grande-Bretagne qui refuse le compromis mais qui ne propose pour l’instant rien à la place. La vérité, c’est qu’aucune solution ne pourra être trouvée avant la date fatidique de Mars et que sans doute les Britanniques devront accepter une prolongation de cette date. Et à la fin des fins la Grande-Bretagne pourrait revenir sur le Brexit en s’appuyant sur une nouvelle consultation. Theresa May a promis de travailler avec les parlementaires pour éviter un Brexit désordonné tout en excluant-pour l’instant– l’organisation d’un nouveau référendum sur cette question. Un porte-parole du Labour a immédiatement douché les espoirs que pourraient entretenir la chef du gouvernement britannique en annonçant qu’il était improbable que cette dernière puisse obtenir aux Communes une majorité sur son projet actuel de sortie de l’UE. Les travaillistes soutiennent que la meilleure solution demeure de nouvelles élections législatives, une option que May écarte après le scrutin anticipé qu’elle a convoqué en juin 2017 et qui a fait perdre aux conservateurs leur majorité absolue.“Bien sûr, (le chef du Parti travailliste) Jeremy (Corbyn) est prêt à rencontrer la Première ministre mais cela signifie de véritables négociations afin de résoudre la crise du Brexit (…) et le point de départ pour cela est d’exclure une absence d’accord”, a dit un porte du Labour. Pour résumer de labour a voté contre le projet d’accord du Brexit mais en souhaite un autre qui ne pourra pas être très différent du précédent sauf à faire éclater l’Europe

Brexit : Theresa May face à une motion de censure qui ne sera pas adoptée !

Brexit : Theresa May face à une motion de censure qui ne sera pas adoptée !

 

 

 

 

 

La Grande-Bretagne va encore être le théâtre d’une contradiction supplémentaire. En effet que la chambre des communes vient de rejeter l’accord conclu avec l’union économique pour organiser la transition du Brexit ;  il est clair que cela constitue pour le gouvernement. La logique voudrait qu’un vote intervienne pour renouveler ou non la confiance à Theresa May. Or une motion de censure a été déposée par les travaillistes. Mais elle a peu de sens d’être votée par les conservateurs qui de façon majoritaire contestent Theresa May mais veulent cependant continuer à détenir le pouvoir. En effet il y a de grandes chances qu’ils le perdraient en cas d’élection législative.  À la chambre des Communes, le traité conclu par la dirigeante conservatrice n’a obtenu que 202 voix contre 432, la plus lourde défaite essuyée par un dirigeant britannique depuis les années 1920. Ce vote historique a plongé le Royaume-Uni dans le flou concernant son avenir, à deux mois et demi du Brexit, prévu le 29 mars. Sitôt le résultat connu, le chef de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a présenté une motion de censure contre le gouvernement, qualifiant ce résultat de « catastrophique ». Son initiative a peu de chances d’aboutir. Le Parti conservateur de Theresa May et son allié, le petit parti ultraconservateur nord-irlandais DUP, qui ont mené la charge contre l’accord de Brexit, n’ont en effet aucune envie de se voir supplanter par les travaillistes aux rênes du pays. Dès mardi soir, le DUP et plusieurs députés rebelles conservateurs ont annoncé qu’ils soutiendraient Theresa May. Le vote de la motion de censure est prévu à 19H00 GMT. Si elle est adoptée, un nouvel exécutif doit être formé et recevoir la confiance du Parlement dans les 14 jours. En cas d’échec, de nouvelles élections législatives sont convoquées.

Brexit : une seule solution le report dans le temps

Brexit : une seule solution le report dans le temps

 

Après le rejet par la chambre des communes de l’accord conclu entre l’union européenne et la Grande-Bretagne, il ne reste pas d’autres solutions que de reporter dans le temps la date du Brexit. En effet il sera impossible de négocier un accord susceptible de recevoir l’approbation des députés britanniques à la date prévue. Par ailleurs la situation politique interne en grande Bretagne est inextricable. Faut-il rappeler que ceux qui négocient aujourd’hui pour le compte de la Grande-Bretagne la séparation avec l’union européenne sont ceux qui étaient contre un Brexit. Au sein même des conservateurs c’est la plus grande contradiction entre ceux qui mélangent  les questions de politique interne notamment qui souhaitent changer le premier ministre et ceux  qui se déterminent uniquement sur la problématique européenne. Pour tout dire, la Grande-Bretagne s’est ainsi installé  dans une pagaille monstre. Elle ne pourra pas en sortir si l’UE  n’accepte pas de reporter la date officielle de la rupture. Ce qui permettra de négocier un accord amélioré. Une rupture brutale sans accord risque de provoquer un choc économique considérable. Par ailleurs on voit mal les conservateurs trouver une majorité pour destituer Theresa May car ils pourraient bien perdre la majorité à la chambre. On va donc vivre dans les semaines et les mois à venir de grands moments d’incertitude et de déstabilisation pour la Grande-Bretagne. En faite nombre de responsables britanniques ont joué à l’apprenti sorcier et se retrouvent  finalement sans solution pour sortir le pays de la crise. Cette incertitude politique va en plus ajouter à un climat économique plus morose qui va complexifier la recherche d’un compromis.les Députés de la chambre des Communes ont donc très nettement rejeté mardi soir l’accord de Brexit conclu par la Première ministre britannique Theresa May et l’Union européenne. Quatre cent trente-deux députés ont voté contre l’accord de Brexit et 202 ont voté pour.

Brexit: de plus en plus de confusion

Brexit: de plus en plus de confusion

 

La Grande-Bretagne s’enfonce dans la confusion la plus totale vis-à-vis du Brexit. En fait,  on ne sait pas si les intéressés font durer le plaisir pour reporter la date de départ voir même pour certains pour rester dans l’union. Ce qui paraît certain pour l’instant c’est que le projet d’accord conclu entre l’union économique et la première ministre britannique ne parviendra pas à recueillir le soutien d’une majorité au Parlement. Du coup,  ou bien il faudrait recommencer complètement la négociation, ou envisager une sortie brutale. Sans parler de ceux qui souhaitent une nouvelle négociation. Finalement,  en l’état des oppositions aussi bien des pros Brexit  que des anti Brexit au projet d’accord entre l’union et Theresa May tout cela pourrait se terminer par de nouvelles élections. De nouvelles élections qui donneraient du temps aux uns  et aux autres pour affiner leurs arguments. A un mois et demi de la date prévue du Brexit, les modalités du retrait britannique sont en effet  plus incertaines que jamais et l’hypothèse d’une sortie sans accord, voire celle d’un maintien dans le Bloc, prennent de l’épaisseur. “Il y a certaines personnes à Westminster qui aimeraient retarder ou même arrêter le Brexit et qui utiliseront toutes les ressources disponibles pour y parvenir”, dira-t-elle dans un discours, selon des extraits diffusés dimanche soir. Le projet d’accord négocié avec Bruxelles, qui prévoit un maintien des liens commerciaux avec le continent, est contesté tant par l’opposition qui refuse de faire le moindre cadeau à la dirigeante que dans les rangs du Parti conservateur au sein duquel les plus farouches adversaires de l’Union européenne déplorent que le texte ne prévoie pas de rupture nette. Le projet est aussi contesté par les partisans d’un maintien dans l’Union, qu’ils soient conservateurs, travaillistes ou libéraux-démocrates et qui réclament la fin de la procédure de sortie. Les libéraux-démocrates ont d’ailleurs réclamé dimanche la révocation pure et simple de l’article 50 qui encadre la sortie d’un Etat membre de l’Union. Compte de tenu de cette situation de fête la date de rupture avec l’union européenne pourrait être reportée.

Brexit : Theresa May de plus en plus coincée

Brexit : Theresa May de plus en plus coincée

 

La Grande-Bretagne s’enfonce chaque jour un peu plus dans la crise. En effet, le Parlement pour l’instant s’oppose à tout nouveau référendum visant à mettre en cause le Brexit  mais il n’y a pas non plus de majorité pour approuver l’accord de transition passée entre l’union économique et Theresa May la Première ministre. En outre, il semble bien que le même Parlement refuse d’envisager aussi une période de transition et exige donc le respect de la date du 29 mars prochain pour  la rupture officielle avec l’union économique. Ne reste alors que l’hypothèse d’un Brexit dur mais là aussi le Parlement verrouille le gouvernement en lui imposant de n’engager aucune dépense qui pourrait être nécessitée par un Brexit dur. Autant dire que les marges de manœuvre de Theresa May deviennent de plus en plus inexistantes et que l’issue pourrait bien être politique avec de nouvelles élections législatives que d’ailleurs les conservateurs actuellement au pouvoir ne sont pas du tout certains de gagner. En fait il n’y a aucune majorité pour une sortie en douceur de l’union économique mais il n’y a pas davantage de majorité pour une sortie brutale

«Il n’y a pas de majorité au Parlement (…) pour une sortie de l’UE sans accord», a réagi le chef de file des travaillistes, Jeremy Corbyn. La Première ministre «Theresa May doit maintenant exclure un «no deal» une bonne fois pour toutes», a-t-il ajouté, alors que le gouvernement accélère ses préparatifs en prévision d’un tel scénario. Dans le même temps, le secrétaire d’État au commerce Greg Clark a estimé qu’un «no deal» en mars est une option qui «ne devrait même pas être envisagée».

 

Brexit : un report pour éviter la crise britannique

Brexit : un report pour éviter la crise britannique

 

 

 

Comme c’était prévisible la Grande-Bretagne est tellement empêtrée dans ses contradictions vis-à-vis du Brexit qu’on pourrait arrêter les pendules quant à la décision de quitter l’union. Ce serait une sorte de porte de sortie politique pour éviter la crise outre-manche. En effet la date de sortie officielle est fixée le 29 mars mais le gouvernement britannique est complètement paralysé parce qu’il ne veut ni organiser un nouveau référendum, ni voter en l’état l’accord passé avec l’union européenne pour la transition. La seule solution politique serait donc de provoquer de nouvelles élections législatives que les conservateurs ne sont d’ailleurs pas sûrs de gagner. De toute manière le contexte politique n’est pas réuni pour qu’une décision définitive intervienne le 29 mars concernant la sortie de l’union européenne par la Grande-Bretagne. Du coup de manière discrète des contacts sont pris à l’initiative surtout des Britanniques pour envisager un report de la date fatidique. Ce qui permettrait peut-être de réunir les conditions d’un contexte politique plus favorable à un accord de transition. Ce ne serait pas la première fois que la Grande-Bretagne et le gouvernement conservateur se contredisent sur cette affaire complexe du Brexit. Le quotidien britannique cite trois sources européennes qui disent avoir été approchées par des représentants de Londres chargés de « sonder le terrain » alors que le projet de Brexit négocié par la première ministre Theresa May avec Bruxelles est contesté, tant par l’opposition travailliste que par de nombreux membres de sa majorité conservatrice.

Réagissant aux informations rapportées par le Telegraph, un porte-parole du 10, Downing Street a déclaré que Theresa May a toujours affirmé que le Royaume-Uni quitterait l’Union européenne le 29 mars prochain et qu’aucun report de la mise en œuvre de l’article 50 des traités européens ne serait demandé.

 

 

Brexit: accord sur les sociétés d’investissement ?

Brexit: accord sur les sociétés d’investissement ?

Finalement ce qu’on présente comme un accord concernant les sociétés d’investissement entre la Grande-Bretagne et l’union européenne est une disposition qui s’applique à toutes les sociétés financières étrangères d’une certaine puissance. Cela s’appliquera donc aux sociétés d’investissement britanniques comme à d’autres sociétés étrangères. Les sociétés d’investissement étrangères souhaitant opérer dans la zone euro devront créer des filiales au sein du bloc, une décision qui affectera avant tout les sociétés financières basées à Londres. Ces nouvelles règles, si elles sont approuvées par le Parlement européen, signifient que les entreprises basées au Royaume-Uni devront, après le Brexit, ouvrir des succursales en zone euro si elles veulent continuer à offrir une gamme complète de services. Dans le cadre de cette réglementation, les sociétés d’investissement seraient également sous la supervision de la Banque centrale européenne (BCE), comme les grandes banques. Les sociétés d’investissement ayant 15 milliards d’euros d’actifs ou plus seraient soumises automatiquement aux mêmes exigences que les grandes banques et celles dont le montant des actifs est situé entre cinq et 15 milliards d’euros se verraient imposer des règles moins strictes à moins que leur activité soit considérée comme comportant un risque systémique, apprend-on dans le communiqué de la Commission européenne. Cette dernière proposait que ces nouvelles règles ne s’appliquent que pour les firmes disposant de plus de 30 milliards d’euros d’actifs.

Brexit : l’arlésienne !

Brexit : l’arlésienne !

 

C’est maintenant un des partisans du Brexit, Liam Fox, le secrétaire d’État au Commerce international qui doute de l’application du Brexit. Partisan d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, Liam Fox craint un « no deal ». Il estime qu’un accord est préférable et juge que le soutien à Theresa May est une « question d’honneur ». En clair le secrétaire d’État au commerce international milite maintenant pour l’annulation du Brexit même si le ne le dit pas explicitement.  On voit mal comment les Britanniques pourraient se sortir du piège dans lequel ils se sont mis eux-mêmes. Les conservateurs avaient en effet proposé le référendum sur le Brexit  espérant que la réponse serait négative. Or la réponse a été positive. Il faut maintenant négocier un accord avec l’union. Un accord de transition a été élaboré mais le gouvernement britannique est incapable de trouver une majorité parlementaire pour l’approuver. Pour l’instant Theresa May reste en poste de première ministre mais elle est complètement paralysée. Comme le gouvernement ne peut pas organiser un nouveau référendum ne reste alors que la possibilité de nouvelles élections mais des élections que Theresa May et les conservateurs perdraient. D’où l’alternative proposée par Tony Blair et d’autres responsables avec lui : pour échapper à cette perspective d’une rupture nette avec l’Union européenne, il faut que les Britanniques puissent revoter.  Theresa May n’a toujours pas réussi à faire ratifier par son Parlement l’accord de retrait négocié avec Bruxelles et entériné fin novembre par les chefs d’Etat et de gouvernement européens. Faute de majorité, la Première ministre britannique a reporté sine die le vote qui était prévu le 11 décembre à la Chambre des communes. Elle a alors échappé à un vote de défiance des députés conservateurs. Les débats aux Communes doivent reprendre le 9 janvier et le vote sur l’accord de Brexit être organisé durant la semaine du 14 janvier. Eurosceptique, Liam Fox indique aux députés que le soutien à l’accord de Theresa May est une « question d’honneur », et assure qu’il préfère un accord qui n’est pas idéal que d’en risquer l’échec et donc un Brexit sans accord. Le scénario cauchemar du « no deal » plane donc. C’est aussi une façon de pousser les députés conservateurs à soutenir la Première ministre. À défaut les conservateurs pourraient bien être contraints de provoquer des élections législatives

 

Brexit : quelle révolution pour le système agroalimentaire britannique ?

Brexit : quelle révolution  pour le système agroalimentaire britannique ?

Suite au Brexit, Tim Lang, professeur de politique agroalimentaire à la City University of London, propose uene révolution du système agroalimentaire qui pourrait aussi intéresser les agriculteurs français ! (extraits de l’interview de la Tribune).

 

-Selon vos études, quel est le principal danger que le Brexit fait encourir au système alimentaire britannique?

TIM LANG - Notre dernier rapport, Feeding Britain: Food Security after Brexit (nourrir la Grande-Bretagne : la sécurité alimentaire après le Brexit) rappelle à l’opinion publique et aux politiques britanniques que, depuis 50 ans, notre système alimentaire est intégré à celui des autres États membres. La Grande-Bretagne ne se nourrit pas toute seule: elle importe 30% de sa nourriture directement de pays de l’Union européenne et 11% de pays tiers ayant négocié des traités de commerce alimentaire avec l’UE. Quitter l’Union européenne signifie donc perturber 50 ans de négociations, qui ont pourtant globalement amélioré la qualité de l’offre.

Dans votre rapport, vous évoquez également la question des migrants…

Oui. L’horticulture britannique est l’un de nos rares succès agricoles, grâce à nos fraises, framboises, etc. Mais la cueillette dépend entièrement de 60-70.000 travailleurs d’autres pays de l’UE -dont l’expulsion a motivé une partie de ceux qui ont voté pour le Brexit. Il y a quelques semaines, le gouvernement a affirmé qu’il introduira un nouveau régime pour les travailleurs saisonniers, mais seulement pour 2.500 personnes ! Cela va détruire notre industrie horticole. Sans compter les effets sur la fabrication alimentaire britannique, dont 30% des emplois sont aussi occupés par des migrants de l’UE… Si ces travailleurs ne viennent plus de Roumanie, Bulgarie, Croatie, Slovénie, Lettonie, Lituanie, d’où viendront-ils? Inde, Pakistan, Algérie, Afghanistan? Quels nouveaux pays nous fourniront de la main-d’œuvre agricole bon marché? Les idéologues de la droite nous disent qu’il ne fait pas s’inquiéter, car nous aurons des robots. Mais pour cela, il faudra au moins 15 ans… alors que les Britanniques disent déjà aujourd’hui qu’ils veulent de la nourriture locale!

Pourquoi le système alimentaire britannique se retrouve-t-il à être si dépendant des importations?

La Grande-Bretagne ne produit plus sa propre nourriture depuis 1780. Grâce à son Empire, elle a commencé dès la fin du 18e siècle à importer de la nourriture de l’Amérique du Nord, de l’Australie, de la Nouvelle-Zélande… Et en 1846, lors de l’abolition des textes réglementaires qui encadraient le commerce de céréales avec l’étranger (les « corn laws »), elle a pris la décision politique de ne pas soutenir ses agriculteurs. Depuis 172 ans la culture politique des Britanniques consiste ainsi à croire que le reste du monde les nourrira: que dès lors que nous gagnons de l’argent via d’autres industries, nous pouvons le dépenser pour acheter de la nourriture bon marché d’autres pays. C’est une vision impériale de la nourriture!

Cette approche a été remise en cause lors des deux guerres mondiales. En 1939, nous importions 70% de nos aliments. En 1945, nous n’en importions plus qu’un tiers: nous avions réussi, malgré la guerre, à doubler notre production. Pour ne plus reproduire de trop graves situations de dépendance, après la guerre il fut donc décidé de reconstruire l’agriculture britannique, en mettant en place un système d’aides pour les agriculteurs. Mais en 1973, quand nous avons rejoint la Communauté économique européenne, nous en avons intégré un nouveau, celui du marché unique. Aujourd’hui, certains supporteurs du Brexit pensent qu’il faudrait retourner au modèle de 1846, d’autres à celui de 1939… Quoi qu’il en soit, d’importantes décisions politiques doivent être prises, et soumises à l’opinion publique. Or, les citoyens britanniques ignorent complètement ces enjeux.

Mais les importations de l’Union européenne ne pourraient-elles pas être remplacées par de la nourriture venant d’autres pays?

Il y a effectivement une véritable pression de la part de certains membres du parti conservateur, des néo-libéraux, pour importer de la nourriture bon marché des Etats-Unis, de pays émergents ou d’anciennes colonies. Mais conclure un accord commercial avec les Etats-Unis a de graves implications. Depuis deux ans, le secrétaire d’Etat américain au Commerce le dit clairement: si le Royaume-Uni signe un traité avec les Etats-Unis, il devra abandonner les standards alimentaires européens. Et si au lieu que de l’Espagne, du Portugal, de la Pologne ou de l’Italie, nous importons de l’Afrique de l’Ouest, de la Turquie, d’Israël, quels contrôles de qualités appliquerons-nous? Le Brexit engendre donc d’importants choix politiques qui ne sont pas suffisamment discutés.

Quel impact risque notamment d’avoir le Brexit sur les agriculteurs?

Pendant les 50 dernières années, le système agroalimentaire a traversé une véritable révolution. Nous croyons encore que notre nourriture vienne des agriculteurs, mais ce n’est plus vrai. Les agriculteurs ne créent que des matières premières bon marché pour un traitement industriel de masse. Ceux d’entre eux qui nourrissent encore directement les consommateurs ne sont pas nombreux. Le système alimentaire est largement industrialisé, et chez nous plus que dans le reste de l’Union européenne. La grande partie de l’argent produit par le secteur agroalimentaire est d’ailleurs gagné par les fabricants industriels et par un petit nombre de distributeurs. En Grande-Bretagne, le système est très concentré: six distributeurs se partagent 90% des ventes de nourriture. Le secteur des services a aussi énormément crû pendant les dernières trente années: traiteurs, restaurants, cafés, plats à emporter…

Ce nouveau système écrase  les agriculteurs, qui ne gagnent plus beaucoup d’argent. Les marges des fabricants alimentaires sont de l’ordre de 15-16%. Dans la distribution, le rendement du capital est de 2%. Il peut aussi être plutôt haut dans les services -même si la plupart des cafés et restaurants ferment boutique après deux ou trois ans. Les agriculteurs en revanche ne survivent désormais qu’en s’agrandissant, alors que la valeur en capital des terres est très élevée. Si les Britanniques veulent plus d’agriculteurs, ils doivent donc accepter de les rémunérer davantage. Mais que va-t-il se passer si nous quittons l’UE? Le gouvernement a évoqué l’idée de d’abord maintenir les aides pour trois ans, puis de les réduire progressivement pendant une décennie. Ce ne sont pas des délais très longs en termes de pratiques agricoles…

Or, nous pensons que la « disruption » du Brexit est l’occasion de repenser radicalement notre agriculture, en tenant compte de l’ensemble de ses nouveaux défi: le développement durable, le réchauffement climatique, le stress hydrique, la perte de biodiversité, la santé publique… Une nouvelle révolution alimentaire est nécessaire afin de renverser les dernières 50 années. La question concerne d’ailleurs l’ensemble de l’Europe: comment créer des régimes alimentaires « durables », tenant compte non seulement des capacités nutritionnelles des aliments, mais aussi de leurs effets sur l’environnement, l’économie et la société?

Vous pensez donc que le Brexit peut aussi être une opportunité positive pour le système agro-alimentaire britannique?

Théoriquement oui. Mais le gouvernement actuel, qui depuis le référendum montre ne pas avoir de vision à propos de la question alimentaire, vient de proposer une loi agricole où les agriculteurs sont réduits au rôle de gardiens des paysages, selon une approche de la gestion des terres purement environnementale. Certes, c’est très positif, voire nécessaire, d’adresser les questions des sols et du carbone… Mais il n’y a toujours pas de plan alimentaire national! Or, à quoi sert la terre: à nourrir la population ou à la contemplation des riches ? Depuis le plan dit  »de Chequers » présenté en juillet par le gouvernement, qui contient aussi quelques mesures visant à anticiper les conséquences du Brexit dans le secteur agroalimentaire, mes collègues chercheurs et moi ne savons pas du tout si et comment le gouvernement continue de réfléchir à la question. Nos recherches depuis deux ans nous ont convaincus que l’ensemble des acteurs du secteur sont laissés dans la même ignorance. Ceci est inacceptable. Un enjeu aussi sérieux, économiquement, politiquement et culturellement, doit être discuté sérieusement et publiquement.

Brexit : un nouveau référendum ou des élections puis un nouveau référendum

Brexit : un nouveau référendum ou des élections puis un nouveau référendum

 

 

Tony Blair met les pieds dans le plat nauséabond du brexit. Point en effet le pouvoir en place est complètement prisonnier de ses propres contradictions. Tony Blair propose donc un nouveau référendum. Pas sûr cependant qu’il obtienne satisfaction car il paraît assez peu démocratique de faire contredire un référendum par un autre. On voit mal comment les Britanniques pourraient se sortir du piège dans lequel ils se sont mis eux-mêmes. Les conservateurs avaient en effet proposé le référendum sur le Brexit  espérant que la réponse serait négative. Or la réponse a été positive. Il faut maintenant négocier un accord avec l’union. Un accord de transition a été élaboré mais le gouvernement britannique est incapable de trouver une majorité parlementaire pour l’approuver. Pour l’instant Theresa May reste en poste de première ministre mais elle est complètement paralysée. Comme le gouvernement ne peut pas organiser un nouveau référendum ne reste alors que la possibilité de nouvelles élections mais des élections que Theresa May et les conservateurs perdraient. « Nous savons quelles sont les options au Brexit. Le Parlement devra se décider pour l’une d’entre elles. S’il ne peut le faire, il doit décider de s’en remettre au peuple. » Vendredi, l’ancien Premier ministre britannique (1997-2007) Tony Blair a appelé une nouvelle fois à la tenue d’un second référendum sur la sortie de son pays de l’Union européenne, après celui de juin 2016. D’après l’ancien leader travailliste, la situation politique l’imposerait. Soit Theresa May, qui vient de réchapper à un vote de défiance de son propre camp, parvient à retourner la situation et obtenir en janvier le feu vert des députés sur son accord de sortie avec l’UE. Soit elle se dirige vers un échec et le Brexit prévu le 29 mars prochain serait alors sans filet de sécurité. D’où l’alternative proposée par Tony Blair et d’autres responsables avec lui : pour échapper à cette perspective d’une rupture nette avec l’Union européenne, il faut que les Britanniques puissent revoter. Cette solution est bien sûr encouragée par ceux qui ont toujours plaidé pour rester en Europe, à l’instar notamment des indépendantistes écossais du SNP. Mais elle semble faire aussi son chemin dans l’opinion à mesure que le risque de blocage à la Chambre des communes se fait de plus en plus concret. Fin novembre, un sondage publié par le tabloïd pro-Brexit Daily Mail montrait que 48% des Britanniques réclamaient désormais un nouveau vote, contre 34% qui n’en veulent pas. Et en cas de nouveau vote, le choix d’un “maintien” dans l’Union est repassé au-dessus de la barre de 50%, ce que n’a pas manqué de rappeler Tony Blair dans son discours vendredi à Londres. Finalement tout cela pourraiat se terminer par de nouvelles élections, suivies éventuellement d’un nouveau référendum !

 

Brexit : vers de nouvelles élections ?

Brexit : vers de nouvelles élections ?

On voit mal comment les Britanniques pourraient se sortir du piège dans lequel ils se sont mis eux-mêmes. Les conservateurs avaient en effet proposé le référendum sur le Brexit  espérant que la réponse serait négative. Or la réponse a été positive. Il faut maintenant négocier un accord avec l’union. Un accord de transition a été élaboré mais le gouvernement britannique est incapable de trouver une majorité parlementaire pour l’approuver. Pour l’instant Theresa May reste en poste de première ministre mais elle est complètement paralysée. Comme le gouvernement ne peut pas organiser un nouveau référendum ne reste alors que la possibilité de nouvelles élections mais des élections que Theresa May et les conservateurs perdraient. « Nous savons quelles sont les options au Brexit. Le Parlement devra se décider pour l’une d’entre elles. S’il ne peut le faire, il doit décider de s’en remettre au peuple. » Vendredi, l’ancien Premier ministre britannique (1997-2007) Tony Blair a appelé une nouvelle fois à la tenue d’un second référendum sur la sortie de son pays de l’Union européenne, après celui de juin 2016. D’après l’ancien leader travailliste, la situation politique l’imposerait. Soit Theresa May, qui vient de réchapper à un vote de défiance de son propre camp, parvient à retourner la situation et obtenir en janvier le feu vert des députés sur son accord de sortie avec l’UE. Soit elle se dirige vers un échec et le Brexit prévu le 29 mars prochain serait alors sans filet de sécurité.

D’où l’alternative proposée par Tony Blair et d’autres responsables avec lui : pour échapper à cette perspective d’une rupture nette avec l’Union européenne, il faut que les Britanniques puissent revoter. Cette solution est bien sûr encouragée par ceux qui ont toujours plaidé pour rester en Europe, à l’instar notamment des indépendantistes écossais du SNP. Mais elle semble faire aussi son chemin dans l’opinion à mesure que le risque de blocage à la Chambre des communes se fait de plus en plus concret. Fin novembre, un sondage publié par le tabloïd pro-Brexit Daily Mail montrait que 48% des Britanniques réclamaient désormais un nouveau vote, contre 34% qui n’en veulent pas. Et en cas de nouveau vote, le choix d’un “maintien” dans l’Union est repassé au-dessus de la barre de 50%, ce que n’a pas manqué de rappeler Tony Blair dans son discours vendredi à Londres.

Vers un Brexit dur et des élections

Vers un Brexit dur et des élections

 

 Face à l’impossibilité de trouver une majorité parlementaire pour approuver l’accord de transition avec l’union européenne, la Première ministre britannique a décidé de décaler le vote dans le temps. Avec l’espoir que l’union européenne pourra encore accepter de nouvelles modifications. La principale pierre d’achoppement concerne la clause de sauvegarde (“backstop”) qui doit empêcher le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, supprimée depuis les accords de paix de 1998. Sur ce point, les opposants à Teresa se radicalisent. De son côté, l’union économique n’est pas prête à renégocier cet aspect. Autant dire qu’on risque de s’orienter vers un vote négatif des parlementaires britanniques qui pourraient alors entraîner de nouvelles élections est aussi un report dans le temps du futur accord de transition du break site. La ministre française chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, a jugé qu’une sortie sans accord du Royaume-Uni le 29 mars 2019 était “de plus en plus probable” car aucun autre compromis que celui conclu par les négociateurs britanniques et européens n’était possible. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a exprimé une position similaire en déclarant ne pas voir “ce qui pouvait être changé” au texte obtenu à l’arraché le mois dernier après un an et demi de négociations laborieuses et ardues.

Brexit: Accord validé à Bruxelles mais pas à Londres

Brexit: Accord validé à Bruxelles mais pas à Londres

 

Le projet d’accord concernant le Brexit est encore loin d’avoir été adopté. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un accord définitif mais d’un accord provisoire qui dans les faits, avec quelques aménagements, ouvre la possibilité d’une période de transition jusqu’en 2020 au moins. Restera à préciser l’essentiel à savoir les nouvelles relations commerciales entre la Grande-Bretagne et la France. L’accord provisoire du Brexit,  c’est l’unanimité dans l’union économique. Cet accord est soutenu par Theresa May la première ministre britannique. Le problème c’est qu’elle n’est pas certaine du tout de faire avaliser ce compromis par son propre Parlement. Il y a même de fortes chances qu’il soit refusé. Auquel cas il faudrait alors organiser de nouvelles élections en Grande-Bretagne. Donc sans doute encore prolonger la période de transition- La Première ministre, Theresa May, aura fort à faire pour obtenir l’aval de la Chambre des Communes sur ce texte, critiqué à la fois par les députés les plus favorables au Brexit et les plus pro-européens. Le secrétaire au Foreign Office, Jeremy Hunt, a reconnu sur la BBC que l’arithmétique parlementaire s’annonçait “difficile». Le chef de file du Labour, Jeremy Corbyn, a répété que son parti s’opposerait à l’accord. Le Parti unioniste démocrate (DUP) nord-irlandais, dont le soutien a permis à Theresa May de trouver une majorité, a annoncé qu’il ne soutiendrait pas le texte et qu’il réexaminerait son accord avec le gouvernement s’il était adopté à la Chambre des Communes.

Brexit: une longue, très longue, période de transition !

Brexit: une longue, très longue, période de  transition !

Ce que propose Michel Barnier car finalement il était illusoire de penser que l’union européenne et la Grande-Bretagne pourraient parvenir à un accord. Et d’ici là l’environnement politique pourrait avoir changé en Grande-Bretagne. On pourrait même envisager un renoncement total aux brexit. Un accord pourrait être trouvé d’après les autorités britanniques. Un faux accord évidemment. Un accord qui acte les désaccords, qui proposera une période transition et une phase de négociation sur les futures relations commerciales.  Cette affaire du Brexit prend des allures tragico-comiques. En effet dès le départ, on savait que le referendum britannique était une arnaque politique. Dès le départ, on savait que la négociation serait longue et complexe, dès le départ on savait qu’il serait nécessaire de passer par une période de transition.. Le sommet européen récent n’a pu qu’acter l’absence d’accord entre l’union européenne et la Grande-Bretagne. De toute manière, il ne pouvait en être autrement puisque même si un accord avait pu être envisagé, il n’est pas du tout certain que Theresa May ait pu le faire entériner par sa majorité. Du coup, on va faire comme d’habitude : arrêter les pendules pendant une période dite de transition. Michel Barnier serait prêt aussi à accepter une période de transition en principe d’un an qui débuterait le 29 mars 2019.  On risque donc de vivre la dramaturgie habituelle avec le Brexit. D’abord de fortes oppositions, des tensions de plus en plus importantes vers la fin des négociations et soudain un compromis qui sauve la face pour tout le monde. Il est probable qu’on saura habiller le désaccord avec d’une part une période de transition, d’autre part l’ouverture de négociations sur le futur accord commercial. La question est économique mais elle est aussi politique car il faut sauver le soldat Teresa May. , dans les délais impartis, il  sera impossible de définir les relations commerciales précises entre la Grande-Bretagne et l’Europe. Il y a encore trop d’opposition sur des points essentiels entre les deux partis. Du coup, l’accord pourrait simplement acter que la rupture est consommée d’un plein accord mais qu’un processus est engagé pour redéfinir les échanges entre les deux zones considérées étant entendu que la complexité du dossier impose une période de transition. (En principe d’un an  mais qui pourraiat durer davantage). Une manière de donner du temps au temps et surtout de ne pas trop interférer sur les prochaines élections européennes de 2019. Il s’agit aussi de sauver le soldat Theresa May qui ne dispose que d’une majorité politique très fragile. Un accord ambigu renforcerait de Theresa May et éviterait aussi de reposer la problématique d’un. Référendum. Toujours ambigu. Parmi les difficiles questions à résoudre le problème des relations entre la province  britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Aussi les réticences de l’Écosse à accepter un régime particulier pour l’Irlande. Du coup derrière se pose la question fondamentale de l’unité de la Grande-Bretagne.

Brexit: le piège se referme sur les Britanniques

Brexit: le piège se referme sur les Britanniques

 

Comme il fallait s’y attendre, il sera sans doute impossible de trouver une issue pour le Brexit. Tout cela finira par des élections et à la fin une remise en cause de ce Brexit. Pourquoi s’agit-il d’un piège ? Parce que ce sont les conservateurs eux-mêmes qui ont initié le vote du Brexit  en espérant que leurs concitoyens ne le voteraient pas. D’ailleurs nombre de responsables conservateurs étaient et sont toujours pour le maintien de la Grande-Bretagne dans l’union européenne. Dans ces conditions d’extrême division politique, aucun compromis ne sera sans doute accepté par le Parlement. D’une certaine manière, l’union européenne a bien joué le coup en évitant la radicalisation.  Ceci étant,  contrairement à ce que raconte la plupart des médias. Il s’agit d’une période de transition jusqu’à fin 2019 qui ne changent pas la situation actuelle ; il faudra toutefois   définir le futur traité entre l’union économique et la Grande-Bretagne en cas de maintien du Brexit. À cela ajouté aussi les contradictions géographiques internes avec d’un côté Irlande, de l’autre l’Écosse et au total une intégrité de la Grande-Bretagne menacée.

 

Brexit: Un faux accord

Brexit: Un faux accord

 

Officieusement les négociateurs européens et britanniques se seront mis d’accord sur les conditions de gestion du Brexit. Le problème c’est que hormis les négociateurs personne n’a encore connaissance du texte. On sait seulement qu’on aurait trouvé un compromis à propos de l’épineuse question de la frontière entre les deux Irlande. Il n’y aurait pas de rétablissement d’une frontière physique en Irlande du Nord. Le problème de fond, c’est que quelque soit le contenu de l’accord, Theresa May, la première ministre britannique, risque d’être incapable de faire adopter le compromis par son parlement. Ce qui risque de renvoyer les négociateurs au point de départ. En effet il va falloir à présent transformer l’essai, et au vu de la situation politique interne au Royaume-Uni, la tâche s’annonce des plus ardues. Pour Vincent Cable, chef de file des Libéraux démocrates, c’est même mission impossible. “Le problème, c’est qu’il doit venir devant le Parlement, et tout ce que nous savons des opinions des différentes personnalités à travers le spectre politique, c’est qu’un accord de ce genre ne sera pas adopté”, a-t-il dit à la BBC. Boris Johnson, ancien ministre des Affaires étrangères et chef de file des Brexiters les plus ardents et député à la Chambre des communes, a d’ores et déjà annoncé qu’il voterait contre cet accord qui, selon lui, “vassalise” le Royaume-Uni.“C’est absolument inacceptable pour quiconque croit en la démocratie”, a affirmé l’ancien ministre qui estime que Londres n’a pas à suivre les règles imposées par Bruxelles et que dans le cadre de cet accord, “Dublin aura pour la première fois depuis la partition (ndlr, de l’Irlande) plus de voix au chapitre que Londres sur certains aspects du gouvernement d’Irlande du Nord». Le député conservateur Jacob Rees-Mogg, autre figure de ce camp eurosceptique, a estimé pour sa part que ce compromis faisait passer la Grande-Bretagne “de vassal à esclave”. “Je souhaite que le gouvernement s’y oppose et si ce n’est pas le cas j’espère que le parlement s’y opposera. Je pense que nous sommes conscients que cet accord est profondément insatisfaisant”, a-t-il dit à la BBC. Sur la base des fuites dans la presse, leur collègue Iain Duncan Smith a laissé entendre que les jours du gouvernement May étaient peut-être comptés. “Ils seront vraiment en difficulté s’ils ramènent un accord inacceptable pour leur parti”, a-t-il dit du gouvernement May. Du côté des unionistes nord-irlandais, le suspense est entier. Nigel Dodds, numéro 2 du Parti unioniste démocrate (DUP) d’Irlande du Nord, a affirmé que si l’accord signifiait que les lois étaient fixées à Bruxelles, alors le texte devenait inacceptable. Or, avec dix députés à la Chambre des communes, le DUP est indispensable à la majorité parlementaire de Theresa May depuis son échec cinglant aux législatives anticipées de juin 2017.Nigel Dodds a appelé le gouvernement May à tenir les promesses faites aux Britanniques. “La question est de savoir si Theresa May peut satisfaire tout le monde. Elle va avoir beaucoup, beaucoup de mal à le vendre, mais attendons et voyons les détails”, a-t-il poursuivi. Le Parti travailliste, principale formation de l’opposition, a demandé pour sa part, par la voix de son dirigeant Jeremy Corbyn, à étudier dans les détails ce qui a été conclu entre les négociateurs britanniques et européens. En clair, le projet de texte des négociateurs risque de diviser bien davantage les Britanniques qu’une absence d’accord. Et la question est de savoir si Theresa May pourra encore longtemps demeurer Première ministre. À défaut de référendum sur le brexit,  on pourrait alors provoquer de nouvelles élections

Brexit : un accord sur le désaccord avec l’UE d’ici au 21 novembre

 

Un accord pourrait être trouvé d’ici le 21 novembre d’après les autorités britanniques. Un faux accord évidemment. Un accord qui acte les désaccords, qui proposera uen période transition et une phase de négociation sur les futures relations commerciales.  Cette affaire du Brexit prend des allures tragico-comiques. En effet dès le départ, on savait que le referendum britannique était une arnaque politique. Dès le départ, on savait que la négociation serait longue et complexe, dès le départ on savait qu’il serait nécessaire de passer par une période de transition. Barnier d’une par pour l’UE et  Le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab, vient d’accepter uen période de transition. Le sommet européen récent n’a pu qu’acter l’absence d’accord entre l’union européenne et la Grande-Bretagne. De toute manière, il ne pouvait en être autrement puisque même si un accord avait pu être envisagé, il n’est pas du tout certain que Theresa May ait pu le faire entériner par sa majorité. Du coup, on va faire comme d’habitude : arrêter les pendules pendant une période dite de transition. Michel Barnier serait prêt aussi à accepter une période de transition en principe d’un an qui débuterait le 29 mars 2019 On risque donc de vivre la dramaturgie habituelle avec le Brexit. D’abord de fortes oppositions, des tensions de plus en plus importantes vers la fin des négociations et soudain un compromis qui sauve la face pour tout le monde. Il est probable qu’on saura habiller le désaccord avec d’une part une période de transition, d’autre part l’ouverture de négociations sur le futur accord commercial. La question est économique mais elle est aussi politique car il faut sauver le soldat Teresa May. , dans les délais impartis, il  sera impossible de définir les relations commerciales précises entre la Grande-Bretagne et l’Europe. Il y a encore trop d’opposition sur des points essentiels entre les deux partis. Du coup, l’accord pourrait simplement acter que la rupture est consommée d’un plein accord mais qu’un processus est engagé pour redéfinir les échanges entre les deux zones considérées étant entendu que la complexité du dossier impose une période de transition. (En principe d’un an dit Barnier mais qui pourraiat durer davantage). Une manière de donner du temps au temps et surtout de ne pas trop interférer sur les prochaines élections européennes de 2019. Il s’agit aussi de sauver le soldat Theresa May qui ne dispose que d’une majorité politique très fragile. Un accord ambigu renforcerait de Theresa May et éviterait aussi de reposer la problématique d’un. Référendum. Toujours ambigu. Parmi les difficiles questions à résoudre le problème des relations entre la province  britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Si aucune meilleure solution ne devait être trouvée d’ici fin à 2020, les Vingt-Sept attendent un engagement que l’Irlande du Nord restera bien dans l’union douanière. Estimant que ce «backstop» créerait de fait une frontière entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni, Londres s’y oppose et propose la création à terme d’une zone de libre-échange pour les biens incluant le Royaume-Uni et l’UE. Une option inconcevable pour les Vingt-sept puisqu’elle reviendrait à donner au Royaume-Uni un accès «à la carte» au marché unique et à l’espace douanier européen.

Brexit : Londres coincé prêt pour période de transition

Brexit : Londres coincé  prêt pour  période de transition

 

Cette affaire du Brexit prend des allures tragico-comiques. En effet dès le départ, on savait que le referendum britannique était une arnaque politique. Dès le départ, on savait que la négociation serait longue et complexe, dès le départ on savait qu’il serait nécessaire de passer par uen période de transition. Barnier d’une par pour l’UE et  Le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab, viennent d’accepter uen période de transition. Le sommet européen récent n’a pu qu’acter l’absence d’accord entre l’union européenne et la Grande-Bretagne. De toute manière, il ne pouvait en être autrement puisque même si un accord avait pu être envisagé, il n’est pas du tout certain que Theresa May ait pu le faire entériner par sa majorité. Du coup, on va faire comme d’habitude : arrêter les pendules pendant une période dite de transition. Michel Barnier serait prêt à accepter une période de transition en principe d’un an qui débuterait le 29 mars 2019 On risque donc de vivre la dramaturgie habituelle avec le Brexit. D’abord de fortes oppositions, des tensions de plus en plus importantes vers la fin des négociations et soudain un compromis qui sauve la face pour tout le monde. Il est probable qu’on saura habiller le désaccord avec d’une part une période de transition, d’autre part l’ouverture de négociations sur le futur accord commercial. La question est économique mais elle est aussi politique car il faut sauver le soldat Teresa May. , dans les délais impartis, il  sera impossible de définir les relations commerciales précises entre la Grande-Bretagne et l’Europe. Il y a encore trop d’opposition sur des points essentiels entre les deux partis. Du coup, l’accord pourrait simplement acter que la rupture est consommée d’un plein accord mais qu’un processus est engagé pour redéfinir les échanges entre les deux zones considérées étant entendu que la complexité du dossier impose une période de transition. (En principe d’un an dit Barnier mais qui pourraiat durer davantage). Une manière de donner du temps au temps et surtout de ne pas trop interférer sur les prochaines élections européennes de 2019. Il s’agit aussi de sauver le soldat Theresa May qui ne dispose que d’une majorité politique très fragile. Un accord ambigu renforcerait de Theresa May et éviterait aussi de reposer la problématique d’un. Référendum. Toujours ambigu. Parmi les difficiles questions à résoudre le problème des relations entre la province  britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Si aucune meilleure solution ne devait être trouvée d’ici fin à 2020, les Vingt-Sept attendent un engagement que l’Irlande du Nord restera bien dans l’union douanière. Estimant que ce «backstop» créerait de fait une frontière entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni, Londres s’y oppose et propose la création à terme d’une zone de libre-échange pour les biens incluant le Royaume-Uni et l’UE. Une option inconcevable pour les Vingt-sept puisqu’elle reviendrait à donner au Royaume-Uni un accès «à la carte» au marché unique et à l’espace douanier européen.  Samedi, près de 700.000 personnes ont manifesté à Londres pour réclamer un référendum sur l’accord final sur le Brexit,

Brexit : « Theresa May responsable « 

Brexit : « Theresa May responsable  »

 

Michel Barnier renvoie la responsabilité de l’échec des discussions entre l’union européenne et la Grande-Bretagne sur la première ministre,  Theresa May. Il considère en effet que les difficultés  découlent du Brexit soutenu par les conservateurs. On se souvient de l’hypocrisie du référendum du Brexit proposé par des conservateurs qui pensaient que les Britanniques refuseraient de quitter l’union européenne. Ces conservateurs sont complètement piégés et en plus très divisé sur la stratégie à suivre. Interview de Michel Barnier dans le JDD

 

Expliquez-nous pourquoi la négociation est à nouveau paralysée sur la question de l’Irlande…
Cette question est la plus grave et la plus difficile. Nous sommes dans un moment de vérité. Deux pays cohabitent sur ce territoire insulaire, avec environ 4,5 millions d’habitants pour la République d’Irlande et 1,5 million pour l’Irlande du Nord, province du Royaume-Uni. Leur histoire est lourde et tragique jusqu’en 1998, date à laquelle le conflit entre nationalistes et unionistes a été réglé avec le Good Friday Agreement – un règlement qui a été accompagné par Londres et Dublin, et aussi par Bruxelles car notre marché unique et notre union douanière ont garanti qu’il n’y aurait plus aucune frontière sur l’île. Je me suis rendu il y a quelques mois dans la commune mixte de Dungannon, en Irlande du Nord. J’y ai rencontré une association de femmes rurales. Plusieurs m’ont demandé, en pleurs : « Ne laissez pas l’histoire se répéter. » Même si la liberté de circulation des personnes restera garantie entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord, cette question aura des conséquences pas seulement matérielles, mais aussi humaines et sociales.

Un no deal est donc possible faute d’un accord sur l’inspection des veaux, vaches et cochons ?
Il s’agit d’un problème idéologique et politique, car cela aboutira à deux territoires douaniers différents. Je respecte ce débat. Mais des contrôles sont déjà effectués dans les ports et les aéroports sur 10 % des animaux qui arrivent de Grande-Bretagne vers l’Irlande du Nord. Avec le Brexit, ce chiffre risque de passer à 100%, le système vétérinaire n’étant plus le même. Mais si, dans la relation future entre le Royaume-Uni et l’UE, un accord vétérinaire est signé, ce pourcentage pourrait retomber à 40 %.

 

Les dix députés unionistes nord-irlandais du DUP, qui assurent une majorité à Theresa May à la chambre des Communes, refusent justement ce filet de sécurité…
Je ne veux pas intervenir dans le débat britannique, qui est intense. Nous comprenons ces contraintes. Mais c’est le Royaume-Uni qui a décidé le Brexit, et c’est le Brexit qui crée un problème en Irlande. Theresa May doit faire des choix, en toute responsabilité, pour obtenir une majorité nécessaire afin d’adopter cet accord.

Le sommet européen récent n’a pu qu’acter l’absence d’accord entre l’union européenne et la Grande-Bretagne. De toute manière, il ne pouvait en être autrement puisque même si un accord avait pu être envisagé, il n’est pas du tout certain que Theresa May ait pu le faire entériner par sa majorité. Du coup, on va faire comme d’habitude : arrêter les pendules pendant une période dite de transition. Michel Barnier serait prêt à accepter une période de transition en principe d’un an qui débuterait le 29 mars 2019 On risque donc de vivre la dramaturgie habituelle avec le Brexit. D’abord de fortes oppositions, des tensions de plus en plus importantes vers la fin des négociations et soudain un compromis qui sauve la face pour tout le monde. Il est probable qu’on saura habiller le désaccord avec d’une part une période de transition, d’autre part l’ouverture de négociations sur le futur accord commercial. La question est économique mais elle est aussi politique car il faut sauver le soldat Teresa May. , dans les délais impartis, il  sera impossible de définir les relations commerciales précises entre la Grande-Bretagne et l’Europe. Il y a encore trop d’opposition sur des points essentiels entre les deux partis. Du coup, l’accord pourrait simplement acter que la rupture est consommée d’un plein accord mais qu’un processus est engagé pour redéfinir les échanges entre les deux zones considérées étant entendu que la complexité du dossier impose une période de transition. (En principe d’un an dit Barnier mais qui pourraiat durer davantage). Une manière de donner du temps au temps et surtout de ne pas trop interférer sur les prochaines élections européennes de 2019. Il s’agit aussi de sauver le soldat Theresa May qui ne dispose que d’une majorité politique très fragile. Un accord ambigu renforcerait de Theresa May et éviterait aussi de reposer la problématique d’un. Référendum. Toujours ambigu. Parmi les difficiles questions à résoudre le problème des relations entre la province  britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Si aucune meilleure solution ne devait être trouvée d’ici fin à 2020, les Vingt-Sept attendent un engagement que l’Irlande du Nord restera bien dans l’union douanière. Estimant que ce «backstop» créerait de fait une frontière entre l’Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni, Londres s’y oppose et propose la création à terme d’une zone de libre-échange pour les biens incluant le Royaume-Uni et l’UE. Une option inconcevable pour les Vingt-sept puisqu’elle reviendrait à donner au Royaume-Uni un accès «à la carte» au marché unique et à l’espace douanier européen.

 

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