Archive pour le Tag 'Brexit'

Brexit : un nouveau referendum ?

Brexit : un nouveau referendum ?

 

Trois solutions politiques s’offrent maintenant à la Grande-Bretagne après l’échec des discussions sur le Brexit avec l’union européenne : soit l’acceptation du compromis que propose l’union européenne, soit de nouvelles élections soient encore un nouveau référendum. Il se pourrait que ce nouveau référendum constitue la seule solution pour sortir la Grande-Bretagne de l’impasse politique dans laquelle elle s’est mise elle-même. Il faut bien constater que les négociations concernant le Brexit sont actuellement dans une impasse totale qui ne fait qu’accentuer la position particulièrement délicate de la première ministre britannique. Teresa May doit en effet affronter une forte opposition au sein de son propre parti mais aussi l’opposition du labour et des libéraux. Pour schématiser il y a les durs qui veulent une rupture nette et brutale avec l’union européenne, de l’autre côté ceux  qui se rendent bien compte des difficultés que cela entraînerait pour la Grande-Bretagne et qui seraient prêt à renoncer au Brexit site via un éventuel référendum. Parmi ces derniers,  il faut compter maintenant les travaillistes qui seraient désormais près pour  un nouveau référendum. Le leader travailliste, contraint par la base,  semble prêt à changer de position et à admettre une nouvelle consultation des Britanniques. Selon un sondage YouGov publié ce week-end, 86 % des membres du parti de gauche britannique sont favorables à une nouvelle consultation populaire et 93 % d’entre eux voteraient dans ce cas pour rester dans l’Union européenne. Mais à six mois de la sortie de l’UE, face aux soubresauts des négociations sous la houlette de Theresa May, le leader travailliste et rattrapé par sa base. Plusieurs syndicats, soutiens essentiels du Labour, dont la confédération TUC (Trades Union Congress), et des poids lourds du parti comme le maire de Londres, Sadiq Khan, appellent à un second référendum. Le fiasco de May au sommet européen de Salzbourg la semaine dernière précipite ce sentiment que, si les politiques n’y arrivent pas, autant remettre la question entre les mains du peuple. Une telle promesse pourrait de plus rapporter 1,5 million d’électeurs supplémentaires au Labour, en cas d’élections.

Brexit : l’impasse pour arrêter les pendules

Brexit : l’impasse pour arrêter les pendules

 

La mise en demeure de La Première ministre britannique vis-à-vis de l’union européenne témoigne de la fébrilité britannique sur le sujet aussi de la position politique très fragile de Teresa May. La première ministre britannique demande donc à l’Europe de revoir sa position après son refus du plan élaboré par Londres. En l’état des discussions, on voit mal quel compromis pourrait sortir du chapeau. Les divergences essentielles concernant les échanges futurs n’ayant pas évolué. Du coup, il est possible qu’on arrête les pendules ou d’abord trouver un texte qui acte le divorce entre l’union économique et la Grande-Bretagne. Ensuite il faudra aussi se donner du temps pour définir les nouvelles relations d’autant que chaque Parlement de l’union des pays de l’union européenne devra procéder à un vote. Procédure particulièrement lourde dont le résultat n’est pas gagné d’avance. Il faudra sans doute consentir en attendant cet accord une période de transition  Pour la presse britannique, le plan de Chequers, qui porte le nom de la villégiature des Premiers ministres britanniques, où il a été approuvé par le gouvernement de Theresa May, est tout bonnement enterré. “Votre Brexit est cassé”, titre ainsi le Daily Mirror. Pour The Guardian et The Times, la Première ministre a été humiliée à Salzbourg tandis que le Sun fustige “ces sales rats européens”, “ces racailles européennes” qui ont pris Theresa May en “embuscade”. Tusk a prévenu jeudi que le prochain conseil européen, prévu le 18 octobre à Bruxelles, serait un “moment de vérité”. Si cette étape est franchie avec succès, Bruxelles et Londres formaliseront leur accord pour un sommet extraordinaire un mois plus tard, a-t-il précisé. Mais Theresa May devra au préalable obtenir l’appui d’un Parti conservateur très divisé, lors du congrès annuel qui se tient du 30 septembre au 3 octobre.

Brexit: tensions UE- Grande Bretagne

Brexit: tensions UE- Grande Bretagne

 Le niveau des tensions est nettement monté entre Londres et la Grande-Bretagne. Au point que  d’un côté comme de l’autre, on envisage maintenant la perspective d’un Brexit dur, c’est-à-dire l’absence d’un accord. Il faut dire que nous sommes dans le dernier round en principe des discussions et que chacun met la pression maximale pour obtenir des concessions de la partie adverse. En l’état actuel des discussions, la perspective d’un Brexit site dur paraît vraisemblable.  l’opposition entre les deux parties bute sur le même aspect. La Grande-Bretagne veut les avantages du libre-échange de l’union européenne mais sans les  inconvénients et les réglementations. Si l’union économique devait lâcher sur ce point certains pays ne manqueraient pas de s’engouffrer dans la brèche lorsqu’elles sont dirigées en particulier par des gouvernements de type nationaliste. Cependant rien ne dit que les pendules ne seront pas arrêtés pour permettre de trouver un accord au dernier moment comme souvent dans les négociations internationales. En attendant, Emmanuel Macron a estimé que les propositions britanniques sur le Brexit n’étaient « pas acceptables en l’état » sur le plan économique, car elles « ne sont pas respectueuses de l’intégrité du marché unique ». Le chef de l’État français a ainsi confirmé les déclarations de Donald Tusk, le président du Conseil européen, qui avait affirmé quelques minutes plus tôt que le cadre économique proposé par Londres ne « fonctionnerait pas ». La Première ministre britannique a toutefois promis qu’elle présenterait   »sous peu » aux Européens une nouvelle proposition sur la frontière irlandaise, l’un des principaux points d’achoppement des négociations.

 

Préparation aussi à Paris du « Brexit dur »

Préparation aussi à Paris du « Brexit dur »

 

 

La guerre psychologique continue entre Londres et l’union européenne. Récemment la Grande-Bretagne a sorti un document recensant les différentes mesures qui devraient être prises en cas de Brexit  dur. Une hypothèse qui n’est plus à exclure compte tenu de l’état des négociations. Récemment, réponse du berger à la  bergère,  le Premier ministre, Edouard Philippe, a chargé son gouvernement de préparer des “mesures de contingence” dans l’hypothèse d’un échec des négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, Si le document britannique est très volumineux et recense un grand nombre de problèmes qui devront être réglés parce que dépendant en partie de la réglementation européenne par contre les solutions avancées paraissent  assez vagues. Cela d’autant plus, si on veut assurer une certaine stabilité de la vie économique, sociale et sociétale,  qu’il faudra négocier  le contenu avec Bruxelles. Les retombées en cas de « no deal » sont détaillées pour vingt-cinq secteurs et sous-secteurs, dans des notes explicatives qui vont de trois à onze pages. Et encore ne s’agit-il que d’une première série de documents : le gouvernement en publiera deux fois plus d’ici à la fin de septembre. Chacun de ces dossiers, individuellement, n’est pas nécessairement très compliqué à résoudre. Mais leur quantité rend le risque d’un chaos post-Brexit réel.

En présentant ces documents, le gouvernement britannique a toutefois de nouveau précisé qu’un « non-accord » demeure un scénario « improbable »« Ce n’est pas ce que nous voulons et ce n’est pas ce à quoi nous nous attendons », explique Dominic Raab, le ministre du Brexit. Mais les risques sont réels, alors qu’il ne reste que sept mois avant l’entrée en vigueur effective du Brexit, le 29 mars 2019 à minuit (heure de Bruxelles). De son côté le premier ministre français, Édouard Philippe, prépare un  projet de loi d’habilitation permettant d’adopter certaines de ces mesures par ordonnances sera présenté dans les prochaines semaines, précise le communiqué à l’issue d’une réunion de ministres à Matignon sur le sujet. Le gouvernement français, souligne Matignon, continue toutefois de “travailler sur une hypothèse de conclusion positive des négociations en cours de l’accord de retrait du Royaume-Uni”. “Des mesures d’adaptation seront nécessaires même dans ce scénario”, est-il indiqué. “En cas de sortie du Royaume-Uni sans accord de retrait, ce que la France ne souhaite pas, le Premier ministre a chargé les ministres de préparer les mesures de contingence qui seraient nécessaires dans leur champ de compétence pour atténuer les difficultés liées à ce défi inédit”, poursuit le communiqué. Certaines de ces mesures seraient adoptées par ordonnances, “afin par exemple de faciliter le séjour des ressortissants britanniques déjà présents en France ou pour assurer la plus grande fluidité possible des contrôles aux frontières lorsque le Royaume-Uni sera devenu un pays tiers à l’Union européenne.” Les négociations sur le Brexit, dont la date-butoir est fixée au 29 mars 2019, sont actuellement dans l’impasse entre Londres et Bruxelles.

Brexit dur, mou ou nouveau délai ?

Brexit dur, mou ou nouveau délai ?

 

Des deux côtés de la Manche, on affirme haut et fort que les négociations doivent s’accélérer et que le choix est maintenant entre un accord entre la Grande-Bretagne et l’union européenne ou pas d’accord du tout. Le plus vraisemblable c’est qu’il faudra un nouveau délai sur certains points en litige. Sans entrer dans le détail les divergences portent surtout sur la question de l’Irlande mais encore plus fondamentalement sur la philosophie européenne. Londres veut liberté commerciale pour les échanges, donc sans droits de douane mais n’accepte pas les contraintes juridiques européennes et refuse la liberté de circulation des personnes. Au-delà des questions de fond,  il y a aussi des problèmes de forme. La première ministre britannique doit montrer qu’elle a négocié un Brexit dur pour ne pas s’attirer les foudres des opposants dans son propre parti. Mêmes obligations pour l’union européenne qui doit afficher sa fermeté pour maintenir une cohésion européenne un peu mal en point actuellement. Il se pourrait donc qu’on accorde de nouveau délai sur les points durs de la négociation de sorte que personne ne perde la face. Un délai qui par ailleurs pourrait permettre d’influencer la donne politique en Grande-Bretagne et qui par ailleurs constituerait un statu quo au sein de l’union européenne dans une période où l’Europe est fortement attaquée en particulier par le président des États-Unis mais aussi par Poutine. Pour des raisons différentes ni Poutine, ni Trump ne souhaitent une Europe forte économiquement et encore moins politiquement et militairement.

 

 

 

Brexit dur : possible pour le ministre du commerce britannique

Brexit dur : possible pour le ministre du commerce britannique

 

Dans un entretien publié le 5 août dernier par le Sunday Times, le ministre britannique du Commerce, Liam Fox, estimait à 60/40 la probabilité d’un « no deal». Les services du 10, Downing Street ont réaffirmé que la Première ministre, Theresa May, croyait toujours que la Grande-Bretagne négocierait un bon accord avec les Européens, mais ont réitéré que l’absence d’accord était préférable à un mauvais accord. La dirigeante britannique et ses homologues des 27 discuteront du Brexit lors de leur sommet informel le 20 septembre à Salzbourg, en Autriche, avant le conseil européen du 18 octobre. Londres et Bruxelles ont dit vouloir finaliser leur accord de divorce pour le 18 octobre, mais des diplomates jugent que cet objectif est trop optimiste et estiment qu’il sera sans doute nécessaire de prolonger cette date limite jusqu’au conseil européen des 13 et 14 décembre. »Si l’accord de retrait n’est pas ratifié avant le 30 mars 2019, il n’y aura pas de période de transition et le droit de l’UE cessera de s’appliquer dans le et au Royaume-Uni à partir du 30 mars 2019. Il s’agit là du scénario du ‘no deal’ ou de la ‘rupture brutale’ », a prévenu la Commission européenne.

Brexit or no Brexit ?

Brexit or no Brexit ?

 

C’est la question. Ce sujet sera abordé par Teresa May lors de sa rencontre avec Macron au fort de Brégançon. La vérité c’est que Teresa May ne sait plus tellement à quel saint se vouer partagée  qu’elle  est entre les durs et les mous au sein de son propre parti. Pour résumer, il y a trois positions en Grande-Bretagne. D’abord ceux qui sont partisans  d’une rupture totale avec l’union européenne et qui prônent donc un Brexit dur. Ceux qui au contraire souhaiteraient le maintien des relations actuelles entre la Grande-Bretagne et l’union européenne, ils rêvent même d’un nouveau référendum qui contredirait le premier qui a acté la rupture économique avec l’Europe. Enfin ceux qui tentent de s’accommoder d’un vote ambigu en préconisant une négociation qui sauverait au moins la liberté commerciale entre les deux zones économiques. Cette dernière position est celle qui a été exprimée dans le livre blanc de Teresa May. Le problème c’est que l’union européenne ne peut accepter une zone de libre échange s’il n’y a pas en même temps liberté de circulation des personnes et des capitaux sans parler des autres obligations réglementaires définies par l’union européenne. Pour se faire peur,  certains avancent donc l’idée maintenant d’un Brexit dur. C’est « une possibilité relativement improbable, mais c’est une possibilité », a précisé Mark Carney, qui doit quitter son poste à l’été 2019, peu après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne fin mars 2019. « La possibilité d’une absence d’accord est inconfortablement élevée à ce stade », a-t-il déclaré sur BBC Radio 4. « C’est hautement indésirable » mais « encore improbable », selon lui, ajoutant que le système financier britannique était « prêt » à une telle éventualité. Alors que les négociations patinent entre Londres et Bruxelles et que l’échéance de fin octobre pour parvenir à un accord de sortie se rapproche, la perspective d’un Brexit dur est évoquée de plus en plus ouvertement, ce qui effraie les milieux d’affaires. La question irlandaise est un autre obstacle à la conclusion d’un accord de retrait du Royaume-Uni de l’UE, auquel les deux parties veulent parvenir d’ici octobre pour garantir que le processus soit bouclé avant fin mars. Les Européens défendent l’idée convenue en décembre d’une clause de sauvegarde (« backstop »), selon laquelle l’Irlande du Nord continuerait d’appliquer les règles européennes pour éviter d’ériger une frontière entre la République d’Irlande, membre de l’UE, et l’Irlande du Nord, une partie du Royaume-Uni. Cette solution risque cependant d’impliquer la mise en place d’une frontière entre l’île d’Irlande et le reste du Royaume-Uni, une solution inacceptable pour nombre de Britanniques.

 

Brexit : le Royaume-Uni envisage de ne pas payer la facture !

Brexit : le Royaume-Uni envisage de ne pas payer la facture !

Décidément le gouvernement britannique pris dans ses contradictions ne cesse de miner le terrain de la négociation du Brexit avec l’union européenne. Le nouveau négociateur britannique, l’eurosceptique Dominic Raab, qui a remplacé le 9 juillet David Davis, a brutalement déclaré que faute d’accord commercial la Grande-Bretagne ne réglerait pas ce qu’elle doit à l’union économique. Un chantage évident avec en plus une menace de non-respect des conditions d’adhésion à l’union économique. C’est évidemment un nouveau caillou dans la chaussure de la première ministre Theresa May écartelée entre europhiles  et europhobes et qui doit composer car elle ne dispose pas d’une majorité claire au Parlement. La vérité c’est qu’on ne sait toujours pas quelle est la stratégie exacte de la Grande-Bretagne avec des positions qui évoluent entre un brexit dur et un autre mou. Du coup, chaque responsable en fonction de sa sensibilité avance des propositions et des solutions tout à fait contradictoires. Jusqu’à présent, le gouvernement britannique a envoyé des messages contradictoires concernant le règlement financier du Brexit dans le cadre d’un accord sur les modalités de sortie du Royaume-Uni de l’UE à compter de fin mars 2019. La Première ministre britannique, Theresa May a accepté en décembre un accord financier d’un montant total de 35 à 39 milliards de livres sterling (39-44 milliards d’euros) qui, selon les ministres, dépendait de l’établissement des futures relations commerciales. Le Royaume-Uni doit quitter l’UE le 30 mars, mais les deux parties sont censées parvenir à un accord de divorce d’ici la fin octobre afin d’organiser la séparation, jeter les bases de leur relation future et donner le temps au Parlement européen et aux Parlements nationaux de ratifier le texte. Dominic Raab a rencontré pour la première fois vendredi Michel Barnier, le négociateur en chef de l’UE, alors que les Européens s’inquiètent de l’enlisement des discussions et des remises en cause constantes en interne de la stratégie de Theresa May.

Brexit : un cout de 1000 eurospour les ménages

Brexit : un cout de 1000 euros pour les ménages

Les ménages britanniques devront en effet faire face à des prix plus élevés, en raison des coûts liés notamment aux droits de douane et aux formalités administratives, tandis que les fabricants de biens de consommation pourraient voir leurs bénéfices amputés de 1% à 4%. L’étude, menée par le cabinet de conseil Oliver Wyman a envisagé cinq scénarios de Brexit, avec un impact allant de 245 et 960 livres par an par ménage. Le scénario le plus coûteux est celui dans lequel le Royaume-Uni, quittant l’Union douanière et le marché unique, revient tout simplement à la clause de la nation la plus favorisée (NPF) de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Cette clause stipule que tout avantage commercial accordé par un pays à un autre doit être immédiatement accordé à la totalité des membres de l’organisation. Les prix à la consommation pourraient être aussi affectés par une dévaluation de la livre et la probabilité que les accords de libre-échange avec les pays en dehors de l’Union européenne ne parviennent pas à atténuer suffisamment l’impact sur les ménages du Brexit, indique l’étude. Il y a deux mois, un rapport d’une commission de la Chambre des Lords indiquait que les prix alimentaires augmenteraient probablement après le Brexit si aucun accord commercial avec l’UE n’était conclu, et qu’il pourrait même y avoir des pénuries de certains produits.

 

Brexit : « poursuivre l’UE en justice » (Trump)

Brexit : « poursuivre l’UE en justice » (Trump)

 

 

Trump n’a qu’une idée assez approximative de la gouvernance mondiale et de ses régions. D’ailleurs il condamne toute organisation multilatérale ; Pour preuve, il a conseillé à Theresa May, la Premier ministre de Grande Bretagne d’attaquer l’UE en justice. La question est : auprès de quel organisme et pour quel motif. Sans doute pas auprès de l’OMC dont Trump conteste aussi l’utilité. L’amateurisme de Trump n’a d’égal que son culot et son incompétence. Dans un entretien au tabloïd The Sun, Donald Trump avait affirmé qu’à la place de Theresa May, il aurait négocié « très différemment ». « J’ai en fait dit à Theresa May comment le faire mais elle n’était pas d’accord », a-t-il déclaré, estimant qu’elle s’était engagée sur une voie ne correspondant pas au vote des Britanniques pour un retrait de l’UE, lors du référendum de 2016. « Ce que le président a aussi dit lors de cette conférence de presse, c’est qu’il ne faut pas s’en aller. N’abandonnez pas les négociations parce qu’alors, vous serez coincés », a ajouté Theresa May sur la BBC, répétant sa volonté de négocier avec Bruxelles le « meilleur accord » possible en vue de la sortie de l’UE, prévue le 29 mars 2019. Le gouvernement britannique a publié jeudi son « Livre Blanc » détaillant ses propositions sur la future relation entre l’UE et le Royaume-Uni après le Brexit, et son souhait de maintenir des relations étroites avec le bloc des 27, au grand dam des partisans d’un Brexit sans concession. Londres aura peu de temps pour défendre son plan: les négociateurs sont censés parvenir à un accord d’ici octobre, pour permettre aux parlements européens et britannique de le ratifier avant la concrétisation du Brexit, prévue le 29 mars 2019.

 

Brexit : Trump critique Theresa May

Brexit : Trump critique Theresa May

 

C’est évidemment une situation un peu surréaliste que de voir un président américain invité qui critique la politique du premier ministre du pays visité. C’est pourtant ce qu’a fait Trump qui ne s’est pas privé de porter un jugement très négatif sur le livre blanc de Theresa May. Trump s’est clairement prononcé pour un Brexit dur,  il a même souhaité rencontrer officiellement le principal opposant Brexit mou à savoir Boris Johnson, le ministre en charge de la négociation du lexique qui a démissionné suite au livre blanc de Theresa May. C’est un peu par exemple comme si Poutine en visite en France condamnait la politique de Macron et demandait à rencontrer Mélenchon ou Wauquiez. C’est évidemment une entrave incroyable aux usages  de la diplomatie et même aux règles tout simplement de la politesse. On imagine mal Theresa May se rendant aux États-Unis, condamnant la politique américaine vis-à-vis par exemple de l’Iran et demandant à rencontrer Obama. De nombreux Britanniques s’opposent à cette visite de Trump. D’après un sondage YouGov publié mercredi, 77% d’entre eux ont une opinion négative du président américain et 50% seulement pensent que cette visite doit avoir lieu.

 

Brexit : Le ministre britannique démissionne

Brexit : Le ministre britannique démissionne

Laborieusement adopté  le plan de négociation britannique sur le Brexit risque de voler en éclat avec la démission de David Davis le négociateur anglais.  Londres proposait  un marché unique Pas exactement un marché unique mais une zone de libre échange avec des frontières virtuelle. Une sorte d’ersatz d’union économique mais sans les inconvénients de la réglementation européenne.  « Notre proposition créerait une zone de libre échange entre le Royaume-Uni et l’UE avec un ensemble de règles communes pour les biens industriels et les produits agricoles », avait déclaré Theresa May. Downing Street avait  précisé que le secteur des services ferait en revanche l’objet » d’arrangements différents ». Première observation pourquoi distinguer échanges de biens et de services ? Surtout dans uen économie où les services sont de plus en plus intégrés dans les processus de production et inversement. Seconde observation, personne ne peut être contre uen zone de libre échange, reste à savoir quel sera le contenu des règles communes pour les biens échangés. Cette proposition des britanniques n’apporte pas grand chose de nouveau tant que le contenu de la régulation du commerce n’aura pas été définie. (On pense aux droits de douane evidemmenet mais aussi aux normes régulatrices).  « Nous avons également convenu d’un nouveau modèle douanier favorable aux entreprises avec la liberté de conclure de nouveaux accords commerciaux dans le monde entier », avait  ajouté la Première ministre conservatrice. Le modèle douanier nouveau pourraiat s’appuyer sur   des innovations technologiques, comme la reconnaissance automatique des chargements, et à un réseau d’opérateurs agréés, explique Le Monde, donc nul besoin de contrôles douaniers.  Selon l’exécutif britannique, ces propositions permettront d’éviter le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, cette question constituant le principal point d’achoppement des négociations en cours. Mais le bel échafaudage britannique déjà très fragile pourrait s’écrouler avec la démission du négociateur anglais en désaccord avec ce Brexit trop mou.  Mis devant le fait accompli, David Davis avait fait part à la première ministre de son opposition à une proposition qu’il n’avait découverte que la veille. Il lui aura laissé 48 heures pour savourer sa victoire apparente sur les rebelles, avant de faire défection de manière fracassante dans un coup de théâtre. Il devrait emporter dans son sillage l’un de ses secrétaires d’État au ministère de la Sortie de Ce coup d’éclat met en péril le difficile compromis accouché au forceps vendredi, avant même qu’il soit officiellement soumis aux Européens, ce qui devait être fait jeudi.

Brexit : pour un nouveau marché unique (Londres)

Brexit : pour un nouveau marché unique (Londres)

 

 Londres propose un marché unique Pas exactement un marché unique mais une zone de libre échange avec des frontières virtuelle. Une sorte d’ersatz d’union économique mais sans les inconvénients de la réglementation européenne. 

« Notre proposition créerait une zone de libre échange entre le Royaume-Uni et l’UE avec un ensemble de règles communes pour les biens industriels et les produits agricoles », déclare Theresa May. Downing Street a précisé que le secteur des services ferait en revanche l’objet » d’arrangements différents ». Première observation pourquoi distinguer échanges de biens et de services ? Surtout dans uen économie où les servies sont de plus en plus intégrés dans les processus de production et inversement. Seconde observation, personne ne peut être contre uen zone de libre échanges, reste à savoir quel sera le contenue des règles communes pour les biens échangés. Cette proposition des britanniques n’apporte pas grand chose de nouveau tant que le contenu de la régulation du commerce n’aura pas été définie. (On pense aux droits de douane evidemmenet mais aussi aux normes régulatrices).  « Nous avons également convenu d’un nouveau modèle douanier favorable aux entreprises avec la liberté de conclure de nouveaux accords commerciaux dans le monde entier », a ajouté la Première ministre conservatrice

Le modèle douanier nouveau pourraiat s’appuyer sur   des innovations technologiques, comme la reconnaissance automatique des chargements, et à un réseau d’opérateurs agréés, explique Le Monde, donc nul besoin de contrôles douaniers.  Selon l’exécutif britannique, ces propositions permettront d’éviter le retour d’une frontière physique entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, cette question constituant le principal point d’achoppement des négociations en cours

 

Le Brexit : un cout de 4 milliards d’euros par an pour la France

Le Brexit : un cout de 4 milliards d’euros par an pour la France

 Selon une étude des cabinets Oliver Wyman et Clifford Chance publiée mercredi, le Brexit coûtera près de 4 milliards d’euros par an aux entreprises françaises. Les secteurs les plus touchés seront l’agroalimentaire, l’industrie automobile et les biens de consommation, indique l’étude. Basée sur un scénario «hard Brexit», c’est-à-dire une sortie du Royaume-Uni sans aucuns accords avec l’Union Européenne, le rapport propose «une estimation des coûts les plus directs et immédiats de la mise en place de barrières tarifaires et non-tarifaires par secteur, après l’entrée en vigueur du Brexit». Pour effectuer ces estimations, Oliver Wyman et Clifford Chance se sont basés sur des travaux de recherche académique, mais également sur des entretiens menés auprès de dirigeants d’entreprises.

Ainsi, après le Brexit, l’étude affirme que «la France serait le troisième pays le plus impacté de l’UE», après l’Allemagne et la Hollande. Parmi les secteurs qui seront les plus touchées figure en premier lieu l’agroalimentaire, «avec des coûts directs totaux de près de 900 millions d’euros par an» soulignent les auteurs du rapport, touchant principalement les boissons alcoolisées comme le vin et les spiritueux, puis les produits laitiers et les préparations céréalières.

 

 

Brexit : ni traité, ni transition sans acceptation de la cour de justice européenne

Brexit : ni traité, ni transition sans acceptation de la cour de justice européenne

 

Barnier met une  nouvelle fois les pieds dans le plat à propos du Brexit dont la négociation s’embourbe dans les contradictions internes de la Grande Bretagne. C’est encore uen mise en garde de l’union européenne qui commence à se lasser du jeu trouble des britanniques vis-à-vis du Brexit.  Londres doit accepter que la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) soit chargée d’examiner les litiges qui pourraient survenir dans le cadre de l’accord de retrait du Royaume-Uni du bloc communautaire, a déclaré samedi le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit, Michel Barnier. En cas de désaccord sur ce point, il ne saurait y avoir de traité ou de période de transition, a-t-il prévenu. Les tergiversations britanniques s’apparentent à un jeu de “cache-cache”, a déploré Michel Barnier, adressant une nouvelle mise en garde au gouvernement britannique. Alors que le Royaume-Uni doit quitter l’Union européenne fin mars 2019, les négociations entre Bruxelles et Londres n’avancent guère. Devant cette inertie, imputable notamment aux dissensions qui déchirent le gouvernement britannique et à l’intransigeance européenne, Michel Barnier a prévenu à de multiples reprises que l’Union et le Royaume-Uni devaient se préparer au risque de voir les négociations s’achever sans accord. Evoquant la supervision du traité de sortie, que les deux parties espèrent boucler à l’automne, Michel Barnier a rappelé que les Européens exigeaient qu’elle soit confiée à la CJUE.

“Nous ne pouvons pas accepter qu’une juridiction autre que la CJUE fasse la loi et interprète les institutions de l’Union.” Faute d’accord sur cette question, c’est tout l’accord qui sera en péril, a-t-il souligné. “Sans accord, il n’y aura ni accord de retrait ni période de transition.”

Brexit : Londres pour une frontière …..virtuelle

Brexit : Londres pour une frontière …..virtuelle

 

 

Finalement les questions relatives aux future s échanges commerciaux sont encore loi d’être réglées. Londres rêve encore un Brexit virtuel avec une frontière virtuelle qui lui permettrait finalement de faire comment avant. Londres serait pour un arrangement douanier simplifié à l’extrême (“highly streamlined customs arrangement”), qui minimiserait les contrôles douaniers en intégrant des solutions technologiques et numériques comme des déclarations en ligne préalables qui éviteraient aux camions de devoir s’arrêter et rendraient les passages aux frontières plus fluides, est également à l’étude. Une solution rejetée par l’union économique.  “Je suis très lucide sur cette question. (…) Il est tout à fait normal que nous quittions l’union douanière (…) mais ce par quoi nous allons la remplacer est de la plus haute importance”, a déclaré Greg Clark à la BBC.une autre solution consisterait pour Londres de trouver uen partenariat douanier avec l’UE qui contournerait le Brexit ; Une solution que refuse aussi l’Union économique.  S’appuyant sur l’exemple de Toyota, qui a besoin d’importer des équipements depuis le continent pour assembler des véhicules en Grande-Bretagne, Greg Clark a rappelé que les entreprises avaient besoin de certitudes sur l’avenir tout en prévenant qu’il faudrait du temps, tant pour prendre une décision et pour la mettre en œuvre. Ce message a reçu le soutien de représentants du secteur privé, dont celui d’Adam Marshall, directeur général de la chambre britannique du Commerce, qui a prié le gouvernement de privilégier le pragmatisme sur l’idéologie. La Première ministre, Theresa May est soumises aux pressions des partisans du Brexit qui espèrent la voir renoncer à l’option présentée comme ayant sa préférence, celle d’un partenariat douanier qui aurait le mérite de ne pas entraver les échanges commerciaux. De toute manière pour le moment l’UE ne veut ni d’un partenariat douanier, ni d’une frontière virtuelle.  Les deux options esquissées par le gouvernement britannique ont  donc pour l’heure été rejetées par l’Union européenne, qui insiste sur la nécessité d’éviter un retour à une “frontière physique” entre la République d’Irlande et l’Irlande du Nord. L’option du partenariat, indiquent des responsables européens, serait trop compliquée. Quant à l’option d’une “frontière numérique” avec système d’enregistrements des camions, elle relève des “contes de fées et d’elfes”, a dit le mois dernier un diplomate européen à Reuters.

Brexit ou pas ?

Brexit ou pas ?

 

 

Deux événements récent cennet encore uen peu plus d’incertitude sur l’avenir de relations entre le Royaume uni et l’Union européenne. D’uen part uen déclaration de Barnier, négociateur en chef de l’union européenne qui déclare qu’on ne peut exclure une sortie britannique sans accord avec l’Europe. En m^me à l’inverse la chambre des lords qui elle affirme qu’elle pourraiat tout simplement annuler le Brexit. Deux déclaration en apparence contradictoires mais qui témoigne des contradictions de la stratégie britannique qui voudrait bien le beurre et l’argent du beurre, ces  dire ne plus appartenir à l’UE, ne plus subir ses contraintes mais toujours bénéficier de ‘accès privilégié au marché européen. Du coup Barnier Durcit le ton alors qu’on pensait que la négociation avançait de manière positive.  L’Union européenne doit se préparer au risque réel que les négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE se terminent sans accord, a en effet déclaré lundi le négociateur européen du Brexit. “Dans les prochains mois de négociations, l’essentiel sera de conclure un accord de retrait. Nous n’y sommes pas encore et, pour être clair, pas seulement à cause de la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord”, a déclaré Michel Barnier lors d’une conférence en Irlande.

“Il y a un risque réel et nous devons nous préparer à toutes les possibilités, y compris l’absence d’accord. Ce n’est pas mon choix. De son coté, La chambre des Lords britannique, l’équivalent de notre Sénat, a adopté lundi un amendement au projet de loi sur le Brexit donnant au Parlement le pouvoir d’empêcher le gouvernement de quitter l’Union européenne en l’absence d’accord avec Bruxelles. La proposition a été adoptée par 335 voix contre 244. À l’issue de son examen par les Lords, le texte doit revenir dans les prochaines semaines devant les députés, qui l’avaient voté en janvier et qui pourraient donc supprimer ou modifier cet amendement embarrassant pour l’exécutif.

Brexit: Les 27 adoptent de « très grandes lignes »

Brexit: Les 27 adoptent de « très grandes lignes »

 

 Le moins que l’on puisse dire c’est que l’UE a  adapté de très grandes lignes, des lignes même assez vagues sans doute pour souligner  l’aspect positif de la posture. Pour l’instant on a surtout décidé du principe d’une  période de transition jusqu’à fin 2020. Au-delà on ne sait rien or c’est précisément cet au delà qui est le plus important. En outre demeure en suspend la question de l’Irlande, aussi de Gibraltar.  En effet,  cet accord n’entrera cependant en vigueur que si les deux parties s’entendent à la fois sur la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord et sur celle entre l’Espagne (et Gibraltar), comme l’a encore souligné vendredi le Premier ministre irlandais Leo Varadkar. “Rien n’est décidé tant que tout n’est pas décidé”, a-t-il dit en ajoutant: “Nous ne sommes pas particulièrement pressés par le temps, ce n’est pas nous qui partons.”, le gouvernement britannique aurait  accepté d’inclure une option dite qui prévoit le maintien de l’Irlande du Nord dans l’espace économique européen avec une dérogation réglementaire par rapport au reste du Royaume-Uni. Cette option s’appliquera sauf si une meilleure solution est trouvée ! Le président français Emmanuel Macron a rappelé qu’il n’était pas question de permettre au Royaume-Uni un accès “à la carte” au marché européen. “Nous avons tous réaffirmé notre attachement au marché unique, celui-ci ne peut pas être découpé et il n’y a pas de choix entre différents secteurs du marché unique. Quand on est à l’extérieur du marché unique, on est à l’extérieur sur tous les secteurs”, a-t-il dit. “Nous avons tous insisté pour dire qu’il n’y avait aucun accord tant qu’il n’y avait pas un accord sur tout (…) et que les éléments sur la période transitoire étaient liés à un accord d’ensemble”, a ajouté Emmanuel Macron. Les négociations sur l’avenir des relations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne doivent quant à elles débuter le mois prochain. Autant dire que pour l’essentiel, l’UE s’est surtout donné du temps.

Brexit: avenir noir pour les britanniques

Brexit: avenir noir pour les britanniques

Jusque-là le Brexit  n’a pas eu encore trop d’effets négatifs pour l’économie du Royaume-Uni. Deux raisons à cela le Royaume-Uni comme tout les autres pays bénéficie de la dynamique de la reprise mondiale et le Brexit  n’a pas encore eu d’effet puisque le Royaume-Uni va demeurer dans l’union économique avec les mêmes droits que les autres membres jusqu’en 2019 ; en outre il y aura une période de transition jusqu’à fin 2021. La première conséquence économique pourrait être l’impact sur la croissance pendant une quinzaine d’années. Un impact qui selon les hypothèses peut-être de chiffrer de 0,1 % à 0,5 % par an durant 15 ans. Des pertes considérables qui se situent dans la marge de ce qui est nécessaire évité de plomber les comptes publics et le chômage en effet très longue période le taux de croissance du PIB est inférieur à 2 %.  D’après un rapport interne au gouvernement britannique qui envisage plusieurs scénarios, l’économie souffrira après la sortie de l’UE, prévue le 29 mars 2019, quel que soit le type d’accord conclu à l’issue des négociations. Trois scénarios sont envisagés par les auteurs de l’étude. Le premier évoque un accord de libre-échange complet avec l’UE qui aurait pour résultat une baisse de 5 points de la croissance du Royaume-Uni au cours des quinze prochaines années. Le second est celui d’une absence total d’accord. Les Britanniques reviendraient alors aux règles de l’Organisation mondiale du commerce et verraient leur croissance ralentir de 8 points sur cette même période. Enfin, le maintien de l’accès au marché commun serait l’option la plus « intéressante » puisqu’elle provoquerait une baisse de 2% du PIB. L’étude prédit en outre la conclusion de nouveaux accords avec des pays tiers, non membres de l’UE. Problème, ceux-ci ne sauraient compenser les effets du Brexit. Un accord avec les États-Unis -le plus probable- ne pourrait faire gagner que 0,4% de croissance à long terme. Des accords avec d’autres puissances telles que la Chine, l’Inde, l’Australie ou les pays d’Asie du Sud-Est seraient pour leur part à l’origine d’une augmentation du PIB de 0,1 à 0,4% à long terme. Pire encore, la grande majorité des secteurs de l’économie seraient négativement impactés par le Brexit. À commencer par les secteurs financiers, la chimie, l’habillement, l’agroalimentaire, l’automobile et la distribution sans parler de la perte de son statut de centre financier.

 

Brexit dans l’union économique jusqu’en 2021

Brexit dans l’union économique  jusqu’en 2021

La Grande-Bretagne ne quittera l’union économique le 1er janvier 2021. C’est ce qui ressort d’un accord qui fixe aussi une période de transition de 21 mois à compter du Brexit  qui commencera en mars 2019. Certains pourront trouver ce délai relativement long mais il est sans doute nécessaire à la fois pour des motifs politiques, aussi compte tenu de la complexité du dossier. Il s’agit de prévoir les conditions de sortie de l’union européenne mais aussi les nouvelles relations commerciales entre les deux zones.  Il y a aussi la dimension politique et l’hypothèse d’un renoncement au Brexit.  Invité dimanche du Grand Rendez-vous d‘Europe 1-CNews-Les Echos, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a déclaré que la porte restait “ouverte” si le Royaume-Uni souhaitait revenir sur la décision de quitter l‘UE votée par référendum le 23 juin 2016. “La porte est ouverte: si les Britanniques veulent changer d‘avis, très bien ! Mais je veux marquer un peu de scepticisme: les Britanniques ont voté, et je regrette ce vote, même si je le respecte”, a-t-il dit. D’ici 2021 l’opinion des Britanniques pourrait bien évoluer la situation politique aussi d’autant que les prochaines élections législatives auront lieu en 2022. Du coup à Londres, où les plus fervents avocats du Brexit s‘inquiètent de ce que cette transition soit une “trahison” du vote des électeurs, le nouveau ministre d‘Etat au Bureau du Cabinet, David Lidington, a appelé le Parti conservateur à l‘unité. “Ce que je dis à tous mes collègues, c‘est que la famille conservatrice doit se rassembler dans un esprit de respect mutuel et regarder l‘ensemble du tableau”, a-t-il déclaré dimanche sur la BBC. Un sondage ICM pour le Guardian a montré vendredi soir que 47% des Britanniques interrogées étaient favorables à un référendum de ratification de l‘accord final entre Londres et les Européens, contre 34% d‘un avis contraire et 19% sans opinion. Cette option a été catégoriquement rejetée par le cabinet May qui craint évidemment l’hypothèse d’un Brexit dur.

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