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Brexit: le parlement britannique s’enfonce un peu plus dans les contradictions

Brexit: le parlement britannique s’enfonce un peu plus dans les contradictions

Le gouvernement britannique ne peut pas demander aux parlementaires de la Chambre des communes de revoter sur l’accord de retrait qu’ils ont rejeté la semaine dernière, déclare le président de la Chambre des communes, le conservateur John Bercow. Une nouvelle fois, les députés britanniques mettent des bâtons dans les roues de la première ministre en refusant de revoter sur l’accord passé entre l’union économique et le Royaume-Uni. Pour schématiser, les députés ont refusé à la fois un Brexit sans accord (Brexit dur) et un Brexit mou avec l’accord proposé. Par ailleurs on voit mal comment Theresa May pourrait arracher de l’union européenne un autre  accord que celui qui était négocié car il comporte déjà de nombreuses concessions. Du coup il est vraisemblable que le gouvernement britannique sera contraint de demander que la date d’application du Brexit soit décalée dans le temps. En fait,  l’union européenne pourrait consentir à un nouvel habillage de l’accord mais sans en changer le fond ce qui permettrait de contourner le nouveau blocage des députés. “Ce que le gouvernement ne peut légitimement pas faire, c’est de soumettre à nouveau à cette Chambre la même proposition ou sensiblement la même proposition que cette qui a été rejetée la semaine dernière par 149 voix d’écart”, a poursuivi John Bercow. D’après Robert Peston, de la chaîne ITV, il est “désormais presque acquis à 100%” qu’il n’y aura pas d’accord entre le gouvernement britannique et le Parti unioniste démocratique (DUP) d’Irlande du Nord dont les dix élus au Parlement de Westminster sont indispensables à la majorité de Theresa May. “Par conséquent (…), Theresa May ne se risquera pas à un troisième vote significatif (ndlr, de ratification de l’accord de retrait) cette semaine”, ajoute-t-il. D’après le quotidien London Evening Standard, qui cite des sources parlementaires, Theresa May serait prête à sacrifier son négociateur en chef, Olly Robbins, afin de rallier les voix qui lui manquent à la Chambre des communes. “On a dit à un élu que M. Robbins, ‘bête noire’ (ndlr, en français dans le texte) des élus conservateurs de l’European Research Group s’en irait dès que l’accord sera passé”, écrit le journal. En déclarant il y a un mois au bar d’un hôtel de Bruxelles, où un journaliste d’ITV a entendu sa conversation, que la seule alternative possible, c’était d’approuver l’accord de Brexit négocié par May avec les Européens ou d’accepter un report significatif de la date du divorce, le négociateur en chef du Royaume-Uni avait semé le trouble en Grande-Bretagne.

Report du Brexit : jusqu’à quand, pour quoi faire ?

Report du Brexit : jusqu’à quand, pour quoi faire ?

 

Il y a maintenant trois ans que les responsables britanniques s’écharpent sur la question du Brexit sans parvenir à se mettre d’accord sur une issue possible. Pour preuve les députés britanniques ont voté à la fois contre le Brexit doux  faisant suite à l’accord passé entre Theresa May et l’union économique. Mais ’ils ont voté de la même manière contre la prospective d’un Brexit dur, c’est-à-dire sans accord avec l’union économique. Bref la classe politique britannique s’enfonce de plus en plus dans le marécage de ses contradictions. Du coup, les députés britanniques ont voté massivement jeudi en faveur d’un report du Brexit, actuellement fixé au 29 mars,  Les élus ont approuvé par 412 voix contre 202 une motion gouvernementale prévoyant un report de courte durée, au plus tard au 30 juin, en cas d’adoption d’un traité de divorce d’ici mercredi, ou un report de longue durée – sans aucune limitation – en cas de rejet. Des prises de position complètement incompréhensible et qui témoignent que beaucoup de députés britanniques sont complètement hors sol par rapport aux enjeux économiques, sociaux et politiques. En fait, on voit mal ce que pourrait apporter une nouvelle discussion d’un accord de transition entre le Royaume-Uni et l’union économique. Il n’est pas certain que la commission européenne apprécie vraiment l’hypocrisie britannique qui envisage y compris un report de la date de longue durée. Les Brexiters et les unionistes nord-irlandais jugent le texte de transition conclue entre Theresa May et la commission économique inacceptable en l’état, car il prévoit le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière avec l’UE – dans l’attente du résultat des négociations sur les relations futures entre les deux entités – afin d’empêcher le rétablissement d’une frontière entre les deux Irlande. Le plus grave dans l’affaire c’est que ce tissu de contradictions britanniques va créer une incertitude supplémentaire sur les conditions juridiques futures des échanges de biens, de capitaux et de personnes. Juste à un moment ou la croissance se tasse dangereusement dans l’union économique : sans doute pas plus de 1 % en 2019 et des perspectives de récession pour le Royaume-Uni

Brexit : les députés britanniques ni pour, ni contre !

Brexit : les députés britanniques ni pour, ni contre !

 

Plus les votes se multiplient et plus la situation s’obscurcit. Lors du dernier épisode du feuilleton,  les députés britanniques se sont prononcés contre un Brexit dur c’est-à-dire sans accord. Mais les jours précédents ils avaient aussi voté contre un Brexit doux  avec l’accord passé entre l’union économique et Theresa May. Autrement dit les parlementaires britanniques pour schématiser ne sont ni pour un Brexit dur, ni pour un Brexit dur !  En fait, ils voudraient renégocier un accord de transition que refuse l’union européenne considérant qu’elle a déjà fait déjà beaucoup de concessions. La date fatidique de rupture avec l’union économique est fixée au 30 mars. On voit mal comment d’ici cette échéance les députés britanniques pourraient se mettre d’accord sur une position cohérente. Du coup il est vraisemblable qu’il risque de se prononcer pour un report de la date du 30 mars. Un report officiellement de quelques mois mais qui pourrait durer compte tenu de l’imbroglio politique au Parlement britannique. Ce mercredi 13 mars dans la soirée, d’extrême justesse, l’option d’un Brexit sans accord. 312 membres de la Chambre des Communes ont voté contre cette possibilité et 308 ont voté pour, soit un écart très serré de 4 votes. S’exprimant devant les parlementaires, Theresa May les a invités à approuver l’accord de sortie de l’Union négocié avec Bruxelles afin de pouvoir obtenir une « courte prolongation technique » de l’article 50, faute de quoi le Brexit pourrait ne pas intervenir avant longtemps. « Une courte extension technique ne sera offerte que si nous avons un accord en place », a dit la Première ministre. Sans accord, « une extension beaucoup plus longue » sera nécessaire tout comme la tenue d’élections européennes au Royaume-Uni, a-t-elle ajouté. Le gouvernement britannique va proposer jeudi de repousser le Brexit au 30 juin à condition que le Parlement approuve d’ici au 20 mars le projet d’accord négocié avec Bruxelles, a annoncé mercredi le président de la Chambre des Communes, John Bercow. Si le texte est adopté d’ici le 20 mars, « le gouvernement s’efforcera d’obtenir un accord avec l’Union européenne afin d’obtenir un report pour une période qui s’achèvera le 30 juin 2019″, a expliqué le président de la Chambre des Communes. De son côté la commission européenne a réitéré son refus de négocier et rappeler qu’il n’existe que deux solutions de sortie de crise, celle qui passe par la conclusion d’un accord et celle qui passe par l’absence d’accord, a rappelé l’exécutif européen. Une petite ouverture qui pourrait ouvrir la porte à des modifications secondaires de l’accord de transition mais peut être suffisant pour Theresa May afin d’obtenir une majorité au Parlement. Bref de la tambouille politique.

Brexit : non à une nouvelle négociation ( union européenne)

 Brexit : non à une nouvelle négociation ( union européenne)

 

Les Britanniques sont pris dans le piège qu’ils ont organisé eux-mêmes en refusant l’accord de transition avec l’union européenne. Ils vont sans doute  exclure un berxit dur, c’est-à-dire sans accord du tout avec une demande de report de la date d’application de la rupture avec l’Europe. Le problème c’est que l’union économique n’est pas prête à rediscuter un accord de transition et qu’un accord plus définitif demandera de longues mois de négociations voire des années. Peut-être que pour sauver la face -et en même temps Theres May-  l’union économique acceptera un délai cours de quelques mois pour reporter la date de rupture du berxit  fixée à fin mars. Mais ce délai ne tiendra pas, il faudra nécessairement le prolonger ou alors accepter une rupture sans accord du tout. Bref on s’oriente tout droit vers une impasse. Ce que confirme d’ailleurs Michel Barnier, le négociateur en chef des Européens, à l’annonce des résultats du vote des parlementaires britanniques. “L’impasse ne peut être réglée qu’au Royaume-Uni. Nos préparatifs en vue d’un ‘no deal’ sont désormais plus importants que jamais”, a-t-il ajouté sur Twitter. Dans des déclarations soigneusement coordonnées, le président du Conseil européen, Donald Tusk, et la Commission européenne ont noté que l’UE avait “fait tout ce qui est possible pour parvenir à un accord” “Il est difficile de voir ce que nous pourrions faire de plus”, a ajouté le porte-parole de Tusk. “A seulement 17 jours du 29 mars, le vote de ce jour a significativement accentué la probabilité d’un Brexit sans accord.” La veille à Strasbourg, où il s’était accordé avec Theresa May sur un aménagement de la question du “backstop” nord-irlandais, cette clause de sauvegarde censée éviter un retour à une frontière physique en Irlande qui focalise la colère des Brexiters, le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, avait prévenu: “Il n’y aura pas de troisième chance, pas d’interprétation sur les interprétations, pas d’assurance sur les assurances. Les Européens, qui ont souligné dans leur ensemble que la solution se trouvait désormais à Londres, s’attendent désormais à ce que la Première ministre britannique leur demande un report de la date prévue pour le divorce, actuellement fixée au 29 mars au soir, afin d’éviter un Brexit sans accord dont les milieux d’affaire redoutent qu’il soit un “saut dans le vide” aux conséquences lourdes. Pour le député européen Philippe Lamberts, une alternative simple se présente désormais à la Grande-Bretagne: soit elle organise un second référendum sur le Brexit, soit elle revient sur les “lignes rouges” fixées par Theresa May et accepte l’idée de rester au sein de l’union douanière européenne après son départ. “L’UE est allée jusqu’au bout pour tenter de satisfaire aux lignes rouges du gouvernement britannique. Nous ne pouvons pas continuer d’assister en témoin au cirque itinérant de Theresa May vers Bruxelles, Londres, Dublin et Strasbourg, tandis que le Parlement de Westminster est incapable de s’accorder avec lui-même.”

Brexit : pourquoi la Grande Bretagne va s’enfoncer dans une crise profonde ?

Brexit : pourquoi la Grande Bretagne va s’enfoncer dans une crise profonde ?

 

Une nouvelle fois, l’accord négocié entre l’union européenne et Theresa May t a été rejeté par les députés britanniques. Du coup, la Grande-Bretagne va s’enfoncer dans une crise économique et politique grave. Moins en raison du vote que de l’incertitude relative  aux futurs des relations entre le Royaume-Uni et l’Europe. Suite à ce vote négatif le Parlement devrait rejeter la perspective d’un berxit  dur avec une demande de décalage dans le temps de l’application de la rupture. Théoriquement cette période de transition devrait être courte, quelques mois seulement. Ensuite il faudra renégocier un accord commercial qui lui demandera une longue période de négociation. Du coup, la transition pourrait être relativement longue. Pendant ce temps la situation politique pourrait aussi évoluer sous le poids notamment des catastrophes économiques qui se préparent. En effet les acteurs économiques et financiers craignent par-dessus toutes les incertitudes du cadre juridique et fiscal qui encadrera les échanges de biens, de capitaux et de personnes. Des cette année, la Grande-Bretagne pourrait d’ailleurs connaître la récession. Évidemment l’union économique sera également touchée ;  alors que pour l’instant les perspectives de croissance sont déjà limitées à 1 %. On ne peut écarter l’hypothèse d’une contagion de la récession britannique à l’ensemble de l’Europe. Théoriquement la rupture des Royaume-Uni avec l’Europe devrait coûter 0,5 % au PIB  en Allemagne, 0, 3% en France . En Allemagne la prévision est actuellement de 1 % et en France de 1,3 %. Conclusion la croissance tant de l’union économique que de la Grande-Bretagne sera très affectée en 2019 en raison d’une conjoncture déjà très maussade et de l’impact inévitable du brexit.  Theresa Maya dit “regretter profondément” la décision prise par les parlementaires, assurant une nouvelle fois qu’elle était convaincue que cet accord est le meilleur possible. La dirigeante conservatrice a réaffirmé sa volonté, exposée fin février, d’organiser deux nouveaux votes, le premier dès mercredi sur l’opportunité de quitter l’UE sans accord à la date prévue du 29 mars. Elle a précisé au passage qu’il n’y aurait pas de consigne de vote de la part du gouvernement. Si, comme on s’y attend, les députés rejettent la perspective d’un ‘No Deal’, qui effraie les milieux d’affaires de la cinquième puissance économique mondiale, un troisième vote aura lieu jeudi sur un report “court et limité” de la date du Brexit “Je serai claire: voter contre une sortie sans accord et pour une extension ne réglera pas les problèmes auxquels nous sommes confrontés”, a souligné Theresa May mardi soir. “L’UE voudra savoir quel usage nous voulons faire d’une telle prolongation. Cette assemblée aura à répondre à cette question.” L’UE a également prévenu qu’il n’y aurait pas d’autres changements ou aménagements à l’accord de retrait difficilement négocié entre Londres et Bruxelles et entériné fin novembre par les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept. “Il n’y aura pas de troisième chance, pas d’interprétation sur les interprétations, pas d’assurance sur les assurances si le ‘vote significatif’ de demain (mardi) échoue”, a averti Jean-Claude Juncker lundi soir.

Brexit: l’UE fait semblant de faire des concessions à Theresa May !

Brexit: l’UE fait semblant de faire des concessions à Theresa May !

 

Un vrai jeu de dupes en vérité que cette pseudo négociation entre Theresa May et la commission européenne. L’union économique fait semblant d’avoir fait des concessions à Theresa May et laquelle claironne qu’elle a obtenu de nouveaux avantages. L’objectif pour Theresa May est de tenter de persuader quelques parlementaires supplémentaires pour signer l’accord de transition élaborée entre la Grande-Bretagne et l’union économique. En fait, il n’y a guère de changement par rapport à ce premier document sinon qu’on affirme que les mesures concernant l’épineuse question de la frontière irlandaise ne constitue pas un piège et qu’on cherchera ultérieurement un accord plus définitif. En fait,  ce qui déjà était prévu dans l’accord initial. Le représentant britannique fait monter la mayonnaise en sur valorisant cettte pseudo négociation «Ce soir à Strasbourg, la première ministre a obtenu des changements légalement contraignants qui renforcent et améliorent l’accord de retrait et la déclaration politique», affirmait David Lidington, appelant les députés britanniques à voter l’accord lorsqu’il leur sera représenté mardi. Il s’agit en particulier de nouvelles garanties sur le «backstop» – le dispositif controversé qui maintiendrait le Royaume-Uni dans une union douanière avec l’UE pour éviter une frontière en Irlande. Celles-ci devaient prendre la forme de deux documents clarifiant que le Royaume-Uni ne pourrait être piégé indéfiniment par l’UE dans ce mécanisme et lui permettant de solliciter un arbitrage extérieur en cas de désaccord. Des modifications cosmétiques destinées à rassurer les députés récalcitrants. En Chine responsable politique Theresa May a quand même préparé ses arrières pour le cas où le vote du Parlement serait négatif. En cas de nouveau rejet parlementaire de son accord, May a promis aux députés un vote, mercredi, pour ou contre une sortie sans accord («no deal») le 29 mars.  Si les députés écartent un «no deal» à la fin mars, ils auraient ensuite, le même jour ou le lendemain (jeudi), la possibilité de voter sur un report de la date du Brexit. La première ministre a évoqué une «courte extension» de deux à trois mois. La vérité c’est que les Britanniques pris au piège de leur référendum cherchent maintenant à gagner du temps. Ceci vaut également pour les breaks si peur qui commence à s’inquiéter des conséquences économiques d’une rupture avec l’union économique.

Royaume-Uni : un report « limité » du Brexit voté qui ne change rien

Royaume-Uni : un report « limité » du Brexit voté qui ne change rien

Les Britanniques ont voté pour le principe d’un report limité du Brexit. Mais un report qui ne clarifie guère la situation. La question fondamentale est de savoir si la Grande-Bretagne veut ou non demeurer dans l’union économique ; Si la Grande-Bretagne va se résoudre à organiser un nouveau référendum ou de nouvelles élections. Le problème, c’est que les Britanniques sont complètement englués dans leurs contradictions. Pour résumer il voudrait quitter l’union économique mais continuer de bénéficier de ses avantages en matière notamment d’échanges commerciaux mais sans se soumettre aux règles communautaires. Des conditions inacceptables pour l’union économique qui attend vainement une clarification de la posture britannique. Pour gagner du temps, Theresa May va soumettre au vote du Parlement, le 12 mars au plus tard, la version modifiée de l’accord de divorce qu’elle aura pu obtenir de Bruxelles. La première mouture de cet accord avait été massivement rejetée en janvier par les députés. Si cette nouvelle version est également recalée, la Première ministre demandera le 13 mars aux élus s’ils veulent sortir de l’UE sans accord. Et en cas de refus, elle leur soumettra le 14 mars une proposition de report « limité » du Brexit.  La vraie solution serait évidemment de reporter par exemple de deux à trois ans l’éventualité d’un Brexit. Le temps nécessaire pour que la conjoncture politique évolue en Grande-Bretagne. Mais pour l’instant cette  propositions de report prolongé est inacceptable outre-manche où l’on redoute en même temps les effets d’un Brexit dur dans les conséquences serait assez dramatique pour le Royaume-Uni mais aussi pour l’Europe même si c’est  dans une moindre mesure. En Allemagne par exemple un break site dur pourrait entraîner un affaiblissement du PIB de l’ordre de 0,5 % et autour de 0,3 % en France. Mais pour reporter le Brexit, il faudra que les pays de l’UE donnent leur accord à l’unanimité. Le président français, Emmanuel Macron, s’est dit mercredi prêt à examiner une telle demande « si elle est justifiée »« Nous ne pourrons en aucun cas accepter une extension sans une perspective claire sur l’objectif poursuivi », a-t-il prévenu, rappelant que l’accord de retrait ne pourrait pas être renégocié. Même son de cloche du côté de Michel Barnier, négociateur européen sur le Brexit. Ce dernier a estimé qu’un éventuel report serait possible, à condition que les Britanniques expliquent à quoi ils veulent employer le temps supplémentaire alloué.

Brexit dur : une perte de 0,5% au PIB allemand (BDI)

Brexit dur : une perte de  0,5% au PIB allemand, (BDI)

 

La fédération professionnelle allemande estime que le PIB outre-Rhin pourrait être amputé de 0,5 % avec un Brexit  dur ;  une conséquence très importante quand on sait que le PIB ne serait que de 1 % cette année. Curieusement en France aucune évaluation n’est faite quant aux conséquences d’une rupture brutale entre la Grande-Bretagne et l’union économique. Alors qu’on sait  que l’Allemagne est le premier partenaire commercial de la France. Une réduction importante du PIB en Allemagne aurait forcément des incidences néfastes pour la croissance en France. Par ailleurs d’après une étude de l’assureur-crédit Euler Hermes, la France serait un des pays les plus affectés par un Brexit.  Même si ce sont les Pays Bas, la Belgique et l’Irlande, dont les liens commerciaux avec Londres sont très étroits, qui auraient le plus à y perdre. Une sortie de l’Union Européenne se traduirait par une dépréciation de la livre sterling et une chute du PIB britannique, ce qui entrainerait de fait une forte diminution des importations du Royaume Uni. Partant de ce constat, les auteurs de l’étude font deux scénarios. Soit Londres signe un accord de libre-échange avec l’Union Européenne. Dans ce cas, pour la France ce serait un manque à gagner sur ses exportations vers le Royaume Uni  de près de 2 milliards et demi d’euros entre 2017 et 2019. Mais sans accord de libre-échange, c’est la deuxième hypothèse, ce serait alors plus de 3 milliards d’euros. L’agro-alimentaire et  l’industrie chimique seraient les secteurs les plus touchés : jusqu’à un demi-milliard d’euros de pertes d’ici 3 ans. Autre conséquence d’un Brexit : le recul des investissements français en Grande Bretagne et britanniques en France, avec à l’arrivée, un impact possible de 0,2 points de PIB pour la France. L’impact total d’un break site dur pourrait être presque aussi important que celui ressenti par l’Allemagne. Outre-Rhin,  La fédération professionnelle a précisé que cela reviendrait à amputer le PIB allemand de quelque 17 milliards d’euros cette année et la Grande-Bretagne se retrouverait sans doute en récession en cas de Brexit sans accord. “Les mesures d’urgence prises par les entreprises et les politiques pourraient atténuer les pires effets mais nous n’en ressentirions pas moins réellement les effets d’un Brexit dur”, dit Joachim Lang, suivant le texte d’un discours qu’il devait prononcer à Berlin.

La comédie du Brexit va continuer avec un possible report en 2021

La comédie du   Brexit va continuer avec un possible report en 2021

 La problématique politique de la Grande-Bretagne vis-à-vis du Brexit  qui devient de plus en plus caricaturale. En effet politiquement la Grande-Bretagne doit affirmer qu’elle entend quitter l’union européenne pour respecter le référendum. Dans le même temps, Theresa May cherche une porte de sortie pour que ce Brexit  ne soit pas effectif en donnant l’illusion qu’elle peut renégocier l’accord de sortie. Comme nous l’avons indiqué à de nombreuses reprises, compte tenu des contradictions actuelles, la seule issue possible est de reporter la mise en œuvre du Brexit en attendant que les conditions politiques britanniques puissent évoluer.  La Grande-Bretagne s’enfonce dans la confusion la plus totale vis-à-vis du Brexit. En fait,  on ne sait pas si les intéressés font durer le plaisir pour reporter la date de départ voir même pour certains pour rester dans l’union. Ce qui paraît certain pour l’instant c’est que le projet d’accord conclu entre l’union économique et la première ministre britannique ne parvient pas à recueillir le soutien d’une majorité au Parlement. Du coup,  ou bien il faudrait recommencer complètement la négociation, ou envisager une sortie brutale. Sans parler de ceux qui souhaitent une nouvelle négociation. Finalement,  en l’état des oppositions aussi bien des pros Brexit  que des anti Brexit au projet d’accord entre l’union et Theresa May tout cela pourrait se terminer par de nouvelles élections. De nouvelles élections qui donneraient du temps aux uns  et aux autres pour affiner leurs arguments. Politiquement Theresa May est complètement coincée. Le projet d’accord négocié avec Bruxelles, qui prévoit un maintien des liens commerciaux avec le continent, est contesté tant par l’opposition qui refuse de faire le moindre cadeau à la dirigeante que dans les rangs du Parti conservateur au sein duquel les plus farouches adversaires de l’Union européenne déplorent que le texte ne prévoie pas de rupture nette. Le projet est aussi contesté par les partisans d’un maintien dans l’Union, qu’ils soient conservateurs, travaillistes ou libéraux-démocrates et qui réclament la fin de la procédure de sortie. Les libéraux-démocrates ont d’ailleurs réclamé la révocation pure et simple de l’article 50 qui encadre la sortie d’un Etat membre de l’Union. Compte de tenu de cette situation de fait la date de rupture avec l’union européenne pourrait être reportée .Les dirigeants européens étudient d’ailleurs  la possibilité de reporter le Brexit jusqu’en 2021 si la première ministre britannique, Theresa May, ne parvient pas à faire adopter par le Parlement de Westminster l’accord qu’elle a négocié avec Bruxelles, rapporte dimanche le Guardian en citant des sources européennes. Vivement critiquée par l’opposition travailliste après ce nouveau report, la Première ministre pourrait envoyer lors des débats qui auront lieu cette semaine au Parlement le signal qu’elle est disposée à écarter l’hypothèse d’une sortie sans accord (« no deal »), dont ne veulent ni les parlementaires, ni les milieux d’affaires, a rapporté dimanche soir la BBC en citant une source gouvernementale. Et la seule porte de sortie serait un report de la date de mise en œuvre effective du Brexit.

Brexit: on cherche un habillage pour repousser la date

 Brexit: on cherche un habillage pour repousser la date

Officiellement, il n’est pas question de renégocier l’accord pour l’union européenne. Officiellement, il n’est pas question de l’accepter pour la Grande-Bretagne. Du coup, au lieu de parler de l’accord, on va se rabattre sur la déclaration politique qui accompagne cet accord. L’hypothèse la plus vraisemblable, c’est qu’on risque de repousser les échéances dans le temps. En effet la rupture entre l’union économique et la Grande-Bretagne est fixée au 29 mars. Une date beaucoup trop proche pour envisager une nouvelle négociation. Pour résumer, la déclaration politique pourrait donner du temps au temps. Ainsi le principe du Brexit  défendu par la Grande-Bretagne ne serait pas remis en cause de même que la volonté de l’union européenne de parvenir à une sortie organisée. En fait, l’échéance pourrait être reporté d’un an voir davantage. Cela va cela donnerait du temps aux Britanniques de se donner une majorité politique un peu cohérente. Cela éviterait aussi à l’union économique d’avoir à affronter le choc économique du Brexit à un moment où la conjoncture économique se tasse sérieusement. Michel Barnier réaffirmera  donc lundi à son interlocuteur Stephen Barclay, le ministre britannique chargé du Brexit qu’il rencontrera à Bruxelles, que l’UE ne renégociera pas l’accord de divorce mais qu’elle est prête à retravailler la déclaration politique qui l’accompagne. “J’ai hâte de rencontrer Steve Barclay lundi soir à Bruxelles”, a déclaré sur Twitter le négociateur en chef de l’Union européenne sur le retrait britannique, prévu le 29 mars. “L’UE ne rouvrira pas l’Accord de retrait. Mais je réaffirmerai que nous sommes prêts à retravailler la déclaration politique dans le respect total des principes du Conseil européen”, a-t-il ajouté. Le même message avait été adressé jeudi à la Première ministre Theresa May qui a rencontré à Bruxelles le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le président du Conseil européen Donald Tusk.

Brexit : la Grande-Bretagne veut renégocier l’accord de transition

Brexit : la Grande-Bretagne veut renégocier l’accord de transition

 

 

Theresa May a certes réussi à rassembler ses troupes autour d’elle finalement en renonçant à son propre accord de transition qu’elle avait élaborée avec l’union européenne mais en s’enfonçant encore un peu plus dans ses contradictions. En clair après différents votes des communes, la Grande-Bretagne renonce à l’accord de transition et demande une renégociation. Bref on repart totalement à zéro et il est clair qu’une négociation ne pourra pas aboutir avant le 29 mars. En fait, Theresa May sans le dire joue la montre et attend sans doute de l’union européenne qu’on repousse la date de rupture et qu’on la décale d’un an voire deux, le temps nécessaire à une évolution de la conjoncture politique britannique. D’une certaine, l’union économique est prise au piège. Il ne lui reste que deux possibilités ou bien répondre non à la Grande-Bretagne pour cette demande de renégociation et ce serait alors un Brexit dur. Ou bien décaler dans le temps la sortie de la Grande-Bretagne.

La première ministre a donc effectué un revirement de taille en acceptant de revenir sur sa position et de rouvrir l’accord de retrait, qu’elle présentait jusqu’ici comme la seule option sur la table. Le respectable député conservateur Graham Brady a réussi à faire adopter, par 317 voix, contre 301, un amendement qui soutient l’accord de sortie, à condition que le dispositif controversé du «backstop» – visant à garantir l’absence de frontière en Irlande en maintenant le Royaume-Uni dans l’union douanière avec l’UE – soit remplacé par des «arrangements alternatifs», non spécifiés à ce stade. Plutôt que de faire face à la défiance de ses députés, Theresa May a soutenu cet amendement et appelé ses députés à voter en sa faveur. Ce qu’ils ont fait presque comme un seul homme, y compris les plus ardents brexiters, malgré leurs réticences initiales. Même l’eurosceptique en chef Boris Johnson s’est rangé derrière cette nouvelle solution. Le seul problème c’est que cette proposition par ailleurs assez floue et inacceptable en l’état par l’union européenne. Mais la balle est quand même dans le camp de l’union européenne qui faute d’un renoncement à l’accord de transition passée avec Theresa May risque d’être contrainte d’accorder un nouveau délai pour la mise en œuvre du Brexit.

 

Brexit : frontière ou pas frontière en Irlande, c’est la question

Brexit : frontière ou pas frontière en Irlande, c’est la question

 

La clause de « backstop  est sans doute le point qui oppose le plus l’union européenne aux partisans britanniques du break site. En fait, on semble d’accord sur les mesures transitoires relatives à cette clause mais l’union économique s’oppose à ce  qu’elle devienne définitive. En clair l’union européen considère évidemment que l’Irlande du Sud est partie intégrante de l’union économique et que les règles internes du marché européen doivent s’y appliquer mais sans frontière physique avec l’Irlande du Nord qui serait soumise comme l’ensemble de la Grande-Bretagne un accord d’union douanière. Or la Grande-Bretagne estime que cette absence de frontière risque de fête de soumettre l’ensemble de son pays aux règles de l’union européenne.  Michel Barnier refuse toujours de revenir sur le « backstop » irlandais (ou filet de sécurité), prévu dans l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne afin d’éviter le retour d’une frontière en Irlande du Nord. Dans un entretien au Monde ce jeudi 24 janvier, le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit a déclaré que le filet de sécurité ne peut être limité dans le temps, car cela contreviendrait à son objectif qui est de garantir l’absence de frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. « Ce filet de sécurité fait partie du traité de retrait. C’est une assurance pour préserver la paix et la stabilité de l’île d’Irlande (…) Le « backstop » dont nous parlons aujourd’hui [l'Irlande du Nord resterait alignée sur les règles du marché intérieur et le Royaume-Uni dans son ensemble serait maintenu dans une union douanière], c’est le Brexit qui nous l’impose. Et c’est celui qu’a choisi le Royaume-Uni », explique t-il dans les colonnes du Monde. Ces propos battent en brèche l’espoir qu’ont certains, à Londres, de voir le gouvernement britannique faire entériner l’accord par les députés en fixant une limite dans le temps à l’application de la clause de « backstop ». En effet, les partisans d’un divorce net avec l’UE voient cette clause comme un « piège », qui arrimerait leur pays indéfiniment à l’Union malgré le Brexit. Le négociateur européen, qui doit s’entretenir ce jeudi à Berlin avec la chancelière Angela Merkel, a estimé en outre qu’une autre possibilité envisagée par Londres, celle de conclure un accord bilatéral avec Dublin, était elle aussi impossible, car la frontière de l’Irlande est amenée à devenir la frontière de l’UE et du marché intérieur après le Brexit. À ses yeux, l’accord qui a été négocié avec les Britanniques – mais qui a été nettement rejeté par les députés de la Chambre des communes le 15 janvier -, est le meilleur qui existe, si l’on tient compte des « fameuses lignes rouges » fixées par le Royaume-Uni. D’autres options seront possibles si ces lignes rouges évoluent, a cependant relativisé Michel Barnier. L’Irish Independent écrit ce jeudi qu’en cas de Brexit dur, 600 agents de police pourraient être déployés aux quelque 300 postes-frontières échelonnés le long des 500 km de frontière entre l’Irlande et l’Ulster. Le journal irlandais cite des sources au fait d’une réunion qui s’est tenue mercredi entre un haut responsable de la police irlandaise, Drew Harris, et ses collaborateurs. Si Michel Barnier exclut de renégocier l’accord, il ne ferme pas la porte à un possible report de la date du retrait du Royaume-Uni de l’UE, prévu en principe le 29 mars prochain à 23h00 GMT. Mais il pose des conditions : un tel report devra être justifié, limité dans le temps et ne devra pas perturber les élections européennes qui se tiendront entre le 23 et le 26 mai 2019.

 

Enjeux économiques d’un Brexit dur

Enjeux économiques d’un Brexit dur

 

D’après les institutions britanniques le PIB  pourrait durement chuter de  l’ordre d’au moins 7 % en cas d’absence d’accord concernant l’accompagnement du Brexit. Un choc évidemment beaucoup plus important qu’avec un accord qui ne ferait baisser la croissance que de 1 à 3 %. L’absence d’accord entre l’union économique et la Grande-Bretagne amènerait les échanges avec ce dernier pays à être couvert dans les conditions de l’organisation mondiale du commerce. En clair, il y aurait un rétablissement des contrôles et surtout des droits de douane qui viendrait amputer la compétitivité de la Grande-Bretagne qui commerce essentiellement avec l’Europe. Parallèlement il faudrait compter sur une hausse de l’inflation aussi une montée du chômage qui pourrait presque doubler. À long terme par contre l’activité comme le chômage pourrait trouver une situation proche d’aujourd’hui. La situation serait d’autant plus catastrophique que la conjoncture économique mondiale actuelle s’inscrit dans une tendance baissière particulièrement en Europe. Parmi les conséquences à noter  la montée des taux d’intérêt et donc de la dette aussi une dévaluation de l’ordre art de 25 % de la livre. Ce qui redonnerait de la compétitivité à l’économie anglaise mais pénaliserait très lourdement les consommateurs donc aussi la croissance interne.

Brexit : May sauvée….. mais pas la Grande Bretagne

Brexit : May sauvée….. mais pas la Grande Bretagne

 

 

Provisoirement, la Première ministre britannique Theresa May a sauvé son poste de Première ministre après le rejet d’une motion de défiance déposée par le Parti travailliste. Une motion de défiance rejetée de justesse par 325 voix contre 306. Pourtant la veille, Theresa May avait essuyé une énorme défaite avec un rejet massif de l’accord entre l’union européenne et la Grande-Bretagne. L’explication est simple,  les conservateurs cette fois n’ont pas voulu additionner meurs voix aux  travaillistes car l’adoption d’une motion de défiance aurait provoqué vraisemblablement des élections. Or en l’état du rapport de force les conservateurs pourraient perdre ces élections et le pouvoir. D’une certaine manière, ce vote en faveur de Theresa May ne change rien à l’inextricable situation dans laquelle s’est mise la Grande-Bretagne qui refuse le compromis mais qui ne propose pour l’instant rien à la place. La vérité, c’est qu’aucune solution ne pourra être trouvée avant la date fatidique de Mars et que sans doute les Britanniques devront accepter une prolongation de cette date. Et à la fin des fins la Grande-Bretagne pourrait revenir sur le Brexit en s’appuyant sur une nouvelle consultation. Theresa May a promis de travailler avec les parlementaires pour éviter un Brexit désordonné tout en excluant-pour l’instant– l’organisation d’un nouveau référendum sur cette question. Un porte-parole du Labour a immédiatement douché les espoirs que pourraient entretenir la chef du gouvernement britannique en annonçant qu’il était improbable que cette dernière puisse obtenir aux Communes une majorité sur son projet actuel de sortie de l’UE. Les travaillistes soutiennent que la meilleure solution demeure de nouvelles élections législatives, une option que May écarte après le scrutin anticipé qu’elle a convoqué en juin 2017 et qui a fait perdre aux conservateurs leur majorité absolue.“Bien sûr, (le chef du Parti travailliste) Jeremy (Corbyn) est prêt à rencontrer la Première ministre mais cela signifie de véritables négociations afin de résoudre la crise du Brexit (…) et le point de départ pour cela est d’exclure une absence d’accord”, a dit un porte du Labour. Pour résumer de labour a voté contre le projet d’accord du Brexit mais en souhaite un autre qui ne pourra pas être très différent du précédent sauf à faire éclater l’Europe

Brexit : Theresa May face à une motion de censure qui ne sera pas adoptée !

Brexit : Theresa May face à une motion de censure qui ne sera pas adoptée !

 

 

 

 

 

La Grande-Bretagne va encore être le théâtre d’une contradiction supplémentaire. En effet que la chambre des communes vient de rejeter l’accord conclu avec l’union économique pour organiser la transition du Brexit ;  il est clair que cela constitue pour le gouvernement. La logique voudrait qu’un vote intervienne pour renouveler ou non la confiance à Theresa May. Or une motion de censure a été déposée par les travaillistes. Mais elle a peu de sens d’être votée par les conservateurs qui de façon majoritaire contestent Theresa May mais veulent cependant continuer à détenir le pouvoir. En effet il y a de grandes chances qu’ils le perdraient en cas d’élection législative.  À la chambre des Communes, le traité conclu par la dirigeante conservatrice n’a obtenu que 202 voix contre 432, la plus lourde défaite essuyée par un dirigeant britannique depuis les années 1920. Ce vote historique a plongé le Royaume-Uni dans le flou concernant son avenir, à deux mois et demi du Brexit, prévu le 29 mars. Sitôt le résultat connu, le chef de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a présenté une motion de censure contre le gouvernement, qualifiant ce résultat de « catastrophique ». Son initiative a peu de chances d’aboutir. Le Parti conservateur de Theresa May et son allié, le petit parti ultraconservateur nord-irlandais DUP, qui ont mené la charge contre l’accord de Brexit, n’ont en effet aucune envie de se voir supplanter par les travaillistes aux rênes du pays. Dès mardi soir, le DUP et plusieurs députés rebelles conservateurs ont annoncé qu’ils soutiendraient Theresa May. Le vote de la motion de censure est prévu à 19H00 GMT. Si elle est adoptée, un nouvel exécutif doit être formé et recevoir la confiance du Parlement dans les 14 jours. En cas d’échec, de nouvelles élections législatives sont convoquées.

Brexit : une seule solution le report dans le temps

Brexit : une seule solution le report dans le temps

 

Après le rejet par la chambre des communes de l’accord conclu entre l’union européenne et la Grande-Bretagne, il ne reste pas d’autres solutions que de reporter dans le temps la date du Brexit. En effet il sera impossible de négocier un accord susceptible de recevoir l’approbation des députés britanniques à la date prévue. Par ailleurs la situation politique interne en grande Bretagne est inextricable. Faut-il rappeler que ceux qui négocient aujourd’hui pour le compte de la Grande-Bretagne la séparation avec l’union européenne sont ceux qui étaient contre un Brexit. Au sein même des conservateurs c’est la plus grande contradiction entre ceux qui mélangent  les questions de politique interne notamment qui souhaitent changer le premier ministre et ceux  qui se déterminent uniquement sur la problématique européenne. Pour tout dire, la Grande-Bretagne s’est ainsi installé  dans une pagaille monstre. Elle ne pourra pas en sortir si l’UE  n’accepte pas de reporter la date officielle de la rupture. Ce qui permettra de négocier un accord amélioré. Une rupture brutale sans accord risque de provoquer un choc économique considérable. Par ailleurs on voit mal les conservateurs trouver une majorité pour destituer Theresa May car ils pourraient bien perdre la majorité à la chambre. On va donc vivre dans les semaines et les mois à venir de grands moments d’incertitude et de déstabilisation pour la Grande-Bretagne. En faite nombre de responsables britanniques ont joué à l’apprenti sorcier et se retrouvent  finalement sans solution pour sortir le pays de la crise. Cette incertitude politique va en plus ajouter à un climat économique plus morose qui va complexifier la recherche d’un compromis.les Députés de la chambre des Communes ont donc très nettement rejeté mardi soir l’accord de Brexit conclu par la Première ministre britannique Theresa May et l’Union européenne. Quatre cent trente-deux députés ont voté contre l’accord de Brexit et 202 ont voté pour.

Brexit: de plus en plus de confusion

Brexit: de plus en plus de confusion

 

La Grande-Bretagne s’enfonce dans la confusion la plus totale vis-à-vis du Brexit. En fait,  on ne sait pas si les intéressés font durer le plaisir pour reporter la date de départ voir même pour certains pour rester dans l’union. Ce qui paraît certain pour l’instant c’est que le projet d’accord conclu entre l’union économique et la première ministre britannique ne parviendra pas à recueillir le soutien d’une majorité au Parlement. Du coup,  ou bien il faudrait recommencer complètement la négociation, ou envisager une sortie brutale. Sans parler de ceux qui souhaitent une nouvelle négociation. Finalement,  en l’état des oppositions aussi bien des pros Brexit  que des anti Brexit au projet d’accord entre l’union et Theresa May tout cela pourrait se terminer par de nouvelles élections. De nouvelles élections qui donneraient du temps aux uns  et aux autres pour affiner leurs arguments. A un mois et demi de la date prévue du Brexit, les modalités du retrait britannique sont en effet  plus incertaines que jamais et l’hypothèse d’une sortie sans accord, voire celle d’un maintien dans le Bloc, prennent de l’épaisseur. “Il y a certaines personnes à Westminster qui aimeraient retarder ou même arrêter le Brexit et qui utiliseront toutes les ressources disponibles pour y parvenir”, dira-t-elle dans un discours, selon des extraits diffusés dimanche soir. Le projet d’accord négocié avec Bruxelles, qui prévoit un maintien des liens commerciaux avec le continent, est contesté tant par l’opposition qui refuse de faire le moindre cadeau à la dirigeante que dans les rangs du Parti conservateur au sein duquel les plus farouches adversaires de l’Union européenne déplorent que le texte ne prévoie pas de rupture nette. Le projet est aussi contesté par les partisans d’un maintien dans l’Union, qu’ils soient conservateurs, travaillistes ou libéraux-démocrates et qui réclament la fin de la procédure de sortie. Les libéraux-démocrates ont d’ailleurs réclamé dimanche la révocation pure et simple de l’article 50 qui encadre la sortie d’un Etat membre de l’Union. Compte de tenu de cette situation de fête la date de rupture avec l’union européenne pourrait être reportée.

Brexit : Theresa May de plus en plus coincée

Brexit : Theresa May de plus en plus coincée

 

La Grande-Bretagne s’enfonce chaque jour un peu plus dans la crise. En effet, le Parlement pour l’instant s’oppose à tout nouveau référendum visant à mettre en cause le Brexit  mais il n’y a pas non plus de majorité pour approuver l’accord de transition passée entre l’union économique et Theresa May la Première ministre. En outre, il semble bien que le même Parlement refuse d’envisager aussi une période de transition et exige donc le respect de la date du 29 mars prochain pour  la rupture officielle avec l’union économique. Ne reste alors que l’hypothèse d’un Brexit dur mais là aussi le Parlement verrouille le gouvernement en lui imposant de n’engager aucune dépense qui pourrait être nécessitée par un Brexit dur. Autant dire que les marges de manœuvre de Theresa May deviennent de plus en plus inexistantes et que l’issue pourrait bien être politique avec de nouvelles élections législatives que d’ailleurs les conservateurs actuellement au pouvoir ne sont pas du tout certains de gagner. En fait il n’y a aucune majorité pour une sortie en douceur de l’union économique mais il n’y a pas davantage de majorité pour une sortie brutale

«Il n’y a pas de majorité au Parlement (…) pour une sortie de l’UE sans accord», a réagi le chef de file des travaillistes, Jeremy Corbyn. La Première ministre «Theresa May doit maintenant exclure un «no deal» une bonne fois pour toutes», a-t-il ajouté, alors que le gouvernement accélère ses préparatifs en prévision d’un tel scénario. Dans le même temps, le secrétaire d’État au commerce Greg Clark a estimé qu’un «no deal» en mars est une option qui «ne devrait même pas être envisagée».

 

Brexit : un report pour éviter la crise britannique

Brexit : un report pour éviter la crise britannique

 

 

 

Comme c’était prévisible la Grande-Bretagne est tellement empêtrée dans ses contradictions vis-à-vis du Brexit qu’on pourrait arrêter les pendules quant à la décision de quitter l’union. Ce serait une sorte de porte de sortie politique pour éviter la crise outre-manche. En effet la date de sortie officielle est fixée le 29 mars mais le gouvernement britannique est complètement paralysé parce qu’il ne veut ni organiser un nouveau référendum, ni voter en l’état l’accord passé avec l’union européenne pour la transition. La seule solution politique serait donc de provoquer de nouvelles élections législatives que les conservateurs ne sont d’ailleurs pas sûrs de gagner. De toute manière le contexte politique n’est pas réuni pour qu’une décision définitive intervienne le 29 mars concernant la sortie de l’union européenne par la Grande-Bretagne. Du coup de manière discrète des contacts sont pris à l’initiative surtout des Britanniques pour envisager un report de la date fatidique. Ce qui permettrait peut-être de réunir les conditions d’un contexte politique plus favorable à un accord de transition. Ce ne serait pas la première fois que la Grande-Bretagne et le gouvernement conservateur se contredisent sur cette affaire complexe du Brexit. Le quotidien britannique cite trois sources européennes qui disent avoir été approchées par des représentants de Londres chargés de « sonder le terrain » alors que le projet de Brexit négocié par la première ministre Theresa May avec Bruxelles est contesté, tant par l’opposition travailliste que par de nombreux membres de sa majorité conservatrice.

Réagissant aux informations rapportées par le Telegraph, un porte-parole du 10, Downing Street a déclaré que Theresa May a toujours affirmé que le Royaume-Uni quitterait l’Union européenne le 29 mars prochain et qu’aucun report de la mise en œuvre de l’article 50 des traités européens ne serait demandé.

 

 

Brexit: accord sur les sociétés d’investissement ?

Brexit: accord sur les sociétés d’investissement ?

Finalement ce qu’on présente comme un accord concernant les sociétés d’investissement entre la Grande-Bretagne et l’union européenne est une disposition qui s’applique à toutes les sociétés financières étrangères d’une certaine puissance. Cela s’appliquera donc aux sociétés d’investissement britanniques comme à d’autres sociétés étrangères. Les sociétés d’investissement étrangères souhaitant opérer dans la zone euro devront créer des filiales au sein du bloc, une décision qui affectera avant tout les sociétés financières basées à Londres. Ces nouvelles règles, si elles sont approuvées par le Parlement européen, signifient que les entreprises basées au Royaume-Uni devront, après le Brexit, ouvrir des succursales en zone euro si elles veulent continuer à offrir une gamme complète de services. Dans le cadre de cette réglementation, les sociétés d’investissement seraient également sous la supervision de la Banque centrale européenne (BCE), comme les grandes banques. Les sociétés d’investissement ayant 15 milliards d’euros d’actifs ou plus seraient soumises automatiquement aux mêmes exigences que les grandes banques et celles dont le montant des actifs est situé entre cinq et 15 milliards d’euros se verraient imposer des règles moins strictes à moins que leur activité soit considérée comme comportant un risque systémique, apprend-on dans le communiqué de la Commission européenne. Cette dernière proposait que ces nouvelles règles ne s’appliquent que pour les firmes disposant de plus de 30 milliards d’euros d’actifs.

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