Archive pour le Tag 'Brexit'

Brexit: « aidez-moi » ! (Theresa May à Bruxelles)

Brexit: aidez-moi ! (Theresa May à Bruxelles)

Il est clair que la première ministre britannique Theresa May s’embourbe de plus en plus dans les contradictions du Brexit. D’une part elle est de plus en plus contestée politiquement par les radicaux de sa majorité qui souhaiteraient une rupture nette et brutale avec l’union économique. Mais ces propositions sont aussi contestées par Bruxelles .l’ achoppement porte d’abord le montant de la facture due  par le Royaume uni. La première ministre britannique évalue cette facture à 20 milliards tandis que l’union économique la chiffrerait plutôt autour de 60 à 80 milliards. Deuxième point de contradiction,  Bruxelles refuse d’entamer des négociations commerciales tant que cette facture n’aura pas été réglée. Elle veut d’abord  des futures relations commerciales avant d’envisager de régler la facture financière.  Theresa May est coincée par la méthode et par Bruxelles, par  les propositions des radicaux de son camp comme Boris Johnson et les propositions plus conciliantes de certains de son parti. D’une certaine façon la situation est bloquée d’où cet appel à l’aide de la Première ministre britannique  La Première ministre britannique Theresa May a donc exhorté jeudi lors d’un sommet à Bruxelles ses homologues européens à l’aider à trouver un accord sur le Brexit qu’elle puisse ensuite défendre devant ses concitoyens. « Nous devons travailler ensemble pour arriver à un résultat que nous pouvons soutenir et défendre devant nos concitoyens », a-t-elle plaidé pendant un dîner réunissant les 28 chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE. Les Européens se réuniront à 27 vendredi matin pour faire le point, sans elle, sur les négociations. Ils ont prévu de faire un geste en acceptant de lancer des « préparations internes » en vue des futures négociations sur la relation post-Brexit que Londres attend avec impatience. Mais ils devraient rester inflexibles sur la nécessité de boucler d’abord les modalités du divorce, avant de se lancer dans une tractation commerciale. « Il n’y a pas de progrès suffisants » pour ouvrir cette deuxième phase de négociations, a insisté la chancelière allemande Angela Merkel à son arrivée à Bruxelles. Le président français Emmanuel Macron a pour sa part affirmé que les 27 allaient faire preuve d’une unité « très forte » face à Londres. « Nous sommes tous unis sur les constats, les intérêts et les ambitions », a-t-il dit.

Brexit : un coût de 400 milliards ?

Brexit : un coût de 400 milliards ?

Rabobank a tenté, dans un rapport, d’anticiper l’impact des différents scénarios sur l’économie britannique. Selon les calculs de l’établissement néerlandais Rabobank, un « hard Brexit » coûterait quelque 400 milliards de livres (18% de croissance du PIB) au Royaume-Uni d’ici à 2030, soit 11.500 livres (12.900 euros) par habitant. Un handicap dû en partie à des volumes d’exportations en baisse de 30% et à un capital de recherche et développement en diminution de 12%, affirme la banque. Les autres scénarios déboucheraient sur une perte de croissance de 12,5% du PIB (9.500 livres par habitant) dans le cas d’une signature d’accord de libre-échange d’ici au 29 mars 2019 et de 10% du PIB (7.500 livres) dans l’hypothèse d’un « soft Brexit« , où le pays quitterait l’union douanière mais resterait dans le marché unique. Pour l’heure, le gouvernement britannique a totalement exclu la troisième option, qui l’empêcherait de limiter la libre circulation des personnes et donc de réduire l’immigration. A noter par ailleurs que les conclusions de Rabobank sont beaucoup plus pessimistes que celles rendues par le think tank du Parlement européen, lundi. Après avoir établi une moyenne des résultats d’études menées par plusieurs organismes et institutions, dont l’OCDE qui appelle ce mardi à l’annulation du processus pour « sauver l’économie », le rapport conclut qu’un « soft Brexit » coûterait 33,8 milliard d’euros (1,3% du PIB) au Royaume-Uni d’ici à 2030 contre 108,6 milliards d’euros (4,21% du PIB) en cas de « hard Brexit ». Le Trésor britannique, lui, se situe entre les deux. A en croire les estimations communiquées, une sortie sans accord coûterait 193 milliards d’euros (7,5% du PIB) au pays.

 

Brexit: May va proposer 20 mds pour une facture de 70 à 100

Brexit: May va proposer 20 mds  pour une  facture de 70 à 100

 

 

Alors que l’union économique évalue la facture du Brexit entre 70 et 100 milliards d’euros, la Première ministre britannique Theresa May  propose de verser 20 milliards d’euros pour solder le divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne  selon le Financial Times. Jusqu’alors les négociations étaient pratiquement bloquées puisque l’union européenne exigeait  le paiement de cette facture avant d’envisager une négociation sur les nouvelles relations commerciales avec  le Royaume-Uni. D’une certaine manière la première ministre britannique essaye de prendre au piège l’union économique. Elle veut verser un premier acompte qui lui permettrait d’engager la question essentielle des relations commerciales futures quitte en fonction de cette négociation à verser ou non le reliquat. Jusqu’alors les chiffres avancés pour la facture du Brexit demeuraient  cependant relativement officieux, Plusieurs hauts représentants de l’UE ont affirmé auprès de l’AFP que la facture à régler par les Britanniques serait plutôt comprise entre 60 et 100 milliards d’euros. La contribution nette de Londres au budget de l’UE en 2015, dernier chiffre disponible, s’était montée à 10,75 milliards d’euros, selon des documents de la Commission européenne et du Parlement européen. Le montant de 20 milliards d’euros ne serait donc que la somme due par les Britanniques pour solder leur engagement envers le budget de l’UE, budget voté pour sept ans et qui court jusqu’en 2020. « Mais ce versement n’effacerait pas l’ardoise » britannique totale concernant leurs divers engagements financiers auprès de l’UE, selon un diplomate de haut rang auprès de l’UE cité par le FT.

Brexit : la facture qui bloque

Brexit : la facture qui bloque

 

 

Selon les Britanniques la facture de la rupture avec l’union économique ne dépasserait pas 50 milliards d’euros mais pour Bruxelles le montant serait davantage proche de 100 milliards. En outre et surtout les Britanniques ne seraient prêts à régler leur compte financier que si l’UE accepte de discuter en même temps des conditions relatives aux échanges commerciaux. Ce que refuse Bruxelles qui veut d’abord une rupture claire avec paiement de ce que doit le Royaume-Uni. Ensuite seulement Bruxelles acceptera de parler du futur traité commercial entre le Royaume-Uni et l’union économique. Bref le dialogue de sourds continue. Le solde que devra verser le Royaume-Uni pour honorer ses engagements financiers au sein de l’UE est officieusement évalué côté européen entre 60 et 100 milliards d’euros, mais ce montant est contesté par le Royaume-Uni. « Ce qu’on dit, c’est ‘vous nous avez donné cette énorme facture, nous allons la vérifier ligne par ligne’ », a indiqué David Davis. Ce règlement financier « est une obligation légale estime l’UE. Nous répondons que ce n’est pas le cas », a avancé M. Davis. Michel Barnier « veut nous mettre la pression, ce qui explique sa position lors de la conférence de presse – franchement, je pense que ça semblait absurde parce qu’il y a clairement des choses que nous avons faites », a déclaré David Davis. Le ministre a notamment mis en avant les avancées obtenues sur les affaires relatives à la santé et à la sécurité sociale. Face à ces questions « incroyablement importantes », il a regretté que les négociateurs européens « ne parlent pas du futur: ils ne parlent que de la procédure de divorce ».

 

Brexit : le gouvernement britannique joue la montre

Brexit : le gouvernement britannique joue la montre

Le conflit entre les autorités britanniques et Bruxelles demeurent. Du côté britannique,  on se refuse à une rupture avec l’union européenne qui entraînerait le paiement de sa dette (40 milliards pour le Royaume-Uni mais une estimation de 60 à 100 milliards pour Bruxelles). Pour Londres,   de questions fondamentales sont liés la dette du Royaume-Uni et doivent êtres  associées au résultat des négociations commerciales concernant les futurs échanges entre les deux zones économiques. Pour Bruxelles,  ces deux  questions doivent  être dissociées : le Royaume-Uni doit payer le prix de sa rupture avec l’union économique et ensuite seulement peuvent être engagé des négociations commerciales. Reste aussi la question de la libre circulation des citoyens européens. La négociation pour l’instant s’enlise dans les atermoiements de Londres qui finalement s’accommoderait bien d’une période de transition pour jouer sur les deux tableaux ; à savoir  retarder le paiement de la dette tout en continuant à  bénéficier  le plus longtemps possible des conditions actuelles d’échange commercial entre les deux zones. Le gouvernement de Theresa May doit présenter cette semaine cinq nouvelles propositions pour dessiner les futurs liens entre Londres et Bruxelles, y compris concernant la manière de résoudre d’éventuels conflits sans  »une compétence directe de la Cour de justice de l’Union européenne » (CEJ), a déclaré David Davis, ministre britannique du Brexit. Ce dernier a demandé à l’Union européenne de faire preuve de souplesse en vue de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. « Je crois fortement que les premiers tours de table ont déjà démontré que de nombreuses questions liées à notre retrait étaient inextricablement liées avec nos futures relations », explique-t-il dans le Sunday Times. « Les deux camps doivent avancer rapidement vers la négociation sur notre futur partenariat et nous souhaitons que cela ait lieu après le Conseil européen en octobre », ajoute-t-il. Les Européens continuent de faire valoir qu’ils souhaitent que des « progrès suffisants » soient accomplis dans la première phase des pourparlers sur les droits des expatriés, les frontières avec l’Irlande et la compensation financière attendue de Londres avant d’aborder le problème des relations à venir. Les dirigeants britanniques font, eux, valoir que la question de la frontière avec l’Irlande et celle des droits dus par Londres ne peuvent pas être réglées tant que ne sont pas discutés les termes des futures relations.

Brexit : Londres veut le beurre et l’argent du beurre de l’Irlande

Brexit : Londres veut le beurre et l’argent du beurre de l’Irlande

 

 

Le Royaume- uni pense avoir trouvé la martingale sortir de l’imbroglio des négociations concernant le Brexit. . Pourtant, la ficelle semble toutefois un peu grosse puisque Londres propose de quitter l’union économique mais de supprimer la frontière avec l’Irlande. Ce qui lui permettrait indirectement de continuer à bénéficier des conditions actuelles de commerce avec l’union européenne via l’Irlande. Une proposition qui ne peut évidemment être acceptée par Bruxelles l qui considère qu’il n’y a que deux positions sheaspeariennes : être ou ne pas être dans l’union économique. Bruxelles n’a eu de cesse de répéter que le pays ne devait pas s’attendre à bénéficier après le Brexit des mêmes avantages que ceux procurés par une appartenance à l’UE. En clair, quitter l’Union européenne, c’est quitter à la fois le marché unique et l’union douanière. Et d’autre part, laisser un pays de l’UE sans frontière avec le Royaume-Uni après le Brexit serait une exception a priori invraisemblable. Ainsi, en liant cette question à celle des futures relations commerciales, le gouvernement britannique tente de forcer la main au club des 27. Mais, pour les responsables européens, ce n’est pas la bonne façon de procéder. Bruxelles n’a cessé de le marteler : il faut d’abord régler ces trois sujets prioritaires, à savoir le sort des citoyens européens après la séparation, le montant de la facture de sortie, et la question de la frontière irlandaise, et cela, avant toute négociation commerciale. « Nous avons des principes très clairs. Notre priorité est de s’entendre sur l’absence d’infrastructures frontalières qui seraient un retour aux postes-frontières du passé, ce qui est totalement inacceptable pour le Royaume-Uni », a écrit le ministère de David Davis en charge des négociations du Brexit dans un communiqué.

 

Brexit : période de transition, l’UE dit non

Brexit : période de transition, l’UE dit non

Finalement les négociations sur le Brexit  demeurent toujours au même point.  Côté britannique,  on souhaite surtout parler des conditions d’échange entre le Royaume-Uni et l’union économique. Mais côté Bruxelles, on souhaite d’abord le retrait clair et net du Royaume-Uni et le paiement de la facture avant de discuter des futures dispositions douanières entre les deux zones. Pas question non plus pour l’union européenne d’accepter le concept d’union douanière temporaire qui ne serait en fait que le prolongement des dispositions actuelles. Cela sans doute pour une période indéterminée dont pourrait parfaitement se satisfaire le royaume uni tellement son problème d’un retrait net et rapide de l’union européenne est complexe. L’UE n’abordera la question de sa nouvelle relation avec le Royaume-Uni qu’après avoir avancé sur les priorités de négociations fixées par les deux parties, a rappelé mardi la Commission européenne en réponse au souhait de Londres de négocier une « union douanière temporaire » après le Brexit. « Nous prenons note de la demande du Royaume-Uni pour une période de mise en oeuvre, et sa préférence en ce qui concerne la future relation, mais nous n’aborderons (ces questions) qu’une fois que nous aurons fait suffisamment de progrès sur les conditions d’un retrait ordonné », a indiqué un porte-parole de la Commission européenne, en charge de la négociation au nom des 27 pays restants de l’UE. La Commission réitère ainsi la position prise par les Etats membres, qui ont fixé trois thèmes à trancher en priorité: le sort des citoyens de l’UE au Royaume-Uni après son départ de l’UE, la facture de sortie, et la question de la frontière entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du nord.

Brexit: toujours la confusion

Brexit: toujours la confusion

Le moins que l’on puisse dire c’est que ces une certaine confusion qui règne à Londres sur la manière d’aborder la négociation du Brexit. Il y a d’abord l’opposition entre l’union européenne et le Royaume-Uni concernant l’ordre du jour de ces discussions. L’union européenne souhaite que les Britanniques règlent d’abord la facture dont le montant serait de 60 à 100 milliards mais que les Britanniques chiffreraient à 40. De son côté, le gouvernement du Royaume-Uni veut d’abord discuter des futures relations commerciales avec l’union économique. Et sur cette question il y a divergence au sein même du gouvernement britannique avec ceux qui souhaitent quitter rapidement l’union économique et ceux qui souhaitent une période de transition. En clair, ces derniers  souhaitent donner du temps au temps afin le plus longtemps possible  bénéficier des conditions actuelles d’échange entre les deux zones économiques. Pour masquer ses divergences le ministre du commerce en faveur du Brexit et le ministre des finances en faveur du maintien dans l’union ont publié un communiqué commun toujours aussi confus.  Londres souhaite discuter le plus rapidement possible de ses relations avec l’Europe après le Brexit pour rassurer à la fois ses entreprises, ses ressortissants et les investisseurs. Mais Bruxelles insiste pour qu’il y ait d’abord un accord sur les conditions du divorce, notamment financières. « Nous devons passer à la négociation des questions les plus importantes autour de notre futur partenariat pour être sûr de parvenir à un accord qui renforce le Royaume-Uni et l’UR », dit le ministre du Brexit, David Davis, dans un communiqué. Londres passe à l’offensive alors que deux poids lourds du gouvernement de Theresa May, le ministre du Commerce pro-Brexit Liam Fox et le ministre des Finances pro-européen Philip Hammond, ont publié dimanche une tribune commune plaidant pour une période de transition limitée dans le temps, signe d’un rapprochement entre les deux camps. Les services de David Davis se disent prêts à rendre public leurs projets, y compris sur les futures relations douanières avec l’UE et sur la question délicate de la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. « Nous avons été très clairs sur le fait que les questions soulevées par notre départ (de l’UE) et notre futur partenariat sont inextricablement liées », dit-on de source au ministère du Brexit. « Ces documents montrent que nous sommes prêts à élargir les négociations », ajoute-t-on.  La prochaine session de négociations est programmée à la fin du mois. La nouvelle initiative britannique semble destinée à répondre aux critiques de Bruxelles sur l’impréparation dont ferait preuve le gouvernement de Theresa May, auquel des responsables européens ont reproché le mois dernier non pas d’avoir des demandes inacceptables, mais de ne pas avoir de position du tout sur de nombreux dossiers.

Brexit : «pire calamité » (Chapman) depuis la Guerre

 Brexit : «pire calamité » (Chapman) depuis la Guerre  

Les responsables du Brexit mérite la prison et le Brexit est la pire calamité déclare l’ancien bras droit de l’actuelle ministre David Davis  chargé de négocier la rupture avec l’union européenne. D’après James Chapman qui a été pendant un an, après le référendum sur le Brexit de juin 2016 et jusqu’à sa démission en mai, le principal collaborateur de David Davis et ses propos ont rencontré mercredi un certain écho. « C’est, j’en ai bien peur, la pire calamité pour notre pays depuis la Guerre », a-t-il dit du Brexit. Dans un tweet envoyé mardi soir, il a en outre invité des députés « de tous les partis, ayant un peu de sens commun à se rassembler dans un nouveau parti, s’il le faut, et à renverser » la tendance qui va vers un Brexit dans moins de deux ans.  Selon le Guardian, James Chapman n’a pas envoyé qu’un tweet, il s’agit en fait d’une véritable campagne d’opinion sur le réseau social où il interpelle les ministres les uns après les autres à propos de la rupture avec l’UE. Il a ainsi tout récemment apostrophé Karen Bradley, la secrétaire d’Etat à la Culture, sur le possible départ des grands radiodiffuseurs américains qui quitteraient Londres pour s’installer à Amsterdam à cause du Brexit. De fait, rapportait The Independant mardi 8 août, les médias internationaux (Discovery Communications, Time Warner, Walt Disney…) étudient les solutions de rechange pour la localisation de leurs activités face à une situation qui leur pose nombre de difficultés. Et ainsi de suite, sur les sujets du transport aérien, de la recherche médicale… « Soyons honnêtes, si nous avions une loi électorale efficace, les meneurs du Brexit seraient aujourd’hui en prison ».

Brexit : Londres d’accord pour payer 40 milliards d’euros ?

Brexit : Londres d’accord pour payer  40 milliards d’euros ?

Le grand marchandage a commencé à propos des suites de Brexit. Lunion européenne évoque la somme de 60 à 100 millirds dus par le Royaume –Uni tandis que ce dernier serait prêt à payer seulemenet 40 mais à condition que les futurs accords commerciaux soient définis. Une sorte de préalable britannique. De son coté, l’Europe souhaite d’abord un règlement financier, avant cet accord commercial auusi des dispositions clairs sur le droits des travailleurs européens travaillant ou résidant sur le sol britannique. Les discussions avancent donc mais péniblement. Devant la longueur des négociations qui pourraient durer plusieurs années certains au gouvernement britannique souhaiteraient bien une période de transition mais les pro Brexit eux veulent une rupture brutale mais sans forcément en mesurer les conséquences. E attendant, la croissance  risque de perdre un point suite au Brexit et surtout les acteurs économiques sont dans l’expectative. .  Le Royaume-Uni est donc prêt à payer jusqu’à 40 milliards d’euros à l’Union européenne dans le cadre du règlement financier qui accompagnera sa sortie de l’Union, rapporte dimanche le Sunday Telegraph, citant des sources gouvernementales. C’est la première fois qu’est avancé de source britannique un montant chiffré de la future facture du Brexit. La somme évoquée est bien inférieure à celle évaluée officieusement entre 60 et 100 milliards d’euros côté européen. Interrogée à ce sujet par l’AFP, une source gouvernementale a refusé de s’exprimer sur des « spéculations », soulignant que Londres « respecterait ses obligations internationales » vis à vis de l’UE, mais ne paierait « pas plus que ce qui est nécessaire ». Selon le journal, qui dit se référer à des responsables gouvernementaux parlant sous le couvert de l’anonymat, la Grande-Bretagne serait prête à payer jusqu’à 40 milliards à condition que l’UE accepte de négocier le règlement financier dans le cadre d’un accord général sur les futures relations entre Londres et le bloc européen, et notamment sur les relations commerciales. Bruxelles, pour sa part, estime qu’avant que des discussions sur un accord de libre échange ne puissent commencer, des progrès doivent être faits sur le règlement financier, ainsi que sur les droits des citoyens européens résidant en Grande-Bretagne et sur la question de la frontière entre l’Irlande du Nord et l’Irlande. Selon le Telegraph, les responsables britanniques envisagent de proposer une transaction dans laquelle le Royaume-Uni continuerait à effectuer des paiements annuels de 10 milliards d’euros nets à l’UE pendant une durée pouvant atteindre trois ans après son départ de l’Union, qui doit intervenir en mars 2019. Ces sommes, qui seraient versées en contrepartie d’un accès maintenu de Londres au marché unique européen, constitueraient « un acompte » sur la facture finale. Le négociateur en chef de l’UE, le Français Michel Barnier, a jusqu’à présent refusé de citer publiquement un chiffre pour la facture du départ de la Grande-Bretagne. Il a déclaré que la « méthodologie » qui sera utilisée pour déterminer combien la Grande-Bretagne paiera devrait être élaborée au cours de la première phase des négociations du Brexit, qui doit prendre fin en octobre.

Après le Brexit, croissance en baisse, inflation en hausse (Banque d’Angleterre)

Après le Brexit, croissance en baisse, inflation en hausse (Banque d’Angleterre)

Hausse des taux, montée de l’inflation et croissance en baisse pour l’économie britannique : l’inverse des tendances de la zone euro.  Confrontés aux incertitudes sur les conséquences du Brexit pour l’économie britannique, les responsables monétaires de la BoE ont voté à une majorité de six voix contre deux en faveur du maintien du taux d’intervention à 0,25%, confirmant les attentes des économistes malgré un léger suspens sur les marchés. En effet, le dernier vote, lors de la réunion de juin, était très serré avec trois voix contre cinq en faveur du statu quo.  En outre, la banque centrale britannique n’a pas non plus modifié son programme de rachats d’actifs et a dit que son programme de soutien au crédit prendrait fin comme cela était prévu en février 2018. Alors que l’inflation dépasse l’objectif de 2% et que la croissance ralentit, la BoE a réitéré son message sur une possible hausse de taux.  La BoE table désormais sur une croissance de 1,7% cette année contre 1,9% en mai. Pour 2018, elle s’attend à une croissance de 1,6% contre 1,7% précédemment. La prévision pour 2019 est restée inchangée à 1,8%. Les principaux indicateurs économiques par contre  s’améliorent en zone euro. Croissance, emploi et inflation sont dans le vert. L’accélération de l’activité économique se confirme donc  dans la zone euro, avec un reflux du chômage qui est revenu à 9,1 % en juin, au plus bas depuis février 2009, selon les données publiées lundi par Eurostat. L’institut européen des statistiques signale également que l’inflation s’est stabilisée à 1,3 % en juillet (par rapport au même mois de 2016). Le produit intérieur brut (PIB) des pays ayant opté pour la monnaie unique a progressé de 0,6% sur la période avril-juin, un chiffre conforme au consensus Reuters. Par rapport au premier trimestre de l’an dernier, la croissance est estimée à 2,1%, ce qui est là encore conforme au consensus. Eurostat a révisé en légère baisse la croissance du premier trimestre à +0,5% contre +0,6% précédemment annoncé. En revanche, la croissance annuelle a été confirmée à 1,9%. En rythme annualisé, la croissance au deuxième trimestre ressort à 2,3% après 2% au premier trimestre. L’accélération de la croissance confirme la solide reprise économique de la zone euro, dont le taux de chômage, paru lundi, a été en juin le plus bas depuis 2009. Une économie en meilleure santé devrait inciter la Banque centrale européenne (BCE) à lancer le dénouement progressif de sa politique monétaire ultra-accommodante cet automne, en dépit d’un taux d’inflation stable de 1,3% en juillet, en deçà de son objectif d’une hausse des prix inférieure, mais proche des 2%. En France la reprise paraît un peu plus lente mais les derniers chiffres connus permettent maintenant d’être plus optimiste. Avec uen perspective de croissance de 2% en 2017 au lieu de 1,6%.

 

Brexit : 40.000 emplois britanniques en jeu

Brexit : 40.000 emplois britanniques en jeu

Le cabinet de conseil Oliver Wyman estime que la perte d’accès au marché unique devrait conduire les banques installées au Royaume-Uni (hors activités de détail) à déplacer entre 35.000 et 40.000 emplois vers l’Union européenne, contre 31.000 à 35.000 jobs anticipés à l’automne dernier. « Les équipes de direction pourraient trouver des raisons commerciales de relocaliser plus d’activité au sein de l’UE au fil du temps, par exemple pour encourager la collaboration au sein des équipes de vente, des traders, des spécialistes de la gestion du risque, tout en maintenant une proximité avec les clients », fait valoir l’étude d’Oliver Wyman. Des mesures qui seront prises avant la date fatidique de mars 2019 afin d’éviter l’effet « bord du précipice« , fait valoir le cabinet de conseil. En outre, Oliver Wyman, qui avait travaillé l’an dernier pour TheCityUK, le lobby de la finance londonienne, évalue entre 30 et 50 milliards de dollars le besoin en capitaux pour renforcer le bilan des nouvelles filiales européennes établies par les banques actuellement implantées au Royaume-Uni, soit une hausse de 15% à 30% des fonds propres actuellement alloués au continent européen par les grandes banques d’investissement.

Brexit banques : la place de Paris menacée par Amsterdam et Francfort

 Brexit banques : la place de Paris menacée par Amsterdam et Francfort

Plusieurs banques internationales ont commencé à dévoiler leurs plans post-Brexit, la plupart faisant part de leur préférence pour Francfort, siège de la banque centrale et du superviseur bancaire européens. Parmi elles, les poids lourds américains Morgan Stanley, Citigroup ou Goldman Sachs, les établissements japonais Sumitomo Mitsui Financial Group (SMFG), Daiwa Securities et Nomura, ou encore le britannique Standard Chartered. Face à ces annonces, la place parisienne apparaît distancée. A ce jour, seule la banque britannique HSBC a dit vouloir relocaliser un millier d’emplois vers la capitale française. Les grands groupes français ont par ailleurs promis de rapatrier leurs effectifs vers l’Hexagone. La ville de Dublin a quant à elle réussi à attirer Bank of America et JPMorgan Chase. Le secteur financier est en première ligne, alors que le Brexit pourrait priver les banques installées au Royaume-Uni des fameux « passeports financiers » européens, qui permettent à tout établissement situé dans un pays de l’UE de travailler dans les autres pays de l’union.  La méga-banque japonaise Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG) hésite principalement entre Amsterdam et Paris comme siège européen pour ses activités de courtage, en prévision de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit). « Amsterdam et Paris sont les deux candidats » les mieux placés, a déclaré lundi à l’AFP un porte-parole de Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities. « Nous devons prendre des décisions bientôt, donc nous avons réduit le nombre d’options possibles ». Les discussions sont en cours, a-t-il précisé, ajoutant que le calendrier du transfert et le nombre de postes concernés n’avaient pas encore été déterminés. Il réagissait à un article du Financial Times selon lequel MUFG a fait le choix d’Amsterdam, où « plusieurs centaines d’emplois » pourraient migrer parmi les 2.100 personnes qui travaillent actuellement à Londres. La maison mère MUFG a indiqué pour sa part qu’Amsterdam était « un des meilleurs candidats », via sa porte-parole Kana Nagamitsu.

 

Brexit : ça va durer !

Brexit : ça va durer !

 

Comme c’était prévisible les suites du brexit risquant e de s’étaler sur des années. En cause,  la complexité des négociations avec Bruxelles, aussi le refus du Royaume-Uni à payer la facture avant d’avoir négocié de nouvelles relations commerciales. Des relations commerciales qu’il faudra négocier non seulement avec l’union européenne mais aussi avec toutes les autres zones mondiales. Du coup les Britanniques semblent souhaiter une assez longue période de transition. Comme le pense nombre d’experts cette transition pourrait bien durer 5 ou 10 ans Les Britanniques « ne souhaitent pas une rupture brutale du jour au lendemain. Il faut donc qu’il y ait une période pendant laquelle nous évoluerons progressivement de la situation actuelle à une nouvelle relation de long terme« , a affirmé le ministre des Finances sur la radio BBC 4. »Ce processus devra être terminé au moment des prochaines élections législatives (britanniques, ndlr) qui se tiendront en juin 2022. Cela représente donc une période maximale de trois ans » à partir de la concrétisation du Brexit, qui doit avoir lieu en mars 2019, a ajouté M. Hammond. Au début de cette transition, les dispositions régissant les liens entre l’UE et le Royaume-Uni pourraient être « très similaires » à ce qu’elles sont actuellement. Elles devraient ensuite « progresser régulièrement » pour établir les normes de la relation future qui sera fondée sur « un nouveau traité ». Quant aux citoyens européens, ils « seront toujours autorisés » à se rendre outre-Manche mais devront « s’enregistrer auprès des autorités« . « Ainsi nous saurons qui entre et qui quitte le territoire« , a-t-il dit.

 

Brexit : les discussions coincent sérieusement

Brexit : les discussions coincent sérieusement

 

Les discussions relatives à la négociation du brexit  coincent toujours pour les mêmes raisons notamment à propos de la méthode. L’union économique et notamment le commissaire européen, Michel Barnier, chargé de la discussion, souhaitent  que préalablement à de nouvelles négociations sur les relations commerciales entre les deux parties intéressées, le Royaume Uni règle la facture qu’il doit. Ce que refusent les Britanniques qui veulent négocier les conditions de leur accès de leurs biens et services aux marchés européens et ne régler leur facture qu’en fonction de cette discussion. Il existe aussi   »une divergence fondamentale » dans le dossier du sort des ressortissants européens installés au Royaume-Uni, « sur la manière de garantir (leurs) droits », en particulier envers les membres de la famille et sur les bénéfices sociaux. Point principal de divergence l’UE attend toujours la publication de la position britannique sur le règlement financier.  Ce « solde des comptes » est exigé par Bruxelles en lien avec les engagements pris par le Royaume-Uni en tant que pays membre. « Une sortie ordonnée exige de solder les comptes », a de nouveau martelé Michel Barnier en salle de presse. « Aussitôt que le Royaume-Uni sera prêt à préciser la nature de ses engagements nous serons prêts à discuter avec les négociateurs britanniques« , a-t-il ajouté.

L’agriculture va-t-elle payer le prix du brexit ?

L’agriculture va-t-elle payer le prix du brexit ?

 

C’est la question qui se pose en ce moment dans le milieu bruxellois puisque du fait du  brexit les recettes seront amputées de la contribution britannique. Du coup, l’union européenne envisage de rogner notamment sur les crédits accordés à la politique agricole commune. Une politique agricole qui serait en quelque sorte renationalisée puisque les Etats devraient compenser les contributions supprimées de l’union économique. Au total les agriculteurs notamment français craignent surtout une réduction des subventions. Le Brexit crée un trou net d’environ 10 milliards sur les quelque 150 milliards du budget européen ; et alors que les besoins augmentent, notamment avec la défense et la sécurité, aucun Etat membre n’a l’intention de consacrer une part plus importante de son budget à l’UE. Le document propose donc principalement de raboter les dépenses actuelles. Au-delà de cette logique contestable, un élément fait bondir côté français : le rapport suggère de demander aux Etats Membres de co-financer la Politique Agricole Commune, premier poste de dépense du budget européen. Selon les experts, l’idée de ce co-financement de la PAC risque de « renationaliser » la PAC, et donc de créer de forts écarts de compétitivité entre pays riches et pauvres. Première des politiques européennes en termes de montants consacrées, avec 60 milliards répartis chaque année dans 28 pays, la PAC est un des piliers de la construction européenne, mais aussi un des éléments les plus décriés notamment du fait que la PAC profit  aux grands céréaliers et beaucoup moins en particulier aux petits exploitants et autres éleveurs. Dans le document actuellement en cours d’étude à Bruxelles, la Commission européenne n’a consacré qu’un paragraphe à cette question des ressources propres. Si la question fait quasiment consensus au Parlement européen, et convainc aussi beaucoup au sein de l’exécutif, les Etats membres rechignent à accepter l’idée d’une taxe européenne nouvelle qu’ils ne toucheraient pas.  Jean Arthuis, eurodéputé centriste et membre de la commission des budgets, juge que le document de « réflexion » sur le futur des finances de l’UE est hors de propos. « Nous sommes à un point de rupture, il faudrait lancer un grand débat sur ce que l’on veut pour l’Europe de demain, et ajuster le budget en conséquence. Et ne pas faire l’inverse en bricolant un budget », s’agace l’eurodéputé ALDE.

 

Attirer les banques (Edouard Philippe)

Attirer les banques (Edouard Philippe)

 

D’une certaine manière les places financières se sont lancées dans une sorte d’enchère fiscale pour attirer les banques sur leur territoire suite au Brexit.  Edouard Philippe a annoncé vendredi une série de mesures pour renforcer l’attractivité Pour attirer les banques actuellement sur le sol britannique, Le Premier ministre s’est engagé à réduire le coût du travail en supprimant la tranche à 20% de la taxe sur les salaires, celui des licenciements en excluant les primes et bonus des « preneurs de risques » du calcul des indemnités et celui des transactions avec l’annulation de l’extension de la taxe sur les transactions financières aux opérations intraday. « Chaque intervenant du monde financier, chaque banquier, chaque trader, chaque personnalité de ce monde, qui vient s’installer à Paris est un facteur de création d’autres emplois », a insisté Edouard Philippe en présentant ces mesures. « Promouvoir l’attractivité financière de Paris, c’est promouvoir l’attractivité économique de la France », a-t-il ajouté, aux côtés de la maire de Paris, Anne Hidalgo, de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, et du président de la métropole du Grand Paris, Patrick Ollier. Les contraintes seront allégées, le gouvernement s’engageant, sur le droit bancaire et financier, à ne plus procéder à des surtranspositions de règles européennes et à examiner, pour les textes déjà transposés, des surrèglementations qui ne semblent pas justifiées, pour les modifier ou les supprimer. Une consultation publique sera lancée pour nourrir un projet de loi de simplification du droit financier et du droit des sociétés. Le gouvernement envisage en outre de créer des chambres commerciales internationales spécialisées dans les contentieux à haute technicité juridique. La Fédération Bancaire Française (FBF) a salué « la mobilisation exceptionnelle des pouvoirs publics pour renforcer l’attractivité de la Place de Paris ». Ces mesures s’ajouteront à celles déjà promises par le chef de l’Etat et le gouvernement : baisse progressive de l’imposition des sociétés jusqu’à 25% en 2022, réforme du droit du travail vers plus de souplesse, sortie des valeurs mobilières de l’impôt sur la fortune (ISF) et prélèvement unique à environ 30% sur le produit du capital. Plus globalement, il sera mis fin à l’instabilité fiscale, a promis le chef du gouvernement, une crainte des investisseurs qui se souviennent de la taxe à 75% de François Hollande. Avec l’élection d’Emmanuel Macron, « nous avons un président qui est ouvertement pro-business », a dit Valérie Pécresse, en soulignant que l’offensive visait non seulement les banques mais également toutes les entreprises et le secteur des fintechs. « Nous sommes prêts à vous dérouler le tapis bleu-blanc-rouge », a-t-elle ajouté : « Welcome back to Europe ». Benjamin Griveaux, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et Finances, a précisé aux journalistes qu’aucune banque autre que HSBC n’avait pour l’instant pris d’engagement sur un renforcement à Paris « mais on y travaille lors de road shows ». Des places comme Francfort, où est située la Banque centrale européenne, ou encore Dublin et Luxembourg ont été jugées jusqu’à présent plus attractives que Paris pour y transférer des activités financières. « Cet ensemble de mesures répond aux attentes exprimées ces derniers mois par les établissements financiers et les investisseurs internationaux que nous avons rencontrés », s’est félicité Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace, l’organisation de promotion de la place financière de Paris, dans un communiqué. Pour les enfants des salariés qui quitteront Londres pour Paris, l’enseignement en langue anglaise sera renforcé et trois lycées internationaux seront créés en Ile-de-France d’ici 2022, en plus des six existants. Londres a assuré de son côté être en mesure de garder les entreprises, malgré le Brexit. « Il est compréhensible que nos concurrents européens cherchent à attirer entreprises et emplois. Pour autant, nous pensons que la baisse de la taxe sur les entreprises à 17% en 2020 (…) va permettre à Londres de rester une place financière de premier plan », a réagi le service de communication de la City.

Brexit : les Britanniques dans l’expectative

Brexit : les Britanniques  dans l’expectative

 

Le 23 juin 2016, c’est extrême justesse que le brexit a été décidé par les Britanniques avec un score étriqué de 51,9 %. Depuis les positions ont un peu changé mais la société du Royaume-Uni reste toujours relativement divisée avec 48 % contre le brexit  et 44 % toujours pour. Il semblerait toutefois qu’aujourd’hui une majorité se dégage pour un brexit doux. Mais pour l’instant c’est le grand flou du côté de la première ministre Teresa May affaiblie après la perte de majorité par les conservateurs. De ce point de vue,  les propositions britanniques exprimées lors  du dernier conseil européen n’ont guère éclairé la q question et ont été assez mal reçues par les autres Etats de l’Europe. Teresa May  se trouve  de fait dans une position politique très difficile pour négocier le brexit ensuite c’est surtout l’impréparation du gouvernement britannique qui caractérise l’environnement des négociations. Du coup les négociations pourraient bien aller au-delà des deux années prévues et s’étaler sur 5 as ou 10 ans. Le temps nécessaire à faire oublier un vote désastreux tant pour l’union économique que pour le Royaume-Uni. Avec le temps il sera peut-être possible d’habiller politiquement la renonciation au brexit.  La proportion de Britanniques pensant que le gouvernement adopte le bon comportement vis-à-vis du Brexit est descendue de 40% en avril à 22%, selon Yougov. La manière de mener à bien le Brexit est controversée puisque, 43% des Britanniques estiment que le gouvernement devrait continuer sur sa lancée tandis que 23% des Britanniques souhaiteraient que l’Etat reconsidère les termes des négociations avec l’UE et choisiraient plutôt un « soft brexit », 17% souhaiteraient un nouveau référendum et 7% pensent qu’il faudrait tout bonnement abandonner le Brexit (10% d’abstention sur la question). Selon Survation, lorsqu’il s’agit de ne choisir qu’entre deux propositions: un hard Brexit et un soft Brexit, 55% des Britanniques interrogés affirmeraient être en faveur d’un divorce « en douceur ».

Vers un brexit très mou ?

Vers  un brexit très  mou ?

Il y avait la montre molle de Salvador Dali, on pourrait connaître un nouveau concept : le brexit très mou. C’est-à-dire le brexit  qui s’enlise dans des négociations interminables pour finalement revenir pratiquement au point de départ avec un habillage juridique présentable. Il faut d’abord rappeler que la première ministre Theresa May n’était pas au départ favorable au brexit, elle n’y a adhéré que par opportunité politique. Elle s’est fait ensuite l’apôtre d’un brexit  dur menaçant même de quitter l’union européenne  sans aucune compensation financière. Première observation les Britanniques commencent à observer les conséquences néfastes de l’éloignement de l’union européenne et ce n’est évidemment qu’un tout début. Deuxième observation Theresa May n’a pas la majorité nécessaire pour imposer un bras-de-fer avec l’union économique. Parmi les conservateurs eux-mêmes nombre de responsables souhaiteraient des accommodements. Enfin il n’est pas sûr que Theresa May demeure la première ministre. Un nombre d’interrogations qui jouent plutôt en faveur de l’union économique. Ceci étant,  il n’est pas certain non plus que certains Européens soient partisans d’un divorce total avec le Royaume-Uni. Du coup on pourrait avoir intérêt à laisser du temps au temps, bien au-delà de 2 ans,  laissant ainsi  traîner en longueur des négociations très complexes. Pas étonnant si on a déjà perdu un an pour entamer des discussions  En invoquant fin mars l’article 50 du Traité de Lisbonne, Theresa May a déclenché un compte à rebours de deux ans devant mener au Brexit. Mais l’issue de ces discussions n’a jamais paru aussi incertaine. «La date d’aujourd’hui marque le début d’un périple pour le Royaume-Uni et l’Union européenne», a déclaré David Davis, à l’issue de la première séance officielle de tractations historiques. «Cela va être long, mais le départ est prometteur», a-t-il assuré. L’Union européenne et le Royaume-Uni ont annoncé lundi la création de trois groupes de travail distincts (droits des citoyens, obligations financières et autres sujets liés au Brexit) et ont chacun réaffiché leurs priorités. Les Britanniques voulaient discuter dès le départ de leur «relation future» avec l’UE, notamment sur le plan commercial, un «partenariat fort et spécial» selon David Davis. Mais ils ont finalement accepté le tempo des Européens. D’ici à octobre, les discussions porteront prioritairement sur les droits des trois millions de ressortissants européens vivant en Grande-Bretagne et des Britanniques établis sur le continent, sur les obligations financières contractées par le Royaume-Uni (la «facture du Brexit», évaluée jusqu’à 100 milliards d’euros) et sur d’autres sujets liés au divorce. La question de l’Irlande du Nord, seul membre du Royaume-Uni qui aura une frontière physique commune avec un pays de l’UE – la République d’Irlande -, fera l’objet d’un dialogue séparé, selon un document sur «les termes de référence» convenus par les deux parties et communiqué lundi soir.

Brexit : départ d’Airbus de Grande-Bretagne ?

Brexit : départ d’Airbus de Grande-Bretagne

Fabrice Brégier, directeur général délégué d’Airbus fixe des conditions au maintien des activités de production en Grande –Bretagne. Il, a déclaré que l’accord qui sortira de ces négociations devrait permettre aux employés de l’avionneur européen, en provenance du monde entier, d’entrer facilement en Grande-Bretagne, devrait garantir l’absence de droits de douane sur les composants des avions et devrait garantir le maintien de certaines normes réglementaires. Sinon, la Grande-Bretagne prendrait le risque de voir Airbus délocaliser sa production à l’avenir, a-t-il dit. « Pour les nouvelles productions, il est très facile d’avoir une nouvelle usine quelque part dans le monde. Nous aurions plein de propositions », a déclaré le directeur général délégué d’Airbus, cité par le Sunday Times. « Nous voulons rester en Grande-Bretagne, pourvu que les conditions pour travailler dans une organisation intégrée soient remplies », a-t-il ajouté. Airbus emploie plus de 10.000 personnes sur deux sites en Grande-Bretagne.

 

123456



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol