Archive pour le Tag 'Brétigny'

Accident de Brétigny : le faux procès fait à la SNCF

Accident de Brétigny : le faux procès fait à la SNCF

Il est toujours de bon ton de taper sur une entreprise publique surtout quand elle le mérite tellement sa gestion et catastrophique. Pour autant cela n’autorise pas à raconter n’importe quoi notamment quant à la volonté délibérée de la SNCF d’avoir menti à propos de cette terrible affaire de l’accident de Brétigny. D’après le Figaro, La compagnie ferroviaire aurait tenté d’entraver l’enquête judiciaire chargée de faire la lumière sur le drame de Brétigny qui avait causé la mort de 7 personnes et fait des dizaines de blessés le 12 juillet 2013. Selon ces informations, la SNCF a tout d’abord eu connaissance du contenu, 3 mois avant sa sortie officielle, du rapport du bureau enquête sur les accidents de transport terrestres (BEA-TT). Pis, le leader public des transports a tout fait pour ne pas communiquer aux enquêteurs des pièces fondamentales pour la bonne tenue du dossier. Certes la SNCF est loin d’être blanche dans l’opération mais il faut resituer cet accident à caractère exceptionnel dans une problématique plus large relative à la situation de l’entreprise. Du fait d’une gestion calamiteuse la SNCF accumule des pertes non seulement financières mais maintenant aussi de clientèles. En cause le manque de compétitivité récurrent de l’entreprise, ses lourdeurs et le corporatisme qui freinent les évolutions. Du coup depuis des années la SNCF écrête les effectifs pour courir en vain derrière un équilibre financier à caractère ésotérique. Le malheur c’est qu’en général ces réductions d’effectifs s’effectuent de manière uniforme sans forcément tenir compte des besoins réels de la production ferroviaire. Il y a longtemps que l’entretien du réseau laisse à désirer et pour preuve la multiplication des ralentissements qui sont décidés parce que la SNCF n’a pas les moyens financiers de rénover les tronçons dégradés. L’entretien comme les visites de sécurité sont allégées faute de moyens. D’une certaine manière, le concept de sécurité qui constituait la valeur centrale de l’entreprise a été aussi affecté. À Brétigny comme ailleurs l’allégement de l’entretien comme des visites à forcément augmenté  les risques potentiels d’accidents. Inutile donc d’en rajouter sur la responsabilité de la SNCF, elle est déjà suffisamment grande mais cette responsabilité doit être largement partagée avec celle de l’État qui accepte de laisser l’entreprise dans une situation financière catastrophique.

Catastrophe de Brétigny : un manque d’effectifs ?

Catastrophe de Brétigny : un manque d’effectifs ?

Ce matin toute la presse reprend bêtement ( comme souvent)  les conclusions d’un rapport sur les cause de la catastrophe de Brétigny. Il s’agirait d’un manque d’effectifs. En fait il s’agit  d’un rapport commandé par le CHSCT, don un rapport sous influence syndicale. Certes les effectifs ont diminué mais des investissements de productivité ont été réalisés. En outre les salaires ont augmenté au rythme de la réduction des effectifs. On peut donc espérer davantage de qualification et de productivité. Le problème général de la SNCF ne trouve sa raison dans le manque d’effectifs mais plutôt dans le trop plein d’effectifs qui rend la société non compétitivité ,  qui tue les parts de marché (du fret comme du transport de voyageurs y compris les TGV) et freine la rénovation du réseau. En clair le train est trop cher. Pour le cas particulier de Brétigny, il s’agit aussi  d’un manque de vigilance car les tournées de contrôle ont bien été effectuées mais la faille n’a pas été décelée. . Il serait temps que la SNCF redresse la barre car le professionnalisme fout le camp, le trafic aussi, ne parlons pas des résultats financiers catastrophiques. Le rapport  demandé par les élus du Comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT) de l’établissement ferroviaire du Sud-ouest francilien évoque donc la baisse des effectifs de surveillance pour justifier une de causes de l’accident.

 

SNCF Accident de Brétigny : un réseau délabré en cause

SNCF Accident de Brétigny : un réseau délabré en cause

 

Pas vraiment de découverte majeure dans le rapport d’enquête sinon le constat connu depuis des années du manque d’entretien général du réseau. Pendant des dizaines d’années la SNCF a privilégié (avec RFF) la grande vitesse au détriment de l’entretien du réseau classique. D’où d’ailleurs le changement total de stratégie puisqu’il n’y aura plus de nouvelle ligne à grande vitesse dans le schéma des infrastructures. Les moyens étant main tenant entièrement dédiés à la remise en état du réseau actuel.  La SNCF et Réseau de ferré de France ont contesté dimanche tout « délabrement » du réseau ferroviaire à Brétigny-sur-Orge, où s’est produite l’an dernier un grave accident, rejetant ainsi les conclusions d’experts judiciaires publiées dans la presse. Un train Intercités transportant 385 passagers avait déraillé le 12 juillet 2013 à son entrée à vive allure dans cette gare de l’Essonne, en banlieue parisienne. L’accident avait fait sept morts et une trentaine de blessés. Selon Le Figaro, qui a pu consulter les rapports d’expertise ferroviaire et métallurgique commandés par la justice, la cause de l’accident semble bien être un problème d’entretien. Dans un de ces documents, qui doivent être rendus publics lundi, deux ingénieurs experts estiment, sur la base d’examens métallurgiques, qu’il ne s’agit pas d’un acte de malveillance mais d’un processus de désagrégation matérielle qui s’est « étalé sur plusieurs mois ». Les deux experts font état de plus de 200 anomalies, dont la plupart étaient « connues de la SNCF ou de ses agents » sans pour autant qu’il y soit remédié de façon adéquate, rapporte encore le quotidien.  Conclusion : la rupture cause du déraillement est due à des « dommages relevant de la qualité et de la maintenance ».  Dans un communiqué commun, la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), l’exploitant des réseaux ferroviaires français, « contestent formellement tout ‘état de délabrement’ du réseau à Brétigny comme ailleurs ». « Les deux rapports remis à la justice, et dont SNCF et RFF ont pris connaissance d’extraits par voie de presse, ne sont pas en leur possession. La plus grande prudence s’impose dans leur interprétation », ajoutent les deux entreprises publiques.  

 

SNCF-Brétigny : des vols non médiatisés

SNCF-Brétigny : des vols non médiatisés

 

 

Selon un rapport policier, révélé jeudi par Le Point et dont l’AFP a eu connaissance, les hommes de la CRS 37 ont dû repousser à leur arrivée sur les lieux, le 12 juillet, « des individus venus des quartiers voisins, qui gênaient la protection des véhicules de secours en leur jetant des projectiles ».   »Certains de ces fauteurs de troubles avaient réussi à s’emparer d’effets personnels éparpillés sur le sol ou sur les victimes », ajoutent les auteurs de ce document.  Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré sur I-télé avoir « un sentiment de dégoût et d’une forme d’horreur » à la lecture de ce rapport. « Il y a un côté vautours (…) dans cette image, cette pensée de personnes cherchant à tirer parti d’une situation aussi dramatique », a-t-elle commenté.  Pour la députée UMP de l’Essonne, « c’est quelque chose sur lequel le gouvernement doit s’expliquer ». Or, dit-elle, « manifestement, il y a une hésitation sur le sujet, on nous a dit que c’était un +acte isolé+ et, aujourd’hui, ce qui apparaît, c’est que c’était plus sérieux que cela ».   »Si le gouvernement a essayé de camoufler ça, oui c’est un problème », a-t-elle conclu.  Pour l’heure, aucun des faits signalés dans ce rapport de police n’a donné lieu à plainte dans l’Essonne.

 

 

 

Selon un rapport policier, révélé jeudi par Le Point et dont l’AFP a eu connaissance, les hommes de la CRS 37 ont dû repousser à leur arrivée sur les lieux, le 12 juillet, « des individus venus des quartiers voisins, qui gênaient la protection des véhicules de secours en leur jetant des projectiles ».   »Certains de ces fauteurs de troubles avaient réussi à s’emparer d’effets personnels éparpillés sur le sol ou sur les victimes », ajoutent les auteurs de ce document.  Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré sur I-télé avoir « un sentiment de dégoût et d’une forme d’horreur » à la lecture de ce rapport. « Il y a un côté vautours (…) dans cette image, cette pensée de personnes cherchant à tirer parti d’une situation aussi dramatique », a-t-elle commenté.  Pour la députée UMP de l’Essonne, « c’est quelque chose sur lequel le gouvernement doit s’expliquer ». Or, dit-elle, « manifestement, il y a une hésitation sur le sujet, on nous a dit que c’était un +acte isolé+ et, aujourd’hui, ce qui apparaît, c’est que c’était plus sérieux que cela ».   »Si le gouvernement a essayé de camoufler ça, oui c’est un problème », a-t-elle conclu.  Pour l’heure, aucun des faits signalés dans ce rapport de police n’a donné lieu à plainte dans l’Essonne.

 

SNCF- Brétigny. Un usager avait repéré des anomalies à Brétigny.(France-Info)

SNCF- Brétigny. Un usager avait repéré des anomalies à Brétigny.(France-Info)

Christian Brochet, 77 ans, fréquente cette gare depuis des années. Ce retraité a interpellé par écrit la SNCF sur l’état des voies ferrées, plus de deux ans et demi avant l’accident de la semaine dernière. Le Parisien/Aujourd’hui en France reproduit ce matin son courrier, manuscrit, daté du 25 novembre 2010. Cet habitant de Brétigny a dirigé pendant longtemps un atelier qui fabrique des pièces métalliques pour la SNCF. Son oeil expert a repéré des anomalies, 36 selon lui, liées à la fixation du rail sur la voie 2, celle qui se trouve juste à côté de la ligne où le train a déraillé. Certaines vis, qu’on appelle les tire-fonds, sont desserrés, cassés, voire absents à certains endroits.  La réponse arrive 3 mois plus tard : « cet état est connu, surveillé et respecte toutes nos normes. Il n’y a aucun risque. » explique la compagnie, qui programme tout de même une intervention de maintenance.   Christian Brochet s’étonne de cette réponse, et renvoie un courrier, aux accents prémonitoires : « L’absence de ces fixations peut mener à une catastrophe. »  Pour le retraité, c’est sûr, s’il y a eu défaillance la semaine dernière, il faut regarder du côté de la maintenance. Il parle de négligence assumée de la SNCF. Une situation d’ailleurs bien connue des cheminots puisque 3000 kms de lignes ont vu leur vitesse réduite du fait du manque d’entretien ( et de l’espacemenet des visites de sécurité); reste que la question du déserrement de l’éclisse reste entière car un tel incident paraissait assez peu imaginable.

 

SNCF- Brétigny : des conclusions curieusement rapides

SNCF- Brétigny : des conclusions curieusement rapides

D’ordinaire pour ce type d’accident transport,  il faut des semaines, des mois pour identifier les causes de l’accident ; cette fois, tout a été bien vite. Presque bâclé en 24 heures (même si les enquêtes  continuent).  Comme l’impression qu’il fallait  dans l’urgence donner une explication et ne pas polluer la conférence de Hollande. RFF (gestionnaire des voies)  a déclaré ‘ nous connaissons les motifs, pas les causes » ; cette phrase qui ne signifie strictement rien. Phrase pour éclairer mais qui n’éclaire rien, phrase pour expliquer qui n’explique rien. Et le SNCF qui se déclare immédiatement responsable ! Evidemment l’enquête este loin d’être terminée pour déterminer comment cette pièce s’est retrouvée fichée dans l’aiguillage. Mais on se demande pourquoi il a fallu se précipiter autant pout donner une explication qui n’explique pas la présence d’une pièce pourtant indéboulonnable. Des photos de cette éclisse – pièce métallique de 10 Kg qui relie deux rails pour les maintenir dans l’axe – ont été projetées dimanche lors d’une conférence de presse, la troisième depuis le drame.  Les premiers examens menés par la SNCF sur la rame accidentée excluent toute « anomalie mécanique » sur la locomotive et la rame, a détaillé le patron de la SNCF, Guillaume Pepy. « Cette rame Corail était passée en examen le 29 juin 2013″, a-t-il précisé.  L’étude des deux trains qui avaient précédé le Paris-Limoges sur cette ligne n’a pas non plus montré d’anomalie.  Enfin, des traces ont été relevées sur le dernier essieu de la 3e voiture et confirment l’hypothèse, avancée dès samedi, d’un choc avec l’éclisse dans l’aiguillage comme origine du déraillement du Paris-Limoges, qui a tué six personnes vendredi en fin d’après-midi, a ajouté M. Pepy.  Dimanche, 180 agents de la SNCF étaient toujours à pied d’œuvre pour dégager la voie à Brétigny. « L’essentiel est fait, il reste une voiture à remettre sur les rails », a-t-il dit. La circulation des trains ne reprendra « probablement » pas cette semaine, a estimé le patron de la SNCF, ce qui va continuer d’affecter la ligne Paris Austerlitz-Limoges-Toulouse comme le réseau du RER C.  La ville a vécu un dimanche au ralenti. Une centaine de jeunes se sont recueillis dans l’après-midi pour rendre hommage à deux des six personnes tuées, Vincent, 23 ans, un surveillant d’un lycée de la ville, et Brandon, 19 ans, un ancien élève de ce même lycée.  Quatorze personnes étaient toujours hospitalisées dimanche, dont deux étaient entre la vie et la mort, selon le préfet de l’Essonne, Michel Fuzeau.  Quelque 700 agents de la SNCF sont aussi mobilisés depuis dimanche matin pour passer en revue les 5.000 éclisses du même type que celle incriminée dans ce déraillement.  Hollande ne privilégie pas la malveillance «Nous connaissons les motifs de l’accident, nous n’en connaissons pas les causes », a déclaré Jacques Rapoport, patron de Réseau ferré de France (RFF).  L’une des questions est de comprendre pourquoi cette pièce, tenue par quatre boulons, s’est détachée. Cet aiguillage avait été contrôlé le 4 juillet, selon la SNCF.  Le président Hollande a affirmé ne pas privilégier l’hypothèse d’un acte de malveillance pour expliquer le déraillement. « On ne doit rien écarter mais ce n’est pas l’hypothèse que, aujourd’hui, je privilégie. Je pense que nous sommes devant une défaillance matérielle », a-t-il dit lors de son interview du 14 juillet.  La veille, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, avait également écarté un acte de malveillance, évoqué par le président PS de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, qui jugeait « bizarre, curieux » que « les boulons aient tous sauté en même temps ».  Depuis le drame, la vétusté des infrastructures ferroviaires françaises est soulignée. « Le constat est sévère avec une dégradation ces dernières années, faute de moyens consacrés aux lignes classiques », a relevé le ministre des Transports, Frédéric Cuvillier. Même si, sur la ligne Paris Austerlitz-Toulouse, où s’est produit l’accident, près de 70 millions d’euros ont été investis en 2013, soit le double des investissements de 2012, a-t-il précisé au Journal du dimanche. Les autres pistes semblent écartées, notamment celle d’une fragilisation de la structure liée à des travaux récents et celle de l’erreur humaine. Le train, transportant 385 voyageurs, roulait à 137 km/h, en-deçà des 150 km/h autorisés.

 




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