Archive pour le Tag 'Bretagne'

Sondage Régionales : Jean-Yves Le Drian gagnant en Bretagne

Sondage Régionales : Jean-Yves Le Drian gagnant en Bretagne

Selon un sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, iTélé et Sud Radio, publié mardi, l’actuel ministre de la Défense serait en tête au premier et au second tour. Le 6 décembre, sa liste terminerait devant celle de son rival de droite Marc Le Fur : 32% des intentions de vote contre 27%. Le Front national récolterait 16% des suffrages. Suivraient la liste du Mouvement Bretagne et Progrès (8%), celle d’EELV (7,5%), puis du Front de gauche (6,5%)… Le second tour tournerait également à l’avantage de Jean-Yves Le Drian. Soutenu par les écologistes et le Front de gauche, le socialiste obtiendrait 46% des voix, devant celle des Républicains et de l’UDI, soutenue par le MoDem (36%) et du Front national (18%). « L’équation personnelle de Jean-Yves Le Drian joue à plein », résume le directeur général adjoint de l’Ifop, Frédéric Dabi, sur le site de Paris Match.

Régionales : Le Drian candidat en Bretagne

Régionales : Le Drian candidat  en Bretagne

 

Hollande fera-t-il une exception pour le ministre le plus populaire du gouvernement ? C’est possible. Jean-Yves Le Drian pourrait demeurer ministre tout en étant élu à la tête de la Bretagne aux régionales.  »Si les Bretonnes et les Bretons m’accordent leur confiance, je serai et resterai président de la région », a-t-il déclaré, lors d’une déclaration solennelle organisée dans un restaurant du front de mer à Guidel-Plage, près de Lorient.  »En 2012, je l’avais déjà dit : la Bretagne m’a fait et je ferai toujours le choix de la Bretagne. Aujourd’hui, je veux rendre à la Bretagne tout ce qu’elle m’a donné. Fidèle à ma parole, je suis au rendez-vous. J’ai décidé d’être candidat à la présidence de la région Bretagne », a poursuivi le ministre de la Défense. Abordant la question de sa double casquette de ministre de la Défense et de candidat à la présidence de la région, Jean-Yves Le Drian a assuré que conformément à la demande de François Hollande et « eu égard aux circonstances exceptionnelles que vous connaissez tous », il resterait « pleinement ministre de la Défense pendant le temps de la campagne électorale ». « J’accomplirai mon devoir », a-t-il renchéri.  Quittera-t-il ce poste en cas d’élection? Assurant qu’il « serai(t) et resterai(t) président de la région Bretagne », en cas d’élection, le ministre n’a toutefois pas levé les interrogations sur un possible cumul de cette fonction avec son mandat ministériel.  »Je connais les règles relatives au cumul. J’assume mes responsabilités. Il reviendra au président de la République de prendre, le moment venu, les décisions qui conviennent », a-t-il simplement affirmé.   »Vous connaissez la règle! On ne peut pas être président de région, maire d’une grande ville, et être membre du gouvernement », avait rappelé la veille Manuel Valls sur RMC et BFMTV.

La Grande Bretagne en dehors de l’union européenne ?

La Grande Bretagne en dehors de l’union européenne ?

 

C’est en tout cas le scénario qu’étudie la banque d’Angleterre suite aux déclarations de Cameron. Cameron qui veut renégocier les conditions de son adhésion à l’union économique, en clair payer mois, recevoir plus et être moins contraint par Bruxelles ! Mieux vaudrait sans doute mettre la grande Bretagne en dehors de l’Europe car les avantages exorbitants que réclament Cameron risquent de faire tâche huile ( en gros accès libre au marché mais sans contrainte, le contraire de la philosophie européenne). La montée des nationalismes dans tous les pays risquent de favoriser le repli sur eux de nombre de pays et faire perdre des années à l’union européenne certes loin d’être parfaite mais qui ne saurait se résumer à un espace de libre échange comme le souhaite depuis toujours la Grande Bretagne.  La Banque d’Angleterre (BoE) a dit qu’elle comptait faire le point des répercussions d’une éventuelle sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (UE), confirmant ainsi un courriel envoyé par inadvertance au Guardian et concernant ce projet de recherche censé être confidentiel. Le quotidien britannique écrit qu’un assistant d’un responsable de la banque centrale écrit dans le courriel que le projet doit rester inconnu de la plus grande partie du personnel et qu’il faut répondre aux journalistes s’en préoccupant que l’institut d’émission examine un grand nombre de questions économiques européennes. Le courriel a été écrit par le secrétaire privé de Jon Cunliffe, un vice-gouverneur chargé d’évaluer les risques économiques émanant du secteur bancaire et financier. Le courriel a été envoyé par erreur au Guardian par quelqu’un du service de presse de la BoE.  Le Premier ministre David Cameron, réélu le 7 mai dernier, entend refondre les liens de la Grande-Bretagne avec l’UE avant d’organiser un référendum sur l’appartenance à l’Union d’ici la fin de 2017.  Comme ce fut le cas pour le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse l’an passé, la BoE ne veut pas qu’on puisse dire qu’elle s’est invitée dans un débat politique. « Il n’y a rien d’étonnant à ce que la Banque entreprenne un tel examen au sujet d’une prise de position publique du gouvernement », explique la BoE dans un communiqué. « Il y a toute une variété de questions économiques et financières qui surgissent dans le contexte de la renégociation et du référendum national. C’est l’une des responsabilités de la Banque d’examiner celles liées à ses prérogatives ».  Beaucoup de chefs d’entreprise britanniques craignent de ne plus avoir accès à leurs grands marchés à l’exportation et les répercussions sur le secteur financier britannique font également souci dans le cas d’un « Brexit ».

 

Réforme Régions : pour une fusion de la Corse et de la Bretagne

Réforme Régions : pour une fusion de la Corse  et de la Bretagne

Hollande s’amuse avec le redécoupage administratif et tout seul puisqu’il n’a consulté personne. Pourquoi dès lors ne pas autoriser chaque français à faire son propre découpage. Si possible un redécoupage auusi incohérent. Pourquoi pas la fusion de la Corse et de la Bretagne, qu’on pourrait appeler la « Corsage » ou la Brecorse ». Certains esprits chagrins vont faire remarquer qu’il n’existe aucune proximité culturelle, historique, économie ou géographique et alors ? Ces également vrai avec la réforme Hollande. On pourrait envisager des régions entièrement dédiées aux intérêts des barons locaux du PS. La preuve Ségolène voulait récupérer les Pays de Loire ; Au nom de quelle logique ? Le plus caricatural c’est évidemment le regroupement du Centre, du limousin et de Poitou Charentes entièrement offert à Ségolène ; sous l’ancien régime le monarque royal attribuait de terres à ses favoris, pourquoi le monarque républicain ne pourrait pas en faire autant ? Hollande pourrait auusi assurer ses arrières et créer une région pour protéger son exil en créant la région de Tulle : Normal Premier, duc de Tulle, une reconversion honorable et préférable au sort de Louis XVI. Le rapprochement entre la Corse et la Bretagne n’est pas auusi incohérent que cela surtout si on parvient à faire dériver la Corse vers l’ouest grâce au x mouvements des continents et des intérêts électoraux. Certains vont affirmer qu’il s’agit d’une fausse reforme, que cela ne procurera aucune économie puisque les départements, communes et syndicats intercommunaux ne sont pratiquement pas touchés alors que ce sont les plus dépensiers. Justement une grande reforme qui ne change rien, c’est le must ; pour montrer que le Président Normal en a dans le pantalon. Un président qui veut changer auusi l’Europe, alors pourquoi pas aussi redécouper auusi l’Europe, par exemple regrouper Chypre et la France deux pays à peu près dans la même situation financière catastrophique, enfin une vraie logique !

Bretagne : les Bonnets rouges contre la réforme territoriale

Bretagne : les Bonnets rouges contre la réforme territoriale

 

Une raison supplémentaire pour mobiliser les bonnets rouges : la réforme territoriale avec notamment la revendication du rattachement de la Loire Atlantique à la Bretagne. En fait en « pays de Loire »  aussi (une région qui ne veut pas dire rand chose) on préférerait auusi constituer une grande région avec l’ouest. Les Bonnets rouges ne décolèrent pas.  »Nous avions annoncé un printemps des Bonnets rouges, un des points d’orgue de ce printemps va être la journée du samedi 14 juin », a annoncé ce jeudi 5 juin, le maire de Carhaix (Finistère) Christian Troadec, l’un des porte-parole du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne ». « Nous demandons aux gens de bien garder leur date du 14 juin et de se préparer à se mobiliser ce jour-là », a-t-il poursuivi, assurant que la mobilisation serait importante. Les Bonnets rouges réclament la suppression de l’écotaxe pour les poids-lourds, la fin des distorsions de concurrence et du dumping social, ainsi que le retour du département de la Loire-Atlantique au sein de la région bretonne. Le projet de réforme territoriale du gouvernement prévoit le maintien de la Loire-Atlantique dans la région Pays-de-la-Loire. Par ailleurs, le gouvernement a confirmé mercredi qu’il ne comptait pas autoriser des départements à changer de région dans le cadre de la nouvelle carte régionale. La réforme territoriale c’est vraiment la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Christian Troadec « Il y a un tel écœurement aujourd’hui, on ressent vraiment de la part des gens un sentiment d’humiliation », a estimé Christian Troadec, élu divers gauche. « La réforme territoriale c’est vraiment la goutte d’eau qui a fait déborder le vase », a-t-il expliqué.   »Les formes de ce rassemblement seront précisées en début de semaine prochaine », a-t-il ajouté, indiquant cependant qu’il se pouvait que la mobilisation se fasse « sur l’ensemble du territoire breton ».

 

Pacte d’avenir Bretagne : « un projet parisien »

Pacte d’avenir Bretagne : «  un projet parisien »

 

Finalement le gouvernement a sorti le chéquier pour calmer la tempête sociale en Bretagne. Un pacte « d’avenir »  a été signé et voté ; curieuse évolution d’un conflit parti sur l’écotaxe et qui se termine essentiellement par un soutien à la filière agroalimentaire. L’Ecotaxe (bien qu’en comas dépassé) demeure sur le papier. Double punition donc pour le gouvernement contrant en fait d’enterrer l’écotaxe sans le dire et d’apporter son soutien à une filière agroalimentaire par ailleurs très malade. Le Conseil régional de Bretagne a donc approuvé le Pacte d’avenir jeudi soir, par 46 voix contre 36. Si les socialistes et les communistes ont voté pour, des mécontentements se font entendre dans les rangs de la majorité. Un Pacte d’avenir immature Guy Hascoët (EELV) Le président du groupe Europe Ecologie-Les Verts au Parlement breton, Guy Hascoët, dénonce « un Pacte d’avenir immature ». D’après lui, le gouvernement a « sorti le chéquier vis-à-vis des filières agro-alimentaires pour calmer rapidement le jeu ». Et d’ajouter : « Je pense que si les gens étaient totalement libres de voter dans cette assemblée, je ne suis pas sûr qu’il y aurait une majorité ». Du côté des Bonnets Rouges, on fustige « un projet parisien imposé à la Bretagne », selon les mots de Christian Troadec, l’un des leaders du mouvement de protestation. « Je crois que ça y est, enfin, les Bretons et les Bretonnes sont en train de se réapproprier leur destin », a-t-il ajouté. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault se déplace en Bretagne ce vendredi, pour signer définitivement cet accord devant 500 invités et autant de représentants des forces de l’ordre. Les Bonnets Rouges, eux, n’ont pas prévu de comité d’accueil.

Pacte d’avenir Bretagne : un « enfumage »

Pacte d’avenir Bretagne : un « enfumage »

En additionnant déférentes mesures déjà prévues, des fonds de tiroirs et quelques bricoles nouvelles, le pacte d’avenir de la Bretagne solliciterait  une enveloppe de 2 milliards (dont par parenthèse on ne dit pas comment elle serait financée, comme les 4 milliards pour Marseille !). . En fait, Ce pacte, c’est de l’enfumage et une coquille vide que seule la mobilisation des Bonnets Rouges (…) devrait permettre de remplir », a écrit Christian Troadec, l’un des principaux porte-parole du mouvement des Bonnets rouges, dans un communiqué. « Le moins qu’on puisse dire, c’est que le compte n’y est pas et que ce texte, marqué de l’empreinte de la technostructure administrative parisienne, ne répond nullement aux attentes de la société bretonne exprimées de différentes manières ces dernières semaines », a-t-il assuré. Selon Christian Troadec, le texte « n’apporte rien de plus, ou très peu, qu’un contrat de plan classique État-Région! » et ne contient selon lui « aucune initiative réelle, aucune innovation institutionnelle, aucune réponse aux élus régionaux qui avaient voté et rédigé une contribution à la loi de décentralisation ». ChristianTroadec a ajouté qu’il allait « dans les jours et les semaines qui viennent multiplier la création de comités locaux de soutien aux Bonnets rouges, afin d’obtenir, du gouvernement et de Paris, des réponses à la hauteur des attentes du peuple breton« . En outre, le Bonnet rouge a invité le Premier ministre Jean-Marc Ayrault qui doit signer le pacte d’avenir à Rennes le 13 décembre « à différer son voyage en Bretagne (…) afin de laisser le temps à la société bretonne de bâtir un texte et un projet qui puissent avoir l’assentiment du plus grand nombre de Bretonnes et de Bretons.  Le Pacte d’avenir pour la Bretagne a été rendu public ce mercredi 4 décembre. Il prévoit de consacrer deux milliards d’euros à la région sinistrée, dont un au secteur agroalimentaire.

Manifestation en Bretagne : les syndicats essaient de reprendre la main

Manifestation en Bretagne : les syndicats essaient de reprendre la main

 

Ne pas défiler aux côtés des « Bonnets rouges », pour ne pas y être assimilés. C’est en partie pour cette raison que les principaux syndicats ont décidé d’organiser, entre eux, une manifestation bretonne une semaine avant les opposants déterminés au gouvernement. Sept syndicats régionaux – CGT, CFDT, CFTC, Solidaires, Unsa, FSU et CFE-CGC – appellent ce samedi à défiler en masse dans les rues des principales villes bretonnes – Rennes, Saint-Brieuc, Morlaix et Lorient -, pour crier leur inquiétude et leur colère face à la crise économique qui frappe la région. Le syndicat Force ouvrière s’est désolidarisé du mouvement, considérant que le Pacte d’avenir est déjà lancé. L’intersyndicale, qui se veut unie, entend mettre la pression sur le gouvernement, après l’annonce le mois dernier d’un « Pacte d’avenir pour la Bretagne » par Jean-Marc Ayrault. Les sept syndicats qui vont manifester ce samedi ne sont pas satisfaits des premières annonces du Premier ministre, face à l’avalanche de plans sociaux qui secouent la Bretagne, et notamment son secteur agroalimentaire, chez Gad SAS, Doux ou encore Tilly-Sabco. Au-delà des mesures économiques, la plupart veulent avant tout des mesures sociales, comme la formation et l’accompagnement des personnes licenciées, ou encore le renforcement du dialogue social. Les leaders des syndicats, et en premier lieu Laurent Berger pour la CFDT et Thierry Lepaon pour la CGT feront le déplacement en Bretagne pour l’occasion

Encore des radars détruits en Bretagne

Encore des radars détruits en Bretagne

Destruction de portiques mais aussi de radars et de bornes en Bretagne. Sept radars ont été détruits en Bretagne dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 novembre, quelques heures avant la venue à Rennes de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, sur fond de crise de l’agroalimentaire breton et de fronde anti-écotaxe.  Cinq radars ont été incendiés en Ille-et-Vilaine et deux dans le Finistère. Une autre cabine a été visée dans le Morbihan mais le feu n’a pas pris. Au total en une semaine c’est une vingtaine de radars automatiques qui ont été détruits en Bretagne. Par ailleurs, une manifestation d’agriculteurs bloquait vendredi midi l’autoroute A2 à hauteur de Valenciennes dans le Nord. Plusieurs dizaines de tracteurs et de nombreuses voitures menaient en fin de matinée une opération escargot vers un portique écotaxe situé sur l’autoroute.

 

Ecotaxe-Bretagne : ultimatum des « Bonnets rouges »

Ecotaxe-Bretagne : ultimatum des « Bonnets rouges »

« Nous demandons pour demain midi une annonce officielle de la suppression de l’écotaxe pour la Bretagne », a annoncé à l’issue d’une réunion à la préfecture de Bretagne à Rennes, Christian Troadec, maire DVG de Carhaix (Finistère) et un des responsables du mouvement breton, prévenant que, sinon, « il y aura sans doute de nouvelles actions ».   »La proposition que le préfet nous a faite, c’est le fameux ‘Pacte d’avenir’ « , a expliqué à l’issue de la réunion Thierry Merret, patron de la FDSEA du Finistère et membre du collectif organisateur de la manifestation, mais, « pour nous, s’il n’y a pas la suppression de l’écotaxe pour la Bretagne, il est hors de question que nous participions à quelque réunion que ce soit ».  Arrivés mardi soir avec leurs bonnets rouges à la main, les initiateurs du mouvement contre l’écotaxe ont participé à une première réunion en préfecture avant toute une série d’autres rencontres prévues à partir de mercredi pour mettre en place le « Pacte d’avenir pour la Bretagne » lancé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. « L’objet de la réunion est de préciser aujourd’hui dans quelles conditions nous allons élaborer le ‘Pacte pour l’avenir de la Bretagne’ « , a expliqué avant la réunion de mardi le préfet de Bretagne, Patrick Strzoda, rappelant que ce pacte, auquel doivent contribuer les « acteurs politiques, économiques et sociaux », « doit permettre à la Bretagne de relever les difficultés qu’elle rencontre actuellement, de trouver un nouveau souffle ».

Bretagne-Le branchu : « le gouvernement comprend mal »

Bretagne-Le branchu : «  le gouvernement comprend mal »

 

Un véritable aveu d’impuissance et d’incompréhension de la part de Marylise Lebranchu, ministre qui avoue que le gouvernement a des difficultés à saisir la nature de la révolte bretonne et au-delà sans doute le matraquage fiscal qui étouffe l’économie.   »On n’a pas peur des manifestants bretons mais c’est extrêmement compliqué dans des grandes manifestations comme celle de Quimper », indique Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique et invitée ce mardi de RTL.  « Le gouvernement prend acte de la détresse des salariés. Il comprend mal ou lit mal ces rassemblements où l’on trouve des commerçants, des artisans, des entrepreneurs, des chefs d’entreprises et leurs salariés, des salariés licenciés… », ajoute l’ancienne députée PS du Finistère.

 

Bretagne : révolte des bonnets rouges

Bretagne : révolte des bonnets rouges

 

Triple mécontentement en Bretagne, la fiscalité dont l’écotaxe, le chômage et le centralisme parisien ; pour ces raisons des milliers de personnes coiffées de bonnets rouges se sont rassemblées samedi à Quimper (Finistère), où des heurts ont éclaté avec la police malgré les appels au calme. La manifestation a rassemblé plus de 10.000 personnes selon la préfecture et plus de 30.000 personnes selon les organisateurs, réunissant salariés de l’industrie agro-alimentaire, artisans, agriculteurs, transporteurs routiers, pêcheurs et chefs d’entreprise. En milieu d’après-midi, des heurts ont éclaté entre une centaine de manifestants et les forces de l’ordre rassemblées près de la préfecture du Finistère qui ont répliqué à des jets de projectiles en faisant usage de lances à eau et de grenades lacrymogènes. La préfecture a signalé plusieurs blessés légers lors de ces échauffourées. Dans le département voisin du Morbihan, un portique de contrôle de l’écotaxe est tombé samedi après avoir été incendié par des manifestants à proximité de Saint-Allouestre. Pour symboliser les difficultés que traverse actuellement la Bretagne, notamment dans le domaine agro-alimentaire, les manifestants ont installé des dizaines de pots de chrysanthèmes multicolores près de la préfecture et aux abords de la place de la Résistance. « Tous mes voisins sont dans l’agro-alimentaire ou dans la pêche, ces chrysanthèmes, c’est pour montrer que la Bretagne est en train de mourir », a dit à Reuters Armelle, une assistante sociale de 46 ans, venue de Brest. Les manifestants portaient des bonnets rouges, en référence aux révoltes paysannes bretonnes de la fin du 17e siècle.

Bretagne : la colère gronde encore

Bretagne : la colère gronde encore

Naïvement le gouvernement croyait que la suspension de l’écotaxe suffirait à calmer la colère en Bretagne ; en réalité cette suspension- une on décsion typique de la politique de Hollande_  divise les français ; En outre la colère s’alimente surtout du déclin économique qu’une suspension d’écotaxe ne saurait résoudre. Il faudra autre chose pour calmer les bonnets rouges une vraie politique économique notamment pour la filière agroalimentaire. Agriculteurs, artisans, transporteurs, marins, commerçants, patrons et salariés d’entreprises en difficulté veulent faire une démonstration de force contre l’écotaxe et plus généralement pour la défense de l’emploi dans une Bretagne frappée par les plans sociaux, notamment dans l’agroalimentaire. Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) du Finistère a annoncé la venue à Quimper de l’ancien candidat à l’élection présidentielle Philippe Poutou, qui sera «aux côtés des salariés licenciés ou menacés de licenciement des entreprises GAD, Marine Harwest, Tilly-Sabco, Doux, etc…», selon un communiqué.  Plusieurs partis et syndicats se sont cependant désolidarisées de l’appel à manifester à Quimper, la CGT, Solidaires et FSU appelant à leur propre rassemblement à Carhaix, à 60 km de Quimper. Le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Pascal Durand, a annoncé qu’il se rendrait à la manifestation de Carhaix et non celle de Quimper : «Cette manifestation est clairement distincte de celle appelée par les décideurs économiques et les lobbies productivistes à Quimper. Pour les organisations syndicales, la manifestation de Quimper, lancée par ceux-là mêmes qui sont les responsables de la crise, n’est pas celle des salariés». Les deux manifestations se dérouleront une semaine après celle, violente, qui avait fait plusieurs blessés lors d’une opposition entre manifestants et forces de l’ordre à Pont-de-Buis. Une situation que le collectif «Vivre, décider, travailler en Bretagne», organisateur du rassemblement de Quimper, veut à tout prix éviter. «Il faut que les choses se déroulent dans le calme et la dignité», a affirmé Christian Troadec, maire (DVG) de Carhaix à l’origine du collectif. La famille de Mikaël Cueff, le manifestant blessé et amputé de la main droite à la suite de l’action à Pont-de-Buis le 26 octobre, a lancé un «appel solennel» à ce que le rassemblement de Quimper «se passe dans la plus grande dignité et le calme». Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a quant à lui mis en garde contre toute «spirale de la violence.» Car selon le préfet du Finistère, Jean-Luc Videlaine, la manifestation «fédérera un grand nombre de groupes très différents entre eux, y compris des militants d’ultra-droite identitaire et de groupes gauchistes, avec un risque d’affrontements de ces groupes dans la foule». 

 

Ayrault : la trouille de la Bretagne

Ayrault : la trouille de la Bretagne

 

De toute évidence le gouvernement craint la manifestation de samedi en Bretagne. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a lancé vendredi un appel au calme à la veille de la manifestation prévue à Quimper pour l’emploi en Bretagne et pour la suppression de l’écotaxe sur fond de crise dans le secteur agroalimentaire local. « Je souhaite que cette manifestation soit pacifique, c’est le souhait de l’immense majorité des Français, c’est aussi le souhait des Bretons et de tous ceux qui veulent redonner confiance à ce territoire », a-t-il dit depuis Moscou, où il effectue une visite officielle. « On ne résoudra pas le problème des Bretons autrement que par le dialogue », a affirmé Jean-Marc Ayrault. « L’essentiel c’est que tout le monde se mette autour de la table et au travail. » Plusieurs organisations, notamment le patronat local, les transporteurs routiers, le comité régional des pêches ou encore la FNSEA se sont désolidarisés de cette manifestation après la décision prise mardi par le gouvernement de suspendre l’entrée en vigueur de l’écotaxe poids lourds. Une précédente action, organisée samedi dernier à Pont-de-Buis (Finistère) avait donné lieu à des débordements et des heurts avec les forces de l’ordre. Sur Europe 1, la ministre de la Fonction publique et de la Décentralisation, Marylise Lebranchu, a déclaré de même espérer que la manifestation de samedi ne dégénérerait pas. « Je pensais très honnêtement que cette manifestation n’aurait plus lieu » après la suspension de l’écotaxe, a-t-elle dit. « J’espère surtout qu’il n’y aura pas de violences. » La ministre, qui est une élue du Finistère, a fait état de retours « nous disant que certains groupes déjà sur place ont l’intention de faire de cette manifestation quelque chose d’un peu plus violent qu’on ne pourrait malheureusement l’espérer. » « J’espère que ceux qui ont appelé à la manifestation (…) sauront éviter et prévenir si jamais ce genre de groupes est effectivement présent à Quimper pour faire autre chose que manifester », a-t-elle ajouté.

 

Bretagne : 15 millions qui n’empêcheront pas les licenciements

Bretagne : 15 millions qui n’empêcheront pas les licenciements

 

15 millions pour un plan d’urgence à caractère essentiellement social, une sorte de rustine pour éviter la révolte. Mais pas de véritable réflexion sur la filière agroalimentaire qui ne concerne pas seulement la Bretagne. Sont notamment concernés par les licenciements  le groupe volailler Doux, dont la restructuration a entraîné en 2012 la perte d’un millier d’emplois, ainsi que Gad Sas, une entreprise d’abattage et de découpe de porcs dont le site principal à Lampaul-Guimiliau, (Finistère), qui emploie 850 personnes.Les salariés du volailler Tilly-Sabco et de Marine Harvest, groupe norvégien leader du saumon qui a annoncé la suppression de 450 emplois en Bretagne en 2014, sont aussi visés.Le contrat de sécurisation pour les salariés de Gad leur garantira la quasi-totalité de leur salaire net pendant un an.L’Etat s’est engagé à favoriser la cession du site de Lampaul-Guimiliau, comme l’a demandé l’entreprise, à la communauté de communes du Pays de Landivisiau (Finistère), a rappelé Jean-Marc Ayrault.Le pacte pour la Bretagne sera supervisé par un comité de pilotage dirigé par Gilles Ricono, jusqu’ici directeur de cabinet du ministre de l’Ecologie Philippe Martin, qui a longtemps travaillé aux côtés du président de la région Bretagne devenu ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.François Hollande a évoqué la situation en Bretagne lors du conseil des ministres, « une région qui a des atouts économiques importants, que nous avons le devoir de faire fructifier », a rapporté la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.Pour redynamiser l’économie bretonne, Jean-Marc Ayrault a prévu d’intensifier l’action de la Banque publique d’investissements, qui aide la Bretagne à hauteur de 450 millions d’euros.L’enveloppe de 550 millions affectée à la région dans le Programme d’investissements d’avenir « continuera à accompagner les meilleurs projets de ces nouvelles filières », a-t-il ajouté.Le « cas particulier » de la Bretagne sera aussi examiné dans le cadre de la mise en place de l’écotaxe sur le transport routier, prévue le 1er janvier sur les routes françaises.Transporteurs, acteurs économiques et syndicats agricoles bretons se mobilisent contre cette taxe, mettant en avant le caractère excentré de la péninsule bretonne qui l’éloigne des grands centres d’activité et a déjà fait l’objet par le passé de mesures compensatoires. »Cette situation particulière doit être prise en compte », a dit Jean-Marc Ayrault, annonçant d’ores et déjà l’exonération des véhicules agricoles et affectés à la collecte de lait.Les chambres d’agriculture demandent dans un communiqué aux pouvoirs publics de « prendre conscience que le meilleur soutien de l’activité économique, c’est d’abord la production ». »Au-delà de la seule région Bretagne, l’ensemble du secteur agroalimentaire est touché par la diminution des taux de marge, de l’emploi, de l’investissement productif », écrivent-elles.Sur RTL, le président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), Xavier Beulin, a réclamé « des réponses et des engagements structurels » pour « redonner une lisibilité à la filière » agroalimentaire.Dans une lettre ouverte au président de la République, la Coordination rurale déplore pour sa part la mort d’un « modèle breton » mû en « un modèle capitalistique qui a transformé les agriculteurs en simples sujets de profit ».

 

Bretagne : agroalimentaire et écotaxe, cocktail explosif

Bretagne : agroalimentaire et écotaxe, cocktail explosif

 

Toute la filière agroalimentaire bretonne est menacée ; en cause la crise bien sûr qui contraint les consommateurs à réduire leurs achats de certains produits viande, poisson etc.), la hausse des matières premières (aliments bétail), la concurrence étrangère anarchique (ouvriers polonais qui travaillent en Allemagne pour 3 à 5 euros de l’heure dans la filière), désintérêt des élus locaux et nationaux pour l’économie, erreurs stratégiques des industriels) etc.   S’ajoute à ce cocktail explosif la grogne suscitée, en Bretagne, par l’écotaxe poids lourds . Voté sous le précédent quinquennat, repoussé à plusieurs reprises, le dispositif doit entrer en vigueur le 1er janvier prochain. Jean-Marc Ayrault, élu de l’Ouest, a pu mesurer la colère de la région lorsqu’il a été accueilli sous les sifflets, le 12 septembre, au salon international de l’élevage de Rennes. Le chef de l’Etat, lui, avait reçu à déjeuner une délégation de patrons bretons à la fin du mois d’août. Bernard Poignant, maire PS de Quimper et conseiller à l’Elysée, a aussi alerté François Hollande. Il n’est pas le seul : « Hollandais historiques », le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, a des origines bretonnes et celui de la Défense, Jean-Yves Le Drian, présidait jusqu’en juin 2012 le Conseil régional de Bretagne. Les craintes de l’exécutif sont également d’ordre politique. Car cette région modérée est une terre de gauche, qui a voté à 52,6 % pour Ségolène Royal au second tour de la présidentielle de 2007 et à plus de 56 % pour François Hollande en 2012. «Ce sont les voix à l’ouest d’une ligne Le Havre-Perpignan qui lui ont fait franchir la barre», rappelle Bernard Poignant. Dans le contexte actuel, les municipales sont à hauts risques. Sous pression sur le terrain, Jean-Yves Le Drian est d’ailleurs l’un de ceux qui pousse le plus en faveur d’un plan Bretagne ambitieux. Reste à savoir ce qu’il pourrait contenir, dans un contexte budgétaire serré. Le gouvernement se montrait ce mardi très flou, tout en appelant à la patience : la réunion de mercredi «n’est pas une fin mais le début» d’un processus. «La priorité, c’est plus d’investissement, plus d’innovation, plus d’exportation, plus de formations», a affirmé le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot. «On se bat pour limiter les plans sociaux mais l’avenir de la Bretagne, ce ne sont pas seulement les abattoirs. Ce sont aussi les hydroliennes», glisse un proche du président. «Si une région peut s’en sortir, c’est celle-là», Tout es dit !

Marine Harvest : 400 postes menacés en Bretagne

 

Marine Harvest :   400 postes menacés  en Bretagne

Le norvégien Marine Harvest, numéro 1 mondial du saumon, va supprimer plus de 400 postes. Deux de ses usines, situées dans le Finistère et en Ille-et-Vilaine, devraient fermer leurs portes au premier trimestre 2014. Ces sites étaient notamment spécialisés dans le fumage, la découpe et le conditionnement de saumons venus du Canada, d’Irlande et de Norvège. Coté à la Bourse d’Oslo, Marine Harvest – qui vend du saumon, des plats cuisinés ainsi que des préparations à base de produits de la mer – a réalisé 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires l’an passé. Le groupe, qui emploie 6000 personnes dans le monde, s’est dit contraint de procéder à une restructuration dans l’Hexagone. Comme de nombreux industriels, il se heurte en France à la hausse du coût de la matière première ainsi qu’au durcissement des négociations tarifaires avec la grande distribution. Ce contexte aurait conduit Marine Harvest à arrêter ses «premier prix» pour se concentrer sur le moyen et le haut de gamme, plus rentables, selon la direction. Le groupe, qui a racheté cet hiver le numéro 1 polonais du saumon et récupéré une usine en Bourgogne, a par ailleurs annoncé un investissement de 8 millions d’euros sur deux ans sur son site breton de Landivisiau afin de moderniser ses machines.

 




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