Archive pour le Tag 'Brésil'

Brésil: Lula trop populaire éliminé comme candidat à la présidence de la république

Brésil: Lula trop populaire éliminé comme candidat à la présidence de la république

 

L’Amérique du sud n’en finit pas de solder se comptes avec son passé réactionnaire et même fasciste. Pour preuve, Lula, empêché de se présenter à l’élection présidentielle tout simplement parce qu’il devance à hauteur de 40% son principal adversaire de droite qui n’obtient pas la moitié (19% des intentions de votes). La méthode est connue. L’Espagne elle même longtemps nourricière du fascisme d’Amérique du sud a bien emprisonné et condamner les leaders catalans pour les empêcher de se présenter aux élections de la région. Certes Lula n’est pas un saint, mais se prédécesseurs non plus. Sul fallait emprisonner tous les chefs d’Etats qui ont mis les doigts dans le pot de confiture, on manquerait de candidat dans le monde entier. La question est politique, économique aussi.  Lula, de loin l’homme politique le plus populaire du Brésil, a été condamné en appel à 12 ans d’emprisonnement pour corruption et est incarcéré depuis avril. Son parti, le Parti des travailleurs (PT), l’avait tout de même présenté comme candidat pour la présidentielle à la mi-août, estimant que Lula était innocent. Cependant une loi, baptisée “Ficha Limpa” (casier vierge), exclut du scrutin présidentiel les candidats ayant été condamnés en appel pour corruption. La décision du Tribunal supérieur électoral devrait mettre fin à un feuilleton qui a fait planer une grande incertitude sur le scrutin d’octobre. Cependant les avocats de Lula avaient auparavant annoncé qu’ils pourraient faire appel de la décision devant la Cour suprême. Les juges ont ignoré la recommandation de la commission des droits de l’homme de l’Onu, selon laquelle le gouvernement devait autoriser Lula à exercer ses droits politiques tant que ses appels devant les tribunaux n’ont pas été étudiés, a ajouté le PT.

Présidentielles Brésil : Lula largement en tête mais en prison

Présidentielles Brésil : Lula largement en tête mais en prison

Décidément nombre de pays de l’Amérique centrale et du Sud sont  incorrigibles en matière de démocratie. Après la période déjà ancienne des dictatures militaires, c’est la période des magouilles politiques. Ainsi par exemple au Brésil où le principal candidat l’ancien président Lola devance et de loin tous les candidats dans les sondages mais se trouve en prison. Cela pour des motifs de corruption mais ni plus et plutôt moins que ces prédécesseurs. De ce point de vue si l’on devait exiger une parfaite honnêteté des candidats politiques dans ces pays ou ailleurs, on éprouverait sans doute des difficultés à remplir les fonctions politiques centrales. Une situation  Inhérente aux conditions de financement des campagnes intérêts où politiques et financiers entretiennent des relations plus que douteuses. L’ancien président brésilien Luiz Inacio « Lula » da Silva, qui purge depuis avril une peine de 12 ans de prison pour corruption, gagne cinq points dans les intentions de vote pour l’élection d’octobre dont il sera le favori mais à la condition qu’il soit autorisé à briguer un nouveau mandat, selon un sondage publié lundi. Le chef de file de la gauche, qui va donc probablement être déclaré inéligible, est crédité de 37,3% des voix par l’institut CNT/MDA. En mai, le même institut le situait à 32,4%.Son adversaire le plus proche, le candidat d’extrême-droite Jair Bolsonaro, est à dix-neuf points avec 18,3%. Viennent ensuite l’écologiste Marina Silva avec 5,6% et le libéral Geraldo Alckmin avec 4,9%.

L’enquête, première du genre depuis le dépôt des candidatures, a été effectuée du 15 au 18 août auprès de 2.002 personnes et sa marge d’erreur est estimée à 2,2%.

Corruption Brésil : Une commission du Congrès contre un procès de Temer

Corruption Brésil : Une commission du Congrès contre un procès de Temer

La bataille politique et juridique s’engage  au Brésil où la corruption est érigée en véritable système. Pour empêcher l’ancien président Lula d’être éventuellement élu en 2018 on l’a condamné à neuf ans de prison pour corruption. Par contre la droite a obtenu du congrès à fin de ne pas poursuivre en justice l’actuel président Temer  lui aussi accusé de corruption. Bref une instrumentalisation de la justice  pour réguler la démocratie Une commission du Congrès brésilien a décidé jeudi de ne pas saisir la Cour suprême des accusations de corruption visant le président Michel Temer afin que ce dernier soit jugé devant la plus haute juridiction du pays. Le vote de la commission parlementaire n’est pas contraignant et le Congrès doit se prononcer dans son ensemble sur une mise en accusation qui ne peut être approuvée qu’à la majorité qualifiée des deux tiers. Michel Temer est accusé depuis le mois dernier dans une affaire de corruption impliquant le groupe alimentaire JBS. Le procureur général Rodrigo Janot soupçonne Temer d’avoir reçu un total de 38 millions de réals (environ 13 millions d’euros) de JBS au cours des neuf derniers mois. Selon le témoignage d’un cadre de l’entreprise, ces dessous-de-table auraient été versés en échange de la résolution de certains litiges fiscaux du groupe et de l’octroi de prêts à faible taux d’intérêt.

Brésil : prison l’ex-président Lula

Brésil : prison l’ex-président Lula

 

L’ex-président Lula a été condamné à neuf ans de prison ferme certes pour des motifs de corruption mais surtout pour des motifs politiques. On sait en effet que la corruption est un sport national dans les milieux politiques brésiliens. La gauche est impliquée mais la droite encore davantage. Du coup pour écarter Lula d’une nouvelle candidature à la présidence de la république où il était donné favori pour 2018, on l’a simplement condamné à la prison. Le Brésil n’en finit plus de s’enfoncer dans la crise morale et politique. Depuis 2014 et le déclenchement du scandale Lava Jato, les Brésiliens assistent médusés aux soubresauts de cette enquête gigantesque qui a révélé le système de pots-de-vin mis en place par les entreprises du BTP pour s’enrichir sur le dos de l’Etat, et notamment du groupe pétrolier Petrobras, avec l’assentiment de ses dirigeants. Une affaire hors normes qui a déjà donné lieu à d’innombrables condamnations de chefs d’entreprise, mais qui a surtout révélé l’enracinement de la corruption au sein de la classe politique jusqu’au plus haut niveau.  Le scandale a déjà fait chuter l’ancienne présidente Dilma Rousseff — qui fut notamment présidente du conseil d’administration de Petrobras –, destituée en août 2016. Il menace son prédécesseur, Lula, et, surtout, il fait vaciller son successeur, Michel Temer. Le chef de l’Etat est accusé de corruption et d’entrave à la justice après avoir été piégé par un enregistrement compromettant dans lequel il donne son aval à un chef d’entreprise pour verser des pots-de-vin. Des dessous-de-table qui viseraient à acheter le silence de l’ex-patron de la Chambre des députés, en prison pour son implication dans le scandale Petrobras. Alors que les appels à la démission se multiplient, Michel Temer ne cesse de répéter qu’il ne quittera pas son poste. Dans une allocution très attendue, il a même demandé hier à la Cour suprême de suspendre l’enquête qui le vise, remettant en question l’authenticité des preuves. Il a affirmé que l’enregistrement était un « montage » destiné à «tromper les Brésiliens». En avril, le chef de l’Etat avait déjà été fragilisé lorsque le Tribunal suprême fédéral avait annoncé l’ouverture d’une enquête contre huit de ses ministres, ainsi qu’une ribambelle de parlementaires.  Icône de la gauche, le leader du Parti des travailleurs (PT, gauche) et ancien ouvrier métallurgiste Lula, qui a présidé le Brésil de 2003 à 2010, est accusé d’avoir « structuré, orienté et commandé le schéma illicite de paiement de pots-de-vin au bénéfice de partis politiques, de politiques et de fonctionnaires publics, alors qu’il était président de la République.la batille qui oppose la droite de Michel Temer pour l’instant se traduit par la condamnation de Lula. I

 

 

Mondial foot 2014 Brésil : marchés truqués

Mondial 2014 Brésil : marchés truqués

Encore des marchés truqués à l’occasion d’un mondial de foot. Cette fois au Brésil où il est vrai la corruption pourrit  la vie politique est à même entraîné la démission de la présidente de la république. Il serait grand temps que la fédération internationale de football (Fifa) élabore une charte sur les conditions d’attribution des grands travaux. Encore faudrait-il que cette fédération veuille  nettoyer ses propres écuries et faire  le ménage dans ses rangs. Bref c’est toute la logique du fric foot  qui est en jeu et pas seulement celle relative au mondial.  « Il existe des indices selon lesquels les marchés d’attribution des travaux d’au moins cinq stades du Mondial ont été manipulés par un cartel », selon lundi l’organe anti-monopole brésilien Cade.  Le mythique stade Maracana de Rio de Janeiro (sud-est), rénové à grands frais pour le Mondial brésilien dont il avait notamment accueilli la finale remportée par l’Allemagne, et l’Arena Pernambuco de Recife (nord), figurent parmi ces stades, selon un communiqué de cet organisme public.  Les Brésiliens avaient massivement manifesté en juin 2013, en pleine Coupe des confédérations contre la facture publique exorbitante des stades du Mondial et  la corruption de leurs élites.

Présidente Brésil : Dilma Rousseff dénonce un «coup d’Etat»

Présidente Brésil :, Dilma Rousseff dénonce un «coup d’Etat»

 

Alors que le Sénat a décidé d’écarter du pouvoir la présidente Dilma Rousseff, cette dernière dénonce un véritable coup d’État.
La présidente brésilienne est accusée d’avoir maquillé les chiffres du budget pour faciliter son élection. Un prétexte évidemment organisé par la droite qui veut éliminer la gauche au Brésil. En effet si l’on devait écarter du pouvoir tous les présidents des pays qui ont bidouillé les chiffres publics il n’en resterait pas beaucoup en place. Ce procès, ajouté à la corruption générale de toute la classe politique à droite comme à gauche, ajouté aussi à la crise économique qui frappe le pays constitue un facteur de grave déstabilisation du Brésil.
Mi-avril, ce sont les députés qui avaient voté pour la destitution. Ex-membre la guérilla, Dilma Rousseff, 68 ans, emprisonnée et torturée sous la dictature, a rapidement appelé les Brésiliens à «se mobiliser» contre le «coup d’Etat» dont elle se dit victime.  Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a à cet égard appelé «au calme et au dialogue au sein de toutes les composantes de la société». Quant à Barack Obama, il a «confiance dans la solidité des institutions démocratiques du Brésil pour résister aux turbulences politiques», a affirmé Josh Earnest, porte-parole de la Maison Blanche, qui a ajouté que le président américain n’avait eu aucun échange téléphonique avec le nouveau chef de l’Etat en exercice Michel Temer.
«Aux Brésiliens qui s’opposent au coup d’Etat, qu’ils soient de n’importe quel parti, je lance un appel : restez mobilisés, unis et dans la paix. La lutte pour la démocratie n’a pas de date finale», a clamé Dilma Rousseff avant de quitter le Palais présidentiel du Planalto. «Dilma, guerrière, de la patrie brésilienne !», ont scandé ses ministres et les parlementaires qui lui sont proches rassemblés dans la salle de presse quand elle est apparue.  Par craintes d’incidents, les autorités ont érigé des barrières métalliques devant le Sénat pour séparer les manifestants des deux camps, comme ils l’avaient fait lors du vote des députés. Dans l’après-midi, le vice-président Temer 75 ans, qui va assurer l’intérim, a formé dès la mi-journée un nouveau gouvernement, axé sur le redressement économique, avec l’ex-président de la Banque centrale Henrique Mereilles aux Finances et l’ancien gouverneur de l’Etat de Sao Paulo, José Serra, aux Affaires étrangères. En pleine tourmente, le Brésil tourne la page des gouvernements du Parti des travailleurs (PT), ouverte en 2003 par Luiz Inacio Lula da Silva, qui a présidé au boom socio-économique des années 2000 dans ce pays aujourd’hui en récession. Ancien allié de Dilma Rousseff, il est devenu l’un de ses pires ennemis. Il est le patron du parti centriste qui avait formé une coalition avec le PT avant de la quitter en mars dernier, portant un coup fatal à la présidente. Les pro-Rousseff qualifient Michel Temer, 75 ans, de putschiste, d’autres ne voient qu’un opportuniste chez celui qui était encore inconnu du grand public il y a quelques semaines. Mais lui non plus n’est pas à l’abri du scandale Petrobas, du nom de la compagnie pétrolière au coeur d’un scandale de corruption. Son nom a déjà été cité à plusieurs reprises dans cette affaire, même si pour l’instant aucune poursuite n’a été lancée contre lui.  Dilma Rousseff elle est accusée d’avoir commis un «crime de responsabilité» en maquillant sciemment les comptes publics pour dissimuler l’ampleur des déficits en 2014, année de sa réélection disputée, et en 2015. L’ancienne guérillera torturée sous la dictature (1964-85), se défend en soulignant que tous ses prédécesseurs ont eu recours à ces «pédalages budgétaires» sans avoir été inquiétés. Elle se dit victime d’un «coup d’Etat» institutionnel.

 

 

 

Destitution de la présidente du Brésil : imbroglio juridique

Destitution de la présidente du Brésil : imbroglio juridique

Alors que le président de la chambre des députés vient d’annuler le vote en faveur de la destitution de la présidente du Brésil pour irrégularité, le président du Sénat, lui, maintient son vote. Du coup la destitution de la présidente du Brésil pourrait bien s’engler dans des procédures juridiques complexes créant encore un peu plus de déstabilisation dans un pays par ailleurs confronté à de nombreuses affaires de corruption et à une très grave crise économique. Le président par intérim de la Chambre des députés brésiliens a annoncé lundi avoir annulé le vote intervenu le 17 avril dans cette chambre sur la procédure de destitution engagée contre la présidente Dilma Rousseff, mais quelques heures plus tard, le Sénat a annoncé qu’il maintenait son propre vote sur cette question. Le président du Sénat, Renan Calheiros, a dit rejeter la décision du président de la chambre basse et maintenir son scrutin, prévu cette semaine, pour décider si Dilma Rousseff doit ou non être renvoyée devant la justice. Waldir Maranhao, président par intérim de la chambre des députés, a annulé le vote des députés en faisant état d’irrégularités lors du scrutin du 17 avril, au cours duquel les députés s’étaient majoritairement déclarés favorables à une destitution de la présidente, accusée d’avoir maquillé des comptes publics pour favoriser sa réélection en 2014. Maranho a appelé de ses voeux la tenue d’un nouveau vote sur la question. Après décompte des voix, le 17 avril, 367 députés s’étaient prononcés favorablement à la motion qui devait être adoptée par au moins deux tiers des voix, soit 342 suffrages. Alors vice-président de la chambre des députés, Waldir Maranhao, contrairement aux autres élus de son Parti progressiste (centre droit), avait voté le 17 avril contre une destitution de Dilma Rousseff. Il a succédé le 5 mai à titre intérimaire à la présidence de la chambre des députés à Eduardo Cunha, démis de ses fonctions par la Cour suprême pour corruption. Implacable adversaire de Dilma Rousseff, Eduardo Cunha était celui-là même qui avait initié la procédure en destitution. Après le vote de la Chambre des députés, le processus de mise en destitution a été transmis au Sénat, dont une commission a recommandé vendredi dernier le renvoi devant la justice de la présidente, pour infraction aux règles budgétaires. Une parti d’opposition a demandé à la Cour suprême d’invalider la décision prise lundi par Waldir Maranhao, et le sénateur Aecio Neves, un des chefs de file de l’opposition battu par Rousseff à la présidentielle de 2014, a demandé au Sénat de s’en tenir à son projet de vote de cette semaine. Dilma Rousseff a paru surprise d’apprendre l’annulation par Waldir Maranhao du vote des députés, annoncée alors qu’elle prononçait un discours au palais présidentiel. L’assistance a vivement acclamé la nouvelle, mais la présidente a préconisé la prudence. « Un appel a été accepté et le processus est suspendu », a-t-elle dit à l’assistance. « Ce n’est pas officiel, et je n’en connais pas les conséquences, aussi restons prudents », a-t-recommandé. La monnaie brésilienne a perdu jusqu’à 5% et les marchés financiers ont chuté à l’annonce de l’annulation du vote des députés, car cette décision éloigne la perspective d’avènement d’un gouvernement plus tourné vers le monde de la finance. Le sénateur Humberto Costa, du Parti des travailleurs (gauche au pouvoir) a en revanche dit croire que la présidence Rousseff pouvait être sauvée. « C’est un premier pas vers une annulation définitive du processus de destitution », a-t-il estimé.

(Avec reuters)

Brésil : corruption généralisée

Brésil : corruption généralisée

C’est le paradoxe brésilien qui pourrait aboutir à un coût d’État de fait  mais cependant constitutionnel avec la destitution de la présidente. Une présidente accusée de corruption par des parlementaires encore davantage corrompus. Dilma Rousseff risque d’être poussée vers la porte de sortie dans les prochains jours. Les députés brésiliens ont voté, hier soir, pour sa destitution. La présidente brésilienne est très contestée ces derniers mois dans son pays. Elle est accusée d’avoir maquillé les comptes publics pour minimiser le déficit budgétaire. Dilma Rousseff est aussi empêtrée dans un vaste scandale de corruption. Pour Frédéric Louault, spécialiste du Brésil, ce que les députés brésiliens reprochent principalement à Dilma Rousseff c’est « d’avoir commis un crime de responsabilité et d’avoir engagé des dépenses importantes en violant la Constitution, sans demander l’aval du Congrès ». Selon l’universitaire, ce ne sont pas les scandales de corruption qui menacent le maintien au pouvoir de la présidente : « pour l’instant il n’y a aucune accusation de corruption formelle. A l’inverse la majorité des députés qui ont voté hier pour l’impeachment sont, eux, poursuivis pour des crimes de corruption ». Le mandat de Dilma Rousseff ne tient qu’à un fil. Une commission doit se réunir le mois prochain au Sénat pour décider d’accepter ou non la demande de destitution des députés. Mais Frédéric Louault se fait peu d’illusion : « On est très loin d’une moralisation de la vie politique. Sachant que les personnes qui sont en embuscade pour prendre le pouvoir derrière Dilma Rousseff sont elles-mêmes directement impliquées dans des scandales ». Pour le professeur à l’Université libre de Bruxelles, au Brésil « il n’y a pas un seul parti qui est considéré comme propre et qui est accepté par la population comme tel ». En cas de destitution c’est l’actuel vice-président, Michel Temer, qui assurera l’intérim. Son parti politique, le PMDB, est lui-même impliqué dans l’affaire de corruption Petrobras.

(France Info)

Brésil : destitution de la présidente et probable coup d’Etat

Brésil : destitution de la présidente et  probable coup d’Etat

Cette fois ce ne sont pas les militaires qui préparent un coup d’État au Brésil mais la droite appuyé par certains juges très politisés. La présidente du Brésil est accusée de corruption et un processus est en cours pour sa destitution ; l’ assemblée  s’est prononcée pour cette destitution et c’est maintenant au Sénat de décider de l’éviction de la présidente, une probabilité sérieuse qui pourrait jeter le pays dans une crise profonde tellement les positions sont fortes tant au sommet de l’État que dans la population. La présidente et son entourage sont accusés d’avoir trafiqué les comptes pour assurer leur réélection on les accuse aussi de corruption Certes cette  corruption et sans doute réelle  notamment pour des motifs de financement de campagne électorale mais au Brésil toute la classe politique est impliquée dans les affaires. Si l’on devait écarter du pouvoir tous les responsables des gouvernements impliqués dans des affaires de ce type il ne resterait plus grand monde pour diriger les pays. C’est le revers actuel des conditions contradictoires de la démocratie. Ceci vaut pour le Brésil, mais pour nombre d’autres pays comme les États-Unis, la Russie ou même la France ( affaires Chirac, Sarkozy, Balladur et autres situations de corruption légale qui consiste tout simplement à additionner nombre de revenus ,  retraites et autre avantages liée au cumul des mandats, comme Hollande par exemple). Du coup la procédure en cours au Brésil est surtout de nature politique. Elle s’est  compliquée avec la tentative de faire entrer au gouvernement l’ancien président, Lula,  lui aussi impliqué et dont la justice a refusé la nomination au gouvernement. La problématique politique se complexifie car le Brésil connaît une crise économique très grave Du coup des manifestations sont organisées par la gauche et surtout par la droite dans le bras de fer engagé entre ces deux tendances politiques  L’opposition accuse aussi la présidente d’avoir sciemment maquillé les comptes publics l’année de sa réélection, en 2014. Un maquillage pourtant récurrent en France et qui aboutit à une dette réelle de plus de 30 000 € par habitant ! En tout cas au Brésil Un pas supplémentaire a été effectué vers la destitution de Dilma Rousseff. Le Parti des Travailleurs (PT) de la présidente brésilienne a reconnu dimanche soir sa défaite avant même la fin du vote sur cette question à l’assemblée.  Les putschistes ont gagné ici à la Chambre», mais cette «défaite provisoire ne signifie pas que la guerre est perdue», a déclaré le leader du PT à des journalistes alors que le score des pro-impeachment était de 200 voix supérieur à celui des pro-Rousseff. L’ouverture d’un procès politique contre la chef de l’Etat devra maintenant être ratifiée par le Sénat.

(Avec AFP)

Brésil: Lula nommé au gouvernement pour échapper à la justice

Brésil: Lula nommé au gouvernement pour échapper à la justice

Pour éviter à Lula, ancien président du Brésil, d’être poursuivi par la justice pour corruption la présidente du Brésil a nommé l’intéressé au gouvernement ; un gouvernement complètement englué dans la crise économique et dans les affaires qui touchent y compris la présidente. Des écoutes téléphoniques ont d’ailleurs confirmé que cette nomination visait bien à échapper aux poursuites judiciaires. Lula   »assumera le poste de ministre d’Etat, chef de la Maison civile », a annoncé la présidence. Il s’agit du poste le plus élevé du gouvernement, à cheval entre des fonctions de chef de cabinet et de Premier ministre, qui confèrera à Lula un rôle de tout premier plan. L’icône de la gauche brésilienne échappe par la même occasion à la menace d’un placement en détention par le juge chargé de l’enquête sur l’énorme scandale de corruption Petrobras, qui le soupçonne de corruption et blanchiment d’argent. Les ministres ne peuvent en effet répondre pénalement de leurs actes que devant le Tribunal suprême fédéral (STF), en charge du dossier politique de l’affaire. Jaques Wagner qui va rejoindre le cabinet personnel de la présidente a annoncé que Lula assumerait officiellement ses fonctions mardi prochain.

(Avec Challenges)

Brésil : manifestation monstre contre le pouvoir

Brésil : manifestation monstre contre le pouvoir

 

Près de 3 millions de personnes ont manifesté au Brésil pour protester contre la politique du gouvernement et en particulier contre la présidente Dilma Rousseff, engluée à la fois dans une crise économique et la corruption. Même l’ancien président Lula est impliqué.  Dans la seule ville de Sao Paulo, la plus grande ville du Brésil, 1,4 million de personnes ont défilé aux cris de « Dilma dehors », selon un chiffre du secrétariat à la Sécurité publique qui a évalué le nombre de participants à 1,8 million dans l’Etat de la capitale économique.   Avant cette estimation, le nombre total de manifestants dans le reste du géant d’Amérique latine était estimé à 1,4 million, selon des données de la police, ville par ville, compilées par le site d’informations G1. Et ce sans compter la grande manifestation de Rio de Janeiro, ville hôte des Jeux Olympiques en août prochain. Des centaines de milliers de Cariocas (au moins 700.000 selon les organisateurs) y ont défilé le long de la célèbre plage de Copacabana. D’importantes manifestations ont également eu lieu dans la capitale Brasilia (100.000 participants, Curitiba (200.000), Recife (120.000), etc. Ce raz-de-marée est un très sérieux coup de semonce pour la présidente Dilma Rouseff, qui est sous la menace d’une procédure parlementaire et voit sa coalition voler en éclats. Le Brésil est paralysé depuis plus d’un an par une crise politique majeure, envenimée par les révélations continues du méga-scandale de corruption autour du géant étatique pétrolier Petrobras, sur fond de profonde récession économique.

 

Brésil: des poursuites l’ex-président Lula

Brésil: des poursuites l’ex-président Lula

 Crise économique, crise financière caractérisent la situation du Brésil qui connaît maintenant une crise politique qui touche tous les partis avec l’affaire du géant pétrolier Petrobras. Une cinquantaine d’hommes politiques sont déjà impliqués et l’enquête vise maintenant directement l’ancien président du Brésil, Lula. Le  parquet de Sao Paulo a requis mercredi des poursuites contre l’ex-président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, a indiqué à l’AFP le service de presse du procureur. « Il y a une dénonciation contre Lula mais pour le moment nous n’en connaissons pas les détails. Il y aura une conférence de presse demain », a indiqué cette source. Selon les principaux médias brésiliens, le parquet de Sao Paulo demande à la justice de poursuivre l’ancien président pour « occultation de patrimoine, blanchiment d’argent » à propos d’un triplex dont Lula nie être le propriétaire. La justice tente de  à faire toute la lumière sur le vaste réseau de corruption au sein du géant pétrolier Petrobras.: 49 hommes politiques au total sont cités, dont 12 sénateurs et 22 députés en cours de mandat. Tous les partis ou presque y sont représentés, précise LE TEMPS de Genève. La plupart de ces parlementaires sont notamment issus du Parti progressiste, une coquille vide, qui soutient les gouvernements en place pour puiser dans les caisses publiques. Mais les grands partis ne sont pas en reste : le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB), le principal allié de la présidente, compte sept représentants dans la liste, dont le président de la chambre des députés mais aussi celui du Sénat. Au Parti des travailleurs, celui de Dilma Rousseff, ils sont huit, dont une sénatrice ex-chef de cabinet de la présidente, ainsi que le trésorier du parti. Enfin même le Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB), la principale formation d’opposition, n’y échappe pas. Tous ces parlementaires sont accusés d’avoir reçu des fonds détournés du géant pétrolier national Petrobras, via des contrats surfacturés passés avec des entreprises. Celles-ci s’entendaient entre elles pour désigner celle qui emporterait l’appel d’offres de Petrobras. Dès-lors, l’entreprise choisie facturait le prix maximum et une partie de la somme était ensuite reversée en pots-de-vin à des intermédiaires, notamment des politiques, raconte le journal CORREIO 24HORAS

Brésil : la présidente bientôt destituée ?

Brésil : la présidente bientôt destituée ?

 

Ça va très mal pour La présidente brésilienne de gauche Dilma Rousseff, engluée dans des affaires de corruption et dans une crise économique grave et qui maintenant risquent d’être destitué. Déjà au plus bas dans les sondages, elle  a subi deux cinglants camouflets en 24 heures qui fournissent des munitions aux partisans de sa destitution et vont la fragiliser un peu plus.  Le Tribunal des comptes de l’Union (TCU) a préconisé, hier, aux parlementaires brésiliens de rejeter les comptes publics de l’Etat de 2014 au motif qu’ils auraient été sciemment entachés d’irrégularités. Mardi soir, le Tribunal supérieur électoral (TSE) avait ouvert le feu en relançant une enquête sur la campagne présidentielle de 2014 ayant abouti à la réélection disputée de Dilma Rousseff, sur fond d’accusations par l’opposition de financement illicite en marge du vaste scandale de corruption qui éclabousse le géant public pétrolier Petrobras. Les issues des deux procédures sont incertaines. Mais les deux épées de Damoclès qui viennent de se matérialiser au-dessus de la tête de la présidente vont empoisonner un peu plus le climat politique au Brésil, au moment où le géant d’Amérique latine est embourbé dans une sévère récession économique.

Brésil : grosse manif pour démissionner Rousseff

Brésil : grosse manif pour démissionner Rousseff

La contestation ne cesse de monter au Brésil du faîte de la crise économique mais aussi des multiples affaires de corruption. En matière économique la croissance est dans le rouge et les mesures d’austérité sont particulièrement mal acceptées. D’autant que ne cessent d’émerger des affaires de corruption concernant les proches de Ruth œuf. Lulle, l’ancien président, ancien syndicaliste était parvenu à réaliser un redressement significatif du pays et améliorer la justice sociale. Celle qui lui a succédé par contre sans faire dans les problèmes économiques et la corruption. Elle pourrait même être impliquée dans le scandale de la compagnie pétrolière publique que la présidée. Plusieurs centaines de milliers de Brésiliens ont manifesté dimanche dans tout le pays pour réclamer le départ de la présidente Dilma Rousseff, qu’ils rendent responsable d’un vaste scandale de corruption et de la pire crise économique qu’ait subie le pays depuis un quart de siècle. Moins d’un an après sa réélection à la tête du pays, Dilma Rousseff a vu sa popularité tomber sous 10% dans de récents sondages et deux Brésiliens sur trois se prononcent en faveur de sa destitution. La journée d’action de dimanche, la troisième organisée depuis le début de l’année, s’est déroulée dans une ambiance festive aux cris de « Dehors Dilma ».  Environ 135.000 personnes se sont rassemblées dans le quartier des affaires de Sao Paulo, selon l’institut de sondage Datafolha, et 25.000 manifestants se sont réunis devant le Congrès à Brasilia, la capitale, selon la police. A Rio de Janeiro, la manifestation a débuté en milieu de journée sur la plage de Copacabana. Le mécontentement est largement répandu dans toutes les catégories sociales face à la montée du chômage et à l’inflation, qui font craindre la pire situation économique depuis les années 1980.  La politique d’austérité menée par le gouvernement, qui vise à contenir la hausse des prix et à éviter que la note souveraine du pays ne soit dégradée en catégorie spéculative (« junk »), a en outre découragé certains soutiens traditionnels du camp Rousseff et la présidente se heurte même à la résistance d’une partie des députés de la majorité.  La banque centrale brésilienne a annoncé fin juin s’attendre à une baisse de 1,1% du produit intérieur brut (PIB).   »On n’entend parler que de coupes budgétaires mais pour l’instant, cela ne pénalise que des gens comme moi », a déclaré dimanche Francisco Mosack, un retraité de la métallurgie qui vit dans le quartier modeste de Capao Redondo à Sao Paulo, expliquant que sa facture d’électricité a doublé en un an.  Une enquête de l’institut Datafolha publiée il y a quelques jours a montré que les Brésiliens les plus pauvres et les moins éduqués étaient les plus farouches partisans du départ de Dilma Rousseff, alors qu’ils avaient voté en masse pour elle lors de la présidentielle d’octobre dernier, qu’elle a remportée d’une courte tête. Parallèlement à la situation économique, la présidente doit faire face au scandale provoqué par l’enquête pour corruption et blanchiment d’argent visant la compagnie pétrolière publique Petrobras, qui éclabousse une bonne partie de la classe politique brésilienne.  L’affaire, le plus important dossier de corruption jamais révélé au Brésil, a déjà conduit en prison plusieurs des plus importants dirigeants d’entreprise du pays et certains suspects ont mis en cause des figures du Congrès et des membres de l’administration Rousseff.  Aucun élément du dossier n’a à ce jour directement incriminé la présidente mais de nombreux partisans de sa destitution estiment qu’elle est responsable de la gestion corrompue de Petrobras, dont elle a présidé le conseil d’administration de 2003 à 2010.

Croissance – Brésil : encore un pays dans le rouge

Croissance -  Brésil : encore un pays dans le rouge

 

 

Le premier trimestre aura été médiocre pour nombre de pays, cette fois le Brésil en recul . Après les mauvais résultats de la Chine, du Japon des Etats unis, de l’Allemagne, il y a de quoi être inquiet pour la croissance mondiale d’autant que le second trimestre risque d’être encore mauvais voire pire dans certains  pays. L’économie brésilienne, elle,  s’est contractée de 0,2% au premier trimestre par rapport au trimestre précédent, ce qui laisse entrevoir une récession sur l’ensemble de l’année en raison notamment d’une nouvelle baisse des investissements des entreprises. Le chiffre du produit intérieur brut (PIB), publié vendredi par l’institut officiel des statistiques IBGE, est cependant meilleur qu’attendu puisque l’estimation médiane des analystes interrogés par Reuters donnait un recul de 0,5%. En rythme annuel, le PIB du Brésil a reculé de 1,6% au premier trimestre. Le consensus s’établissait à -1,8%. Ces données moins mauvaises que prévu, qui s’expliquent par une bonne tenue du secteur agricole sur fond de hausse des prix du café, font progresser le real brésilien de 0,6% face au dollar. Mais avec les baisses des dépenses publiques, le relèvement de certaines taxes et l’augmentation du prix de l’électricité et autres produits décidés depuis le début de son deuxième mandat entamé le 1er janvier, la présidente Dilma Rousseff a, aux yeux de certains économistes, créé les conditions d’une récession. « La tendance est à un affaiblissement de la croissance. Le Brésil retourne en récession », estime Cristian Maggio, analyste chez TD Securities. Les investissements des entreprises ont baissé de 1,3% sur les trois premiers mois de 2015, enchaînant leur septième recul trimestriel de suite, du jamais vu depuis que cette donnée a commencé à être mesurée en 1996. La consommation des ménages a reculé de 1,5%, repli le plus marqué depuis la crise financière de 2007-2009.

F00T- France Brésil : une équipe de France sans rythme

F00T- France Brésil : une équipe de France sans rythme

 

La défaite 3-1 de l’équipe de France est logique, le onze français s’est montré en effet emprunté pendant tout le match . Manque de rythme surtout, absence d’inspiration . Une équipe brésilienne qui pourtant n’était pas spécialement flamboyante, par ailleurs fébrile en défense, mais cependant supérieure surtout Neymar. . Il a manqué un créateur de jeu au milieu chez les bleus, l’envie sans doute aussi dans ce match sans enjeu. Le score aurait pu être encore plus sévère sans les arrêts de l’excellent gardien Français. Une rencontre à oublier très vite tellement elle était ennuyeuse.   France-Brésil au stade de France de Saint-Denis, il n’y a pas à beaucoup chercher dans sa mémoire quand on est supporter français. Mais ce jeudi soir, l’équipe de France de football était bien loin de cette soirée enchanteresse de juillet 1998, lors de laquelle les Deschamps, Zidane and co avaient puni les auriverde pour remporter leur première – et seule – Coupe du Monde. 17 ans plus tard, les Bleus ont pâli, et la sélection brésilienne en a profité. Résultat : une victoire sans contestation possible (3-1) et une reconstruction en bonne marche après un Mondial 2014 à domicile terminé dans l’humiliation la plus totale. Tout cela sous les yeux des « centenaires » des Bleus (Deschamps, Henry, Desailly, Vieira et Zidane), les cinq joueurs à avoir franchi le cap des 100 sélections en équipe de France, et qui ont eu droit à un petit hommage avant la rencontre. Les hommes de Didier Deschamps ont très peu existé lors de ce match amical de prestige. La première mi-temps a fait quelque peu illusion, les Bleus se créant des situations chaudes et Raphaël Varane catapultant de la tête un bon corner de Mathieu Valbuena dans les buts de Jefferson. Las, cinq minutes avant la pause, le milieu de Chelsea Oscar se faufilait dans la surface française pour tromper Steve Mandanda et remettre les deux équipes à égalité à la pause. Pour Varane, la soirée de rêve allait se transformer en cauchemar, le jeune défenseur étant fautif sur les trois buts brésiliens. Au retour des vestiaires, on se disait en essayant d’y croire qu’il ne s’agissait là que d’un soubresaut qui serait vite effacé par Karim Benzema et Antoine Griezmann, entre autres. Après tout, on dit que les Brésiliens sont toujours atteints par leur cuisante élimination en demi-finale de « leur » Coupe du Monde l’été dernier (défaite 7-1 face à l’Allemagne, faut-il le rappeler). Sauf que, depuis, tous les Brésiliens semblent s’être remis en cause, le rugueux Dunga est revenu prendre en mains la Séleçao avec fermeté. Et les auriverde peuvent toujours compter sur leur génie, Neymar, auteur d’une frappe somptueuse en lucarne à la 57e minute, avant que Luiz Gustavo ne parachève le succès brésilien douze minutes plus tard. 3-1, le score est lourd mais juste pour les Français. Une défaite qui met un coup d’arrêt au bel élan des Bleus depuis le Mondial, mais qu’il conviendra aussi de relativiser. Les Brésiliens préparent la Copa America, en juin, tandis que les Bleus effectuaient là leur match de rentrée, alors qu’ils n’ont aucun match officiel à se mettre sous le crampon, étant exempté des qualifications pour l’Euro 2016, qui se déroulera à la maison. Pas de remise en question excessive, mais un gros avertissement à cette génération – qui a accueilli pour la première fois la star lyonnaise Nabil Fekir – talentueuse mais qui ne doit pas s’égarer. Prochaine étape ce mercredi à Saint-Etienne face au Danemark.

 

Elections présidence Brésil : Dilma Rousseff réélue de peu

Elections présidence  Brésil : Dilma Rousseff réélue de peu

La présidente sortante, Dilma Rousseff gagne mais de peu, elle donc réélu. Pour autant son mandat risque de ne pas être pas de tout repos tellement les problèmes s’accumulent : corruption, inégalités, croissance, violence. La présidente sortante gagne le droit d’entamer un deuxième mandat à la tête du pays, avec environ 51,6 % des voix et plus de trois millions de voix d’avance. Le Parti des Travailleurs (PT), personnifié des années par Lula, reste ainsi au pouvoir. Les quelque 142 millions d’électeurs brésiliens avaient donc le choix entre la continuité et la rupture. La poursuite des réformes sociales promises par Dilma Rousseff a davantage mobilisé que le dynamisme affiché de son rival de centre droit. Dans les dernières heures de la campagne, Aécio Neves avait insisté sur le scandale de corruption au sein du géant pétrolier Petrobras, touchant selon lui les cadres du PT. Mais son parti, le PSDB au pouvoir de 1995 à 2002, avant Lula, a lui-même été touché par des affaires de corruption, et la tentative de basculement de l’image n’a pas fonctionné. Le plus dur commence certainement pour Dilma Rousseff, pas épargnée pendant la campagne, et qui a connu une contestation sans précédent avant et pendant la dernière Coupe du Monde de football. Les Brésiliens ont de plus en plus de mal à supporter la corruption dans la classe politique et dans la société en général ; ce sera le chantier prioritaire du PT dans les mois qui viennent. Il lui faudra aussi affronter le ralentissement de la croissance économique du pays, touchant principalement les couches pauvres de la société, celles-là même qui lui ont apporté son plus grand réservoir de voix. Mais cette élection présidentielle l’a encore montré : le Brésil reste un pays divisé.

 

Mondial foot : bilan économique mitigé pour le Brésil

Mondial foot : bilan économique mitigé pour le  Brésil

Trois questions se posent après le Mondial pour le Brésil, le retour économique sera-t-il à la hauteur des énormes dépenses engagées, la  croissance vat-elle en profiter  assez, enfin cela ne s’est il pas fait en accroissant les inégalités sociales ? Visiblement le Brésil aura du mal à rentrer dans ses frais  et du coup les dépenses pour le foot n’iront pas à la réduction d’inégalités sociales déjà dramatiques. L’édition 2014 du Mondial aura été la plus chère de tous les temps. Et la facture sera réglée par les Brésiliens, puisque 90% des dépenses seront essuyées avec de l’argent public. A titre de comparaison, la construction du CERN, l’accélérateur de particules n’a coûté (que) 4,9 milliards d’euros et la Coupe du Monde en Afrique du Sud 3,5 milliards d’euros. Alors qu’ils étaient plus de 79% à soutenir la compétition en 2009, moins de la moitié des Brésiliens y étaient favorables début 2014. Même avec la promesse d’une croissance de 0,4% pour les 5 prochaines années directement liée à l’événement et la création de 600.000 emplois, les Brésiliens ne seront pas les premiers bénéficiaires du Mondial.  La FIFA sort grande gagnante de la compétition. Avec plus de 3,3 milliards d’euros de chiffres d’affaires, principalement grâce à la vente des droits de retransmission des matchs à la télé, la fédération se place en tête des bénéficiaires du Mondial. Les grands chantiers de la Coupe du Monde et le manque d’infrastructures ont également permis à des multinationales telles que Siemens de profiter de l’ « effet Mondial »». D’après une enquête menée par Mastercard, les ventes d’articles sportifs au Brésil auraient également explosé depuis juin (+600%), faisant le bonheur de l’équipementier Adidas, sponsor officiel de l’événement, et des géants brésiliens du e-commerce Netshoes et Dafiti. Ce dernier aurait vendu sur la période 10 fois plus de tee-shirts de la Seleção et 5 fois plus de ballons qu’un mois normal. Le pays, qui accueille près de 300 congrès et salons internationaux par an et à peine 6 millions de touristes étrangers, présente un réel potentiel. Avec une image redorée, le Brésil devrait également voir les investissements étrangers augmenter. Seulement, le jeu en valait-il la chandelle par rapport notamment à la tension sociale mise entre parenthèses pendant la compétition ? Peut-on mettre un prix sur la disparition des enfants des rues en prévention de l’arrivée des touristes ? Des déplacements des populations des favelas pour la construction de stades ? Ou encore de l’abandon de projets sociaux ?

 

Mondial foot 2014 : seconde humiliation confirmée pour le Brésil

Mondial foot  2014 : seconde humiliation confirmée pour le Brésil

 

Comme nous l’indiquions vendredi, il fallait s’attendre à une deuxième humiliation du Brésil, c’est fait cette fois de la part de la Hollande vainqueur  trois à zéro ; pas de miracle donc pour cette équipe du Brésil sans âme et sans véritable leader (depuis la blessure de Neymar). Le Brésil qui n’a pas réussi un seul bon match dans ce mondial alors qu’il était donné favori. Toujours la même fébrilité en défense, un manque d’opportunisme en attaque et un milieu assez mollasson. Par parenthèse, il y a  lieu de s’ inquiéter pour la future défense du PSG puisque le Brésil alignait trois joueurs de la future défense parisienne. Il faut s’étonner en particulier de la méforme de Thiago Silva lui qui avait pourtant été si brillant pendant une grande partie de la saison  au PSG.  Finalemenet  - Les Pays-Bas ont battu très facilement le Brésil (3-0), samedi 12 juillet, dans la petite finale du Mondial 2014 et bouclent le tournoi à la troisième place. Le cauchemar aura duré longtemps. Quatre jour après son humiliation face à l’Allemagne en demi-finales (7-1), le Brésil n’a pas su se relever. La « Seleção » s’est inclinée lourdement face aux Pays-Bas lors de la petite finale (3-0), samedi 12 juillet à Brasilia, à la veille de la grande, Allemagne-Argentine (21 heures à Rio) Les « Auriverdes » ne terminent donc même pas sur le podium de « leur » Mondial et laisse cet honneur aux Néerlandais, qui prennent pour la première fois de leur histoire la troisième place de la compétition.  Dès le début, la rencontre s’est emballée. Le Brésil, dépassé dès la première occasion néerlandaise, a réalisé une entame catastrophique en concédant un penalty. Lancé côté droit, Robben a pris de vitesse Thiago Silva qui l’a accroché à la limite de la surface. Le défenseur du PSG, qui aurait dû écoper d’un carton rouge, est seulement averti et van Persie s’est chargé de transformer le penalty (3e). Les Brésiliens ont tenté de réagir dans la foulée mais les Bataves ont enfoncé le clou un peu plus de dix minutes plus tard. Sur un centre de Wijnaldum, David Luiz a remis le ballon de la tête plein axe sur Blind qui, après un double contrôle, a enchaîné en demi-volée (16e). Incapables de construire des actions tranchantes, les Brésiliens, parfois dangereux, s’en sont remis aux coups de pied arrêtés et au jeu long sans trouver véritablement la faille. Le score s’alourdit en fin de match Le jeu s’est considérablement durci au retour des vestiaires, avec des défenses plus rugueuses qui ont multiplié les fautes. Les coéquipiers de Julio César ont été beaucoup plus entreprenants en se créant quelques situations, mais ils ont butté sur une défense néerlandaise bien en place. En fin de rencontre, Wijnaldum a enfoncé définitivement la « Seleção », après un centre de Janmaat (90e+1). Les Pays-Bas terminent donc à la troisième place de la Coupe du monde 2014. De son côté, le Brésil n’avait jamais enchaîné deux défaites sur son sol dans son histoire. La déception sera difficile à oublier.

 

Mondial foot Brésil-Pays-Bas : Une nouvelle humiliation à prévoir pour le Brésil

Brésil-Pays-Bas : Une nouvelle humiliation à prévoir pour le Brésil

 

On voit mal comment le Brésil pourrait redresser la barre car il n’a jamais fait un seul bon match depuis le début de la coupe du monde. Attaque stérile, absence de milieu et défense complètement fébrile, voilà ce qui caractérise le Brésil qui possède un seul jouer de classe exceptionnelle : Neymar (blessé qui ne pourra jouer°) L’humiliation risque d’être encore au rendez-vous avec des Hollandais pas toujours brillants mais solides. Le match pour la troisième place du Mondial oppose ce samedi (21h) le Brésil aux Pays-Bas. Le pays hôte doit s’imposer pour évacuer un peu la douleur de l’humiliation subie en demies face à l’Allemagne. Les Oranje, eux, veulent remettre la marche avant après la déception face à l’Argentine, et prouver qu’ils sont bien au sommet du football européen. Il n’est jamais honteux de se battre pour la troisième place d’une compétition comme la Coupe du Monde. Mais, s’agissant du Brésil comme des Pays-Bas, les circonstances font que se retrouver 24 heures avant la « vraie » finale du Mondial, au stade de Brasilia sonne comme un échec douloureux. Mais, maintenant que les deux équipes y sont, autant jouer sa chance à fond. Ils étaient évidemment effondrés les Néerlandais mercredi soir, après leur défaite aux tirs aux buts contre les Argentins. Après une partie terne, marquée par un combat tactique entre deux équipes qui n’ont jamais voulu se découvrir, ils venaient de comprendre qu’ils ne retrouveraient pas l’Allemagne en finale. Pour tenter de remporter, enfin – après deux échecs en 1974 et 1978 -, un titre de champion du monde. Trois jours plus tard, il reste des points positifs à conserver en tête. Battue en finale par l’Espagne il y a quatre ans, l’équipe néerlandaise confirme qu’elle fait plus que tutoyer les cimes du football. Au niveau européen, les Oranje sont incontournables. Et malgré les craintes, ils se sont aussi trouvés une défense au Brésil : les jeunes Martins Indi, Blind et De Vrij, ainsi que l’expérimenté Ron Vlaar, ont vraiment assuré derrière. En attaque, cette « petite finale » est peut-être la dernière occasion de voir à l’oeuvre, ensemble, la génération de trentenaires Robben-Van Persie-Sneijder. Des adieux que ces trois-là souhaiteront forcément pétillants.  L’équation est très différente du côté brésilien. Encore marquée par sa défaite cuisante en demi-finale face à l’Allemagne (7-1), la Séleção est en pleine crise. Et personne, surtout pas le sélectionneur Luiz Felipe Scolari, n’y échappe pas. Depuis quatre jours, les Brésiliens sont partagés entre la déception de l’élimination de leur équipe nationale, et le désir de voir enfin finir ce Mondial auquel ils ne participent plus, du moins pour la gagne. Su le plan sportif, la déculottée face à la Mannschaft n’a pas manqué de nourrir le débat. Les choix de Scolari – Fred, Bernard en attaque, et un milieu souvent pas au niveau – sont sans cesse questionnés, et le Brésil n’échappera pas à une remise en cause. Sans Neymar, qui est venu saluer ses coéquipiers à l’entraînement cette semaine, cette Séleção n’a rien d’un adversaire redoutable. Alors, samedi soir, ils seront nombreux sur le terrain à vouloir répondre aux critiques, et à vouloir offrir une sortie digne à l’équipe et ses supporters. Sûrement la seule motivation possible dans ce contexte.

 

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