Archive pour le Tag 'bout'

Les «gilets jaunes» : jusqu’au bout de l’épuisement total des troupes

Les «gilets jaunes» : jusqu’au bout de l’épuisement total des troupes

 En dépit de l’écroulement de la participation, les gilets jaunes continuent d’épuiser les quelques forces qui leur restent. Cette gestion du mouvement est assez pathétique puisqu’on est passé d’une participation de plusieurs centaines de milliers de manifestants à quelques milliers au point qu’il n’y a même pas une ligne dans la plupart des médias pour rendre compte de manifestations de plus en plus anecdotiques. En cause, évidemment l’incapacité totale à structurer le mouvement par des leaders gauchistes et populistes complètement irresponsables. Une évolution bien connue dans les mouvements sociaux traditionnels. Plus la participation diminue et plus les mots d’ordre gauchiste durcissent  l’action jusqu’à l’épuisement total. On voudrait discréditer l’action qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Il est à craindre cependant que les leaders gauchistes s’enferment un peu plus chaque samedi dans leur entêtement mortifère et le mouvement des gilets jaunes finira  avec quelques centaines de protestataires. D’une certaine manière,  l’étiolement de la participation rend service pouvoir qui peut d’autant mieux critiquer un mouvement qui au départ avait un certain  un sens mais qui de dérive en dérive a perdu toute notion d’objectif et de stratégie. Pour parler clair, on est passé de la contestation sociale à la protestation politique sans la moindre perspective d’aboutir. L’objectif annoncé des «gilets jaunes»: obtenir «un septembre noir» traduit bien le ridicule et l’inconséquence des leaders gauchistes.

Mais ce mouvement imprévisible, qui a bien longtemps pris de court le pouvoir et qui a surpris par son ampleur, reste sous étroite surveillance. «Même si on n’est pas aujourd’hui sur des niveaux de mobilisation importants, ces rassemblements peuvent être l’occasion de voir s’agréger les mouvances radicales d’ultragauche, lesquelles souhaitent que tout bascule dans la violence», signale un expert.

«Cela va repartir de plus belle», assure un manifestant qui mise sur une rentrée sociale difficile pour de nouveau faire descendre les Français dans la rue. Les quelques figures historiques du mouvement, qui jouent encore un rôle de mobilisation, vont aussi tout faire pour maintenir la pression. De nouveau condamné, mercredi, pour avoir précédemment manifesté avec une matraque, Éric Drouet a ainsi annoncé sa présence ce samedi à Paris. Comme d’autres, celui-ci invite les manifestants à ne plus revêtir le gilet jaune. Afin de ne pas être repéré par la police… bref mouvement des gilets jaunes va se terminer sans gilet et sans manifestant. L’irresponsabilité aura tué un mouvement qui aurait pu avoir du sens de manière durable.

 » Système de santé : à bout de souffle »(Patrick Bouet)

 » Système de santé : à bout de souffle »(Patrick Bouet)

Patrick Bouet, généraliste et président de l’ordre des médecins dresse un tableau très critique de la situation de la santé en France dans uen interview au JDD. En fait comme le craint le président de l’ordre des médecins, on risque de s’attaquer davantage aux questions de couts qu’aux questions de qualité des soins. Sans surprise, la réforme du financement des hôpitaux sera sur la table, après une dégradation des comptes sans précédent en 2017: le déficit est estimé à 1,5 milliard d’euros pour les seuls établissements publics. Le gouvernement s’en tient sur ce sujet à la promesse d’Emmanuel Macron de « plafonner à 50% » la tarification à l’activité des hôpitaux, qui « pousse à une activité sans qualité », selon la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Un constat unanimement partagé, y compris par le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui a qualifié mardi d’ »impasse » cette tarification à l’activité qui a conduit « l’hôpital au bord du burn-out ». Mais ce changement prendra du temps: une équipe d’experts devra proposer d’ici fin 2019 plusieurs nouveaux modèles de financement. Leurs travaux devront aussi tenir compte d’indicateurs de qualité commandés à la Haute autorité de santé (HAS) et englober les médecins et paramédicaux libéraux.  En parallèle, le gouvernement veut ouvrir la chasse aux actes « inutiles », qui représentent, selon Agnès Buzyn, 30% des dépenses de l’Assurance maladie. Les différentes spécialités médicales devront soumettre des propositions en ce sens d’ici l’été. Dans l’immédiat, toutefois, les tarifs des hôpitaux « seront en baisse » à nouveau cette année, a annoncé le Premier ministre. « Les bonnes intentions ne sont pas suivies d’effet », a regretté le président de la fédération des établissements privés (FHP), Lamine Gharbi, dont « l’inquiétude reste très forte ». Sur ce point comme sur d’autres, le gouvernement s’inscrit dans les pas de ses prédécesseurs. Ainsi, les regroupements d’hôpitaux vont être « approfondis » et le « virage ambulatoire » (soins sans hospitalisation) sera élargi à d’autres activités que la chirurgie. Autre cap maintenu, le « virage numérique » doit s’ »accélérer », soutenu par cinq milliards d’euros issus du Grand plan d’investissement annoncé en octobre. Le gouvernement y intègre également la généralisation du dossier médical partagé (DMP) et l’essor de la télémédecine. Par ailleurs, la formation des futurs soignants sera remaniée: en plus du « service sanitaire » obligatoire dès la rentrée de septembre, Edouard Philippe a promis « une réflexion sans tabou sur le numerus clausus », qui fait office de quota d’étudiants admis en deuxième année. Agnès Buzyn et sa collègue de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal devront aussi se pencher « sur l’avenir des épreuves classantes nationales qui précèdent l’internat » des étudiants et décident de leur spécialisation. Ces deux sujets feront l’objet de « mesures législatives dès le début de l’année 2019″, a assuré le Premier ministre.

Ne cédez-vous pas au catastrophisme en parlant d’une « explosion programmée » du système de santé?
Ce n’est pas un énième cri d’alarme mais l’aboutissement d’une réflexion de cinq ans. Une réflexion basée sur une connaissance du terrain – l’institution que je préside est présente dans chaque département – et aussi sur ma propre expérience : je suis généraliste en Seine-Saint-Denis depuis quarante ans. Dans mon cabinet, j’ai vécu toutes les évolutions, toutes les réformes successives qui ont conduit notre système, un bien commun, à l’impasse actuelle : il est à bout de souffle! Nous sommes vraiment arrivés à la fin d’un cycle. Si la machine continue de tourner, c’est grâce à l’engagement des aides-soignantes, des infirmiers, des kinés et des médecins, étudiants, libéraux ou salariés du public et du privé. C’est miraculeux qu’ils continuent de croire en leur mission!

Pourquoi sortir du bois avant les annonces du gouvernement, qui prépare justement une réforme?
Emmanuel Macron s’était engagé à réformer les retraites, mais il n’avait pas prévu de s’attaquer au système de santé. Aussi nous craignons que le projet en préparation au ministère de la Santé soit plus un cataplasme que la réforme globale attendue par l’ensemble de la population. Nous disons au président de la République que nous ne pouvons pas croire que la santé puisse être l’oubliée de sa volonté réformatrice.

 

SNCF : jusqu’au bout de quoi ?

SNCF : jusqu’au bout de quoi ?

 

 

Contrairement à ce qu’affirme Macron la réforme SCF n’ira pas jusqu’au bout. En raison surtout du fait que la dette n’est pas traitée, ni le futur financement des équipements. Du coup, mécaniquement la dette va repartir de plus belle. Le seul engagement du gouvernement c’est une vague promesse de reprendre progressivement un partie de la dette (combien,) et en après mise en œuvre de la réforme. Quant aux lignes secondaires vitale pour l’économie des régions, Macron affirme qu’elles ne seront par fermées par le gouvernement ;  la responsabilité en reviendra aux régions qui évidemment n’auront pas les moyens financiers de les maintenir.  En dépit de cela,   Emmanuel Macron a affiché jeudi sa détermination à a déclaré vouloir aller “au bout” de la réforme de la SNCF et appelé les syndicats “au calme” après dix jours d’une grève qui paralyse par intermittence le réseau ferroviaire  Lors de son interview au 13-Heures de TF1, le chef de l’Etat a défendu les points brûlants du projet de transformation de la compagnie ferroviaire, comme la suppression du statut des cheminots pour les nouvelles recrues et l’ouverture à la concurrence programmée dans les années à venir. “On ira au bout dans le respect de chacun, dans la considération et sans que nul n’oppose les Français entre eux”, a-t-il dit. “Parce que c’est ce que notre pays attend.” Mais au-delà du contenu de la réforme, les syndicats dénoncent la méthode de l’exécutif, qui organise selon eux des concertations de pure forme depuis le début du mois de mars et resterait sourd à leurs suggestions. Ils réclament par ailleurs un geste de l’Etat sous la forme d’une reprise de la dette de l’entreprise – 47 milliards d’euros pour la seule SNCF Réseau, ce à quoi le gouvernement répond par une promesse à long terme et non chiffrée. “Elle sera pour partie et progressivement reprise à mesure que ces réformes se feront”, a dit Emmanuel Macron. Pour le secrétaire général de la CFDT cheminots, Didier Aubert, les annonces du chef de l’Etat “ne sont pas de nature à répondre aux enjeux de cette réforme du ferroviaire”. Emmanuel Macron utilise, selon lui, la rhétorique habituelle de l’exécutif selon laquelle “la transformation du statut de l’entreprise, la suppression du statut des cheminots, seront de nature à régler tous les dysfonctionnements que rencontrent les usagers dans les trains quotidiens”. “En aucun cas il n’a fait d’annonce qui permettrait de financer les infrastructures ferroviaires, de libérer la SNCF de cette dette qui l’empoisonne dans le cadre de son budget et de son financement”, a-t-il dit

« L’ hôpital, à bout de souffle » (Agnès Buzyn)

 « L’ hôpital, à bout de souffle » (Agnès Buzyn)

 

Le rôle de l’hôpital dans le parcours de soins, l’organisation et le fonctionnement tout dit être remis à plat pour la ministre qui s’est exprimée dans une interview à Libération. (Extraits)

 

Quand vous êtes arrivée au ministère, vous avez dit que vous n’étiez pas là pour faire carrière, mais pour essayer de faire bouger les choses. Y arrivez-vous ?

Oui. Nous avons d’ores et déjà fait des choses dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, qui marque la priorité donnée à la prévention, et on a pu orienter l’action sur des thématiques qui me tiennent à cœur. Par exemple, pour l’accès aux soins dans les territoires, j’ai proposé une approche radicalement différente, concrète, pragmatique qui se fonde notamment sur les moyens que nous donnons aux acteurs sur le terrain d’agir pour construire leurs solutions. Je ne plaque pas le même modèle partout. Pour autant, j’ai le sentiment qu’il n’y a pas eu assez de choix courageux qui ont été faits par le passé, et on va devoir transformer les choses en profondeur.

C’est-à-dire ?

De vrais défis nous attendent, notamment sur la pertinence des soins, et une restructuration de nos hôpitaux est indispensable. Il va falloir recentrer leur activité sur leur valeur ajoutée et la médecine de recours, en renforçant leur capacité à accueillir tout le monde. Il faut surtout redonner confiance aux équipes de l’hôpital et du sens à leur mission. Par ailleurs, nous allons mener la réforme structurelle des retraites, pour qu’enfin on ait confiance dans notre système. Aujourd’hui, celui-ci est illisible, au point que les jeunes ont le sentiment qu’ils n’en bénéficieront pas. Globalement, nous devons repenser l’ensemble. Le système est à bout de souffle.

Dans sa campagne, Emmanuel Macron avait promis de l’argent aux hôpitaux, étouffés par vingt ans de rigueur financière. Une promesse oubliée ?

On réduit souvent le problème à des questions financières et budgétaires. Parfois, ce sont des choix stratégiques et organisationnels qu’il faut faire. Sur la santé et l’hôpital, je ne dis pas qu’il n’y a pas besoin d’argent, mais nous sommes arrivés au bout d’une histoire et d’un système. Par exemple, avec la tarification à l’activité, la T2A : ce système a fait croire à l’hôpital public qu’il devait se concentrer sur des activités rentables, qu’il devait se sentir une âme d’entreprise…

L’hôpital n’est donc pas une entreprise ?

Non. Cela ne veut pas dire qu’il ne doit pas faire attention à ses budgets, mais l’hôpital apporte aussi autre chose, en termes de service public, d’accueil, de compétence. Nous avons risqué de faire perdre le sens de la mission de l’hôpital aux équipes en leur faisant croire qu’elles ne devaient faire que la rentabilité. Les équipes hospitalières ont été malheureuses de ce virage. Et cette logique est arrivée à son terme.

D’accord, mais que faire ?

Il faut changer la place de l’hôpital public dans notre système. C’est une urgence. Nous allons nous y atteler dès l’année prochaine avec tous les acteurs concernés, y compris pour traiter de la bonne articulation entre la ville, la médecine de ville, et l’hôpital.

Allez-vous poursuivre l’application de la loi santé, notamment avec les groupements hospitaliers de territoire (GHT) ?

Créer les GHT était une bonne idée. Il faut poursuivre, car cela va nous permettre de mieux organiser les filières de soins, en faisant en sorte que les établissements ne soient pas en concurrence mais complémentaires les uns des autres. Aujourd’hui, il faut qu’ils se répartissent les tâches, regrouper les plateaux techniques plutôt que de les disperser.

Vous faites de la pertinence des soins une priorité, disant que 25 % des actes sont inutiles…

20, 25, 30 % d’actes non pertinents : les taux varient, mais interrogez n’importe quel médecin, il sait qu’un certain nombre ont inutiles, redondants, et pourtant facturés et remboursés. Nous ne pouvons plus nous le permettre. Des opérations chirurgicales ne devraient pas avoir lieu. Quand vous regardez les pratiques en cardiologie, vous voyez des différences entre certaines villes, entre certains départements, qui n’ont pas de sens. En 2012, à l’Institut national du cancer, nous avons analysé les prises en charge de cancers du sein et nous avons noté des pratiques très hétérogènes et problématiques.

Que proposez-vous ?

C’est une responsabilité collective, il faut mieux informer les patients et sensibiliser les professionnels de santé, qu’ils aient des guides de bonnes pratiques, et que la Haute Autorité de santé (HAS) définisse ce qui est pertinent ou pas. Je sais, c’est un travail à long terme, mais nous allons lancer des grands chantiers sur des pathologies de référence. La HAS donnera des indicateurs de qualité, et ensuite il s’agira d’embarquer professionnels de santé et malades autour de ces parcours de santé très efficients.

Un vœu pieux ?

Tout le monde arrive à ce constat, mais il y a un non-dit. L’assurance maladie a été construite à une période où les personnes avaient essentiellement des maladies aiguës ou des accidents, et ne vivaient pas très âgées. Notre système n’est pas adapté à une population vieillissante, qui a de multiples pathologies, nécessitant des prises en charge chroniques. On doit rééquilibrer l’activité vers ces parcours, où plusieurs professionnels se retrouvent et se coordonnent. Et d’ailleurs, nous allons avoir besoin de beaucoup plus de personnels non-médecins. Tout cela nécessite de repenser notre système de tarification.

Avez-vous le sentiment d’avoir réussi à réconcilier votre ministère avec le monde de la santé, tant le rapport était devenu tendu sous le précédent quinquennat ?

C’est vrai que j’avais face à moi des professionnels de tous bords très en attente et très tendus par le poids des années écoulées. Je connais leur métier, je suis à l’écoute. Mais je leur dis aussi ce que je pense et ce que l’intérêt général nous conduit à mettre en œuvre.

Leur avez-vous dit ce que vous pensez, par exemple sur le tiers payant ? Et quand sera-t-il généralisé ?

Nous avons pris une décision pragmatique. Le dispositif prévu par la loi n’était ni applicable ni faisable à très court terme. Un rapport me sera rendu le 31 mars pour un calendrier de faisabilité. Et surtout pour identifier les populations qui ont besoin en priorité du tiers payant. Car c’est mon objectif : que personne ne renonce aux soins pour des raisons d’avance de frais. Les jeunes, par exemple, y renoncent trop souvent. Ma politique, en tout cas, est de prendre pour modèle ce qui s’est passé avec les pharmaciens, qui ont réussi à mettre en place un outil fonctionnel, avec un tiers payant réalisé dans 99 % des cas, sans obligation légale. Quand la technique est au rendez-vous et qu’elle est simple, tout le monde l’adopte. J’ai bon espoir que les médecins fassent de même.

Quid du dossier médical partagé ?

Il existe, l’assurance maladie l’expérimente, et il va se déployer. L’outil est aujourd’hui facile, disponible sur smartphone. Et quand un outil est bien pensé, il se déploie.

Drapeau européen : un « bout de tissu « (Autain, insoumis)

Drapeau européen : un « bout de tissu « (Autain, insoumis)

 

C’est ce qu’a déclaré Clémentine Autain à propos du drapeau européen pour manifester son mépris de l’Europe. Un mépris déjà exprimé par Mélenchon lui-même qui s’était demandé si le drapeau européen présent dans l’assemblée n’était pas le symbole de la vierge Marie ! Les insoumis continuent évidemment dans l’outrance dans tous les domaines mais une outrance qui cache mal l’insignifiance et les contradictions de leurs propos. Faute de pertinence, les insoumis utilisent la caricature, l’insulte et la démagogie. Bref, la dialectique classique des révolutionnaires communistes. La même que celle qui est utilisée par exemple au Venezuela, modèle économique et politique de Mélenchon. Un pays pourtant en pleine décomposition économique dont la démocratie est réprimée et qui a déjà fait  plus de 100 morts. Insulter  ainsi le drapeau européen,  c’est sans doute oublié que l’union européenne a réussi à imposer la paix et le développement sur notre continent. Du coup,  le gouvernement s’apprête à rendre obligatoire partout la présence du drapeau européen aux côtés du drapeau français. “C‘est une provocation à notre provocation, si j‘ose dire”, a dit à Reuters Clémentine Autain, députée LFI et membre du bureau de l‘Assemblée nationale. “On ne va pas s’écharper à l‘infini sur un bout de tissu même s‘il est symbolique et que les symboles c‘est important. L‘essentiel est de savoir comment on s‘y prend à l’échelle européenne pour faire en sorte qu‘on ait un peu de souveraineté, la possibilité de contester le modèle néolibéral.” “Ce que nous avons voulu dire à travers cette histoire c‘est notre volonté de contester l‘orientation actuelle de l‘Union européenne”, a poursuivi la députée de la Seine-Saint-Denis. La querelle sur le drapeau européen risque de rebondir une nouvelle fois le 27 novembre. C‘est ce jour-là que les députés examineront en séance une proposition de résolution déposée par le président du groupe LREM et visant “à promouvoir les symboles de l‘Union européenne”. Dans cette proposition de résolution, les députés LREM “invitent” le gouvernement à “prendre toutes les mesures pour promouvoir les symboles européens” et à “donner un éclat particulier à la Journée de l‘Europe le 9 mai”. Emmanuel Macron a en outre annoncé qu‘il reconnaîtrait solennellement le statut du drapeau européen, malgré les critiques de Jean-Luc Mélenchon.

 

Manif loi travail : un mouvement à bout de souffle

Manif  loi travail : un mouvement à bout de souffle

 

Une participation de plus en plus ridicule qui témoigne de l’essoufflement d’un mouvement sans issue. À chaque manifestation la participation se réduit encore témoignant de l’impasse dans laquelle conduit la stratégie gauchiste des organisations contestataires. Plusieurs milliers d’opposants seulement au projet de loi Travail se sont retrouvés mardi dans la rue pour la 11e journée d’une mobilisation qui tend à s’essouffler, à l’approche d’un nouvel examen de ce texte par l’Assemblée nationale. Le cortège parisien a rassemblé « plus de 55.000 personnes », selon la CGT et Force ouvrière. La préfecture de police en dénombrait entre 14.000 et 15.000. La manifestation de jeudi dernier dans la capitale avait rassemblé de 19.000 à 20.000 personnes, selon la police, et 60.000 d’après les organisateurs. Pour l’ensemble de la France, le ministère de l’Intérieur a dénombré près de 65.000 manifestants, contre 70.000 jeudi dernier, tandis que la CGT en revendique 200.000; 81 personnes ont été interpellées sur tout le territoire, a-t-il précisé. Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a promis d’autres mobilisations « C’est possible qu’il y ait d’autres manifestations (…). Tout l’été, il y aura des initiatives pour bien préparer la rentrée », a-t-il dit au départ du cortège parisien. En province, les cortèges étaient tous très maigres, au point que les manifestants de Toulouse ont renoncé à se compter. Jean-Claude Mailly a dit espérer encore que Manuel Valls annoncerait des modifications au texte, notamment pour garantir le rôle des branches professionnelles. « C’est bien qu’on soit reçus, mais il faut des réponses aux questions qu’on pose », a dit Philippe Martinez. « Ce n’est pas une visite de courtoisie ». Il a insisté sur le « problème » de l’inversion de la hiérarchie des normes. « Il doit y avoir un cadre collectif. Ça ne peut pas être entreprise par entreprise », a-t-il dit. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui soutient le projet de loi adopté en première lecture par les députés, comme la CFTC et l’Unsa, exhorte au contraire Manuel Valls à tenir bon, en particulier sur l’article 2. Il s’oppose notamment à ce qu’un droit de regard soit donné aux branches professionnelles sur les accords d’entreprise, que ce soit a priori ou a posteriori. « La CFDT, s’il y avait un recul du gouvernement sur l’article 2, serait évidemment vent debout et complètement opposée », a dit Laurent Berger sur France 2.

(Avec Reuters)

La justice française « à bout de souffle », pourquoi ?

La justice française « à bout de souffle », pourquoi ?

 

Le nouveau ministre de la justice lance sans doute à juste titre un cri d’alerte quant à la situation du ministère caractérisé par une extrême pauvreté de moyens ; en fait, un cri qui s’adresse surtout à François Hollande et à Manuel Valls, une sorte de cahier revendicatif pour gonfler les moyens du ministère. Certes dans la période des moyens sont supplémentaires sont sans doute nécessaires pour faire face à la charge judiciaire pour autant on devrait s’interroger plus fondamentalement sur le rôle de la justice en France. Une justice complètement étouffée par nombre d’affaires qui ne devraient pas justifier de l’intervention régalienne de l’État. Il conviendrait sans doute de dépénaliser au moins 50 % des affaires au lieu d’empiler des procès-verbaux et des procédures qui finiront dans un tiroir. Autre élément à prendre en compte celui du poids des affaires familiales occupe une grande partie des tribunaux. Or la plupart des questions familiales traitées font  l’objet d’un accord amiable préalable et n’ont donc rien à faire devant un tribunal. D’autres auxiliaires de la justice comme les notaires pourraient utilement remplacer dans ce domaine des tribunaux débordés. Problème toutefois car les affaires familiales constituent près de la moitié du plan de charge des avocats ! Un peu plus de deux mois après sa nomination, le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, dresse un constat sombre du système judiciaire français qui, par manque de moyens, est d’après lui « sinistré, en état d’urgence absolue ». « La justice est à bout de souffle. Le ministère n’a plus les moyens de payer ses factures », déclare-t-il dans une interview au Journal du Dimanche. Lors de la passation de pouvoirs le 27 janvier avec Christiane Taubira, démissionnaire, Jean-Jacques Urvoas avait déjà jugé que son ministère se trouvait « en permanence au bord de l’embolie », mais il dit avoir revu son jugement. « Depuis que je pousse la porte des juridictions, je dis plutôt qu’elle est sinistré, en état d’urgence absolue comme disent les médecins », insiste le ministre. Selon lui, l’administration pénitentiaire a 36 millions d’euros de factures impayées pour des hospitalisations de détenus et la dette de l’Etat vis-à-vis des prestataires auxquels la justice fait appel – interprètes, laboratoires d’analyses ADN ou experts – s’élève à 170 millions d’euros. « Je connais même un tribunal où on n’imprime plus les jugements, parce qu’il n’y a plus d’argent pour les ramettes de papier », ajoute-t-il. « Le risque existe que (la justice) se grippe », d’après le garde des Sceaux. Un cri d’alerte sans doute nécessaire mais de nature un peu corporatiste qui fait l’économie d’une réflexion sur l’évolution de la justice son objet et son efficacité

Au bout de deux ans le gouvernement découvre internet, encore deux ans il va découvrir l’économie !

Au bout de deux ans  le gouvernement découvre internet, encore deux ans il va découvrir l’économie !

 

 

Il y a du changement dans l’air, le gouvernement vient de découvrir internet lors de Noel avec son jeu nunuche « Bingo » concernant les « éléments de langage » socialiste ( le bla-bla politique) pour répondre aux critiques. Un gouvernement qui tweete et utilise aussi Facebook. Au bout de deux ans de pouvoir c’est quand même une belle découverte ; encore deux ans et il faut espérer que Hollande et son équipe de fonctionnaires vont découvrir l’économie ! Nos 16 Ministres sont en vacances en France. François Hollande, lui, a passé Noël à l’Élysée avant de partir se reposer à la Lanterne à Versailles. Et pendant ce temps-là, son service de communication ne chôme pas. En effet, depuis le début des congés, il multiplie les messages sur Facebook, ou encore Twitter. Le gouvernement est hyperactif sur les réseaux sociaux. Le jour de Noël, une campagne « oui je vote » a été lancé sur un ton décalé. Installé sur une bûche, on y voit un bonhomme de neige qui demande à un petit renne « il est où le lutin ? » Ce à quoi répond le renne : « il est parti s’inscrire sur les listes électorales ». L’Élysée ne s’est pas arrêté là, puis, toujours le 25 décembre, il poste un nouveau message accompagné d’un dessin humoristique pour rappeler que chaque foyer jette tous les ans à la poubelle entre 20 et 30 kilos de nourriture. Et si le cadeau que vous avez reçu ne vous plaît pas, pas de panique. Le gouvernement rappelle que grâce à la loi Hamon, vous avez 14 jours et non plus 7 pour être remboursé. Si vous vous ennuyé toujours, jouez au bingo pour être incollable sur la politique du gouvernement. Tout ceci est présenté de façon très ludique. En passant commande à trois dessinateurs, l’objectif est de parler politique pendant les fêtes, sans fatiguer les électeurs, en investissant le web.

 

2017 : Juppé ira jusqu’au bout et pour un seul mandat

2017 : Juppé ira  jusqu’au bout et pour un seul mandat

« le match » pour 2017 « a commencé », « je vais aller jusqu’au bout «L’ancien Premier ministre Alain Juppé (UMP) a estimé dimanche que le « match » pour 2017 avait « commencé » et affirmé qu’il irait « jusqu’au bout » de sa candidature à des « primaires de la droite et du centre », deux jours après le retour politique de Nicolas Sarkozy. « Je ne suis pas une girouette. Si j’ai dit ça, c’est parce que j’y ai réfléchi, pensé, j’en ai envie et donc je vais aller jusqu’au bout. Je sais bien qu’aujourd’hui le match a commencé et que le tacle commence. On essaie de faire croire que je n’irai pas jusqu’au bout. Eh bien je vais en apporter la démonstration. Vous le verrez en 2016 et 2017 (…) Je le confirme, je l’écris, je le signe« , a déclaré au « Grand rendez-vous Europe 1-Le Monde-i>Télé » le maire de Bordeaux, en s’engageant au passage à n’exercer qu’un seul mandat présidentiel s’il est élu en 2017.




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol