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Bourse actions : prise bénéfices ou éclatement de la bulle

Bourse actions : prise bénéfices ou éclatement de la bulle

Une nouvelle fois les bourses ont tremblé, officiellement en raison de la crise grecque et de la baisse des commandes à l’industrie américaine. La vérité c’est que la croissance (et surtout l’industrie manufacturière en particulier( ne décolle pas , l’industrie est même en recul dans nombre de pays. En fait L’économie mondiale peine à vraiment sortir de la crise  et fait même du yoyo. En Europe on s ‘installe dans la croissance molle, le chômage grimpe, la précarité encore davantage. Pourtant la bourse a atteint des sommets  sur le marché des actions. On a même atteint des records depuis le début d’année ( près de 20% d’augmentation). . A cet égard la bourse  est complètement déconnectée de l’économie réelle, c’est à dire de la croissance et des résultats des entreprises. La faute en premier aux obligations mal rémunérées- ou pas du tout- et le report des capitaux sur les actions. La faute surtout à la marée de liquidités déversées par les banques centrales normalement faites pour desserrer la contraintes budgétaires mais qui servent surtout aux banques pour continuer leur activités de spéculation ;  sur tout, sur les actions bien sûr, comme sur les matières premières( y compris alimentaires au risque d’affamer un peu plus les populations des pays pauvres qui du coup migrent vers les pays plus riches ) ou sur les taux. Même si elles ont accusé un coup d’arrêt la semaine dernière, les bourses européennes volent de record en record depuis le début de l’année (environ 20% depuis le début de l’année).  . Selon un sondage mensuel effectué par BofA Merrill Lynch auprès de 145 gérants de fonds, ils étaient 25% au mois d’avril à penser que les marchés actions mondiaux étaient surévalués. Contre 23% en mars et 8% en février. S’il s’agit du résultat le plus élevé enregistré depuis 2000, on reste néanmoins loin du record observé en 1999 lorsqu’ils étaient 42% à considérer que les actions étaient surévaluées, précise la banque américaine. Cela n’empêche pas 13% des sondés de croire qu’une bulle sur les actions est aujourd’hui le plus grand risque auquel les marchés sont confrontés. Robert Shiller en fait partie. Fin mars, lors d’une conférence de Crédit Suisse sur l’investissement en Asie à Hongkong, le Prix Nobel d’économie 2013 a sorti un graphique montrant que le prix des actions aux Etats-Unis, corrigé de l’inflation, montait en flèche. Et que les plus hauts de 2007 étaient désormais dépassés..  Plusieurs facteurs expliquent la hausse; le principal étant les politiques monétaires «extrêmement accommodantes» qui ont alimenté la machine à investir sur presque toute la planète. A commencer par les Etats-Unis. Pas étonnant dès lors que 68% des experts interrogés par BofA Merrill Lynch estiment que les actions américaines sont aujourd’hui les plus surévaluées au monde. En Europe, le bazooka monétaire a davantage tardé à sortir. Mais c’est chose faite depuis le mois de février. Dorénavant la Banque centrale européenne (BCE) rachète chaque mois, et cela jusqu’en septembre 2016, pour 60 milliards de dettes européennes sur les marchés. Soit 1140 milliards d’euros en tout. Du coup, les rendements des obligations sont en chute libre. Une grande partie ne rapporte même plus rien aux investisseurs – banques, assurances, caisses de pension en tête – qui, par conséquent, cherchent des alternatives. Mais le marché des actions n’est pas le seul à supporter des risques, le marché des obligations souveraines aussi . Et là encore en raison du programme de la BCE. Le sondage réalisé par BofA Merrill Lynch révèle d’ailleurs que 84% des experts interrogés considèrent que le marché obligataire est surévalué. Contre 75% au mois de mars. Un record. La question est quelle bulle risque d’éclater en premier ? En attendant on risque d’assister à une prise massive de bénéfices sur le marché es actions dans les semaines et mois à venir.

Bourse : toujours en baisse

Bourse : toujours en baisse

Nouvelle séance de baisse pour le CAC à La Bourse de Paris qui a ouvert à 1,00%.  Les bourses accusent actuellement des mouvements de baisse essentiellement imputées à l’instabilité politique en Grèce avec la prévision d’élection du 17 décembre de l’élection présidentielle. C’est sans doute faire beaucoup d’honneur à la Grèce et faire l’impasse sur les facteurs explicatifs des évolutions des bourses. Autre élément invoqué la diminution des prix du pétrole.  Les cours du pétrole, en baisse de plus de 40% depuis le mois juin en raison d’une offre excédentaire, continuent leur glissade, à un plus bas de cinq ans. Bien entendu l’évolution des cours du pétrole influence la tendance à la déflation dans nombre de pays mais on pourrait objecter que des cours bas constituent un soutien à l’économie. En vérité, c’est la conjoncture mondiale qui est très inquiétante avec une croissance atone en Europe mais aussi dans nombre de pays émergents  (Russie, Amérique du sud etc.). Autre élément avancé les politiques monétaires  avec le ralentissement de rachats d’actifs aux Etats-Unis de la part de la FED, le relatif échec des opérations de refinancement de la BCE, les atermoiements de la banque centrale européennes pour les rachats d’obligations souveraines. Des éléments à prendre en compte mais la politique monétaire ne peut pas tout, il convient d’articuler politique monétaire, politique budgétaire et réformes structurelles, dans  ces domaines la cohérence n’est pas pour demain.  Ce qui peut surtout nourrir l’inquiétude c’est la conjoncture en Chine.  Après le net ralentissement de l’inflation ces derniers mois, nombre d’experts ont pointé la menace de tensions déflationnistes, témoin de l’essoufflement persistant de l’économie chinoise et de l’affaiblissement de la demande intérieure.  L’activité manufacturière n’a pratiquement pas progressé en novembre après déjà un mois d’octobre décevant. En cause une demande intérieure assez atone et surtout une grande faiblesse de la demande extérieure. Le signe sans doute que la crise mondiale est loin d‘être écartée. Au delà de l’activité manufacturière, c’est toue l’industrie qui es touchée et la croissance avec. L’activité manufacturière en Chine a ralenti en novembre, à son plus faible rythme de croissance depuis huit mois, a indiqué cette nuit le gouvernement, tandis que la banque HSBC faisait état d’une stagnation – des chiffres confirmant l’essoufflement de la deuxième économie mondiale. L’indice PMI des directeurs d’achat calculé par le Bureau national des statistiques (BNS) s’est établi pour le mois dernier à 50,3, contre 50,8 en octobre, a annoncé cette autorité gouvernementale dans un communiqué. Un chiffre supérieur à 50 marque une expansion de l’activité manufacturière, tandis qu’un indice inférieur à ce seuil signale une contraction ; enfin il faut surtout s’attendre à des prise de bénéfices d’ici la fin de l’année car l’évolution des bourses est déconnectée de l’évolution de la croissance (et des profits futurs).

 

 

Bourse: le CAC 40 sous les 4000 points

Bourse: le CAC 40 sous les   4000 points

La Bourse de Paris est repassée sous le seuil symbolique des 4000 points mardi (-0,67%), le sursaut d’optimisme de l’ouverture ayant vite cédé la place aux craintes après une dégradation de l’activité dans l’industrie en France.   »La chute du pétrole sert de catalyseur, mais la baisse actuelle va au-delà et se généralise. L’incertitude grecque, la menace déflationniste clairement palpable en zone euro » ou encore « le ralentissement chinois » en particulier pèsent sur les marchés, ont estimé les analystes de Aurel BGC. Les cours du pétrole ont connu lundi une nouvelle journée de baisse, sur fond de peur de ralentissement de l’économie mondiale et de la demande de pétrole. La publication au moment de l’ouverture de l’indice PMI pour la France du cabinet Markit en décembre a augmenté la circonspection de la place parisienne. L’activité du secteur privé en France s’est presque stabilisée en décembre, mais l’industrie a connu une nouvelle dégradation. Avant l’ouverture, la Chine a publié une série de statistiques, à commencer par sa production manufacturière (PMI HSBC) qui s’est contractée en décembre, touchant son plus bas en sept mois.Les chiffres des immatriculations en Allemagne et en France en novembre ont aussi été  publiés, montrant un tassement de la croissance du marché.

Vive la crise : croissance au plus bas, mais bourse au plus haut

Vive la crise : croissance au plus bas, mais bourse au plus haut

 

C’est le paradoxe le plus étonnant du contexte actuel, la croissance est atone, le chômage au sommet mais la bourse tutoie le ciel. Finalement tout va bien et les médias même économiques ont fait l’impasse sur les indicateurs  très inquiétants concernant la croissance de novembre. Pourquoi simplement par les valeurs boursières se portent au mieux, que les dividendes versée aux actionnaires vont atteindre des sommets en 2014. Par contre les investissements sont en panne et les charrettes de licenciements succèdent aux charrettes. Pourtant nous sommes peut -être à la veille d’un nouveau choc mondial en tout cas d’une  dépression forte de la croissance. En cause évidemment la confusion ente la santé de la sphère financière et celle de l’économie réelle. Il a suffi pour rassurer les marchés que la Chine annonce des baisses d’intérêt et que Draghi permettent encore davantage de liquidités pour la cote se redresse en France mais aussi ailleurs. Pourquoi parce simplement ces politiques plus accommandantes permettent de davantage spéculer ; elles ne servent pas l’investissement, la consommation, elles encouragent les cotations à optimisme. Cela jusqu’au moment où un krach interviendra (bulle immobilière, bulle obligataire ou remontée brutale de taux d’intérêt pas exemple). Puisque la bourse va bien, vive la crise. D’ailleurs les charrettes de licenciements sont généralement très appréciées. Certes c’est souvent de la productivité en plus, donc de la compétitivité et des profits supplémentaires. Donc des marges et des dividendes.  Les actionnaires du monde entier devraient recevoir 133 milliards de dollars de plus en 2014 qu’en 2013. C’est ce qui ressort de l’étude trimestrielle publiée par Henderson Global Investors. 2014 sera donc une année record avec 1.190 milliards de dollars de bénéfices redistribués par 1.200 entreprises cotées. Cela représente une progression de 9,6 %, soit la meilleure année depuis 2011  Pourtant la conjoncture de l’économie réelle est mauvaise. La croissance se tasse aux Etats Unis.,  en Chine, l’indice PMI HSBC/Markit du secteur manufacturier a enregistré une croissance nulle en novembre à 50,0 contre 50,4 en octobre, selon une enquête menée auprès des directeurs d’achat. En zone euro, les indices « flash » des directeurs d’achat de Markit montrent que la croissance de l’activité en novembre a baissé à 51,4 contre 52,1 en octobre, soit un recul encore plus marqué que les prévisions les plus pessimistes.  Mais tout va bien, vive la crise !

Chute de la bourse ?

Chute  de la bourse ?

Dans une  intreview à « Capital » le  Président de Valquant, Eric Galiègue évoque de manière nuancée les risques potentiels de chute de la bourse. En creux, il faut y lire une sévère critique de la politique économique et la perspective d’une crise durable.  

 

Capital.fr : Le CAC 40 a regagné beaucoup de terrain depuis le plancher de mi-octobre. Faut-il craindre une rechute ?

Eric Galiègue : Il convient d’être prudent, l’alerte baissière de la première quinzaine d’octobre faisant écho à celle de la première quinzaine d’août. A l’instar de la plupart des autres indices actions européens, le passage du CAC 40 sous sa moyenne mobile à un an ou à 200 jours (moyenne des cours de clôture des 200 dernières séances, NDLR) l’a fait basculer dans une zone de danger, avec le risque d’un décrochage. Le récent rebond de l’indice parisien n’a pas réussi à lui faire refranchir à la hausse ces moyennes mobiles. Il s’apparente ainsi à un « rebond du chat mort » (traduction mot à mot du dead cat rebound, expression britannique, NDLR). Cela signifie que la reprise des cours n’est qu’un sursaut sans lendemain, à l’image d’un chat lancé d’un étage élevé, qui rebondira après avoir atteint le sol, même s’il sera tué sur le coup. Le scénario le plus probable est donc celui d’une rechute des marchés d’actions sur les prochains mois, avant un rebond.

Capital.fr : Quels sont les principaux dangers planant sur les marchés d’actions ?

Eric Galiègue : En Europe, les prévisions de bénéfices des sociétés cotées ont été révisées en baisse pour 2015, de 6% pour les pétrolières ou encore de 3% pour les valeurs du secteur de la construction et des matériaux, selon Facset. La baisse de la parité euro/dollar finira par avoir un impact positif sur les comptes, mais cela prendra un certain temps. La confirmation d’un net ralentissement de la croissance, à l’image du trou d’air de la conjoncture allemande, serait dommageable. La montée des tensions géopolitiques, notamment en Ukraine, où le cessez le feu a pris fin, pourrait réserver par ailleurs de mauvaises surprises. En parallèle, la montée en puissance des républicains outre-Atlantique pourrait favoriser un durcissement de la position de Washington au Proche-Orient. Enfin, d’autres accidents, comme le développement du virus Ebola ou encore le retrait d’un pays européen de l’Union monétaire, pourraient survenir…

Capital.fr : A contrario, quels sont les facteurs de soutien ?

Eric Galiègue : En zone euro, Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, a confirmé qu’il était disposé à laisser le bilan de l’institution s’accroître de 1.000 milliards d’euros et a souligné qu’il travaillait à l’élaboration de mesures complémentaires. La BCE a commencé à racheter des titres adossés à des actifs et va reprendre le risque de crédit des banques, ce qui aura des effets très positifs, mais à terme. De même, la baisse des cours du pétrole est favorable, mais son impact ne se fera sentir que l’an prochain. Les pays européens, France et Allemagne en tête, doivent mener une politique budgétaire de relance volontariste.

Capital.fr : Le scénario de la déflation est-il envisageable ?

Eric Galiègue : Un phénomène de déflation serait très pénalisant, dans un environnement de surendettement généralisé, avec une accélération de la dégradation de la conjoncture et un service de la dette de plus en plus difficile. Une déflation comparable à celle des années 1930, quand les prix baissaient de 5% à 10%, me paraît toutefois improbable. Une déflation « à la japonaise », avec une stabilité ou un effritement des prix, semble plus réaliste. En effet, les politiques monétaires expansionnistes à l’œuvre se traduisent par une monétisation de la dette publique. Ce qui revient à détruire peu à peu le stock de dettes, moyennant une dévalorisation de la monnaie.

Capital.fr : Tokyo semble déterminée à rompre avec la déflation…

Eric Galiègue : Le relèvement de la TVA au Japon en avril dernier a été un choc pour la croissance. La Banque du Japon, qui était déjà engagée dans un programme de rachats d’actifs massif, a ainsi décidé d’aller encore plus loin, le total de bilan de l’institution devant passer de 50% à 75% du produit intérieur brut ! Toutes proportions gardées, l’archipel s’apprête à faire en 2015 ce que les Etats-Unis ont réalisé en cinq ans… Le fonds de retraite public nippon va acheter des actions, ce qui constituera un soutien. Pour autant, la fuite en avant du Japon est incroyable, d’autant qu’elle ne fonctionne pas, la croissance n’étant toujours pas au rendez-vous, tandis que les importations, notamment la facture énergétique, se renchérissent…

 

Valls à Londres « j’aime la bourse » ?

Valls à Londres «  j’aime la bourse » ?

Valls n’en finit pas daller chercher des brevets de réformisme à l’étranger(ou en France au MEDEF). Après Berlin, c’est la visite à Londres pour bien prouver  qu’il est un vrai réformateur. De la là à ce qu’il se lâche et devant la City déclare «  j’aime la bourse, il n’y a qu’un pas. Il aura quand même du mal car la croissance de la rance est encalminée à 0.4% en 2014 tandis que la Grande Bretagne enregistre 2.7% Comme il l’a déjà fait il y a deux semaines à Berlin, Manuel Valls se rend donc ce 6 octobre à Londres pour convaincre de la bonne volonté de la France à mener des réformes pour rétablir la compétitivité, la croissance et les comptes publics Le chef du gouvernement tentera de faire passer le message devant un parterre d’hommes d’affaires , au cœur de la City, puis devant son homologue britannique. Manuel Valls entend aussi promouvoir « la nécessité d’une action concertée, à l’échelon européen, pour relancer la croissance et l’emploi à travers des politiques d’investissement dynamiques », a indiqué Matignon.    Mais la situation de Londres et bien différente de celle de Paris, notamment en termes de croissance. La croissance française devrait se limiter à 0,4% cette année, alors que dans le même temps, le PIB britannique devrait progresser de 2,7%.  On l’appelle la success story de l’économie européenne. La Grande-Bretagne est l’un des pays dont le PIB s’était le plus contracté pendant la crise avec -6,7% entre 2008 et 2010. Le rebond est donc plus prononcé. Mais cette reprise tient aussi à plusieurs facteurs, à commencer par les mesures prises par le gouvernement Cameron. Tels que la baisse des dépenses publiques, des hausses d’impôts. Des efforts ont aussi été faits pour améliorer la compétitivité des entreprises en abaissant notamment le taux d’IS. Ensuite l’action de la banque centrale britannique qui a réagi très vite dès le début de la crise, en faisant marcher la planche à billets, en initiant deux plans de relance de l’immobilier qui ont entraîné une hausse des prix et un effet richesse.    Résultat le chômage se situe en-dessous des 7%. Mais le succès est à relativiser. Pour beaucoup l’ajustement s’est fait par les salaires qui ont baissé de 10%. Un quart des travailleurs sont par ailleurs aujourd’hui à temps partiel. Bref cette reprise, portée en grande partie par l’immobilier, a surtout été londonienne.

 

Bourse : La magouille du courtage à haute fréquence

Bourse : La magouille du  courtage à haute fréquence  

Le courtage à haute fréquence ( ultra rapide) consiste avant les autres à détecter la tendance et à passer les ordres.  Du coup on achète ce qui monte pour le revendre très vite avec profit. Mais Le ministre de la Justice américain, Eric Holder, a indiqué vendredi que son département enquêtait sur le courtage à haute fréquence, déjà dans le collimateur d’une série de régulateurs. « Dans le secteur financier, des inquiétudes ont été émises récemment sur une pratique appelée +courtage à haute fréquence+ », utilisant des algorithmes informatiques complexes et des réseaux ultra-rapides pour réaliser des transactions parfois en quelques millisecondes, a déclaré M. Holder devant une sous-commission de la Chambre des représentants, selon le texte d’un discours diffusé aux médias.   »Au département de la Justice, nous enquêtons sur cette pratique pour déterminer si elle viole les lois sur les délits d’initiés », a-t-il ajouté.  Le courtage à haute fréquence, rendu possible par les avancées  La polémique a été relancée cette semaine par la sortie du livre « Flash Boys » de Michael Lewis, qui affirme que les échanges à Wall Street sont manipulés au profit des courtiers à haute fréquence, qui bénéficient d’un avantage temporel sur les investisseurs n’ayant pas accès aux mêmes techniques sophistiquées.  Le département de la Justice s’ajoute à une liste de plus en plus longue d’enquêteurs sur cette pratique.  La police fédérale américaine (FBI) a ainsi indiqué lundi qu’elle enquêtait « depuis un certain temps » sur le courtage à haute fréquence à Wall Street. Les enquêteurs cherchent en particulier à savoir si de « possibles violations de la réglementation boursière », « fraudes informatiques » ou « délits d’initiés » ont été commis par des entreprises ou des individus spécialisés dans cette pratique, avait précisé un porte-parole à l’AFP.  Les services du ministre de la Justice de l’Etat de New-York, Eric Schneiderman, avaient aussi confirmé mi-mars l’ouverture d’une enquête officielle.  Le gendarme américain de la Bourse (SEC) et le régulateur des marchés de produits dérivés et des contrats à terme (CFTC) ont également des examens en cours.

 

Bourse : le courtage à haute fréquence manipule les cours

Bourse : le courtage à haute fréquence manipule les cours

 

 

Un  ancien courtier relate dans « Flash Boys » l’histoire vraie d’un courtier en rébellion contre les méthodes de courtage les plus sophistiquées.  Fin 2006, fraîchement débarqué à Wall Street, Brad Katsuyama, employé de la Royal Bank of Canada (RBC), s’étonne: ses positions ne cotent pas comme il le souhaite. Les échanges semblent manipulés. Après une petite enquête, il découvre le coupable: le courtage à haute fréquence (HFT).  La trame de l’essai, publié cette semaine aux États-Unis, est aussi accrocheuse qu’à la mode.  Depuis le krach éclair de mai 2010, pour lequel il avait été mis en cause, le HFT, qui permet d’échanger des actions à la vitesse de la lumière, est sous haute surveillance du public, comme des autorités.  La parution de « Flash Boys » intervient moins de deux semaines après l’annonce d’une enquête par la justice de l’Etat de New York sur ces pratiques. Le gendarme boursier américain (SEC) et le FBI ont, depuis, fait savoir qu’ils menaient aussi leurs propres investigations sur la question.  Au fil de ses recherches, M. Katsuyama découvre que des opérateurs semblent profiter de la vitesse foudroyante de programmes informatiques, fondés sur des algorithmes complexes, pour mettre en péril ses positions. Et celles de tous les investisseurs « lambda » avec lui.   »Ils peuvent déceler votre envie d’acheter des actions Microsoft, les acquérir avant vous pour vous les revendre finalement à un prix plus élevé », accuse Michael Lewis sur la chaîne CBS.  Une fraction de milliseconde suffit à faire la différence. Elle est acquise au prix fort par des sociétés installant, au plus près des échanges, des serveurs reliés à leurs ordinateurs par des fibres optiques à connexion ultra-rapide et des commutateurs à haute fréquence.   »Le marché américain est désormais comparable à un système de classes séparant les pauvres des nantis, dont la richesse n’est pas l’argent mais la vitesse », écrit M. Lewis.  Certes, répondent les accusés, mais si avantage il y a, ce n’est pas illégal. « Tout le monde peut profiter de ces services moyennant paiement », précise à l’AFP une source proche des intéressés. Le NYSE et le Nasdaq n’ont pas désiré faire de commentaires.   »Il est injuste et irresponsable de dire que Wall Street est truquée parce que certains professionnels (…) poussent d’un cran plus haut le niveau de compétition », fulmine quant à lui William O’Brien, de l’échange BATS.  Décidé cependant à contrer son influence, M. Katsuyama quitte RBC et lance en octobre 2013 sa plateforme d’échanges, l’IEX, « destinée à institutionnaliser l’honnêteté dans les marchés », sans attendre l’évolution de régulations qu’il juge dépassées.  La solution proposée est simple: l’introduction d’un délai de 350 microsecondes entre la demande et l’exécution de chaque ordre pour mettre tout le monde au même niveau.  Une proposition qui fait des émules puisque dès jeudi, en plein débat sur le sujet, l’une des plus grosses sociétés de courtage électronique de Wall Street, Interactive Brokers, a annoncé le lancement d’un service inédit permettant aux investisseurs de router leurs ordres directement vers l’IEX. Loin de toute concurrence potentiellement déloyale du HFT.  Pour certains experts, le courtage à haute fréquence a toutefois d’autres ennemis bien plus sérieux que l’IEX.  Sous l’effet conjugué de la baisse de la volatilité et des volumes d’échanges, mais aussi de la hausse des coûts pour rester compétitif, la part du courtage HFT est en net déclin depuis son pic en 2009. Et les revenus qu’il génère ont depuis été divisés par cinq.   »De plus en plus d’intermédiaires parviennent à protéger leurs clients (…) des courtiers à haute fréquence », explique Larry Tabb, fondateur de TABB Group, une société de conseil financier. « Ce n’est que l’effet logique de la concurrence ».

Bourse : la peur de l’Ukraine.

Bourse : la peur de l’Ukraine.

La tendance baissière constatée dans les bourses se nourrit des risques de conflits en Ukraine. En effet si la Russie devait annexer d’autres régions, l’occident serait sans doute contraint de prendre au moins des sanctions économiques qui nuiraient globalement aux échanges et à la croissance mondiale d’autant que la Russie répliquerait certainement dans ce domaine par exemple sur le gaz fourni à l’Europe.  Les tensions géopolitiques tirent les marchés vers le bas, les opérateurs craignant l’envenimement de la situation. ‘Alors que le monde a toujours les yeux braqués sur la Crimée, les craintes s’accentuent sur une possible annexion d’autres régions de l’Est de l’Ukraine par les forces russes ; les investisseurs ont une forte aversion pour ces situations de vive tension’, souligne Daniel Gravier, directeur général de XTB France. En Asie, le repli de l’indice manufacturier HSBC/Markit continue de décevoir les investisseurs qui tablaient sur une lecture à 48,7, s’établissant à 48,1 en mars contre 48,5 en février’, indique pour sa part Rudolf Muscat, trader chez RTFX. ‘Cette semaine, les investisseurs resteront particulièrement attentifs à l’évolution de la situation en Ukraine mais également aux différents indicateurs économiques pour vérifier que les récents indicateurs médiocres n’étaient dus qu’aux conditions météorologiques particulièrement défavorables qui ont touché le territoire nord-américain’, ajoute Saxo Banque.  Aucune statistique n’est parue cet après-midi. Néanmoins, les investisseurs ont appris que le retour à la croissance de la France en mars améliore les perspectives de reprise de l’Eurozone, selon la dernière enquête PMI publiée par Markit. L’indice PMI Flash Composite de l’activité globale dans l’Eurozone s’inscrit à 53,2 contre 53,3 en février, à savoir un plus bas de deux mois. Ainsi, le secteur privé français a renoué avec la croissance en mars avec un taux d’expansion au plus haut depuis plus de deux ans et demi, à en croire la dernière enquête PMI publiée par Markit. Dans sa version ‘flash’, l’indice PMI composite de l’activité globale en France compilé par Markit s’est redressé à 51,6 ce mois-ci, contre 47,9 en février, soit un plus haut de 31 mois.

Bourse : la fin de l’illusion ?

Bourse : la fin de l’illusion ?

 

 

En dépit d’un contexte économique très défavorable la bourse ne cesse de monter depuis des mois. L’environnement macroéconomique ou microéconomique aurait dû influencer les cours mais c’est le contraire qui s’est produit ; essentiellement grâce aux masses de liquidités octroyées généreusement par la BCE aux banques. Mais tout à une fin et vendredi pourrait bien marquer l’amorce d’un repli et d’une plus grande cohérence entre les résultats des entreprises et les cours.  Vendredi, L’indice CAC 40 a perdu 3,38 points à 4.272,31 points, dans un volume d’échanges modéré de 2,9 milliards d’euros. La veille, il avait gagné 0,35%.  Parmi les autres marchés européens, Francfort a pris 0,06% et Londres 0,12%. Par ailleurs, l’Eurostoxx 50 a lâché 0,15%. Le marché parisien a débuté la séance en baisse, avant de limiter la casse au point de passer brièvement dans le vert en début d’après-midi. Le CAC 40 a en revanche peu profité d’une ouverture en hausse de Wall Street qui était soutenu par les résultats de Microsoft et Amazon. Sur le marché parisien, « plusieurs résultats d’entreprises pèsent mais l’indice digère plutôt bien ces différentes déceptions concernant des poids lourds de la cote », relève Renaud Murail, gérant de Barclays Bourse. « La tendance est toujours à la hausse sur les marchés européens où il y a très peu de vendeurs, mais à très court terme l’heure est plutôt à la temporisation », ajoute-t-il. Il faut dire que l’indice parisien, qui a dépassé 4.300 points cette semaine, évolue à ses plus hauts depuis septembre 2008, ce qui peut entraîner quelques prises de bénéfices. C’est « encore un marché orienté à la hausse », mais avec toujours « les mêmes inquiétudes macroéconomiques en arrière plan », observe Matt Basi, un analyste de CMC Markets, qui juge la séance du jour peu animée. « Pour aller plus haut, il faudra avoir de meilleurs nouvelles macroéconomiques et microéconomiques, malgré le soutien des politiques monétaires accommodantes » des banques centrales, estime M. Murail. Sur le plan des indicateurs économiques, les différentes publications confirment que la reprise est molle en zone euro. Le moral des entrepreneurs allemands a surpris en particulier en calant en octobre, reculant légèrement après cinq mois de hausse d’affilée, selon l’institut Ifo. Aux Etats-Unis, les statistiques ont été contrastées, au moment où les investisseurs estiment que la Réserve fédérale américaine (Fed) attendra encore quelques mois avant de réduire ses rachats d’actifs compte tenu de la fragilité de l’économie. Le moral des ménages américains a reculé plus que prévu en octobre pour le troisième mois consécutif, et de façon plus marquée qu’annoncé initialement, selon l’Université du Michigan. De leur côté, les commandes de biens durables ont progressé plus fortement que prévu en septembre.

 

Bourse : ça monte que l’économie aille bien ou non !

Bourse : ça monte que l’économie aille bien ou non !

Wall Street comme les bourses européennes a encore terminé en hausse vendredi alors que les nouvelles sur l’emploi américain étaient mitigées.  Conclusion quand l’économie va bien la bourse monte, quand l’économie va mal, la bourse monte aussi car on compte alors sur des politiques plus accommodantes des banques centrales. Une vraie martingale qui n’est due en fait qu’aux masses de liquidités (et à la spéculation) déversées par ces banques centrales qui viennent sur le marchés des actions car les taux obligataires sont particulièrement bas.  Wall Street a terminé la séance de vendredi en légère hausse, même si les investisseurs n’ont pas été ravis de prendre connaissance d’une statistique de l’emploi peu concluante. Elle est toutefois susceptible d’inciter la Réserve fédérale à la prudence dans l’élaboration du calendrier du dénouement de sa politique de rachats obligataires. Prudence reflétée de fait dans les propos de James Bullard, président de la Fed de Saint-Louis. Celui-ci, s’exprimant durant la séance boursière, a observé que l’économie américaine s’améliorait un peu mais devait encore gagner en dynamisme. Quant au dénouement de la politique d’assouplissement quantitatif (QE3), Bullard a jugé que pour l’heure, « il est tout simplement prudent d’attendre et voir que les statistiques ont à dire; je ne crois pas qu’il faille en dire plus et je pense que c’est la conclusion à laquelle le Comité (de politique monétaire) est arrivé ». L’économie américaine hors agriculture a créé moins d’emplois que prévu en juillet sans empêcher le taux de chômage de reculer davantage que ce que prédisaient les économistes pour revenir à son niveau le plus bas depuis décembre 2008. Tranchant avec une série de statistiques allant au-delà des attentes et l’espoir de voir une forte croissance au second semestre, ce dernier indicateur constitue malgré tout un rappel à la réalité, de l’avis des analystes. « Rien dans la statistique de l’emploi ne dit que l’économie peut s’autosuffire. C’est une statistique pas très claire et elle repousse le dénouement (du QE3) beaucoup plus loin dans le quatrième trimestre », a dit Ron Florance (Wells Fargo Private Bank)La Fed a activement soutenu une reprise économique consécutive à la pire récession qu’ait connu les Etats-Unis depuis la Grande Dépression. La banque centrale a répété qu’elle continuerait à soutenir l’économie jusqu’à ce qu’elle puisse auto-entretenir sa croissance, des propos qui ont permis à l’indice S&P-500 de terminer jeudi pour la première fois au-dessus des 1.700 points.

Bourse : une semaine de prudence

Bourse : une semaine de prudence

 

Les bourses accusent le coup depuis que l’élève modèle, à savoir le Portugal, est plongé dans la tourmente, la démission du ministre des fiances remettant en effet en question l’austérité. Inquiétude aussi sur la Grèce à laquelle l’Eurogroup adonné 3 jours( ! ) pour rétablir les comptes (en fait on reverra la question en septembre). Inquiétudes surtout sur une croissance qui ne repart pas et des déficits qui vont mécaniquement se creuser ; Un tassement de la croissance qui aura inévitablement des conséquences néfastes sur les résultats des entreprises.  Bourse de Paris creusait ses pertes mercredi dans les premiers échanges (-1,62%), le marché faisant preuve de prudence avant une séance chargée en indicateurs et plusieurs rendez-vous d’importance en fin de semaine.  La journée s’annonce « agitée », estiment les stratégistes de Crédit Mutuel CIC, à la veille d’un jour férié aux Etats-Unis et avant la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi, sur fond de retour des « craintes en zone euro ».   »Les inquiétudes sur la Grèce et sa capacité à obtenir sa prochaine tranche d’aide, ainsi que les difficultés politiques au Portugal ont pesé », avec la démission de deux ministres, dont celui des Finances, confirme Stan Shamu, stratégiste chez IG.  Avant la réunion de la BCE jeudi, les investisseurs auront à analyser plusieurs chiffres des deux côtés de l’Atlantique mercredi, avec notamment des indicateurs d’activité dans les services en zone euro (PMI), les chiffres ADP de l’emploi dans le secteur privé en juin (14H15) aux Etats-Unis, ainsi que les demandes hebdomadaires d’allocations chômage (14H30) et l’indice ISM d’activité dans les services pour le mois de juin (16H00).  Toutefois, ces indicateurs ne devraient pas influencer les investisseurs de façon décisive, les économistes du Crédit Agricole CIB s’attendant à « de la prudence jusqu’à vendredi ».

 

Bourse : un décalage avec les résultats d’entreprises

Bourse : un décalage avec les résultats d’entreprises

 

Le décalage entre ces nouveaux records et la détérioration des résultats des entreprises européennes commence à poser problème aux investisseurs. « C’est l’une des principales inquiétudes exprimées au cours des dernières semaines », relève Graham Secker, responsable de la stratégie actions européennes de Morgan Stanley. La  moitié des entreprises européennes environ ont publié leurs résultats du premier trimestre. Siemens, Nestlé, Diageo… Ceux-ci sont globalement décevants. « Les mauvaises surprises sont plus nombreuses que les bonnes, alors même qu’en amont de ces annonces, les analystes avaient déjà considérablement révisé leurs attentes à la baisse », constate Pierre Sabatier chez PrimeView.  Depuis un an, ces derniers opèrent chaque mois environ deux fois plus de révisions de ce type à la baisse qu’à la hausse. Au moment des publications, les déceptions sont encore plus nombreuses sur les chiffres d’affaires que sur les résultats nets. « En moyenne, les entreprises ayant l’habitude de faire baisser le consensus avant la publication des résultats, la proportion de « bonnes surprises » sur les chiffres d’affaires est de 57%. Aujourd’hui sur l’EuroStoxx 600 elle est de 40%, au plus bas depuis 1998 », renchérit Fabrice Theveneau, responsable de la recherche action à la Société Générale. Ces dernières semaines dans certains secteurs, les prévisions de résultats pour l’ensemble de l’année 2013 ont été particulièrement revues à la baisse. En un mois, les anticipations de bénéfices par action ont baissé de 10% dans le secteur des produits de base, de 8% pour les banques, de 5% pour les valeurs technologiques, de près de 4% pour les entreprises industrielles et de quelque 3% pour les entreprises pétrolières gazières ou le secteur de la chimie, selon les calculs de PrimeView.  « Dans l’environnement politique et économique actuel, les résultats ont beaucoup moins d’importance que par le passé », constate Cyrille Collet, responsable de la gestion actions chez CPR AM. Depuis le milieu de l’année dernière, la progression des bourses européennes s’explique essentiellement par la politique ultra-accommodante des trois grandes banques centrales. Les investisseurs disposent de masses énormes de liquidités à investir et ils se dirigent vers les classes d’actifs encore à même de leur offrir un certain niveau de rendement, comme les actions.

 

Bourse de Tokyo : très forte baisse

Bourse de Tokyo : très forte baisse  

Après une ouverture dans le vert, le marché a plongé après la publication d’un indicateur provisoire par la banque HSBC, selon lequel la production manufacturière en Chine serait en train de se contracter au mois de mai, relançant les inquiétudes sur la vigueur de la croissance dans la deuxième économie mondiale. La Bourse de Tokyo a terminé en très forte baisse de 7,32% à l’issue d’une séance frénétique, après un bond d’environ 80% en six mois qui pourrait avoir provoqué une surchauffe. A la clôture, l’indice Nikkei 225 des valeurs vedettes a plongé de 1143,28 points à 14.483,98 points. Le volume d’échanges a atteint 7,65 milliards d’actions, du jamais vu depuis la création de cette place boursière en 1949.. « L’indicateur négatif en Chine a provoqué le mouvement de vente », a expliqué Hirokazu Fujikiki, courtier chez Okasan Securities. « Il n’est pas étonnant que de tels soubresauts se produisent, vu la rapidité avec laquelle le marché d’actions japonais a grimpé récemment », a-t-il ajouté.  Le Nikkei a en effet bondi de quelque 80% en six mois, dopé par la perspective d’une politique monétaire autrement plus accommodante de la part de la Banque du Japon. L’indice vedette de la place tokyoïte évolue depuis quelques jours à son plus haut niveau depuis plus de cinq ans, aussi certains opérateurs guettent la moindre occasion pour vendre certains titres achetés beaucoup moins chers il y a quelque temps et empocher un bénéfice.

Bourse : un décalage avec les résultats d’entreprises

Bourse : un décalage avec les résultats d’entreprises

 

Le décalage entre ces nouveaux records et la détérioration des résultats des entreprises européennes commence à poser problème aux investisseurs. « C’est l’une des principales inquiétudes exprimées au cours des dernières semaines », relève Graham Secker, responsable de la stratégie actions européennes de Morgan Stanley. La  moitié des entreprises européennes environ ont publié leurs résultats du premier trimestre. Siemens, Nestlé, Diageo… Ceux-ci sont globalement décevants. « Les mauvaises surprises sont plus nombreuses que les bonnes, alors même qu’en amont de ces annonces, les analystes avaient déjà considérablement révisé leurs attentes à la baisse », constate Pierre Sabatier chez PrimeView.  Depuis un an, ces derniers opèrent chaque mois environ deux fois plus de révisions de ce type à la baisse qu’à la hausse. Au moment des publications, les déceptions sont encore plus nombreuses sur les chiffres d’affaires que sur les résultats nets. « En moyenne, les entreprises ayant l’habitude de faire baisser le consensus avant la publication des résultats, la proportion de « bonnes surprises » sur les chiffres d’affaires est de 57%. Aujourd’hui sur l’EuroStoxx 600 elle est de 40%, au plus bas depuis 1998 », renchérit Fabrice Theveneau, responsable de la recherche action à la Société Générale. Ces dernières semaines dans certains secteurs, les prévisions de résultats pour l’ensemble de l’année 2013 ont été particulièrement revues à la baisse. En un mois, les anticipations de bénéfices par action ont baissé de 10% dans le secteur des produits de base, de 8% pour les banques, de 5% pour les valeurs technologiques, de près de 4% pour les entreprises industrielles et de quelque 3% pour les entreprises pétrolières gazières ou le secteur de la chimie, selon les calculs de PrimeView.  « Dans l’environnement politique et économique actuel, les résultats ont beaucoup moins d’importance que par le passé », constate Cyrille Collet, responsable de la gestion actions chez CPR AM. Depuis le milieu de l’année dernière, la progression des bourses européennes s’explique essentiellement par la politique ultra-accommodante des trois grandes banques centrales. Les investisseurs disposent de masses énormes de liquidités à investir et ils se dirigent vers les classes d’actifs encore à même de leur offrir un certain niveau de rendement, comme les actions.

 

Bourse : pas encore le krach mais …

Bourse : pas encore le krach mais …

Toujours pas de signe de krach. Les marchés battent de nouveaux records presque quotidiennement. Les intervenants suivent la tendance avec un aveuglement qui, vu de nos bureaux, semble quasi-suicidaire (Françoise Garteiser, La Chronique Agora)  Toujours pas de signe que la Fed mette un jour fin à l’assouplissement quantitatif. Toujours pas de signe de reprise économique non plus, ceci dit. Comme le résumait Bill jeudi, “la Fed a [...] donné plus d’argent à l’économie — le QE1, le QE2, et désormais le QE3. Dans la version actuelle du QE, elle imprime 58 milliards de dollars supplémentaires par mois et les injecte dans le système bancaire”. “Cet argent n’a pas beaucoup aidé l’économie réelle — le chômage a baissé, mais uniquement parce que des gens abandonnent la recherche d’emploi ; en revanche, il a fait des merveilles pour les prix des actions”. Peu importe. Le Japon n’est-il pas en train de prouver qu’on peut avoir le beurre et l’argent du beurre ? Sa guerre contre le yen semble porter ses fruits, avec une hausse de 3,5% de son PIB au premier trimestre 2013.  Mais comme le disait Dan Denning hier, quelques frémissements inquiétants semblent se faire entendre au Pays du Soleil Levant : “[On] ne peut pas semer la pagaille sur un marché de 10 000 milliards de dollars et s’attendre à ce que tout se passe éternellement sans heurt”, explique Dan. “Le rendement des obligations d’Etat japonaises est en hausse. [...] Le problème c’est la liquidité. Au plus fort des ses efforts lors de son premier QE, la Fed a acheté 60% des nouvelles obligations émises par le Trésor américain. Au Japon, la chiffre actuel s’approche plutôt de 70%, à en croire le Wall Street Journal. C’est là le problème”. “Lorsque la banque centrale commence à être le principal acheteur sur un marché, elle empêche tous les autres d’y entrer. Avec de moins en moins d’emprunts d’Etat japonais qui s’échangent chaque jour, les obligations qui se négocient effectivement semblent être plus réactives à ce qui se passe dans l’économie. Paradoxalement, le chiffre du PIB peut provoquer des peurs inflationnistes, auquel cas une chute du prix des obligations et une hausse des rendements sont exactement ce à quoi on devrait s’attendre”. “Le problème pour le Japon est que c’est ce qui est en train d’arriver, trop tôt. Il faut plusieurs trimestres de croissance solide du PIB avant que le marché obligataire ne commence à avoir peur de l’inflation. Mais c’est là le problème lorsqu’on sème la pagaille dans de grands marchés d’obligations d’Etat. On ne sait pas quelles seront les conséquences involontaires”. A quelles autres “conséquences involontaires” devons-nous nous attendre — pas seulement au Japon, mais aux Etats-Unis, en Europe, en Chine (et ailleurs) — des politiques non-conventionnelles employées par nos banquiers centraux bien-aimés ? Comme le disait Simone Wapler à ses lecteurs dans La Stratégie de Simone Wapler, nous naviguons à présent dans des eaux inconnues. Sur les anciennes cartes anglaises, les océans encore inexplorés portaient la mention Here be dragons ["Là, il y a des dragons", ndlr.]. Nous savons aujourd’hui que les dragons n’existent pas… mais les krachs obligataires, les faillites d’Etats et l’hyperinflation, eux, sont bien réels. Alors, cher lecteur, même si la vigie continue de signaler “toujours rien”… veillez à préparer votre canot de sauvetage — on ne sait jamais !

 

Bourse Etats-Unis : nouveaux records

Bourse Etats-Unis : nouveaux records

La Bourse de New York a battu in extremis de nouveaux records historiques vendredi, son indice vedette Dow Jones et l’indice élargi S&P 500, très suivi des investisseurs, profitant d’un soudain regain d’intérêt des courtiers à l’orée du week-end. Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a avancé de 0,24% (+35,87 points) à 15.118,49 points et le Standard and Poor’s 500 de 0,43% (7,03 points) à 1.633,70 points, des niveaux jamais atteints auparavant par les deux indices.  Le Nasdaq, à dominante technologique, a quant à lui terminé à un nouveau plus haut en clôture depuis novembre 2000, en hausse de 0,80% (+27,41 points) à 3.436,58 points.  En l’absence de données économiques, les courtiers ont poursuivi tout au long de la journée l’évolution quasi contemplative observée depuis jeudi, avant qu’un mouvement technique fasse bondir les indices vers de nouveaux records peu avant la clôture.   »Les courtiers ont vu que (la place financière) se maintenait correctement en dépit de la mauvaise performance du marché des matières premières et du marché obligataire », renforçant la confiance des investisseurs dans un marché « gorgé de liquidités », selon Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.  Pour Gregori Volokhine, de Meeschaert New York, « on a vu un effort mondial des banques centrales, avec les institutions australiennes et sud-coréenne cette semaine, pour mettre des liquidités dans le système et ces liquidités vont dans les marchés financiers ».

Bourse : la bulle va éclater ?

Bourse :  la bulle va éclater ?

Les Bourses européennes suivent la tendance des Etats-Unis où les différents indices surfent sur des records. Vendredi 10 mai, le CAC40 a encore progressé de 0,64%, se rapprochant de la barre des 4.000 points. Le Dax, l’indice phare de la Bourse de Francfort, a lui battu un nouveau record en clôture, à 8.278 points. Mais la bonne tenue des marchés inquiète. Ce vendredi, le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke a estimé que « les acteurs sur les marchés financiers ont apparemment tendance à prendre de plus grands risques quand les conditions macro-économiques sont relativement stables ». Une phrase qui rappellerait presque la célèbre formule de son prédecesseur, Alan Greenspan, qui en 1996 parlait de « l’exhubérance irrationnelle des marchés », quatre ans avant l’explosion de la bulle internet. En Europe, les doutes sur la viabilité de la hausse des marchés sont d’autant plus forts que l’économie, au contraire des Etats-Unis, reste en berne. La Commission européenne table notamment sur un repli du PIB de la zone euro de 0,4% pour cette année. « La dichotomie entre l’économie réelle et la sphère financière s’accentue et ce phénomène est inquiétant », fait remarquer Guillaume Garabédian, gérant de portefeuilles chez Meeschaert Gestion Privée, cité par l’AFP.  Certains experts vont même jusqu’à évoquer la création d’une possible bulle. Ce que craint notamment Jonathan Sudeira, de Capital Spreads, également cité par l’AFP: « les hauts niveaux atteints par certaines valeurs commencent à devenir injustifiés pour des opérateurs à qui l’on demande, dans le même temps, d’ignorer la réalité de la situation économique ». A l’inverse, Isabelle Enos, directrice adjointe de la gestion chez B*Capital, balaie d’un revers de la main l’hypothèse d’une bulle. Interviewée dans l’émission Intégrale Bourse de BFM Business, elle explique que la hausse sur les marchés se justifie notamment « avec la présence de la BCE » qui a abaissé, la semaine dernière, son principal taux directeur de 0,75% à 0,5%. De plus, « les actions sont plus porteuses que les autres classes d’actifs », ce pourquoi « les investisseurs sont allés sur ce marché ». Elle observe également que « les investisseurs se montrent sélectifs: au moindre dérapage, ils prennent leurs bénéfices et sortent ». Par ailleurs, les marchés « continuent à valoriser les groupes qui délivrent de la croissance et de la visibilité ».

 

Le chômage et la bourse au plus haut !

Le chômage et la bourse  au plus haut !

 

Le Dow Jones aux Etats-Unis, comme le CAC, comme les autres bourses sont au plus haut, comme le chômage ! Plus le chômage augmente et plus la bourse grimpe, de quoi s’interroger sur la corrélation entre la valeur des entreprises et la situation socio-économique. En réalité, il y a longtemps que la bourse est déconnectée des réalités économiques. La financiarisation de l’économie portée à l’extrême conduit en fait à valoriser à partir d’anticipations de cours et non de résultats, jusqu’au jour où la bulle éclate ! Ce n’est pas pour l’immédiat grâce aux masses de liquidités consenties par la BCE aux banques (qui continuent de spéculer) mais qui ne sait pas comment prêter aux entreprises  (un des enjeux centraux de la relance pourtant). . Le CAC 40 a grimpé de 1,40 % à 3 912,95 points, au plus haut depuis près de deux ans, dopé par les chiffres de l’emploi américain. Wall Street et Francfort s’envolent vers de nouveaux records historiques. La Bourse de Paris qui avait été pratiquement insensible à la baisse des taux de la BCE jeudi a salué avec enthousiasme le recul du chômage aux États-Unis. Le CAC 40 a en effet avancé de 1,40 % à 3912,95 points, terminant ainsi au plus haut depuis juillet 2011. La veille il avait grignoté 0,05 % tandis que la banque centrale européenne avait ramené son principal taux directeur de 0,75 % à 0,5 %. Face au marasme économique persistant en zone euro, les marchés avaient largement anticipé cette décision, déjà largement intégrée dans les cours. Le Dax francfortois a grimpé de 2,02 % pour finir au jamais atteint en fin de séance de 8122,29 points. A Londres, le Footsie s’est adjugé 0,94 % pendant qu’à Wall Street le Dow Jones grimpait de 1,17 % parvenant à se hisser à plus de 15000 points, un sommet qu’il n’avait jamais atteint auparavant. Le Standard & Poor’s 500, indice de référence des gérants de fonds avançait quant à lui de 1,15 %, dépassant lui aussi un pic historique à plus de 1600 points. Outre-Atlantique, le taux de chômage officiel a reculé de 0,1 point en avril pour s’établir à 7,5 %, tombant ainsi au plus bas depuis décembre 2008. Sur l’ensemble de la semaine, le CAC 40 a encore grimpé de 2,7 % ce qui porte ses gains depuis le début de l’année à 7,47 %.

 

 

CAC 40 : la bourse portée par les algorithmes, pas par l’économie

CAC 40 : la bourse portée par les algorithmes, pas par l’économie

 

(Philippe Béchade Chronique Agora)

▪ Nous le pressentions, beaucoup voulaient voir ça une fois dans leur vie de trader… Eh bien ce fut fait et fort bien fait puisque le CAC 40 a inscrit une huitième séance de hausse consécutive grâce à un gain de… 0,5 point d’indice — soit 0,0015% mais le ticker du CAC 40 ne va pas en-deçà de la deuxième décimale. Voici un nouveau triomphe de la programmation algorithmique et même un double exploit (deux pour le prix d’un, le Père Noël nous gâte) avec la matérialisation de la plus longue série haussière pour un début de mois boursier et record absolu de 16 hausses sur une série de 18 séances. Les programmeurs (ou “superviseurs”) de tendance n’ont pas chômé. Ils ont emprisonné le CAC 40 dans une camisole algorithmique durant plus de neuf heures, avec 95% des échanges conclus entre 3 640 et 3 650 points, dans des volumes toujours aussi dérisoires de deux milliards d’euros. Notez que contrairement aux dires d’une cohorte de gérants et stratèges qui reprennent en boucle le même discours pré-formaté (nous tentons de savoir qui en est à l’origine), il n’y a toujours pas le moindre signe détectable d’une vague d’achat de retardataires à l’horizon. Il serait temps qu’ils se réveillent après un rally de 9,1% (ou 310 points) par rapport aux planchers du 16 novembre. Il ne leur reste plus que six séances pour faire le plein avant le vendredi des Quatre sorcières du 21 décembre. Soit ils sont vraiment distraits… soit ces régiments d’acheteurs prêts à voler au secours de la victoire ne sont que des fantômes nés de l’imagination de ceux qui ne savent plus comment justifier d’avoir attendu le débordement des 3 600 points pour payer le marché. En d’autres termes, ils supposent qu’il y a plus stupide qu’eux et que de surcroît, ils sont très nombreux. Ce n’est pas très flatteur pour la profession ! Si vous les écoutez, ils sont tous acheteurs depuis le retournement (en fausse sortie baissière) du 19 novembre. Ce n’est pas forcément de la forfanterie mais c’est probablement un mensonge par omission dans la mesure où 90% des gérants font de la gestion benchmarkée. Si le CAC 40 prend quelques points ou grimpe brusquement, les logiciels achètent automatiquement des futures (contrats à terme) pour répliquer mécaniquement la hausse de l’indice. Certains ont peut-être effectivement renforcé les portefeuilles au nom d’une logique stratégique mûrement réfléchie. Les autres ont en général laissé travailler leurs ordinateurs et se désintéressent largement de la psychologie du marché. Une psychologie qui a bon dos lorsque 90% des ordres transmis sur les plates-formes de cotation le sont par des robots. Ces derniers sont nourris d’algorithmes de plus en plus complexes qui identifient des séquences graphiques et des concordances entre de multiples classes de dérivés afin d’exécuter des allers-retours sur des échelles de temps qui échappent même aux caméras à grande vitesse.  C’est en partie l’algotrading, en partie l’ultra-rapidité qui entraînent la “perte de sens” dans la formation du cours d’un actif quel qu’il soit :

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