Archive pour le Tag 'bourse'

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Bourse : baisse en Europe

Bourse : baisse en Europe

Comme prévu, on a assisté à une petite envolée des valeurs boursières avant les fêtes suivie ensuite d’une prise de bénéfices par les gros opérateurs. Une évolution devenue classique. Les  Bourses reflètent cependant la mauvaise santé économique de l’Europe, la bourse de Paris affiche une perte annuelle de 7,14%, celle de Londres de 14,3%, sa plus mauvaise performance depuis 2008, tandis que le Dax a gagné 3,55%.

Les incertitudes qui ont ébranlé les marchés financiers au début de la pandémie se sont atténuées mais demeurent. Une tendance à la baisse devrait être très marquée après le premier trimestre quand seront connus les résultats financiers des entreprises

Le soutien massif des gouvernements et des banques centrales et le lancement de la vaccination anti-COVID ont apaisé une grande partie des inquiétudes concernant les perspectives économiques pour 2021, bien que l’augmentation des cas aux États-Unis et en Europe ainsi qu’un nouveau variant plus contagieux impactent l’enthousiasme à court terme.

En raison notamment du déficit chronique des échanges commerciaux des États-Unis, le dollar se stabilise après avoir une nouvelle fois atteint un plus bas depuis plus de deux ans et demi face à un panier de devises internationales. L’indice dollar devrait clore l’année sur un recul d’environ 7%.

L’euro, toujours soutenue par les relatifs bons résultats globaux des exportations, en profite pour continuer de s’apprécier, autour de 1,2274 dollar après un pic à 1,2309, au plus haut depuis avril 2018. Depuis le début de l’année, la monnaie unique européenne progresse de près de 9,5% face au billet vert.

Les cours du brut sont en légère baisse sur la séance et se dirigent vers une perte de 20% sur l’année en raison des mesures de confinement qui ont paralysé une grande partie de l’économie mondiale.

Le Brent abandonne 1,12% à 51,05 dollars le baril. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI), qui est passé en avril en territoire négatif pour la première fois de l’histoire, cède 0,97% à 47,93 dollars. Mais globalement le pétrole est à la hausse actuellement.

Bourse américaine en hausse en 2020

Bourse américaine en hausse en 2020

Tandis que le CAC 40 recule 7 % cette année, le S&P 500 enregistre un bond de 16% sur l’ensemble de 2020 après avoir pris plus de 66% depuis son point bas en mars, porté notamment par la hausse des valeurs technologiques.

Le même élément explique la progression du Nasdaq Composite qui a bondi de plus de 43% cette année, sa meilleure performance annuelle depuis 2009, grâce à la progression des mastodontes tels que Alphabet, Microsoft, Apple, Facebook et Netflix.

De son côté, le Dow Jones a conclu l’année sur un gain plus modeste d’environ 7%.

Jeudi, les indices américains ont fini en hausse dans un marché peu animé à la veille du Nouvel An.

Bourse: Coup de fièvre prévu avant le coup de froid traditionnel

Coup de fièvre prévu avant le coup de froid traditionnel

Les bourses mondiales ont traditionnellement enregistré un coup de fièvre qui sera suivi tout aussi traditionnellement par un coup de froid après la prise de bénéfice de fin d’année et de début 2021.

Il y a des éléments objectifs pour expliquer la hausse comme l’adoption du nouveau plan de soutien économique des États-Unis, l’accord commercial sur le brexit et le déploiement d’une campagne de vaccination contre le Coronavirus.

Reste qu’à part la Chine à la croissance insolente, la plupart des autres pays devront enregistrer une récession en 2020 qui ne sera pas rattrapée totalement par la croissance de 2021. En outre on est loin de la maîtrise sanitaire qui n’interviendra pas avant des mois et peut-être même avant la fin 2021.

Un autre coup de froid se produira avec les annonces successives des résultats ciel économiques et financiers des entreprises et des Etats lors du premier semestre 2021

Bourse : optimisme un jour, incertitude le lendemain

Bourse : optimisme un jour, incertitude le lendemain

C e qui pourrait caractériser l’évolution de la tendance boursière dans les semaines et même les mois à venir est un phénomène de yo-yo mais sur une tendance baissière. Ainsi avant-hier les cours ont progressé partout tandis que vendredi ils étaient orientés à la baisse et pour les mêmes raisons ( plan américain, brexit, crise sanitaire ).

La tendance à court terme voudrait que les indices soient cependant poussés à la hausse avant les fêtes de fin d’année afin que les grands opérateurs prennent leurs bénéfices entraînant alors une baisse de la tendance. Les places européennes ont donc chacune leur tour effacé vendredi leurs gains face aux incertitudes concernant, d’une part, l’issue des négociations entre Londres et Bruxelles sur leurs futures relations commerciales et, d’autre part, le plan de soutien en discussion au Congrès américain.

Dans le premier dossier, le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit a estimé vendredi qu’un accord avec Londres restait possible mais qu’il ne restait plus que “quelques heures” pour y parvenir.

Aux Etats-Unis, il parait de moins en moins probable que le Congrès parvienne à un consensus sur un plan global comprenant des aides face à la crise sanitaire avant ce vendredi minuit, ce qui pourrait l’amener à adopter à nouveau un texte prolongeant les financements fédéraux afin d’éviter un “shutdown” de l’administration.

Le leader de la majorité au Sénat américain, Mitch McConnell, a déclaré que les discussions étaient productives et pourraient se prolonger jusqu’au week-end si nécessaire.

La bourse veut y croire !

La bourse veut y croire !

Les indices se sont redressés en Europe en se fondant en particulier sur l’espoirs que l’activité de cette fin d’année sera moins touchée que prévue comme en témoigne des indices PMI “flash” sur l’activité dans le secteur privé en Europe. On se félicite aussi du plan de relance américain qui pourrait atteindre 900 milliards de dollars (738 milliards d’euros). Enfin on spécule sur un hypothétique accord concernant le brexit espéré notamment par Angela Merkel. Reste qu’ont été négligés les conséquences forcément graves d’une nette reprise du virus en Europe et aux États-Unis notamment.

Il est par ailleurs de tradition que les institutionnels et les grands professionnels de la bourse tirent les indices vers le haut en décembre et prennent leurs bénéfices juste avant le 1er janvier.

La situation économique paraît en effet incertaine avec en particulier une crise sanitaire dramatique aux États-Unis. Et les effets du plan de vaccination ne se feront pas sentir avant des mois

Bourse–Pour les actions: coup de bourse à venir ?

Bourse–Pour les actions: coup de bourse à venir ?

À la veille d’une nouvelle année,  les coups de bourse sont toujours à craindre. On assiste en effet généralement à des prises de bénéfices. Cela d’autant plus que les risques se multiplient avec la vigueur de la nouvelle crise sanitaire, l’échec probable des négociations entre l’union européenne et le Royaume-Uni et les incertitudes sur le plan de relance américain. Le climat est également plombé en Europe par la contraction attendue de la croissance au quatrième trimestre. Les Échos notent :

La remontée exceptionnelle des indices boursiers en novembre paraît déjà loin. Après cinq semaines consécutives de hausse, le CAC 40 a cédé 1,81 % au cours des derniers jours. L’inquiétude a également dominé à Wall Street, où le S&P 500 et le Nasdaq ont enregistré leurs plus fortes baisses depuis octobre.

 

En cas d’une rupture sans accord post brexit  , la banque d’investissement Morgan Stanley table sur une baisse de 6% à 10% de l’indice large Footsie 250 et d’une chute de 10% à 20% des actions des banques britanniques, la Banque d’Angleterre étant plus susceptible alors de faire basculer son taux directeur en territoire négatif. Une baisse britannique risque de contaminer d’autres places.

 

Pour les Échos, pour reprendre le chemin de la hausse, les marchés ont besoin d’une « meilleure visibilité sur l’efficacité et la sécurité des vaccins, le rythme et l’ampleur de la relance budgétaire, et la réduction de l’incertitude politique », notent les stratégistes d’Edmond de Rothschild. Or, la semaine a été marquée par des déceptions sur l’ensemble de ces points. Les investisseurs ont dû digérer l’annonce du retard pris par Sanofi et GSK dans le développement de leur vaccin. Sur le plan politique, les négociations sur un nouveau plan de relance américain peinent à décoller, tandis qu’en Europe, les incertitudes sur l’issue du Brexit restent entières

Finances-Pour les actions: coup de bourse à venir ?

Finances-Pour les actions: coup de bourse à venir ?

À la veille d’une nouvelle année,  les coups de bourse sont toujours à craindre. On assiste en effet généralement à des prises de bénéfices. Cela d’autant plus que les risques se multiplient avec la vigueur de la nouvelle crise sanitaire, l’échec probable des négociations entre l’union européenne et le Royaume-Uni et les incertitudes sur le plan de relance américain. Le climat est également plombé en Europe par la contraction attendue de la croissance au quatrième trimestre.

En cas d’une rupture sans accord, la banque d’investissement Morgan Stanley table sur une baisse de 6% à 10% de l’indice large Footsie 250 et d’une chute de 10% à 20% des actions des banques britanniques, la Banque d’Angleterre étant plus susceptible alors de faire basculer son taux directeur en territoire négatif.

Pour les actions: coup de bourse à venir ?

Pour les actions: coup de bourse à venir ?

À la veille d’une nouvelle année,  les coups de bourse sont toujours à craindre. On assiste en effet généralement à des prises de bénéfices. Cela d’autant plus que les risques se multiplient avec la vigueur de la nouvelle crise sanitaire, l’échec probable des négociations entre l’union européenne et le Royaume-Uni et les incertitudes sur le plan de relance américain. Le climat est également plombé en Europe par la contraction attendue de la croissance au quatrième trimestre.

En cas d’une rupture sans accord, la banque d’investissement Morgan Stanley table sur une baisse de 6% à 10% de l’indice large Footsie 250 et d’une chute de 10% à 20% des actions des banques britanniques, la Banque d’Angleterre étant plus susceptible alors de faire basculer son taux directeur en territoire négatif.

Bourse: Rebond des actions …. et prises de bénéfices ensuite

Bourse: Rebond des actions …. et prises de bénéfices ensuite

 

La banque Barclays utilise la méthode Coué pour redonner confiance aux investisseurs. L’établissement prévoit en effet un redressement des valeurs boursières. Un pronostic très hasardeux. Certes la conjoncture pourrait un peu s’améliorer du fait  de la découverte des fameux vaccins aussi en raison du soutien inconditionnel de la banque centrale européenne à l’économie. Reste la réalité,  à savoir le fait que la croissance européenne va tomber dans le rouge au quatrième trimestre.

D’ici la publication officielle et définitive de ces résultats économiques, financiers mais aussi sociaux la bourse pourrait bien effectivement connaître une certaine embellie. Comme l’optimisme ( comme le pessimisme) est contagieux, les cours pourraient  grimper mais quelques semaines après pourraient retomber en dépression notamment du fait  d’une prise de bénéfice des grands opérateurs qui savent toujours retirer leurs pions le moment venu.

Le contexte macroéconomique demeure incertain jusqu’au premier trimestre 2021 et les valorisations élevées pourraient agir comme un frein mais le climat reste favorable aux actifs risqués, estime l’équipe actions européennes de Barclays.

Les actions européennes, dont le rebond a été moins marqué que celui de leurs homologues américaines, devraient atteindre des sommets l’an prochain avec un potentiel de hausse estimé à 13%, lit-on dans la note. Un pronostic sans doute un peu hasardeux.

Après une année 2020 exceptionnelle par l’ampleur de la récession ainsi que par la rapidité de la chute et du rebond des marchés, 2021 devrait être une année beaucoup plus normale avec la réouverture des économies et une croissance du produit intérieur brut attendue autour de 5,4%, selon Barclays, qui dit en outre s’attendre à une progression des bénéfices des entreprises européennes de l’ordre de 45%.

Les analystes de la banque britannique disent préférer les valeurs décotées de qualité (“value”) aux titres de croissance, les cycliques aux défensives, les marchés émergents aux marchés développés et l’Europe aux Etats-Unis.

Bourse–Dow Jones : record au-dessus des 30 000.

Bourse–Dow Jones : record au-dessus des 30 000.

Aux alentours de 17H00 GMT, le Dow Jones s’appréciait de 1,68% ou 497,60 points, à 30.088,87 points. En cause d’abord la bonne tenue de l’économie américaine aussi la multiplication des annonces pour un futur vaccin qui rassure sur la santé humaine mais aussi sur la santé économique à venir. Il y a aussi la reconnaissance plus ou moins officielle par Trump de sa défaite et la mise en place progressive de l’équipe de Joe Biden. L’assurance au moins d’une certaine cohérence de la politique américaine au lieu des coups de boutoir de Trump.

La seule faiblesse pour l’instant des États-Unis est la propagation de la crise sanitaire. Les États-Unis enregistrent et de loin le premier nombre de contaminés et de morts. On compte aussi sur Biden afin de développer une politique sanitaire beaucoup plus généreuse pour les plus défavorisés. L’intéressé a d’ailleurs annoncé une vaccination générale des Américains, en plus une vaccination gratuite. Une mesure sans doute destinée aussi à rassurer les consommateurs. Il faut en effet noter la très forte baisse de la confiance des consommateurs en novembre, selon l’indice du Conference Board publié mardi, .

 

La Bourse de New York avait déjà terminé en hausse lundi, profitant d’abord d’une nouvelle annonce sur un vaccin contre le coronavirus, puis accueillant avec enthousiasme l’information selon laquelle Janet Yellen allait être nommée secrétaire au Trésor par Joe Biden: le Dow Jones avait pris 1,12%, le Nasdaq avait gagné 0,22% et le S&P 500 était monté de 0,56%.

« Le sentiment dominant du marché à l’heure actuelle est la confiance dans le fait que des solutions vont être trouvées, qu’il s’agisse de la transition présidentielle [entre Donald Trump et Joe Biden, ndlr], du coronavirus, de l’économie, des résultats d’entreprises, des taux d’intérêt, de l’inflation et de la performance même de la Bourse », résume Patrick O’Hare de Briefing.

En revanche, la très forte baisse de la confiance des consommateurs en novembre, selon l’indice du Conference Board publié mardi, n’a pas pesé sur le marché.

 

 

La bourse: une arnaque

La bourse: une arnaque

Ce que pense l’ancien trader, Gilles Mitteau qui fait partie de cette génération de youtubeurs qui révolutionnent la vulgarisation des savoirs. Comptant prés de… 230.000 abonnés à sa chaîne « Heu?reka », il explique depuis 2015 avec pédagogie et humour le fonctionnement de l’économie et de la finance, en particulier leurs mécanismes les plus complexes et souvent déconnectés des réalités.( Interview dans la Tribune)

 

Auteur de « Tout sur l’économie (ou presque) » (éd. Payot)

 

Vous prenez soin d’expliquer comment fonctionne la finance, notamment la création de la monnaie. L’une des critiques courantes à l’égard des marchés financiers est la déconnexion d’avec l’économie réelle. Qu’en pensez-vous ?

Évidemment, lorsque des États émettent des obligations et des entreprises des obligations ou des actions, c’est pour se financer et investir. Mais sur les marchés financiers, notamment sur le marché secondaire, les acteurs cherchent en priorité à acheter le produit financier qui va prendre de la valeur. Ils ne s’intéressent donc pas au projet qui va développer l’économie réelle mais plutôt au projet qui sera choisi par le plus grand nombre, et dont le prix sera orienté à la hausse. Cette recherche exclusive de la valeur devient une démarche auto-référentielle, qui d’ailleurs explique en partie la formation de bulles spéculatives. Car même si le produit n’a pas été vendu et une plus-value réalisée, la performance donne droit à une réelle rémunération pour le financier à qui vous avez confié votre épargne. C’est ce que l’on appelle le bonus dans les salles de marché.

Quelle pourrait être la solution à ce problème ?

Elle pourrait consister à fixer le prix d’un actif une seule fois par jour en fonction de l’offre et de la demande, ce qui réduirait considérablement le nombre de transactions et la construction d’une valeur fictive. C’est d’ailleurs un problème qui se pose aussi pour les banques, qui comptent sur ces gains potentiels pour afficher de meilleurs bilans. Si corréler leur rémunération avec une performance réelle est intéressant, la corréler avec une performance spéculative est très problématique.

Le marché ne joue donc plus son rôle de fixation des prix ?

La fonction du marché c’est d’agréger une diversité d’analyses sur la valeur future d’une entreprise, car c’est tellement compliqué de le faire qu’on ne demande pas à une seule personne mais à une foule de cerveaux interconnectés.

La bourse: une arnaque

La bourse: une arnaque

Ce que pense l’ancien trader, Gilles Mitteau qui fait partie de cette génération de youtubeurs qui révolutionnent la vulgarisation des savoirs. Comptant prés de… 230.000 abonnés à sa chaîne « Heu?reka », il explique depuis 2015 avec pédagogie et humour le fonctionnement de l’économie et de la finance, en particulier leurs mécanismes les plus complexes et souvent déconnectés des réalités.( Interview dans la Tribune)

 

Auteur de « Tout sur l’économie (ou presque) » (éd. Payot)

 

Vous prenez soin d’expliquer comment fonctionne la finance, notamment la création de la monnaie. L’une des critiques courantes à l’égard des marchés financiers est la déconnexion d’avec l’économie réelle. Qu’en pensez-vous ?

Évidemment, lorsque des États émettent des obligations et des entreprises des obligations ou des actions, c’est pour se financer et investir. Mais sur les marchés financiers, notamment sur le marché secondaire, les acteurs cherchent en priorité à acheter le produit financier qui va prendre de la valeur. Ils ne s’intéressent donc pas au projet qui va développer l’économie réelle mais plutôt au projet qui sera choisi par le plus grand nombre, et dont le prix sera orienté à la hausse. Cette recherche exclusive de la valeur devient une démarche auto-référentielle, qui d’ailleurs explique en partie la formation de bulles spéculatives. Car même si le produit n’a pas été vendu et une plus-value réalisée, la performance donne droit à une réelle rémunération pour le financier à qui vous avez confié votre épargne. C’est ce que l’on appelle le bonus dans les salles de marché.

Quelle pourrait être la solution à ce problème ?

Elle pourrait consister à fixer le prix d’un actif une seule fois par jour en fonction de l’offre et de la demande, ce qui réduirait considérablement le nombre de transactions et la construction d’une valeur fictive. C’est d’ailleurs un problème qui se pose aussi pour les banques, qui comptent sur ces gains potentiels pour afficher de meilleurs bilans. Si corréler leur rémunération avec une performance réelle est intéressant, la corréler avec une performance spéculative est très problématique.

Le marché ne joue donc plus son rôle de fixation des prix ?

La fonction du marché c’est d’agréger une diversité d’analyses sur la valeur future d’une entreprise, car c’est tellement compliqué de le faire qu’on ne demande pas à une seule personne mais à une foule de cerveaux interconnectés.

Xi Jinping a bloqué la mise en bourse d’ Alibaba (Ant Group)

Xi Jinping a bloqué la mise en bourse d’ Alibaba (Ant Group)

 

C’est le président chinois Xi Jinping qui a pris lui-même la décision de bloquer les normes opérations de mise en bourse de la société du milliardaire chinois Ma patron d’Ali Baba (Ant Group). Une opération estimée à 37 milliards de dollars (31,35 milliards d’euros) qui devait être la plus importante IPO jamais réalisée au monde, rapporte jeudi le Wall Street Journal, citant des responsables chinois informés du dossier.

En fait le milliardaire chinois pourrait bien être victime d’un règlement de compte d’une part parce que son poids économique comment s’inquiéter les instances communistes et le chef de l’État chinois,  d’autre part parce que l’intéressé s’est livré à quelques critiques sur le système monétaire et quelques autres aspects de la politique économique chinoise. Xi Jinping a alors ordonné aux autorités réglementaires chinoises d’enquêter sur Ant et a de fait interrompu l’introduction en Bourse, écrit le Wall Street Journal.

Ant Group n’a pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires de Reuters. Il n’a pas été possible de joindre le service de presse du gouvernement chinois.

A l’occasion d’un congrès à Shanghaï le 24 octobre, Jack Ma a déclaré que le système réglementaire chinois bridait l’innovation et devait être réformé pour soutenir la croissance.

Reuters a rapporté ce mois-ci que ce discours avait déclenché un enchaînement de réactions ayant torpillé l’IPO d’Ant.

Peu après les propos cinglants de Jack Ma, les autorités chinoises ont commencé à rassembler des rapports, dont l’un portait sur la manière dont Ant a utilisé des produits financiers numériques comme Huabei, un service de carte de crédit virtuelle, pour inciter les jeunes et les pauvres à s’endetter.

Le cabinet général du Conseil d’Etat, le gouvernement chinois, a établi un rapport sur la réception du discours de Jack Ma par le grand public et l’a soumis aux dirigeants du pays, dont Xi Jinping, a rapporté Reuters.

 

Euronext achète la Bourse de Milan

Euronext achète la Bourse de Milan

Euronext a officialisé ce vendredi 9 octobre l’acquisition de la Bourse de Milan pour 4,33 milliards d’euros. Dans le cadre de cette opération, l’opérateur boursier paneuropéen (immatriculé aux Pays-Bas, mais dont le siège est en France, à La Défense) va également mettre la main sur la plateforme italienne MTS, une porte d’entrée sur le marché de la négociation des dettes souveraines.

Stéphane Boujnah, directeur général et président du directoire d’Euronext, s’explique sur BFM sur la création de la première place boursière d’Europe née de ce rachat

Avec cette acquisition, Euronext devient un poids lourd européen… Que va peser désormais votre groupe?

 

Stéphane Boujnah : Nous allons créer la plus grande infrastructure de marché paneuropéenne, une infrastructure qui réalisera un quart des flux de négociation d’actions en Europe, qui accueillera une capitalisation boursière consolidée de 4,4 – 4,5 trillions d’euros (soit 4.400 à 4.500 milliards d’euros pour l’ensemble des groupes cotés sur Euronext, NDLR), donc qui sera de loin la plus grande plateforme de marchés actions en Europe. C’est grâce à cette opération que nous réalisons avec Alitalie, qui sera aussi par conséquent le premier contributeur au groupe Euronext, avec des actifs plus importants en volume que la France.

 

Pour réaliser cette acquisition, vous vous êtes adossé à deux acteurs italiens. Pourquoi?

Cassa Depositi e Prestiti, un peu l’homologue de la Caisse des dépôts en France, et la grande banque italienne Intesa Sanpaolo, vont devenir tous les deux actionnaires de référence du groupe Euronext. C’était quelque chose d’assez naturel, puisqu’à l’occasion de cette opération, les investisseurs institutionnels italiens souhaitaient jouer un rôle dans le groupe qui allait conduire la croissance de Borsa Italiana. Et puis au-delà des autres actifs du groupe Euronext, nous sommes extrêmement heureux de les accueillir dans notre groupe d’actionnaires de référence. Je crois qu’ils vont jouer un rôle d’accélérateur extrêmement fort, et je peux vous dire que la chimie entre la Caisse des dépôts et Cassa Depositi est extrêmement favorable et positive.

A l’issue de cette acquisition d’un montant de 4,33 milliards d’euros, quelles sont les synergies en vue entre Euronext et Borsa Italiana?

Il y aura évidemment des synergies de coûts, notamment sur des sujets de technologie, sur lesquels les capacités technologiques du groupe Euronext sont assez loin et en avance sur celles de Borsa Italiana dans beaucoup de domaines. Pas tous, mais dans beaucoup de domaines. Et puis il y aura de magnifiques synergies de revenus parce que parmi les très beaux produits de Borsa Italiana, il y a un certain nombre de domaines dans lesquels nous allons pouvoir accélérer leur développement et leur croissance sur le continent, dans les pays d’Euronext.

EDF: un méga emprunt « vert »… qui le plombe en Bourse

EDF:  un méga emprunt « vert »… qui le plombe en Bourse

 

Compte tenu de la situation financière d’EDF il n’est pas étonnant que le lancement de sa très grosse émission d’obligations convertibles en actions ait   pesa sur le cours de l’entreprise. En outre, il s’agissait d’un emprunt d’un montant assez considérable de 2,5 milliards.

Visiblement le caractère vert de l’emprunt n’a pas convaincu les observateurs de la solidité financière de l’entreprise. «  le cours de son action accusait en effet la plus forte baisse du SBF 120, pénalisé (-7,81% à 8,15 euros) par l’effet potentiellement dilutif de cette première émission d’obligations convertibles du groupe.

En outre, la chute de la production d’électricité nucléaire en août 2020, qui s’établit à 22,9 TWh, en baisse de 4,8 TWh par rapport à celle d’août 2019, en lien principalement avec les impacts de la crise du coronavirus, a également contribué à faire reculer le titre, selon des analystes.

Le côté vert de l’emprunt peut aussi faire douter compte tenu du flou de l’affectation.

« Il est trop tôt pour dire à quels projets précis ces fonds seront alloués », a indiqué EDF, interrogé par l’AFP. Mais cette émission obligataire permettra à l’électricien d’atteindre son objectif, fixé en 2015, de doubler sa capacité nette installée de production d’énergies renouvelables pour la porter à 50 gigawatts en 2030.

 

En Italie, la bourse Bourse de Milan n’est pas à vendre mais elle pourrait bien être achetée !

En Italie, la bourse Bourse de Milan n’est pas à vendre mais elle pourrait bien être achetée !

La situation de la banque italienne est dans un tel état qu’elle pourrait tout simplement éclater , d’où  l’intérêt d’un achat par un opérateur unique.

Mais ce projet se heurte à l’opposition d’autres responsables de la coalition, parmi lesquels figure le ministre de l’Economie, Roberto Gualtieri, membre du Parti démocrate (PD),.

Un haut responsable proche du Trésor a déclaré à Reuters qu’une offre de rachat de Borsa Italiana n’était “pas quelque chose que le ministère des Finances étudie actuellement”.

Une porte-parole de LSE n’a fait aucun commentaire dans l’immédiat sur le sujet mais a déclaré que David Schwimmer, le directeur général de l’opérateur de la Bourse de Londres, avait déjà dit que Borsa Italia n’était pas à vendre.

Le M5S et le Trésor ont refusé de commenter ces informations.

Le projet du M5S, élaboré avec l’aide de la banque d’affaires Mediobanca, vise à former un consortium financier qui appuierait une possible offre du groupe financier public Cassa Depositi e Prestiti (CDP) sur Borsa Italiana ou sur son activité de courtage obligataire, MTS, ont précisé les sources.

Intesa et la société d’investissement Unipol sont considérés comme de possibles membres du consortium, ont-elles ajouté.

Le projet, défendu par le secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil Riccardo Fracaro, valoriserait la Bourse de Milan autour de trois milliards d’euros, toujours selon les mêmes sources.

Les autorités antitrust de l’Union européenne n’ont pas encore rendu leur décision sur le projet de rachat de Refinitiv par LSE mais certains observateurs n’excluent pas qu’elles imposent une cession de MTS.

Rome essaie depuis longtemps déjà de prendre le contrôle de cette plate-forme obligataire, considérée comme un actif stratégique en raison de son rôle dans les échanges de titres de dette publique italienne, ont dit les sources.

l4avis  de l’union économique sera déterminant quant à l’avenir de LSE surtout avec le prêts avantageux consentis à L’Italie avec la caution de doute l’UE.

“Ne perdez pas votre temps à discuter de Borsa. Il n’y a rien à discuter”, a dit David Schwimmer à une source bancaire en référence à une hypothétique offre italienne.

L’une des sources, proche du M5S, a déclaré que Roberto Gualtieri serait favorable à un rapprochement ente Borsa Italiana et Euronext, qui regroupe les Bourses de Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne.

Stéphane Boujnah, le président du directoire d’Euronext, a récemment approché LSE afin d’exprimer son intérêt pour un éventuel rachat de Borsa Italiana, a-t-on appris de deux sources proches du dossier, mais cette approche a été rejetée.

Euronext s’est refusé à tout commentaire sur le sujet.

Surréaliste : la bourse remonte en avril

Surréaliste : la bourse remonte en avril

Il y a déjà longtemps que les bourses sont complètement déconnectées de l’économie réelle aussi bien des indicateurs macro-économiques que des résultats des entreprises. La bourse est depuis longtemps mais en particulier depuis plus d’un an une sorte de casino où s’échangent des milliards en toute incohérence avec les flux physiques  et  financiers de l’économie. De toute manière,  une cotation quotidienne est complètement incohérente car les fondamentaux ne peuvent changer en 24 heures. De ce point de vue,  une cotation mensuelle serait grandement suffisante. Tout le reste repose sur des rumeurs et des spéculations. Pourtant en dépit de la situation sanitaire et surtout de l’écroulement des économies, Wall Street a gagné 13 % en avril, sa meilleure performance mensuelle depuis 1987. En Europe, la progression est moins spectaculaire, mais le Dax allemand a tout de même avancé de 9 % et le CAC 40 a repris 4 %.

La progression des Places du Vieux Continent est certes moins forte mais le calme est également revenu de ce côté-ci de l’Atlantique. L’EuroSTOXX 50 a gagné 5 % en avril. Meilleure progression parmi les Bourses européennes, le Dax allemand a avancé de 9 %. A Paris, le CAC 40 a repris 4 %. Plus des trois quarts des entreprises de l’indice parisien sont dans le vert. Le mois dernier, STMicroelectronics a bondi de 19 % et Sodexo de 18 %. ArcelorMittal, Worldline et EssilorLuxottica ont repris 15 %. Sanofi, L’Oréal et CapGemini finissent, quant à eux, sur un gain de 11 %. Personne ne peut sans doute souhaiter l’écroulement de la bourse qui pourrait provoquer un tsunami et une restructuration sauvage du capital. Pour parler simplement des entreprises pourtant florissantes pourrait être rachetées  pour une bouchée de pain( c’est pourquoi certaines entreprises très fragilisées auront cependant besoin du soutien des Etats pour ne pas être la proie de fonds spéculatifs). Pour autant les évolutions de la bourse au long de l’année 2019 et a fortiori en 2020 depuis l’apparition du Coronavirus sont complètement incohérentes.

Pour Agnès Pannier-Runacher, c’est le moment de se ruiner en Bourse !

Pour Agnès Pannier-Runacher, c’est le moment de se ruiner  en Bourse !

On peut se demander si la ministre la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie, Agnès Pannier-Runacher, n’a pas complètement pété les plombs en déclarant «Investir dans les entreprises françaises au moment où elles sont attaquées est un service à leur rendre ainsi qu’à leurs salariés»,; un propos sans doute l’ancienne dirigeante d’entreprise.  Comme si il était opportun pour des particuliers sans vraiment de connaissances financières d’aller se jeter dans la gueule du loup financier lui aussi en pleine crise et pas seulement à cause du virus chinois. Des propos complètement déplacés en même temps qu’irresponsable. Il est vrai que cette secrétaire d’État comme la plupart des autres secrétaires d’Etat  ne sert pas à grand-chose et qu’elle doit saisir tous les créneaux possibles pour prouver qu’elle existe.. « Nous avons aujourd’hui un système financier qui est beaucoup plus solide que pendant la crise de 2008 […] C’est plutôt le moment de faire des bonnes affaires en Bourse aujourd’hui », a-t-elle tenté de rassurer sur CNEWS ce mardi matin.

La secrétaire d’État agit comme un courtier ou un banal représentant de commerce de fonds de placement. Elle n’a aucune expérience politique puisque elle s’est soudainement découvert une vocation lors de l’apparition de Macon. Sa seule expérience politique lui vient de son passage à l’ENA et de la fréquentation des salons parisiens qui ont poussé Macron.

Sans succès. Ses propos ont immédiatement suscité la polémique de la part des internautes et de l’opposition. « Il y a tout le macronisme dans cette déclaration : l’amateurisme, la légèreté et la déconnexion des réalités. Des entreprises fermeront à cause de cette crise et Agnès Runacher y voit une opportunité. Il faut lui rappeler qu’elle est ministre, pas trader… », a écrit le sénateur LR, Bruno Retailleau.

Le PCF et s’est aussi indigné des propos de la secrétaire d’État, qualifiant Agnès Pannier-Runacher de «secrétaire d’État à la spéculation».

Sur Twitter, Agnès Pannier-Runacher a répondu à Bruno Retailleau. «C’est bien au contraire une considération de long terme cher Monsieur. Investir dans les entreprises françaises au moment où elles sont attaquées est un service à leur rendre ainsi qu’à leurs salariés», a-t-elle défendu. L’intéressé s’enfonce encore un peu plus avec cette espèce de condescendance chère aux macronistes sortis de nulle part et qui pourtant veulent faire la leçon politique à tout le monde.

Bourse : coronavirus ou environnement spéculatif

Bourse : coronavirus ou environnement spéculatif

Le Coronavirus serait responsable des chutes brutales et significatives  des bourses du monde entier. Le virus a bon dos dans la mesure où tous les fondamentaux pouvaient permettre de penser qu’un jour ou l’autre on assisterait à une très grande prise de bénéfice et que les cotations s’écroulaient. Il y a d’abord une situation économique qui s’inscrit dans une tendance baissière très inquiétante avec des croissances qui vont à peine atteindre 1 %. Une activité économique en Chine qui va baisser d’au moins un point, de même qu’aux États-Unis. Ensuite, il y a la conjoncture financière avec un endettement particulièrement dangereux qui a maintenu en vie de nombreuses d’entreprises structurellement particulièrement fragiles.

Même le système financier est en cause, il a prêté à tour de bras de manière irresponsable. L’immobilier pourrait bien être une nouvelle fois l’étincelle qui provoque l’incendie. Le Coronavirus a joué le rôle de cette étincelle en réveillant les investisseurs sur le fait que les indices ne peuvent pas monter au ciel. Alors dans la période récente et notamment au cours de l’année passée, les bourses ont complètement ignoré les fondamentaux et ont participé au renforcement d’une énorme dynamique spéculative. Encore une fois, les exceptionnels rendements étant complètement décalés non seulement de l’activité économique mais aussi des résultats des entreprises. Sans parler des perspectives très grises pour 2020 voire 2021.

L’épidémie de coronavirus est venue troubler la sérénité de marchés financiers trop longtemps habitués à voir les banques centrales voler à leur secours, souligne Nick Clay, gérant actions mondiales chez Newton Investment Management (BNY Mellon IM). L’épidémie de coronavirus est venue troubler la sérénité de marchés financiers trop longtemps habitués à voir les banques centrales voler à leur secours, souligne Nick Clay, gérant actions mondiales chez Newton Investment Management (BNY Mellon IM).

Après avoir réagi modérément pendant des semaines aux nouvelles venues de Chine, les indices boursiers piquent du nez un peu partout depuis plusieurs séances, s’approchant dangereusement de la correction, à savoir un repli de plus de 10% par rapport à leurs récents plus hauts – souvent des records absolus.

“Le marché s’était mis dans une situation dans laquelle il ignorait toutes les mauvaises nouvelles en misant sur le fait que les banques centrales allaient continuer pour toujours de baisser les taux et d’imprimer de l’argent si nécessaire”, déclare Nick Clay, gérant actions mondiales chez Newton Investment Management (BNY Mellon IM)  à Reuters. “Il a longtemps considéré le coronavirus de cette manière jusqu’à ce qu’il mette à se propager plus vite que prévu hors de Chine.”

Les investisseurs ont également pris conscience du fait que les fermetures d’usines en Chine auraient un impact non négligeable sur les chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale, un phénomène qu’ils avaient sous-estimé dans un premier temps, ajoute le gérant.

“C’est un signal d’alarme qui enterre la promesse d’une accélération de la croissance économique, dont le marché a besoin pour justifier des valorisations extrêmement tendues”, dit-il.“Ce que l’on voit aussi souvent avec de genre de phénomène, c’est que les entreprises s’en servent comme de l’excuse parfaite pour abaisser leurs prévisions de bénéfice”, ajoute-t-il.

Les attentes des investisseurs étant fortes en raison des niveaux de valorisation, la capacité du marché à encaisser de mauvaises nouvelles du côté des résultats et des prévisions est assez limitée, souligne le gérant.

“Ce n’est pas surprenant dans ces conditions de voir des mouvements assez violents sur les indices boursiers”, dit-il.

La suite dépendra naturellement de la durée de l’épidémie et de l’ampleur de sa propagation, avec en outre un amortissement possible du choc sur les marchés grâce à la réactivité des banques centrales, mais seulement à court terme, estime le gérant.

“Après 10 ans d’assouplissement quantitatif, un marché aveuglé en était arrivé à penser que les largesses des banques centrales n’avaient d’autre but que de soutenir la valorisation des actifs risqués”, argumente Nick Clay.

“Mais un message assez clair commence à se faire entendre de la part de la classe politique, que ce soit des démocrates aux Etats-Unis ou même des conservateurs au Royaume-Uni, qui dit que la prochaine vague d’assouplissement qualitatif ne sera pas pour le marché mais pour l’économie réelle, pour les gens”, dit-il.

Le marché va devoir, selon lui, s’habituer au fait que la fiscalité sur les entreprises va augmenter, de même que le coût de leur dette, et que la politique monétaire servira en priorité à financer les dépenses budgétaires des gouvernements.

“Quand les valorisations sont aussi tendues, ce n’est pas bon de voir une pression sur les marges. C’est quelque chose que le marché n’a pas correctement intégré”, fait valoir le gérant.

“C’est pourquoi nous nous dirigeons certainement vers une forme de rotation et probablement une correction, avec le retour de la volatilité et une remise à niveau du prix des actifs”, dit-il.

Cette rotation devrait pénaliser en premier lieu les valeurs de croissance pure, à commencer par les géants de la technologie, au profit des valeurs de croissance plus cycliques et exposées à la consommation comme le luxe et la distribution, estime Nick Clay.

“Les techs seront en première ligne si l’attitude des gouvernements change à leur égard et si la fiscalité qui leur est imposée devient plus forte”, dit-il.

Or ces valeurs, dont les stars s’appellent Apple, Microsoft ou encore Alphabet, pèsent de tout leur poids sur les indices et génèrent des flux considérables par le biais de la gestion indicielle.

“Cela pourrait jouer un rôle d’amplification dans l’éventualité d’une correction”, dit le gérant. “Apple est pratiquement dans tous les ETF et sera particulièrement vulnérable si les flux s’inversent”.

Coronavirus : Nouvelle de la bourse chute à New York

Coronavirus : Nouvelle de la bourse chute à New York

Nouvelle journée de plongeon pour les bourses notamment à New York. En cause les conséquences possibles d’une pandémie. Une crise sanitaire qui pourrait générer même en crise économique.

Alors que les nouveaux cas ont baissé en Chine, la multiplication du nombre de personnes contaminées hors de Chine, notamment en Europe, au Moyen-Orient et en Corée du Sud amène les investisseurs à se replier vers les actifs moins risqués.

 “L’énorme bond du nombre de cas au cours du week-end dans d’autres pays amène à réévaluer les objectifs de croissance de 2020. Si le virus continue de se propager, nous pourrions avoir rapidement une baisse des bénéfices et des perspectives de croissance pour 2020”, a écrit Ryan Detrick, chargé de stratégie chez LPL Financial.

 Ainsi hier , l’indice Dow Jones a cédé 879,44 points, soit 3,15%, à 27.081,36.

Le S&P-500, plus large, a encore perdu 97,68 points, soit 3,03%, à 3.128,21. Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 255,67 points (-2,77%) à 8.965,61 points. Sur quatre séances cumulées, il s’agit du plus fort recul en pourcentage depuis décembre 2018 pour les trois grands indices de Wall Street.

Plongeon  des  marchés mondiaux : pourquoi ?

 Il y a plusieurs facteurs qui ont favorisé le plongeon des marchés financiers  mondiaux. D’abord évidemment, l’épidémie du virus chinois qui ne cesse de prendre de l’ampleur et qui menace donc la santé. La propagation de la maladie risque de rendre les consommateurs plus prudents et plus attentifs en matière d’achat. La première conséquence serait donc une baisse de la consommation des ménages.

 La seconde raison tient à la désorganisation des chaînes d’approvisionnement et de distribution. C’est maintenant qu’on va prendre la mesure de l’importance de la Chine dans les processus de production et de distribution. Nombre de productions de produits manufacturés sont en effet élaborées en totalité en partie en Chine et dans les pays asiatiques. Pour l’instant,  les stocks ont partiellement comblé les ruptures d’approvisionnement mais on est proche du  point  critique.

 Encore plus fondamental est l’interrogation des décideurs sur la pertinence géographique de l’organisation d’une production de plus en plus internationale. Certes, toutes les productions des pays développés ne seront sans doute pas rapatriées dans leur pays d’origine. Une partie cependant pourrait l’être mais surtout, on pourrait assister à une restructuration profonde de l’aire des délocalisations

 

Le dernier facteur défavorable aux bourses découle du fait que les cotations sont montées au zénith et que de toute manière un fait ou un autre peut mettre à tout moment le niveau des actions en péril. Ces actions ont en effet atteint des niveaux complètement incohérents et irresponsables. Beaucoup seront donc incités à prendre maintenant leur bénéfice aggravant encore la baisse. Les Bourses européennes ont donc chuté lundi, l’aggravation soudaine de l’épidémie de coronavirus en dehors de la Chine alimentant les craintes d’un impact plus important que prévu sur l’économie mondiale.

 

“Quand la population réagit en ne voyageant plus, en n’allant plus au restaurant ou en cessant d’aller faire des courses, cela à un impact immédiat sur l’économie”, observe Randy Frederick, vice-président chez Charles Schwab à Austin, Texas.

Les prix du PETROLE ont également poursuivi leur repli.

Le baril de brut léger américain West Texas Intermediate (WTI) perd 3,07% à 49,85 dollars tandis que le baril de Brent finit la journée sur une perte de 2,75% à $54,75 le baril.

 

 

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