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Primaire à gauche : un boulevard pour Macron

 primaire à gauche : un boulevard pour Macron  

 

 

Avec la probable victoire Benoit Hamon à la primaire de la gauche,  c’est un véritable boulevard qui s’ouvre pour Macron. Le positionnement à l’extrême gauche de Benoit Hamon lui permettra d’ouvrir largement son spectre politique des sociaux démocrates, en passant par le centre et le centre droit (en gros des partisans de Valls et Peillon en passant par ceux du modem, et même de l’UDI). Surtout en attirant ceux qui ne veulent plus de ce clivage gauche-droite obsolète qua.  Mais à condition que limage de Macron ne soit pas entamée par le ralliement tardif de nombreux crocodiles socialiste ou du centre. L’homme qui se veut hors système, ni de droite, ni de gauche pourrait alors être paralysé par ces professionnels de la politique.  Le déroulement de cette consultation « renforce une polarisation de la gauche à l’extérieur du Parti socialiste » entre ces deux outsiders, estime le politologue Jérôme Sainte-Marie, président de la société de conseil PollingVox. Jean-Luc Mélenchon ne dit pas autre chose dans un billet publié lundi sur internet : « D’ici quelques jours, l’hémorragie vers Macron va s’amplifier. D’autres viendront vers nous. Ce n’est pas du débauchage, c’est de la clarification », écrit-il. Pour Jérôme Sainte-Marie, analyste politique cet afflux peut cependant se transformer en « victoire à la Pyrrhus » pour Emmanuel Macron en en faisant de facto le candidat de la gauche. « Il sera la voiture-balai de tous les hiérarques socialistes et sera rattrapé par le vieux monde politique », explique cet analyste. « Ça risque d’abîmer son image et surtout de bloquer d’éventuels ralliements et votes de droite en sa faveur. » Un risque dont semble conscients l’ancien ministre de l’Economie. Il a ainsi pris les devants et fixé, dès avant le premier tour de la primaire, les règles qui présideront à la désignation de ses candidats aux élections législatives. Il a également averti qu’il ne conclurait aucun accord d’appareil pour constituer sa majorité. Benoît Hamon est crédité à ce stade dans les sondages sur les intentions de vote de moins de voix au premier tour de la présidentielle que Manuel Valls (7% à 8% contre 9% à 10%). A priori autant de suffrages gagnés pour Emmanuel Macron, qui peut espérer rallier l’essentiel des électeurs potentiels de l’ancien Premier ministre, le 23 avril. « Si Hamon l’emporte, il y aura une grande déperdition vers Macron. Ce sera un big-bang », admet un ministre. La primaire de la gauche pose d’autres problèmes à Jean-Luc Mélenchon. Si elle est remportée par Benoît Hamon, c’est un rival sur une ligne proche de la sienne mais plus jeune qui entrera en lice. « Pour Mélenchon s’est plus embêtant », souligne Jérôme Sainte-Marie. « Beaucoup de gens peuvent se dire qu’ils peuvent avoir le même programme avec Hamon sans les risques. «Mais Mélenchon n’exclut cependant pas une éventuelle désaffection des électeurs potentiels de Benoît Hamon s’il se maintient sous 10% d’intentions de votes : « Le vrai problème que peut avoir Hamon, c’est les gens qui vont se dire : à quoi sert le vote Hamon ? » « Cette primaire est une primaire de perdants », explique à Reuters son porte-parole, Alexis Corbière. « Logiquement, beaucoup de gens attachés au combat social et écologique se retrouveront dans la candidature de Jean-Luc Mélenchon. »

Macron : gros meeting le 10 décembre pour exploiter le boulevard du centre

 Macron : gros  meeting le 10 décembre pour exploiter le boulevard du centre

Suite à la nomination de Fillon comme représentant de la droite, les sondages montrent que Macron dispose d’un boulevard au centre. Il y a d’abord les réformistes du PS déçus de Hollande et Valls, les Juppéistes déçus d’être mis à l’écart par Fillon, aussi les jeunes de l’UDI, certains radicaux de gauche sans compter ceux du Modem dont le responsable Bayrou ne récolterait qu’atour de 6 à 7% s’il se présente pour la quatrième fois. Du coup Macron peut espérer environ 16% pour l’instant.  L’ex-ministre de l’Economie Emmanuel Macron, conforté dans sa position de troisième homme de l’élection présidentielle après le triomphe de François Fillon à la primaire de la droite, entend donc frapper un grand coup le 10 décembre à Paris. Il tiendra ce jour-là au Parc des Exposition, Porte de Versailles, le plus grand meeting à ce jour de sa campagne, lancée le 16 novembre par l’annonce de sa candidature. « Ce sera le premier véritable meeting de sa campagne », explique le secrétaire général de son mouvement, « En Marche ! », le député socialiste Richard Ferrand, selon qui Emmanuel Macron vise au moins 6.000 à 7.000 participants. Le porte-parole d’ »En Marche ! » Benjamin Griveaux parle pour sa part de 8.000 à 10.000 participants attendus. Un sondage Elabe publié mercredi confirme que l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande devance désormais le candidat de la « France insoumise », Jean-Luc Mélenchon, dans les intentions de vote de premier tour. Il recueille 16% si le chef de l’Etat porte les couleurs de la gauche de gouvernement, 14% si c’est le Premier ministre, Manuel Valls, et 17% si c’est son ancien collègue Arnaud Montebourg. « La vraie question pour nous c’est de préserver la dynamique dans laquelle nous sommes et d’accélérer. Et donc d’avoir une offre politique qui est claire », a déclaré mercredi Emmanuel Macron lors d’un déjeuner avec des journalistes. Selon Richard Ferrand, l’objectif de la réunion publique du 10 décembre sera à la fois de mobiliser les partisans de l’ex-ministre et de préciser ses propositions. Depuis le 16 novembre, le nombre d’adhésions à « En Marche ! » est passé de 94.000 à près de 115.000. Dans la foulée de la victoire de François Fillon à la primaire de la droite dimanche, « En Marche ! » a notamment enregistré le ralliement public de 130 cadres et militants de la composante jeunes de l’UDI (centre). Selon Richard Ferrand, « des gens engagés au Modem », le parti centriste présidé par François Bayrou, qui laisse planer le doute sur ses intentions, « manifestent leur intérêt ». « Nous recevons beaucoup de messages de gens qui étaient engagés dans les campagnes d’Alain Juppé et de Nathalie Kociusko-Morizet », deux des rivaux malheureux de François Fillon, assure pour sa part Benjamin Griveaux. Le nombre de parlementaires qui soutiennent publiquement Emmanuel Macron tourne toujours autour de la quarantaine. Mais le porte-parole du mouvement assure que de nombreux élus du Parti socialiste, notamment, « posent des question » sur « En Marche ! » et le projet de l’ancien ministre. Une partie des élus nationaux du Parti des radicaux de gauche (PRG), allié traditionnel du PS, ont déjà fait le choix de soutenir l’ancien ministre, comme le sénateur Jacques Mézard ou le député Jacques Krabal.




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