Archive pour le Tag 'bonheur'

Les maladies du bonheur des occidentaux (Hugues Lagrange )

Les maladies du bonheur des occidentaux  (Hugues Lagrange )

une analyse du Monde du dernier ouvrage du sociologue Hugues Lagrange  largage Anxiété, alcoolisme, drogues… Le sociologue dresse un ambitieux et stimulant tableau clinique des troubles qui accablent les Occidentaux.

« Les Maladies du bonheur », d’Hugues Lagrange, PUF, 470 p., 22 €.

Parmi les innombrables manières que nous avons de tomber malades, les grandes épidémies, au long du XXe siècle, n’ont cessé de refluer, et leur part dans la gamme de nos maux est désormais minoritaire presque partout dans le monde. Il n’est pas certain que le moment présent soit idéal pour le rappeler. En ouvrant son nouvel essai, Les Maladies du bonheur, sur cette évidence, Hugues Lagrange met pourtant en lumière ce qu’il faut bien considérer comme une des transformations les plus décisives de la condition humaine dans l’histoire récente.

Désormais, écrit le sociologue, chercheur au CNRS, « le sort commun est fait de maladies individualisées – cancers, maladies cardiovasculaires, diabètes et, dans la foulée, pathologies mentales et comportementales ». Les maux, quittant la sphère transcendante de la fatalité collective, ont gagné le territoire de l’intime. Aussi sont-ils devenus un lieu d’observation anthropologique capital, trop peu exploré encore par les sciences sociales, une lacune qu’Hugues Lagrange semble avoir voulu compenser d’un coup dans ce livre aussi passionnant qu’irritant, qui frise souvent le trop-plein.

Il s’agit ni plus ni moins que d’établir un tableau clinique de l’humanité contemporaine, en tout cas en Europe et aux Etats-Unis. De quoi souffre aujourd’hui l’homme occidental ? Les données recueillies, nombreuses, précises, touchent à l’histoire médicale et sociale, à la biologie, à la génétique, à la neurologie, à la psychiatrie, à la sociologie. L’ambition est vaste, et l’on ne peut qu’admirer l’élan qui porte cette enquête, à défaut d’être convaincu par l’ensemble de ses résultats.

En ressort une pression permanente des troubles mentaux et comportementaux – anxiété, dépressionalcoolisme, usage de drogues licites ou non… Maux et miroirs du siècle, ils relient, selon Hugues Lagrange, « le social et l’individuel, le subjectif et le somatique ». Les analyser n’a donc de sens que si l’on ouvre « les boîtes noires de nos malheurs » en sondant « les mœurs des modernes ».

L’enquête avance dès lors d’un cran. Le diagnostic est établi, place à l’étiologie – la recherche des causes – de la modernité occidentale, qu’Hugues Lagrange résume à une forme de désinstitutionnalisation : échappant progressivement aux « formes stables » d’appartenance, nous serions devenus seuls responsables de nos vies. Et fort angoissés de l’être. La modernité a apporté l’autonomie, a réduit la pauvreté, presque multiplié par deux en un siècle l’espérance de vie à la naissance, mais nous voilà, selon l’auteur, malades de nos conquêtes mêmes. Telles seraient les « maladies du bonheur » : des pathologies de la responsabilité, et de la solitude où nous a jetés l’effacement des cadres.

 

 

Foot mondial : un grand bonheur contre la Suisse

Foot mondial : un grand bonheur contre la Suisse

 

Oui, un très grand bonheur avec ce match exceptionnel non seulement du fait du score  mais surtout du fait de la solidarité de cette équipe. De sa classe auusi. La France s’est vraiment réconciliée  avec son équipe ; on objectera peut-être à juste titre que le Suisse n’était pas vraimenet à la hauteur, sans doute mais tout a été mis en place que pour la Suisse ne puisse développer son jeu. Tous les joueurs ont été bons, les attaquants, Giroud, Benzema ; le petit Valbuena, égal à lui-même, c’est à dire brillant, lucide, courageux. Le milieu a été parfait et finalemenet la défense n’a pas eu à trop faire d’efforts, du coup les latéraux ont pu auusi briller ; bref du football champagne. Du coup on se met à rêver. Il faudra cependant se confronter à une grande équipe en forme pour vérifier si effectivement l’équipe de France à franchi définitivement un pas dans le classement mondial. Ce qui séduit le plus chez les bleus, c’est cette envie qui combinée avec la classe des joueurs leur  permet de gagner les duels et de transformer la plupart des attaques en occasions.  Vraiment un moment magnifique même si évidemment rien n’est joué car les équipes d’Amérique latine ont-elles auusi la même envie, Brésil excepté.

Enquête INSEE : argent, bien être, stress, bonheur, l’inventaire à la Prévert de l’institut

Enquête INSEE : argent, bien être, stress,  bonheur, l’inventaire à la Prévert de l’institut

L’argent ne fait pas le bonheur c’st le titre des médis ce matin suite à enquête de l’INSEE. On mélange,  tout d’abord avec ce poncif «  l’argent qui ne fait pas le bonheur » ; ensuite avec  concept de bien-être qui est différent, enfin avec le bonheur qui est encore une autre dimension ; C’est une étude parait-il très sérieuse de l’Insee qui le dit. L’aisance financière ne joue que partiellement dans le sentiment de bien-être ressenti par les Français, qui sont aussi très sensibles aux liens sociaux ou au stress de la vie quotidienne. « Les adultes vivant en France métropolitaine déclarent en 2011 un niveau moyen de satisfaction dans la vie de 6,8 sur une échelle allant de 0 à 10″, écrit l’Institut de la statistique, qui a réalisé cette étude en 2011, dans la foulée du rapport de l’économiste Joseph Stiglitz de 2009, qui proposait de mettre au point des indicateurs de « bien-être ».  « Si 13% d’entre eux estiment leur bien-être à 9 ou 10, ils sont 7% à le situer à moins de 5 sur l’échelle de satisfaction », précise l’Insee. Ils sont 22,5% « parmi les personnes les plus modestes » à être peu satisfaits de leur vie tandis qu’à l’opposé, 23,4% des personnes les plus satisfaites appartiennent à un ménage à hauts revenus.  Pour autant, malgré « le fort effet apparent du revenu » sur le sentiment de bien-être, « les écarts de bien-être ne se réduisent pas à des écarts de ressources », note l’Insee.  « Ce ne sont pas seulement les restrictions monétaires, contraintes financières ou faibles revenus, qui vont de pair avec une moindre satisfaction », poursuit l’Insee, qui relève que « d’autres aspects de la qualité de vie, comme la faiblesse des liens sociaux ou le stress dans la vie courante, jouent autant, voire davantage que les contraintes financières ».  « Viennent ensuite les difficultés liées à la santé, au logement, et à l’insécurité physique et économique ». En revanche, « la perception de la qualité de l’environnement ou celle de tensions dans la société n’ont pas d’influence significative sur le bien-être ressenti ». L’enquête aborde aussi « pour la première fois en France » la question des risques psychosociaux au travail, qui « vont de pair avec un moindre sentiment de bien-être ».

 




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